Brigitte Dussert : Vous dénoncez les vins “aseptisés”, beaucoup plus marqués par des vinifications sophistiquées que par un véritable terroir.
Patrick Dussert-Gerber : Cessons de vouloir tout uniformiser. Ce qui fait la force des choses (et de chacun d’entre nous), c’est l’originalité, notre spécificité, notre indépendance. La mondialisation est incontournable, nous devons en faire bien entendu partie mais pas par un nivellement par le bas, alors qu’il faut, bien au contraire, que chaque pays, même s’il fait partie d’une entité obligatoire (Europe, Asie…), développe son propre savoir-faire.
A-t-on vraiment envie de manger tous le même sandwich, de boire le même “truc”, d’avoir les mêmes lèvres au botox, le même look, la même “culture” ? Dans le domaine du vin, quel intérêt de boire un rouge comme un soda, une bibine neutre qui aurait le même goût (est-ce le bon mot ?) à Bordeaux comme au Chili, en Bourgogne comme en Australie, en Champagne comme en Espagne ?


























