Le Classement vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. 

L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent. Vous allez retrouver notamment ces grands coups de cœur dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, particulièrement riche.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité.

 

Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

 

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

 

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette comme d’autres qui sont dirigés par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

 

L’étiquette du Champagne

En plus de l’appellation Champagne, le nom du producteur et éventuellement l’indication du millésime, de la teneur en sucre (brut, sec…) et l’adresse de la marque ou du lieu de production, vous lirez sur les étiquettes de Champagne les initiales suivantes : N. M. (marque principale appartenant à un négociant-manipulant), M. A. (marque “secondaire” appartenant à un négociant-manipulant ou à un négociant qui commercialise le Champagne d’un autre négociant ou d’un vigneron, ce qui leur permet d’écouler leurs bas de gamme), R. M. (récoltant-manipulant. Champagne vinifié et vendu par un propriétaire ), C. M. (coopérative de manipulation. Champagne de coopérative).

La méthode champenoise

La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de Dom Pérignon, génie gustatif du xviiie siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteilles épaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est définie selon le type de produit que l’on désire, et d’un levain de levures sélectionnées. Le vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12 °C. Une seconde fermentation alcoolique va s’effectuer. Elle durera des mois, et maintiendra le gaz carbonique sous pression dans les bouteilles qui sont alors posées sur des “pupitres” qui permettent de varier à l’infini la position des bouteilles. C’est l’opération de remuage qui consiste à incliner et à tourner les bouteilles. Certains spécialistes “manipulaient” 30 000 à 40 000 bouteilles par jour (aujourd’hui, ce sont surtout des gyropalettes automatiques qui le font) ! Quand le dépôt est rassemblé vers le goulot, il est expulsé à basse température. À la place des centilitres de liquide dégorgés (de 4 à 8), on rajoute une liqueur de complément, la liqueur d’expédition, constituée de vins vieux et de sucre dont la dose varie selon le type de mousseux recherché : brut, sec… Cette vinification ne ressemble à aucune autre puisque les opérations de coupage et de chaptalisation sont les déterminants d’une production de qualité.

 

La liqueur de tirage

La dose de la liqueur de tirage varie selon le type de “vin de mousse” recherché. Liqueur de tirage : il faut 4 g/l de sucre pour faire 1 kg de pression durant la seconde fermentation.

– Pour un Champagne : 6 kg de pression, ou 6 “atmosphères”, soit 24 g/l de sucre.

– Pour les autres mousseux : 4 kg de pression, soit 16 g/l.

– Pour les pétillants : de 1 à 2 kg de pression, soit de 4 à 8 g/l de sucre.

 

Les raisins du Champagne

Le champagne provient de l’utilisation exclusive de trois cépages :

– Le Pinot noir qui apporte au vin corps et longévité. Le roi bourguignon et champenois. Richesse aromatique, intensité et suavité en bouche. Des vins de très belle évolution. Difficile d’en attendre autant quand on essaie de le planter ailleurs.

– Le Pinot meunier (noir également).

– Le Chardonnay (blanc) qui lui confère finesse et légèreté. Le cépage de référence bourguignon et champenois, abusivement planté un peu partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et climats de la Bourgogne, qui produit les plus grands vins blancs secs du monde.

 

LES CHAMPENOIS DE L’ANNEE

 

Michel ARNOULD et Fils
Paul BARA
Brigitte BARONI
BAUCHET
BEAUMONT des CRAYÈRES
BERTHELOT-PIOT
BLONDEL
BONNET-GILMERT
BOURDAIRE-GALLOIS
BOURGEOIS-BOULONNAIS
R. BOUTILLEZ MARCHAND
Christian BRIARD
BRIAUX LENIQUE
Edouard BRUN & Cie
CAMIAT et Fils
Jean-Yves de CARLINI
De CASTELNAU
J. CHARPENTIER
CHARPENTIER
CHASSENAY d’ARCE
COLLET
Charles COLLIN
COQUARD-BOUR
CORDEUIL
Emmanuel COSNARD
Champagne R.H. COUTIER
CUPERLY
Florence DAUPHIN
Sébastien DAVIAUX
Franck DEBUT
Jacques DEFRANCE
DEKEYNE et Fils
Veuve A. DEVAUX
Pascal DEVILLIERS
André DILIGENT et Fils
Veuve DOUSSOT
Emmanuel DRAVIGNY
EGROT et Filles
ELLNER
Champagne FANIEL-FILAINE
Hubert FAVIER
FLEURY-GILLE
FRANCOIS-BROSSOLETTE
GATINOIS
Domaine B. GIRARDIN
GOSSET
Didier GOUSSARD
H. GOUTORBE
GRASSET-STERN
Champagne GRUET
HAMM
HUGUENOT-TASSIN
Louis HUOT
JEAUNAUX-ROBIN
KRUG
P. LANCELOT-ROYER
LAURENT-PERRIER
Xavier LECONTE
Éric LEGRAND
LEGRAS et HAAS
LEJEUNE-DIRVANG
Veuve Maurice LEPITRE
Laurent LEQUART
Alain LITTIÈRE
LOMBARD et Cie
Xavier LORIOT
Gérard LORIOT
DE LOZEY
MANNOURY
MÉDOT
Charles MIGNON
Pierre MIGNON
Albert de MILLY
MOREL Père et Fils
MORIZE Père et Fils
MOUSSÉ-GALOTEAU et Fils
Yvon MOUSSY
MOYAT-JAURY-GUILBAUD
G.H. MUMM
Étienne OUDART
Hubert PAULET
Ghislain PAYER
PÉHU-GUIARDEL
Jean-Michel PELLETIER
PERRIER-JOUËT
Daniel PERRIN
PHILIPPONNAT
POINSOT Frères
POL ROGER
Julien PRÉLAT
Vincent RENOIR
Louis ROEDERER
ROGGE-CERESER
ROYER Père et Fils
Adrien SIMON
De SOUSA et Fils
Eric TAILLET
TAITTINGER
De TELMONT
THÉVENET-DELOUVIN
Alain THIÉNOT
Diogène TISSIER et Fils
J.M. TISSIER
André TIXIER & Fils
Michel TURGY
De VENOGE
VERRIER & Fils
VEUVE OLIVIER et Fils
Florent VIARD
VIGNON Père et Fils
VINCENT D’ASTRÉE
VRAIN-AUGÉ

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Les Classements, régulièrement mis à jour lors de dégustations quotidiennes, prouvent qu’il n’y a rien d’acquis en la matière, que des crus connus ne méritent plus leur réputation, et que des vins particulièrement abordables atteignent les sommets, aux côtés de vins beaucoup plus chers ou réputés (et toujours aussi bons), dans toute la France.

Choississez une région pour voir un autre classement :
ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

 

Deux régions sont toujours formidables :

Bordeaux (pas partout, car certains propriétaires sont insupportables pour leur snobisme, obnubilés par des prix qui montent en flèche et leur font croire ainsi qu’ils élèvent des vins de référence) et Champagne, avec tout ce que l’on aime : des prix sages, des cuvées racées, expressives, marquées par leur terroir et par une volonté de faire ressortir au mieux les spécificités de chaque commune. En Champagne, on est parvenu à un tel niveau de plaisir que c’est certainement la région où les découvertes sont les plus enrichissantes.

 

L’Alsace et la Loire sont toujours un vivier de crus superbes, dans toutes leurs appellations (le Pays Nivernais, la Touraine et l’Anjou-Saumur), la Bourgogne est garante de vins marqués par leurs territoires et une convivialité enthousiaste et saine, comme en Beaujolais, où la joie du vin prime.

 

Les déceptions sont grandes en Provence et en Languedoc, pour des raisons différentes. En Provence, l’influence des rosés fait que l’on en est à une multiplication des cuvées et, il faut bien le reconnaître, pour certains, à des prix complètement incautionnables pour ce style de vins, notamment que quelques-uns sont aptes à vous inciter à faire la sieste… En Languedoc, côté prix, c’est pareil, avec des vins rouges sirupeux, trop lourds, trop alcoolisés, sans élégance.

 

Sur un autre plan, le Sud-Ouest et le Pays Nantais s’enlisent dans un manque de confiance en soi, avec des vignerons qui se contentent de vendre dans les restaurants à touristes et dans les salons, ou sont contraints d’accepter un prix peu rémunérateur à un négoce de bas de gamme. Des éliminés également, comme en Rhône, où les “figures” s’étiolent au profit de nouveaux producteurs attentionnés et passionnés, et c’est très bien ainsi.

 

 

 

ALSACE

Tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2016 à 2007 méritent actuellement une commande.

Bestheim est la référence des Crémants, et ne cesse de monter en gamme dans les autres appellations.

Les incontournables sont toujours Schléret (avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), Hauller, Gresser, Schaeffer-Woerly, Hubert Meyer, Haegi, Klein, Ruhlmann, 7 Vignes, Frick, Metz, Iltis, Eblin-Fucks.

Les autres grandes valeurs sont la Cave de Hunawihr, Simon, Pettermann, Arnold, Frey, Hartmann, Brobecker, Beck-Rempart, Rentz, Huber et Bléger, Baumann-Zirgel, Vielweber, Frey-Sohler, Fleck, Zoeller, Fleck, Mauler, Fahrer, Klingenfus, Stoeffler

Jolies bouteilles de Fahrer, Schetzel, Halbeisen, Kirschner

 

BEAUJOLAIS

Cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages.

Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Pizay, Cédric Chignard, Michel Tête, Crêt des Garanches, Emeringes, Champagnon, La Combe aux Loups, Cheysson, Granit Doré, Jean-Pierre Mortet, Baron de L’Ecluse, Flache-Sornay, Métrat, Charvet, Monternot

Et le roi Dubœuf est toujours là, incontournable.

De belles dégustations aussi chez Rotisson, Chermette, Pravins, Fournelles, Garanches, Fagolet, Bonnet, Briday, Forest

 

 

BORDEAUX

MÉDOC

En Premiers Grands Vins, à Pauillac, aux côtés de vins prestigieux et beaucoup plus chers (Latour et Mouton, splendides, comme Clerc-Milon), dominent Grand-Puy Lacoste (formidable 2008, actuellement), Batailley (splendide 2009) et Pichon-Comtesse, de très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.

Au sommet, à Saint-Estèphe : Montrose poursuit une très belle montée en puissance, tout en conservant sa suavité élégante. Haut-Marbuzet, avec un formidable potentiel d’évolution, et où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité) ; il en est de même pour Clauzet et Cantenac-Brown, ce dernier à Margaux, comme Lascombes, qui possède son propre style.

Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Mayne-Lalande, Layauga-Duboscq, Desmirail, La Mouline, Tronquoy-Lalande, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Fonbadet, Fontesteau, Cartujac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Souley Sainte-Croix, Le Meynieu, Chalet de Germignan, Le Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Saint-Estèphe, Bois Carré, Pontac-Gadet, Coudot, Hennebelle

Prochaines verticales déterminantes à Brane-Cantenac, Calon-Ségur, Lynch-Bages, Léoville-Barton, Clément Pichon… où l’enthousiasme comme les déceptions pourraient faire largement évoluer le Classement.

 

A L’HONNEUR

 

POMEROL

Certes, il y a Petrus (splendide mais intouchable financièrement), mais Certan de May et les crus de Janoueix (La Croix, La Croix-Toulifaut…) sont incontestablement au sommet, comme Beauregard, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy, Haut-Ferrand…).

Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Canon-Chaigneau (les deux classés Premiers Grands Vins, tant le rapport qualité-prix-régularité est exceptionnel), Moines, Béchereau, Viaud, Belles-Graves, Voselle ou Bourseau.

Puis La Croix Romane et Petite Croix.

Belles dégustations en Fronsac avec Gaby, Canon, Carles, Mazeris.

 

 

SAINT-ÉMILION

Ici, se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse, ou standardisés.

Trotte Vieille est (largement) au sommet, et les crus de Capdemourlin, Laniote, Haut-Sarpe, Croque-Michotte, Corbin-Michotte, Mauvinon, La Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Cadet Bon, Clos Trimoulet, Piganeau, également, ce qui explique leur place dans le Classement, chacun possédant une identité réelle et une gamme de prix différente.

Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Clos Labarde, Orisse du Casse, Gros Caillou, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Clos de Sarpe, Vieux-Pourret, Grâce-Fonrazade, Clos des Prince, Pasquette, Bellisle-Mondotte, Darius, Destrier

Belles dégustations (et une place enviable dans le Classement) pour Figeac, Destieux, Sansonnet, puis Grand Corbin Manuel, Lassègue, Sanctus, Jean Voisin, Candale, Riou de Thaillas, Petit Mangot, Grand Pey Lescours, Croisille, Vieille Tour La Rose Tauzinat-l’Hermitage

Les dégustations à venir de La Dominique, Figeac, notamment sur des millésimes plus anciens, viendront conforter ou non leur place dans le Classement, comme pour Sanctus, Pontet-Fumet, Petit Bouquey, Grand Bert, Roylland

 

En Saint-Georges, Montagne, Puisseguin et LussacHaut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés de Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie, Jura-Plaisance, Fleurs Grandes Landes

Coups de cœur également pour Vieux Château Saint-André, Saint-Georges, Franc Baudron, Munch, La Claymore, Maison Blanche

 

GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN

Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”.

Chevalier sort du lot, en blanc comme en rouge, quand Brown, Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Bouscaut, Lespault-Martiollac, La Solitude, Luchey-Halde, Haut-Plantade ou Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux.

 

Les prochaines verticales de Malartic-Lagravière, Haut-Brion, Smith-Haut-Lafitte ou Haut-Bailly viendront aussi confirmer ou non leur place actuelle dans le Classement, certains atteignant des prix qui peuvent paraître vraiment injustifiés…

En Graves, on se fait vraiment plaisir, et à prix très doux, avec Grand Bos (un grand rouge racé, largement au niveau d’un Pessac-Léognan), Mauves, Le Tuquet, Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Rougemont, Chantegrive, Jouvente… et Toulouze, en Graves de Vayres.

 

CÔTES

Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Melin, Faugas, Marsan, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Larrat, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, Grandmaison, Bavolier

De jolies bouteilles (très) appréciées de Brethous, Haut-Mousseau, Puy d’Amour, Bellevue, Cranne, Grand Moulin, Petit Boyer, Terre Blanque, Graves d’Ardonneau

 

BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

Les meilleurs sont Boutillon, Crain, Lajarre, Bran de Compostelle, Bossuet, Fillon, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Lagrange les Tours, Penin, Panchille, Sainte-Barbe

Lavison, Jayle, Fontbonne, Laubertrie, Masson ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.

Jolies dégustations de La Bédouce, Pierrail, Vilatte, Lamothe Vincent, Paillette, Champ du Moulion, Le Sèpe

 

SAUTERNES ET LIQUOREUX

Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

En Sauternes, les grands vins sont toujours magiques : Filhot, Raymond-Lafon, Lafon, Haut-Bergeron, Coutet

Dégustations à suivre pour Bastor-Lamontagne, Rabaud-Promis, Guiraud, Rolland, Caillou, Laribotte, La Tour Blanche, Malle, Anna, Closiot… qui doivent confirmer leur place dans le Classement.

 

 

BOURGOGNE

C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom.

Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Je parle de Chartron, Robin, Antonin Guyon, Carillon, Tremblay, Jomain, Alain Geoffroy… Toujours à Chablis, Mosnier, Chardonnay, Dampt, Naulin, Heimbourger

En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de Gelin, Monts Luisants, Cacheux, Esmonin, Bertheau, Fougeray de Beauclair, Berthaut, Ampeau, Albert Joly, Michel Prunier, Domaine de la Poulette ou Clos Bellefond.

On poursuit avec Delagrange, Denis, Bourée, Bocard, Diconne, Girard, Seguin-Manuel, Gros, Dubreuil-Fontaine, Amiot, Doreau,… ou, en Pouilly-Fuissé, Luquet, Auvigue, Paquet, Denuziller

 

A L’HONNEUR

 

CHAMPAGNE

Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoîent de très grandes maisons familiales comme Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Lombard, Philipponnat, Legras, Bara, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée, qui sait particulièrement bien donner ses lettres de noblesse au cépage Pinot meunier.

La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes…

Il y a donc des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.

Il s’agit de De Lozey, Taillet, Michel Turgy, Legrand, Bourdaire-Gallois, Goutorbe, Jean-Marie Pelletier, Coutier, Drappier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Laurent-Gabriel, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Maurice Vesselle, Fleury-Gille, Lequart, Lancelot-Royer, Gimonnet, Gatinois, Huot, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart, Jacques Defrance, Moyat, Leconte…, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

 

On poursuit avec Brice, Morize, De Milly, Charles Mignon, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Margaine, Royer, Leconte, Veuve Olivier, Lejeune-Dirwang, Brixon, Egrot, Nathalie Falmet, Rollin, Royer, Labbé, Aspasie, Baron-Fuenté, Baron Albert, Morize, Verrier, Baron Albert, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Dauphin, Boizel, Bardoux, Diligent, Payer, Bonnet-Gilmert

 

D’autres grands coups de cœur chez Xavier Loriot, Péhu-Guiardel, Daviaux, Alain Littière, Payer, Poinsot

Puis chez Bauchet, Roger Barnier, Malingre, Gratiot, Mannoury, Beaudoin-Latrompette, Cosnard, Dekeyne, Gérard Loriot, Fernand Lemaire, Lacuisse, Jacquinot, François Lecompte, Vazard-Coquart, Farfelan, Alain Bailly, Clergeot, Desmoulins, Alfred Tritant, Jean-Pol Hautbois, Vrain-Augé, Mathelin, Marc Billiard

Trois caves sont au top : Collet, De Castelnau et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.

 

A L’HONNEUR

 

LANGUEDOC-ROUSSILLON

Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, de vrais vins… alors que l’on trouve aussi (hélas) dans le coin des vins rouges ultra concentrés, ultra chers, ultra âpres…

Daumas-Gassac est toujours hors normes, en rouge, bien sûr, mais aussi avec ce blanc somptueux, où le minéral sait s’allier à un gras spécifique.

Les grandes références sont Peyregrandes, Mas du Novi, Cavailles, Fabas, Grand Caumont, Pépusque, Martinolle, Saint-Martin des Champs, Mire-L’Etang, Bertrand-Bergé, Grand Moulin, Etang des Colombes, Cascades, Herbe Sainte, Clarmon, Familongue, Clotte Fontane, Casa Blanca, Domaine de la Vieille, Spencer La Pujade, Mas Rous, Cambriel

Deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.

Jolies dégustations avec Espinous, Grand Arc, Lalis, Loupia, Loup Blanc, Fontaine-Marcousse, Maspiquet

 

PROVENCE-CORSE

Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).

Dans les trois couleurs, en Bandol, on est au sommet avec La Bastide Blanche, Lafran-Veyrolles, Pradeaux, L’Olivette, Terrebrune, Bunan et Chrétienne.

Fontcreuse est le meilleur Cassis, et Toasc, le meilleur Bellet.

Loou est le meilleur Coteaux-Varois, et Camaïssette le meilleur Coteaux d’Aix.

En Côtes-de-Provence, les rosés sont formidables : Rasque, Jas d’Esclans, Maïme, Sumeire, Pourcieux, Font du Broc, Montaud… La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.

Des crus comme Mentone, Malherbe, Vannières, Saint Roman d’Esclans, Rouet, Tournels, Mesclances ou Thuerry atteignent une place très privilégiée dans le Classement.

On peut retenir qu’il existe ici un certain « snobisme » du à quelques propriétaires qui ont surtout investi pour la région et les vieilles pierres, et, autant que faire se peut, n’ont pas grand chose à voir avec les vrais vignerons passionnés.

La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine de Torraccia et celui de Peraldi. Ces trois-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.

 

SAVOIE-JURA

En Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.

Les meilleurs : Million-Rousseau, Fortin, Lambert, Bosson, Mollex, en Savoie, et Badoz, pour le Jura, se trouve avec celui des Beaujolais.

Jolies dégustations de Angelot, Bertucci, Chevigneux, Daniel Dugois

 

SUD-OUEST

Lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.

On le voit bien en savourant les bouteilles de Barréjat, Nozières, Pichard, Lamouroux, Lavaur, Paillas, La Caminade, Labarthe, Vieux Touron, Gautoul, Bourguet, Paradis, Croze de Pys, Bovila, Coutale, Pouypardin, Bourguet, qui sont à la tête de leur appellation respective.

La Cave de Buzet est la meilleure de toute la région, avec une gamme importante qui sait décliner toute les facettes du Buzet.

Dans différentes appellations, sont particulièrement bien notés : Sergent, Viella, Nigri, Rousse, Joy, Combelle, Guillaman, Herrebouc

 

A L’HONNEUR

 

VAL DE LOIRE

La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare.

Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificié, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Champeau, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Pabiot, Bernard Petit, Guy Baudin, Gitton

En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant. La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région.

Le meilleur Saint-Nicolas-de-Bourgueil se trouve chez Drussé, les meilleurs vins de Saumur-Champigny se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, chez Dézé (Petite Chapelle), La Guilloterie ou Gouron.

En Chinon, on est au sommet avec Bouchardière, Bouquerries, Noiré, et, en Touraine, Chaise, Mandard, Charbonnier et, Montigny.

En Anjou, on ne peut éviter Gauterie et Gonorderie, comme, à Saumur, Vieux Pressoir.

Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez La Varière, Aubert, Rochettes et Godineau.

En Muscadet, le ténor est Morilleau.

 

 

VALLÉE DU RHÔNE

Le Classement parle de lui-même, et c’est la grande régularité qualitative, qui prime, ici comme ailleurs, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est toujours exceptionnel.

On s’en assure, à Châteauneuf-du-Pape, chez André Mathieu, à Beauchêne, Abbé Dîne, Méreuille, Serguier, Tour-Saint-Michel, Domaine de Saje, Solitude.

En Côte-Rôtie, le Domaine des Rosiers, et celui des Levet.

Redortier est toujours au sommet à Beaumes de-Venise, avec BeauvalcinteArnoux élève des vins superbes à VacqueyrasAlary est à la tête de l’appellation Cairanne, avec Gayère, et, en Côtes-du-Rhône-Villages, les incontournables sont le Domaine de l’Amauve, Saint-Estève, Croix Blanche, Magalanne

A L’HONNEUR