Patrick Dussert-Gerber

Défendre une éthique, sinon rien
     Entrez le nom d'un château, d'une appellation, d'un vin ou d'un pays :
Loading

You are currently browsing the archives for janvier, 2008.

Pierre Arnould

Le Champagne Pierre Arnould, est une maison familiale située à Verzenay, Grand Cru classé 100%. Le vignoble, basé sur Verzenay, est principalement planté en Pinot noir, qui confère aux cuvées des notes fruitées et leur apporte du corps. Remarquable cuvée Aurore, puissante et savoureuse, un Champagne tout en finesse, de belle complexité aromatique où se décèlent des nuances de citronnelle, de brioche et d’abricot frais, équilibré, de mousse fine et persistante, d’une belle harmonie, tout en fruit et distinction, ample, de mousse soyeuse. Beau brut Millésime 98, d’une belle couleur or, avec des arômes bien présents de fruits mûrs, des notes de tilleul et de miel, souple et bouqueté, toujours très charmeur au nez comme en bouche. Le brut Grand Cru Sélection (75% Pinot noir et 25% Chardonnay, vieillissement en cave durant 2,5 à 3 ans) est une cuvée alliant finesse et structure, une bonne rondeur et un bouquet très aromatique aux connotations de fleurs blanches fraîches et de citronnelle, le tout à des prix vraiment très abordables.

Voir le Classement 2008

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 10:05.

Ajouter un commentaire

Nicolas Brock, valeur sûre en Sancerre

Un domaine constitué d’une vingtaine d’hectares où le sympathique Nicolas Brock s’attache à élever des vins racés, respectueux de la nature, ce qui ne peut que nous séduire. On le voit bien avec son superbe Sancerre Vieilles Vignes La Montagne Noire 2004, de bouche puissante, aux connotations complexes où dominent les fleurs (aubépine, genêt), un vin riche et très harmonieux, qui mérite une cuisine élaborée comme un bar. Son Sancerre rouge est coloré, aux tanins mûrs, aux arômes de framboise et d’épices, à la fois intense et souple. À la suite, ce Sancerre blanc 2005, typé, complexe, tout en persistance aromatique, alliant finesse et suavité, aux notes persistantes d’amande fraîche et de pêche blanche. Remarquable Sancerre Domaine de Sarry 2005, de bouche puissante et distinguée, ample, bien marqué par son terroir, alliant finesse et persistance, une réussite.

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 9:55.

Ajouter un commentaire

Château de Beaulieu

Ce domaine a été racheté par Pierre et Nicole Guénant en 2002. Depuis, ils ont tout mis en œuvre avec efficacité pour propulser ce vignoble et ses vins au plus haut niveau. Pour cela, ils ont investi 3 millions d’euros dans les caves et la vigne, et se sont adjoints les conseils d’éminents spécialistes pour tirer le meilleur potentiel de ce terroir basaltique très particulier.
Avec ses 130 ha de vignes plantées au cœur de l’immense cratère éteint de la Trévaresse, à 350 m d’altitude, Château Beaulieu est l’un des plus vastes domaines des Coteaux-d’Aix-en-Provence.
Ces vignes, comme celles du Château des Gavelles, sont les premières à avoir été certifiées “Agriculture raisonnée” dans les Bouches-du-Rhône (9 septembre 2005).
Le travail dans les chais fait l’objet d’une traçabilité détaillée suivie au jour le jour par un contrôleur qualité et un œnologue-vinificateur maison.
Château Beaulieu Cuvée Bérengère rouge et rosé. Cette cuvée, issue des meilleurs terroirs, bénéficie dans les deux couleurs, d’un élevage bois de 12 mois.
Château Beaulieu rouge, rosé et blanc, le cœur de la gamme, propose des vins d’expression classique du terroir et du savoir-faire du domaine.
Goûtez aussi “La Provençale”, rosé et blanc, des vins tout en fraîcheur provenant de raisins issus des terroirs de terre volcanique.

Voir le Classement 2008

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 9:36.

Ajouter un commentaire

les vins de Sicile

J’avoue une attirance toute particulière pour la Sicile. Sauvage, à la fois magique et austère, l’île possède ce charme indéfinissable qui crée les légendes. En réalité, la force de la Sicile a toujours été intimement liée à celle de ses habitants même si l’influence de chaque peuple a su marquer une empreinte particulière, des Grecs aux Arabes.

Déjà au VIIIe siècle avant J.-C., la production, la consommation et le commerce du vin rapprochaient la civilisation punique installée en Sicile occidentale et la civilisation grecque installée en Sicile orientale. Les amphores à vin puniques et monnaies grecques sur lesquelles sont gravées des grappes de raisin en témoignent. Un cépage de qualité, présent encore aujourd’hui dans l’île, le Grecanico, fut introduit par les colons grecs. Les vins de l’Etna, célébrés par Homère, Tucidide, Virgile et Tacite, étaient déjà considérés comme le “nec plus ultra” des produits de la vigne, cinq siècles avant notre ère. Au IIIe siècle avant J.-C., la Sicile devint romaine, et l’empire permit aux vins d’arriver jusqu’en Gaule. On a d’ailleurs retrouvé à Pompéi, la ville ensevelie par l’éruption du Vésuve, des jarres de vin sicilien qui faisaient concurrence aux vins locaux de Campanie. Pendant les siècles suivants, les premiers de la période chrétienne, la structure du latifondium permit une nouvelle expansion. Lorsqu’au IXe siècle les Arabes arrivèrent en Sicile, la vigne ne fut plus cultivée pour produire du vin, mais la viticulture fit cependant un nouveau pas en avant : en effet, les Arabes cultivèrent beaucoup de raisin de table, créant l’industrie des raisins secs et introduisant le cépage Zibibbo (dont l’origine vient de zibib, nom d’un chef arabe).

La viticulture et la production du vin revivent sous l’impulsion des Normands, puis des Souabes, s’accentuant encore sous les dominations aragonaise et espagnole, c’est-à-dire jusqu’au XVIIIe siècle. Sous les Bourbons, le vin sicilien franchit réellement les frontières de l’île (confer texte sur le Marsala). Ensuite, phylloxéra oblige, il faut attendre les années 1960 pour pouvoir parler d’une relance réelle de la viticulture sicilienne, qui a reconverti ses structures pour obtenir des vins nouveaux (s’il en est), comme en Sardaigne. Oublié l’arbrisseau à régime sec, ce système mycénien remontant à plus de 30 siècles, et remplacé ipso facto par des systèmes de plus vaste extension comme les espaliers et les baches pour diminuer la chaleur du terrain due au soleil et pour mieux conserver l’arôme du raisin que le climat ensoleilllé a une fâcheuse tendance à dégrader. Bien sûr, l’irrigation des vignobles, qui supprime les aléas climatiques et la sécheresse, a enlevé à la viticulture de l’île ses angulosités, certains diront sa spécificité, et a ravi aux zones tempérées le secret de la maturation graduelle, subtile, permettant une production œnologique de qualité. C’est vrai que sous l’impulsion de son efficace Istituto Regionale della Vite e del Bino (Institut Régional de la vigne et du vin), créé en 1950, la Sicile adapte depuis une dizaine d’années son patrimoine de raisins, choisissant attentivement les vignes, sélectionnant parmi les cépages ceux qui s’adapteront le mieux au soleil sicilien, comme les Inzolia, Catarratto, Malvasia de Lipar, Grappato de Vittoria ou Nera d’Avola, rejoints depuis peu par des cépages extérieurs. Toute la région se mobilise pour trouver de nouveaux débouchés et pour optimiser la distribution. Aujourd’hui, en dehors d’une production importante de vins de table, le pays produit 9 vins à appellation d’origine contrôlée et 11 bénéficiant d’une indication géographique. Les provinces vinicoles les plus importantes sont Trapani, Agrigente et Palerme.

- Les vins blancs
Parmi les vins blancs (11° à 11,5°), les appellations sont l’Etna Blanc (cépage Carricante), produit comme son nom peut l’indiquer aux pieds de l’Etna, et le Vin Blanc d’Alcamo, produit sur le territoire d’Alcamo et dans les communes situées entre les provinces de Palerme et de Trapani (prédominance du cépage Caratto Lucido).

- Les vins rouges
Trois appellations à découvrir : le Faro, produit dans le territoire de la commune de Messine, utilisant des raisins de Nerello Mascalese et de Nerello Mantellato , le Cerasuolo di Vittoria, produit surtout dans le territoire classique de Vittoria, Acate, Chiaramonte, Comiso et utilisant des mélanges de variétés composées de Frappato di Vittoria et de Calabrese, avec une tolérance allant jusqu’à 10 % maximum de Nero Grosso et Nerello Mascalese. A noter, le bon Etna rosé, connu déjà au temps d’Ulysse.

- Les vins de dessert
Vous l’aurez deviné, l’île est surtout connue pour son Marsala qui mérite une place à part (voir plus loin), produit en Sicile occidentale. Les autres DOC sont le Moscato di Noto, le Moscato di Siracusa, le Moscato di Pantelleria et la bonne Malvasia des îles Lipari. A part le Moscato di Pantelleria, obtenu avec le raisin Zibibbo, un beau vin exceptionnel en demi-doux ou doux, tous les autres vins sont obtenus avec leur raisin homonyme.

Le Marsala

Le Marsala est produit dans la province de Trapani avec des raisins de Catarratto, Grillo et Inzolia.

Historiquement, vers 1770, les commerçants anglais avaient des contacts très intenses avec la Sicile ; l’un d’eux, John Woodhouse, de Liverpool, avait probablement dans ses projets de trouver un vin capable de soutenir la comparaison avec les vins portugais et espagnols déjà assez connus en Angleterre. En 1773, son navire, l’“Elizabeth”, embarqua une cinquantaine de fûts (les pipes, de 412 litres chacune) destinés au marché anglais. Woodhouse, de peur que le produit ne s’altérât pendant le long voyage, ajouta de l’eau-de-vie de vin pour le fortifier, composant ainsi la formule définitive du Marsala, dont la fabrication requiert l’adjonction d’alcool de vin au moût en fermentation. L’amiral Nelson le qualifia de “vin digne de la table de tous les gentilhommes”, et au mois de mars 1800, il en commanda 500 pipes pour sa propre flotte méditerranéenne. Pendant un demi-siècle, les producteurs furent donc anglais. Puis en 1831, de grands entrepreneurs, les Florio, bâtirent le premier établissement de production du Marsala et l’exportèrent dans le monde entier ; pour mémoire, c’est précisément dans l’établissement des Florio qu’en 1862 l’illustre général Garibaldi apprécia l’une de ses cuvées, qui porte son nom : Marsala G.D. (ou Garibaldi Doux). Dès 1931, le territoire de production du Marsala fut délimité, puis la réglementation renouvelée en 1984 et 1986. Son élaboration consiste à ajouter de l’alcool de vin au moût en fermentation. Selon ses caractéristiques de production, de degré d’alcool et de durée du vieillissement, la loi distingue les types suivants : le Marsala Fin, avec un élevage d’un an minimum; le Marsala Supérieur (minimum de deux ans), le Marsala Réserve Supérieure (minimum de quatre ans), et le Marsala vierge et/ou Solera, c’est-à-dire très vieux et/ou de Réserve, qui demande un élevage de dix ans minimum. Le vieillissement est toujours fait dans du bois de valeur, le rouvre, et sa couleur passe de l’ambre clair à l’or et au rouge rubis intense. Goûtez-le à l’apéritif comme sur les desserts, voire sur un fromage bleu.

Si l’on est roi chez soi, le Marsala ne trahit pas l’adage : sa production annuelle est pratiquement monopolisée par les Italiens eux-mêmes.

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 9:30.

Ajouter un commentaire

L’onctuosité du Cru Lamouroux

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés de leur appellation. Monique et son époux, conviviaux et chaleureux, sont les véritables fers de lance de l’appellation. Le Cru Lamouroux a été acheté en 1895 par l’arrière-grand-père de l’actuelle propriétaire. Ce très joli vignoble est situé sur des coteaux de terrain argilo-siliceux assez profonds avec des pentes exposées sud-sud-ouest. Certaines vignes sont plantées sur des terrasses disposées en amphithéâtre. Les vendanges se font par tris successifs. La vinification fait l’objet de soins très attentifs (la pressée se fait à faible pression, contrôle des moûts en fermentation, grande maîtrise des températures…). Les vins sont ensuite élevés en cuves inox pour les vins secs ou en barriques de chêne pour les autres vins. Certaines cuvées resteront entre 2 ans (cuvée Amélie-Jean) et 4 ans (cuvée Nathalie) en vieux fûts. On comprend mieux ce Jurançon moelleux cuvée Amélie-Jean 2000, en hommage à leurs parents, pur Petit Manseng, issu de vignes sans désherbage, sans foulage, un vin puissant où s’entremêlent des nuances de miel, de fruits confits et de brioche, d’une douce onctuosité, avec ces notes en bouche caractéristiques de noisette et de miel, alliant souplesse et structure, dense, qu’il faut, bien sûr, attendre. Remarquable Jurançon cuvée Nathalie 2000 (100% Petit Manseng), aux connotations de petits fruits secs, de bouche puissante et distinguée à la fois. Goûtez aussi le Jurançon sec (90% Gros Manseng, 10% Petit Manseng), avec cette finale suave, très aromatique, qui s’harmonise avec tous les poissons, coquillages, charcuteries. Le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel.

Voir le Classement 2008

Richard, Monique et Pierre-Yves Ziemek-Chigé
La Chapelle-de-Rousse
64110 Jurançon
Téléphone :05 59 21 74 41
Télécopie : 05 59 21 74 41

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 9:26.

Ajouter un commentaire

Oustric, une référence

Au sommet avec ce Vin de Pays de la Cité de Carcassonne rouge Siléo 2004 issu pour 50% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 20% Carignan, très bien élevé en fûts de chêne 12 mois (neufs, un et deux vins), un vin structuré, riche et bien dense, aux notes d’humus et de cassis mûr, de bouche charnue et parfumée (myrtille, épices…), qu’il faut laisser se fondre pour profiter de son potentiel. Dans la lignée, ce Vin de Pays de la Cité de Carcassonne rouge Excelleo 2004 (50% Merlot et 50% Syrah) élevé 18 mois en fûts de chêne, au nez puissant, tout en nuances aromatiques où dominent la groseille, la réglisse et les épices, de bouche riche, de garde, bien entendu. Beau Vin de Pays Éole 2003, Merlot majoritaire, élevage en fûts de chêne neufs, un et de 2 vins 12 mois, provenant de terres limono-graveleuses de plaine et de boulbènes-calcaires sur coteau, légèrement épicé, de bouche mûre, de très bonne base tannique, classique, de robe intense, à ouvrir sur un gibier. Le rosé est tout en fruité, associant nervosité et ampleur, finement épicé, parfait sur les terrines de la région. Les prix sont particulièrement abordables.

Voir le Classement 2008

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 9:23.

Ajouter un commentaire

Régnié Py de Bulliat

Nous sommes fidèles depuis longtemps à cette exploitation familiale de 8 ha (vendanges manuelles), de père en fils depuis plusieurs générations. Beau Régnié 2005, issu de vieilles vignes (45 ans) plantées sur un terroir caractéristique de granite rose, riche en minéraux, de robe pourpre, au nez concentré où dominent la violette et le cassis, aux tanins fondus, d’excellente évolution. Le Régnié cuvée du Grand-Père Vieilles Vignes, élevé en fûts de chêne, est savoureux et corsé, aux arômes de violette et de mûre, tout en bouche.

Voir le Classement 2008

René et Joëlle Martin
69430 Régnié-Durette
Téléphone :04 74 69 91 53
Télécopie : 04 74 69 92 10
Email : rene.martin12@wanadoo.fr

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 9:09.

Ajouter un commentaire

Les femmes, le Web et la gastronomie

« Le site auFéminin.com associé à l’institut TNS Sofres a réalisé une étude dans cinq pays, sur le comportement des femmes sur le Web. Il en ressort que c’est devenu un média indispensable dans leur vie. »

Voir la suite


PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 9:06.

Ajouter un commentaire

Déjà 1000 abonnés à notre Newsletter de VinoVox

C’est pas mal, en 15 jours : vignerons, professionnels et amateurs… Merci !

Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 8:54.

Ajouter un commentaire

* Bourgogne : seul le terroir signe le prix des vins

Mes sélections sont sévères cette année, tant il y a des crus trop chers et d’autres à des prix déments dans la région, difficilement cautionnables désormais, souvent “ciblés” pour l’export, intelligemment délaissés en France comme en Belgique. Certaines maisons « historiques », dont beaucoup ont changé de mains, ne vivent que pour le dollar, le yen ou le rouble… Passons également sur un élevage en bois neuf souvent outrancier pour le Pinot noir, e, toujours, pour plaire aux américains. En fait, ce n’est pas un problème de prix, mais bien de rapport qualité-prix-typicité. Une bouteille simplement “bonne” à 30 € (minimum) ce n’est plus acceptable, voilà tout ! Et, connus, anciens, réputés ou non, il s’agit vraiment de faire attention à certains noms dans la région pour ne pas se faire avoir. La notoriété, comme à Bordeaux, ne suffit plus.

Pourtant, les vins de Bourgogne que j’estime et soutiens méritent leurs prix, à 15 € comme à 25 €, à 50 € comme à 100 €, certains dépassant même cette limite pour l’extraordinaire millésime 2005, où la demande est mondiale. Il suffit de comparer leur qualité intrinsèque à d’autres vins de mode totalement surcotés que l’on trouve en Languedoc, dans la Vallée du Rhône et à Bordeaux pour s’en assurer.
La force des terroirs est donc omniprésente ici, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.
Ici, il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins rouges du monde (Lamarche, d’Angerville, Trapet, Moillard, Rebourseau, Philippe Leclerc, Chevillon, Monts-Luisants, Bourrée…), ou blancs bien sûr, tant cette catégorie ne supporte pas de comparaison (Clos des Perrières, Ampeau, Jaffelin, Antonin Guyon, Clos des Lambrays, Chandon de Briailles, ou Tremblay, Guy Robin, Pinson à Chablis…); d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport ­qualité-prix-typicité (Blondeau-Danne, Michel Prunier, Marey, Marc Rougeot, Bachelet, Girard, Prieur-Brunet, Jomain, Alain PatriarcheJoliot, Doudet-Naudin, Audoin…), et enfin un véritable vivier de crus qui méritent une commande, que l’on retrouve notamment dans ma catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans l’ensemble des appellations.
Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ?

Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime.

Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.

Bien entendu, ici comme ailleurs, quelques producteurs élèvent des vins trop “travaillés” (et bien chers) où le fût neuf est employé à l’extrême, ce qui n’est pas pour arranger le Pinot noir notamment, qui demande de la finesse. Il en va de même pour certains blancs, où la barrique (et tout le baratin que l’on va vous raconter) ne remplace pas le terroir…
Mes Classements 2008, en blancs comme en rouges, vous permettent de faire le point, en tenant compte qu’il existe une véritable hiérarchie interne à chaque catégorie et qu’il ne faut pas comparer, bien sûr, un classement d’une appellation à celui d’une autre appellation.

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 20:06.

Ajouter un commentaire

Georges Klein : un Crémant d’Alsace superbe

Plusieurs fois lauréat au concours des Crémants d’Alsace, c’est la fierté et la spécialité de la maison. Comme on aimerait en voir plus souvent, ce Crémant d’Alsace est une valeur sûre, à la mousse fine et légère, issu d’un assemblage dans des proportions jalousement gardées secrètes de Pinot blanc, de Pinot gris et de Chardonnay, à dominante de fleurs blanches et de noisettes, alliant charpente et vivacité, très fruité en bouche, idéal à l’apéritif.

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 21:34.

Ajouter un commentaire

Saint-Jean-de-Villecroze

Au sommet. Le domaine Saint-Jean-de-Villecroze s’étend sur 80 ha de collines recouvertes de vignes et d’oliviers, de forêts de pins parasols et de chênes truffiers. Le vignoble de 46 ha, sous culture biologique depuis 3 ans, est constitué de 3 sites distincts (2 sur l’aire d’appellation des Coteaux-Varois, le 3e sur celle des Côtes-de-Provence). Coup de cœur pour ce remarquable Côtes-de-Provence rouge 2005, marqué par son Cabernet-Sauvignon, un vin ferme et dense, au nez de cassis mûr, charnu, de robe pourpre soutenu, intense en bouche, aux tanins très structurés, qui demande d’être attendu un peu pour profiter de son potentiel réel. Le 2004, de belle robe soutenue, aux notes de mûre et d’épices, allie charpente et souplesse en bouche, aux tanins riches, auquel il faut laisser le temps de se fondre, à ouvrir avec un gigot à la ficelle. Coup de cœur encore pour le rosé, distingué, de belle teinte, légèrement épicé, de bouche charnue et persistante, vraiment très agréable. Le blanc 2006 est dense et parfumé, frais et suave à la fois, un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, tout en harmonie, ample, d’une jolie finale, à déboucher sur des rougets grillés. Nombreuses médailles reçues et méritées, et toujours un remarquable rapport qualité-prix-plaisir.

Domaine SAINT-JEAN DE VILLECROZE
M. Carouso
83690 Villecroze
Tél. 04 94 70 63 07
Fax. 04 94 70 67 41
e-mail : contact@domaine-saint-jean.com
www.domaine-saint-jean.com

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 21:28.

Ajouter un commentaire

Un Côte-Rôtie de toute beauté

Le domaine Louis Drevon s’étend sur 7 ha. On élève un Côte-Rotie qui renvoie à une cour de récréation les “vins de garage” ou les producteurs qui pensent qu’il suffit de concentrer à outrance pour élever un grand vin, oubliant la force du terroir et l’osmose qui se crée entre les cépages, les sols et la main de l’homme. Exceptionnel Côte-Rôtie 2004 (97% Syrah et 3% Viognier), issu de cuvaison longue puis élevé au minimum 15 mois en fûts de chêne, un vin de couleur profonde, aux tanins bien fermes, aux notes de fruits très mûrs, de bouche bien corsée, encore très jeune. Le 2003 est superbe, d’une structure soutenue, charnu aux arômes de fruits noirs confiturés, de cuir, de sous-bois, un vin volumineux et très riche, aux tanins puissants, qu’il faut évidemment laisser s’épanouir, à réserver sur une bécasse. Le 2002, médaille d’Or au Concours des Vins d’Ampuis, est remarquable, de couleur profonde, gras, concentré, avec des arômes de fruits cuits, très harmonieux au nez comme en bouche. On est bien au sommet.

Louis Drevon
Domaine de Rosiers – 3, rue des Moutonnes
69420 Ampuis
Téléphone :04 74 56 11 38
Télécopie : 04 74 56 13 00

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 21:23.

Ajouter un commentaire

Le Domaine Prieur-Brunet

Charmante et passionnée, Dominique Uny-Prieur, son fils Guillaume à ses côtés, élève des crus qui bénéficient d’un bien beau rapport qualité-prix-plaisir. Ce vaste domaine de 20 ha sur la côte de Beaune est largement ancré à Santenay-le-Haut, dans cette très jolie maison coiffée de tuiles vernissées. Il y a bien sûr ce Bâtard-Montrachet 2003, où l’on retrouve une nouvelle fois toute la force de son terroir, d’une belle complexité d’arômes (amande, pain grillé), un vin gras, racé et typé, de bouche onctueuse. Le Santenay Premier Cru Comme rouge 2004, aux tanins savoureux, de belle robe soutenue, alliant charpente et rondeur en bouche, de très bonne évolution. Remarquable Pommard Platières 2004, un vin de robe pourpre intense, aux tanins soyeux, solide, complexe, tout en bouche, corsé, avec ces notes subtiles de pruneau confit, de garde. Goûtez aussi le Meursault Chevalières 2004, alliant finesse et structure, de bonne bouche, aux nuances d’amande et de fleurs, ample et persistant. Le Santenay Maladière Premier Cru 2004 est de robe grenat, intense au nez comme en bouche, très distingué, aux connotations de cerise confite et d’humus, riche en arômes et en structure comme La Fleur de Maladière Cuvée Claude Santenay Premier cru Maladière, un vin ferme et coloré, de bouche intense, aux tanins puissants et soyeux à la fois, très aromatique. Superbe Volnay Premier Cru Santenots 2004, de couleur soutenue, au nez de fruits macérés et d’humus, de bouche à la fois dense et ronde, non encore à maturité.

Voir le Classement 2008

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years à 21:02.

Ajouter un commentaire

Coup de cœur pour le Champagne Hamm

Une place de choix dans le Classement 2008. J’apprécie Brigitte et Claude Hamm depuis un bon bout de temps. Ils peuvent être fiers de ce superbe Champagne cuvée de Prestige Signature Hamm, de jolie robe dorée, aux arômes de pain grillé et d’abricot, de bouche riche, bien équilibré en acidité, d’une jolie finesse, très parfumé en bouche, à la mousse fine et distinguée, vraiment savoureux. Excellente cuvée Réserve Premier Cru brut, un Champagne intense et vif, très harmonieux, très aromatique au nez comme en bouche (jasmin, pêche, amande), tout en fraîcheur au palais. Excellent Sélection brut, aux nuances de miel et d’abricot, de bouche veloutée, de mousse fruitée et abondante, tout en persistance et un très séduisant rosé brut. Pour les gourmandises, ce Hamm Dessert, qui accompagne merveilleusement les tartes aux fruits, un bel assemblage vieilli en cave, de jolie mousse, rond et fruité en bouche, de bonne bouche florale, légère et ronde à la fois, aux arômes subtils de miel et de fruits mûrs, tout en onctuosité. Beau Champagne Millésimé 99, typé, ample et parfumé, avec des notes d’agrumes bien typiques, de bouche dominée par les fruits cuits et les petits fruits secs, légèrement miellée comme il le faut, tout en persistance aromatique, d’une belle longueur au palais. Exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir.

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years, 1 month à 10:25.

Ajouter un commentaire

Top २००४ à Lussac-Saint-Émilion

Château CHÉREAU
Max Silvestrini
33570 Lussac
Téléphone :05 57 74 50 76
Télécopie : 05 57 74 53 22
Email : vignobles.silvestrini@wanadoo.fr
Un vrai coup de cœur pour son Lussac-Saint-Émilion 2004, riche au nez comme en bouche, aux nuances subtiles de fraise des bois, d’épices et d’humus, aux tanins très équilibrés et savoureux, de très bonne garde.

Château DUMON BOURSEAU MILON
Alain Dumon
Malidure
33570 Lussac
Téléphone :05 57 74 63 95
Télécopie : 05 57 74 63 95
Ce Lussac-Saint-Émilion 2004 (75% Merlot, 25% Cabernet franc, sols sablo-argileux et argilo-calcaires), est bien typé, corsé, riche en couleur et en arômes, aux notes de fruits cuits en finale, tout en bouche.

Château de La GRENIÈRE
Odette et Jean-Pierre Dubreuil
33570 Lussac
Téléphone :05 57 74 64 96
Télécopie : 05 57 74 56 28
Email : earl.dubreuil@wanadoo.fr
Une propriété de 10 ha (55% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, 15% Cabernet franc). Ce propriétaire chaleureux peut être fier de son Lussac-Saint-Émilion cuvée de la Chartreuse 2004, mêlant finesse et charpente, un vin riche, au nez intense et complexe, de couleur profonde, de très bonne garde.

Château MAYNE-BLANC
Charly, Anne, Jean et Suzy Boncheau
33570 Lussac
Téléphone :05 57 74 60 56
Télécopie : 05 57 74 51 77
Email : info@chateaumayneblanc.fr
Ou : www.chateaumayneblanc.fr
Incontestablement à la tête de l’appellation, et de loin, avec un formidable rapport qualité-prix-typicité, une grande régularité et un accueil de premier ordre, ce qui n’est pas si courant. Le terroir est argilo-calcaire, de l’argile blanche avec des bases d’alios, et l’encépagement classique (60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc). On ne peut qu’apprécier leur Puisseguin-Saint-Émilion cuvée Saint-Vincent 2004, un beau vin classique comme nous les aimons, gras, encore fermé, dense, aux tanins riches et souples, d’une longue finale en bouche, de belle évolution.

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years, 1 month à 8:44.

Ajouter un commentaire

Domaine Charles Audoin

Un domaine de 14 ha où Charles Audoin, assisté de son épouse, Françoise, œnologue de formation, et de leur fils Cyril, est un adepte de la vinification traditionnelle : ici, pas d’extraction intensive, et on préfère modérer le rendement de la vigne afin de bénéficier d’une concentration naturelle. Très beau Marsannay Clos du Roy rouge 2004, aux tanins soyeux et riches à la fois, un vin qui sent bon les fruits rouges et l’humus, classique, qu’il faut savoir attendre pour profiter de son potentiel. Le 2003, riche au nez, avec ces connotations subtiles de cerise, d’humus, associe puissance et distinction en bouche, charnu, bien élevé, aux tanins bien présents et savoureux à la fois. Le 2002 est intense au nez comme en bouche, riche en couleur comme en arômes (fruits à noyau, réglisse), et commence à s’ouvrir. Beau Marsannay Les Favières 2003, tout en bouche, bien parfumé (griotte, cannelle), aux tanins très équilibrés, à la fois puissant et souple, d’une belle finale, d’excellente garde. À leurs côtés, le Marsannay Les Longerois 2003, aux notes classiques de cassis et de sous-bois, aux tanins bien présents, ferme et dense, de bonne bouche. Très séduisant Marsannay blanc Au Champs Salomon 2004, au bouquet délicat, très parfumé, aux arômes de fleur d’acacia, légèrement épicé comme il se doit, associant finesse et rondeur au nez comme en bouche. Excellent Marsannay rosé, le tout bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix.

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years, 1 month à 8:41.

Ajouter un commentaire

Mens sana…

Le vin, celui que nous défendons en tout cas, est une entité à part entière, magique, unique, qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, le ciel et la terre, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, la poésie et le savoir, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)… Il y a, pour accéder à cela, deux valeurs, intimement liées, que certains “winemakers” tentent de nous faire oublier :

- une culture. Celle du vin s’exprime de plusieurs façons. En premier lieu, il faut respecter la nature. C’est elle qui a modelé des territoires, formé des strates, créé l’érosion, apporté des alluvions… Qui peut nier la force d’un terroir de silex à Sancerre, des calcaires marins à astérie à Saint-Émilion, des galets et de l’argile à Châteauneuf-du-Pape, de la craie en Champagne, du calcaire enrichi de marnes rouges à Gevrey-Chambertin, des graves et de l’alios à Léognan ou des marnes du lias en Alsace… ? Cette nature, enrichie d’altitudes et de climats spécifiques (l’influence océanique est forte en Médoc, le mistral souverain en Provence, les bois et forêts protecteurs en Champagne…), il faut donc l’entretenir, la respecter, la mettre en valeur au travers d’une écologie évidente. L’homme n’intervient qu’après. Il a le choix : soit il se prend (très) au sérieux, plante n’importe où, mise sur les sophistications œnologiques, multipliant les “jus de confiture”, bref, fait un “produit”, blanc, rouge, mousseux ou rosé, et parfois à des prix inadmissibles. Soit (on se doute que c’est celui-ci qui a notre préférence), le vigneron fait partie intégrante de son terroir, s’efface devant lui en le laissant s’exprimer, maîtrisant les techniques modernes qui sont alors les bienvenues quand elles ne viennent pas “aseptiser” les vins. Évidemment, il s’agit d’abord d’avoir un terroir digne de ce nom… ceci expliquant peut-être cela. Le vin, c’est donc le reflet d’un état d’esprit.

- une éthique. Eh oui, il faut avoir une éthique, aujourd’hui plus qu’hier. En-dehors d’une éthique de la vigne, il y a une éthique morale. On ne peut pas accepter l’arrogance de quelques propriétaires (vous n’en trouverez pas beaucoup dans MILLÉSIMES, www.millesimes.fr) face à la crise sociale que connaît (comme d’autres secteurs) le monde du vin en France. Chacun doit être rémunéré et la solidarité doit primer. Le prix n’entre pas en cause, c’est l’état d’esprit qui compte : on peut être riche et savoir partager, élever le plus grand vin du monde et rester modeste, promouvoir sa région avant d’aller chercher ailleurs. C’est cela, qui mérite le respect. L’exception confirmant la règle, un vin doit donc avoir un prix cohérent. Exit les dossiers de presse dythirambiques, la mode, l’exubérance, la frime, les réputations galvaudées… Ce qui compte, c’est le vrai rapport qualité-prix-plaisir. On revient à la culture, aux traditions, à l’humilité. C’est aussi vrai pour notre société, où l’effort doit être encore plus récompensé. Le talent, le travail, le sens des réalités sont les clés du succès et du bien-être.

En fait, pour faire un bon vin, et à fortiori un grand cru qui devient un exemple à suivre, il faut simplement aimer la vie et les autres, respecter la nature et ses clients, prendre plaisir à “boire un canon” sans ouvrir son tiroir-caisse, savoir partager, communiquer, investir…
Si beaucoup de pays nous copient, c’est que nous sommes toujours les meilleurs. Aucun ne peut cumuler une telle spécificité de terroirs, nos traditions gastronomiques, notre savoir-faire ancestral. À nous de le prouver, de se remettre en cause quand il le faut. On sait le faire, et les vignerons dignes de ce nom n’ont pas besoin de “gourous” qui prêchent la standardisation en croyant être “modernes”, alors que notre avenir, notre richesse, c’est notre diversité, du plus grand des grands crus au plus modeste. Ces hommes et ces femmes du vin, qui travaillent le plus souvent d’ailleurs en famille (comme nous) : on les apprécie, on les soutient car nous partageons ces valeurs communes. C’est aussi cela, avoir un esprit sain.

PHP Freelancer




Ecrit il y a 4 years, 1 month à 23:42.

Ajouter un commentaire

Tapez votre adresse email :