– Quels plats avec les formidables Bandols de La BASTIDE BLANCHE ?

Mon ami Michel Bronzo élève l’un des plus grands crus de la région, où la sagesse des prix s’allie à une structure et à une typicité hors-pair. 
La restructuration du Domaine par la famille Bronzo remonte au début des années 1970. L’encépagement est constitué pour plus de la moitié de Mourvèdre ce qui confère au vin ces arômes si profonds. Le vignoble de 28 ha est planté tout en coteaux sur des parcelles aménagées en restanques pour une partie, sur des sols très profonds graveleux et caillouteux de typeargilo-calcaire.Les méthodes de culture restent très traditionnelles avec des labours fréquents, une fertilisation organique et aucun emploi de désherbant chimique. Les vendanges entièrement manuelles s’effectuent dans de petits bacs pour que le raisin parvienne intact à la cave. Le terroirtrès fracturé produit de faibles rendements, ce qui permet d’obtenir des Vins à forte personnalité, très concentrés avec des arômes puissants tout à fait exceptionnels. Le vin est riche associant structure et finessecharnu et racé en bouche, d’une belle persistance aromatique, de très bellegarde.

« blancs et rosés 2012 sont très bons, me dit Michel Bronzo, nous avons eu un bel été, pas de soucis dans les vignes, il a fait très beau et les Vins sont très jolis, très aromatiques. Nous avons fait desrendements normaux, toujours très maîtrisés dans l’appellation Bandol, ainsi nous produisons desVins de qualité, de caractère, avec de la matière, du gras et des notes épicées, très savoureuses, typiques de notre terroir. Les blancs et les rosés sont très marqués par des arômes flatteurs d’agrumes mûrs et des notes florales, bien typiques du Mourvèdre. L’assemblage du rosé étant de 30% de Mourvèdre et le reste de Grenache. Ils devraient beaucoup plaire. Les robes sont naturellement très claires, belle amplitude en bouche avec du gras. Un millésime bien typé Bandol, de vrais Vins blancs et rosés de gastronomie.

Les rouges sont à l’élevage. Le rouge 2011 est un très beau millésime, bonne extraction, beaucoup de matière, couleur très foncée, du volume en bouche, des tanins présents, de la persistance aromatique, c’est un vrai Bandol de garde, épicé comme on les aime (poivre, clou de girofle, noix de muscade). »

Bandol (Rouge)

Bandol (Rosé)

Bandol (Blanc sec)

Exceptionnel Bandol rouge cuvée Fontanéou 2009, marqué par son du Mourvèdre planté sur un solargilo-calcaire (rendements de 30 hl/ha, vignes de 35 ans), non filtré, de bouche puissante et dense, de couleur intense, racé, aux tanins riches et soyeux à la fois, aux connotations de cassis et de poivre, de belle garde. « Le rouge 2009 est un très très beau vin, poursuit Michel Bronzo, un vraiBandol. Il a fait beau temps et on obtient des Vins avec beaucoup de matière, de fruité, les Mourvèdres étaient bien mûrs. Les tanins sont assez soyeux, polis, pas du tout agressifs. L’élevage de 18 mois en foudres associé à l’effet terroir, apporte au vin des arômes de fruits rouges et des notes épicées. Un vin bien typé, déjà agréable à boire jeune, ce qui est le cas des derniers millésimes et 2009 en est une très belle illustration. Bien sûr, ce sont des Vins d’une belle aptitude au vieillissement et d’une grande complexité que l’on apprécie encore plus après quelques années de bouteilles. Blanc et Rosé 2010 sont des Vins délicieux, très aromatiques avec moins de degrés que l’an passé ce qui n’est pas plus mal, aux notes de fleurs, d’agrumes, des Vins bien équilibrés avec du gras, de jolies couleurs, des Vins bien marqués par le Mourvèdre, de délicieux rosés gastronomiques. Depuis 1998, nous avons eu des millésimes extraordinaires, peut-être avec une note en dessous pour le 2002, mais nous sommes très chanceux. En rouge, il reste un peu de 2005 et de 2006, un vin qui a bien évolué, dans la lignée du 2005, où l’on retrouve des arômes de fruitstrès mûrs, très flatteurs, avec des tanins denses et soyeux. »

Puissant 2008, de couleur grenat, complexe, avec des nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices, un vin tannique et charnu, de garde.
Le 2007, est dense, au nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, un vin très bien élevé, de robe profonde, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime riche.

Beau Bandol cuvée Estagnol 2009, intense en couleur comme en bouche, de couleur profonde, très persistant, un vin bien charnu, racé et concentré, très équilibré, riche et dense, tout en bouche (20€).
La Bastide Blanche Bandol rouge 2010 est classique, de robe pourpre, corsé, au nez complexe (cerise, épices…), riche et rond à la fois, bien ferme en bouche (15€). La Bastide Blanche rosé 2012 (11,50€), un vin remarquablement vinifié comme ce blanc 2011, ample, aux notes d’agrumes mûrs, un vin qui allie élégance et puissance en bouche, et se déguste sur une sole meunière (14,50€).

« Château de Castillon, précise Michel Bronzo, est un vignoble de 9 ha d’un seul tenant que nous avons racheté en 2010, il se situe à 50 m seulement de La Bastide Blanche. Le terroir de la Bastide Blanche est très complexe, ici, nous rencontrons des similitudes de terroir, toutefois, il est un peu plus graveleux, avec en sous-sol des argiles et du calcaire. Les très belles parcelles de vignesanciennes sont idéales pour les rosés et rouges. » Goûtez donc le Bandol Château de Castillon rouge 2010, et ce Château de Castillon rosé 2012, rond, parfumé et puissant, à découvrir sur des paupiettes de veau. Pas la moindre hésitation.

Michel et Louis Bronzo

367, route des Oratoires
83330 Sainte-Anne-du-Castellet
Tél. : 04 94 32 63 20
Fax : 04 94 32 74 34
Email : contact@bastide-blanche.fr
www.vinsdusiecle.com/bastideblancheVoir son classement dans le Guide des Vins
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* De Telmont, toujours au sommet

Je soutiens avec plaisir depuis longtemps cette maison familiale, dont la place enviée dans le Classement s’explique naturellement par une exemplaire régularité qualitative, à des prixqui devraient faire réfléchir quelques marques plus réputées. 

C’est l’une des dernières maisons authentiquement familiales en Champagne. Fondée en 1912 par Henry Lhopital, c’est aujourd’hui, Bertrand Lhopital, représentant la 4e génération, qui est l’actuel directeur avec sa soeur Pascale, et son beau-frère Philippe Parinet. Ils oeuvrent chaque jour pour que la Maison conserve sa place parmi les 20 plus grandes Maisons de Champagne. Le vignoble est constitué de 36 ha en propriétés réparties sur 8 crus. Au total, leur approvisionnement porte sur 146 ha de vignes sur 40 crus différents dont près de 20 % proviennent de villages classés Premiers et Grands crus.

« Il est indéniable que nous avons un « style Maison » qui caractérise nos Champagnes, me précise Bertrand Lhopital. Je privilégie le vin avant tout, j’aime les bulles mais je soigne d’abord l’élaboration de mes vins. L’effervescence apporte le rafraîchissement, du picotement mais doit aussi amener le goût du vin à s’exprimer. Dans chaque cuvée, je veille à ce qu’il y ait une effervescence la plus délicate possible, de très fines bulles qui accompagnent le vin. Une bulle doit être présente au début, s’effacer ensuite pour laisser arriver les premiers arômes et réapparaître à la fin associée à l’acidité, pour tirer en longueur la persistance des arômes. C’est une quête chaque année renouvelée, Dominique Jondreville, Chef de caves, et moi-même, essayons de produire des vinsqui nous ressemblent et dont nous sommes fiers.

Le tiré liège apporte vraiment beaucoup au Champagne, cette technique va se généraliser à notreBlanc De Blancs, nous avons suffisamment de recul maintenant pour véritablement apprécier le résultat qualitatif. Avec le tiré liège, nous obtenons des intensités aromatiques supérieures, un nezqui explose, une longueur et une complexité en bouche beaucoup plus importantes, des notes de mie de pain fraîche, une belle minéralité qui apparaît c’est vraiment dû au tiré liège. Grâce à ce système et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela préserve beaucoup plus la fraîcheur et la jeunesse des Champagnes. Nous sommes très attachés à produire des cuvées de garde, et nous sommes une des rares maisons à proposer des Champagnes avec un vrai temps de garde, une véritable élaboration des vins par le vieillissement, ce qui est de plus en rare dans la région. Le dégustateur dans son verre a la chance ainsi d’avoir l’expression d’un vin abouti.

La nouvelle foudrerie a accueilli notre vendange 2011 : 7 foudres de 50 hl seront dédiés à la Cuvée Grand Couronnement. Chaque cuvée aura son propre chemin de vinification, sa propre personnalité, La Cuvée 3 Cépages va être vinifiée avec les vins issus de ces foudres.
Nous proposons en complément de notre accueil-dégustation, des ateliers autour du Champagne. Nous tenons à traiter chaque personne comme un hôte privilégié de la Maison J. de Telmont. C’est ouvert à tout le monde. »

Superbe Champagne cuvée O.R. 1735 Millésime 2001, au nez dominé par les fruits mûrs et les petits fruits secs, légèrement miellé, tout en finesse aromatique, d’une belle longueur en bouche, un Champagne qui associe charpente et distinction, d’une longue finale. « Cuvée or 2001, poursuit Bertrand; un millésime décrié, une année excessivement difficile, cela m’est apparu comme un challenge et cela prouve que lorsque l’on pousse la sélection à l’extrême on obtient des résultats très satisfaisants. Nous n’en produirons que 3000 bouteilles, ce qui est très peu, mais nous avons réussi à extraire la « substantifique moelle ». C’est une fierté pour la maison de Telmont, le 2001 est tout enfinesse, en fraîcheur, avec une certaine personnalité évidemment, que je trouve assez pertinente, pour ma part.
Le 2002 est aujourd’hui à la vente. Le 2001 était 100% fûts c’était le choix que nous avions fait alors que le 2002 a bénéficié d’un élevage de 40% en fûts, on revient à notre vinification traditionnelle, on retrouve un peu moins de boisé. O.R. 2002 présente une belle fraîcheur et une belle maturité, un vin gourmand un peu moins évolué. »

Formidable cuvée O.R. 1735 Millésime 2000, tout en bouche, où l’on retrouve des nuances de fruitsjaunes, de brioche, avec des notes boisées délicatement fondues. Un Champagne racé, d’une grande complexité, de mousse aérienne et veloutée, caractérisée par la finesse et la fraîcheur. « J’aime beaucoup la finesse et l’élégance de ce Champagne notre Cuvée O.R. 2000, nous dit Bertrand Lhopital, avec une note saline très légère et subtile qui me charme beaucoup. L’élevage en fûts apporte de la maturité, l’élevage sur lies et le liège lui donnent un registre d’arômes. LeChardonnay reste un cépage qui apporte plutôt des arômes floraux et minéraux avec des notes beurrées, briochées (médaille d’argent au IWSC). La Cuvée O.R. est présentée dans une bouteille au col long et fin dessinée par André Lhopital, une création originale et exclusive d’inspiration des anciennes bouteilles « soufflée-bouche ». Bouchage à la ficelle et scellée par un cachet de cire pour raison de sécurité mais aussi pour perpétuer une tradition vieille de 300 ans. Le nom O.R. rend hommage à l' »Ordonnance Royale » établie en 1735, sous Louis XV, régissant le mode de fermeture des vins effervescents de l’époque. »

À la suite, ce Champagne cuvée Grand Couronnement brut Millésime 2002, issu exclusivement duChardonnay sélectionné dans les meilleurs crus et lieux-dits de la fameuse Côte des blancs (Avize et Chouilly), un grand vin au nez subtil et persistant, avec des nuances de noisette, de poire et de pain grillé, tout en bouche persistante, une cuvée ample, suave, tout en harmonie, qui réunit élégance et charpente, finesse et densité, d’une grande finale aromatique. « Couronnement 2002 un des plus beaux millésimes de la décennie 2000, poursuit-il. Un Champagne tout en fraîcheur avec la grande expression des Chardonnays de Avize et Chouilly qui s’expriment particulièrement bien. Il y a une dominante de raisins provenant des vignes de Avize c’est signe d’une grande année ! Les chardonnays qui sont plantés sur le terroir d’Avize apportent une grande fraîcheur et de notes d’agrumes, de citrons très caractéristiques, c’est mon terroir fétiche, je trouve qu’il apporte beaucoup d’élégance dans cette Cuvée Grand Couronnement. C’est une histoire affective, familiale, mon grand-père a eu l’idée de planter du Chardonnay sur ce terroir alors qu’avant tout était planté enPinot Meunier. C’est un vin qui a dix ans de cave ce qui est tout à fait exceptionnel en Champagne, ce Champagne présente une très belle tenue, et fraîcheur gustative, mais aussi des notes évoluées de fruits mûrs, de caramel un grand Champagne tout en finesse. »

Il y a encore la très belle cuvée Consécration brut 2000, pur Chardonnay, issue d’un vieillissement de plusieurs années en cave, une savoureuse cuvée, aux arômes d’amande, de pomme et de miel, tout en bouche, de belle couleur jaune ambré, très réussie, alliant rondeur et vivacité, persistante. Du caractère et de la fraîcheur, pour cette cuvée Grande Réserve brut 2002, au fruité bien caractéristique (pêche de vigne, noix fraîches), très persistante au nez comme en bouche, unChampagne très élégant, le fer de lance de la Maison qui est couronné de médailles de toutes parts.

Le Blanc De Blancs brut 2006, alliant subtilité et complexité, intense au nez, tout en arômes où dominent les fleurs (lis, genêt) et les fruits jaunes mûrs, de bouche très élégante. Un Champagnecaractérisé par du Chardonnay mûr, très gourmand axé sur le fruit avec une belle finale, une belle rondeur, ce qui en fait un excellent vin d’apéritif, avec des notes de fruits (pêche blanche, abricot) qui traduisent la très belle maturité des raisins.
Le 2005 est un Champagne minéral et dense, une cuvée puissante, très parfumée (agrumes, amande…), de bouche riche. « En Blanc De Blancs, précise Bertrand, nous terminons les 2005 et passons au 2006, un petit changement mais dans la continuité. Le 2005 était mon coup de coeur, un peu atypique mais très charmeur, un Champagne complexe, rond avec de la longueur en bouche, la vendange était très mûre. Le 2006 offre plus de fraîcheur, des notes d’agrumes, beaucoup de minéralité, ce qui devrait beaucoup plaire, un vin bien typé Chardonnay, un Champagne plus classique. » Le 2004, puissant et fin à la fois, est très équilibré en bouche, avec des notes florales persistantes puis des nuances de coing et d’amande fraîche, ample et charmeur, une cuvée tout en fraîcheur aromatique, alliant saveur et distinction.
Remarquable Champagne Grand Vintage brut 2004, puissant et distingué, de robe dorée, avec ces nuances envoûtantes d’anis, de notes beurrées et briochées, d’amande et de pain grillé parfait au cours du repas. « Très beau Champagne plus subtil et mieux équilibré que le 2003, poursuit Bertrand Lhopital, qui était lui, tout en puissance et en vinosité. Le 2004 offre de la vinosité mais aussi et surtout, une belle fraîcheur, un bon équilibre acidité. À partir de 2011, le Vintage sera vinifié en totalité en foudres. » Il y a encore ce Grand rosé brutChardonnay majoritaire, élaboré à partir d’une sélection minutieuse de 15% Pinot Noir, de robe rose saumonée avec des reflets cuivrés, aux connotations de fruits frais (cassis, myrtille) et de pain brioché, de bouche intense avec une finale fraîche. Goûtez le Coteaux Champenois cuvée Insolite 2005, pur Chardonnayfermentation en fûts de chêne dont 1/3 neufs, élevage en fûts avec bâtonnage une fois par semaine durant 14 mois, derobe séduisante, tout en arômes (fruits secs, citron), de bouche élégante, dense au nez comme au palais. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité est, lui aussi, exceptionnel. Pas la moindre hésitation.

Bertrand et Serge Lhopital

* L’exemplaire Sancerre du Domaine de Sarry

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine constitué d’une vingtaine d’hectares. repris par le sympathique Nicolas Brock à la suite de son père, Michel, qui a créé presque entièrement le domaine dans les années 1960, en replantant notamment un ancien domaine viticole inexploité depuis le Moyen Âge. Le domaine (11 ha d’un seul tenant), perché sur la Montagne Noire (l’un des points culminants de la région, 353 m d’altitude), est constitué de marnes argilo-calcairesdu kimméridgien, les « terres blanches ». Puis le coteau et la côte de la Roche forment une dizaine d’hectares de caillottes. Aucun herbicide, ni insecticide n’est employé. Les sols sont travaillés mécaniquement. L’enherbement existant est naturel et varié (diversité). Le retour à des pratiques agraires ancestrales contribue à favoriser la vie des sols (cycles) à travers le respect des équilibres naturels de la flore et de la faune.

Excitez donc vos papilles avec son Sancerre Les Mille Sens blanc 2012, d’une grande finesse, aunez complexe et puissant, bien équilibré, de bouche très harmonieuse, avec des nuances délicates de pêche blanche et de narcisse, très classique. Beau 2011, tout en subtilité, avec cette touche épicée persistante, un vin ample et suave, tout en nuances d’arômes (pivoine, abricot frais). « L’année 2011 nous avait offert une vendange exceptionnelle, me dit Nicolas Brock. Avec quinze jours d’avance sur le cycle végétatif habituel, nous avons connu jusqu’au 15 juillet une situation de sécheresse qui a occasionné un stress hydrique et qui a réduit la vigueur de la vigne. De telles conditions si elles s’étaient prolongées auraient compromis la récolte ainsi que la croissance desjeunes pieds qui ont nécessité plusieurs arrosages. Fin juillet des pluies salvatrices ont permis à la vigne de combler ses carences alimentaires. Le mois d’août pendant lequel nous aurions pu vendanger (100 jours après la fleur) nous a offert des précipitations fréquentes mais de faibleampleur qui ont pu pénétrer la terre asséchée et permettre à la vigne de  » s’alimenter  » correctement. Tandis que les températures ne rentraient pas dans l’excès, fin août, la vigne nous a gratifié de magnifiques grappes à maturité optimum. Nous avons commencé les vendanges le 5 septembre et pendant 15 jours, un temps sec nous a permis de récolter un raisin dans un état sanitaire exemplaire (exempt de pourriture).
Les Vins sont structurés et aptes au vieillissement, tout en présentant un fruité remarquable. C’est une année exceptionnelle qui demandait toutefois pour une bonne réussite, une bonne compréhension des terroirs, de la plante, et des phénomènes de concurrence hydrique et azotée (avec l’enherbement naturel), associée à une disponibilité sans faille du vigneron pour aider une vigne parfois en souffrance, par le travail du sol, et une nutrition foliaire d’appoint. Le climatautomnal (l’été indien ?) est également une récompense pour la vigne comme pour le vigneron qui tous deux doivent constituer des réserves énergétiques pour affronter l’hiver dans les meilleurs conditions. »
Le Sancerre Domaine de Sarry rouge 2012, vignes âgées de 40 ans et élevage durant une année en fûts de chêne, bien marqué par son Pinot Noir, de robe brillante, est remarquable, charnu, puissant et complexe, de bonne garde, épicé, un vin qui emplit bien la bouche. Si vous en trouvez, foncez sur ce Sancerre Montagne Noire 2005, un grand vin minéral, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, harmonieux en bouche, de belle couleur jaune ambré, tout en finesse aromatique (fleurs fraîches, tilleul…), complexe au nez comme en bouche, avec des nuances de musc en finale, de remarquable évolution. Pas la moindre hésitation.

Nicolas Brock

Le Briou de Veaugues
18300 Sancerre
Tél. : 02 48 79 07 92
Fax : 02 48 79 05 28
Email : info@sarry.org
www.sarry.orgVoir son classement dans le Guide des Vins
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– Mon grand coup de cœur pour le Clos de l’Epinay

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Belle propriété du xviiie siècle pour la partie la plus ancienne. Le Domaine est un Clos avec des vignes, un verger, un jardin et des arbres centenaires. 

« Notre chai semi-enterré est enfin terminé, me dit Marie-Claire Dumange, la nouvelle cuverie tout en Inox avec drapeaux pour la thermorégulation est en place pour les prochaines vendanges, tout à côté de nos vignes. Notre fille Pauline, qui souhaite reprendre le domaine, suit une formation en alternance à Vayres en Gironde. »
« Que dire de plus sur ce millésime 2012, me raconte Marie-Claire Dumange, sinon qu’il a été très difficile en Loire comme un peu partout pour beaucoup de vignerons, en raison des conditions climatiques peu favorables. Une floraison difficile, donc obligatoirement une répercussion sur les quantités. Nous sommes seulement à 2/3 de la récolte. Il faut prendre ce que donne la nature. C’est vrai que c’est bon, on a fait des choses très agréables, mais c’est quand même vraiment une petite récolte. Concernant notre 2011, nous avons eu une médaille de Bronze pour notre cuvée Marcus 2011, au 11e Challenge To the Best French Wine For the USA à Miami. C’était notre première participation, et je suis très contente de cette médaille, il y a eu seulement deux Vouvray médaillés, dont nous ! Je pense que ce millésime devrait être bien accueilli auprès de notre clientèle. Chez nous, le Chenin est un cépage très qualitatif mais qui a besoin de temps pour vraiment révéler tous ses arômes, et il est souvent un peu trop tôt. Cet été, j’ai ressorti un demi sec 1995, et tout le monde se l’est arraché, il avait encore une fraîcheur incroyable ! Nous ne faisons pas des Vins primeurs, il faut leur laisser du temps. Les 2011 se présentent bien, ce sont des Vins très agréables mais il est encore tôt. Il reste encore un peu de 2009 pour les amateurs. »
Vous allez aimer comme moi ce Vouvray cuvée Marcus 2011, médailles de Bronze au Challenge International du Vin de Blaye 2013 et au Challenge To the Best French Wines for the USA, finementmoelleux, de bouche ronde à dominante de pêche et d’amande, harmonieux, puissant et persistant, d’une jolie fraîcheur en finale mais tout en suavité. Excellent Vouvray demi-sec 2011, classique, avec un nez intense et frais, où dominent les fruits mûrs, les fleurs et le pain brioché (7,65€). Superbe demi-sec 2009, médaille d’Argent au concours des Journées Gastronomiques deRomorantin 2010, tout en subtilité d’arômes (fruits cuits, aubépine), d’une douce onctuosité, tout enfinesse (un vrai cadeau pour 5,25€ les 50 cl). Superbe Vouvray moelleux 2009, médaille d’Or au concours des Journées Gastronomiques de Romorantin 2010, mêlant richesse aromatique et persistance en bouche, un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, tout en harmonie (10,70€). Le Vouvray sec 2010 sent bon son Chenin, un vin marqué par son terroir, complexe, aunez intense et floralfrais et puissant à la fois en bouche, d’une très bonne persistance aromatique, à un prix lui aussi défiant toute concurrence (7,20€). Beau Vouvray doux 2009, d’une belle couleurdorée, élégant, avec des nuances de miel d’acacia, d’orange mûre et de fleurs blanches, est gras et typé (16,60€ en 50 cl, il les vaut).
Excellent Vouvray cuvée Le Clos de L’Épinay brut Millésime 2006, médaille d’Or au concours desvignerons Indépendants 2012, de belle couleur jaune ambré, qui sent la pomme mûre et les noisettes, harmonieux et savoureux, de belle structure, tout en finesse d’arômes en bouche, très bien dosé (11,30€). Le Vouvray Tête de Cuvée brut, médaille d’Argent au concours des grands VinsMâcon, est de belle robe, aux parfums de fruits et de noix fraîche, dense, de belle mousse légère (8,85€) comme le Vouvray brut Classique, tout en harmonie, avec ces notes de fruits frais et d’acacia, un vin vraiment séduisant, très frais avec une finale tout en souplesse (7,95€). Il y a aussi cette Tête de cuvée Extra Dry 2009, médaille de Bronze à Mâcon 2013, particulièrement séduisant, de très belle teinte, avec ce nez dominé par les fruits secs et la rose, ample, un vin d’une belle persistance aromatique en bouche, parfait à l’apéritif ou sur des sushis. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. Pas la moindre hésitation.

Luc et Marie-Claire Dumange

* Des Bordeaux particulièrement Supérieurs…

En bouclant MILLESIMES, je commence à déguster les millésimes 2012 et 2011 des premiers échantillons qui me parviennent pour le prochain GUIDE. Le Classement va donc s’étoffer. Pour l’instant, voici les valeurs sûres.

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l’année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions…) et peuvent donc être différents de ceux du Guide « papier », qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition
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PREMIERS GRANDS VINS CLASSES

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
BÉCHEREAU
BOSSUET
BRAN DE COMPOSTELLE
CRAIN
FILLON
HAUT-CRUZEAU
LAGRANGE LES TOURS
PANCHILLE
PARENCHÈRE
THURON

BELLEVUE-FAVEREAU
FONTBONNE
PASCAUD
PIERRAIL
PIOTE

ARRAS
BRANDILLE
LAMOTHE VINCENT
LAVERGNE DULONG
VRAI CAILLOU

HAUT-BRANA
CHANTEMERLE
FRACHET
(REIGNAC)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BOUTILLON
CORNEMPS
MASSON/GASSIES-GAUTEY (BX)
GRAND FRANÇAIS
LAUBERTRIE (BX)
LAUDUC
PENIN
SIRON

BELLE GARDE
BERNADON (BX)
COLLINES
ENTRE-DEUX-MONDES
AUX-GRAVES -DE-LA-LAURENCE
LAJARRE
MALEDAN (BX)

BASTIAN
CROIX DE QUEYNAC
GAYON
LARTIGUE-CÈDRES
MAISON NOBLE
TUILERIE du PUY

BEAU RIVAGE
ELIXIR de GRAVAILLAC
FONT-VIDAL (BX)
LUANA
PERAYNE
DUCLA

 

SUITE DU CLASSEMENT

– Le Top vignerons : des Prix d’Honneur aux Lauréats…

On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Je sais tout-de-suite, lors de mes déplacements à travers les vignobles (et je passe l’année à faire cela) si un propriétaire est réellement passionné par son vin, ou non. Cela se “sent”.

Les Prix d’Honneur Les références de leur appellation, que je connais généralement depuis quelque 10 à 30 ans (eux et/ou ceux qui les ont précédé, en ce qui concerne les marques et certains crus), certains ont été retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement. Pour preuves, des milliers d’autres ont été éliminés… Eux, associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes… tout ce que l’on aime. Pas mal sont des amis, comme ceux d’autres catégories, d’ailleurs. 

Les Prix d’Excellence 

D’autres grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis très longtemps ou qui sont de grands coups de cœur de ces dernières années. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour certains, s’ils confirment cette excellence, dans 3 ou 4 ans, ils atteindront le Prix d’Honneur.

 

Les Satisfecits 

Les grandes satisfactions de ces dernières années, ceux dont les vins m’ont particulièrement séduits cette année, qui se distinguent et dont le talent se confirme. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence.

 

Les Lauréats

Les coups de cœurs de l’année. Ils élèvent des vins typés, qui atteignent bien souvent le haut de leurs Classements respectifs. Du solide, qui peuvent (et doivent, logiquement) monter en Satisfecits.

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* Languedoc : le nouveau Guide va retenir les meilleurs rapports qualité-prix-typicité

Les dégustations de mon prochain Guide commencent et les sélections, sévères, vont permettre de ne s’en tenir qu’aux meilleurs vignerons, l’objectif principal étant la typicité et l’intérêt de leurs vins. A quoi bon, en effet, déboucher un produit standard ?

En Languedoc-Roussillon, notamment, le Classement va évoluer, de nouveaux faisant leur entrée, d’autres confirmant leur place, et quelques-uns éliminés et/ou déclassés. Le Classement actuel, le voici !

 

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEELes Classements du site sont réactualisés en permanence dans l’année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions…) et peuvent donc être différents de ceux du Guide « papier », qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CORBIERES
ÉTANG DES COLOMBES (bl)
FONTSAINTE
GRAND CAUMONT
GRAND MOULIN
MARTINOLLE-GASPARETS

VIGN. CAMPLONG
CASCADES (bl)
PRIEURÉ-BORDE-ROUGE
SAINT-MICHEL Les CLAUSES
TRILLOL

AURIS
CAMBRIEL (bl)
CANOS
CAVAILLES
FONTFROIDE
GRAND-ARC
MATTES-SABRAN
ROQUE-SESTIERE

PRIEURÉ de BUBAS

MINERVOIS
FITOU
CABARDES
FABAS (bl)

BARROUBIO
BERTRAND-BERGÉ
CLARMON
COUPE-ROSES
HERBE SAINTE
PÉPUSQUE
VIEILLE (PSL)

CLOS CENTEILLES
FAUZAN
Mas de L’ONCLE
PECH-D’ANDRÉ (bl)

GRAND GUILHEM
LA GRAVE (bl)

COTEAUX-DU-LANGUEDOC
SAINT-CHINIAN
FAUGERES
MIRE-L’ÉTANG (bl)
MAS DU NOVI
PEYREGRANDES (F)
SAINT-MARTIN-CHAMPS

CLOTTE FONTANE
ESTABEL CABRIÈRES
FAMILONGUE
GALTIER
GUIZARD
KARANTES
MAS NUY
PECH DE LUNE
CAVE ROQUEBRUN

CROIX CHAPTAL
L’ESCATTES
MONTPLO
REYNARDIÈRE (F)
VIGNERONS SAINT-CHINIAN

BOUSQUETTE
MAS de CYNANQUE
GRANDES COSTES
JORDY
LÉGENDES
SAUVAIRE

FLAUGERGUES
FONTAINE-MARCOUSSE
MADURA
MARION PLA

COTES-DU-ROUSSILLON
VDN
DIVERS
DAUMAS-GASSAC (bl)

CASA BLANCA
MAS ROUS

DOMAINE BELLEVUE
CLOS BELLEVUE
COSTEPLANE
MAIRAN
Philippe NUSSWITZ
CLOS SAINT-GEORGES
SERRES (Malepère)

ARJOLLE
LOUS GREZES
PLAINE-HAUTE
MASTRIO
MILLE VIGNES
MODAT
MONTROSE
PIÉTRI-GIRAUD
LE SOULA

BOURDIC
COUME DU ROY
MINGRAUT
RIVATON
RIVES-BLANQUES

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CORBIERES
VIEUX-MOULIN

LES NOYERS

MINERVOIS
FITOU
CABARDES
AGEL
ENTRETAN
PETIT CAUSSE
PIQUE PERLOUP (bl)

LAURIERS (PP)
MAILLOLS

COTEAUX-DU-LANGUEDOC
SAINT-CHINIAN
FAUGERES
ARGENTEILLE*
COTES-DU-ROUSSILLON
VDN
DIVERS
Vign.SOMMIÉROIS
(ST-GENIES-MENESTROL*)

NATURA
MAS DES QUERNES

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CORBIERES
(VAUGELAS*)
MINERVOIS
FITOU
CABARDES
(SAINT-JACQUES D’ALBAS)
COTEAUX-DU-LANGUEDOC
SAINT-CHINIAN
FAUGERES
(PRIEURÉ SAINT-JEAN DE BÉBIAN)
(LA VERNÈDE)
COTES-DU-ROUSSILLON
VDN
DIVERS
(BELLES EAUX)

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
 
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ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

– Le Domaine Prieur-Brunet, toujours au sommet

Charmante et passionnée, Dominique Uny-Prieur peut être fière de ses crus. Avec son fils Guillaume (8e génération), à ses côtés (il a brillamment obtenu le diplôme de l’Académie commerciale internationale et poursuivi ses études à l’École supérieure de commerce de Dijon), elle dirige ce vaste domaine de 20 ha sur la côte de Beaune

Le 11 Ventôse de l’An 12 (11 mars 1804), les frères Jean et Claude Prieur acquièrent le Domaine du Château Perruchot à Santenay. Seul Jean Prieur eut une descendance et depuis près de deux siècles, cet héritage a été transmis de génération en génération comme en témoigne l’arbre généalogique qui remonte au XVIIe siècle. C’est ainsi que ce sont succédé Jean Prieur et son frère Claude, Claude Prieur Ponnelle, Jean-Baptiste Prieur Blondeau, Jules Prieur Saladin, Georges Prieur Collin. En 1955, grâce à l’union de Guy Prieur et d’Élisabeth Brunet, native de Meursault, le Domaine prend un nouveau départ et devient le Domaine Prieur-Brunet en raison de l’apport d’un important vignoble familial sur Meursault. De cette union naquirent deux filles, Dominique et Chantal. Dominique, après un bac commercial, a passé avec son époux à la faculté d’oenologie de Dijon, son diplôme en 1978. Parlant couramment anglais et allemand, c’est avec plaisir qu’elle aime recevoir les nombreux clients au caveau. Aujourd’hui, à la suite du décès de Claude en 2003, son fils Guillaume (8e génération) est à ses côtés, après avoir brillamment obtenu le diplôme de l’Académie Commerciale Internationale et poursuivi ses études à l’ École Supérieure de Commerce de Dijon.

 

Ce vaste Domaine de 20 ha sur la Côte de Beaune est largement ancré à Santenay-le-Haut, dans cette jolie maison coiffée de tuiles vernissées. Il possède un site à Meursault, « le Moulin Juda », pour faciliter les déplacements des engins de culture. La maison possède une véritable philosophie du travail et de l’élevage des Vins. Les sols et les vignes du Domaine ont toujours été travaillés dans un esprit d’une viticulture « raisonnée ».
Au sommet avec leur Meursault Charmes 2011, d’une belle onctuosité en bouche, un vin gras mais également minéral, aux notes de rose, de tilleul et de musc, d’une grande finesse, de bouche intense, très équilibré en finale. « Nous sommes particulièrement contents du millésime 2011, me précise Guillaume Uny-Prieur. Les blancs présentent une belle fraîcheur aromatique. Nous avons fait de bons rendements sur les blancs, nous n’avons pas eu de grêle, la matière première était très belle et très saine. Il s’en dégage de délicieux arômes de fruits frais, de fleurs blanches. Belle structure soutenue par une bonne acidité ce qui laisse présager qu’ils se garderont mieux que les 2009 et 2010. Élevage de 12 mois et 15 mois pour les 1er crus avec une partie en bois neuf, nous avons effectué un seul bâtonnage par mois pour avoir un bon gras mais pas trop, afin de préserver la typicité du millésime et garder la longueur en bouche. Ce 2011 est un vin très frais, très élégant et très long en bouche. »
Le 2010, typé, avec des arômes discrètement minéraux, un vin gras et équilibré, de bouche légèrement citronnée, pleine d’élégance, vraiment agréable. Superbe Bâtard-Montrachet 2009, où l’on retrouve toute la force de son terroir, d’une grande finesse, aux nuances de chèvrefeuille et de pêche blanche, de bouche fondue et persistante, un grand vin onctueux, très racé. RemarquablePommard Platières 2011, riche au nez, avec des connotations subtiles de cerise et d’humus, un vin qui allie puissance et distinction en bouche, tout en nuances. Le 2010, coloré et intense, aux taninsbien équilibrés, mêle charpente et souplesse, avec des arômes mûrs et complexes de cassis et de groseille, est riche en bouche, d’excellente évolution. « Le 2010 est un millésime très sur le fruit, comme 2008 ou 2006, poursuit-il. Un vin avec beaucoup de matière, une petite récolte en rouge, normale en blanc. Bonnes acidités pour les deux couleurs. Belle couleur pour le rouge, du volume, de la matière en bouche, un peu moins qu’en 2009, mais très agréable. Ce millésime donne desVins très fins, très élégants, aux arômes de fruits rouges bien mûrs. C’est un vin de moyenne gardequi correspond bien à la demande de la clientèle. Il est moins concentré que le 2009, mais avec de la rondeur et du charnu. Les blancs 2010 ont une belle acidité, de la structure, de jolies senteurs defleurs blanches, sont plus équilibrés que les 2009, ont de la fraîcheur, de la persistance en bouche, avec un très bon équilibre volume-matière.
Nous avions utilisé pour le 2010 nos nouveaux pressoirs, ce qui nous a permis d’obtenir des taninsplus élégants. Nous les avons réglés cuvée par cuvée, cela a vraiment été du « sur-mesure » (premier jus, deuxième jus, troisième jus). Nous avons refait toute notre cuverie (4 mois de travaux). Les rouges sont en cuves Inox double paroi, de plein pied, donc nécessitant moins de pompage, ce qui préserve la matière et les arômes du raisin. Un équipement « à la bordelaise », un investissement au service de la qualité. En conclusion, les cinq derniers millésimes sont de belles réussites, avec chacun sa personnalité propre. Très belle qualité et quantité, nous pourrons satisfaire notre clientèle du monde entier. »
Le 2009, de belle robe intense, un grand vin aux tanins soyeux, est solide, gras et complet, d’une belle harmonie, tout en bouche. Il y a aussi le Beaune Clos du Roi 2011, chaleureux, charpenté, coloré et parfumé, aux connotations de truffe et de griotte mûre en finale, un vin qui révèle des taninspuissants et très fins à la fois, le Chassagne-Montrachet Morgeot 2011, un vin classique, gras, de bouche puissante. Beau Meursault Chevalières 2011, gras et complexe au nez comme en bouche, marqué par des nuances de pain grillé, de fruits blancs mûrs et de noix fraîche, un vin tout en séduction.

 

Il y a également leur Volnay Premier Cru Santenots 2011, de robe rubis intense, aux arômes minéraux de fruits surmûris, d’épices, de poivre noir, avec des saveurs intenses, d’une très belle structure. « Un millésime superbe, précise Guillaume, avec beaucoup de fruité mais aussi beaucoup de matière. Arômes de fruits rouges très frais (griotte, cerise, fraise). Nous avons pu garder cette fraîcheur grâce à notre nouveau pressoir, qui nous a permis une extraction très précise et on mesure avec plaisir le résultat du pressurage très qualitatif, on arrive vraiment à faire ce que l’on veut. Ce seront aussi des Vins de garde, les tanins sont présents mais bien ronds, ce sont des Vins très plaisants, d’une grande structure harmonieuse, avec une belle acidité qui leur permettra de bien vieillir. La finale est longue et persistante. »Le 2010, de robe pourpre intense, aux tanins soyeux, solide, complexe, tout en bouche, corsé, avec ces notes subtiles de pruneau confit. Puissant 2009, au nez marqué par des arômes de mûre et de réglisse, un vin ample, très persistant au palais. Très joli Santenay Maladière Premier Cru 2011, de couleur grenat soutenu, parfumé, bien charpenté, aux tanins fermes et fondus à la fois, persistant en bouche, de belle évolution comme le 2010, très typé, au nez dominé par les fruits cuits et la réglisse, aux tanins très équilibrés, alliant charpente et souplesse. Pas la moindre hésitation.

Dominique et Guillaume Uny-Prieur

* Bestheim : audace et noblesse alsaciennes

Au sommet. Situé au coeur du vignoble haut-rhinois à deux pas de Colmar, Bestheim, fondé en 1765 dispose de deux sites de production situés à Bennwihr pour les vins tranquilles et à Westhalten pour les Crémants d’Alsace
S’appuyant sur un vignoble de 700 ha exploité par 200 vignerons passionnés par leur métier, Bestheim est une entreprise particulièrement engagée dans la préservation de l’environnement et s’investit au quotidien dans cette démarche à la fois dans le vignoble comme au sein de l’entreprise (lutte raisonnée, tri sélectif, valorisation des déchets, isolation performante, économies d’énergie, mise en place de chauffe-eau solaire, covoiturage des salariés, sélection de ses fournisseurs en fonction de leur engagement « vert » …).

« Nous sommes devenu le leader du marché, une très grande maison, nous raconte Thierry Schoepfer, le Directeur Général. Ce n’était pas notre objectif premier lorsque nous avons fusionné avec notre homologue, la Cave d’Obernay, qui elle-même, précédemment, avait englobé d’autrescaves. Nous rétrocédons quelques participations, cherchons à nous concentrer sur nos pôles. Nous avons agrandi notre site historique de Bennwihr qui produira 15 millions de bouteilles. À Bestheim nous axons nos efforts sur le développement des Crémants très qualitatifs.Nous avons deux sites devinifications et trois sites de pressurage et trois sites d’approvisionnement. Nous concentrons nos efforts avec la recherche d’amélioration qualitative de nos vins et l’amélioration notre image de marque.

Nous souhaitons développer la reconnaissance de notre marque qui n’est pas encore assez connue, elle est la fusion de trois sociétés, notre histoire n’a que 15 ans… La croissance inconsidérée n’a pas de sens dans un vignoble comme le nôtre.
Nous sommes reconnus pour la régularité des qualités de nos vins, ce qui est un vrai succès pour nous qui gérons 1300 ha (15% du vignoble alsacien, 17 millions de bouteilles dont 7 millions de Crémant !). Nous nous donnons les moyens pour cela, faisons les meilleures sélections pour avoir les meilleurs vins possibles. Nous effectuons beaucoup de sélections parcellaires, un technicien sera désormais en permanence dans les vignes. Nous sommes continuellement en contact avec nos vignerons, à toutes les saisons, pour les conseiller afin d’optimiser leur travail dans un but qualitatif.

Bestheim se fixe une ligne de conduite, nous avons été les premiers à décider les Crémants sans malo, de ce fait, nos crémants sont moins lourds, plus vivaces, plus secs également, plus fins, plus élégants. Nous évitons trop de sucre, on préfère des vins aériens et droits, de vrais vins d’amateurs, c’est vraiment notre marque de fabrique et nous ne dérogeons pas à ce style. Nous sommes aidés par notre maître de chai Christophe Adam, qui est champenois. Nous limitons les références, par exemple, nous n’avons que 6 Grands Crus car, nous voulons faire du « très » Grand Cru, c’est pourquoi nos sélections sont drastiques. Nous faisons aussi des rendements moindres pour vraiment avoir une belle expression du terroir, recherchons la quintessence en privilégiant les cépages très typiques et connus d’Alsace. Nous exportons beaucoup vers les pays scandinaves, en Suède surtout, mais aussi au Bénélux, et enregistrons un fort développement vers tous les pays de l’Est. »

Coup de coeur pour leur Pinot Gris Grand Cru Mambourg 2010, tout en structure et parfums (genêt, pêche), de finale complexe, ample et persistante, un vin vraiment racé. Beau Riesling Grand CruWielbelsberg 2008, où la suavité s’allie à une fraîcheur d’une jolie intensité, avec des senteurs minérales et florales complexes, un vin qui s’accorde bien avec les crustacés, notamment. Puissant Gewurztraminer Grand Cru Zinnkoepflé 2009, riche, subtil au nez comme en bouche, de jolie robebrillante, au nez de fleurs et de miel, tout en complexité d’arômes, un vin épicé, très fin, très marqué par son terroir. Le Pinot Gris Zinnkoepflé Grand Cru 2010 est de robe très séduisante, tendre et corsé à la fois, de bouche florale, finement épicé en finale comme il se doit, aux arômes de rose et de clou de girofle, long en bouche. Dans la lignée, le Riesling Grand Cru Rosacker 2009, d’une grande harmonie, un vin au nez intense et complexe, riche et tout en délicatesse, de bouche parfumée, de bonne garde. Joli Alsace Klevener de Heiligenstein Réserve 2012, au nez subtil (acacia, noisette), tout en rondeur et persistant en bouche, avec une note de fraîcheur caractéristique.
Le Riesling Rayon de Lune blanc 2011, bien typé lui aussi, au nez complexe et puissant, bien équilibré, est de bonne bouche parfumée. Excellent Pinot Blanc (les raisins sont issus de l’Agriculture Biologique), fin et bouqueté, au nez complexe et puissant dominé par le lis et la pêche blanche, bien équilibré, un beau vin qui associe finesse et structure. Goûtez aussi le Klevener de Heiligenstein Réserve, charmeur par ces nuances de fleurs, fin et dense à la fois, et leurGewurztraminer Vendanges Tardives 2008, complexe et velouté, au nez de rose, légèrement miellé, très riche et très fin à la fois, à savourer avec un foie gras d’oie.

La maison est évidemment la référence en Crémants. On s’en rend vite compte avec ce remarquable Crémant d’Alsace brut rosé, de jolie robe, avec cette nervosité équilibrée caractéristique, vif et fin, aux notes d’abricot, légèrement miellé. Le Crémant d’Alsace brut Prestige est très réussi, au nezdominé par les fruits mûrs et le pain brioché, avec cette pointe de fraîcheur caractéristique, de belle expression, de mousse abondante. Remarquable Crémant Blanc De Noirs, qui associe élégance et charpente, finesse et densité, avec ces notes caractéristiques de fleurs blanches, de coing et de miel, très persistant. Beau Crémant Chardonnay, de superbe robe dorée, de mousse légère, très équilibré, parfumé, au nez dominé par les fruits mûrs et le pain brioché, avec cette pointe de fraîcheur bien caractéristique.

Même propriétaire que les Château Fillon et Caillavet.

Directeur général : Thierry Schoepfer

3, rue du Général de Gaulle – BP 6
68630 Bennwhir
Tél. : 03 89 49 09 29
Fax : 03 89 49 09 20
Email : vignobles@bestheim.com
www.vinsdusiecle.com/bestheim
www.bestheim.com

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