You are currently browsing the archives for juin, 2008.
Ici, on est vignerons de père en fils depuis 1675 (90 ha implantés sur des sols argilo-calcaires exposés plein sud). Remarquable Saint-Chinian rouge Les Terrasses de Fontenille 2003 (Syrah et Grenache), de couleur profonde, bien corsé, aux notes de cuir et de cassis mûr, aux tanins équilibrés, de bouche à la fois puissante et ronde, un vin de belle structure, ferme, de très bonne garde. Beau Saint-Chinian cuvée Mathieu 2004, très équilibré, au nez complexe de fruits rouges et d’épices, riche et dense comme leur Coteaux-du-Languedoc rouge 2003 (90% Syrah et 10% Grenache), au nez de fruits mûrs (cassis, griotte) et d’humus, aux tanins équilibrés, riches et savoureux, un vin coloré et corsé, qui poursuit son évolution. Le Saint-Chinian rosé 2007 est très bien équilibré en acidité, un vin de bouche puissante, riche en bouquet, harmonieux, aux notes d’abricot et de petites fleurs, tout en finale. Goûtez aussi leur Vin de Pays d’Oc cuvée de L’Hermitage du Domaine Saint-Martin-des-Champs 2005, de belle robe soutenue, aux notes de sous-bois et de mûre, alliant charpente et souplesse en bouche, et le Viognier 2006, tout en finesse d’arômes. Excellent rapport qualité-prix-typicité. Profitez-en pour prendre le temps de faire la visite gratuite des chais avec dégustation, balade pédestre, circuit VTT, expositions de peinture…
Château SAINT-MARTIN-des-CHAMPS
(SAINT-CHINIAN)
Pierre et Michel Birot
Route de Pumisson
34490 Murviel-lès-Béziers
Téléphone :04 67 32 92 58
Télécopie : 04 67 37 84 49
Email : domaine@saintmartindeschamps.com
Ou : www.saintmartindeschamps.com
Voir aussi

J’apprécie, depuis mon premier Guide, Anthony Barton, qui, avec un charme et une prestance qui lui sont propres, peut être fier d’être resté fidèle à la grande tradition médocaine, ce qui n’est pas si courant. Il a développé avec son épouse, Eva, ces propriétés qu’ils gèrent aujourd’hui avec leur fille Lilian Barton-Sartorius.
Les 45 ha du Château Léoville-Barton et les 15 ha du Château Langoa sont plantés dans un sol de graves et un sous-sol composé d’argile, un terroir très typique de Saint-Julien. La forte proportion de vieilles vignes permet d’obtenir la meilleure qualité possible. L’encépagement est constitué de 72 % de Cabernet-Sauvignon, 20 % de Merlot et 8 % de Cabernet franc. Les 2 propriétés bénéficient des mêmes soins attentifs, que ce soit à la vigne ou au chai.
Anthony Barton est partisan d’un élevage traditionnel des vins et résiste aux phénomènes de mode, “où la course à une trop grande technicité nuit à la qualité et à l’élégance des vins”, aime-t-il préciser. À la dégustation, les vins sont certainement l’archétype de ce que doivent être des grands crus de Saint-Julien. Ils présentent une belle robe de couleur profonde, sont très équilibrés et amples en bouche, révèlent un joli bouquet aux arômes très fins avec de la persistance. Leurs qualités s’expriment plus par une très grande élégance plutôt que par une puissance ou une concentration excessive qui risqueraient de masquer la typicité du terroir.
Superbe Saint-Julien 2005, très typé, d’une grande complexité aromatique avec ses notes caractéristiques de cerise noire, de poivre et d’épices, très équilibré, de très belle garde. Formidable 2004, l’un des plus beaux vins de la presqu’île dans ce millésime de grande race, où l’élégance vient épauler une structure dense, un très grand vin, très classique comme on les aime, où le terroir s’est exprimé tout particulièrement, qu’il faut savoir attendre. Le 2003 est très représentatif de ce millésime atypique, un vin charmeur, velouté, riche, qui permet d’attendre l’évolution des millésimes qui l’entourent comme ce superbe 2002, concentré, dense, très riche, un grand vin savoureux, riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, prometteur. Exceptionnel 2001, un grand vin très distingué, très fin, ample, aux connotations de cerise confite, de sous-bois et de cannelle, un vin puissant, aux tanins enrobés, qui poursuit une fort belle évolution. Le 2000 est un superbe vin, de couleur soutenue, de bouche puissante, riche, très fin, bien charnu, de garde. Remarquable 99, au bouquet développé avec des nuances épicées et giboyeuses, un vin complet, aux tanins présents et harmonieux.
Une précision (très) importante : à l’heure où la frime envahit les vignobles, où le nouveau venu qui vendra le plus cher va se targuer de faire un « grand » vin, quand des crus réputés atteignent des prix incautionnables et totalement injustifiés, les vins d’Anthony Barton bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité réellement exemplaire (vous lisez bien) : 65 € le 2004 chez ChateauNet, c’est très compréhensible, et c’est à comparer à des prix déments cités dans mes précédents articles (1, 2) ou à ceux des cuvées de garage que l’on trouve au fin fond de Saint-Émilion ou du Languedoc.
Ici, à ce prix, on est bien au sommet des grands vins de Bordeaux.

Un grand et beau vignoble, qui s’étend sur 95 ha, constitué de 40% de cépages blancs et de 60% de cépages rouges. Vous apprécierez comme nous ce Chantegrive rouge 2005, charpenté et charnu, de bouche ample, aux nuances de cassis et d’épices, aux tanins harmonieux mais structurés à la fois, un vin de bouche soyeuse, d’une belle persistance aromatique, de couleur profonde, de garde. Le 2004 est de robe rubis intense, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, un vin qui allie richesse et harmonie. Le 2003 est savoureux, très représentatif de ce millésime, de teinte pourpre intense, élégant, aux tanins mûrs, tout en bouche, avec des notes de framboise et de cuir. Excellent 2002, d’un beau rouge profond, riche en fruits et en arômes, tout en finesse tannique, très parfumé, ample et structuré, d’une belle finale. Le Chantegrive blanc 2007, qui allie finesse et persistance, de bouche riche et distinguée aux nuances d’agrumes et d’amande grillée, très agréable. Excellent 2006, où s’entremêlent des notes d’amande, de pêche et de bruyère, est un vin harmonieux en bouche. Superbe, leur blanc Caroline, un vin puissant et racé, avec ces notes de pomme et de noix fraîche, au nez fleuri, suave et puissant, d’une très belle persistance aromatique au palais, avec des nuances de pêche et de tilleul, très équilibré en finale. Beau rapport qualité-prix-plaisir.
Voir le reportage
Voir aussi

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Les vendanges 2007 ont commencé avec une semaine d’avance, nous prtécise Pierre Pastre. Nous avons eu un été très sec contrairement à certaines autres régions et avons donc vendangé des raisins très sains. Les teneurs en sucre étaient élevées et les vins s’annoncent puissants, la couleur rouge foncé est profonde, cela est dû à la maturité parfaite. Nous nous situons encore entre une très bonne année et une année exceptionnelle dans la lignée des 2006 et 2005. Les blancs sont d’une belle fraîcheur, nous les avons récoltés assez tôt pour préserver leur délicatesse aromatique. Pour les rouges, les fermentations ont été vigoureuses, ce qui est très bon signe. Les rendements sont excessivement bas, volontairement limités à 35 hl/ha.” On se fait plaisir avec ce Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Baron 2005 (45% Grenache, 40% Syrah, 15% Mourvèdre), un grand vin charnu et très parfumé, de robe pourpre sombre, aux arômes de fruits noirs avec des notes de grillé et charpenté, de belle garde.?Le 2004 est très riche au nez comme en bouche, de grande structure, de couleur intense, au nez complexe où dominent les épices et la vanille. Le Châteauneuf-du-Pape rouge Tradition 2005 (95% Grenache, 5% Syrah) est typé, au nez de griotte et de cassis mûrs, un vin dense et complexe, très parfumé, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche, à apprécier sur un filet de bœuf en croûte. Le 2004 associe couleur et matière, au nez à dominante de fruits frais et d’humus, riche et subtil, de bouche dense. Remarquable Châteauneuf-du-Pape blanc 2005, de belle robe dorée, gras et suave, un vin d’une grande séduction, aux arômes de fruits blancs mûrs, d’une grande richesse aromatique en finale. Le 2004 se goûte aussi très bien, aux nuances de coing et de pain grillé, , riche en arômes comme en charpente.
Voir le reportage
Voir aussi

Vous allez croire que je fais une fixation sur les prix en ce moment. Ce n’est pas faux car j’ai entre les mains des centaines de tarifs à l’heure où je boucle mon Guide, et, bien sûr, mes commentaires changent aussi en fonction de l’éternel rapport qualité-prix-plaisir. Un vin que j’ai bien noté « à l’aveugle », peut, et j’assume, être rétrogradé quand son prix n’est pas justifié. C’est vrai en Bourgogne comme en Languedoc, et vous le lirez dans l’édition 2009.
Car le vin, ce n’est pas de la frime. Prenons Bordeaux, où les prix atteints par certains crus devenant -de facto- incomparables, on peut alors s’amuser à faire des comparaisons… incomparables.
Faut bien rire et cela prouve que ma position est toujours d’actualité. Pour mémoire, à Bordeaux, les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise, tant il y a de différence entre deux vins d’une même appellation. On parle beaucoup trop d’argent ici, de frime, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une infime minorité. Cela crée tout naturellement une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité. Le millésime 2005 est le stéréotype, qui me met personnellement mal à l’aise face à la crise que traversent beaucoup de nos compatriotes, de ces hausses de prix, totalement injustifiées.
- Un exemple avec L’Angélus 2005 (rien contre ce vin, ce n’est qu’un exemple, parmi d’autres) : 355 € la bouteille chez Mondovino, pratiquement idem chez chateauonline et chateauclassic, 10 € de plus chez 75cl, on passe à 438 € chez Eyquard (quelque 80 € de plus, chapeau, et je ne résiste pas à vous soumettre leur accroche : « Spécialiste des Grands Vins de Bordeaux et de France, nous vous proposons plus de 2000 références aux meilleurs prix »), on la trouve aussi dans une offre à 200 €…
- Dans la même appellation, on peut faire beaucoup plus fort : 3.558 € la bouteille (vous lisez bien) du Château Ausone 2005 (2 fois et demi le smic), et, mieux (3 fois le smic, bravo), 4.187 € chez Wine and Co.
En face, facilement une bonne trentaine de vins superbes, toujours à Saint-Émilion, entre 20 et 40 € la bouteille, et, par extension (voir le Guide), une centaine de « bons petits Bordeaux » comme diraient certains idiots (expression dévalorisante, que je n’apprécie donc pas) sont proposés à la propriété entre 5 et 8 €, dans les appellations de Graves, des Côtes, des Bx Sup… certains vraiment remarquables.
Pour l’actu, je viens de recevoir le catalogue Leclerc. Soyons clair, je trouve ces vins cités également trop chers, et le rapport qualité-prix-plaisir n’est donc plus à prendre en compte. Il est amusant de comparer les prix entre les sites de ventes de vins sur Internet et le circuit traditionnel des grandes surfaces. On pourrait croire que le fait de n’avoir pas de boutiques et des délais de livraison très importants pourraient faire baisser les prix, c’est loin d’être le cas. Pour les inconditionnels de ces vins comme pour les curieux, voici ce qu’il en est aujourd’hui :
- Foire aux vins Leclerc : prix du Château Pichon Comtesse 2006 : 86,90 €, et sur Internet : 100,46 € (plus port)
- Foire aux vins Leclerc : prix du Château Figeac 2001 : 65 €, et sur Internet : 78 € chez Vinatis, 76 € avec le port chez Wine and Co (15 jours ouvrés pour la livraison, il vient d’où ce vin ?)…
Il y en a beaucoup d’autres, à vous de vérifier, par exemple sur Twenga.

Belle valeur sûre avec son Côtes-de-Bourg 2005, de bonne charpente, au nez où dominent les épices et les petits fruits rouges, aux tanins très élégants mais encore fermés, un vin puissant et savoureux. Le 2004 est charnu, riche en couleur, au nez complexe de fruits cuits et de cuir, aux tanins puissants et savoureux. Le 2003 est très typé comme on les aime, coloré, avec des tanins souples et très équilibrés, un vin riche, savoureux, qu’il faut garder quelques temps pour mieux profiter de son potentiel. Excellent 2002, aux notes de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample, un très joli vin qui poursuit son évolution.
Château les HEAUMES
(CÔTES-DE-BOURG)
Jean-Michel Robin
33710 Saint-Ciers-de-Canesse
Téléphone :05 57 64 89 99
Télécopie : 05 57 64 84 48
Email : robindesvignes@wanadoo.fr
Voir le Classement 2008
Toujours à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Denis Thomas représente à lui seul la grande tradition bourguignonne, c’est-à-dire la convivialité associée au talent et au respect du terroir. Ici, la tradition (certification en culture agrobiologique) s’associe aux investissements les plus performants, ce qui permet d’allier innovations technologiques et respect de la typicité de chaque cru. “Je travaille les vins en bio de plus en plus, en Bourgogne ou dans le Languedoc, précise Denis Thomas. J’estime qu’il vaut mieux traiter les vignes et les vins le plus naturellement possible. Par exemple, le 2006 est un millésime plus hétérogène dans la région, mais pas chez nous, et c’est uniquement grâce au suivi des vignes en bio-lunaire, on voit vraiment la différence dans nos vins, nous avons obtenu une bien meilleure maturité et, de plus, en bio, la peau des raisins devient plus résistante contre la pourriture. Ces résultats sont tellement positifs qu’ils nous encouragent à développer la technique de travail en bio-lunaire dans toutes nos vignes.” On ne peut que savourer ce Clos de Vougeot Grand Cru 2003, au nez présent avec des notes de mûre et de réglisse, de bouche soyeuse et parfumée, coloré, corsé, un vin de belle charpente, qu’il faut savoir attendre pour profiter pleinement de son potentiel comme le Vosne-Romanée Beaux Monts Premier Cru 2004, classique, qui associe couleur et matière, au nez délicat à dominante de fruits frais et d’humus, de bouche fondue et riche, de garde, très savoureux. Le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Richemones est riche au nez, avec ces connotations subtiles de cerise, d’humus, gras en bouche, au nez présent avec des notes de fruits rouges bien mûrs, de jolie bouche, idéal sur une viande rôtie. Beau Pommard Premier Cru Épenots 2005, très équilibré, au nez envoûtant de truffe et de violette, épicé, corsé, de bouche intense, un vin très prometteur. Goûtez le Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Chardonnay blanc, au nez de fleurs et de fruits secs, souple et persistant.
Lire le reportage

“Notre volonté est, avant tout, de mettre un terroir en adéquation avec son produit, nous explique son sympathique président, Patrick Boivin, et l’on ne peut que souscrire à cela, en effet (confer Article Talent). “Nous avons fêté l’an dernier les 50 ans de Vincent d’Astrée, poursuit-il, et cela nous a donné encore plus d’énergie et d’enthousiasme pour faire de l’excellence. Nous sommes très satisfaits de notre belle récolte 2007 qui laisse augurer des vins d’un bel équilibre alcool/acidité. Cela a été une bonne surprise, car nous ne nous attendions pas à ce niveau de qualité. Les vendanges se sont étalées durant trois semaines sous un soleil radieux. Nous avons préféré commencer par les Pinots meuniers qui avaient un équilibre sanitaire parfait, puis ensuite, nous avons vendangé les Pinots noirs et, enfin, nous avons terminé par les Chardonnays qui étaient superbes avec des degrés supérieurs à 9,5° , ils seront réservés à nos grandes cuvées. Le Chardonnay habituellement est un peu pauvre en sucre mais, en 2007, il fallait savoir attendre pour obtenir une belle maturité. Les vendanges se sont étalées grâce au beau temps qui a persisté et nous avons donc pris notre temps, 21 jours de vendanges c’est beaucoup, d’habitude en 10 jours, c’est terminé. Notre bel outil de travail nous est très précieux pour la précision de nos assemblages. Nous avons 150 cuves différentes, donc 150 vins différents qui entrent dans l’assemblage; cela correspond à nos parcelles, par exemple la Côte d’Épernay rassemble 6 à 7 communes. Nous vinifions séparément et cette complémentarité est très intéressante car on se rend compte qu’en dégustant cinq vins, chacun a un atout particulier qui va rendre l’ensemble plus équilibré, plus agréable, il y a vraiment quelque chose de magique dans l’assemblage, et ceci en fonction des années.”
Lire la suite

À la tête des Premiers Grands Vins Classés, et de loin. François et Marie-Blanche Lamarche sont des vignerons comme on aimerait en connaître beaucoup, et parviennent à marier discrétion et chaleur humaine, talent et humilité. “La relève au Domaine Lamarche se poursuit, précise Marie-Blanche Lamarche. Ma nièce, Nathalie, qui a 27 ans, me remplace au bureau et notre fille, Nicole, qui attend un bébé pour avril. Avec le fils de Nathalie, mon petit-neveu de 6 ans, c’est donc une nouvelle génération qui se prépare au Domaine Lamarche. Le 2006, c’était la première vendange avec Nicole, notre fille, qui vient travailler avec son père à la cave. Elle a donc vinifié les 2006 avec son père, et vinifié seule le 2007. Pour le 2006, nous avons beaucoup trié les raisins car la maturité était irrégulière, les quantités sont plus réduites, et, après quelques mois de vieillissement, on peut dire que 2006 est un très joli millésime qui se situe qualitativement entre 2005 et 2004, il se caractérise par un très joli fruité, des arômes persistants de fraise, c’est une très belle année d’expression du Pinot noir, un vin marqué par le terroir.” Formidable La Grand’Rue Grand Cru Monopole 2005, l’archétype de ce que doit être un très grand vin bourguignon où le velouté s’allie à la structure, la complexité d’arômes (fruits noirs, champignons, poivre…) à la subtilité d’une matière pleine et riche, un très grand vin, de très grande garde. À la suite, cet Échezeaux Grand Cru 2005, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois, de cuir et de fruits surmûris, fin et dense, un vin qui demande à se fondre. Vosne-Romanée Premier Cru Suchots 2005, de couleur intense aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges, d’épices, de gibier, aux tanins bien enrobés, très typé. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité.
Lire le reportage

Domaine (Cru Classé) de 36 ha d’un seul tenant, âge moyen de la vigne 40 ans, sol schisteux et cristallin avec des parties sablonneuses ou caillouteuses, terres acides avec peu de matière organique. Excellent Côtes-de-Provence blanc Classique de Rimauresq 2006, très marqué par le Rolle (90% et 10% Ugni blanc), de couleur jaune paille, dense et floral en bouche, harmonieux, de robe jaune clair, complexe avec ces notes de citron et de tilleul, tout en arômes. Puissant “R” de Rimauresq 2004, de robe grenat soutenu aux reflets carmin, un vin avec beaucoup de structure, dense en bouche, où prédominent les fruits macérés, aux tanins riches. Le rosé Classique de Rimauresq 2006 est de robe brillante, au nez d’agrumes et de fruits frais, tout en souplesse, parfait sur une grillade de poissons.
Voir le Classement 2008
Lire aussi

Remarquable Vin Jaune 99, corsé, avec cette complexité où se retrouvent des nuances d’épices et de pomme cuite, un vin chaleureux et d’une grande intensité en finale. Le 98, médaille d’Argent concours des vins du Jura, associe le fruit à la charpente, épicé, gras, racé et persistant, marqué par son terroir. Le Poulsard, au nez où dominent le pruneau et les sous-bois, est un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, complexe, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Beau Vin de Paille 2001, où couleur et présence aromatique intense définissent ce beau vin très gras, aux senteurs persistantes, très onctueux en bouche.
Lire la suite

Georges Dubœuf et son fils, Franck, peuvent être fiers de leur réussite, jalousée, bien sûr, mais on sait que l’on n’a rien sans rien. La maison, créée en 1964 par Georges, est toujours la référence vraiment incontournable dans le Beaujolais (120 pays à l’export, 12 000 clients en France dont 100 grossistes et représentants servant la restauration, 1 200 clients restaurateurs et caves en direct et 10 000 clients particuliers, 15% de l’ensemble de la production totale du Beaujolais dont 30% en primeur). Il faut venir aussi à Romanèche-Thorins pour découvrir les nouveautés de leur “Hameau en Beaujolais”. En 2001, s’ouvrait “La Gare”, et en 2003, “Un Jardin en Beaujolais”, le tout créant un site unique en Europe, un parc à thème sur la vigne et son histoire. Un projet d’envergure qui rencontre un franc succès. Leur Morgon Domaine de la Chaponne 2005, d’une belle couleur aux reflets violets, parfumé (mûre et violette), est un vin bien corsé, aux tanins souples, aux nuances complexes en bouche où se mêlent la griotte et l’humus, alliant rondeur et charpente, de bonne garde. Splendide Moulin-à-Vent 2005, très bien élevé en fûts de chêne, de robe intense, ferme, mêlant structure et distinction, de robe poupre, très classique, avec ces notes d’humus, de cuir et de fruits surmûris. Excellent Régnié Sélection Printemps 2005, aux arômes subtils de violette et de framboise, aux tanins riches et fins à la fois, de bouche persistante. Le Beaujolais-Villages est une valeur sûre comme le Fleurie Prestige 2005, dominé par le cassis mûr, charnu, de couleur pourpre, ample au nez comme en bouche, aux tanins riches et soyeux à la fois. Le Brouilly Domaine de Grand Croix 2005, typé, avec des senteurs de groseille et de mûre, est puissant en bouche, de garde, idéal sur un salmis. Leur Côtes-de-Brouilly 2005, 1er prix au Concours Victor Pulliat sent bon les fruits rouges, dense et solide, riche en couleur comme en charpente. Le Juliénas Domaine de Grand Croix 2006 est un vin concentré et parfumé, aux notes de mûre et d’épices, très harmonieux, de bonne garde.
Les VINS GEORGES DUBOEUF
Georges et Franck Duboeuf
71570 Romanèche-Thorins
Téléphone :03 85 35 34 20
Télécopie : 03 85 35 34 25
Email : message@duboeuf.com
Ou : www.duboeuf.com
Voir le Classement 2008
Lire aussi

À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. L’exemple typique du fait que l’on n’a besoin que d’un vrai terroir de qualité et de vignerons passionnés pour faire un grand vin, à un formidable rapport qualité-prix. Très beau Saint-Émilion GC 2005, de bouche classique, un vin typé, corsé et gras, aux tanins présents qui commencent à se fondre, un vin intense qui associe puissance et distinction, d’excellente évolution. Le 2004, de bouche puissante, très fin, bien charnu, est équilibré, parfumé (fumé, griotte…), de très bonne évolution. Superbe 2003, d’un beau rouge sombre soutenu, coloré, dense, au bouquet subtil où dominent le pruneau et les épices, mêlant souplesse et structure. Le 2002, médaille d’Or, est une réussite, de belle robe soutenue, aux tanins riches, aux connotations caractéristiques de fruits frais et de sous-bois, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche, de très bonne évolution. Le 2001 est remarquable, très élégant, avec des tanins intenses et savoureux. Le 2000 est un grand millésime, de robe soutenue, au nez très expressif de fruits, de bouche charnue, très équilibrée entre puissance et fraîcheur, de garde. Beau Montagne-Saint-Émilion Château Chevalier-Saint-Georges, à la tête de son appellation, corsé, aux tanins harmonieux, fermes et soyeux.
Lire le reportage
Voir le Classement 2008

Je suis en train d’écrire mon Guide 2009, qui paraît le 20 Août prochain, et il est particulièrement sévère cette année, les déceptions étant nombreuses, et les éliminés aussi.
À Bordeaux, par exemple : il y a d’abord une dizaine de vins mythiques d’un niveau qualitatif exceptionnel mais que l’on ne peut tout bonnement plus s’offrir. Il est difficile d’en parler comme les autres vins, car on entre dans le monde du luxe où l’image et la frime comptent beaucoup. Les prix de ces vins ne sont pas réellement cautionnables si l’on veut prendre le rapport qualité-prix, et, bien sûr, d’autres crus sont très proches qualitativement, et 10 fois moins chers. Ce sont donc des vins hors catégorie, des « vins-cadeaux », dont les acheteurs font plus partie des nouveaux riches des pays émergents (Russie, Chine…), l’exception confirmant la règle, car il y a encore de vrais amateurs (riches) qui les réservent. Passons, donc, mon Guide étant beaucoup plus axé sur la réalité des vins que nous achetons tous les jours.
Il y a ensuite la masse des grands crus classés, en Médoc, pour l’exemple, dont certains, beaucoup moins prestigieux, plus à la mode (pas mal de vins surbarriqués sont dans le lot), ont atteint des prix incautionnables, car, pour ceux-là, il est toujours question de rapport qualité-prix, ne leur en déplaise. Force est de constater que l’on retrouve ces bouteilles de moins en moins dans la restauration française et dans nos caves, leur prix devenant un frein réel. Ces vins-là, à forte valeur ajoutée, sont vendus majoritairement à l’export, délaissant, à tort, le marché français. Je me demande quelle serait la réaction du Japonais qui a sa cave remplie de ces vins-là, et ne les verrait pas en France. Il pourrait se demander s’il ne s’est pas fait avoir ? Heureusement, il y a les très grands vins, très classiques, où l’élégance prédomine (Léoville-Barton, Montrose, Calon-Ségur, Brane-Cantenac, Rauzan-Gassies, Desmirail…).

Dans le Libournais, on est toujours dans l’expectative. D’un côté les vrais grands vins marqués par des territoires que personne ne peut nier, dans une gamme large, où l’élégance s’allie à la structure, selon les sols et rien d’autre, sans artifices (Magdelaine, Bélair, Certan de May, Cadet-Piola, Lamarzelle, Beauregard, La Croix, Laroque, Guadet, Balestard…). Je ne peux que vous renvoyer à mon Classement 2008, où la catégorie des Deuxièmes Grands Vins est un vrai vivier qualitatif.
En face, il y a des vins bien différents (particulièrement à Saint-Émilion ou en Côtes-de-Castillon), beaucoup trop boisés, trop concentrés, desséchés, qui n’ont aucun intérêt mais nous ne parlerons pas d’eux, tant ils sont encensés de facon indécente par des “gourous” français ou étrangers.
À quoi bon créer des vins écœurants comme de l’encre, faire des “produits” à 15° quand la région bordelaise a, depuis toujours, su faire primer la distinction. J’ai débuté avec des “pointures” mondiales comme Jacques de Loustaunau, Émile Peynaud, Ribéreau-Gayon, ils s’attachaient tous à défendre cet atout essentiel de Bordeaux : élever de grands vins capables d’associer la puissance et l’élégance, et la durée dans le temps.
On sait que la (grande) qualité n’a rien à voir avec un élevage outrancier en bois neuf, ni à des artifices techniques.
Le marché intermédiaire (7 à 20 €) est un formidable vivier, qui fait la force de Bordeaux, dans toutes les appellations, aussi bien dans le Médoc, à Saint-Émilion, ses satellites, que dans les Graves ou les Côtes… On a plaisir à déguster des vins typés, très bien faits, qui bénéficient d’une belle série de millésimes grâce aux étés chauds, donnant des vins savoureux plus faciles à boire rapidement mais aussi d’un beau potentiel de garde. Les Sauternes sont tout aussi savoureux, avec un grandissime millésime 2007, dans la lignée du 2001.
Ils sont aux côtés d’autres vins trop chers, dont la réputation n’est plus justifiée à ce niveau de prix. Mes prochains Classements des Graves, des Satellites et du Médoc, notamment, vont donc réserver des surprises, comme celui des Bordeaux Supérieur.
Les 2007, 2006, 2004 et 2001 sont des millésimes que j’affectionne particulièrement, à l’ombre des grands millésimes médiatiques et c’est dommage, car ils sont l’archétype classique du bordelais, où la finesse prédomine. Les viticulteurs font des efforts de qualité, sont efficaces, travaillent bien dans leur chai mais aussi à la promotion de leurs vins, car il ne s’agit pas de ne faire que bon, il faut le faire savoir. La majorité élève ces vins dans la grande tradition bordelaise.
Il y a également une région où les vins sont exceptionnels, Pessac-Léognan, (même si j’ai été très déçu par quelques « grands », vous le verrez) avec des crus envoûtants, en blanc comme en rouge. À Pomerol, les vins sont restés très typés, cela correspond aussi à la mentalité des propriétaires qui respectent leur terroir et ne se complaisent pas dans l’esbroufe. Saint-Émilion est une appellation qui fait encore parler d’elle avec un classement qui fait sourire (pour ne pas dire plus), tant des déclassements restent incompréhensibles, c’est navrant.
Cela amène le consommateur à penser qu’à Bordeaux on parle trop de classements, de jalousie, de prix, de frime et pas assez de qualité intrinsèque du vin et cela porte tort à toute la région, même aux Bordeaux les plus modestes. Ajoutez à cela une vraie crise sociale snobée par quelques propriétaires et négociants qui préfèrent aller chercher ailleurs ce qu’ils devraient promouvoir venant de leur région.
En fin de compte, on se moque de savoir si un cru est classé ou non, que les Côtes soient réunies ou pas, ce qui importe, c’est ce qu’il y a dans la bouteille et le rapport qualité-prix-plaisir !
Au sommet, naturellement. Ce Pessac-Léognan rouge 2005 est certainement l’une des plus belles réussites du château, de couleur grenat profond, un grand vin très équilibré, au nez comme en bouche, avec des nuances de groseille, de cassis et de truffe, avec des tanins riches, à la fois puissants et savoureux, de lente évolution. Le 2004, très classique, de bouche corsée, est un vin complexe, très parfumé, tout en bouche, concentré, aux tanins puissants et fins à la fois, charnu, savoureux et complexe, de garde. Le 2003 est riche en couleur comme en charpente, ample, structuré, riche au nez comme en bouche, bien élevé, bien charnu. Le 2002, de base tannique importante et très équilibrée, dense, de robe soutenue, un vin charnu et gras, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte. Le 2001 est très coloré, au nez subtil, avec ces notes persistantes de fumé, un vin qui se goûte parfaitement bien. Superbe Pessac-Léognan blanc 2006, suave et harmonieux, où domine la pomme verte et les agrumes, tout en structure et parfums, au nuances délicates d’amande fraîche et de genêt, tout en bouche, d’une longue finale. Le 2005 est exceptionnel, un vin qui développe ces notes de fumé bien spécifiques, de robe brillante et limpide, au nez d’agrumes et d’acacia, d’une belle ampleur, suave et persistant. Le 2004 est remarquable, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, de bouche puissante. Le 2003, un vin où la structure s’allie à l’élégance, de bouche subtile aux nuances de pamplemousse, de chèvrefeuille et d’amande fraîche, suave comme il se doit et d’excellente évolution. Le 2002 est un vin harmonieux, aux notes d’agrumes, qui mêle distinction et puissance.
Lire le reportage
Voir le Classement 2008

Toujours la seule cave coopérative, dirigée notamment par la charmante Marie Gillet, à cette place de Premier Grand Vin Classé. Fondée en 1846 par les frères Jules et Auguste Devaux, elle fut reprise, après eux, par Mme veuve Auguste Devaux. En 1986, ses descendants, soucieux de perpétuer cette marque prestigieuse, en ont confié la destinée à un grand groupe de producteurs champenois. Aujourd’hui, la maison Veuve A. Devaux est installée dans le cadre magnifique du Domaine de Villeneuve. Là, 800 vignerons déploient tous leurs efforts, tous leurs soins et un savoir-faire ancestral. “La Cuvée D 2000 remplace la Cuvée D 1996, nous précise Marie Gillet. Elle comporte 50% de Chardonnay et 50% de Pinot noir, et sera vendue à l’automne 2008. Notre actualité est l’ouverture d’un site de dégustation en face de nos lieux de production, de l’autre côté de la route. Nous avons acheté ce bâtiment l’an passé et le faisons restaurer par un architecte parisien. Ce lieu de vente et de dégustation qui réservera le meilleur accueil à nos clients sera ouvert ouvert à la fin de l’année 2008.” Exceptionnel Champagne cuvée D 2000, qui associe richesse aromatique et persistance en bouche, ample et dense, avec des connotations de lys, de brioche et de noisette caractéristiques, d’une grande harmonie, un Champagne ample et distingué, très fruité, de belle mousse légère et persistante, riche et très équilibré. La Grande Réserve brut, à laquelle une dominante de Pinot noir confère puissance et longueur en bouche, le Chardonnay apportant à la fois vivacité et finesse, avec ces nuances de fruits compotés, de sous-bois et de pêche jaune, est très harmonieuse, charpentée, dominée par des notes légèrement vanillées, d’une longue persistance aromatique. La Cuvée “D” rosé 2004 est très séduisante, tout en bouche, aux connotations fruitées persistantes avec des nuances de mûre, alliant structure et vivacité. La cuvée Millésimée, pure Chardonnay, est dans la lignée, marquée par les fleurs (narcisse, chèvrefeuille), la pomme et le pain grillé, la marque de fabrique du Chardonnay. Superbe Ultra “D”, très parfumé, alliant finesse et longueur, aux nuances de pêche et de citronnelle, un grand Champagne très rafraîchissant.
Voir le reportage
Voir le Classement 2008

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Michel Bardet conjugue humilité et talent, et conduit les vendanges et les vinifications avec ses sœurs, descendants d’Albert Grivault et copropriétaires associés. On élève, ici, un véritable grand vin qui a le potentiel de se développer dans le temps, et, en matière de vins blancs secs, la Bourgogne est le seul royaume au monde où cet extraordinaire cépage qu’est le Chardonnay s’exprime aussi bien à travers ces sols pauvres où il doit puiser sa nourriture. Formidable Meursault Clos des Perrières 2005, très fin, très distingué, d’une grande subtilité d’arômes (fruits frais, miel, rose…), tout en amplitude, un vin très classique de ce grand millésime, encore bien jeune. Beau 2004, au nez subtil, tout en nuances, aux senteurs caractéristiques de tilleul et de miel, ample, de bouche très persistante, qu’il faut savoir attendre. Le 2003 est un vin dense, aux connotations complexes où dominent les fleurs (lis, genêt), très harmonieux. Superbe Pommard Clos blanc 2005, très chaleureux et charpenté, de couleur rubis, avec des notes de mûre et d’humus, parfumé, concentré et riche, très équilibré, aux tanins denses mais d’une grande finesse. Le 2004 commence à peine à s’ouvrir, un vin de robe pourpre, aux tanins présents mais tout en finesse, très marqué par son terroir, aux connotations de sous-bois et de fruits, racé, charnu en bouche. À la suite, le Meursault 2005 est très fin, de bouche parfumée et persistante, aux notes de fruits frais, dense et savoureux.
Voir le reportage
Voir le Classement 2008

Une place très enviable dans le Classement pour la chaleureuse Nicole Roskam-Brunot, qui, avec fils Frans Roskam, élève ce Château Cantenac Climat 2005, tout en couleur et en matière, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de griotte, de fumé et d’épices, tout en bouche, charnu comme il se doit, de belle charpente. Beau 2004, avec des arômes de poivre et de groseille, riche et persistant en bouche, gras, aux tanins denses. Le 2003 est d’une belle robe profonde et soyeuse, aux notes de cassis, de pruneau et d’épices, racé et coloré, aux tanins riches et savoureux, tout en bouche, un vin ferme et charpenté, de belle garde. Beau Château Cantenac Sélection Madame, où dominent les fruits rouges très mûrs et les sous-bois, de bouche épicée, de très bonne garde. Le Château Cantenac 2005 est de robe pourpre soutenu, avec des senteurs de truffe, et d’humus, d’une grande harmonie, très parfumé, un vin de bouche étoffée, séveux, généreux et persistant. Le 2004 est corsé et riche en couleur comme en matière, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement épicé, tout en bouche, de très bonne garde. Goûtez aussi le Lussac-Saint-Émilion Château Moulin de Grenet, au bouquet ample, riche, aux arômes de réglisse et de mûre.
Lire le reportage
Voir le Classement 2008
