Patrick Dussert-Gerber

Défendre une éthique, sinon rien
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Ma revue de presse

Je me fais plaisir, et j’y aborde pratiquement tout les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d’Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Lennon, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard « Madrange » aux Blacks), Ibiza, ce qui nous met mal à l’aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les vins Californiens, la musique classique, Paris, le scandale d’EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j’aime bien), Lawrence d’Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne…), l’iPhone, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, DSK, Copé, Santini, Juppé ou Jospin), de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), la Birmanie, un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), les grèves, de beaux vins…, des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Imagine et My Sweet Lord en live…), Sarkozy, les vins de Toscane, Clearstream, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Citadelles du Vin…), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Cervantes, Alamut, Tourbillon…), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Opus One, Ségolène, Brad Pitt, La Lagune, les copeaux de bois, Parker, voir et revoir Keyser Soze… le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s’informer sur 20 sur 20 ?

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 19:55.

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Ma revue de presse

Je me fais plaisir, et j’y aborde pratiquement tout les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d’Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Lennon, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard « Madrange » aux Blacks), Ibiza, ce qui nous met mal à l’aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les vins Californiens, la musique classique, Paris, le scandale d’EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j’aime bien), Lawrence d’Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne…), l’iPhone, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, DSK, Copé, Santini, Juppé ou Jospin), de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), la Birmanie, un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), les grèves, de beaux vins…, des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Imagine et My Sweet Lord en live…), Sarkozy, les vins de Toscane, Clearstream, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Citadelles du Vin…), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Cervantes, Alamut, Tourbillon…), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Opus One, Ségolène, Brad Pitt, La Lagune, les copeaux de bois, Parker, voir et revoir Keyser Soze… le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s’informer sur 20 sur 20 ?

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 19:54.

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AgoraVox le média citoyen : Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 15:28.

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AgoraVox le média citoyen : Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 15:28.

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Du champagne pour les fêtes ! – DaDa:Délices, le blog du bon manger

Quand l’un de nos très bon sites amis nous fait le plaisir de parler Chqampagne : Du champagne pour les fêtes ! – DaDa:Délices, le blog du bon manger

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 15:24.

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Le vignoble

La Bourgogne s’étend sur 24 000 ha de vignes en production, soit environ 200 millions de bouteilles (63 % de vins blancs et 37 % de vins rouges), avec 100 AOC et 3 niveaux d’appellations : Grands Crus, Communales et Premiers Crus, et Régionales.
Les terroirs
Le vignoble s’étale sur les reliefs de la bordure ouest du fossé tectonique de la Bresse, occupant les premières pentes bien exposées à l’est, à une altitude modérée de 200 à 400 m sur les terrains sédimentaires de la couverture mésozoïque souvent faillés et basculés comme le Mâconnais, le Chalonnais et la Côte jusqu’à Dijon, la Côte représentant le sommet de la hiérarchie des Grands Crus.
L’architecture et la morphologie de la Côte sont bien spécifiques pour deux raisons principales : la structure, jusqu’ici monoclinale, devient tabulaire, et la limite ­Jurassique-Tertiaire bressan est toujours un contact de faille à fort rejet vertical. Les chaînons ont disparu, et sont remplacés par des gradins de failles. Une côte ayant valeur d’abrupt de faille domine systématiquement la plaine bressane. Cette morphologie va influencer la disposition du vignoble : il sera souvent restreint au talus de pied de Côte. Le changement structural s’effectue au passage de la Dheune axée sur la bordure tectonique septentrionale du fossé de Blanzy. Les plateaux situés à l’ouest d’une ligne Dijon-Chagny forment deux gradins tectoniques.
À l’ouest, le compartiment de “La Montagne” est le plus élevé (600 m) ; il est structurellement abaissé par rapport au Morvan et à la dépression marneuse liasique périphérique.
À l’est, le compartiment de “l’Arrière-Côte” (400 m) est à son tour effondré par rapport au précédent. Sur la transversale de St-Romain-Meursault, les rejets verticaux sont de 120 m et 300 m. Le rejet de la bordure du fossé est plus difficile à apprécier. Cependant, à Meursault, les calcaires à faciès Rauracien, qui ont leur toit à 400 m sur le rebord du plateau, sont abaissés à 200 m dans le village. Encore ne s’agit-il que de l’une des fractures de bordures. Mais le rejet total peut atteindre sous la Bresse 1 700 m.
La tranche du plateau occidental qui constitue la “Côte” peut être subdivisée en trois parties du sud au nord : la “Côte de Beaune”, la “Côte des Pierres”, la “Côte de Nuits”. Aux processus qui interviennent normalement dans la formation des sols de pente : altération de la roche mère, érosion, culluvionnement, dépôt d’éboulis, s’ajoutent les perturbations liées à l’action de l’homme : défrichement, défoncement, remontées de terre, apports allochtones.
Il en résulte une grande variabilité des caractéristiques telles que profondeur, pierrosité, texture. L’implantation du vignoble répond à une nécessité d’ensoleillement maximum qui se trouve réalisée sur ce versant de direction générale N.N.E. – S.S.W. Quant à sa position sur le versant, elle s’échelonne souvent entre 220 et 320 m, parfois 370 m.
Le cru se définit comme un produit émanant du sol, caractérisé par un bouquet original se maintenant à travers les vicissitudes climatiques. Au début du xviie siècle, la différenciation des vins est liée, non plus à la seule personnalité des propriétaires, princes ou moines, mais à l’origine géographique : c’est ainsi que les meilleurs vins étaient localisés près de Beaune en vue d’une consommation rapide et de Nuits pour leur aptitude à la garde. La notion de “climat” apparaît au milieu du xviiie siècle.
À l’origine du cru se trouve l’association d’un sol, d’un micro-climat et d’une plante qui définissent des facteurs naturels. La pierrosité (pourcentage de cailloux et graviers) donne lieu à des observations de même type : très faible pour les appellations Bourgogne, elle présente deux phases distinctes pour les Grands Crus : 10 à 20 % par exemple à Corton et autour d’une moyenne de 35 % pour les autres. Le calcaire est toujours en quantité très faible dans les appellations Bourgogne, avec une exception pour un profil sableux, et présente deux phases pour les Grands Crus : 40 à 50 % essentiellement pour Corton, 10 à 20 % pour les autres. Ce sont les sols bruns ou bruns calcaires hydromorphes sur argiles ou cailloutis plio-quaternaires pour les appellations Bourgogne, les sols bruns calcaires sur marne ou calcaire marneux pour une partie des Grands Crus, les rendzines sur calcaires fissurés pour les autres. Dans la grande majorité, les profils en appellation “Grands Crus” et “Premiers Crus” se situent dans les unités de sols de versant sur matériaux en place.

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 9:14.

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Le vignoble

Le vignoble champenois (32 000 ha) comporte quatre zones : la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la Côte des blancs et les vignobles de l’Aube. Les trois premières, correspondant aux arrondissements de Reims et d’Épernay, au cœur même de la région champenoise, en forment la partie essentielle, celle où se situent les crus les plus réputés. Les vignes y serpentent à flanc de coteau en un long ruban de 120 km, sur une largeur de 300 m à 2 km.
La montagne de Reims fait partie de la falaise de l’Île-de-France. Elle constitue le versant méridional de la vallée de la Vesle, et s’étend jusqu’à la vallée de la Marne qu’elle surplombe à hauteur d’Épernay. C’est un vaste plateau, à faible relief, d’une longueur variant de 20 à 25 km et d’une largeur variant de 6 à 10 km. Parmi ses meilleurs crus on peut citer Ambonnay, Beaumont-sur-Vesle, Bouzy, Louvois, Mailly-Champagne, Sillery, Verzenais et Verzy. Dans la vallée de la Marne les vignobles sont établis principalement entre Tours-sur-Marne et Dormans, et se prolongent jusqu’à Château-Thierry et au-delà, c’est-à-dire jusque dans l’Aisne. On y trouve des crus renommés tels que Ay et Mareuil-sur-Ay. La Côte des Blancs, ou côte d’Avize, ainsi appelée parce qu’elle produit presque exclusivement des raisins blancs, est orientée face à l’est. C’est une seconde falaise perpendiculaire à la montagne de Reims, moins élevée, qui, au sud d’Épernay et de la Marne, s’étend sur environ 20 km nord-sud. Les meilleurs crus en sont Avize, Cramant, Oger et Le-Mesnil-sur-Oger. Elle se prolonge par la Côte de Vertus, la région de Congy et la Côte de Sézanne. Séparé de l’ensemble marnais par la plaine de Champagne, le vignoble de l’Aube est établi dans la région de Bar-sur-Seine et de Bar-sur-Aube.

Le climat
Hivers assez doux, printemps incertains, étés chauds, automnes relativement beaux. Cependant une influence septentrionale et continentale s’exerce déjà, dont l’âpreté et la rigueur sont adoucies par celles des effluves maritimes provenant de la Normandie, de la Picardie et de l’Île-de-France voisines. La température moyenne annuelle est de 10 °C. Les forêts et les bois qui couvrent les plateaux environnants entretiennent une certaine humidité et tendent à stabiliser les températures. C’est un rôle modérateur essentiel car la vigne doit sa vigueur à cette humidité constante. Le vignoble est planté à une altitude qui varie entre 130 et 180 mètres, ce qui la préserve dans une certaine mesure des gelées de printemps associées aux brumes matinales qui s’attardent dans les vallées.

Le sol
Le vignoble champenois est établi sur le calcaire. Les grands crus reposent, en général à mi-coteau, sur une mince couche d’éboulis provenant des pentes tertiaires, où affleure la craie du crétacé supérieur avec ses fossiles caractéristiques (bélemnites), en un bloc atteignant 200 m d’épaisseur et parfois davantage. Cette assise est recouverte par une couche de terre meuble et fertile, d’une épaisseur variant entre 20 et 50 cm. La craie en sous-sol assure un drainage parfait permettant l’infiltration des eaux en excès, tout en conservant au sol une humidité suffisante. De plus, elle a la faculté d’emmagasiner et de restituer la chaleur solaire, jouant ainsi un rôle régulateur extrêmement bénéfique à la maturité, complémentaire de l’action stabilisatrice des bois et forêts déjà notée. C’est enfin à la craie, avant tout, que les vins de Champagne doivent leur finesse et leur légèreté. Sur les coteaux orientés au midi ou au sud-est qui l’abritent de leurs épaulements, la vigne prospère, protégée des vents du nord, généreusement offerte au soleil. La lumière, d’une exceptionnelle intensité, est réverbérée par cette terre claire qui réfléchit la chaleur du soleil : les grappes mûrissent entre les rayons et leurs reflets.

La culture
Au sein d’une zone délimitée par la loi française du 27 juillet 1927 (35 000 ha d’appellation dont seulement 31 000 plantés en 1995), les plantations nouvelles comme les replantations sont réglementées : le droit de plantation nouvelle résulte d’une autorisation ministérielle accordée très parcimonieusement ; le droit de replantation nécessite d’avoir préalablement arraché, à l’intérieur d’une même exploitation, une vigne d’une surface égale.
Au sein d’une même commune ayant droit à l’appellation Champagne, les plantations ne peuvent s’effectuer que dans les parcelles expressément délimitées et non pas sur tout le territoire de la commune comme tel est le cas dans la plupart des autres régions vinicoles.
Une réglementation des plantations favorise une meilleure maturité du raisin et donc une amélioration de la qualité : un écartement inférieur ou égal à 1,50 m entre les rangs de vigne ; une distance de 0,90 m à 1,50 m entre les pieds de vigne d’un même rang ; la somme des écartements et des distances doit être inférieure à 2,50 m. Ces dispositions ont pour but de limiter la vigueur de chaque pied ainsi que sa charge, de sorte que la récolte totale soit répartie sur un plus grand nombre de souches.
Une hauteur maximale, par rapport au sol, des bourgeons situés à l’extrémité des prolongements et ce, en fonction du système de taille adopté : taille courte en Chablis et en Cordon : 0,60 m ; taille Guyot et taille de la vallée de la Marne : 0,50 m. Ces dispositions ont pour but de maintenir les raisins assez près du sol pour favoriser leur maturation grâce aux effets bénéfiques de la craie belemnite (rétrocession de la chaleur et de l’humidité emmagasinées).
Une réglementation de la taille qui doit être courte et en fonction du terroir et du cépage :
v La taille Guyot et la taille vallée de la Marne sont interdites pour les grands crus (100 %) et les premiers crus (99 à 90 %) ; seules les tailles en Chablis et en Cordon de Royat sont admises pour ces crus car elles donnent des raisins de plus grande qualité.
v La taille du Chardonnay et du Pinot noir doit être impérativement effectuée en Chablis, Cordon de Royat ou Guyot. La taille de la vallée de la Marne est seulement autorisée pour le Pinot meunier.

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 23:04.

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L’histoire

Ce pays doit son nom actuel aux Burgondes, peuple germanique qui envahit la Gaule en 406 et y fonda sous la conduite de Gibdecaire (411) le premier royaume de Bourgogne. Clovis, le célèbre roi des Francs, épousa une princesse burgonde, et leurs fils réunirent la Bourgogne à l’empire des Francs. Charlemagne l’érigea en duché et, de 884 à 1002, le duché de Bourgogne appartint à des princes dont Richard d’Autun dit “Le Justicier”. Il fut ensuite réuni à la couronne de 1002 à 1032. Commença alors l’ère d’une nouvelle maison des ducs de Bourgogne qui fut la première “maison capétienne”.
Philippe le Hardi devint le chef de la “maison de Valois”, deuxième maison capétienne. Ce duc de Bourgogne s’intéressa particulièrement à la viticulture. Il interdit la culture du Gamay et exigea de servir du vin de Beaune aux repas officiels.
La réputation des vins de Bourgogne remonte au Moyen Âge. Ce sont des moines qui, les premiers, cultivèrent la vigne. En 587, le roi Gontran donna des terres avec des vignes aux moines de l’abbaye de Saint-Bénigne. En 630, le duc Amalgaire de basse Bourgogne fonde l’abbaye de Bèze lui donnant la possibilité d’exploiter des vignobles à Chenôve, Marsannay, Conchey, Gevrey, Vosne et Beaune.
En 910, des bénédictins formaient l’abbaye de Cluny. Celle-ci acquit de nombreux terrains dans la Côte de Nuits et posséda tous les vignobles autour de Gevrey. Le vin étant un signe d’opulence, certains moines oublièrent la règle monastique et vécurent trop bien. C’est alors que l’ascète Bernard de Clairvaux dénonça cette vie de luxe, puis se rendit à l’abbaye bénédictine de Cîteaux, située en face de Vougeot. Ces moines, séduits par la ferveur au travail de Bernard de Clairvaux, prirent pour devise : “Par la croix et l’araire” et devinrent les cisterciens. Ils défrichèrent des bois, exploitèrent d’innombrables landes, plantant des vignes. On leur doit la création du vignoble de Clos-Vougeot aujourd’hui propriété des Chevaliers du Tastevin. On peut voir encore au château d’immenses pressoirs taillés à même les grands chênes datant de l’an 1000. Les moines avaient remarqué les différences existant entre les vins issus du bas ou du haut du coteau. Aussi, respectaient-ils la hiérarchie de l’époque en établissant trois cuvées : celle des papes, la meilleure, provenant de la partie supérieure du clos, celle des rois, du milieu, celle des moines, du bas. C’est en 1147, au monastère de Pontigny, que fut créé le Chablis. Également par des moines cisterciens qui furent les premiers à planter le Chardonnay blanc. La réputation du Clos-Vougeot était si forte que pendant la Révolution un certain colonel Bisson instaura une tradition selon laquelle les troupes françaises qui passaient devant Clos-Vougeot devaient présenter les armes. Les vins de Bourgogne plurent aux rois de France mais, à la fin du xviiie siècle, la République instaurée fit passer tous les vignobles appartenant à l’Église dans le domaine public, et le morcellement des terres bourguignonnes commença. Bossuet, Bourguignon de naissance, disait : “Le vin a le pouvoir d’emplir l’âme de toute vérité, de tout savoir et philosophie.”

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 23:00.

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La Bourgogne à table

Auxey-Duresses
Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière cuisinés ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers.

Chablis
Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière.

Corton-Charlemagne
Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar.

Rully
Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier.

Santenay
Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère.

Vosne-Romanée
Concentration aromatique et velouté demandent un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un râble de lièvre.

Chambolle-Musigny
Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse.

Chassagne-Montrachet
Bouqueté, sec et suave à la fois, un beau vin tout en persistance aromatique, pour les poissons et les viandes blanches cuisinées.

Meursault
Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet.

Nuits-Saint-Georges
Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon.

Pommard
Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier.

Pouilly-Fuissé
Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet.

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 22:59.

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L’histoire

À la fin de l’Empire romain, au ive siècle de notre ère, les vignes s’étaient répandues à peu près dans toutes les régions, mais les grandes invasions n’arrangèrent pas les choses et l’agriculture vinicole en souffrit particulièrement.
Les vins de Gaillac, en pleine ascension, sont au xiie siècle vendus plus cher. Ils ne craignent donc pas l’imposition de taxes élevées. De Bayonne ou de Dax transitent vers l’Angleterre les vins de la région : Bergerac, Cahors, Gaillac, Pamiers, mais Bayonne ne peut suivre l’extension prise par La Rochelle et, de ce fait, ne participe pas aux larges profits que celle-ci connaît. En 1215, Jean Sans Terre autorisa les habitants de Bayonne à “s’organiser en communes”, et en 1351 Édouard III les gratifia d’avantages liés au transport et à la vente de leurs vins en Angleterre. Cela eut pour effet un accroissement du commerce vers la Grande-Bretagne.

Les Chartreux ont laissé à Cahors le souvenir de leur passage. Fondé en 1328, leur monastère cultivait des vignes dont le vin était particulièrement prisé. De grands hommes l’ont savouré, dont Alexandre Dumas et Ingres.

Quant au Jurançon, produit dans la province de Navarre, sa célébrité fut assurée en 1553, lors de la naissance d’Henri, futur Henri iv. On raconte que son père, Antoine de Bourbon, grand amateur de Jurançon, le baptisa avec ce vin pour lui assurer force et vigueur. Henri iv sembla avoir conservé un bon souvenir de ce baptême puisqu’il continua à se faire livrer au Louvre le premier vin qu’il ait goûté. Peut-être le bon roi Henri doit-il à ce baptême particulier courage, vaillance et bonne humeur qui l’ont accompagné tout le long de sa vie. Le Jurançon a été, aussi, le vin des souverains d’Aragon et de Béarn. Les marins anglais venaient le chercher à Bayonne, les Hollandais le faisaient voyager jusqu’aux pays scandinaves. D’autre part, pour sceller le traité d’union de Kalmar, les délégués de la Suède, de la Norvège et du Danemark sortirent des caves du palais quelques vieilles bouteilles de Jurançon.

Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 22:47.

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Le vignoble alsacien

Le vignoble alsacien s’étend sur 15 000 ha (19 % de la production française de vins blancs AOC hors effervescents). Trois AOC : Alsace (83 % de la production totale) complétée par l’indication facultative d’un nom de cépage : Alsace Grand Cru, complétée par l’indication obligatoire à la fois d’un nom de cépage et d’un nom de terroir (4 % de la production totale) ; et Crémant d’Alsace (13 % de la production et 21 millions de bouteilles).

Les vins et leurs appellations
Riesling

C’est le prince des raisins alsaciens. Les vins qui en sont issus sont secs, fruités et nerveux, subtilement bouquetés et de très grande classe. Le Riesling croît à merveille près de Turckheim, Dambach-la-Ville, Ribeauvillé, Riquewihr, Kaysersberg, Mittelwihr et Guebwiller. C’est le cépage le plus tardif.

Gewurztraminer
Plus alcoolisé que le Riesling, charpenté, de saveur épicée et très parfumé, le Gewurztraminer est un vin qui vieillit parfois remarquablement bien. Son bouquet intense développe de riches arômes de fruits, de fleurs ou d’épices (gewurz veut dire épicé). Puissant et séducteur, parfois légèrement moelleux, c’est souvent un vin de garde. Les “vendanges tardives”, c’est-à-dire soumises à une maturité excessive, sont quelquefois époustouflantes, étonnantes de richesse d’arômes et d’onctuosité. Bons terroirs : Bergheim, Turckheim, Sigolsheim, Barr, Dambach-la-Ville, Pfaffenheim…

Pinot gris
Vin corsé et opulent, d’une belle robe jaune, d’aussi grande allure que le Riesling et le Gewurztraminer, peut-être encore plus puissant et violent que ce dernier, chargé autant en alcool qu’en arômes. Excellents vins de vendanges tardives. Les meilleurs proviennent des terroirs du Riesling et de Rouffach, Ribeauvillé ou Wintzenheim.

Muscat d’Alsace
Vin sec, frais et fruité, au goût musqué, exhalant parfaitement la saveur de son raisin. Charmant à boire à l’apéritif. Bonnes étapes à Ribeauvillé, Gueberschwihr et Mittel­wihr.

Sylvaner
Le Sylvaner est frais et léger, avec un fruité discret. Agréable et désaltérant, il sait montrer une belle vivacité (Sigolsheim, Turckheim).

Chasselas
Arraché de plus en plus, le chasselas produit une majorité de vins légers et faciles à boire.

Pinot blanc
Plus corsé et souple que le Sylvaner, délicatement bouqueté et assez charpenté, c’est un vin très agréable à boire frais.

Pinot noir
Le Pinot noir est le seul cépage en Alsace à produire un vin rouge ou rosé dont le goût fruité typique évoque la cerise. Vinifié en rouge, il peut être élevé en barriques de chêne, ce qui ajoute à ses arômes une structure plus charpentée et plus complexe.

Crémant d’Alsace
L’AOC Crémant d’Alsace couronne les vins d’Alsace effervescents, vifs et délicats, élaborés selon la méthode traditionnelle (comme en Champagne), principalement à partir du Pinot blanc, mais aussi du Pinot gris, du Pinot noir, du Riesling ou du ­Chardonnay. Ces vins sont aujourd’hui parmi les meilleurs Crémants de France. Le Crémant rosé, plus rare, est issu du seul Pinot noir.

L’étiquette où figure l’AOC Alsace mentionne habituellement le nom du cépage concerné. Elle peut également comporter un nom de marque ou la mention “Edel­zwicker” pour un assemblage de cépages blancs.
Les vendanges tardives proviennent de cépages identiques à ceux admis dans les Grands Crus, récoltés en surmaturité. Au caractère aromatique du cépage s’ajoute la puissance due au phénomène de concentration et au développement de la pourriture noble (Botrytis cinerea). Les sélections de grains nobles sont obtenues par des tris successifs des grains atteints de pourriture noble. De très grands vins, rares et racés.

Les grands crus
L’AOC Alsace Grand Cru est conférée à des vins satisfaisant à des contraintes de qualité particulièrement sévères, notamment en matière de délimitation des terroirs, de richesse naturelle, de dégustation d’agrément. L’étiquette précise obligatoirement, outre le cépage (seuls le Riesling, le Gewurztraminer, le Tokay-Pinot gris et le ­Muscat sont admis), le millésime et l’un des cinquante lieux-dits délimités pouvant bénéficier de cette appellation. Tout autant que le cépage, c’est l’empreinte du terroir qui fait de chaque Alsace Grand Cru un vin unique. Le degré minimum naturel d’alcool est de 10° pour le Riesling et le Muscat d’Alsace, et de 12° pour le Gewurztraminer et le Tokay, avec un rendement maximum autorisé de 70 hl/ha.

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 22:43.

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Boire le millésime adéquat


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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 22:39.

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Les vins et leurs appellations

Corbières
L’appellation (13 000 ha, 2 500 producteurs, 49 caves coopératives, 94 % de rouge, 4 % de rosé, 2 % de blanc) s’étend des portes de Carcassonne aux étangs de Leucate et de Nouvelles, des contreforts des Pyrénées aux pieds de la montagne Noire, un quadrilatère compris entre Carcassonne, Narbonne, Perpignan et Quillan. Entre les remuantes Pyrénées et le vieux Massif central, les Corbières ont connu une histoire géologique très complexe qui explique une grande diversité de sols (schistes, calcaire, grès, marne…). Cette diversité se traduit par la distinction de 11 terroirs répartis sur l’ensemble de l’appellation. Le climat est dominé par l’influence méditerranéenne que l’on retrouve dans une végétation typique de la garrigue ; certains terroirs, les plus occidentaux, ressentent l’influence océanique. Cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre, Carignan, Cinsault pour le rouge et le rosé. Grenache blanc, Bourboulenc, Maccabéo, Marsanne, Roussane pour le blanc.

Minervois
Une AOC depuis 1985 (4 300 ha exploités, 1 218 producteurs, 176 caves particulières, 95 % de rouge, 3 % de rosé, 2 % de blanc). Le territoire est un vaste amphithéâtre délimité par le canal du Midi au sud, la montagne Noire au nord sur une étendue qui court des hauts de Narbonne aux portes de Carcassonne. La Clamoux, l’Argent double, l’Ognon et la Cesse descendant de la montagne Noire vers l’Aude ont créé une série de terrasses faites de galets, de grès, de schistes ou de calcaires. Au nord-ouest, près de Caunes-Minervois, ce sont les veines de schistes et de marbre rose. Cépages : Syrah, Mourvèdre, Grenache, Carignan, Cinsault pour le rouge ; Marsanne, Roussane, Maccabéo, Bourboulenc, Clairette, Grenache, Vermentino et Muscat à petits grains pour les blancs.
L’AOC Minervois La Livinière (depuis 1998) regroupe six communes : Azillanet, Azille, Cesseras, Félines-Minervois, La Livinière et Siran, et est issue des Syrah, Mourvèdre et Grenache (au minimum 60 %), avec un complément par les Carignan, Cinsault, Terret, Picpoul et Aspiran.

Fitou
Située ente la mer Méditerranée et la montagne du Tauch, au nord du Roussillon et de la frontière espagnole, sous un climat sec et très ensoleillé, la zone d’appellation Fitou s’étend sur 9 communes : Leucate, Fitou, Treilles, Caves, Lapalme pour les Corbières du littoral et Cascatel, Paziols, Tuchan et Villeneuve dans les hautes Corbières. L’appellation existe depuis 50 ans (2 500 ha ; 640 producteurs). De petites collines séparées de la mer par des étangs lagunaires, un sol argilo-calcaire pour la partie maritime du terroir. La zone montagneuse se caractérise par des sols de schistes de faible profondeur. Quelques terrasses caillouteuses dans le fond du bassin Tuchan-Paziols. Le climat est méditerranéen avec; sur le littoral, une faible pluviométrie en partie compensée par l’humidité de l’air. L’arrière-pays, isolé de la mer par une barrière rocheuse, est plus sec. Les vins, rouges uniquement, sont issus de 2 cépages traditionnels, le Carignan (30 % minimum) et le Grenache noir auxquels se marient la Syrah et le Mourvèdre (sur les vignes maritimes).

Cabardès
L’AOC domine la ville de Carcassonne (400 ha, 300 producteurs). Les coteaux du Cabardès, le long du Fresquel ou du Trapel, sont tapissés de cailloux calcaires qui conservent la chaleur. En remontant les pentes, granit puis schiste et gneiss se succèdent. Cépages : 40 % maximum de Merlot, Cabernet-Sauvignon, Cabernet franc, 40 % minimum de Syrah, Grenache, 20 % maximum de Cot, Fer Servadou et Cinsault.

Coteaux-du-Languedoc
L’appellation (depuis 1985) s’étend sur 9 700 ha le long du littoral méditerranéen de Narbonne à l’ouest aux confins de la Camargue à l’est et s’appuie aux contreforts de la montagne Noire et des Cévennes. Faugères, Saint-Chinian et Clairette du Languedoc sont reconnus comme cru, avec leur décret spécifique. La géologie est constituée surtout de calcaire dur des garrigues et de sols schisteux, mais aussi de graves calcaires apportées par d’anciens bras du Rhône. Cépages principaux pour le rouge et le rosé : Grenache, Syrah et Mourvèdre (50 % minimum) aux côtés du Cinsault et du Carignan. Pour le Pic Saint-Loup : Syrah, Grenache, Mourvèdre (90 % minimum). Pour la Clape : Syrah, Grenache, Mourvèdre (70 % minimum). Pour le blanc : Grenache, Clairette, Bourboulenc, Picpoul, Roussane, Marsanne et Rolle. Pour le Picpoul de Pinet : 100 % Picpoul.

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Faugères
Une AOC depuis 1982 (1 900 ha, 150 producteurs). Au nord de Béziers et de Pézenas, un terroir qui part de la plaine pour grimper sur les premiers contreforts des Cévennes à 300 m d’altitude. Les vignes sont essentiellement plantées sur des schistes produits par la compression, lors de la formation du Massif central, des argiles issues des dépôts marins de l’ère primaire. Les sols sont très filtrants, peu fertiles et très acides. Cépages : Syrah, Grenache, Mourvèdre, Carignon et Cinsault.

Saint-Chinian
L’AOC date de 1982 (3 200 ha, 510 producteurs, 92 % de rouge, 8 % de rosé). Située au nord de Béziers dans le département de l’Hérault, au pied du massif du Caroux et de l’Espinouse, elle regroupe vingt villages. Le terroir est partagé en deux par les cours de l’Orb et du Vernazobres. Au nord, les schistes et les grès dominent et peuvent occuper 90 % du volume du sol dès 40 cm de profondeur. Au sud, c’est le calcaire déposé par la mer au secondaire qui se marie à la bauxite et à l’argile. Rendement moyen : 42 hl/ha.

Pic Saint-Loup
Syrah, Grenache, Mourvèdre (90 % minimum). Pour la Clape : Syrah, Grenache, Mourvèdre (70 % minimum). Pour le blanc : Grenache, Clairette, Bourboulenc, Picpoul, Roussane, Marsanne et Rolle. Pour le Picpoul de Pinet : 100 % Picpoul.

Clairette du Languedoc
AOC depuis 1948. Des terroirs composés de galets de quartz, silex et calcaire agglomérés par une matrice argilo-sableuse. Ce sol typique de l’ère quaternaire est appelé “terrasses villafranchiennes”. Affleurement de schistes au nord. Cépage : 100 % Clairette (70 ha exploités, 100 producteurs).

Limoux
L’appellation est très homogène : 1 800 ha, 542 producteurs, 1 cave coopérative.
v Blanquette : AOC depuis 1938, Mauzac (90 % minimum), Chenin et Chardonnay. Crémant : AOC depuis 1990, Mauzac (60 % minimum), Chardonnay, Chenin (20 % maximum chacun). Après une première fermentation et l’obtention des vins de base de chaque cépage, on procède à l’assemblage et on ajoute une liqueur de tirage qui provoque une seconde fermentation, celle-ci en bouteille. Le vin “prend mousse”. Après 9 mois de repos, à l’élimination du dépôt qui subsiste, on ajoute la liqueur d’expédition qui donne le caractère brut ou demi-sec.
v Blanquette méthode ancestrale : AOC depuis 1938, 100 % Mauzac. Fermentation entièrement naturelle, mise en bouteille à la vieille Lune de mars, moins de 7° d’alcool acquis.
v Limoux : AOC depuis 1993, Mauzac (minimum 15 %), Chardonnay, Chenin. Vinification et élevage en fûts de chêne.

Malepère
Bordée au nord par le canal du Midi, à l’est par l’Aude, la plus occidentale des appellations du Languedoc (AOC depuis 1976, 800 ha, 200 producteurs, 90 % de rouges) s’étend sur le pourtour du massif de la Malepère dans le triangle Carcassonne, Limoux et Calstelnaudary, sur des coteaux argilo-calcaires. Le Merlot est le principal cépage, associé au Cabernet-Sauvignon et Cabernet franc. Cot, Grenache noir, Cinsault, Syrah et Lladoner Pelut sont complémentaires.

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Quels millésimes boire ?


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La qualité des millésimes


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L’histoire

Le Beaujolais doit son nom à la maison des Beaujeu. La trace du premier seigneur de Beaujeu apparaît aux alentours de 950. Il s’appelait Bérard et était un homme avisé dont le château, bien assis au-dessus de l’Ardières, dominait fièrement le pays de Beaujeu. Durant les ixe, xe et xie siècles, les sires de Beaujeu se taillèrent un territoire important. Ils firent du Beaujolais un état-tampon entre le Mâconnais et le Lyonnais.
En 1140, Humbert III fonde Villefranche. En 1260, Guichard V gratifie la ville du droit de sceau, lui concédant ainsi une personnalité juridique.
Au xive siècle, sous Antoine de Beaujeu, la province beaujolaise est très vaste :
- elle s’étend au nord jusqu’au Mâconnais et à la Saône-et-Loire ;
- à l’ouest, elle comprend les monts de Beaujolais jusqu’à la Loire ;
- à l’est, elle comprend une partie du département de l’Ain ;
- au sud, elle descend jusqu’à Villefranche.
En 1400, Édouard de Beaujeu fait don de ses terres aux Bourbons ; l’un d’eux, Pierre de Bourbon, épouse Anne de France, fille de Louis XI, dite Anne de Beaujeu. Durant cette période, le Beaujolais profite largement du mécénat de ce couple. Sur leur initiative est construit le grand portail de Notre-Dame-des-Marais à Villefranche en 1500. En 1514, Anne de Beaujeu donne ses armes à Villefranche et la nomme capitale du Beaujolais. La période des Bourbons s’achève en 1527, après la trahison du connétable Charles III qui voit tous ses biens confisqués. Le Beaujolais devient alors l’apanage de la famille d’Orléans.
À partir du xviie siècle, Villefranche affirme son activité industrielle, les tanneries s’installent le long de Morgon, l’industrie textile se développe et la bourgeoisie s’enrichit.
La Révolution arrive, l’échevinage est remplacé par un conseil municipal et la milice par une garde nationale. Désormais, l’histoire du Beaujolais va se confondre avec celle de la nation. En 1789, c’est la création du département du Rhône-et-Loire, puis en 1793, c’est la séparation en 2 départements : celui du Rhône et celui de la Loire.
Au xixe siècle, le Beaujolais est une grande région européenne du textile comme à Villefranche (confection), Tarare (mousseline), Amplepuis, Thizy, Cours-la-Ville…
Au xxe siècle, la région se structure progressivement entre les trois secteurs économiques actuels : le commerce et l’industrie, le vignoble, et l’agriculture-élevage avec la production forestière.

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L’attentisme prévaut

Que l’on fasse du Cahors “primeur” à boire frais et vite comme on en fait dans le Beaujolais me donne surtout envie de sourire. Même si les vinifications peuvent faire aujourd’hui n’importe quel style de vin, selon le marché (toujours l’argent), il ne peut être que risible en effet d’essayer de copier un vin qui marche depuis des années. Ce n’est d’abord pas si facile, car il y a des raisons à la réussite beaujolaise, le cépage bien sûr mais aussi l’intelligence des vignerons. Si le vignoble de Gaillac s’en sort bien (comme celui de Touraine), c’est qu’il existe donc des cépages appropriés. Pas vraiment le cas à Cahors, où c’est peut-être pour écouler des cuvées de bas de gamme que l’on se lance dans cet engrenage, qui fait perdre son âme à ce vignoble historique. C’est aussi jouer le même jeu que les négociants australiens, argentins ou sud-africains. On ne peut rien reprocher à ces derniers, qui, au moins, n’ont n’y terroir, ni histoire, ni tradition vinicole à défendre, et on peut comprendre qu’ils ne fassent que des vins standardisés. On peut tout autant regretter l’arrivée de cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix totalement incautionnable. Gare donc aux vins de mode dans cette région où les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique, gare aux pièges à touriste (un Madiran à un prix dément ou un Cahors “primeur”…). On sait qu’il ne suffit pas de trouver un œnologue à la mode, de faire un chai à la bordelaise ou de faire mariner son vin dans des barriques neuves, en tergiversant sur l’origine de chaque bois, pour faire, ici comme ailleurs, un bon vin.
Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran? À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

En Périgord, il faut rechercher la typicité dans la région et faire attention aux vins “standardisés” et aux “microcuvées” en rouges (Bergerac…) ou en liquoreux (Monbazillac…), dont les prix sont difficilement cautionnables.
Les vins retenus sont racés comme nous les aimons, marqués par des terroirs spécifiques et des cépages appropriés. Des vins qui ont une réelle typicité où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. C’est vrai en Pécharmant, en Côtes-de-Bergerac, en Monbazillac ou en Côtes-du-Marmandais.

Ceux qui comptent sont dans mon Classement 2008.

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Ecrit il y a 4 years, 2 months à 22:02.

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