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Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

Publié dans A chaud, Classements, Coups de gueule, Concours gratuit (Vendredi novembre 16, 2007 à 22:16)
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Cet article vient d’être publié chez AgoraVox, ce qui vous permet d’en débattre.

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

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Ne vous faites plus avoir

Publié dans A chaud, Coups de gueule, Concours gratuit (Mardi novembre 13, 2007 à 11:32)
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Les fidèles de mes sites et Guides savent que je défends toujours le rapport qualité-prix-plaisir allié à une typicité réelle marquée par les terroirs (quand il y en a un…). Je vous renvoie à mon Classement et à une certaine éthique. Hélas, 3 fois hélas, il y a des surcotations incautionnables dans les prix de certains vins.

Prenons l’appellation Margaux que je connais particulièrement bien (voir : Twenga et le comparatif des prix des châteaux pour le millésime 2003, une page que vous devriez mettre en mémoire), et précisons d’abord 3 points :

- Dans cette appellation, 1 seul vin est mythique, c’est bien sûr le Château Margaux. C’est incontestablement l’un des plus grands vins rouges du monde et la démence du prix peut être admise si l’on s’en réfère au monde du luxe. Passons, donc, même s’il est regrettable d’avoir eu des hausses aussi importantes sur ce vin, et notamment sur le second vin, qui était beaucoup plus accessible autrefois. Ce qui est indécent, ce sont les différences de prix. On se contenterait largement (c’est un hasard mais ce sont les sites de mon ami Jean-François Moueix) des 950 € la bouteille demandés chez ChateauNet (la demi-bouteille est à 742,85 € chez 1855, totalement unjustifié), mais pourquoi mettre 80 € de plus chez Lavinia (1.029 €) ou même 1.055 € chez Primeurs Bordeaux.

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Mes Saint-Émilion préférés

Quelque 1 000 crus, du Premier Grand Cru Classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru Classé et le Grand Cru, dont la situation géographique fait la différence. Le premier secteur est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi diversifiés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la variété de son terroir et la typicité de chaque cru. C’est le territoire des crus qui dominent la côte de Saint-Émilion en regardant la plaine, issu d’un sous-sol de molasses et de sables éoliens. Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables, en alios en sous-sols. Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également très présents, avec des graviers.

Voir le CLASSEMENT 2008

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C’est beau, l’amour du terroir

Publié dans Humour, A chaud, Coups de gueule, Concours gratuit (Vendredi novembre 9, 2007 à 10:18)
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Je ne m’en lasse pas. Voilà bien 2 approches du vin. La 1ère, risible et mercantile (je vous laisse juge) quand on avoue (Marie Schyler, ici chez Kirwan -éliminé de mon Guide depuis quelques années, aujourd’hui chez Pichon Baron, n’en est certes pas moins sympathique, mais il vaut mieux se taire, parfois, devant une caméra…) que l’on “fait” un vin pour avoir de bonnes notes chez Parker (ce dernier particulièrement attaqué sur ses méthodes en ce moment dans un livre de son ex collaboratrice…), nonobstant toute idée de terroir et de caractère, et, l’autre, défendu par ce grand monsieur du vin, qui pense comme nous, bien sûr. Ne vous en privez pas. Notation : 2 pour les premiers, 18 pour le second, ce qui fait la moyenne.

Voir la vidéo 


Bordeaux : coups de cœur et de bluff…

Publié dans A chaud, Coups de gueule, Concours gratuit (Jeudi novembre 8, 2007 à 21:32)
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Mes Classements 2008 sont la garantie de ne pas vous faire avoir.

Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855…, merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent.

J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 e, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.
En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 e (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 e, un “bon” machin à 20 e ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 e. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts…

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La saga Laroche

Publié dans Classements, Dégustations, Concours gratuit (Vendredi octobre 19, 2007 à 10:28)
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À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Mon ami Michel Laroche (on se connaît depuis 30 ans ! ) multiplie les investissements au Chili comme en Afrique du Sud, et a donné une dimension internationale à son nom, doté d’une réputation qualitative incontestable. Dans les années 80, il croit au potentiel qualitatif du Languedoc-Roussillon et achète le Mas La Chevalière; en 2001, il est attiré par les conditions climatiques uniques et la variété des cépages de ce pays et investit au Chili Vina Punto Alto, 55 ha idéalement placés entre Casablanca et Curacavi, à l’ouest de Santiago. La vallée de Casablanca est parfaite pour produire des vins de Chardonnay vifs et des Pinot noirs très aromatiques, une complémentarité avec la vallée du Maïpo où s’épanouissent pleinement les Cabernet-Sauvignon et le Merlot. Il y dispose d’une magnifique cave où il élève et vinifie ses vins.

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Au sommet : Champagne De Sousa

Publié dans Classements, Dégustations, Concours gratuit (Vendredi octobre 19, 2007 à 7:41)
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Sympathique et talentueux, Érick de Sousa symbolise l’explosion qualitative des meilleurs vignerons champenois de ces 20 dernières années, et c’est ce qui explique sa place dans notre Classement. Il exacerbe ce que l’on oublie parfois ici : la force du terroir, même si la science des assemblages est incontournable. Implanté au cœur de la Côte des blancs, son Champagne est issu des terroirs classés Grands Crus Blanc de blancs. Érick de Sousa a opté pour la fermentation malolactique afin de rendre les vins plus ronds et plus souples, et il passe son vin au froid pour garder toute la transparence à son Champagne.

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Un Châteauneuf de grande race

Publié dans Classements, Dégustations, Concours gratuit (Jeudi octobre 18, 2007 à 8:33)
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À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Mon ami Jérôme Quiot peut être fier du patrimoine qu’il a développé. On le voit bien avec cet exceptionnel Châteauneuf-du-Pape rouge Domaine du Vieux-Lazaret 2004 (67% Grenache noir, 22% Syrah, 5% Mourvèdre, 4% Cinsault et 2% autres cépages sur des sols de galets, de terrasses caillouteuses et des sols argileux, vignes de 40 ans en moyenne), dense et complexe, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche. Superbe 2003, de robe grenat, au nez persistant où dominent des notes de griotte, de musc et d’épices, aux tanins denses, un vin de fort belle expression qu’il faut laisser évoluer pour profiter de son potentiel réel. Le Châteauneuf blanc 2004 (45% Grenache blanc, 30% Clairette, 20% Bourboulenc et 5% Roussane, sur des sols argileux, vignes de 30 ans en moyenne) est tout en finesse d’arômes, un vin très équilibré en acidité, dense et floral en bouche, très harmonieux, un vin ample qui sent bon les noisettes et la pêche, à ouvrir sur un poisson au four.

Voir le reportage et le Classement

Bélair, l’archétype d’un très grand vin

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, et bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. J’apprécie Pascal Delbeck qui est passionnant, talentueux et passionné par l’étude de ses sols, où, parcelle par parcelle, il intervient, agit, surveille, dans le seul but de laisser s’exprimer le mieux possible l’osmose des cépages, des millésimes et des terroirs spécifiques. Bélair est l’archétype de ces très rares crus où l’extrême complexité des terroirs crée en fait une homonégéité qui devient une symphonie, changeant selon les millésimes, chaque sol apportant sa propre contribution. Aux côtés du 2004, on ne peut qu’apprécier ce splendide Saint-Émilion 1er GCC 2003, encore très jeune, tannique, associant structure et élégance, un vin volumineux et parfumé (cassis, cannelle, poivre), dense et charnu, de grande charpente, de belle couleur pourpre, de grande évolution.

À ses côtés, le Montagne-Saint-Émilion Château Tour du Pas Saint-Georges est également à la tête de son appellation, et un très suave Bordeaux blanc, très bien vinifié. Du grand art, donc.

Voir le Classement
Voir le reportage

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De l’art d’une bonne bière

Publié dans Concours gratuit (Dimanche octobre 14, 2007 à 11:28)
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Lire l’article

Chaque semaine, le Guide du vin

Publié dans Classements, Dégustations, Concours gratuit (Dimanche octobre 14, 2007 à 11:25)
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Voir les Guides du vin hebdomadaires

Taittinger au sommet

Publié dans Classements, Dégustations, Concours gratuit (Mercredi octobre 10, 2007 à 10:43)
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À la tête des Premiers Grands Vins Classés dans mon Guide 2008. Je suis fidèle et attaché à cette maison depuis 30 ans. Avec talent et ténacité, Pierre-Emmanuel Taittinger a sauvé l’entreprise éponyme en la reprenant à des investisseurs, lui conservant une “âme” familiale de plus en plus rare en Champagne. Bravo, donc.

Bien sûr, il y a cette formidable cuvée Comtes de Champagne Blanc de blancs 98, qui symbolise parfaitement ce que doit être une très grande cuvée champenoise, à la fois très dense et très fine, issue exclusivement de raisins blancs Chardonnay en provenance de la Côte des Blancs et de vignobles classés à 100 %.

C’est un très grand Champagne de connaisseur, tout en harmonie. Le bouquet fin, discrètement citronné et épicé, exhale des senteurs légères végétales et fleuries de tabac blond et de feuilles de thé. En bouche, ce vin est très frais, acidulé et élégant, présente des saveurs dominées par les agrumes frais de citron vert, une très grande cuvée classique, ample et distinguée, très séduisante (140 e).

Voir le Classement et aussi

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Coup de cœur : le Château Loupiac-Gaudiet 2004

Publié dans Dégustations, Concours gratuit (Mercredi octobre 10, 2007 à 9:27)
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Ce vignoble de 28 hectares appartient depuis 4 générations à la famille de l’actuel propriétaire Marc Ducau, associé à son neveu Daniel Sanfourche qui en assure la direction depuis une dizaine d’années. Le vin issu de vendanges manuelles est élevé dans la plus pure tradition. Sous une belle couleur dorée, il est fin, onctueux et très fruité en bouche. Idéal à l’apéritif, ce vin est également remarquable sur un foie-gras, une volaille, un fromage ou un dessert aux fruits. Il peut être bu très jeune ou gardé en cave de longues années.

On ne peut que se faire plaisir avec ce remarquable Château de Loupiac-Gaudiet 2004, dense, aux connotations florales subtiles, de bouche onctueuse et persistante, avec ces nuances de fleurs fraîches, d’amande et de miel, un vin qui allie finesse et suavité, vraiment très savoureux. Le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel, ce qui ne gâte rien.

Voir aussi

Petrus, c’est magique

“Lorsque l’on parle d’un vin, me confie Jean-Claude Berrouet (sur la photo, avec Edouard Moueix, le fils de Christian Moueix (Magdelaine, La Fleur Petrus, Hosanna, Trotanoy…, voir mon exceptionnelle dégustation du millésime 2004), et neveu de Jean-François Moueix, il faut d’abord présenter le sol, c’est lui qui lui donne son originalité, sa typicité et, à Petrus, l’originalité est particulièrement importante puisque l’on sort des sentiers battus bordelais.

Voir aussi AgoraVox

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S’informer et se divertir sur 20 sur 20 ?

Je me fais plaisir, et j’y aborde pratiquement tout les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d’Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard “Madrange” aux Blacks), ce qui nous met mal à l’aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les vins Californiens, le scandale d’EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j’aime bien), Lawrence d’Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne…), l’iPhone, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé ou Jospin), de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins…, des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Imagine et My Sweet Lord en live…), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Citadelles du Vin…), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Tourbillon…), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, voir et revoir Keyser Soze… le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s’informer sur 20 sur 20 ?


De quoi aussi être content de partager tout cela avec les milliers d’internautes qui nous lisent et, de plus en plus, nous liront, puisque, je le rappelle, nous sommes référencés en 8e et 12e positions dans Google sur plus de 5, 3 milliards (vous lisez bien)… Bon courage à nos concurrents, qui parlent beaucoup dans les chaumières mais sont invisibles sur le Net, le 1er -et seul- média vraiment grand public et mondial, et demain bien plus qu’aujourd’hui.

En Graves, 3 nouveaux “1ers Grands Vins”

Publié dans Classements, Dégustations, Concours gratuit (Mardi octobre 2, 2007 à 9:32)
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Il y a 3 promus “1ers Grands Vins Classés” cette année dans mon Classement des Graves 2008 :

- Brown, dont le rouge s’affirme de plus en plus et le blanc poursuit une régularité qualitative exceptionnelle. J’ai savouré le 2005 avec mon ami Jean-François Mau la semaine dernière dans mon excellente “cantine” L’Absolu, à Auros.

- Rahoul, de mon autre ami Alain Thiénot, dont les millésimes 2000, 2001 ou 2002 sont remarquables, à des prix fort sages. Un vin rouge puissant et typé, très bien élevé.

- Luchey-Halde,  avec de très beaux millésimes 2004 et 2002, bien que l’on parle moins de ces années, “endormies” par les 2005 et 2003. Excellent second vin Les Haldes de Luchey, très abordable.

Encore merci, Google

Publié dans Clin d'œil, A chaud, Concours gratuit (Dimanche septembre 30, 2007 à 21:19)
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Il y a quelques jours, je vous confirmais l’exceptionnel record avec l’un de nos derniers sites : 20sur20, sur Yahoo, nous étions déjà en 4e position sur plus de 275 millions de sites.

Aujourd’hui, c’est l’apothéose sur Google (89% du marché, leader mondial) : quand on tape simplement 20 sur 20, nous sommes 8e, 9e et 12e sur plus de 5, 560 MILLIARDS !!!

Ce résultat rarissime est lié à un “melting-pot” de notre action sur le Net, avec mon nouveau blog Perso 20 sur vin ? et les créations de :
http://20sur20.info

http://blog.20survin.net/
http://blog.20vin.info/
http://blog.20-20.fr/
http://blog.20-sur-vin.com/
http://blog.vin-sur-20.com/
http://blog.tv20.fr/
http://blog.vinsur20.eu/
http://blog.vin-sur-vin.eu/
etc, etc…

Top Chablis

Publié dans Classements, Concours gratuit (Jeudi septembre 27, 2007 à 17:24)
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Je suis un fan de Chablis.  J’y ai des amis, des vrais, depuis 30 ans : Tremblay, Laroche… Si la force des terroirs est omniprésente ici, on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du vin associé à une convivialité exemplaire. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre, même si on sait aussi très bien le vendre. Il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins blancs du monde, d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport qualité-prix-typicité. Bien sûr, la complexité des classements en crus, clos, climats, ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est incontournable. Les Classements permettent donc de faire le bon choix. Les meilleurs de l’année, mes coups de cœur, les voici.

Gare aux prix

Publié dans Clin d'œil, A chaud, Concours gratuit (Jeudi septembre 27, 2007 à 10:25)
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Brane-Cantenac 2001 : un très joli vin, tout en finesse et structuré à la fois, très typé, d’Henri Lurton, que j’apprécie depuis longtemps. Le 2002 est très réussi, puissant et savoureux, et le 2003 une très bonne affaire.

Vous avez le choix :
Vous l’achetez pour 43,50 € chez ChateauNet :

Vous préférez l’acheter (5% de réduction en ce moment, en plus), chez Lavinia, à… 62 €, c’est-à-dire 45% plus cher…

Voir aussi la dégustation verticale de Brane-Cantenac :

Top Malherbe

Publié dans Dégustations, Concours gratuit (Lundi septembre 24, 2007 à 18:06)
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À la tête des Premiers Grands Vins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est rarissime. Ici, face au fort de Brégançon, dans un site sauvage et unique, on savoure des vins rares et splendides. Mme Ferrari, charmante, s’occupe de ses crus avec passion et talent, et le contenant est à la hauteur du contenu puisque les vins sont présentés dans des bouteilles d’un vert sombre qui préserve leurs robes délicates des ultraviolets, avec un ruban cacheté à la cire (à la main), un habillage personnalisé pour ces vins d’exception, tout en élégance, à l’image de leur propriétaire. On s’attache à développer ici une politique qualitative extrême, en laissant s’exprimer au mieux les grands cépages provençaux, qui, dans ce contexte, prouvent qu’ils sont capables de rivaliser avec d’autres, plus réputés.

Voir aussi : la sélection et son Classement dans MILLESIMES

(Lire la suite…)

Le Château de Lamarque

Publié dans Dégustations, Concours gratuit (Lundi septembre 24, 2007 à 17:59)
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J’apprécie depuis longtemps Pierre-Gilles et Marie-Hélène Gromand.
Ils peuvent être fiers de leur très beau Haut-Médoc 2004, aux tanins denses, aux notes subtiles de fruits rouges mûrs (cerise, cassis) et d’humus, ample et structuré, très persistant, de très belle évolution. Dans la lignée, le 2003, typé, de couleur soutenue, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe de cassis et d’épices, associant rondeur et structure, de garde. Le 2002 est riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, très bien élevé, gras, coloré, corsé, tout en bouche. Le 2001 est de couleur profonde, avec beaucoup de structure, où prédominent le cassis et les sous-bois, charpenté, ample, d’une belle persistance. Remarquable 2000, concentré en matière, aux tanins puissants et mûrs à la fois, très parfumé, dense et savoureux. Particulièrement charmeur aujourd’hui, ce 99, de robe rubis intense, au nez complexe et puissant de fruits mûrs, légèrement souligné par les épices, aux tanins généreux et bien structurés. Goûtez leur autre excellent Haut-Médoc Château Cap de Haut, issu d’un vignoble de 11 ha. Beau rapport qualité-prix, ce qui ne gâte rien.

Voir la Présentation du domaine et son Classement dans MILLESIMES

Désolé pour nos “concurrents”

Publié dans A chaud, Concours gratuit (Dimanche septembre 23, 2007 à 15:54)
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Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il faut remettre les choses et certains à leur place. On est donc vraiment désolé pour les “concurrents”, qui n’arrêtent pas de gloser et ne se gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être jaloux que des réussites ou des “institutions”.

Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d’informations, Internet, il n’y en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel). AUCUN AUTRE GUIDE REEL “PAPIER” est avant nous ! En plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement consultables sur le Net.

Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape instinctivement “guide des vins” ou “guide du vin”. Pas de Hachette ni de Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela devrait calmer certains :

1/. Google (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché),

- Quand on tape “guide des vins”, sur Google, c’est pire pour nos amis, on est en pole position sur 2,7 millions de liens.
- Avec “guide du vin”, on est en 8e position sur plus de 4,2 millions de résultats

2/. Yahoo
- Avec “guide des vins”, on est en 2e, 3e et 7e positions, sur plus de 4,3 millions de liens
- Quand on tape “guide du vin”, nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de sites : 2e, 4e, 8e et 10e

3/. Live Search/msn (Microsoft)
- Avec “guide des vins”, on est en 1ère position sur près de 388.000 résultats
- Quand on tape “guide du vin”, on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats

4/. Voila (Orange)
- Avec “guide des vins”, on est en 1ère, 4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats
- Quand on tape “guide du vin”, on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens

5/. Altavista
- Avec “guide des vins”, on est en 1ère, 4e et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens
- Quand on tape “guide du vin”, on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de résultats

Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?

Merci Google, merci Dussert-Gerber

Publié dans Clin d'œil, A chaud, Concours gratuit (Samedi septembre 22, 2007 à 11:33)
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Les Champenois que nous sélectionnons peuvent nous remercier. Grâce à notre site Guide Champagne, on est en pole position chez Google, sur plus de 3,5 millions de sites et liens, et devant le puissant site officiel de la Champagne.

Guide 2008, le top des vins de l’année

Publié dans Classements, Dégustations, Concours gratuit (Samedi septembre 22, 2007 à 11:12)
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Les Classements qu’il faut voir.

Coup de cœur pour Cantenac

Publié dans Dégustations, Concours gratuit (Jeudi septembre 20, 2007 à 8:50)
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Nicole Roskam-Brunot, “femme du vin”, passionnée depuis toujours, a pris la suite de son grand-père et de son père pour veiller avec passion sur les vignobles du Château Cantenac. Elle est maintenant rejointe par son fils, Frans, ingénieur agronome et diplômé en œnologie.

Voir le Classement :

http://www.guidedesvins.com/saint-emilion.php

(Lire la suite…)

20 sur 20 ? mon nouveau blog perso qui note mes coups de cœur…

Publié dans A chaud, Coups de gueule, Concours gratuit (Dimanche septembre 16, 2007 à 16:03)
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Politique, Vins, Livres, Actualités, Humour… tout ce qui nous passionne, nous fait rire ou nous déplaît.

http://dussert-gerber.blogspot.com/

Chevalier au sommet

Publié dans Concours gratuit (Mardi septembre 11, 2007 à 16:24)
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À la tête des Premiers Grands Vins Classés, en blanc comme en rouge, ce qui n’est pas rien. On s’en rend compte avec son grand Pessac-Léognan rouge 2004, d’un rouge très foncé, puissant, d’une grande complexité, avec des tanins très soyeux, un vin où tout est merveilleusement fondu, dont l’équilibre est parfait, extrêmement typé Graves Pessac Léognan avec des notes de fumé, des arômes très complexes, vraiment un très grand vin. Remarquable 2003, puissant, plus typé Cabernet-Sauvignon, mais très doux, car les Cabernets étaient très mûrs, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, très structuré, avec des tanins soyeux, un vin tout en distinction, d’excellente évolution.

(Lire la suite…)

Référencement record pour 20 sur 20

Publié dans A chaud, Concours gratuit (Lundi septembre 10, 2007 à 20:55)
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Exceptionnel record avec l’un de nos derniers sites : 20sur20 (voir : http://20sur20.info), dont le nom est mondial, traduisible dans toutes les langues.

- En tapant donc 20 sur 20 dans Yahoo, nous sommes en effet en 4e position sur plus de 275 millions de sites !!!
Voir : http://fr.search.yahoo.com/search;_ylt=A0geupMameVGXTwBIq1jAQx.?p=20+sur+20&y=Rechercher&fr=yfp-t-501&rd=r1

- Variante : en tapant 20 sur vin, nous avons 4 sites en 2e, 3e, 5e et 7e positions sur 9 millions de sites !
- Et aussi : en tapant vin sur 20, nous sommes en 5e et 8e positions sur 9 millions de sites !

C’est le résultat de notre démarche sur Internet depuis 10 ans, avec des titres de sites très forts (http://www.guidedesvins.com, http://www.millesimes.fr…), une multiplication de blogs et sites (près de 70 à ce jour… et des référencements uniques, qu’aucun autre Guide ou Magazine sur le vin ne peut concurrencer.

Idem, 30 ans (?) après, au top

Publié dans Musique, Concours gratuit (Dimanche septembre 9, 2007 à 20:07)
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Drôle et sympa, bravo !

Publié dans Concours gratuit, Divers (Dimanche septembre 9, 2007 à 18:42)
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Le voyage en Chine

Publié dans Concours gratuit (Jeudi août 30, 2007 à 17:53)
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Arrivée à Pékin, vol Air France, rien à dire. Pékin est une ville en plein essor où, les buildings flambant neufs peuplent le quartier des affaires et témoignent de la formidable envolée économique de la Chine, de son dynamisme et de son énergie à rattraper le retard. C’est aussi la ville des mystères, devenue au cours de son histoire, la capitale du pays réunifié.

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Bordeaux, Languedoc : même combat contre les vins de “mascarade”

Publié dans A chaud, Coups de gueule, Concours gratuit (Mardi août 28, 2007 à 12:45)
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Certains vins de Bordeaux et de Languedoc se rejoignent aujourd’hui sur un critère: leur surconcentration, qui leur donne un goût à la limite de l’écœurement, associée à des prix inadmissibles. Découlant de cela, les 2 vignobles sont également touchés par unde crise évidente, de surproduction certes, mais aussi par une “crise de confiance”. Gare au bluff, donc.

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Ce qu’il faut retenir cette année

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Alsace
Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins parfois trop souples, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Les millésimes 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2004, 2001, 2000, 97 ou 89).

Beaujolais
La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. Pour s’en apercevoir, il suffit d’objectivité, d’un minimum de connaissance du terrain, de modestie et de partager l’amour du vin comme le font les producteurs du Guide. Le 2006 est réussi mais délicat à maîtriser, le 2005 est très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. En Jura et Savoie, de nombreux coups de cœur, avec une gamme qui va de la plus grande fraîcheur à la plus grande complexité.

Bordeaux
Attention aux prix des grands crus 2005, il faut savoir choisir et ne pas se faire avoir.
- Dans le Médoc, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005. Misez sur les 2004 et 2002, voire 2001, très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90.
- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002 peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000, superbe.
- À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix. On partage avec les propriétaires retenus dans le Guide le plaisir du vin, la modestie face à la force de la Nature, et cette convivialité propre à la région. Beaux millésimes 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Comme dans l’ensemble du bordelais, débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment.
- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du nord au sud de cette “entité” des Graves, une variété importante de styles de vins. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2005 à 2001, confirment mon Classement des valeurs sûres, celles où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, comme à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité. Les blancs 2004, 2001, 2000, 98 ou 97 sont excellents.
- Il y a de tout dans ces appellations de Côtes, de grands vins racés et typés comme nous les aimons et d’autres cuvées qui font la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Il s’agit donc de savoir miser sur les hommes et les femmes qui le méritent, assumant la grande tradition bordelaise depuis des années. Misez sur les millésimes 2005 à 2000, avec l’opportunité du 2004.
- Mon soutien à l’appellation des Bordeaux Supérieur ne date pas d’hier. Mes dégustations des millésimes 2005 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 98 ou 96, excellents actuellement.
- A Sauternes, l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération. Terroir oblige, les crus développent leur propre spécificité, certains très liquoreux, d’autres tout en finesse, et les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la patience des propriétaires. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 2001, 99 ou 98 sont de toute beauté. Le 2003 est réussi, certainement moins typé, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 96, 95 ou 89, où l’on atteint le grand art.

Bourgogne
Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. Élever un grand vin, en effet, c’est être aussi capable de le partager avec passion et humilité, et cela ne s’apprend pas. Voici donc ces vignerons talentueux et passionnés que je soutiens, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent largement justifiés, d’autant que les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 atypique. Le grand 2005 suit le 2004, dans les 2 couleurs, et demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85. Attention, les prix remontent, et certains en profitent trop, ce quyi explique ma sévérité cette année.

Champagne
On est vraiment au sommet dans la région. Mon Classement est encore remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade… Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence. Certains “vieux” millésimes sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables cuvées à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le sucès de la région.

Languedoc
Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines “renommées” bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches. Les millésimes 2004 et 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux.

Provence
Il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse. L’influence des millésimes est beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série 2004, 2003, 2002 (un ton en-dessous) et 2001. Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de ce type de vin (2005 superbe).

Sud-Ouest
S’il s’agit de faire attention aux “microcuvées” qui apparaissent, pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachent ici à élever des vins racés comme nous les aimons. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 99, 95 ou 86) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Les millésimes 2004, 2003 et 2001 sont des réussites. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 95 ou 90).

Val de Loire
De la Touraine au Pays Nivernais, du Pays Nantais à l’Anjou-Saumur, la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable et tout concourt au plaisir du vin. Les hommes élèvent des vins à leur image. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005 très typé, très prometteur.

Vallée du Rhône
De Vienne en Avignon, les vins rouges et les blancs, du plus prestigieux au plus méconnu, sont denses, racés et chaleureux, et, pour la plupart, bénéficient d’un très beau rapport qualité-prix-typicité. Viennent alors se rejoindre la convivialité, le terroir, et la main de l’homme, qui font toujours la différence. Le millésime 2003 est parfois très mûr, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut aussi prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 98, 95, 90 ou 85, voir la Vintage Code ©, page 37.

© Voir le GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS DE FRANCE 2008 (Editions Albin Michel).

Bravo, Nicolas, la France gagne