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Coup de cœur pour leur Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie 2005, de jolie robe, avec cette nervosité caractéristique, suave et sec à la fois, où s’entremêlent les fruits (agrumes) et les fleurs fraîches, tout en bouche. Le Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie Vieilles Vignes 2003 est très agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, un vin harmonieux, à ouvrir sur un sandre. Excellent Gros-Plant sur lie 2006, tout en vivacité, très aromatique, idéal sur des huîtres. Joli Cabernet franc 2004, structuré et souple, un vin bien marqué par son cépage, et un très fruité Cabernet Sauvignon-Abouriou rosé 2005, parfait sur des gougères.
Domaine de la TOURLAUDIÈRE Earl Petiteau Gaubert
(MUSCADET)
Roland et Janine Petiteau Roland Petiteau et Jeanine Gaubert
44430 Vallet
Téléphone :02 40 36 24 86
Télécopie : 02 40 36 29 72
Email : vigneron@tourlaudiere.com
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La famille Bader-Mimeur est propriétaire des vignes du Clos du Château de Chasagne-Montrachet depuis 1919, où le haut du Clos accueille plus spécifiquement le Chardonnay. La cuverie installée dans le Clos du Château permet de vinifier les raisins dans l’heure qui suit la vendange manuelle. Beaucoup apprécié ce Chassagne-Montrachet blanc 2005 (vignes de 35 ans en moyenne, élevage en fûts de chêne français dont 20% de fûts neufs 10 à 12 mois), un vin intense au nez, qui associe structure et distinction, avec ces notes de fumé bien spécifiques. Leur Chassagne-Montrachet rouge 2005 (le bas du Clos, avec des terres plus argileuses, est planté en Pinot noir, une parcelle de 2 ha de vignes de plus de 60 ans, vinification en cuves de chêne et élevage en fûts de chêne 18 mois), est un vin avec des notes intenses de fruits surmûris et d’épices, de très bonne bouche, gras et charnu, aux tanins riches et harmonieux, de très bonne évolution. Goûtez aussi le Saint-Aubin Premier Cru en Remilly blanc, tout en fraîcheur aromatique, avec des notes de fruits frais et d’acacia.
Château CHASSAGNE-MONTRACHET
(CHASSAGNE-MONTRACHET)
Alain Fossier
1, Chemin du Château
21190 Chassagne-Montrachet
Téléphone :03 80 21 30 22
Télécopie : 03 80 21 33 29
Email : info@bader-mimeur.com
Ou : www.bader.mimeur.com
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Domaine de 85 ha (sols de graves maigres et coteaux argilo-calcaires, 90% Merlot et 10% Cabernet-Sauvignon, élevage en barriques neuves à 75%, avec bâtonnages sur lies fines durant 14 à 16 mois). Remarquable Bordeaux Supérieur Grande Réserve 2004, un vin de bouche classique, corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime très équilibré, classique, d’excellente garde. Le 2003 est de robe soutenue, bien charnu, complexe et subtil, dominé par les petits fruits rouges mûrs et les sous-bois, harmonieux et riche au nez comme en bouche. Le 2002 est corsé et gras, aux tanins très équilibrés, au nez où dominent les épices et le cassis, un vin qui se goûte très bien aujourd’hui.
Château le GRAND VERDUS
(BORDEAUX SUPÉRIEUR)
Scea Legrix de la Salle Ph. et A.
33670 Sadirac
Téléphone :05 56 30 50 90
Télécopie : 05 56 30 50 98
Email : le.grand.verdus@wanadoo.fr
Ou : www.chateaulegrandverdus.com
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Classé 1er Grand Vin avec ce Beaujolais-Villages 2006 (vignes de 35 ans en moyenne, vendanges manuelles, macération semi-carbonique), riche en couleur comme en arômes, aux notes de fruits rouges à noyau, intense au nez comme en bouche. Le 2005 est de couleur pourpre, velouté et harmonieux, bien charpenté, au nez marqué de groseille mûre, de très bonne évolution.
Château LACARELLE
(BEAUJOLAIS-VILLAGES)
Louis et Paule Durieu de Lacarelle
BP 5
69460 Saint-Étienne-des-Ouillères
Téléphone :04 74 03 40 80
Télécopie : 04 74 03 50 18
Email : info@lacarelle.com
Ou : www.lacarelle.com
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En 1970, le domaine est converti à la culture biologique, les premières applications de la biodynamie débutant en 1981. À partir de la récolte 1986, la mention Demeter est obtenue, et, depuis la récolte 2002, le vin n’est plus bouché avec du liège mais avec des capsules couronnes en inox, pour éviter les déviations organoleptiques (saveurs et arômes) causées par les bouchons liège. Le Gewurztraminer Grand Cru Eichberg 2005 est subtil, très parfumé, tout en distinction. Goûtez le Pinot gris Vendanges Tardives 2001, riche au nez comme en bouche, aux arômes de fruits mûrs et de fleurs, charmeur, intense et gras comme nous les aimons, de garde. Excellent Riesling Rot Murlé 2003, parfumé, avec des notes d’agrumes bien typiques, de bouche fruitée, comme le Pinot blanc 2005, vinifié sans soufre, où dominent des senteurs de fruits jaunes et de tilleul, alliant élégance, ampleur et puissance.
PIERRE FRICK EARL
Jean-Pierre Frick
5, rue de Baer
68250 Pfaffenheim
Téléphone :03 89 49 62 99
Télécopie : 03 89 49 73 78
Email : contact@pierrefrick.com
Ou : www.pierrefrick.com
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Exploitation de 30 ha (3e génération). Très réussi, ce CDR-Sablet rouge 2005 (Grenache, Syrah et Cinsault, vignes de 25 ans en moyenne sur sol argilo-calcaire en terrasses, élevage en cuve béton) est un vin au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des notes de fumé, bien charnu, riche en bouche, de couleur pourpre. Goûtez le CDR-Village Sablet blanc 2006, aux nuances de fruits secs, alliant rondeur et persistance aromatique en bouche, avec un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité, tout en charme.
Domaine du PARANDOU
(SABLET)
Denis Grangeon
Le Camp-Bernard
84110 Sablethttp://www.blogger.com/img/gl.link.gif
Téléphone :04 90 46 96 12
Télécopie : 04 90 46 96 13
Email : dgrangeon@wanadoo.fr
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Classé 1er Grand Vin cette année. Propriété de 30 ha (60% Cabernet-Sauvignon, 39% Merlot et 1% Cabernet franc). Denis Lurton est sympathique et passionné, et s’attache à laisser s’exprimer au mieux son terroir, en proposant des vins comme on les aime, qui bénéficient d’un bien beau rapport qualité-prix-typicité.
- Margaux 2005 : belle matière, au nez puissant de cassis et de sous-bois, très dense, aux tanins veloutés et soyeux, avec des notes intenses en bouche de fruits surmûris et d’épices, un vin charpenté, gras et persistant, vraiment réussi.
- 2004 : un grand vin coloré, très harmonieux, parfaitement équilibré, avec des arômes de fruits cuits, d’épices, dense, puissant et structuré, très savoureux, de garde.
- 2003 : de belle robe pourpre soutenu, encore jeune, un très grand vin riche au nez comme en bouche avec ces notes de framboise mûre, de réglisse et d’humus, aux tanins très puissants et soyeux à la fois, de belle garde.
- 2002 : très représentatif du millésime, de couleur grenat intense, avec un nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, un vin qui associe richesse et harmonie, structure et distinction.
- 2001 : très classique, sent les fruits rouges (cerise, cassis) et l’humus, ample et bien équilibré, très persistant en finale avec des connotations de fruits macérés et d’épices.
- 2000 : un vin riche, d’une grande intensité au nez comme en bouche (cuir, griotte confite, sous-bois…), bien en bouche, ample, qui poursuit sa belle évolution.
- 1999 : une très belle réussite. Bien typé, ferme, un vin de jolie robe, alliant structure et élégance, aux tanins denses, tout en bouche, avec des senteurs de mûre et de poivre.
Château DESMIRAIL
(MARGAUX)
Denis Lurton
33460 Cantenac
Téléphone :05 57 88 34 33
Télécopie : 05 57 88 96 27
Email : accueil@chateau-desmirail.com
Ou : www.chateau-desmirail.com
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Toujours au sommet. Le domaine s’étend sur 50 ha de vignobles dans les grands climats de la Côte Chalonnaise et 10 ha de Premiers Crus. Remarquable Mercurey Premier Cru Clos l’Évêque rouge 2005, tout en distinction, fin mais puissant, typé, de bouche parfumée, de couleur soutenue, aux tanins fermes et fondus à la fois, persistant en bouche, de très bonne évolution. Mercurey Premier Cru rouge Signature 2005, de robe pourpre, au nez complexe avec des notes de fruits rouges bien mûrs (cassis, cerise), typé et intense, un vin prometteur. Goûtez le Mercurey rouge cuvée Vieilles Vignes 2005, assemblage des meilleures parcelles de vieilles vignes, vendanges manuelles et élevage en fûts dont 20% de neufs, de couleur rubis, ample et parfumé (fraise des bois, épices), corsé, aux tanins équilibrés, ferme et persistant. Savoureux Mercurey Premier Cru rouge Les Velley 2005, charnu, aux tanins équilibrés, au nez complexe où domine la groseille bien mûre, alliant puissance et finesse, dont le velouté très caractéristique est particulièrement charmeur. Excellent Rully La Chatalienne blanc 2005, au nez concentré où dominent les fruits mûrs et les fruits secs, de mousse crémeuse et d’une très belle longueur en finale. Beau Mercurey blanc cuvée Les Vieilles Vignes des Ormeaux 2005, issu de vignes plantées en 1939 et d’une vinification en fûts dont 15% de neufs, fondu en bouche, au nez intense où dominent le musc et l’aubépine, tout en harmonie, idéal sur un bar au beurre blanc. Remarquable rapport qualité-prix-typicité.
Domaine Maurice PROTHEAU et Fils
(MERCUREY)
Philippe Protheau
Château d’Etroyes
71640 Mercurey
Téléphone :03 85 45 10 84
Télécopie : 03 85 45 26 05
Email : contact@domaine-protheau-mercurey.fr
Ou : www.domaine-protheau-mercurey.fr
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Domaine de 15 ha sur sol de type argilo-calcaire. Beau Saumur rouge 2004 (vendanges manuelles, 18 mois d’élevage en barriques neuves), charpenté, au nez de groseille, de robe grenat, riche et rond à la fois, épicé en bouche, un vin d’excellente garde (très beau 2000 à ouvrir aujourd’hui). Onctueux Coteaux de Saumur 2003 (2/3 passerillage, 1/3 botrytisé), d’une belle couleur dorée, gras, de charpente souple, tout en élégance, tout en suavité, avec des arômes complexes de pain grillé, de muscade et de fruits confits. Le Saumur brut Méthode Traditionnelle, pur Chenin, est bien équilibré, associant richesse aromatique et persistance, avec ces notes de fleurs blanches et de noix fraîche.
Château d’ETERNES
(SAUMUR)
Bernard Pelé
86120 Saix
Téléphone :05 49 22 34 77 et 06 60 65 64 05
Télécopie : 05 49 22 34 77
Email : chateau@chateau-eternes.com
Ou : www.chateau-eternes.com
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Cette propriétaire sympathique dirige le vignoble de 17 ha qui s’étend sur les premiers coteaux de l’Entre-Deux-Mers (terroir d’argile ferrugineuse). Remarquable Bordeaux Supérieur cuvée Dame de Cœur 2005, plusieurs fois médaillée d’Or, dense, au nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, très bien élevé, de robe profonde, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime riche, de très bonne garde. Excellent Château Peyfaures 2005, élevé en fûts de chêne (85% Merlot et 15% Cabernet franc et Cabernet-Sauvignon), médaille d’Or au concours d’Aquitaine 2007, charnu, toute en nuances aromatiques, de robe soutenue, aux tanins puissants, au nez complexe où domine le cassis bien mûr.
Château PEYFAURES
(BORDEAUX SUPÉRIEUR)
Nicole Godeau
33420 Génissac
Téléphone :05 57 55 06 77
Télécopie : 05 57 25 16 63
Email : chateau.peyfaures@wanadoo.fr
Ou : www.chateau-peyfaures.com
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“En 2007, nous avons attendu la pleine maturité, nous explique Pascal Delbeck, il fallait avoir les nerfs solides. Nous avons eu beaucoup de sécheresse, la vigne était stressée et, à la fin août, subitement, le cycle végétatif est reparti et la maturité s’est effectuée dans des conditions optimales. Ce grand beau temps qui s’est installé pendant presque deux mois, et le vent frais qui séchait bien les baies, ont été des facteurs déterminants dans l’achèvement de la maturité. Nous avons vendangé jusqu’à mi-octobre, un record, avons fait beaucoup de parcellaire, il y a eu un travail énorme, un suivi constant apporté aux vignes, c’était la seule solution pour préserver le vignoble et intervenir tout de suite. Le cycle végétatif a démarré très tôt en 2007 et s’est terminé très tard, c’est une année de vigneron qui ne renâcle pas à la tâche ! Les vinifications se sont déroulées tout à fait normalement , en douceur, mais c’est toujours mon style, ici, on n’extrait que le meilleur. Puis j’ai mis le vin à l’élevage en barriques en décembre, et observé sa très belle couleur, des arômes de fruit persistants, une belle souplesse. Le 2007 promet d’être charmeur mais aussi de bonne garde. Les tanins sont déjà fondus, soyeux, la finale est longue, il n’a pas une trop grosse structure. De la chair, du gras, des caractéristiques qui devraient faire du 2007 un vin qui ravira les amateurs éclairés et qui, à mon avis, réservera de grands plaisirs de dégustation.”
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Brigitte Dussert : Faisons un tour d’horizon de la situation des vignobles français. Comment se fait-il que l’on parle relativement peu de l’Alsace ?
Patrick Dussert-Gerber : Peut-être à cause d’un snobisme idiot. C’est regrettable car, si c’est une région qui avait peu de réputation il y a une trentaine d’années, les efforts qualitatifs ont été conséquents et l’on y trouve maintenant des vins remarquables. La force des vignerons alsaciens est d’avoir su créer une gamme très diversifiée et très typée. Du vin le plus sec (attention néanmoins à ne pas trop assouplir les vins, au détriment de l’acidité) aux Sélections de Grains Nobles qui sont devenues les références de grands vins liquoreux et damnent le pion à certains autres grands vins et notamment ceux du bordelais. On peut tirer un coup de chapeau aux Alsaciens qui ont un savoir-faire indéniable et sont des commerçants avec une mentalité dynamique qui restent en contact avec le consommateur.
Brigitte Dussert : Le Beaujolais est un vin souvent décrié, et l’on ne parle souvent que du Beaujolais Nouveau ?
Patrick Dussert-Gerber : Franchement, le Beaujolais Primeur est toujours un vin que je bois avec plaisir chaque année, et c’est une performance de faire autant de bouteilles à une qualité très appréciable et d’en faire parler autant. Le Primeur est un vin de soif, d’amitié, de convivialité, et le monde entier en demande. À côté, il y a des crus remarquables : Juliénas, Moulin à Vent, Chénas… ce sont des vins très typés, on ne confond pas un Brouilly avec un Fleurie ou un Saint-Amour, cela prouve que les terroirs ont une grande importance ici contrairement à ce que peuvent dire les détracteurs de la région. Les vignerons sont également très chaleureux et font tout simplement ce qu’il faut faire, un vin à leur image.
Brigitte Dussert : On parle d’une crise à Bordeaux ?
Patrick Dussert-Gerber : Il n’y a pas de crise profonde pour les vignerons qui produisent leurs vins correctement et le vendent directement, et ceci dans toute les appellations. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pauillac racé à 25 ou 30 euros, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Côtes ou en Bordeaux Supérieur, où les progrès sont exceptionnels.
En fait, iI existe deux “crises” actuellement, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touchent les viticulteurs, la plupart étant dépendants aux prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.
L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, qui n’ont pas pris au sérieux le besoin de communiquer, trop imbus peut-être d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés, et cela va permettre peut-être d’assainir le marché. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance.
On revient à la case départ : la typicité, la qualité, des prix sages, un dynamisme commercial de chaque instant, la promotion de sa production, la vente directe aux consommateurs, les références (Guides, médailles)… sont les clés du succès. Il y a des vins exceptionnels à Bordeaux, qui sont chers et qui valent leur prix. Il y en a d’autres qui ne le valent pas, voilà tout. Et, il y a les 95% des vignerons qui pâtissent des derniers cités.
Je persiste à dire que Bordeaux doit avoir confiance dans ses vins, ne pas croire qu’il faut produire un vin qui ressemble à un vin australien, qui va plaire aux chinois, ne pas se laisser influencer par des “gourous”… on ne peut pas faire un vin global, un vin mondial, on risque de faire un vin dépersonnalisé. Il faut qu’un Pomerol sorte de la “crasse de fer”, que le Pauillac ne se confonde pas avec un Pessac-Léognan. Les producteurs qui font des vins typés à des prix relativement sages ne sont pas en crise. On ne peut pas durer dans le monde du vin si l’on ne veut que faire du business. N’importe quel vigneron digne de ce nom, de toute la France, comme un autre artisan ou un artiste, vous le dira : même si l’on doit en vivre, et donc le vendre le mieux possible, on ne peint pas un tableau pour plaire, on n’écrit pas un grand roman ou on ne compose pas une œuvre musicale uniquement pour vendre, mais parce que l’on est inspiré et que l’on a des convictions. Sinon, on n’est qu’un marchand. Le vin, celui que nous défendons, ce n’est pas un produit blanc, rouge ou rosé, c’est bien plus que cela.

Brigitte Dussert : Cette crise de confiance ne se retrouve pas en Bourgogne ?
Patrick Dussert-Gerber : Non, car les Bourguignons ont fait beaucoup d’efforts promotionnels et qualitatifs en revendiquant une typicité. Lorsqu’un consommateur cherche un Pommard par exemple, il trouve (avec notre aide, car il s’agit de frapper à la bonne porte) un vin qui n’est pas surboisé, qui a de la finesse, du fruit. Les Bourguignons sont des commerçants qui sont très liés à leur clientèle, ouvrent leur porte, ne sont pas décalés par rapport au marché. Ils vendent des vins dans des gammes de prix appréciables, ils les vendent bien, et c’est tant mieux.
Brigitte Dussert : En Champagne, on assiste à un fort développement, à quoi est-ce dû ?
Patrick Dussert-Gerber : Dans le temps, il n’y avait que les grandes marques. Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les grands seigneurs de la Champagne et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.
Brigitte Dussert : On parle peu des vins de Loire, pourquoi ?
Patrick Dussert-Gerber : Il y a peut-être la facilité d’être près de la capitale, et il est vrai que ce sont des vins méconnus et que les consommateurs des autres régions ne pensent pas à les déguster. Il me semble que si un vigneron de Touraine ou de Sancerre va faire goûter son vin à un provençal ou à un bordelais, il devrait séduire aisément une autre clientèle, car ces vins-là, en rouge comme en blanc, sont très plaisants, très fruités, agréables dans leur jeunesse, avec, pour certains (Chinon, Saumur-Champigny…) un beau potentiel de garde, des vins typés : on ne confond pas un Bourgueil et un Sancerre rouge. La force du Val de Loire : des prix très sages et une spécificité exacerbée, et quelques très grands vins (Pouilly-Fumé, Coteaux-du-Layon, Vouvray…).
Brigitte Dussert : En Vallée du Rhône, il existe également une grande disparité de notoriété, qu’en est-il vraiment ?
Patrick Dussert-Gerber : À l’étranger, on parle toujours des Côte Rôtie, Hermitage ou Châteauneuf-du-Pape. Il y a des bouteilles incontestables dans ces appellations, que l’on peut classer dans la plus haute catégorie qualitative. Mais il y a également Gigondas et des appellations Villages comme à Rasteau, à Visan… qui élèvent des vins remarquables et très accessibles, à partir de 7 euros, agrémentée souvent de très belles présentations.
Brigitte Dussert : Le Sud Ouest est une grande région avec beaucoup de diversité, existe-t-il une cohésion ?
Patrick Dussert-Gerber : C’est une région que j’affectionne beaucoup, il me semble que les terroirs sont particulièrement propices aux différents cépages Malbec, Petit Manseng, Tannat, Mauzac… on ne cherche pas à faire des vins à la mode. On apprécie toujours autant les Cahors ou les Madiran traditionnels par exemple, les vins ont un peu évolués, sont moins durs et c’est normal. À mon sens, ce sont des vignobles qui n’ont rien à craindre d’une concurrence internationale parce qu’ils ont une typicité propre et le consommateur apprécie ces vins à des prix très raisonnables.
Brigitte Dussert : Le Languedoc n’a-t-il pas misé sur un phénomène de renouveau et de mode ?
Patrick Dussert-Gerber : Le Languedoc n’est pas l’Eldorado, les territoires sont cernés, les appellations ont fait des efforts, mais les meilleurs terroirs sont occupés. Il manque bien sûr une identité. Certains ont fait des micro-cuvées ou des vins “modernes”. Pourtant, j’apprécie particulièrement (et défends) les vignerons qui élèvent ces vins rouges épicés et charnus (Corbières, Minervois…). Là aussi, il faut mettre en avant la spécificité des sols et les cépages locaux.
Brigitte Dussert : Y-a-t-il eu des changements en Provence ?
Patrick Dussert-Gerber : D’un point de vue climatique, la Provence est comparable au Languedoc, ces deux vignobles ont la chance d’avoir des conditions idéales pour le mûrissement de raisins sains. En-dehors de Bandol, qui a toujours eu une très bonne image, la région a connu une crise de confiance des consommateurs qui associaient le tourisme à des petits vins à déguster sur la plage, notamment les rosés. Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte, là comme ailleurs. Pour notre part, nous soutenons depuis bien longtemps de grands vins en Provence, en rouge, en rosé comme en blanc, que ce soit dans les Côtes de Provence, à Bandol ou dans les Coteaux d’Aix… Ceux-là (est-ce un hasard ?) sont liés à des terroirs qui laissent s’exprimer au mieux les cépages traditionnels de la région (Mourvèdre, Grenache, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).
Brigitte Dussert : Vous n’aimez pas noter les vins…
Patrick Dussert-Gerber : Même si c’est le tout-venant, je me suis toujours refusé à “noter” un vin. C’est pour moi une négation de ce “Sang de la Terre et du Ciel” que de le ramener à l’affubler d’une note comme on le ferait pour une dégustation de petits pois. C’est oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. Mon respect pour le travail des vignerons ne m’incite pas à agir ainsi. Pour avoir du succès, pour durer, en édition comme en vins, l’image ne suffit pas, il faut du concret, du contenu. Le contenu, c’est par exemple, les Classements. Leur but n’est pas de “comparer” tel ou tel cru, mais plutôt de symboliser des “coups de cœur”. Aucun Classement n’est à comparer avec un autre, et il ne doit pas avoir de rapprochement entre une région ou une autre (voir les régions concernées).
On l’a compris, le prix n’est pas un facteur de qualité, c’est la typicité qui prime. On peut élever un vin formidable à un prix modeste et on peut tout aussi bien expliquer des prix qui semblent exorbitants si le vin le mérite. On peut aussi faire un vin “sans âme ni vertu”, sans intérêt, à 5 ou à 100 euros. Il faut aussi, et nous le faisons, être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, rencontrer, goûter, découvrir, parler, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain. En 26 ans, j’ai eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et respecté cette ligne de conduite qui m’attire vers ceux, les amateurs comme les vignerons, qui sont humbles face à la force de la Nature.
En seulement 3 mois, plus de 6.800 amateurs et professionnels reçoivent chaque Jeudi notre Newsletter. C’est une vraie réussite grâce à un contenu particulièrement riche qui s’étend de l’art du vin à l’art de vivre (reportages, recettes, étranger, cuisine, actualités, dégustations, tourisme, luxe…).

Recommandé par des Influenceurs
« Il y a 3 ans, nous précise son Président, Patrice Gurria, Château Cash & Carry ouvrait ses portes au public. L’idée : assurer la prestation de deux intervenants pourtant aux antipodes de la commercialisation des vins. “3C” (diminutif attribué par les initiés) parvient en effet à réunir sous une même bannière la fonction de caviste (sans offrir la proximité du détaillant de quartier, il en offre les conseils), et le leitmotiv principal de la grande distribution : le prix (sans être aussi impersonnel que les rayons des supermarchés, il assure une tarification souvent identique, parfois plus attractive). Pourtant, la raison d’être originelle de cet entrepôt est bien celle d’une base logistique destinée à la restauration francilienne. L’objectif : donner aux restaurateurs la possibilité de présenter sur leurs cartes des vins de renoms devenus très onéreux, sans pour autant porter le stock. Pour faciliter l’achat de grands vins à l’unité et permettre un panachage personnalisé, l’ensemble de la gamme est, dès l’ouverture, présenté en caisses ouvertes…”
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“L’objectif est de se faire plaisir, précise Jean-Baptiste Geoffroy, mon père et moi aimons les vins de Champagne ayant de la personnalité.” La culture de leur vignoble en lutte raisonnée, la sélection étudiée d’amendements organiques, l’entretien du sol par labourage, les raisins triés à la main puis écrasés lentement sur pressoir traditionnel, la vinification en partie en foudres de chêne, l’absence de fermentation malolactique, le collage à l’ancienne et le long vieillissement dans la fraîcheur des caves en craie… On comprend mieux la qualité de ce Champagne brut Premier Cru Expression (50% Pinot meunier, 40% Pinot noir et 10% Chardonnay), de bouche élégante et intense, avec ces notes de raisins noirs, de fruits frais et de biscuits, un Champagne dense et raffiné, qui mérite une cuisine élaborée, tout en bouche. Le Champagne brut Premier Cru Empreinte, un assemblage de 2/3 de Pinot noir et 1/3 de Chardonnay, dont la vinification est faite exclusivement en foudres de chêne, est un Champagne à la forte personnalité du Pinot noir qui lui apporte la puissance dans l’équilibre gustatif, parfumé, au nez dominé par les fruits mûrs et le pain brioché, avec cette pointe de fraîcheur persistante. Le brut Premier Cru Volupté, distingué, rond en bouche, avec des arômes de fruits secs et d’agrumes, est un vin généreux et charmeur. Leur Champagne Pureté brut Zéro (sans dosage) est particulièrement réussi, au nez d’amande, tout en fruits, une cuvée fine et fraîche en bouche, alliant persistance et richesse, de belle robe d’or pâle.
René GEOFFROY
René et Jean-Baptiste Geoffroy
150, rue du Bois-des-Jots
51480 Cumière
Téléphone :03 26 55 32 31
Télécopie : 03 26 54 66 50
Email : info@champagne-geoffroy.com
Ou : www.champagne-geoffroy.com
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Incontestablement à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, et peut monter avec ce Graves rouge 2005, charnu comme on les aime, gras, bien structuré, complexe, harmonieux, aux connotations épicées, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, de bouche fondue et parfumée, vraiment très réussi. Remarquable 2004, riche en couleur, au nez de cassis et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, tout en finesse mais corsé, intense, un vin d’excellente évolution et d’une bonne longueur. Le 2003 est généreux, ferme, à dominante de mûre et de cannelle, de belle robe pourpre, aux tanins présents qui commencent à se fondre, parfait sur un magret de canard, de garde. Excellent 2002, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, qui poursuit son évolution. Beau 2001, dense et velouté, très élégant, ample, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de belle évolution comme ce 2000, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, avec des tanins ronds, un vin qui allie richesse et harmonie. Très joli Graves blanc cuvée Spéciale 2006, bien typé par son Sémillon (95%), de robe brillante et limpide, au nez complexe d’agrumes, de rose et d’acacia, un vin d’une belle ampleur, avec une touche d’acidité alliée à une rondeur agréable.
Château le TUQUET
(GRAVES)
Paul Ragon
33640 Beautiran
Téléphone :05 56 20 21 23
Télécopie : 05 56 20 21 83
Email : chateauletuquet@vinsdusiecle.com
Site : www.vinsdusiecle.com/chateauletuquet
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Ce vigneron chaleureux et sa fille, Estelle, élèvent plusieurs cuvées remarquables, comme cet Auxey-Duresses Clos du Val rouge 2004, vignes de 31 ans en moyenne, sur sol calcaire et sous-sol argilo-calcaire, élevé 18 mois en fûts dont 25 % de neufs, un vin de robe rubis intense, distingué, très classique comme on les aime, de couleur pourpre, très parfumé (cassis, épices, cuir), corsé et typé, d’excellente évolution. L’Auxey-Duresses blanc Vieilles Vignes 2005, issu d’une vieille vigne de 68 ans, sur sol silico-calcaire, élevage en fûts durant 1 an dont 15 % de neufs, est remarquable, un vin où s’entremêlent des notes d’amande et de bruyère finement poivrées, de bouche savoureuse. Beau Volnay Premier Cru Les Caillerets 2004, issu de vignes de 45 ans, sur un sol silico-calcaire (élevage 18 mois en fûts dont 25% de neufs), qui sent le cassis et l’humus, charpenté, concentré au nez comme en bouche. À la suite, ce Chorey-lès-Beaune rouge Les Beaumonts 2005, issu de vignes de 37 ans et d’un élevage durant 12 mois en fûts, de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, épices…), avec des tanins soyeux et très équilibrés, tout en bouche, classique et très harmonieux. Leur Meursault Les Clouds 2005, vignes de 30 ans en moyenne, sur sol argilo-calcaire, élevage en fûts pendant 1 an dont 15% de neufs, est un vin savoureux, de bouche riche et distinguée avec des nuances de pain grillé, alliant finesse et persistance, à déboucher sur une langouste. Le Crémant de Bourgogne, issu d’un assemblage d’Aligoté, de Chardonnay et de Pinot noir, est très réussi, d’une belle rondeur, aux connotations de fleurs blanches et d’amande, de mousse crémeuse. Le tout bénéficie d’un excellent rapport qualité-prix-typicité. Faites une halte dans leur restaurant La Crémaillère, situé juste en face de leur domaine.
Domaine Michel PRUNIER et Fille
(AUXEY-DURESSES)
Route de Beaune
21190 Auxey-Duresses
Téléphone :03 80 21 21 05
Télécopie : 03 80 21 64 73
Email : domainemichelprunier-fille@wanadoo.fr
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Le vignoble bénéficie d’un encépagement varié, planté sur des sols perrucheux (argile à silex) et des bournais. Excellent Touraine Cabernet rouge 2005, très bien équilibré, de belle robe grenat, au nez de cerise confite et d’humus, associant puissance et finesse au palais, un vin qui poursuit une très bonne évolution. Joli Touraine rosé 2006, fin et fruité, séduisant par sa teinte comme par sa tenue. Excellent Touraine blanc Sauvignon 2006, provenant d’un sol d’argile à silice et de vendanges manuelles, au nez de fruits frais, charmeur. Séduisant Touraine Brut Méthode Traditionnelle, de robe jaune paille, avec ces notes de pêche et de noix fraîche, qui associe richesse aromatique et persistance en bouche. Caveau de dégustation.
Jean-Christophe MANDARD
(TOURAINE)
Vignoble du Haut-Bagneux 14, rue du Bas-Guéret
41110 Mareuil-sur-Cher
Téléphone :02 54 75 19 73
Télécopie : 02 54 75 16 70
Email : mandard.je@wanadoo.fr
Ou : www.mandardjeanchristophe.com
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