Patrick DUSSERT-GERBER


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* Podium : merci Dussert, merci Google

Publié dans A chaud (Lundi juin 23, 2008 à 21:47)
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Les derniers référencements de nos sites sont vraiment exceptionnels. On sait que l’indice de lisibilité sur le web est une référence, comme celui de la visibilité. Chacun se doute qu’il suffit de taper son propre nom de domaine sur un moteur de recherche pour être accessible. Encore faut-il que les internautes vous connaissent ! Nous avons donc toujours misé sur le fait d’être accessibles dans des recherches d’internautes SANS qu’il y ait notre nom, ni même un mot se rapportant à notre domaine. Eh bien, on y est sur le podium, et cela vaut bien ce petit article d’autosatisfaction.

Démonstration : nos amis champenois peuvent nous remercier de tout ce que nous créons sur le web et de la publicité que nous leur offrons. Tapez simplement “guide champagne” dans le moteur de recherche Google : nous sommes en 1er, 2e et 3e positions sur quelque 15.400.000 liens (plus de 15 millions, vous lisez bien !), respectivement avec Guide Champagne, Millésimes et Guide des Vins. On passe devant le puissant site officiel de la Champagne… Autrement dit, dans le monde entier, on tombe sur nos sites et pas sur les autres, et sans même taper le mot “vins”, ce qui est beaucoup plus important !

Mais il n’y a pas que les Champenois qui peuvent se réjouir d’être sélectionnés par nos soins. En Bourgogne, toujours en tapant “guide bourgogne”, on arrive en 7e position (je ne m’en tiens qu’à la 1ère page, qui va voir les suivantes ?) sur plus de 4,8 millions de liens.

Pour “guide beaujolais”, on est 2e, 3e et 4e sur plus d’1, million de sites; pour “guide alsace”, on vient de passer en 10e position sur 566.000 liens; pour “guide bordeaux”, on est 8e, etc, etc.

Maintenant, toujours en s’en tenant à des expressions “grand public”, amusons-nous à taper “vin loire” : oups, on est 6e, pas mal sur 423.000. Ou “vins rhone”, on est alors en 5e position sur 578.000; ou encore “vin languedoc”, on gagne 2 places, on est en 3e sur 373.000 liens

En fait, on remarque que la puissance rédactionnelle et la fréquence hebdomadaire de nos sites thématiques ont porté leurs fruits puisque, ces sites, créés il y a seulement 1 an, se sont imposés dans les moteurs de recherche.

On peut multiplier les exemples et les mots-clés. Je ne résiste pas à vous demander de taper simplement une expression courante comme “meilleurs vins” : hop, 1er et 2e, pas mal, avec Vins du Siècle et Guide des Vins. Même topo s’il vous vient à l’esprit de chercher “classement des vins” : on arrive alors en 1er, 4e et 7e sur plus de 1,1 million de pages…

Encore plus fort, un bon nombre de vignerons ne sont connus (en tout cas visibles, c’est ce qui compte) sur Internet que grâce à nous. En tapant leur nom, on arrive bien souvent sur l’un de nos sites (on a dépassé la centaine)…

Pour faire taire les mauvaises langues, si je mentionne Google (c’est quand même près de 90% du marché, excusez du peu), je n’oublie pas Yahoo, Search ou Altavista, dans lesquels nous sommes aussi bien référencés.

N.B. Nous venons de créer des modules Google pour nos Sites VinoVox, Millésimes et Guide des Vins, qui vous permennt de les placer directement dans votre page d’accueil de votre navigateur. Pour exemple, celui de Vinovox.

* Millésimes worldwide : développement en langues anglaise, espagnole et allemande

Publié dans A chaud (Mercredi juin 18, 2008 à 18:48)
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C’est fait, les maquettes sont prêtes, les noms de sites réservés, les traductions en cours. Après le lancement de VinoVox, dont le succès dépasse nos prévisions (quelques 7.300 abonnés en seulement 5 mois !), une fréquentation constamment en hausse, des référencements par milliers d’entrées différentes…), c’est au tour de MILLÉSIMES de prendre une envergure internationale en devenant Millesimes World Wide.

Nous allons en effet développer notre marque de deux façons :

- sur le propre site de MILLÉSIMES, mettre en ligne des traductions dans les trois langues, dès Juillet, puis des liens adéquats avec d’autres sites allemands, anglais et espagnols.

- en créant une dizaine de nouveaux sites, directement dans la langue concernée, en misant surtout sur des noms de domaines fédérateurs déposés notamment en .eu (europe) afin d’accéder à des référencements spécifiques, pays par pays. Pour l’instant, nos principaux sites seront, pour les Allemands : www.franzosischeweine.eu, pour les pays d’Amérique du Sud et l’Espagne : www.vinosdefrancia.eu, www.guiadelosvinosdefrancia.eu, www.guiadelosvinos.eu ou www.mejorvinosdefrancia.com, et, pour les pays anglo-saxons : www.essentialwines.eu ou vintage-dussertgerber.eu.

Pour les Etats-Unis, nous avons enregistré des noms de domaines plus ciblés, particulièrement adaptés au mode de fonctionnement des moteurs de recherche, comme, par exemple : www.typicalfrenchwines.us ou www.millesimes.us.

En parallèle de ces nouveaux blogs-sites, nous ouvrons d’autres blogs avec Blogger (on doit en avoir une cinquantaine sous ce format), qui reprendront, soit les mêmes noms, soit des noms similaires, toujours pour accélérer les référencements. Nos différentes plate-formes de blogs (Word, Dotclear, Blogger…) nous offrent une multitude de présentations, mais aussi, des sources différentes de référencements (Google ne procédant pas comme Yahoo, Altavista ou Search, et réciproquement).

Nous en profiterons pour activer d’autres noms de domaines déposés depuis longtemps, très “grand public” comme www.webvin.com (décliné en .net et .fr).En tout, ce sont une vingtaine de nouveaux sites qui entreront dans notre “galaxie” et viendront rejoindre la centaine déjà en activité. Tous ces sites bénéficieront d’un contenu rédactionnel hors du commun, avec des articles, sélections, portraits, reportages, interview, auxquelles viennent s’ajouter le contenu éditorial (très) conséquent de mon Guide des Vins d’Europe et de mon Encyclopédie Mondiale des Vins (publiés chez Albin Michel), dont j’ai personnellement récupéré les droits pour cela.

Cela fait pas mal de travail, mais on a l’habitude. Et cela va nous permettre, une fois de plus, d’être les premiers -et les seuls, à ce niveau- à créer, à investir, à se développper ! Ceux qui nous suivent en profiteront, les autres, on leur laisse nos “concurrents”, loin, loin, loin derrière, en référencement, impact ou contenu : quand on voit leur site (s’ils en ont), c’est toujours l’occasion d’un fou-rire, de vrais “has-been” comme diraient mes enfants (comment ça se dit en espagnol ?). VINOVOX, mon GUIDE, MILLESIMES sont encore plus incontournables, et, c’est comme cela : millesimesworldwine (.com). So long.

* L’envoûtant Léoville-Barton

Publié dans A chaud (Mercredi juin 18, 2008 à 8:43)
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J’apprécie, depuis mon premier Guide, Anthony Barton, qui, avec un charme et une prestance qui lui sont propres, peut être fier d’être resté fidèle à la grande tradition médocaine, ce qui n’est pas si courant. Il a développé avec son épouse, Eva, ces propriétés qu’ils gèrent aujourd’hui avec leur fille Lilian Barton-Sartorius.

Les 45 ha du Château Léoville-Barton et les 15 ha du Château Langoa sont plantés dans un sol de graves et un sous-sol composé d’argile, un terroir très typique de Saint-Julien. La forte proportion de vieilles vignes permet d’obtenir la meilleure qualité possible. L’encépagement est constitué de 72 % de Cabernet-Sauvignon, 20 % de Merlot et 8 % de Cabernet franc. Les 2 propriétés bénéficient des mêmes soins attentifs, que ce soit à la vigne ou au chai.

Anthony Barton est partisan d’un élevage traditionnel des vins et résiste aux phénomènes de mode, “où la course à une trop grande technicité nuit à la qualité et à l’élégance des vins”, aime-t-il préciser. À la dégustation, les vins sont certainement l’archétype de ce que doivent être des grands crus de Saint-Julien. Ils présentent une belle robe de couleur profonde, sont très équilibrés et amples en bouche, révèlent un joli bouquet aux arômes très fins avec de la persistance. Leurs qualités s’expriment plus par une très grande élégance plutôt que par une puissance ou une concentration excessive qui risqueraient de masquer la typicité du terroir.

Superbe Saint-Julien 2005, très typé, d’une grande complexité aromatique avec ses notes caractéristiques de cerise noire, de poivre et d’épices, très équilibré, de très belle garde. Formidable 2004, l’un des plus beaux vins de la presqu’île dans ce millésime de grande race, où l’élégance vient épauler une structure dense, un très grand vin, très classique comme on les aime, où le terroir s’est exprimé tout particulièrement, qu’il faut savoir attendre. Le 2003 est très représentatif de ce millésime atypique, un vin charmeur, velouté, riche, qui permet d’attendre l’évolution des millésimes qui l’entourent comme ce superbe 2002, concentré, dense, très riche, un grand vin savoureux, riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, prometteur. Exceptionnel 2001, un grand vin très distingué, très fin, ample, aux connotations de cerise confite, de sous-bois et de cannelle, un vin puissant, aux tanins enrobés, qui poursuit une fort belle évolution. Le 2000 est un superbe vin, de couleur soutenue, de bouche puissante, riche, très fin, bien charnu, de garde. Remarquable 99, au bouquet développé avec des nuances épicées et giboyeuses, un vin complet, aux tanins présents et harmonieux.

Une précision (très) importante : à l’heure où la frime envahit les vignobles, où le nouveau venu qui vendra le plus cher va se targuer de faire un “grand” vin, quand des crus réputés atteignent des prix incautionnables et totalement injustifiés, les vins d’Anthony Barton bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité réellement exemplaire (vous lisez bien) : 65 € le 2004 chez ChateauNet, c’est très compréhensible, et c’est à comparer à des prix déments cités dans mes précédents articles (1, 2) ou à ceux des cuvées de garage que l’on trouve au fin fond de Saint-Émilion ou du Languedoc.

Ici, à ce prix, on est bien au sommet des grands vins de Bordeaux.

Millesimes

* Echange 1 Ausone 2005 contre 500 “petits Bordeaux”

Publié dans Coups de gueule (Jeudi juin 12, 2008 à 10:30)
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Vous allez croire que je fais une fixation sur les prix en ce moment. Ce n’est pas faux car j’ai entre les mains des centaines de tarifs à l’heure où je boucle mon Guide, et, bien sûr, mes commentaires changent aussi en fonction de l’éternel rapport qualité-prix-plaisir. Un vin que j’ai bien noté “à l’aveugle”, peut, et j’assume, être rétrogradé quand son prix n’est pas justifié. C’est vrai en Bourgogne comme en Languedoc, et vous le lirez dans l’édition 2009.

Car le vin, ce n’est pas de la frime. Prenons Bordeaux, où les prix atteints par certains crus devenant -de facto- incomparables, on peut alors s’amuser à faire des comparaisons… incomparables.

Faut bien rire et cela prouve que ma position est toujours d’actualité. Pour mémoire, à Bordeaux, les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise, tant il y a de différence entre deux vins d’une même appellation. On parle beaucoup trop d’argent ici, de frime, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une infime minorité. Cela crée tout naturellement une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité. Le millésime 2005 est le stéréotype, qui me met personnellement mal à l’aise face à la crise que traversent beaucoup de nos compatriotes, de ces hausses de prix, totalement injustifiées.

- Un exemple avec L’Angélus 2005 (rien contre ce vin, ce n’est qu’un exemple, parmi d’autres) : 355 € la bouteille chez Mondovino, pratiquement idem chez chateauonline et chateauclassic, 10 € de plus chez 75cl, on passe à 438 € chez Eyquard (quelque 80 € de plus, chapeau, et je ne résiste pas à vous soumettre leur accroche : “Spécialiste des Grands Vins de Bordeaux et de France, nous vous proposons plus de 2000 références aux meilleurs prix”), on la trouve aussi dans une offre à 200 €

- Dans la même appellation, on peut faire beaucoup plus fort : 3.558 € la bouteille (vous lisez bien) du Château Ausone 2005 (2 fois et demi le smic), et, mieux (3 fois le smic, bravo), 4.187 € chez Wine and Co.

En face, facilement une bonne trentaine de vins superbes, toujours à Saint-Émilion, entre 20 et 40 € la bouteille, et, par extension (voir le Guide), une centaine de “bons petits Bordeaux” comme diraient certains idiots (expression dévalorisante, que je n’apprécie donc pas) sont proposés à la propriété entre 5 et 8 €, dans les appellations de Graves, des Côtes, des Bx Sup… certains vraiment remarquables.

Pour l’actu, je viens de recevoir le catalogue Leclerc. Soyons clair, je trouve ces vins cités également trop chers, et le rapport qualité-prix-plaisir n’est donc plus à prendre en compte. Il est amusant de comparer les prix entre les sites de ventes de vins sur Internet et le circuit traditionnel des grandes surfaces. On pourrait croire que le fait de n’avoir pas de boutiques et des délais de livraison très importants pourraient faire baisser les prix, c’est loin d’être le cas. Pour les inconditionnels de ces vins comme pour les curieux, voici ce qu’il en est aujourd’hui :

- Foire aux vins Leclerc : prix du Château Pichon Comtesse 2006 : 86,90 €, et sur Internet : 100,46 € (plus port)

- Foire aux vins Leclerc : prix du Château Figeac 2001 : 65 €, et sur Internet : 78 € chez Vinatis, 76 € avec le port chez Wine and Co (15 jours ouvrés pour la livraison, il vient d’où ce vin ?)…

Il y en a beaucoup d’autres, à vous de vérifier, par exemple sur Twenga.

Millesimes

* A Bordeaux, la gamme est vaste, et il y a de tout…

Publié dans Coups de gueule (Mardi juin 3, 2008 à 10:24)
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Je suis en train d’écrire mon Guide 2009, qui paraît le 20 Août prochain, et il est particulièrement sévère cette année, les déceptions étant nombreuses, et les éliminés aussi.

À Bordeaux, par exemple : il y a d’abord une dizaine de vins mythiques d’un niveau qualitatif exceptionnel mais que l’on ne peut tout bonnement plus s’offrir. Il est difficile d’en parler comme les autres vins, car on entre dans le monde du luxe où l’image et la frime comptent beaucoup. Les prix de ces vins ne sont pas réellement cautionnables si l’on veut prendre le rapport qualité-prix, et, bien sûr, d’autres crus sont très proches qualitativement, et 10 fois moins chers. Ce sont donc des vins hors catégorie, des “vins-cadeaux”, dont les acheteurs font plus partie des nouveaux riches des pays émergents (Russie, Chine…), l’exception confirmant la règle, car il y a encore de vrais amateurs (riches) qui les réservent. Passons, donc, mon Guide étant beaucoup plus axé sur la réalité des vins que nous achetons tous les jours.

Il y a ensuite la masse des grands crus classés, en Médoc, pour l’exemple, dont certains, beaucoup moins prestigieux, plus à la mode (pas mal de vins surbarriqués sont dans le lot), ont atteint des prix incautionnables, car, pour ceux-là, il est toujours question de rapport qualité-prix, ne leur en déplaise. Force est de constater que l’on retrouve ces bouteilles de moins en moins dans la restauration française et dans nos caves, leur prix devenant un frein réel. Ces vins-là, à forte valeur ajoutée, sont vendus majoritairement à l’export, délaissant, à tort, le marché français. Je me demande quelle serait la réaction du Japonais qui a sa cave remplie de ces vins-là, et ne les verrait pas en France. Il pourrait se demander s’il ne s’est pas fait avoir ? Heureusement, il y a les très grands vins, très classiques, où l’élégance prédomine (Léoville-Barton, Montrose, Calon-Ségur, Brane-Cantenac, Rauzan-Gassies, Desmirail…).

Dans le Libournais, on est toujours dans l’expectative. D’un côté les vrais grands vins marqués par des territoires que personne ne peut nier, dans une gamme large, où l’élégance s’allie à la structure, selon les sols et rien d’autre, sans artifices (Magdelaine, Bélair, Certan de May, Cadet-Piola, Lamarzelle, Beauregard, La Croix, Laroque, Guadet, Balestard…). Je ne peux que vous renvoyer à mon Classement 2008, où la catégorie des Deuxièmes Grands Vins est un vrai vivier qualitatif.
En face, il y a des vins bien différents (particulièrement à Saint-Émilion ou en Côtes-de-Castillon), beaucoup trop boisés, trop concentrés, desséchés, qui n’ont aucun intérêt mais nous ne parlerons pas d’eux, tant ils sont encensés de facon indécente par des “gourous” français ou étrangers.

À quoi bon créer des vins écœurants comme de l’encre, faire des “produits” à 15° quand la région bordelaise a, depuis toujours, su faire primer la distinction. J’ai débuté avec des “pointures” mondiales comme Jacques de Loustaunau, Émile Peynaud, Ribéreau-Gayon, ils s’attachaient tous à défendre cet atout essentiel de Bordeaux : élever de grands vins capables d’associer la puissance et l’élégance, et la durée dans le temps.

On sait que la (grande) qualité n’a rien à voir avec un élevage outrancier en bois neuf, ni à des artifices techniques.

Le marché intermédiaire (7 à 20 €) est un formidable vivier, qui fait la force de Bordeaux, dans toutes les appellations, aussi bien dans le Médoc, à Saint-Émilion, ses satellites, que dans les Graves ou les Côtes… On a plaisir à déguster des vins typés, très bien faits, qui bénéficient d’une belle série de millésimes grâce aux étés chauds, donnant des vins savoureux plus faciles à boire rapidement mais aussi d’un beau potentiel de garde. Les Sauternes sont tout aussi savoureux, avec un grandissime millésime 2007, dans la lignée du 2001.
Ils sont aux côtés d’autres vins trop chers, dont la réputation n’est plus justifiée à ce niveau de prix. Mes prochains Classements des Graves, des Satellites et du Médoc, notamment, vont donc réserver des surprises, comme celui des Bordeaux Supérieur.

Les 2007, 2006, 2004 et 2001 sont des millésimes que j’affectionne particulièrement, à l’ombre des grands millésimes médiatiques et c’est dommage, car ils sont l’archétype classique du bordelais, où la finesse prédomine. Les viticulteurs font des efforts de qualité, sont efficaces, travaillent bien dans leur chai mais aussi à la promotion de leurs vins, car il ne s’agit pas de ne faire que bon, il faut le faire savoir. La majorité élève ces vins dans la grande tradition bordelaise.

Il y a également une région où les vins sont exceptionnels, Pessac-Léognan, (même si j’ai été très déçu par quelques “grands”, vous le verrez) avec des crus envoûtants, en blanc comme en rouge. À Pomerol, les vins sont restés très typés, cela correspond aussi à la mentalité des propriétaires qui respectent leur terroir et ne se complaisent pas dans l’esbroufe. Saint-Émilion est une appellation qui fait encore parler d’elle avec un classement qui fait sourire (pour ne pas dire plus), tant des déclassements restent incompréhensibles, c’est navrant.

Cela amène le consommateur à penser qu’à Bordeaux on parle trop de classements, de jalousie, de prix, de frime et pas assez de qualité intrinsèque du vin et cela porte tort à toute la région, même aux Bordeaux les plus modestes. Ajoutez à cela une vraie crise sociale snobée par quelques propriétaires et négociants qui préfèrent aller chercher ailleurs ce qu’ils devraient promouvoir venant de leur région.

En fin de compte, on se moque de savoir si un cru est classé ou non, que les Côtes soient réunies ou pas, ce qui importe, c’est ce qu’il y a dans la bouteille et le rapport qualité-prix-plaisir !