Gaillac Domaine du Pialentou

Domaine du PIALENTOUGAILLAC Domaine du PIALENTOU

Domaine du PIALENTOU

(GAILLAC)
Jean et Kai Gervais

81600 Brens
Téléphone :05 63 57 17 99
Télécopie : 05 63 57 20 51
Email : domainepialentou@vinsdusiecle.com
Site : www.vinsdusiecle.com/domainepialentou
Site : www.domainedepialentou.com

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Le domaine est situé sur les terrasses de la rive gauche du Tarn, à deux pas de la charmante cité Renaissance de Gaillac. Après un important programme de modernisation et avoir obtenu la certification Qualenvi des Vignerons Indépendants en 2002, le domaine a demandé en 2007 sa reconversion en bio. Beau Gaillac Les Gentilles Pierres rouge 2006 (Syrah, Merlot, Cabernet-Sauvignon et Braucol), de couleur bien soutenue, aux tanins soyeux et fermes à la fois, au nez subtil dominé par les petits fruits noirs bien mûrs (cassis, cerise noire), développant une bouche harmonieuse. Le 2005 est puissant, fin, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue et des arômes de petits fruits rouges intenses (cassis, cerise), d’une jolie finale (le 2004 est parfait en ce moment). Excellent Gaillac Les Gentilles Pierres blanc sec 2007 (Sauvignon prédominant et Mauzac), de robe brillante, au nez de pomme et de tilleul, avec une bouche qui s’impose tout en finesse, des nuances de noix fraîche et une finale suave très agréable. À la suite, le Gaillac Nuances de Cocagne rouge 2005, parfumé, aux senteurs de griotte et d’épices, aux tanins équilibrés et mûrs, de bouche ample, à déboucher sur un rôti. Le Nuances de Cocagne blanc 2007 (50% Sauvignon et 50% Mauzac), issu d’une macération pelliculaire, est un vin de belle robe, au nez de noisette. Très séduisant et vif, Nuances de Cocagne rosé 2007, issu d’une saignée des Syrah et Duras (et une pointe de Merlot ), parfumé, avec des connotations de rose et de bruyère, très agréable, rond et frais, un vin à déguster sur une terrine de lapin.

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Coteaux-du-Languedoc Mas du Novi

MAS DU NOVI

MAS DU NOVI

(COTEAUX-DU-LANGUEDOC)
M. Palu et Jean-Philippe Madalle
Route de Villeveyrac – Mas du Novi
34530 Montagnac
Téléphone :04 67 24 07 32
Télécopie : 04 67 24 07 32
Email : carobeziers@wanadoo.fr
Site : www.masdunovi.com

Un domaine de 100 ha. Beau Coteaux-du-Languedoc Mas du Novi Prestigi 2005, majorité de Syrah, élevé 12 mois en fûts de chêne, corsé et classique, au nez dominé par les petits fruits rouges (griotte) et une pointe d’épices, aux tanins très présents et agréablement fondus. Le Coteaux-du-Languedoc Novi 2005 (Syrah majoritaire, 20% Grenache, et 10% Mourvèdre), issu d’un élevage 12 mois en fûts de chêne neufs), aux connotations de cassis et de poivre, concentré, allie couleur et matière, d’une jolie finale épicée. La cuvée Lou Mazet 2007 est dans la lignée, ample et persistante. Goûtez le Mas du Novi Lou Caberlaud rouge 2006, de robe rouge teintée cerise noire, de bouche au volume harmonieux et aux tanins soyeux. Le Vin du Pays d’Oc Mas du Novi Chardonnay 2008, élevé sur lies 12 mois en barriques, est de belle robe paille, aux nuances de fruits mûrs et de rose, de bouche délicate.


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Bandol Domaine de L’Olivette

Domaine de L’OLIVETTE

Domaine de L’OLIVETTE

(BANDOL)
Jean-Luc Dumoutier
Chemin de L’Olivette
83330 Le Castellet
Téléphone :04 94 98 58 85
Télécopie : 04 94 32 68 43
Email : info@domaine-olivette.com
Site : www.domaine-olivette.com

Un domaine de 55 ha dans la même famille depuis le XVIIIe siècle. Ce propriétaire sympathique s’attache à laisser s’exprimer le terroir selon les millésimes et pratique bien sûr des vendanges manuelles pour ce superbe Bandol rouge 2005, très expressif du Mourvèdre, un vin de couleur intense, racé, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, riche, de belle teinte grenat, dense et puissant au nez comme en bouche, de bonne garde, un vin de belle matière. Le 2004 est de couleur profonde et intense, aux notes de cassis, de prune et d’épices, aux tanins riches et savoureux, qui commence à s’ouvrir, de bouche soyeuse et dense.?Superbe 2003, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, harmonieux, très équilibrés en finale. Le rouge cuvée Spéciale 2002 est un très grand vin, complet, aux tanins enrobés, charnu comme il se doit, riche et classique, de robe pourpre intense, parfumé (fruits rouges à noyau, cannelle, humus…), légèrement poivré en finale, d’évolution lente. Le Bandol blanc (Clairette, Ugni Blanc et Sauvignon) associe nervosité et gras, au nez envoûtant et persistant, un vin suave, harmonieux, aux arômes de fruits blancs, d’une belle élégance et d’une grande richesse aromatique. Beau Bandol rosé 2008, cépages Mourvèdre, Grenache et Cinsault, tout en bouche, fruité, aux notes de framboise et de rose, à déguster sur un tagine ou des rougets grillés.

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Saumur-Champigny Domaine de la Petite Chapelle


Domaine de la PETITE CHAPELLE

Domaine de la PETITE CHAPELLE

(SAUMUR-CHAMPIGNY)
Laurent Dézé
4, rue des Vignerons
49400 Champigny
Téléphone :02 41 52 41 11
Télécopie : 02 41 52 93 48
Email : deze.laurent@orange.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés, en blanc comme en rouge. Un vignoble familial (depuis 4 générations) qui s’étend sur 28 ha sur des sols argilo-calcaires très caractéristiques de son appellation. Remarquable Saumur-Champigny Tradition 2008, tout en couleur et en matière, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, de bouche ample et fondue, tout en charme. Le Saumur-Champigny Les Chaneluzes 2002, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez de cassis et d’épices, allie puissance et souplesse, un vin subtil, de fort belle évolution. Joli Cabernet d’Anjou demi-sec 2009, de jolie robe brillante, de bouche ample et fruitée, très agréable sur un plat épicé. Le Crémant De Loire blanc brut, au nez subtil, de jolie mousse, aux arômes de noisette et de pain grillé, est tout en bouche intense comme ce Joli Crémant De Loire brut rosé, tout en finesse d’arômes. Superbe Saumur Blanc Volupté 2008, un vin où la fraîcheur s’allie à la distinction, épicé, puissant, bien persistant, vraiment savoureux.


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Puligny-Montrachet Domaine Marc Jomain

Domaine Marc JOMAIN

Domaine Marc JOMAIN

(PULIGNY-MONTRACHET)
Famille Jomain
11, rue du Monument
21190 Puligny-Montrachet
Téléphone :03 80 21 93 46
Télécopie : 03 80 21 94 45
Email : info@domaine-jomain.com
Site : www.vinsdusiecle.com/domainejomain
Site : www.domaine-jomain.com

Domaine de 9 ha exploité par les frères et sœur Philippe, Christophe et Catherine Jomain. Pratique de la lutte raisonnée, vendanges manuelles, vins élevés en fûts de chêne et vinifiés de manière traditionnelle. “Le 2008 est un millésime étonnant et inattendu, nous précise Philippe Jomain. Il a fallu attendre pour vendanger avec une vigilance durant tout l’été pour éviter les maladies de la vigne. Le temps sec à partir de mi-septembre a permis une récolte saine et satisfaisante avec une bonne acidité et un beau degré naturel. Ce sera un très bon vin de garde. Les rouges sont aussi satisfaisants mais avec moins de rendement. L’important, c’est que la qualité soit au rendez-vous.” Vrai coup de cœur pour leur Puligny-Montrachet Premier Cru Les Combettes 2007, un vin où le nez et la bouche sont marqués par des arômes complexes de pêche et d’abricot sec, d’une belle longueur en bouche, légèrement épicé en finale, un vin tout en nuances. Superbe 2005, racé et suave, très classique, de robe intense, riche au nez comme en bouche, tout en senteurs aromatiques (tilleul, noisette), d’excellente évolution. Très beau 2004, avec des arômes de fougère, de noix et de fruits frais, d’une grande finesse, un grand vin riche et chaleureux, avec une belle finale persistante, à déboucher sur un saumon sauvage fumé.?Dans la lignée, ce Puligny-Montrachet Premier Cru Les Pucelles 2007 est d’une grande finesse, aux nuances de chèvrefeuille et de pêche blanche, de bouche fondue et persistante, un grand vin onctueux, très racé.?Le 2006, où la suavité se mêle à une grande intensité, avec des arômes persistants de fruits secs et de pomme, de belle évolution, un vin qui s’accorde aussi bien avec les crustacés que sur une escalope de veau grillée. Leur Puligny-Montrachet Premier Cru Les Referts 2006, où la suavité s’allie à la distinction, est un vin avec beaucoup de moelleux et de persistance, des arômes de pomme mûre et d’amande grillée. Leur Auxey-Duresses rouge 2004 se goûte particulièrement bien, avec ces senteurs de fruits cuits et d’humus, un vin bien typé et tout en bouche, d’excellente évolution.


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Côte-Rôtie Domaine Louis Drevon

Domaine Louis DREVON

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine de 7 ha, qui possède cette force évidente du terroir associée à une très grande régularité qualitative et à des prix très mesurés quand on connaît la difficulté de produire ce type de crus. Un Côte-Rotie comme celui-ci renvoie à une cour de récréation les “Vins de garage” ou les producteurs qui pensent qu’il suffit de concentrer à outrance pour élever un grand vin, oubliant la force du terroir et l’osmose qui se crée entre les cépages, les sols et la main de l’homme.?Splendide Côte-Rôtie 2008 (97% Syrah et 3% Viognier), issu de cuvaison longue puis élevé au minimum 15 mois en fûts de chêne, aux notes subtiles et intenses d’humus et de petits fruits rouges surmûris, un vin ferme et riche, tout en bouche, parfait sur une daube. Le 2007, médaille d’Argent au Concours des Vins d’Ampuis, charnu et dense, aux tanins fondus, sent la griotte et le pruneau, de belle robe soutenue, un vin de garde.

Domaine Louis DREVON

(CÔTE-RÔTIE)
Louis Drevon
Domaine de Rosiers – 3, rue des Moutonnes
69420 Ampuis
Téléphone :04 74 56 11 38
Télécopie : 04 74 56 13 00

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Classé 1er Grand Vin, le Graves Château de Mauves

Château de MAUVESGRAVES Château de MAUVES

Château de MAUVES

(GRAVES)
Famille Bouche
25, rue François Mauriac
33720 Podensac
Téléphone :05 56 27 17 05
Télécopie : 05 56 27 24 19
Email : chateaudemauves@wanadoo.fr
Site : www.chateaudesmauves.fr

Classé 1er Grand Vin avec un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel, associé à une convivialité exemplaire de la famille Bouche, pour qui leurs clients sont aussi des amis. Un vrai coup de cœur pour leur Graves rouge 2008, actuellement en élevage, c’est un très beau millésime, à rapprocher du 2005 (petits rendements). La couleur est très intense, le Vin est rond, très parfumé, avec un joli potentiel de garde. Le 2007, coloré et très aromatique, d’une grande subtilité en bouche, aux senteurs de cassis, de fraise et de cuir, corsé, bien charpenté, aux tanins fermes mais distingués. Savoureux 2006, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, gras et persistant, riche en arômes (cerise noire, sous-bois) comme en structure, aux tanins mûrs, d’excellente garde. Beau 2005, classique, parfumé (framboise, mûre), un Vin bien charpenté, bien charnu, de robe soutenue, suave au palais, légèrement épicé en finale, aux tanins fondus, très charmeur. Le 2004 est très classique, un Vin riche, de couleur profonde, complexe au nez comme en bouche (pruneau, épices), avec des tanins mûrs et bien fermes à la fois, idéal sur des brochettes d’agneau. Le 2003, très réussi, se goûte particulièrement bien aujourd’hui, un Vin bien charnu, de robe soutenue, ample en bouche, au nez légèrement épicé, finement tannique. Le Graves blanc 2008, pur Sémillon, est très parfumé (pomme, citron, tilleul), un Vin qui mêle la fraîcheur à l’élégance, de robe pâle limpide, de bouche souple, bien élevé et très abordable. Très joli 2007, de jolie robe jaune paille, aux nuances de fleurs, finement poivré, bien équilibré, de bouche ample. Le 2006 est fin et délicat, de bouche suave et dense, au nez de fleurs et de pamplemousse, un Vin savoureux et séduisant, à ouvrir sur une sole meunière. Excellent Bordeaux rosé 2008, de belle robe rose pâle, au nez subtil de fraise, de bouche gourmande et légère, et une finale fraîche et franche, très réussi.

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Bordeaux Côtes de Francs Château Puyfromage

Château PUYFROMAGE

Château PUYFROMAGE

(BORDEAUX-CÔTES DE FRANCS)
Philippe Marque

33570 Saint-Cibard
Téléphone :05 57 40 61 08
Télécopie : 05 57 40 66 46
Email : puyfromage@wanadoo.fr
Site : www.puyfromage.com

Au sommet de son appellation.?Situé sur un haut plateau, 2e point culminant de la Gironde, l’actuel château Puyfromage a été construit en 1574, non loin d’un donjon du XIe siècle et d’un colombier royal parfaitement conservés à ce jour. Un vignoble de 45 ha.?Remarquable Bordeaux Côtes-de-Francs 2007, issu du Merlot (60 %), du Cabernet-Sauvignon (25 %) et du Cabernet franc (15 %), de couleur soutenue grenat avec des reflets rubis, un vin de caractère au nez épicé bien caractéristique, aux tanins bien fondus mais puissants, encore jeune mais prometteur. Le 2006, aux tanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre, légèrement épicé comme il se doit, est un vin ferme, franc, complet, qui commence à peine à s’ouvrir.?Beau 2005, tout en charpente, d’une belle ampleur, bien équilibré, qui sent les fraises des bois et l’humus, de bouche charpentée et souple à la fois, de très bonne garde, à déboucher sur une palombe. Le tout est à un prix défiant toute concurrence.

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Premières Côtes de Blaye Château Larrat

Château LARRAT

Château LARRAT

(PREMIÈRES CÔTES DE BLAYE)
M.Larrat
5, Grillet
33710 Pugnac
Téléphone :05 57 68 80 64
Télécopie : 05 57 68 82 65
Email : dom.grillet@wanadoo.fr

Un très savoureux Premières-Côtes-de-Blaye 2005, élévé en fûts de chêne, de teinte grenat soutenu, dense au nez comme en bouche (cassis, cannelle), bien équilibré avec des tanins savoureux, un vin typé, d’une belle harmonie, d’excellente évolution comme en atteste le 2003, un vin riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure, ample et long en bouche, aux tanins enrobés.

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Bandol Domaine Lafran-Veyrolles

Domaine LAFRAN-VEYROLLES

Domaine LAFRAN-VEYROLLES

(BANDOL)
Claude Jouve-Férec
2115, route de l’Argile
83740 La Cadière-d’Azur
Téléphone :04 94 90 13 37 et 04 94 98 72 59
Télécopie : 04 94 90 11 18
Email : lafranveyrolles@vinsdusiecle.com
Site : www.vinsdusiecle.com/lafranveyrolles

Cette propriétaire charmante dirige son petit domaine sur sol argilo-calcaire, créé par des dépôts santoniens d’origine marine, qui convient parfaitement aux cépages Cinsault, Grenache, Clairette et Mourvèdre. Aucun désherbage chimique pour ce superbe Bandol rouge Cuvée Spéciale 2006, issu d’une vendange non égrappée (95% Mourvèdre et 5% Grenache), foulée souplement, avant d’être mis en cuves de fermentation 4 à 7 semaines, sous contrôle de température, puis élevé en foudres de chêne de 18 à 24 mois, aux nuances de fruits rouges mûrs caractéristiques (cassis, cerise noire), de sous-bois, un vin coloré et charpenté, au nez dominé par la groseille et des notes subtilement épicées, puissant en bouche et charmeur. Le 2005 est un très grand vin, complet, aux tanins enrobés, charnu comme il se doit, riche et classique, de robe pourpre intense, parfumé (fruits rouges à noyau frais, cannelle, humus…), légèrement poivré en finale, d’évolution lente. Le Bandol rouge 2006 allie finesse et concentration, un vin riche, aux tanins puissants et soyeux à la fois, au nez persistant, bien typé, très équilibré, d’excellente évolution.?Remarquable Bandol rosé 2009 (75% Mourvèdre, 15% Cinsault et 10% Grenache), bien suave, évidemment, très fin, d’une douce onctosité, aux nuances de fleurs fraîches et d’épices, vraiment exceptionnel, à déboucher sur du saumon fumé. Beau Bandol blanc 2009 (70% Clairette et 30% Ugni Blanc), de caractère vif, frais et fleuri, finement bouqueté, d’une jolie finale en bouche, une nouvelle fois très charmeur, très agréable.

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Champagne Jean-Michel Pelletier

Jean-Michel PELLETIER

Jean-Michel PELLETIER

22, rue Bruslard
51700 Passy-Grigny
Téléphone :03 26 52 65 86
Télécopie : 03 26 52 65 86
Email : champagnejmpelletier@wanadoo.fr

Quatrième génération pour ce domaine familial. Le Champagne brut Sélection est une cuvée ample et parfumée, légère et ronde à la fois, au nez de petits fruits mûrs, à la mousse fine et légère, avec, en bouche, des nuances à dominante de noix et d’abricot, une cuvée à déboucher au cours d’un repas. La cuvée Grande Réserve brut, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, très fine, de mousse intense, avec des connotations de fleurs et de pain grillé, est un Champagne d’une très belle expression, alliant élégance et vinosité. Joli brut rosé, qui mêle richesse et persistance, d’une belle ampleur, tout en fruits, de robe brillante, bien en bouche, parfait sur des crevettes légèrement épicées ou avec des gougères.

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Champagne Robert-Allait

ROBERT-ALLAIT

ROBERT-ALLAIT

6, rue du Parc Cidex 339
51700 Villers-sous-Châtillon
Téléphone :03 26 58 37 23
Télécopie : 03 26 58 39 26
Email : champagne.allait@wanadoo.fr
Site : www.champagne-robert-allait.com

Vignoble de plus de 10 ha. Ces propriétaires passionnés (leur fille, Stéphanie, les a rejoints en 2006) éditent un petit journal d’information semestriel sympathique, “Le Clos d’Arty” avec un compte rendu des vendanges. Ils élèvent ce Champagne brut cuvée Prestige (50% Pinot Meunier, 35% Chardonnay et 15% Pinot Noir), Prix des Vinalies 2008, au nez d’amande et de poire, très bien dosé, une grande cuvée fine et fraîche en bouche, alliant persistance et richesse. Le Champagne cuvée Jordan Millésime 2005 (parts égales de Chardonnay, Pinot Meunier et Pinot Noir) est très bien équilibré, de mousse fine et persistante, d’une belle harmonie en bouche, tout en fruit et finesse, ample, aux arômes subtils de fleurs blanches et de fruits secs, et allie saveur et distinction. Très joli Blanc De Blancs cuvée Stéphanie Millésimée 2005, puissant et bouqueté, d’une vivacité en bouche bien caractéristique, de robe jaune or, au nez de narcisse et de coing, avec une bouche très parfumée aux nuances florales et légèrement miellées, un vin qui allie fraîcheur et rondeur. Goûtez aussi leur cuvée Vieilles Vignes 1999, pur Pinot Meunier, une belle réussite, une cuvée harmonieuse et distinguée, suave, tout en subtilité, avec des connotations de fleurs et de pain grillé et cette pointe de fraîcheur et de fruité, d’une jolie persistance en bouche.

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Gatinois


GATINOIS

GATINOIS


Marie-Paule Cheval-Gatinois
7, rue Marcel-Mailly
51160 Ay
Téléphone :03 26 55 14 26
Télécopie : 03 26 52 75 99
Email : champ-gatinois@hexanet.fr

Un vignoble de 7,2 ha, répartis en 30 parcelles (moyenne d’âge des vignes de 20 ans). Le Grand Cru brut Millésime 2002 est un Champagne très fin, puissant, tout en délicatesse, qui fleure l’amande, à la mousse fine et légère, aux arômes intenses en finale, à dominante de noisette et d’abricot, une cuvée harmonieuse et savoureuse, très réussie comme cet excellent Grand Cru Rosé d’Ay, de jolie robe soutenue, d’une belle harmonie, au nez complexe (rose, groseille…), de bouche dense. Le Champagne brut Grand Cru Réserve, est tout en complexité, très fruité au nez comme en bouche, intense et racé, avec des notes de fleurs blanches, de poire et de brioche, d’une longue finale, fort bien dosé.

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Morgon Château de Pizay

Château de PIZAY

Château de PIZAY

(MORGON)
Direction : Pascal Dufaitre

69220 Saint-Jean-d’Ardière
Téléphone :04 74 66 26 10
Télécopie : 04 74 69 60 66
Email : chateau-de-pizay@chateau-de-pizay.com
Site : www.chateau-de-pizay.com

Au sommet également. La propriété s’étend sur 80 ha autour du château, dont 40 plantés en vignes. Beau Morgon château de Pizay 2008, de couleur intense, il est bien fruité (griotte, mûre), et finement épicé, corsé, aux tanins harmonieux et bien équilibrés. Le Régnié château de Pizay 2009, coloré et corsé, bien charpenté, au nez de fruits rouges surmûris, de très bonne évolution. Très séduisant Beaujolais blanc 2008, où s’entremêlent des nuances de fruits frais, de bruyère et de chèvrefeuille, un bien joli vin, frais et suave à la fois. Excellent Brouilly château de Saint-Lager 2008, de bouche ronde et persistante, de jolie robe, tout en arômes (cerise, violette), à la fois fruité et riche. Le château de Pizay est aussi un superbe hôtel 4 étoiles installé dans un magnifique château des XIVe et XVIIe siècles. Détente et gastronomie sont au rendez-vous, tennis, piscine, jardin à la française. Vous pourrez aussi déguster les vins dans des caves voûtées séculaires, très pittoresques.


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Domaine Haegi

Domaine HAEGI

Un vignoble familial de 8 ha qui fait partie des pionniers de la mise en bouteilles (depuis 1951). Ici, la taille est très courte et on optimise le potentiel des lieux-dits en les vinifiant séparément. Beau Riesling Zotzenberg Grand Cru 2007, issu de terrains argilo-calcaires qui retiennent l’humidité et résistent bien à la sécheresse, un vin de longue garde qui exprime son potentiel après 4 à 5 ans de bouteille, bien marqué par son terroir, avec ces connotations subtiles où s’entremêlent les fruits blancs mûrs (pêche de vigne), les épices et les fleurs fraîches, de bouche profonde et harmonieuse. Le Gewurztraminer Grand Cru Zotzenberg 2007 est intense au nez comme en bouche, avec des nuances de rose et de miel d’acacia, un vin puissant, typé et dense, très aromatique. Séduisant Pinot Gris cuvée Aline 2008, prénom de la fille cadette, tout en parfums, de bouche puissante et fine à la fois. Goûtez aussi le Gewurztraminer Vendanges Tardives 2006, médaille d’Or au concours des Gewurztraminer du Monde, complexe et velouté, tout en bouche, légèrement miellé, très riche, d’une belle longueur.

Domaine HAEGI

Haegi Daniel Earl
33, rue de la Montagne
67140 Mittelbergheim
Téléphone :03 88 08 95 80
Télécopie : 03 88 08 91 20

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* Sans élégance, pas de grand vin !

À quoi bon faire (et acheter) un produit rouge, blanc, rosé ou mousseux “sans âme, ni vertu” ? Pourquoi déboucher un vin surmaturé, surconcentré, agrémenté outrageusement d’enzymes, de levures, dénaturé par l’osmose inverse, les concentrateurs et un élévage en bois spécialement “chauffé” pour lui créer des senteurs chimiques de vanille, de fruits de la passion ou de feu de cheminée ? Le vin, est-ce cela ? Depuis 30 ans, Patrick Dussert-Gerber pense le contraire. Il n’est pas le seul, on s’en doute. Car, en France, nous avons la chance d’avoir trois choses qui font de notre pays le vivier des plus grands vins du monde : nos terroirs, notre histoire et… le talent des hommes et des femmes. C’est ainsi : hormis quelques producteurs médiatiques, la véritable France profonde du vin recèle de ce qui manque ailleurs : l’élégance ! Du plus grand des Bordeaux, Champagne ou Bourgogne au plus modeste Cahors ou Chinon, un vin typé est celui qui sait allier la spécificité de chaque millésime à cette finesse délicieuse qui signe les vrais vins. À celle-ci, naturellement, il y a également une élégance du cœur, car tout cela va de pair. On est loin du snobisme et des modes…

Brigitte Dussert : La qualité des millésimes, l’authenticité, les différences entre chaque vignoble, entre chaque vin, c’est bien le fond du problème, non ?

Patrick Dussert-Gerber : en effet, un millésime 2004 qui ressemble au 2005 ou au 2006, ce n’est pas normal. C’est la nature qui est mise en avant dans le millésime. Si l’on fait des vins surboisés, surmaturés, on tue bien sûr l’élégance, mais on lisse surtout l’effet millésime, en faisant des vins dépersonnalisés, pas plus intéressant qu’une boisson chimique.

On vendange de plus en plus mûr, ce qui est une bonne chose, mais si, en plus, on utilise des concentrateurs, ajoute des levures… et pratique un élevage abusif en barriques neuves, cela donne des vins trop lourds, trop écœurants, trop alcoolisés… alors que ce n’est pas dans l’air du temps ! Et cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique comme certains le prétendent…

En fait, il faut dire la vérité sur la qualité de chaque millésime. L’explication, en partie, de l’une des facettes de la crise des vins de Bordeaux, c’est que certains grands crus ont vendu bien trop cher en primeur le 2007. Ce n’est qu’un millésime sympathique, très agréable, bon à boire rapidement, qui commence à s’ouvrir, et c’est déjà pas mal, mais il aurait dû coûter bien moins cher ques les 2005 et 2006… Il faut que le prix du millésime corresponde à la qualité du vin pour que le marché reste confiant : les acheteurs ne sont pas si idiots. En  Bourgogne, dans la Loire ou dans le Rhône, on ne vend pas un 2007 plus cher qu’un 2005, autrement dit on ne spécule pas le prix de sa bouteille au “loto” des millésimes.

Il existe, hélas, aujourd’hui deux mondes du vin : celui, mercantile, presque virtuel, qui profite de la méconnaissance des acheteurs, notamment des pays émergents, et se sont coupés des acheteurs fidèles et traditionnels (français, belges, suisses, anglo-saxons…). Ils pratiquent la fuite en avant, faute de bases de commercialisation stables. Pour eux, il faut sans cesse trouver un nouveau marché pour caser sa marchandise…

Brigitte Dussert : Vous parlez souvent “d’éthique du vin”…

Patrick Dussert-Gerber : L’éthique du vin pourrait s’appeler l’éthique tout court. Je suis attaché à une éthique et aux propriétaires qui respectent le consommateur. Plus l’on s’éloigne d’une relation avec ce dernier, plus l’on se dirige dans une logique de vin aseptisé. Il faut qu’il y ait un échange, un retour avec l’acheteur. Il y a un vrai monde virtuel du vin qui s’est créé, certains ne savent même plus si leur vin est apprécié, qui le diffuse, qui le boit…

Que l’on ne s’y trompe pas : tout est lié. Soit vous êtes un vigneron passionné et devenez alors passionnant pour un consommateur, soit vous êtes un producteur imbu de lui-même et personne n’a envie de “boire un canon” avec vous. Dans le premier cas, vous croyez en la Nature, en votre terroir, en votre histoire et vous mettez à leur disposition les progrès œnologiques. Dans l’autre cas, vous lissez les millésimes, faites du vin comme on ferait du soda, une cuvée pour les femmes, une autre pour les jeunes, une autre pour les chinois, etc…

Et tout s’enchaîne : si vous êtes en contact avec celui qui boit votre vin, il est aisé de lui expliquer que, par exemple, le 2007 est meilleur à boire aujourd’hui qu’un 2005, loin d’être prêt. Il ne s’agit pas de dire que l’un est meilleur que l’autre, cela ne veut rien dire. Tous les vins sont bons dans le temps, chaque millésime a son potentiel d’évolution. Vous retrouvez cela dans ma Vintage Code.

Ceux qui partagent la même éthique que moi, vous les retrouvez dans Millésimes et dans mon Guide, je connais leur courage et leur détermination en sachant que ce n’est pas toujours facile pour eux. Ils sont plus discrets, plus humbles devant la nature mais, croyez-moi, ils vendent tout aussi bien que ceux qui pourraient poser en se prenant pour des stars dans un magazine people…

Moi, j’aime les vignerons qui se retroussent les manches, font des salons, accueillent à la propriété et dialoguent avec leurs clients. On l’a bien vu avec la crise : les producteurs qui informent et ménagent leur clientèle n’ont pas été touchés, et c’est bien normal. Autre exemple : un vigneron digne de ce nom qui parcoure ses vignes en bottes sait très bien qu’il ne faut pas mettre trop de pesticide, connaît la culture raisonnée et raisonnable, cela fait une vingtaine d’années qu’il en a pris conscience. Ce n’est pas parce que le bio est à la mode, il le faisait naturellement auparavant, mais n’en parlait pas.

Brigitte Dussert : Franchement, il y a de bons vins partout en France ?

Patrick Dussert-Gerber : Evidemment, et à tous les prix. Quand on aime le vin, il faut aussi aimer la diversité. Depuis trente ans, le fait de parcourir tous les vignobles pour déguster les vins m’amène à déboucher aussi bien un vin corse qu’un Châteauneuf-du-Pape, qu’un Sancerre, un Vosne-Romanée ou un Chinon, un Chablis ou un grand rosé de Provence… Contrairement à d’autres, je ne bois pas uniquement des vins chers que l’on m’offre… Pour moi, un grand vin, c’est un vin authentique, qui correspond à un moment donné, à un état d’esprit. On peut prendre autant de plaisir avec un Minervois, un Alsace, un  Chénas ou un Touraine qu’avec le plus beau Pomerol ou Meursault, à partir du moment où chacun est typé. Il y a des occasions, des moments pour boire chaque type de vin. On ne boit pas le même vin seul en rêvant au cosmos, qu’avec des amis, ni le même vin sur une terrine ou un plat sophistiqué. C’est la grande force de notre pays : avoir une gastronomie aussi riche que ses vins, c’est formidable ! Avec nous, l’Italie est le seul autre pays au monde à pouvoir revendiquer cela. Ce n’est pas rien.

Brigitte Dussert : Que faut-il vraiment savoir sur les millésimes ?

Patrick Dussert-Gerber : Depuis 15 ans, il n’y a plus de mauvais millésime, il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble.

Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! Le 2004, par exemple est un millésime formidable qui a eu mauvais presse à l’époque de la part de critiques qui ne connaissent pas grand chose au vin. Ceux-là, je ne les vois d’ailleurs jamais dans les vignobles de la vallée du Rhône, à Madiran, à Bandol ou à Saumur… ils sont pour la plupart invités dans les grands châteaux bordelais et s’en contentent. Sympa pour les milliers de vignerons talentueux des autres régions, non ?

Quand je lis de telles âneries, je me demande si ceux qui les écrivent ont jamais dégusté des millésimes plus anciens. C’est pourtant la seule garantie qui permet de relativiser, de comprendre et de se référer à une mémoire du vin. Les mêmes vont répéter ce qu’on leur a concocté dans un dossier de presse bien ficelé… Ce ne sont plus des journalistes mais des… attachés de presse ou des “hirondelles” (terme désignant un habitué des buffets de presse) !

Passons. Pour revenir à la force des millésimes, il est incontestable que le 2009 est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005, grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité sera également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins. Il est bien trop tôt pour en parler, et l’on sait que je ne rentre pas dans le jeu des “primeurs” (encore Bordeaux) qui va bientôt rivaliser avec le salon des devins et cartomanciennes… tant on va noter un vin qui n’existe pas encore !

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Brigitte Dussert : Faisons un tour de France, pour développer la spécificité de chaque millésime, selon les régions… L’Alsace ?

Patrick Dussert-Gerber : En Alsace, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 97 ou 89). Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins trop souples, avec trop de sucrosité, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Un Riesling, un vrai, doit être sec et vif.

Brigitte Dussert : Je sais que vous êtes fidèle à la région beaujolaise…

Patrick Dussert-Gerber : C’est vrai que je n’apprécie pas que des “confrères” parisiens ou étrangers médisent sur la région sans n’y rien connaître. Notre rôle n’est pas d’enfoncer une appellation ou un vigneron pour se faire mousser dans un salon ou lors d’un dîner. Nous avons -surtout- un rôle de prescripteur, dans le sens noble du terme grec.

En Beaujolais, pour les crus, le 2008 est prometteur, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant.

La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. On se doute qu’un Saint-Amour ne doit pas ressembler à un Morgon, et c’est très bien ainsi.

Brigitte Dussert : Venons-en aux vignobles de Bordeaux..

Patrick Dussert-Gerber : J’adore les vins du bordelais, c’est certainement la raison pour laquelle je suis si déçu quand je débouche désormais des bouteilles qui feraient honte à ceux qui m’ont appris le vin : Émile Peynaud ou Jacques de Loustaunau de Guilhem, grandissimes œnologues. Et puis, je n’oublie pas les vraies figures bordelaises qui manquent tant à la région…

Globalement, les meilleurs à boire actuellement : 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut attendre : 2008, 2005. Le plus décevant : 2003. Si l’on entre dans le détail, il y a bien sûr une différence entre les vins de la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 1995 est bien meilleur que le 1996 à Saint-Emilion et c’est le 1996 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres.

– Dans le Médoc, Misez sur les 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous plaisir avec les 1999, 1997, 1996 ou 1990. La priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2007 et 2005.

Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002,  peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

–  À Saint-Émilion, le 2007 est très classique et charmeur. Beaux millésimes 2008 (un ton en-dessous), 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2005 et 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2000 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution.

Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix.

Brigitte Dussert : Vous habitez dans le vignoble des Graves, que vous connaissez comme votre poche…

Patrick Dussert-Gerber : Depuis trente ans, j’ai suivi, en effet, les achats, les extensions, les frimes, les camions déversant des galets, admiré, cotoyé et sympathisé avec des « figures » exceptionnelles : Patrick Ricard à Chevalier, dont Olivier Bernard a suivi les traces avec talent, Jean Sanders à Haut-Bailly (on avait le même club d’aviation, à La Réole), Antony Perrin (Carbonnieux, « pied-noir » comme moi, ce qui nous a toujours rapproché), la famille Marly (anciennement Malartic-Lagravière), Gérard Gribelin (Fieuzal, parti se faire plaisir au Maroc), François Lévêque (Chantegrive), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, aujourd’hui à Montrose, son fils, Jean-Philippe, ayant repris sa suite à Haut-Brion)…, constaté avec rage -ou ironie- des plantations de vignes dans des territoires sans intérêt, où le maïs pousserait aussi bien (je connais, il en pousse, chez moi).

Du plus grand vin au plus abordable, on savoure donc, du nord au sud de cette entité des Graves, une variété importante de styles de vins. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2008 à 2001, confirment mon Classement, les valeurs sûres, où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, et à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité, notamment dans le millésime 2005, pour les rouges, où l’on peut tomber sur une véritable “confiture” au détriment de l’élégance. Les blancs 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 1998 ou 1997 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte.

Brigitte Dussert : Et les appellations des Côtes ou Bordeaux Supérieur, pour lesquels vous avez tenu à créer des Classements, pour récompenser les efforts des hommes ?

Patrick Dussert-Gerber : Dans ces appellations de Côtes, on peut acheter les millésimes 2008 à 2000, avec l’opportunité des excellents 2006 et 2004, même s’il y a de tout, de grands vins racés et d’autres cuvées issues de vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Les meilleurs vins se trouvent à Bourg et à Blaye, et les rares valeurs sûres des Premières Côtes sont incontournables. Castillon fait souvent des vins plus “modernes”.

En Bordeaux Supérieur, les dégustations des millésimes 2008 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 2001,  2000, ou 1996, excellents actuellement.

Brigitte Dussert : Et Sauternes, votre pêché mignon ?

Patrick Dussert-Gerber : J’avoue un faible, en effet, pour les vins liquoreux. Mais je me fais autant plaisir, sans jamais les comparer, avec un Bonnezeaux, un Gewurztraminer Sélection de Grains Nobles ou un Vin de Paille. À Sauternes, il y a des styles de vins qui me séduisent plus que d’autres. Je privilégie la finesse au côté sirupeux, préfère la fraîcheur à la liqueur.

Ici, le millésime 2007 est formidable, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2005 et 2003 certainement moins typés, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 1996, 1995 ou 1989, où l’on atteint le grand art. L’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération.

Brigitte Dussert : La Bourgogne vous est aussi très chère, non ?

Patrick Dussert-Gerber : C’est, depuis mes débuts, la région où j’ai le plus de plaisir à séjourner. J’aime la grande simplicité des Bourguignons, leur chaleur humaine et leur fidélité.

Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. J’apprécie ces vignerons talentueux et passionnés, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent justifiés, même s’ils remontent.

La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ? Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.

En Bourgogne, le millésime 2007 est très réussi, très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2008, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme le grand 2005, qui demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 1999, 1995 ou 1989, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 1999, 1997, 1989 ou 1985.

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Brigitte Dussert : Et le Champagne ?

Patrick Dussert-Gerber : Mon Classement est nettement remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade et d’autres qui font l’inverse…

Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle. Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc. Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

Il y a de très belles bouteilles millésimées 2004 ou 2002 (le 2003 moins passionnant, un peu trop “rôti”)) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables vins, millésimés ou non, à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le succès -mérité- de la région.

Brigitte Dussert : Le Languedoc vous rend toujours dubitatif…

Patrick Dussert-Gerber : On va se contenter des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un bien beau rapport qualité-prix.

Je le rappelle, gare à ceux qui nous font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade, où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais).

Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.

Concernant les millésimes, en Languedoc, Les 2008 à 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux. Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines renommées bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches.

Brigitte Dussert : En Provence, les trois couleurs vous séduisent régulièrement…

Patrick Dussert-Gerber : Les Bandol sont des vins formidables. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Ceux-là bénéficient d’un excellent rapport qualité-prix. Les rosés font aussi partie des meilleurs vins de France.

Juste à côté, Cassis, avec ces blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables.

L’influence des millésimes est en effet beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série, de 2008 à 2003 (le 2002 étant nettement en-dessous). Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de ce type de vin (2007 et 2005 superbes).

Justement, je trouve que les Coteaux-d’Aix-en-Provence, appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, ont aussi fait beaucoup de progrès, tout particulièrement en rosés. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement moyen de 2 900 h par an. Les sols sont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse.

J’ai également beaucoup apprécié un bon nombre de Coteaux Varois, où l’on débouche des bouteilles de plus en plus séduisantes, et cette appellation entre pleinement en accord désormais dans la grande entité provençale.

Et les terroirs ont aussi leur importance, ici.  En Côtes-de-Provence, le vignoble prend naissance dans les Bouches-du-Rhône, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Accroché aux flancs de coteaux sur des “restanques”, ces terrasses aménagées par l’homme, ou bien isolé au milieu des pinèdes, et bénéficie de sols généralement pauvres en humus, perméables et caillouteux.

Mais, évidemment, il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse, qui mérite d’être respectée à part entière.

Brigitte Dussert : Vous avez plus de réticence avec le Sud-Ouest ?

Patrick Dussert-Gerber : Peu de vignerons semblent motivés et intéressés par envoyer leurs échantillons, tout spécialement en Bergerac, Jurançon, Madiran et Gaillac, et je comprends mieux pourquoi on n’entend de moins en moins parler de ces vins. Chacun fait ce qu’il veut, et il ne me semble pas nécessaire de faire le voyage à sens unique.

On peut tout autant regretter l’arrivée de cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix totalement incautionnable. Je me méfie des cuvées et des communications spéciales Malbec, qui mettent trop le cépage en avant, et de quelques vins de mode dans cette région où les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran ?

À quoi bon avoir des cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, la Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

Particulièrement à Cahors ou à Madiran, mais aussi dans l’ensemble de ce grand vignoble, les millésimes 2008, 2006, 2005, 2004, 2003 et 2001 sont des réussites, le 2007 se goûte bien. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 1995 ou 1990). Pas fana des “microcuvées” (en Bergerac, à Cahors, à Monbazillac…), pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachant ici à élever des vins racés.

Brigitte Dussert : Vous avez débuté dans la Loire…

Patrick Dussert-Gerber : Et j’ai toujours soutenu ces vignerons de Sancerre, de Touraine, d’Anjou ou de Saumur, où j’ai un bon nombre d’amis. Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres.

J’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. En Anjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec des blancs très séduisants, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny.

Il suffit aussi de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé silex pour s’ assurer de la typicité des vins. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les  vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin…

À Quincy comme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, en Muscadet comme à Menetou-Salon, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée. Les cépages Chenin ou Sauvignon, pour les blancs, savent en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans mon Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur grande régularité qualitative.

Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, et des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtent très bien actuellement.

Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 1998 ou 1995). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003, 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005,  assez typé, très intéressant.

Brigitte Dussert : Un tour de France qui se termine par la Vallée du Rhône…

Patrick Dussert-Gerber : Voilà un autre bel exemple de la race des terroirs, non ? Prenez Châteauneuf-du-Pape où le terroir se caractérise principalement par un sol extrêmement ingrat composé de gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, qui fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation en lui renvoyant pendant la nuit l’intense chaleur qu’ils ont emmagasinée pendant le jour. Les vins blancs offrent un bouquet floral duquel s’échappent des parfums de fleur de vigne, de lis ou de narcisse. Les rouges sont de couleur intense, puissants, de garde, et n’ont pas besoin d’artifices œnologiques pour être au sommet.

Mais la richesse de la région, ce sont aussi les appellations moins connues qui bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité formidable : Rasteau, Beaumes-de-Venise, Visan, Vinsobres, Cairanne…

Pour les millésimes, si le 2008 devrait tenir toutes ses promesses, le 2007 est remarquable ici, peut-être supérieur au 2006. Les 2005 et 2003 sont très mûrs, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 1998, 1995 ou 1990.

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Les meilleurs Lussac-Saint-Emilion sont dans MILLESIMES 2010

Vignobles Jean BOIREAU

Vignobles Jean BOIREAU

(LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
Martine et Christelle Boireau
Les Grands Jays
33570 Les Artigues-de-Lussac
Téléphone :05 57 24 32 08
Télécopie : 05 57 24 33 24
Email : earl-vignobles-boireau@wanadoo.fr
Site : www.vignobles-jean-boireau.com

Particulièrement apprécié leur Lussac-Saint-Émilion Château Milon 2008, de robe soutenue et brillante, d’une jolie concentration d’arômes (cassis, fraise, épices…), persistant et bien équilibré, fondu en bouche, un vin bien charnu comme il le faut. Savoureux Lussac-Saint-Émilion Haut-Milon 2008, élevé en fûts, encore très jeune, aux tanins fermes et soyeux à la fois, d’une jolie concentration, aux notes de groseille et d’épices bien caractéristiques, de garde, bien sûr. Le 2007 est un vin à la robe rubis intense, avec ce nez caractéristique de petits fruits rouges frais (cassis, griotte…), aux tanins denses, tout en nuances, d’excellente garde. Il y a aussi le Bordeaux Supérieur Château Grand Lavergne 2008, de belle robe rubis, un vin au nez intense de pruneau et d’humus, tout en arômes, qui marie parfaitement richesse et finesse, aux tanins veloutés, tout en bouche, très réussi comme le Bordeaux Château des Barries 2008, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux tanins présents qui commencent à se fondre, intense, il associe puissance et distinction, il peut tout à fait s’apprécier maintenant, mais récompensera bien mieux la patience. Goûtez aussi le Bordeaux Supérieur Château Les Grands Jays 2008, au nez persistant (griotte, violette), bien équilibré, aux tanins savoureux, très aromatique, agréable et vraiment très abordable.


Château DUMON BOURSEAU MILON

Château DUMON BOURSEAU MILON

(LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
Alain Dumon
Malidure
33570 Lussac
Téléphone :05 57 74 63 95
Télécopie : 05 57 74 63 95
Email : ch-dumon-bourseau-milon@orange.fr
Site : www.vignobles-dumon.com

Taille en guyot mixte ou double, ébourgeonnage, épamprage, effeuillage mécanique, enherbement et désherbage sous le rang, pratique de la lutte raisonnée… On se fait plaisir avec ce Lussac-Saint-Émilion 2006 (80% Merlot, 15% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon, sols sablo-argileux et argilo-calcaires), Médaille d’Or au concours de Bordeaux vins d’Aquitaine, riche en couleur, au nez de petits fruits rouges frais, légèrement épicé, très charmeur par sa rondeur et son équilibre, de très bonne bouche dominée par les fruits à noyau mûrs. Le 2005, médaille d’Argent au concours de Bordeaux vins d’Aquitaine, de couleur grenat, aux tanins équilibrés, au nez subtil dominé par les petits fruits rouges à noyau et les épices, est un vin opulent et de bonne garde. Le 2004 est bien typé, corsé, riche en couleur comme en arômes, aux notes de fruits macérés en finale. Le 2003, médaille d’Or au concours de Bordeaux, avec ses notes de mûre et de griotte, est un vin de bouche savoureuse.


Château de La GRENIÈRE

Château de La GRENIÈRE

(LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
Odette et Jean-Pierre Dubreuil

33570 Lussac
Téléphone :05 57 24 16 87
Télécopie : 05 57 74 56 28
Email : earl.dubreuil@wanadoo.fr

Une propriété de 10 ha (55% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, 15% Cabernet franc). Ce propriétaire chaleureux peut être fier de son Lussac-Saint-Émilion cuvée de la Chartreuse 2007, une cuvée élevée en fûts de chêne, médaille d’Or au concours des Vignerons Indépendants et médaille d’Argent au concours Mondial de Bruxelles, dense, riche et rond à la fois, parfumé, de jolie robe grenat intense, avec ce bouquet complexe où se marient des notes de petits fruits rouges et d’humus, au boisé délicat, de très bonne garde. Le 2006, médaille d’Argent au Concours Général Agricole Paris 2008, révèle des notes de fruits macérés et d’épices, charpenté, de bouche puissante, aux nuances de fruits surmûris et de sous-bois, aux tanins très équilibrés, d’excellente évolution. Excellent Lussac-Saint-Émilion cuvée Tradition 2007, un vin qui allie souplesse et richesse, avec des tanins mûrs, tout en bouche où dominent les fruits macérés. Le 2006, médaille d’Or au concours des Vignerons Indépendants, est un vin charnu, épicé, aux tanins concentrés, complet.


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Cahors Château La Caminade

Château LA CAMINADE

Château LA CAMINADE

(CAHORS)
L.Ressès et Fils

46140 Parnac
Téléphone :05 65 30 73 05
Télécopie : 05 65 20 17 04
Email : resses@wanadoo.fr
Site : www.chateau-caminade.com

Quatrième génération de vignerons pour ce domaine de 35 ha. Beau Cahors La Commandery 2008, 97% Cot et 3 % Tannat, très bien élevé durant 12 mois en fûts de chêne dont 50% de neufs, médaille d’Argent lors de la 1ère édition de la Malbec International Competition de Bourg 2009, un vin de couleur profonde, structuré, ample, avec des tanins riches qui se fondent bien, des arômes de fruits bien mûrs (cassis, griotte…), d’une belle persistance, prometteur. Excellent Cahors Esprit 2005, au nez complexe de groseille et d’humus, un vin puissant et persistant en bouche, aux tanins riches, très classique, charpenté, alliant structure et velouté en bouche, de très bonne garde.