Patrick Dussert-Gerber

Défendre une éthique, sinon rien
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Domaine Christian Miolane

Remarquable Beaujolais-Villages Coteau de la Folie 2006, de robe grenat, un vin de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse. Excellent Beaujolais-Villages cuvée de la Côtabras 2005, issu de parcelles très pentues dont tous les travaux ne peuvent se faire qu’à la main ou à bras, de belle couleur grenat, aux notes de mûre et de violette, de bouche persistante. Le Beaujolais-Villages Cru de l’Armurier 2006 est de belle matière, un vin de couleur soutenue, au nez de cassis et de sous-bois, dense, aux tanins soyeux. Goûtez le Beaujolais blanc “l’Atypique” (Chardonnay), aux connotations de noix et de genêt, d’une belle persistance aromatique. Profitez de votre halte pour visiter leur minimusée du Vin.

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Ecrit il y a 3 years, 11 months à 7:30.

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Pomerol Château Enclos Haut-Mazeyres

Les générations familiales se sont transmises les 8,5 ha d’un seul tenant de l’exception, géologique qu’est Pomerol. Les vignes prospèrent sur les douces pentes ensoleillées des terrasses de graves mêlées d’argile humectante et de crasse de fer, issues des dernières glaciations du quaternaire (80% Merlot, 15% Cabernet franc et 5% Pressac, avec des vignes de 30 à 40 ans en moyenne). Le tout explique ce Pomerol 2005, tout en bouche, au nez où dominent les groseilles et l’humus, associant puissance et finesse, charnu, un vin très harmonieux et très équilibré, de bonne garde. Excellent 2004, de couleur grenat, aux tanins bien présents, riche en arômes, intense au nez comme en bouche, bien concentré mais très élégant, de garde comme le prouve ce 96, aux nuances fruitées et giboyeuses.

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Ecrit il y a 3 years, 11 months à 7:21.

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Pomerol Le Clos du Pélerin

Non loin de passer à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, avec un rapport qualité-prix remarquable. Ce vignoble de 3,5 ha est dans la famille depuis 3 générations, essentiellement planté de Merlot (80%), le Cabernet franc et le Cabernet-Sauvignon se partageant à parts égales les 20% restants. Josette et Norbert conservent toutes les traditions bordelaises et élaborent leur vin avec talent et enthousiasme. Leur Pomerol 2005, typé, est un vin riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, très charnu, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de cuir et de cassis confit. Le 2004, de couleur rubis, est très équilibré, aux tanins fermes, au nez dominé par les fruits cuits et les sous-bois, de bouche ample. Le 2003 est corsé, puissant, tout en arômes. Goûtez leur excellent Lalande-de-Pomerol Château de La Maréchaude.

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Ecrit il y a 3 years, 11 months à 7:15.

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Domaine de Cantaussels

Un savoureux Vin de Pays des Côtes de Tongue Merlot 2006 médaille d’Argent au Concours Général Agricole Paris 2007, charnu comme on les aime, velouté, très parfumé, avec ces notes de sous-bois et de fruits mûrs (fraise, myrtille), d’une belle ampleur en bouche, de très bonne évolution. Excellent Cabernet-Sauvignon 2006, qui commence à peine à s’ouvrir, qui fleure bon les fruits mûrs et la réglisse, alliant finesse et structure, parfumé, un vin d’excellente évolution. Voir le Domaine de Sainte-Marth

Domaine de CANTAUSSELS
(VINS DE PAYS)
34290 Servian
Téléphone :04 67 93 10 10
Télécopie : 04 67 93 10 05
Email : domainesbonfils@wanadoo.fr

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Ecrit il y a 4 years à 6:17.

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Graves Château Brondelle

Toujours à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. “Notre volonté est d’élaborer un produit noble de haute qualité, précise Jean-Noël Belloc, notre unique but depuis quelques années a été de faire progresser notre niveau de qualité pour optimiser notre terroir. Nous avons mis en place un suivi parcellaire et installé un cuvier ultra-moderne, cela nous a permis de faire de grands progrès en vinification pour parvenir aujourd’hui à une certaine excellence dans nos vins.” Son Château Brondelle rouge 2005 est intense en couleur comme en arômes, aux tanins présents, avec ces notes de mûre et de griotte, riche et généreux, de bonne garde. Le Brondelle blanc 2006 est au nez subtil (acacia, noisette), tout en finesse et persistance en bouche, avec cette fraîcheur caractéristique du millésime, un vin tout en suavité, avec ces nuances de fleurs blanches et de pêche jaune en finale. Excellent Bordeaux Supérieur Bras d’Argent, d’une belle expression aromatique, avec une attaque soyeuse, une bouche riche et charnue, très fruité et rond. Le Clairet de Bras d’Argent est issu de saignées de Cabernet-Sauvignon et Merlot, tout en bouche, aux arômes de fraises mûres, un vin très friand. Savoureux Graves rouge cuvée Damien (60% Cabernet-Sauvignon et 40 % Merlot, un vin issu des meilleures parcelles), riche en couleur, charnu, aux notes de cassis, de sous-bois et de réglisse, bien charpenté. Excellent rapport qualité-prix.

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Ecrit il y a 4 years à 9:37.

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Ce qu’il faut absolument savoir

Le milieu du vin possède une éthique. Nous aussi, nous avons une éthique : elle s’exprime au travers de notre respect pour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour les jeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l’apprentissage des vins, l’infor­mation, demandent du temps, de l’argent, de la patience, de la passion, de l’intérêt. Cette éthique s’exprime aussi en défendant les vignerons passionnés et passionnants. On comprend qu’il y a aujourd’hui deux mondes du vin, deux options : l’une où l’éthique prime, ­l’autre purement commerciale. D’un côté donc, il y a des marchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou “putassiers” en prenant les consommateurs pour des idiots. En face, n’importe quel vigneron digne de ce nom, comme un autre artisan, un fromager, un boulanger ou un artiste vous le dira : même si l’on doit en vivre, et donc le vendre le mieux possible, on ne peint pas un tableau pour plaire, on n’écrit pas un roman ou on ne compose pas une œuvre musicale uniquement pour vendre, mais parce que l’on est inspiré et que l’on a des idées et des convictions. Il faut savoir choisir entre le fait d’encenser les vins “dopés” et celui d’aimer les vrais vins, tout simplement, ceux dans lesquels on retrouve aussi bien la force du terroir que la main de l’homme.
Lutter contre la mondialisation du goût
On se bat contre la mondialisation de la “malbouffe”, et pour le vin c’est encore plus fonda­mental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d’une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l’occa­sion de dépersonnaliser les crus, de “lisser” les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel “critique” du moment. Un vin digne de ce nom, c’est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l’esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philo­sophique, humaine ou sportive.
Le respect des autres en rejetant l’indécence
En parallèle, on est loin du temps de l’arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu’il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l’on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c’est tout à leur honneur) comprenant que l’on ne peut plus, aujourd’hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l’exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ?) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n’est plus le simple révélateur de qualité. L’époque n’est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c’est-à-dire de “mouiller la chemise” pour vendre leurs produits. Terminés les acquits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire des soucis.
Je connais plus de 3 000 vignerons, dont un bon nombre que je respecte, même s’ils sont absents du Guide. Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à récolter une bonne note en maquillant leur vin, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt. À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la “gonflette” et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se “dope” ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.
Défendre la typicité en rejetant le dopage
Les vins “putassiers” existent toujours car il y a des acheteurs qui se font “bluffer”, mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène “vin de garage” se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance. La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 e. Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurrence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ?) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui a un goût uniforme, où on se contente de mettre parti­culièrement le cépage en avant, et c’est bien la preuve que l’on veut escamoter le terroir, ou tout simplement que l’on n’en a pas ! À ce jeu, on ne peut d’ailleurs pas lutter contre les multinationales du vin. Raison de plus pour ne pas le faire.
À quoi bon surconcentrer les vins, ajouter des levures aromatiques à outrance, un élevage 100 % (voire 200 %) en barriques neuves quand l’élevage ne doit être qu’un apport, ajouter des copeaux de bois, pratiquer démesurément l’osmose inverse, le micro-bullage ou la micro-oxygénisation, filtrer de plus en plus… Tout cela dépersonnalise les vins et les « aseptise », ces vins encensés par certains, vendus à des prix inadmissibles grâce à cela, ne valent plus tripette au bout de 3 ans quand on les sert dans un verre. Il y a donc de quoi sourire sur ce phénomène de « vins de mode ». Comme les OGM, il y a donc ces « VVM » (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle.
On a donc fait des vins de dopage, un point c’est tout. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque ­millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne… Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n’a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre « minéral », un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L’usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser.
La mascarade des concours ou des primeurs
Donner son avis sur un grand cru 2006 de Bordeaux trois mois après les vendanges, ce n’est que de l’esbroufe. On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des “étoiles”, des notes de “95 sur 100” ou “17 sur 20” (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?
C’est une mascarade, à laquelle certains critiques qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2020. Certains propriétaires feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose. On ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des “primeurs”, par exemple. Idem pour les “concours” qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.
L’évolution des vins depuis le premier guide
Le paradoxe (ou plutôt, le fait que le hasard n’existe pas), et c’est une évidence que quelques “dégustateurs” ne peuvent pas assimiler, faute de recul, c’est que les très grands vins, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir. C’est la différence inimitable entre les très grands vins racés et les autres bons vins que ce soit en Bourgogne, à Bordeaux, dans la Loire, en Champagne ou ailleurs. Est-ce les vins ou nous-mêmes qui changeons ? J’ai commencé dans le Val de Loire et il y avait déjà autant de bons vins de Chinon ou de Saumur-Champigny, et les meilleurs producteurs sont souvent les mêmes. Il n’y a plus de mauvais goût, souvent dûs à des mauvaises barriques ou à des raisins peu mûrs, et voilà tout. Le nombre de “marques”, de châteaux, de domaines, a explosé dans ce laps de temps, puisque, auparavant peu de propriétaires vendaient réellement leur production directement. Il ne faut pas faire d’amalgame. La première chose à comprendre, c’est que la consommation a évidemment changé mais, contrairement à ce que l’on peut ­prétendre, on ne boit pas réellement moins de vin, mais on ne boit plus les vins de bas de gamme, on s’intéresse aux appellations contrôlées, notamment, aux vrais bons vins, à ceux qui ont une “âme”. Les vins sont devenus plus intéressants, on s’informe plus, les consommateurs sont devenus plus matures et s’intéressent plus à ce qu’ils ont dans leur verre (ou dans leur assiette).
Les viticulteurs – j’aime mieux le terme de vignerons – ont évolué eux aussi. Ils l’ont fait comme d’autres professionnels dans différents secteurs, commerciaux, tertiaires ou industriels, tout naturellement, en mettant à profit les nouvelles connaissances mises à leur disposition. Les producteurs n’ont pas modifié leur façon de vinifier ou d’élever leurs vins pour faire plaisir aux consommateurs comme le prétendent certains, notamment ceux qui tentent d’imposer un vin standardisé. Il est inexact de dire que l’on produit des vins adaptés au goût des consommateurs. La typicité est au contraire revendiquée.
Le goût du vin
Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Si l’on a soif, il y a l’eau. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.
Aller sur le terrain, partout
Ma sévérité pour sélectionner des crus se passe sur le terrain. Ma force, c’est ma passion. Je suis autant à l’aise av,ec un grand “seigneur” médocain qu’avec un viticulteur alsacien qui apporte son vin à la coopérative. Je prends autant de plaisir en débouchant un Cahors qu’un Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, je partage autant d’affinités avec un vigneron du Beaujolais qu’avec une grande “figure” champenoise. Il y a des vins et des vignerons formidables dans tous les coins de France, et il y a les autres, un point c’est tout. Pour moi, en effet, le choix est vite fait.
Je revendique à la fois la subjectivité (qui n’en a pas ?) et l’objectivité (qui peut l’être totalement ?). C’est l’essence même de la nature humaine. On ne voit pas souvent non plus de “dégustateurs” au fin fond de la vallée du Rhône, de la Loire ou de l’Alsace, de la Provence ou de la Bourgogne, un bon nombre se précipitant par contre lors des dégustations de “grands vins”. À croire que, pour eux, les 99 % du vignoble restant n’ont aucun intérêt. Ce n’est pas notre manière d’agir, nous, nous y allons, par respect, pour l’information, pour la curiosité, pour soutenir, pour écouter. Il suffit de questionner les vignerons pour en avoir la preuve. On me voit sur le terrain, et pas seulement dans les grands crus. Qui d’autre va saluer sur place chaque année, un vigneron au fin fond du Béarn ou de Visan ? Qui d’autre se passionne autant pour un Chinon que pour un grand Pomerol, pour un “simple” Bordeaux Supérieur comme pour l’un des plus beaux Meursault ?
J’ai la chance d’apprécier sincèrement chaque style de vin, du plus simple au plus grand, sans faire de parallèle ni de comparaison. Je ne suis pas blasé. Pas mon genre de perdre le temps d’un déjeuner avec un propriétaire orgueilleux, mais je suis prêt à m’enthousiasmer pour un vigneron qui a la foi, pour soutenir un autre qui en a besoin, pour prendre le temps de rencontrer ceux qui m’inspirent ou pour “boire un canon” en toute convivialité. À mes débuts, Émile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblème d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de “crasse de fer” dans le Libournais…
Un vin, un vrai
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est donc aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier. Ces vignerons, on aime bien partager un moment avec eux. Ce qui compte, c’est la durée, le respect et la fidélité. Le temps, la continuité, la régularité qualitative sont les seuls critères de jugement auxquels on peut se fier. Il ne reste donc pas de place pour l’arro­gance ou l’envie, ni pour les vins standardisés.

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Ecrit il y a 4 years à 9:11.

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Touraine Domaine de La Charmoise

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Remarquable Touraine Sauvignon 2006, tout en fraîcheur, très bien vinifié, ample et charpenté, sentant les agrumes et les fleurs fraîches, alliant finesse et structure, parfait sur des fruits de mer. Savoureux Touraine cuvée Les Cépages Oubliés Gamay de Bouze 2005, de couleur rubis, au nez où dominent la mûre, la fraise et l’humus, corsé et d’une belle élégance à la fois, avec des notes de violette et des tanins mûrs. Le Gamay cuvée Première Vendange 2006, de couleur rubis profond, développe un nez puissant dominé par la cannelle et la cerise noire. Le Touraine Vinifera Cot 2006 (non greffé), bien charpenté comme il se doit, au nez subtil et intense à la fois, avec ces nuances de cerise mûre, est un vin de bouche fondue et dense à la fois, d’excellente évolution.

Domaine de la CHARMOISE
(TOURAINE)
Henry Marionnet
41230 Soings-en-Sologne
Téléphone :02 54 98 70 73
Télécopie : 02 54 98 75 66
Email : henry@henry-marionnet.com
Ou : www.henry-marionnet.com

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Ecrit il y a 4 years à 7:44.

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Domaine des Monts-Luisants

Au sommet, naturellement. La constitution du domaine est l’œuvre de Bernard Dufouleur, qui, dans le milieu des années 1960, a acheté des parcelles diverses, autant qu’échangé, pour aboutir à un ensemble homogène et cohérent. Vignoble de 3,5 ha. Ce propriétaire sympathique élève soigneusement ce grand Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Monts Luisants 2005 (sol argilo-calcaire et très caillouteux, vignes de plus de 36 ans, élevage en fûts de chêne pendant 18 mois), riche en couleur, corsé, charpenté, de bouche savoureuse, aux tanins fermes mais très élégants, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, de bouche étoffée, alliant ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées.

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Ecrit il y a 4 years à 7:38.

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* Le vin, ce n’est pas une boisson, ni une « Lubie »

Je viens de recevoir le dossier de presse de « Lubie to go, le pack vin rosé ludique et pratique ». Croire suivre la mode en proposant des vins comme on vendrait un soda (ou une bière) me fait toujours rigoler, mais -en plus- il est dangereux de présenter le vin comme cela.

Voici pourquoi :

1/. Il est intolérable pour moi de cautionner le coté « ludique » du vin, car cela ne fait que renforcer les mouvements anti-alcooliques. Boire du vin, ce n’est pas un jeu, ni une façon de s’amuser. J’apprends à mes enfants (adolescents) à goûter, apprécier, déguster, rechercher les arômes, faire les différences… et non pas à picoler n’importe quoi ou un produit alcoolique joliment présenté comme celui-ci. Le vin, c’est d’abord une culture, c’est se moquer de nos vignerons que de l’occulter, et promouvoir du vin comme cela c’est aussi une manière d’inciter à boire de l’alcool (notamment les jeunes) pour le « fun », et ce n’est vraiment pas ce que je défends depuis 30 ans (*).

2/. Vendre le coté « pratique » n’est pas moins justifié : si l’on a soif, on boit de l’eau. Ouvrir une bouteille de vin, c’est partager un moment d’art de vivre, et pas -encore une fois- se désaltérer. En promouvant cela, on réduit le noble vin à un produit comme un autre, standardisé, et on évacue l’acte de plaisir, de découverte. Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.

3/. Découlant de cela, vendre le coté « séduction » est tout aussi ridicule. La séduction, ce n’est pas la frime ou la facilité. On vous abreuve sur ce site des mots « Féminin », « Naturel », Rafraîchissants », « Contemporain »… bref, on sous-entend que ceux qui dégustent le vin comme on le fait sont des ringards, et que c’est être moderne que de s’enfiler une cannette ou une bouteille de vin en alu.

Vous l’avez compris, du pur « business », on ne vend que du marketing, pas le vin, pas le producteur qui l’a fait (c’est quoi, ce rosé, d’où sort-il ?), c’est navrant. Merci « Lubie » !

(*) Sur ce site, aucune mention légale… Voir « Lubie »

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Ecrit il y a 4 years à 9:24.

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Un vin, un vrai

Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance.

Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
En 28 ans, j’ai donc eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et respecté cette ligne de conduite (elle est naturelle, je n’ai pas à me forcer). On la poursuit donc, en restant fidèle à ceux, les amateurs comme les vignerons, qui sont humbles face à la force de la Nature.

Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est donc aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier. Ces vignerons, on aime bien partager un moment avec eux. Ce qui compte, c’est la durée, le respect et la fidélité. Le temps, la continuité, la régularité qualitative sont les seuls critères de jugement auxquels on peut se fier. Il ne reste donc pas de place pour l’arro­gance ou l’envie, ni pour les vins standardisés.

Ce Guide est devenu incontournable, avec plus d’un million de lecteurs.

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Ecrit il y a 4 years à 8:33.

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Paul Kubler

Vignoble de 9 ha, où la viticulture est une tradition familiale depuis 1620. Superbe Gewurztraminer Grand Cru Zinnkœpflé Sélection de Grains Nobles 2000, aux notes d’abricot confit et de fruits secs, très gras mais très frais à la fois, qui poursuit son évolution. Remarquable Gewurztraminer Grand Cru Zinnkœpflé 2004, riche, d’une grande maturité, aux arômes de fruits secs et de petites fleurs, de bouche savoureuse, au nez complexe et puissant. Le Riesling Vallée Noble 2005 a des notes fruitées subtiles, ample et persistant, très équilibré, tout en charpente. Goûtez aussi le Pinot gris Grand Cru Zinnkœpflé 2004, bien typé lui aussi, au nez complexe et puissant, bien harmonieux, de bonne bouche parfumée comme ce Pinot noir Vallée Noble, de robe rubis, au nez de petits fruits rouges mûrs, de bonne charpente, de bouche corsée, de belle matière, aux connotations de cerise noire en finale.

Paul KUBLER
103, route de la Vallée, BP11
68570 Soultzmatt
Téléphone :03 89 47 00 75
Télécopie : 03 89 47 65 45
Email : kubler@lesvins.com

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Millesimes

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Ecrit il y a 4 years à 8:28.

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Morgon Château de Pizay

La propriété s’étend sur 80 ha autour du château dont 40 plantés en vignes. Beau Morgon Château de Pizay 2006, velouté, aux arômes puissants de fruits noirs et de sous-bois, un vin ample et très chaleureux, prometteur. Le Régnié Château de Pizay 2006, aux notes de fruits macérés et d’épices, est charnu et charpenté, légèrement poivré, de couleur profonde, un vin classique et racé comme nous les aimons. Excellent Brouilly Château de Saint-Lager 2006, de bouche ronde et persistante, de jolie robe, tout en arômes (cerise, violette), à la fois fruité et riche. Le Château de Pizay est aussi un superbe hôtel 4 étoiles installé dans un magnifique château des XIVe et XVIIe siècles.

Château de PIZAY
(MORGON)
Direction : Pascal Dufaitre
69220 Saint-Jean-d’Ardière
Téléphone :04 74 66 26 10
Télécopie : 04 74 69 60 66
Email : chateau-de-pizay@chateau-de-pizay.com

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Millesimes

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Ecrit il y a 4 years à 8:21.

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Givry Domaine Parize

Une exploitation familiale de 9 ha où la 6e génération est aux commandes. Excellent Givry rouge Premier Cru Clos Les Grandes Vignes 2005 (élevage en fûts neufs), riche en couleur comme en structure, typé, tout en bouche, aux connotations de mûre et de sous-bois, aux tanins très équilibrés, toujours très abordable. Leur Givry Champ Nalot rouge (élevage en fûts de 2 ans), est plus souple, bien charnu. Goûtez le Givry blanc Champ Nalot 2006, élevé en fûts, très fruité au nez comme en bouche, avec des nuances de pêche et de chèvrefeuille, harmonieux en finale, à ouvrir sur une terrine de lièvre.

Gérard et Laurent PARIZE
(GIVRY)
18, rue des Faussillons
71640 Givry
Téléphone :03 85 44 38 60 et 06 72 93 36 31
Télécopie : 03 85 44 43 54
Email : laurent.parize@wanadoo.fr

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Ecrit il y a 4 years à 7:49.

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Côtes de Provence Domaine de La Rouillère

omaine de 40 ha de vignes. On se fait plaisir avec ce Côtes-de-Provence rouge Grande Réserve 2004, de robe pourpre et profonde, avec ce nez intense de fruits rouges et d’épices aux accents de garrigue, de bouche très soyeuse et ample, parfaitement équilibré, idéal sur un gibier d’eau. Le Grande Réserve blanc est un vin fin, où la suavité vient épauler une finale aromatique, régulièrement réussi comme ce Grande Réserve rosé, de bouche franche et savoureuse, tout en fruité et en fraîcheur en finale.

Domaine de la ROUILLÈRE
(CÔTES DE PROVENCE)
Presqu’île de Saint-Tropez Route de Ramatuelle
83580 Gassin
Téléphone :04 94 55 72 60 et 04 94 79 20 60
Télécopie : 04 94 55 72 61
Email : contact@domainedelarouillere.com
Ou : www.domainedelarouillere.com

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Ecrit il y a 4 years à 7:39.

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* Des recettes simples et gourmandes, des vins superbes… chaque semaine, gratuitement, dans VinoVox

 

Romanin au sommet


Voir : Millesimes, le guide des …

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Verrines aux airelles, sirop d’érable et noix de pécan

La cour d’école les jours de pluie, c’est terrible pour les maîtresses. La pluie est une chose que j’ai appris à redouter les jours où je suis de service de récré. Quand je vois le ciel plein de nuages chargés d’eau le lundi matin, je sais ce qui m’attend..Courir après les costauds qui sont sortis en T.Shirt et qui courent partout en riant d’être trempés comme des soupes. Râler parce que contrairement à ce qu’on leur prédit, ils ne …

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L’exception Bouvet

À la tête des Premiers Grands Vins Classés, et de loin. C’est une nouvelle fois chez Patrice Monmousseau, que nous avions réuni les meilleurs vignerons de la Loire, au cours d’une grande dégustation chaleureuse et conviviale. Exceptionnel Saumur brut Saphir Vintage 2006, de belle couleur jaune ambré, avec ces reflets verts typiques, finement bouqueté, ample, à la mousse élégante, un vin très bien élevé, généreux et …

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Provence : gare aux vins sans terroir

En Bandol, en Coteaux-d’Aix ou en Côtes-de-Provence, il s’agit de savoir frapper à la bonne porte pour avoir accès aux grands vins. Attention aux cuvées bien trop chères et trop “travaillées”, plus “typées” par leurs vinifications trop sophistiquées que par un véritable terroir, et qui n’ont aucun intérêt.
Ce qui compte, c’est le rapport qualité-prix-plaisir, associé à une typicité réelle, sans se laisser prendre au jeu des cuvées spéciales, où les raisins spécifiques à la région sont ridiculement remplacés par le Cabernet-Sauvignon par exemple …

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Les vins de « mascarade »

clipped from patrick.dussert-gerber.com
Certains vins de Bordeaux et de Languedoc se rejoignent aujourd’hui sur un critère: leur surconcentration, qui leur donne un goût à la limite de l’écœurement, associée à des prix inadmissibles. Découlant de cela, les 2 vignobles sont également touchés par unde crise évidente, de surproduction certes, mais aussi par une “crise de confiance”. Gare au bluff, donc.Voir débat sur AgoraVox :http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28400(Lire la …

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Croquettes pimentées au thon et aux haricots blancs


C’est sur le blog de Dali que j’ai découvert cette recette. J’aime beaucoup « la cuisine de Dali », un blog plein de recettes faciles et rapides, comme celle-ci, le tout agrémenté de jolies photos. Elle présentait ces croquettes en version mini, à grignoter à l’apéro. Ici je les ai faites plus grosses et servies pour le dîner avec une salade de pommes de terre.

Pour 8 croquettes:
1 boîte de 140 g de …

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Terrine aux deux poissons

Alors que le beau temps semble vouloir timidement s’installer, des envies de petites entrées fraîches commencent à se faire sentir. Un rapide inventaire du congélateur et du placard et voici une petite terrine délicieuse et vite préparée!

Pour environ 4 personnes (pour un moule à cake en silicone de 16 cm):
500 g de filets de poisson blanc surgelés, préalablement décongelés (ici du colin)2 œufs1 boîte de saumon …

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Château Certan de May

Odette Barreau et ses enfants peuvent être fiers de ce cru hors du commun, l’un des plus grands vins du Bordeaux (et donc du monde), qui possède un atout très rare par rapport à d’autres crus : son exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. Humilité et convivialité sont également de mise ici, et tout cela représente ce qu’il y a de meilleur dans le vin. “Le 2007 est un millésime qui m’a stressé, nous avoue Jean-Luc …

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Château Carbonnieux

Au sommet. Antony Perrin peut être fier de ce qu’il a su développer dans l’appellation, créant une entité familiale très importante et des crus qui bénéficient de prix très sages. Assisté de ses deux fils, Éric et Philibert, il continue de mener une politique qualitative de haut vol. Dégusté sur place, ce savoureux Pessac-Léognan blanc 2006, fidèle à lui-même avec ce bouquet unique d’agrumes frais, d’un bel …

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Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs

Cave de Rasteau

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Le sympathique et passionné Jean-Jacques Dost dirige cette belle cave (700 ha de l’appellation y sont vinifiés) et fut un acteur essentiel dans la naissance du VDN-Rasteau. Remarquable Rasteau Prestige 2004 (50 % Grenache, 35 % Syrah et 15 % Mourvèdre, vignes de 50 ans en moyenne), issu de vieilles vignes, au nez de garrigue, de cassis frais, à la bouche élégante et fondue avec une finale …

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Gazpacho ( olé ) aux coques , glace à l’huile d’olive

C’est une recette que j’ai trouvée dans un livre de cuisine espagnol . Pour le gazpacho je n’ai pas pris de risques et j’ai fait ma recette de toda la vida . C’était à l’occasion d’un déj entre nénettes . Après les recettes , je vous donnerai les impressions .Recette gazpacho : mixer 1 petit concombre avec 8 tomates bien mûres pas trop grosses , 1 beau poivron rouge , 1/2 oignon , 100g de mie de pain , 2 petites gousses d’ail , 1 …

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Champagne Baron Albert

Beau Champagne La Préférence Millésime 96, avec des notes de noisette et d’abricot sec, où s’associent rondeur et distinction, très aromatique, à la fois fin et charpenté. Le demi-sec La Préférence Millésimé 98 est tout en onctuosité, finement bouqueté, parfait sur un sabayon. Excellent brut Carte d’Or (Pinot meunier, Chardonnay et Pinot noir), de belle robe, avec des notes de fruits frais et d’épices, de mousse fine, qui …

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Curry de pommes de terre à la tibétaine

Tasca da Elvira étant un blog culinaire, je ne vais pas me mettre à polémiquer moi aussi sur les J.O. de Pékin, etc. Cette recette se veut une sorte de modeste hommage au peuble tibétain qui a passé de bien mauvais moments dernièrement… :-(

De délicieuses pommes de terre très parfumées qui accompagneront à ravir un simple poulet rôti…

Ingrédients pour 4 personnes

- 6 pommes …

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Nuggets de dinde

Le week-end…! Et si on mangeait avec les doigts sur la table basse du salon, tout en regardant un bon film…? Des nuggets, par exemple, tout bêtes à préparer et bien meilleurs que ceux vendus surgelés dans le commerce…

Ingrédients pour 4-6 personnes

- 500 g de blanc de dinde sans peau ni os coupé en morceaux
- 1 oignon coupé en morceaux
- 1 cuillère à soupe de mayonnaise
- 2 …

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Vinitaly 2008 : l’accueil de la Campanie

Oui, je sais, ce blog a été légèrement abandonné ces derniers temps. En même temps, il faut dire que j’ai moi aussi un métier ou, plus exactement, que je suis en train de créer mon métier, et que parfois, cela demande un peu d’engagement dans lequel mon blog doit être un peu mis entre parenthèses. Mais je ne vous oublie pas… Je n’ai pas fini mon parcours de Vinitaly, début avril. Mais à la limite peu …

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Pain aux amandes et aux dattes

Si comme moi la boulange n’est pas votre point fort, ce pain est pour vous. Il peut se faire avec tous les fruits secs. Il est énergétique, rapide à préparer et surtout délicieux. On l’a beaucoup apprécié au moment du petit déjeuner nature ou avec du beurre de baratte à la fleur de sel. Mais il parait qu’il se sert particulièrement avec du fromage de chèvre ou du fromage blanc, j’essaierai la prochaine fois car il a pas fait long …

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Les Chiroubles incontournables

La force du terroir et la structure des vins de Chénas, de Juliénas, de Régnié, de Morgon ou de Moulin-à-Vent, l’élégance d’un Saint-Amour, d’un Brouilly ou d’un Chiroubles, la vivacité d’un Beaujolais, le plaisir et la gaiété des “primeurs”… tout concourt à prendre au sérieux les meilleurs vins de la région, au grand dam de ceux, par ignorance, se plaisent toujours à critiquer et à mésestimer les efforts des …

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Les Beaujolais qui comptent

Maison Jean BARONNAT Jean-Jacques Baronnat 491, route deLacenas 69400 Gleizé Tél. 04 74 68 59 20 Fax. 04 74 62 19 21 e-mail :info@baronnat.com www.baronnat.com Au sommet. Le chaleureux Jean-JacquesBaronnat dirige maintenant cette maison familiale de négoce située à Gleizé,créée il y a plus de 100 ans par son grand-père, alors producteur enBeaujolais. Beau Morgon 2005, au nez de mûre et de fumé, aux tanins présents,un vin qui poursuit une très belle évolution. Excellent Brouilly 2006, corsé,un vin qui sent bon les fruits rouges mûrs et les sous-bois, de bouchesavoureuse. …

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2 petites bouchées apéritives  » fraîcheur « 

Il me fallait du frais et du léger avant un repas entièrement ch’ti : alors des petits éclairs ( recette Lenôtre ) aux crevettes grises et des barquettes d’endives à la crème de saumon .Recette des éclairs : Faire bouillir 185g d’eau et 185g de lait , y ajouter 170g de beurre et 9g de sel . Hors du feu ajouter 210g de farine et bien remuer . Remettre sur le feu jusqu’à ce qu’une pellicule se forme dans le fond de la casserole . …

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Ecrit il y a 4 years à 19:45.

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Bandol Domaine de L’Olivette


Domaine de 55 ha dans la même famille depuis le XVIIIe siècle. Ce propriétaire sympathique s’attache à laisser s’exprimer le terroir selon les millésimes et pratique bien sûr des vendanges manuelles pour ce superbe Bandol rouge 2004, très expressif du Mourvèdre, aux notes de cassis, de prune et d’épices, coloré, ferme, aux tanins riches et savoureux, qui commence à peine à s’ouvrir, de bouche soyeuse et intense. Superbe 2003, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, harmonieux, très équilibrés. Le rouge cuvée Spéciale 2002 est un très grand vin, complet, aux tanins enrobés, charnu comme il se doit, riche et classique, de robe pourpre intense, parfumé (fruits rouges à noyau frais, cannelle, humus…), légèrement poivré en finale, d’évolution lente. Le Bandol blanc cuvée Spéciale 2005 (Clairette, Ugni blanc et Sauvignon) est très bien vinifié, suave en bouche, un vin harmonieux, aux arômes de fruits blancs, d’une belle élégance et d’une grande richesse aromatique en finale. Beau Bandol rosé cuvée Spéciale 2006, cépages Mourvèdre, Grenache et Cinsault, de belle teinte, tout en finesse, avec ces notes de rose et de mûre, idéal sur des mets épicés comme sur des gambas grillées.

Domaine de L’OLIVETTE
(BANDOL)
Jean-Luc Dumoutier
Chemin de L’Olivette
83330 Le Castellet
Téléphone :04 94 98 58 85
Télécopie : 04 94 32 68 43
Email : info@domaine-olivette.com
Ou : www.domaine-olivette.com

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Millesimes

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Ecrit il y a 4 years à 17:16.

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Chateaumeillant Domaine du Chaillot

Bien apprécié ce Châteaumeillant rouge 2006, 100% Gamay sur sol micaschiste planté de vignes de 7 ans, aux notes de framboise, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche. Le Châteaumeillant rosé 2006 est friand comme il le faut, parfumé, dense et rond, un vin classique, marqué par son fruit, à déguster sur des crevettes roses. On se fait aussi plaisir avec le Châteaumeillant rouge cuvée Parenthèse, pur Gamay (vignes de 10 ans, vendanges manuelles), de couleur grenat, aux tanins savoureux, avec des notes de griotte et de violette, corsé et équilibré, parfumé en finale, à ouvrir avec une côte de porc.

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Ecrit il y a 4 years à 16:11.

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Pouilly-Fuissé Auvigue

Beau Pouilly-Fuissé Vieilles Vignes 2005, où s’associent rondeur et distinction, très aromatique, un vin à la fois fin et très structuré, d’une belle finale, d’une belle longueur comme ce Pouilly-Fuissé cuvée La Frairie, issu de vignes situées sur des sols argilo-calcaires, roches sédimentaires du crétacé (vendanges manuelles, élevage sur lie avec bâtonnages). Le Pouilly-Fuissé Les Chailloux 2005 est très équilibré, de bouche fruitée, légère et ronde à la fois, tout en charpente, au fruité complexe. Très séduisant Saint-Véran Les Chênes 2006 avec cette pointe de fraîcheur et de fruité bien caractéristique, très persistant au nez comme en bouche.

Vins AUVIGUE
(POUILLY-FUISSÉ)
Jean-Pierre Auvigue
Le Moulin-du-Pont
71850 Charnay-lès-Mâcon
Téléphone :03 85 34 17 36
Télécopie : 03 85 34 75 88
Email : Vins.Auvigue@wanadoo.fr

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Ecrit il y a 4 years à 16:09.

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