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Notre forte progression se poursuit sur le Net. Derniers résultats de référencements sur Google (29/03) en ne retenant que la première page des résultats (qui va voir les autres ?) et SANS marquer directement le nom de nos sites (ce qui serait trop simple) :
En tapant dans le moteur de recherche une phrase aussi « bateau » que : sélection des meilleurs vins, on se retrouve en pole position (1er et 2e) avec notre site Les Vins du Siècle, 3e et 4e avec notre site Millésimes, en 7e position avec notre site Top French Wines, 8e position avec Vins de Châteaux et 10e position avec Magnum sur plus de 2,3 millions de références !
D’une manière générale, dès que l’on mêle les mots de « meilleurs » et de « vins », nous apparaissons en tête dans la plupart des régions, parfois en monopolisant les références. Exemple : pour meilleurs beaujolais (voire simplement meilleurs vins, ce qui est encore plus fort), nous sommes en 1er et 2e avec notre site Millésimes, en 3e et 4e avec l’un de nos blogs, Les Vins du Beaujolais, en 5e position avec Les Vins du Siècle, en 6e position avec mon Blog… C’est quand même très exceptionnel. Idem pour meilleurs vins d’alsace, de provence, de languedoc… Bienvenue à nos concurrents qui n’apparaissent pas…
Si l’on recherche : guide champagne, nous sommes en 1ère position avec notre site Guide Champagne et en 3e position avec notre site Guide des Vins sur près de 10 millions de liens !!!
Si l’on cherche : classement des meilleurs vins, on arrive en 1er avec notre site Guide des Vins et en 2e avec notre autre site Classement des Vins sur plus de 2,4 millions…
En tapant meilleurs vins de loire, nous sommes en 1er avec mon Blog, en 2e avec notre site Vins du Monde, puis en 7e avec Vin Loire, sur plus de 3,3 millions de références…
Je rappelle que tous nos sites ont une interactivité entre eux, ce qui nous amène à avoir plusieurs millions de lecteurs !!!
Le succès de Vinovox
Notre site Vinovox, créé il y a seulement un an, est un vrai succès : il faut dire que l’idée n’était pas mauvaise de réunir plusieurs dizaines de « blogs-collaborateurs » dans les domaines du vin et de la gastronomie, des recettes, des voyages, des reportages, etc.
La Newsletter hebdomadaire de Vinovox va bientôt atteindre les 15 000 abonnés, ce qui est particulièrement conséquent.
Développement à l’international avec nos sites en Anglais, Espagnol et Allemand
En ce qui concerne nos sites étrangers, voici où nous en sommes :
1/. Notre site de Millésimes renforce son développement en langues Anglaise, Espagnole et Allemande.
2/. Notre Site Top French Wines (réservé aux membres des Vins du Siècle) s’est considérablement développé depuis 3 mois avec plus d’une centaine de nouveaux propriétaires.
3/. Ils sont épaulés par plusieurs autres sites et blogs qui permettent de multiplier les référencements et d’accèder à des millions d’internautes. Pour exemples : Vintage French Wines, Guia de los Vinos de Francia ou Französische Weine.
4/. NOUVEAUTÉ 2009 : nous mettons en place plusieurs sites thématiques dans ces 3 langues, qui seront automatiquement mis à jour chaque semaine. On peut déjà retenir (j’ai déjà réservé ces noms de domaines) : www.typicalfrenchwines.us, www.merjorvinosdefrancia.com, www.essentialwines.eu, www.vinosdefrancia.eu, www.millesimesworldwide.com, www.vintageworldwide.net…
La plupart de nos nouveaux sites possèdent des extensions universelles comme celles des .com , .net ou .eu (Europe) accompagnées de l’extension américaine .us qui accroît les référencements dans Google américain.
5/. AUTRE NOUVEAUTÉ 2009 : la création d’un portail important, comme Vinovox, qui reprendra le flux de nombreux blogs en anglais, allemand et espagnol.
On ne devrait pas être loin d’avoir nos 150 sites et blogs en ativité dans les prochains jours, donc.
Classé 1er Grand Vin. J’apprécie depuis quelque 30 ans François-Xavier Borie, l’un des rares médocains propriétaires de (très) Grand Cru Classé qui sait raison garder concernant ses prix et ne se laisse pas piéger par des sophistications œnologiques. Il connaît la force de ses terroirs et n’a, en effet, pas besoin de frimer ou de surbarriquer son vin pour atteindre les sommets.
Il se passionne pour son Château Grand-Puy-Lacoste, qui accueille une équipe jeune, motivée et compétente, élevant des vins caractérisés par cette saveur fruitée de crème de cassis, d’une belle couleur profonde, séveux, corsés, très puissants, avec des tanins soyeux qui révèlent un beau potentiel de garde digne de ce très Grand Cru Classé, très classique et très typé Pauillac.
François-Xavier Borie y vit avec son épouse, Marie-Hélène, et leurs enfants, ce qui n’est pas si courant dans le Médoc. Cette propriété superbe occupe une place à part dans l’histoire des grands crus bordelais et son cadastre n’a pas changé d’un iota depuis 1855. L’encépagement est particulièrement adapté au terroir et à l’exposition. Les 55 ha de vignes (75% Cabernet-Sauvignon, 20% Merlot et 5% Cabernet franc) sont situés tout autour du château, sur une belle croupe très graveleuse, ce qui assure un parfait drainage naturel et un ensoleillement maximal. Le château et les bâtiments ont été rénovés, les chais et le cuvier entièrement modernisés. Les vendanges sont volontairement tardives pour obtenir la meilleure maturité possible et sont exclusivement manuelles afin de préserver au mieux la qualité des raisins. Après un égrappage total et dans le respect de la très grande tradition bordelaise, la vinification est menée de façon très classique, à commencer par de longues cuvaisons dans des cuves thermo-régulées afin d’extraire tout le potentiel de la vendange. Le vin est ensuite élevé en barriques de chêne, fait l’objet d’un suivi constant et de soins méticuleux jusqu’à la mise en bouteilles.
Pour se faire plaisir, il y a donc ce splendide Pauillac 2005, corsé, au nez complexe (fraise des bois, réglisse), d’une grande intensité en finale avec ces notes bien persistantes et très caractéristiques de fumé, de mûre et d’épices, de belle base tannique, puissant et complet, de garde.
Le 2004, de couleur très profonde, avec des tanins intenses, un nez complexe où l’on retrouve les fruits cuits (cassis, groseille, mûre) et l’humus, avec cette finale subtilement poivrée qui fait tout son charme, un vin très distingué, de belle garde.
Le 2003 est toujours l’un des vins les plus séduisants de ce millésime, d’une belle robe de couleur intense et soutenue, d’un très bel équilibre en bouche, riche et concentré, un grand vin équilibré et ample, racé, avec ces notes caractéristiques de petits fruits rouges frais, d’épices et de truffe, très prometteur.
Le 2002 est une grande réussite. Beaucoup de puissance, un vin très corsé, de couleur soutenue, ample, alliant structure et bouquet, intense au nez comme en bouche (fraise des bois, réglisse, épices).
Très beau 2001, plus fin, un vin de bouche riche et charnue, tout en subtilité d’arômes (griotte, humus…), ample et séveux en finale, aux tanins savoureux, encore jeune.
Le 2000 est superbe. Couleur, structure, concentration et distinction s’associent dans ce grand vin à la fois d’une grande finesse et d’une charpente très dense, de longue garde.
Très savoureux, le 1999 , un vin parfumé (humus, griotte mûre), aux tanins savoureux, alliant souplesse et charpente, qui commence à s’apprécier pleinement.
Très classique, ce grand 1998, de couleur grenat, puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez vraiment caractéristique de griotte mûre et de sous-bois, exhalant des notes sauvages et persistantes, aux tanins présents, de garde.
Le 1997 est excellent, ample, rond, avec une bouche qui commence à se fondre et permet d’attendre l’évolution du grand millésime 1996, riche, charpenté, de couleur soutenue, loin d’atteindre sa maturité.
Du grand art.
Email : dfxb@domainesfxborie.com


Ceux et celles qui me connaissent savent que ce n’est pas la morosité ambiante qui me décourage dans mes investissements. En fait, crise ou pas, ceux qui relèveront des challenges seront, comme à l’accoutumée, ceux qui s’imposeront.
J’ai eu deux conversations très représentatives de cela : l’une, avec un directeur d’un cru de Margaux, qui me dit (j’abrège) : « oh là là, le marché stagne, nos prix baissent, mes patrons me donnent jusqu’à juin, sinon on licenciera… » On croit rêver devant si peu de solidarité et de volonté d’appréhender le marché ! Faut oser faire payer à l’employé de base des politiques aberrantes d’investissements inutiles lorsque l’on engrangeait à tout-và en vendant à n’importe quel couillon un vin à un prix surcôté… L’autre, et l’on se doute que c’est ma conviction, c’est celle de l’un de mes amis de Châteauneuf-du-Pape, qui vient de boucler son bilan 2008 en hausse : normal, il vend à un prix compétitif, ne déçoit pas ses clients et ne cesse d’innover. Passons, mais la réalité est là : ceux qui bougent face à ceux qui se plaignent, ceux qui se développent sainement et ceux qui n’ont fait que du « fric-frime ». Le monde a changé et l’on doit revenir à des valeurs essentielles. Sarkozy (on imagine pas où l’on en serait s’il n’avait pas été élu) a eu raison de secouer les banquiers et Obama a toutes les chances de relancer ce qui doit l’être : la confiance en soi, en nos capacités, à notre dynamisme.
Bref, on ne peut pas dire que nous nous soyons endormis sur le Net : depuis 10 ans, à force de travail, d’idées (et de chèques), nous sommes parvenus à être incontournables dans notre domaine : celui du vin et de la défense des vignerons français dignes de ce nom.
Quoi que l’on tape sur Google ou Search ou Yahoo, on tombera bien, à un moment ou à un autre, sur l’un de nos sites, tant l’interactivité de nos articles et de nos mots-clés a réussi à créer une telle synergie sur la Toile.
Il faut dire qu’avec quelque 130 blogs et sites en activité, dont quelques-uns en langues anglaise, espagnole et allemande (quitte à être incontournable, autant l’être pour tout le monde), nous n’avons pas fait dans la dentelle…
ANNONÇEURS ET AUDIENCE FONT BON MÉNAGE
Ce qui change, pour nous, aujourd’hui, et cela vient conforter notre impact, c’est que nous avons activé un grand nombre de partenariats avec des annonçeurs grand public qui sont attirés par notre audience. Et ce n’est pas rien, notre audience.
Si quelques producteurs semblent encore en douter, les internautes sont particulièrement fidèles à ce que nous faisons.
-D’une part, il y a nos importants fichiers (celui des boutiques de L’Amour du Vin que nous avons conservé, celui de nos concours, celui de VinoVox…), le tout nous faisant un « trésor de guerre » de plusieurs dizaines de milliers de contacts, très ciblés, amateurs de bons vins ! C’est une mine d’or qu’aucun concurrent (il en reste ?) ne peut avoir entre les mains !
- D’autre part, bien sûr, il y a les centaines de milliers d’internautes qui arrivent sur nos sites et blogs, régulièrement. On a toutes les audiences officielles qui attestent que nous sommes en perpétuelle progression. Bref, tout cela incite des marques à en profiter, et on le comprend aisément. Deux exemples, afin d’éviter le moindre doute. Pour l’un de nos plus « petits » sites, par exemple, classementdesvins, nous avons eu en 2008, quand même 17.399 visiteurs différents. Pour un autre, plus puissant, comme celui de guidedesvins, on passe à pas moins de 161.732 visiteurs uniques, ce qui est considérable quand on sait que les internautes sont très ciblés (s’ils ne sont pas intéressés par le vin, ils ne viennent pas sur ce site). Encore plus fort, notre seul site de millesimes a été suivi par 204.236 visiteurs uniques !!! Avec seulement 3 sites, on dépasse les 383.000 visites annuelles. Je vous laisse à votre calculette pour multiplier et extrapoler ce que peuvent recenser comme visiteurs nos 130 sites et blogs… C’est donc du sérieux.
Pourtant, sur nos sites, je n’ai pas encore voulu mettre des publicités de producteurs de vins : trop simple et, à mon sens, il est plus naturel de promouvoir gratuitement les producteurs que j’apprécie et qui sont fidèles, par exemple, à Millésimes. C’est un « renvoi d’ascenseur » très intéressant pour eux qui leur ouvre les portes du Net, et cela me convient ainsi. Nous ne sommes pas des « marchands de tapis », et respectons cette éthique.
Les investissements financiers que nous ont coûté tous nos sites méritent pourtant bien d’être rentabilisés désormais. Aux côtés de nos annonçeurs générés par Google, très bien ciblés sur chacun de nos sites, et sur lesquels nous n’intervenons pas directement, j’ai donc décidé de mettre en place plusieurs campagnes, avec des annonçeurs que j’ai choisi. Quelques exemples :
- Dans VinoVox, qui est notre site le plus généraliste et connaît une progression exceptionnelle (nous ne l’avons créé qu’en Janvier 2008), nous pouvons « coller » quelques annonçeurs particulièrement ciblés comme SFR, un voyagiste comme Okipi, ou la Centrale des Particuliers… On pourra y trouver aussi un Discounter, Disconteo, assez efficace pour faire de bonnes affaires, et, ceux qui ne vont pas tarder à révolutionner le domaine des jeux, des sites commes JacpotCity…
- Dans Millésimes, qui s’adresse plus généralement à des consommateurs actifs et perspicaces, nous avons comme partenaires le célèbre site de vente PriceMinister, incontournable pour les bonnes affaires, ou, bien entenu, le non mois célèbre site Amazon, dont on ne peut se passer.
- Dans Guide des Vins, on y place pour l’instant les mêmes annonçeurs, qui tourneront périodiquement, auxquels vont s’ajouter l’un des plus importants site marchand de vins, ChâteauOnLine, etc.
- Idem pour Les Vins du Siècle, notre site qui s’est considérablent enrichi depuis 2 mois, ou, bien sûr sur mon Blog Perso.
C’est une véritable reconnaissance de notre impact qu’apportent ces partenariats. D’autres vont suivre et feront des jaloux, comme d’habitude. En fait, cela va surtout nous permettre de poursuivre notre développement, et donc d’en faire bénéficier gratuitement les vignerons.
UN NOUVEAU SITE GÉNÉRALISTE, UNIQUE ET NOVATEUR
Eh oui, il faut bien financer ce que nous préparons discrètement depuis quelques mois : un site « grand public », qui s’adressera particulièrement aux « trentenaires-soixantenaires », dans tous les domaines qui nous concernent dans notre vie de tous les jours : actualités, forums, santé, finances, art de vivre, loisirs, voyages, gastronomie et… vins. Un vrai magazine, en somme, GRATUIT et actualisé en permanence. Il augmentera considérablement notre audience en abordant ces nombreux thèmes et ce sera tout bénéfice pour nos propres réalisations et les vignerons que nous soutenons. Que demander de plus ?

Ecrit il y a 1 year, 7 months à 8:47. 1 comment
Il y a quelques « dégustateurs » qui feraient mieux de retourner à l’école et de savoir de quoi ils parlent avant de juger quoi que ce soit. J’ai lu notamment le résultat d’un « jury » (le mot lui-même prête à sourire, tant il est pompeux) qui, comme d’autres, classent une multitude de vins à concours devant le mythe Petrus. On sent d’ailleurs une jubilation sous-jacente, la jalousie n’ayant de limite que la bêtise. Trois choses :
1/. Mélanger les appellations ou les vins de régions et/ou de pays différents est tout aussi risible que peu professionnel.
2/. Un vin (grand ou modeste) ne se juge pas sur un seul millésime. On ne peut juger d’un cru que si on a pu le déguster des dizaines de fois, dans des millésimes différents. En l’espèce, vu le prix de Petrus, je doute que les « dégustateurs » aient vraiment pu accéder à cela, la philosophie des Moueix n’étant pas de filer des bouteilles à tout le monde. Passons.
3/. Découlant de cela, l’expérience nécessite de savoir « imaginer » l’évolution d’un vin. Comment voulez-vous estimer ce que sera un 2005 ou un 2002 si vous n’avez jamais gouté auparavant des millésimes similaires du même cru ? C’est du pipeau, voilà tout !
Il est si simple en effet qu’un vin « bodybuildé », surconcentré, surboisé, se présente mieux qu’un vrai grand vin qui, c’est son essence même, a besoin de plusieurs années pour se dévoiler. Un grand vin, ce n’est jamais bon après 3 ans, une bête à concours, si… faudra quand même que ces « dégustateurs » soit donc plus crédibles.
Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit. On se doute que les prix extravagants de Petrus en font un produit de luxe, et que l’on n’envisage plus de mentionner à son sujet de rapport qualité-prix. J’en ai déjà parlé.
Ce qui fait -surtout- de Petrus (avec la Romanée-Conti) l’un des plus grands vins du monde, c’est son terroir et une façon de travailler qui ne fait pas dans l’esbroufe. Vous allez relire plus loin mon interview de Jean-Claude Berrouet sur ce point. On est donc bien loin des vins « sans vice ni vertu » dont nous abreuvent des propriétaires qui ne se contentent que d’appliquer des maquillages œnologiques.
En ce sens, Petrus est l’archétype des (rares) vrais grands vins racés de Bordeaux, où l’élégance s’allie à la structure, et reste plus que jamais la « locomotive » indispensable à tous les producteurs qui respectent leur terroir, signant des bouteilles authentiques, chacune dévoilant sa personnalité, qu’elles valent 10 ou 50 €. Sans des crus comme Petrus, la porte serait grande ouverte à des vins « fabriqués », « mondialisés, au goût standardisé. Sans un mythe pareil, les pourfendeurs de nos vins racés s’en donneraient -encore plus- à cœur joie !
Et puis,le plus important dans ce monde du vin qui m’est cher, c’est que l’on ne peut « comprendre » un vin (n’importe lequel) que si l’on connait l’homme qui se cache derrière l’étiquette. Sans homme (ou femme), le vin n’est qu’une boisson…
PETRUS : LES HOMMES
Mon ami (de 30 ans) Jean-François Moueix est donc le propriétaire de ce cru mythique. Cultivant l’humour et la discrétion comme d’autres le snobisme et l’esbroufe, il poursuit une politique exemplaire, qualitative certes, mais aussi commerciale, puisque c’est lui, et lui seul, qui vend Petrus (le cas est unique ici), notamment au travers de sa prestigieuse maison Duclot, ou de ses nombreuses autres entreprises (boutiques l’Intendant et Badie à Bordeaux, Châteaux Cash & Carry en région parisienne…) et un bon nombre de grands vins bordelais peuvent rendre aussi hommage à son impartialité et à sa fidélité envers eux, année après année. On ne peut contester que Petrus fait partie de la petite poignée des plus grands vins rouges du monde, et des 3 ou 4 plus grands crus bordelais, à un prix lui aussi hors normes, certes.
C’est l’archétype des grands crus où le terroir crée cette osmose exceptionnelle avec le cépage et les hommes et on comprend qu’il ne puisse qu’aiguiser la jalousie d’un bon nombre de producteurs médiatiques, libournais, médocains ou étrangers, qui ne peuvent, eux, faute de terroir et d’humilité, que se contenter de faire mariner à outrance leur vin dans des barriques en croyant qu’ils font une cuvée digne de ce nom… La surconcentration n’est pas un gage de grand vin et l’élevage abusif en fûts neufs non plus (Petrus n’en utilise que 50 % en moyenne).
PETRUS : LE TERROIR
“Lorsque l’on parle d’un vin, me confie Jean-Claude Berrouet, il faut d’abord présenter le sol, c’est lui qui lui donne son originalité, sa typicité et, à Petrus, l’originalité est particulièrement importante puisque l’on sort des sentiers battus bordelais. Ici, ce qui prime, c’est la rencontre de 2 argiles, une argile ancienne, bleue, arrivée dans la seconde moitié de l’ère tertiaire. Au Quaternaire, il y a eu des recouvrements graveleux, mais, à Petrus, ce sont des argiles noires gonflantes qui donnent la spécificité…
Petrus (11,5 ha) est situé sur un plateau et plus précisément sur un mamelon argileux qui culmine à 42 m d’altitude, ce qui permet aux eaux de ruissellement de surface de ne pas stagner et d’aller vers le bas. Ainsi, il n’y a jamais d’excès d’eau mais l’une des vertus de l’argile est ce pouvoir de rétention d’eau, elle se comporte comme une belle éponge, et restitue l’eau lentement à la plante en période de sécheresse. Petrus, c’est aussi l’expression d’un cépage, le Merlot, qui s’épanouit pleinement sur ces argiles.
C’est un vignoble très ancien. J’y suis arrivé en 1964 et j’ai connu une parcelle postphylloxérique qui avait été plantée en 1885. Il y a encore des parcelles plantées en 1957, mais la moyenne d’âge des vignes est de 35 ans. À partir de 1985, nous avons fait un gros effort de sélection massale en collaboration avec l’Inra et la chambre d’Agriculture. Pour les replantations, nous avons réintroduit les vieux pieds de vigne sélectionnés et passés en Tests Elisa pour vérifier leur état sanitaire. Ainsi, nous avons reproduit les vieilles sélections qui avaient été choisies par nos anciens, auxquelles nous avons ajouté de nouveaux clones, de telle sorte qu’on laissera aux successeurs la population ancienne et la population moderne. La culture de la vigne est très traditionnelle à Petrus : on laboure 2 fois par an, on chausse et déchausse. Les rendements varient de 25 à 39 hl/ha mais la moyenne se situe plutôt vers 35 hl/ha. Les vendanges sont manuelles, effectuées en cagettes avec un tri sévère effectué sur 2 tables de tri. La vinification est très traditionnelle avec des fermentations en cuves béton. Nous privilégions des extractions très mesurées, ainsi les cuvaisons ne sont pas très longues car nous souhaitons rester sur le fruit et des tanins soyeux. S’ensuit l’élevage durant 18 à 20 mois en fûts de chêne avec une proportion de bois neuf qui varie selon les millésimes (un peu plus de 50 %). Nous évitons le surboisage, toujours dans un souci permanent de préserver la spécificité du vin. Le vignoble est protégé en lutte raisonnée.
Nous pratiquons depuis 1991 l’étude de la maturité phénolique en parallèle avec la maturité physiologique. Avec l’indice de maturité et la dégustation des baies, parcelle par parcelle, nous déterminons une date de vendange la plus précise possible, ce qui est un facteur primordial pour obtenir la meilleure qualité d’un vin. La force du terroir se retrouve aussi dans le potentiel d’évolution. Celui de Petrus est très important et tout le monde se souvient encore des fabuleux 1953, 1955, 1959, 1961 ou de l’exceptionnel 1947…
Nous avons hérité d’un très grand terroir et cela est un privilège de la nature. Il y a une dizaine de parcelles qui ont des caractéristiques pédologiques propres, il existe une résonance du sol à un climat et, selon les millésimes, cela donne des variations (20 à 35 000 bouteilles). Petrus, c’est aussi une équipe, la gestion viticole est confiée à Christian Moueix et Michel Gillet, et celle de l’œnologie et du chai à moi-même et à François Veyssière qui a pris la succession de son père. Nous mettons toute notre expérience, notre connaissance au service de Petrus, un vin pour lequel nous n’avons pas le droit à l’erreur…”
PETRUS : MA DÉGUSTATION
Grandissime Pomerol 2005, puissant, très complexe, d’une très grande structure, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, de truffe, de cuir, très structuré, avec des tanins soyeux mais intenses, tout en distinction, de grande évolution.
Le 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, et l’on ne peut que regretter que ce millésime se situe entre les 2005 et 2003, la mode risquant de le laisser à l’écart (confer la grande dégustation).
À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes mais toujours très savoureux, de grande garde.
Le 2002 , intense et chaleureux, très charpenté mais très élégant, est de robe intense, aux nuances de vanille et de cassis, un vin racé et corsé, concentré au nez comme en bouche.
2001 : truffe, fruits macérés, humus… sont les premières sensations de ce très grand vin, le “velours” à l’état pur, où cette structure impressionnante sait se fondre dans une distinction incroyable, qui lui confère un potentiel d’épanouissement réellement exceptionnel, de très grande garde.
2000 : une structure de cathédrale. Puissance et distinction, chaleur et ampleur, une très grande complexité d’arômes (cuir, griotte confite…), un vin d’une grande harmonie, d’une très belle matière en bouche, majestueux, de très grande garde.
1999 : la saveur même. Complexe et gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, un beau vin charnu, charmeur, qui fleure les épices et les fruits frais, alliant puissance et finesse, dont le velouté est très caractéristique des vins de Pomerol.
1998 : exceptionnel. D’un très grand classicisme, de couleur intense avec des senteurs de truffe, de champignon, un côté animal, de cuir, vraiment superbe, encore jeune, complexe, de lente évolution.
1997 : remarquable. De robe pourpre foncé, aux arômes prononcés de musc, de truffe, de fraise des bois, aux tanins soyeux, de bouche généreuse, un vin très savoureux.
Pas facile de résister.
Ecrit il y a 1 year, 9 months à 11:55. 5 comments
Vous allez croire que je fais une fixation sur les prix en ce moment. Ce n’est pas faux car j’ai entre les mains des centaines de tarifs à l’heure où je boucle mon Guide, et, bien sûr, mes commentaires changent aussi en fonction de l’éternel rapport qualité-prix-plaisir. Un vin que j’ai bien noté « à l’aveugle », peut, et j’assume, être rétrogradé quand son prix n’est pas justifié. C’est vrai en Bourgogne comme en Languedoc, et vous le lirez dans l’édition 2009.
Car le vin, ce n’est pas de la frime. Prenons Bordeaux, où les prix atteints par certains crus devenant -de facto- incomparables, on peut alors s’amuser à faire des comparaisons… incomparables.
Faut bien rire et cela prouve que ma position est toujours d’actualité. Pour mémoire, à Bordeaux, les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise, tant il y a de différence entre deux vins d’une même appellation. On parle beaucoup trop d’argent ici, de frime, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une infime minorité. Cela crée tout naturellement une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité. Le millésime 2005 est le stéréotype, qui me met personnellement mal à l’aise face à la crise que traversent beaucoup de nos compatriotes, de ces hausses de prix, totalement injustifiées.
- Un exemple avec L’Angélus 2005 (rien contre ce vin, ce n’est qu’un exemple, parmi d’autres) : 355 € la bouteille chez Mondovino, pratiquement idem chez chateauonline et chateauclassic, 10 € de plus chez 75cl, on passe à 438 € chez Eyquard (quelque 80 € de plus, chapeau, et je ne résiste pas à vous soumettre leur accroche : « Spécialiste des Grands Vins de Bordeaux et de France, nous vous proposons plus de 2000 références aux meilleurs prix »), on la trouve aussi dans une offre à 200 €…
- Dans la même appellation, on peut faire beaucoup plus fort : 3.558 € la bouteille (vous lisez bien) du Château Ausone 2005 (2 fois et demi le smic), et, mieux (3 fois le smic, bravo), 4.187 € chez Wine and Co.
En face, facilement une bonne trentaine de vins superbes, toujours à Saint-Émilion, entre 20 et 40 € la bouteille, et, par extension (voir le Guide), une centaine de « bons petits Bordeaux » comme diraient certains idiots (expression dévalorisante, que je n’apprécie donc pas) sont proposés à la propriété entre 5 et 8 €, dans les appellations de Graves, des Côtes, des Bx Sup… certains vraiment remarquables.
Pour l’actu, je viens de recevoir le catalogue Leclerc. Soyons clair, je trouve ces vins cités également trop chers, et le rapport qualité-prix-plaisir n’est donc plus à prendre en compte. Il est amusant de comparer les prix entre les sites de ventes de vins sur Internet et le circuit traditionnel des grandes surfaces. On pourrait croire que le fait de n’avoir pas de boutiques et des délais de livraison très importants pourraient faire baisser les prix, c’est loin d’être le cas. Pour les inconditionnels de ces vins comme pour les curieux, voici ce qu’il en est aujourd’hui :
- Foire aux vins Leclerc : prix du Château Pichon Comtesse 2006 : 86,90 €, et sur Internet : 100,46 € (plus port)
- Foire aux vins Leclerc : prix du Château Figeac 2001 : 65 €, et sur Internet : 78 € chez Vinatis, 76 € avec le port chez Wine and Co (15 jours ouvrés pour la livraison, il vient d’où ce vin ?)…
Il y en a beaucoup d’autres, à vous de vérifier, par exemple sur Twenga.

Je suis en train d’écrire mon Guide 2009, qui paraît le 20 Août prochain, et il est particulièrement sévère cette année, les déceptions étant nombreuses, et les éliminés aussi.
À Bordeaux, par exemple : il y a d’abord une dizaine de vins mythiques d’un niveau qualitatif exceptionnel mais que l’on ne peut tout bonnement plus s’offrir. Il est difficile d’en parler comme les autres vins, car on entre dans le monde du luxe où l’image et la frime comptent beaucoup. Les prix de ces vins ne sont pas réellement cautionnables si l’on veut prendre le rapport qualité-prix, et, bien sûr, d’autres crus sont très proches qualitativement, et 10 fois moins chers. Ce sont donc des vins hors catégorie, des « vins-cadeaux », dont les acheteurs font plus partie des nouveaux riches des pays émergents (Russie, Chine…), l’exception confirmant la règle, car il y a encore de vrais amateurs (riches) qui les réservent. Passons, donc, mon Guide étant beaucoup plus axé sur la réalité des vins que nous achetons tous les jours.
Il y a ensuite la masse des grands crus classés, en Médoc, pour l’exemple, dont certains, beaucoup moins prestigieux, plus à la mode (pas mal de vins surbarriqués sont dans le lot), ont atteint des prix incautionnables, car, pour ceux-là, il est toujours question de rapport qualité-prix, ne leur en déplaise. Force est de constater que l’on retrouve ces bouteilles de moins en moins dans la restauration française et dans nos caves, leur prix devenant un frein réel. Ces vins-là, à forte valeur ajoutée, sont vendus majoritairement à l’export, délaissant, à tort, le marché français. Je me demande quelle serait la réaction du Japonais qui a sa cave remplie de ces vins-là, et ne les verrait pas en France. Il pourrait se demander s’il ne s’est pas fait avoir ? Heureusement, il y a les très grands vins, très classiques, où l’élégance prédomine (Léoville-Barton, Montrose, Calon-Ségur, Brane-Cantenac, Rauzan-Gassies, Desmirail…).

Dans le Libournais, on est toujours dans l’expectative. D’un côté les vrais grands vins marqués par des territoires que personne ne peut nier, dans une gamme large, où l’élégance s’allie à la structure, selon les sols et rien d’autre, sans artifices (Magdelaine, Bélair, Certan de May, Cadet-Piola, Lamarzelle, Beauregard, La Croix, Laroque, Guadet, Balestard…). Je ne peux que vous renvoyer à mon Classement 2008, où la catégorie des Deuxièmes Grands Vins est un vrai vivier qualitatif.
En face, il y a des vins bien différents (particulièrement à Saint-Émilion ou en Côtes-de-Castillon), beaucoup trop boisés, trop concentrés, desséchés, qui n’ont aucun intérêt mais nous ne parlerons pas d’eux, tant ils sont encensés de facon indécente par des “gourous” français ou étrangers.
À quoi bon créer des vins écœurants comme de l’encre, faire des “produits” à 15° quand la région bordelaise a, depuis toujours, su faire primer la distinction. J’ai débuté avec des “pointures” mondiales comme Jacques de Loustaunau, Émile Peynaud, Ribéreau-Gayon, ils s’attachaient tous à défendre cet atout essentiel de Bordeaux : élever de grands vins capables d’associer la puissance et l’élégance, et la durée dans le temps.
On sait que la (grande) qualité n’a rien à voir avec un élevage outrancier en bois neuf, ni à des artifices techniques.
Le marché intermédiaire (7 à 20 €) est un formidable vivier, qui fait la force de Bordeaux, dans toutes les appellations, aussi bien dans le Médoc, à Saint-Émilion, ses satellites, que dans les Graves ou les Côtes… On a plaisir à déguster des vins typés, très bien faits, qui bénéficient d’une belle série de millésimes grâce aux étés chauds, donnant des vins savoureux plus faciles à boire rapidement mais aussi d’un beau potentiel de garde. Les Sauternes sont tout aussi savoureux, avec un grandissime millésime 2007, dans la lignée du 2001.
Ils sont aux côtés d’autres vins trop chers, dont la réputation n’est plus justifiée à ce niveau de prix. Mes prochains Classements des Graves, des Satellites et du Médoc, notamment, vont donc réserver des surprises, comme celui des Bordeaux Supérieur.
Les 2007, 2006, 2004 et 2001 sont des millésimes que j’affectionne particulièrement, à l’ombre des grands millésimes médiatiques et c’est dommage, car ils sont l’archétype classique du bordelais, où la finesse prédomine. Les viticulteurs font des efforts de qualité, sont efficaces, travaillent bien dans leur chai mais aussi à la promotion de leurs vins, car il ne s’agit pas de ne faire que bon, il faut le faire savoir. La majorité élève ces vins dans la grande tradition bordelaise.
Il y a également une région où les vins sont exceptionnels, Pessac-Léognan, (même si j’ai été très déçu par quelques « grands », vous le verrez) avec des crus envoûtants, en blanc comme en rouge. À Pomerol, les vins sont restés très typés, cela correspond aussi à la mentalité des propriétaires qui respectent leur terroir et ne se complaisent pas dans l’esbroufe. Saint-Émilion est une appellation qui fait encore parler d’elle avec un classement qui fait sourire (pour ne pas dire plus), tant des déclassements restent incompréhensibles, c’est navrant.
Cela amène le consommateur à penser qu’à Bordeaux on parle trop de classements, de jalousie, de prix, de frime et pas assez de qualité intrinsèque du vin et cela porte tort à toute la région, même aux Bordeaux les plus modestes. Ajoutez à cela une vraie crise sociale snobée par quelques propriétaires et négociants qui préfèrent aller chercher ailleurs ce qu’ils devraient promouvoir venant de leur région.
En fin de compte, on se moque de savoir si un cru est classé ou non, que les Côtes soient réunies ou pas, ce qui importe, c’est ce qu’il y a dans la bouteille et le rapport qualité-prix-plaisir !
Attention aux prix sur Internet, où il s’agit de faire des comparaisons avant de commander si on ne veut pas se faire avoir. Quelques exemples glanés ce jour, pour des vins que je connais par cœur, et je vous laisse juge :
- Pour l’excellent Margaux Château Martinens 2004 de Jean-Pierre Seynat-Dulos, une différence de taille : 17,65 € la bouteille chez 75 cl contre 16€ chez Eyquard et surtout 25,95 € chez 20survin !!!, ce qui fait quand même une différence de quelque 35%…
- Pour le Lalande-de-Pomerol Château Siaurac 2004, les prix tournent autour de 17 € la bouteille (16,80 € chez 20survin, 16,90 € à la cavedelacrosse), tombe à 12,79 € chez 75cl, jusqu’à Millésimes où le vin est proposé à 10,76 €, ce qui me semble plus justifié.
- Le Champagne Laurent-Perrier brut (cuvée de base, sans plus) est proposée à 24,70 € chez 20survin, 33 € chez Vinatis (pour info – on croit rêver- on peut lire sur ce site comme accroche : Les meilleurs prix du marché garantis ! , remboursement de la différence), 31,50 € chez vinsmoinschers (ah bon ?), 30,50 € chez 1855, une « promo » à 26,24 € chez Cdiscount. Pour mémoire, une bonne trentaine de « petites » maisons et propriétaires proposent des cuvées remarquables à 15 € (voir notre sélection 2008)… et on préfère de toute manière les cuvées de base de Taittinger, Pol Roger ou Roederer !
- Le Champagne Taittinger Comtes de Champagne 1998, l’un des plus grands et séduisants Blanc de blancs est à un prix cohérent sur différents sites, c’est-à-dire à 135 € chez ChateauNet de mon cher ami Jean-François Moueix.
- Le Champagne Dom Pérignon 2000, un vin superbe, régulier, rien à dire. Il est 120 € chez ChateauNet, 129 € chez enviedechampagne (inconnu au bataillon, impossible de savoir qui c’est -pas de mention sur la société- slogan : « Le Spécialiste de la vente de Champagne sur internet à des prix très compétitifs », sans blague ?), à 130 € chez Millesima mais à 109 € chez Cdiscount…
- Pour le fun, si j’ose dire, on ira voir le prix d’1 bouteille de Lafite 2000 (au hasard, idem pour les vins similaires) chez 1855 (1.794 €), chez 75cl (2.239,45 €, près de 450 € de plus, super !), aux enchères sur e-bay à 945 € à ce jour… Pour comparaison, le Lafite 2004 est à 425,20 € chez 1855 (408 € chez jean-merlaut et 704 € chez Lavinia, 300 € de plus, incroyable !!!), et je vous soumets la question que pourrait se poser tout consommateur : le Lafite 2000 est-il 4 fois meilleur que le 2004… où est-ce le 2004 qui est 4 fois moins bon (vous connaissez, c’est le truc de l’œuf et de la poule).
Un truc qui n’a rien à voir, mais quand même : on peut préciser qu’il y a des producteurs de Bordeaux (on les soutient) qui rament en ce moment pour vendre leur très bon vin à moins de 7 € et que le smic est à environ 1.000 € nets… je vous avais prévenu, vaut mieux en rire, mais, franchement, ceci est de plus en plus choquant…

Je viens de recevoir le dossier de presse de « Lubie to go, le pack vin rosé ludique et pratique ». Croire suivre la mode en proposant des vins comme on vendrait un soda (ou une bière) me fait toujours rigoler, mais -en plus- il est dangereux de présenter le vin comme cela.
Voici pourquoi :
1/. Il est intolérable pour moi de cautionner le coté « ludique » du vin, car cela ne fait que renforcer les mouvements anti-alcooliques. Boire du vin, ce n’est pas un jeu, ni une façon de s’amuser. J’apprends à mes enfants (adolescents) à goûter, apprécier, déguster, rechercher les arômes, faire les différences… et non pas à picoler n’importe quoi ou un produit alcoolique joliment présenté comme celui-ci. Le vin, c’est d’abord une culture, c’est se moquer de nos vignerons que de l’occulter, et promouvoir du vin comme cela c’est aussi une manière d’inciter à boire de l’alcool (notamment les jeunes) pour le « fun », et ce n’est vraiment pas ce que je défends depuis 30 ans (*).
2/. Vendre le coté « pratique » n’est pas moins justifié : si l’on a soif, on boit de l’eau. Ouvrir une bouteille de vin, c’est partager un moment d’art de vivre, et pas -encore une fois- se désaltérer. En promouvant cela, on réduit le noble vin à un produit comme un autre, standardisé, et on évacue l’acte de plaisir, de découverte. Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.
3/. Découlant de cela, vendre le coté « séduction » est tout aussi ridicule. La séduction, ce n’est pas la frime ou la facilité. On vous abreuve sur ce site des mots « Féminin », « Naturel », Rafraîchissants », « Contemporain »… bref, on sous-entend que ceux qui dégustent le vin comme on le fait sont des ringards, et que c’est être moderne que de s’enfiler une cannette ou une bouteille de vin en alu.
Vous l’avez compris, du pur « business », on ne vend que du marketing, pas le vin, pas le producteur qui l’a fait (c’est quoi, ce rosé, d’où sort-il ?), c’est navrant. Merci « Lubie » !
(*) Sur ce site, aucune mention légale… Voir « Lubie »

C’est si rare que l’on ne peut qu’en sourire : l’absence des producteurs du Languedoc-Roussillon à notre réunion confirme le « flou » qui règne dans cette région, où, si certains passent leur temps à se plaindre que l’on ne parle pas d’eux, c’est bien mérité.
Résumons : j’invite 90 personnes (ou propriétés) -de mon Guide- à une manifestation (conviviale) régulière que nous organisons partout en France. C’est Françoise Gualco et son fils, Christophe (sur la photo), naturellement chaleureux, qui ont bien voulu nous accueillir dans leur Château Étang des Colombes. Il en vient une trentaine, une vingtaine s’excusent de ne pouvoir être là (c’est naturel d’avoir des obligations, on le comprend volontiers), et une quarantaine ne répondent pas. La moitié ne répondent même pas !!! On leur fait une relance : toujours rien, c’est beau la politesse et cela donne envie de les soutenir…
Je vais vous l’avouer : je souhaite à ceux-là d’avoir particulièrement réussi les vins qu’ils sont en train de m’adresser pour le Guide (ça, ils ne l’oublient pas), j’aurais tendance à ne pas excuser le moindre défaut cette année.
Passons et comprenez-moi bien. Quand j’invite 100 Bourguignons, 98 répondent, alors qu’ils n’ont rien à vendre ! Idem à Saint-Émilion, en Champagne, dans la Loire ou ailleurs… Le vin, c’est cela : partager, boire un « canon », se revoir, se rencontrer… On se moque que quelqu’un réponde ou non à une invitation, ce qui est navrant, c’est que nous nous déplacions dans une région particulièrement sensible comme le Languedoc et que la moitié des producteurs invités, de vrais fantômes, ne fassent pas 10 kms pour nous saluer, nous montrer leurs travail et nous inciter à les soutenir. Ce sont eux les demandeurs, pas nous. À croire que certains craignent les dégustations.
Comment voulez-vous que ces gens-là soient ensuite crédibles ? Peut-on à la fois geindre et ne rien faire ? On connait les rouages, les mascarades et les exubérances de la région, et bien qu’un bon nombre se prennent pour des créateurs de « grands » vins, il faut bien avouer qu’ils ne sont que des accoucheurs de cuvées spéciales, souvent surconcentrées, surbarriquées, à la limite de l’écœurement quand on les goûte, et qui ne représentent absolument pas le vignoble. N ‘est pas Daumas-Gassac qui veut.
L’avantage de ces réactions, c’est que cela écume et confirme que je ne me suis pas trompé en soutenant ceux qui le méritaient. Je viens ici, depuis 30 ans, et je connais les territoires et les hommes. Comme à notre habitude, donc, on va se concentrer sur les producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Pour mémoire, trois cas de figure définissent la région :
- Il y a les vignerons -très jalousés- qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. Daumas-Gassac (l’un des fils de mon ami Aimé Guibert était présent, Roman, tout aussi passionné), en est la référence, suivi par des Corbières dont le fer de lance est la famille Gualco, Grand-Caumont, Vieux-Moulin, Martinolle, puis des Minervois (Blomac, Villerambert-Moureau…), et aussi d’autres appellations (Antech, Mas Chichet…). C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau.
- Dans la lignée, il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont cru en leur région et que j’ai soutenu dès le début. On retrouve ici les grandes valeurs sûres comme Fabas (au sommet de leur appellation Minervois), Aigues-Vives (j’ai été ravi de revoir Magali Dourthe, toujours charmante et passionnée, qui se partage entre Bordeaux -Maucaillou, Beaurivage- et son vignoble languedocien), Vaugelas (j’apprécie et estime l’exemplaire réussite de la famille Bonfils, des « pieds-noirs », comme moi, représentés par l’efficace Heidi Van Den Akker), Oustric (Sébastien Bonneaud, bérêt de rigueur, est talentueux et élève des cuvées tout en charme et puissance), Mire-L’Étang (le blanc est une nouvelle fois formidable), Saint-Martin-des-Champs avec un superbe Saint-Chinian, Peyregrandes (la référence en Faugères), Bertrand-Bergé (un Fitou de haute volée), Pinet (leur Picpoul blanc est tout en délicatesse aromatique), Malautié (le moelleux Clairette est très séduisant), Barrubio (le Muscat est tout aussi bon que le Minervois), Nidolères en Côtes-du-Roussillon, Casa Blanca (le meilleur Collioure)… et de rares caves (Cave de Roquebrun, Vignerons Sommiérois, Estabel Cabrières…). On les retrouve tout naturellement dans le haut de mon Classement 2008 et d’autres, qui se prennent souvent très au sérieux, ne sont pas prêts de les concurrencer !
- Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région et que j’étais content de rencontrer de visu à cette occasion (Madura, Croix-Chaptal, Haut-Fabrègues, Hortus, Rives Blanques, Bourdic, Villemagne, Angles, Reynardière, Sainte-Marie-des-Crozes, Mingraut…). On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables. J’aime mettre un visage sur un vin et ces dégustations chaleureuses permettent justement cela. Ceux qui ne daignent pas se déranger n’ont rien compris au vin.
Cause à effet ou pas, vous l’avez compris, attention à ceux qui pourraient se laisser piéger à développer des vins de vinification plutôt que de terroir. Quelques producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages (du Gewuztraminer, ici, on croit rêver) qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin. Je vous l’avais dit, il y a de quoi rire.


Brigitte Dussert : depuis 3 ou 4 ans, vous semblez déçu par certains vins d’Alsace…
Patrick Dussert-Gerber : j’aime l’Alsace, origines obligent, et, cette année, les conditions climatiques ont été délicates, et les rendements habituels, très importants dans cette région, ne sont pas un atout pour réussir le 2007. Il fallait être très sévère sur les rendements. Paradoxalement, un certain nombre de vignerons alsaciens ont un problème : c’est leur richesse ! Quelques-uns commencent à s’endormir sur leurs lauriers puisqu’ils vendent très bien leurs vins depuis des années. Je trouve que les vins d’Alsace que l’on goûte sont décevants depuis quelque temps, les vins sont trop mous, manquent justement de cette acidité, c’est pour cela que le 2007 sera un bon retour aux sources. Je suis souvent déçu par des vins qui ont moins de typicité, qui sont de plus en plus ronds, qui manquent de fraîcheur. Ils sont “douceâtres”, avec de forts taux de sucres résiduels. Que ce soit le résultat d’un réchauffement climatique ou une façon de faire des vins plus souples, je le regrette, et il y aura d’ailleurs un bon nombre d’éliminés dans mes prochaines sélections. Je préfère un vrai riesling, frais, franc que l’on a plaisir à déboucher sur une douzaine d’huîtres, plutôt qu’un Pinot gris qui a le même goût qu’un Gewurztraminer, et dans lequel il est bien difficile de trouver une quelconque trace de minéralité.
Même les Vendanges Tardives sont parfois des vins trop gras, on a perdu cette notion de vivacité, de fraîcheur, qui signent d’ailleurs les grands vins liquoreux de garde. En 2007, la qualité dépendra de la conscience professionnelle du vigneron, et il faudra vraiment frapper à la bonne porte.
Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits et à leur multiplication sur les étiquettes où l’on se perd… Les millésimes 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été beaucoup plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2004, 2001, 2000, 97 ou 89).
Voir le Classement 2008

Ce qu’il faut retenir :
Riesling. C’est le prince des raisins alsaciens. Les vins qui en sont issus sont secs, fruités et nerveux, subtilement bouquetés et de très grande classe. Le Riesling croît à merveille près de Turckheim, Dambach-la-Ville, Ribeauvillé, Riquewihr, Kaysersberg, Mittelwihr et Guebwiller. C’est le cépage le plus tardif.
Gewurztraminer. Plus alcoolisé que le Riesling, charpenté, de saveur épicée et très parfumé, le Gewurztraminer est un vin qui vieillit parfois remarquablement bien. Son bouquet intense développe de riches arômes de fruits, de fleurs ou d’épices (gewurz veut dire épicé). Puissant et séducteur, parfois légèrement moelleux, c’est souvent un vin de garde. Les “vendanges tardives”, c’est-à-dire soumises à une maturité excessive, sont quelquefois époustouflantes, étonnantes de richesse d’arômes et d’onctuosité. Bons terroirs : Bergheim, Turckheim, Sigolsheim, Barr, Dambach-la-Ville, Pfaffenheim…
Pinot gris. Vin corsé et opulent, d’une belle robe jaune, d’aussi grande allure que le Riesling et le Gewurztraminer, peut-être encore plus puissant et violent que ce dernier, chargé autant en alcool qu’en arômes. Excellents vins de vendanges tardives. Les meilleurs proviennent des terroirs du Riesling et de Rouffach, Ribeauvillé ou Wintzenheim.
Muscat d’Alsace. Vin sec, frais et fruité, au goût musqué, exhalant parfaitement la saveur de son raisin. Charmant à boire à l’apéritif. Bonnes étapes à Ribeauvillé, Gueberschwihr et Mittelwihr.
Sylvaner. Le Sylvaner est frais et léger, avec un fruité discret. Agréable et désaltérant, il sait montrer une belle vivacité (Sigolsheim, Turckheim).
Chasselas. Arraché de plus en plus, le chasselas produit une majorité de vins légers et faciles à boire.
Pinot blanc. Plus corsé et souple que le Sylvaner, délicatement bouqueté et assez charpenté, c’est un vin très agréable à boire frais.
Pinot noir. Le Pinot noir est le seul cépage en Alsace à produire un vin rouge ou rosé dont le goût fruité typique évoque la cerise. Vinifié en rouge, il peut être élevé en barriques de chêne, ce qui ajoute à ses arômes une structure plus charpentée et plus complexe.
Crémant d’Alsace. L’AOC Crémant d’Alsace couronne les vins d’Alsace effervescents, vifs et délicats, élaborés selon la méthode traditionnelle (comme en Champagne), principalement à partir du Pinot blanc, mais aussi du Pinot gris, du Pinot noir, du Riesling ou du Chardonnay. Ces vins sont aujourd’hui parmi les meilleurs Crémants de France. Le Crémant rosé, plus rare, est issu du seul Pinot noir.
Sous-titre : On en rit ou on en pleure ?
« Il ne faut pas mettre du vinaigre dans ses écrits, il faut y mettre du sel. »
Montesquieu
Je n’aime pas commenter un article ou l’opinion d’un autre sur le vin. Je m’en moque, étant loin de ce microcosme parisien, connaissant les jalousies comme la puissance de l’amertume et des rancœurs, ce n’est pas mon rôle et cela me fait perdre mon temps.
Pourtant -depuis trente ans- il y a des vins que j’aime, d’autres non, des producteurs que je respecte, d’autres qui me navrent. On ne peut pas me reprocher de ne pas critiquer quand il le faut un bon nombre de Bordelais. Mais je ne me complais pas à remettre en cause une appellation ou une région toute entière, en faisant des généralisations, ce qui serait totalement absurde et non-professionnel. Et il n’y a rien de « personnel », c’est le vin (ou la façon de le faire) que je critique dans mes écrits, pas les hommes.
Mais, parce que nous avons enquêté des mois dans le vignoble, je connais le sujet en question : la qualité du 2007.
Ce qui est donc “risible”, c’est un article paru dans un journal de vin (français, un comble), sous la forme d’un entretien entre un producteur d’une autre région et le rédacteur en chef, himself, c’est-à-dire que l’interview, au titre accrocheur en Couverture, est bien cautionné par le journal (ce n’est pas un pigiste ou une petite main qui l’a fait) même si la forme n’est pas bête puisque les responsables de la revue pourront toujours dire “ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est l’autre”. Ils n’en auront pas besoin, je crois que les Bordelais ont compris.
Que clame donc ce propriétaire (à qui je conserve toujours mon amitié, au demeurant, même si ce n’est peut-être plus réciproque) dans cette tribune qui lui est toute offerte : que le millésime 2007 est minable à Bordeaux. “Ce millésime est franchement mauvais, dit-il”. Sur quoi se base-t-il ? Ah oui : “que les Bordelais peuvent raconter ce qu’ils veulent sur 2007, je les attends… je suis allé voir les vendanges, je le sais”. Il sait quoi, il a vu quoi, où ?
Sympa pour les Bordelais qui ont très bien réussi leur 2007, et il y en a pourtant pas mal (et pas mal qui ne l’ont pas réussi, c’est tout aussi normal). Le millésime 2007 (c’est d’ailleurs vrai dans toute la France), c’est un vrai millésime de vigneron, un millésime où la puissance des terroirs a joué à plein, ce sera un vin soyeux mais avec les tanins qu’il faut, élégant, un vrai vin de plaisir (je vous passe une photo de raisins rouges 2007, comme aimerait sûrement en voir chez eux quelques détracteurs).
Moi, je vis à Bordeaux. Pour MILLÉSIMES, qui sort dans 1 mois, cela fait 5 mois -à plein temps- que l’on a suivi ce millésime, marché dans les vignes, goûté les raisins, pris des photos de vendanges, dégusté, parlé, écouté, rencontré les hommes, redégusté… On n’est pas idiots, il n’était pas question de dire n’importe quoi, dans un sens comme dans l’autre, on s’en doute que tout ne sera pas bon en 2007 (confer mon article du 31 Janvier). On ne peut que se prononcer maintenant, et, vu le travail que nous avons fait dans le vignoble bordelais, je doute que l’on puisse être mieux renseigné. Tout ce travail, c’était un minimum cette année, si l’on veut être crédible auprès des consommateurs et des professionnels.
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Si chacun est libre en effet de dire et de publier ce qu’il veut, on peut se demander :
- Quelle est la raison de faire ce procès d’intention aux producteurs bordelais ?
- Pourquoi faire croire aux consommateurs que le 2007 est mauvais à Bordeaux, alors qu’on n’a rien dégusté, que l’on n’en sait strictement rien ?
Ce qui transpire dans ces lignes, c’est aussi la remise en cause de “pointures” (on en a interviewé un bon nombre, nous, justement, sur leur 2007) qui font des vins de renommée mondiale comme Delmas à Montrose, Cathiard à Smith, Berrouet à Petrus, Bernard à Chevalier, Garat à Beauregard, Delbeck à Belair, les autres de Léoville-Barton, Calon-Ségur, Malartic, Filhot, Lamarzelle, Carbonnieux, Haut-Brion, Certan de May, Desmirail, La Couspaude, Cadet-Piola… et autres Moueix, Borie, Vonderheyden, Capdemourlin, Lurton, Sainson, Quié, Janoueix, Pagès, Mau, Estager, Castéja, Pauquet, Boissenot… qui auraient tous loupé leur 2007 !!! Ce seraient donc, soit des menteurs, soit des incapables.
Et puis, il n’y a pas que que les propriétaires de grands vins. Il y a les autres, plus modestes, auquels de tels articles font mal au cœur (et mal à la bourse), alors qu’ils se sont battus pour faire de bons vins, dont le coût à l’hectare a été beaucoup plus élevé cette année. J’en ai une bonne centaine à vous citer, en Côtes comme en Graves, en Médoc comme à Montagne, à Saint-Émilion comme en Bx Sup, qui vont faire un excellent 2007 (parfois même, beaucoup plus), que cela plaise ou non.
Une info : on n’est plus dans les années 1980. Bien plus qu’ailleurs (dans les régions « neuves », notamment, où on se contente de faire des vins de confitures), on sait faire le vin comme jamais à Bordeaux et, dans ces millésimes délicats, la puissance des terroirs joue son rôle à plein et va faire la différence entre 2 Médoc, 2 Saint-Émilion, etc (c’est tout aussi vrai en Bourgogne ou en Champagne). On sait maîtriser les rendements, accompagner les soubresauts de la nature, soigner ses vignes. Les conditions à Bordeaux pour avoir fait un très bon 2007 sont bien meilleurs que celles des 1997 ou 1999 (au demeurant réussis).
Bref, pour les vignerons dignes de ce nom (il y en a d’autres, hélas, qui sont aussi passionnants qu’une boîte de petits pois), c’est beau l’objectivité et la confraternité : on juge sans savoir, sans avoir rien goûté, pas enquêté, pas suivi l’évolution des raisins, ni les vendanges, ni les sélections, pas vu les efforts des hommes, les éclaircissages, ni les tris, rien compris à l’influence des terroirs cette année, celle du calcaire ou des graves en sous-sol, rien vu de le réactivité du Cabernet-Sauvignon, pas saisi la resurgence de l’acidité, pas assimilé ce long cycle végétatif, ni les vinifications… C’est ridicule, mesquin, navrant, réducteur et contraire à la vérité.
Ecrit il y a 2 years, 6 months à 10:34. 2 comments
Certains vins de Bordeaux et de Languedoc se rejoignent aujourd’hui sur un critère: leur surconcentration, qui leur donne un goût à la limite de l’écœurement, associée à des prix inadmissibles. Découlant de cela, les 2 vignobles sont également touchés par unde crise évidente, de surproduction certes, mais aussi par une « crise de confiance ». Gare au bluff, donc.
Voir débat sur AgoraVox :
LE LANGUEDOC
Franchement, quand je déguste certaines cuvées de la région, je me demande qui les achète. Très (trop) concentrés, on trouve en effet des rouges proposés en plus à des prix déments, incautionnables. Cela devrait pourtant s’assainir. À suivre.
On va se contenter des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix.
Trois cas de figure définissent la région :
- Il y a les vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. Daumas-Gassac en est le fer de lance, suivi par des Corbières (la famille Gualco, Grand-Caumont…), puis des Minervois (Blomac, Villerambert-Moureau…), et aussi d’autres appellations (Antech…). C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau.
- Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. On retrouve ici les grandes valeurs sûres comme Fabas, Vaugelas, Oustric… et quelques caves. On les retrouve tout naturellement dans le haut du Classement.
- Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables (6 à 12 €). Attention à ceux qui pourraient se laisser piéger à développer des vins de vinification plutôt que de terroir.
Des vins de mascarade
Et puis, il y a donc quelques producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.
LE BORDELAIS
Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855…, merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent.
J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 €, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.
Des prix incautionnables
En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 € (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 €, un “bon” machin à 20 € ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 €. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts…
J’ai déjà lu des articles sur des sujets cocasses, mais celui-là atteint un beau niveau. Dans le Républicain du 20 Décembre (édition Sud-Gironde, dans lequel, pour info, j’ai cessé toute collaboration depuis 6 mois), carrément à la « une » : « Un viticulteur de Landiras fait sensation : 1.000 dollars la bouteille. Un vin d’exception sur un terroir d’exception… La Rolls du vin de garage… »
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Ecrit il y a 2 years, 8 months à 10:44. 3 comments
J’ai rarement débouché une bouteille de ce type : au moment de mon dîner, pour coller à l’osso-bucco qui m’attendait, je farfouille dans ma cave, tombe sur un Clos de Vougeot 1998, un Grand Cru (cher) de Drouhin-Laroze (un domaine que je note très bien depuis des années), repart enthousiaste et… me retrouve face à un vin complètement passé, tuilé, imbuvable. Direct évier. Cela fait plaisir.
Cet article vient d’être publié chez AgoraVox, ce qui vous permet d’en débattre.
J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.
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Les fidèles de mes sites et Guides savent que je défends toujours le rapport qualité-prix-plaisir allié à une typicité réelle marquée par les terroirs (quand il y en a un…). Je vous renvoie à mon Classement et à une certaine éthique. Hélas, 3 fois hélas, il y a des surcotations incautionnables dans les prix de certains vins.
Prenons l’appellation Margaux que je connais particulièrement bien (voir : Twenga et le comparatif des prix des châteaux pour le millésime 2003, une page que vous devriez mettre en mémoire), et précisons d’abord 3 points :
- Dans cette appellation, 1 seul vin est mythique, c’est bien sûr le Château Margaux. C’est incontestablement l’un des plus grands vins rouges du monde et la démence du prix peut être admise si l’on s’en réfère au monde du luxe. Passons, donc, même s’il est regrettable d’avoir eu des hausses aussi importantes sur ce vin, et notamment sur le second vin, qui était beaucoup plus accessible autrefois. Ce qui est indécent, ce sont les différences de prix. On se contenterait largement (c’est un hasard mais ce sont les sites de mon ami Jean-François Moueix) des 950 € la bouteille demandés chez ChateauNet (la demi-bouteille est à 742,85 € chez 1855, totalement unjustifié), mais pourquoi mettre 80 € de plus chez Lavinia (1.029 €) ou même 1.055 € chez Primeurs Bordeaux.
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Je ne m’en lasse pas. Voilà bien 2 approches du vin. La 1ère, risible et mercantile (je vous laisse juge) quand on avoue (Marie Schyler, ici chez Kirwan -éliminé de mon Guide depuis quelques années, aujourd’hui chez Pichon Baron, n’en est certes pas moins sympathique, mais il vaut mieux se taire, parfois, devant une caméra…) que l’on « fait » un vin pour avoir de bonnes notes chez Parker (ce dernier particulièrement attaqué sur ses méthodes en ce moment dans un livre de son ex collaboratrice…), nonobstant toute idée de terroir et de caractère, et, l’autre, défendu par ce grand monsieur du vin, qui pense comme nous, bien sûr. Ne vous en privez pas. Notation : 2 pour les premiers, 18 pour le second, ce qui fait la moyenne.
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Mes Classements 2008 sont la garantie de ne pas vous faire avoir.
Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855…, merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent.
J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 e, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.
En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 e (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 e, un “bon” machin à 20 e ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 e. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts…
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Que l’on fasse du Cahors “primeur” à boire frais et vite comme on en fait dans le Beaujolais me donne surtout envie de sourire. Même si les vinifications peuvent faire aujourd’hui n’importe quel style de vin, selon le marché (toujours l’argent), il ne peut être que risible en effet d’essayer de copier un vin qui marche depuis des années. Ce n’est d’abord pas si facile, car il y a des raisons à la réussite beaujolaise, le cépage bien sûr mais aussi l’intelligence des vignerons. Si le vignoble de Gaillac s’en sort bien (comme celui de Touraine), c’est qu’il existe donc des cépages appropriés. Pas vraiment le cas à Cahors, où c’est peut-être pour écouler des cuvées de bas de gamme que l’on se lance dans cet engrenage, qui fait perdre son âme à ce vignoble historique. C’est aussi jouer le même jeu que les négociants australiens, argentins ou sud-africains. On ne peut rien reprocher à ces derniers, qui, au moins, n’ont n’y terroir, ni histoire, ni tradition vinicole à défendre, et on peut comprendre qu’ils ne fassent que des vins standardisés. On peut tout autant regretter l’arrivée de cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix totalement incautionnable.
Voir le Guide 2008 et les Classements
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Ecrit il y a 2 years, 9 months à 8:50. 4 comments
Je me fais plaisir, et j’y aborde pratiquement tout les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d’Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard « Madrange » aux Blacks), ce qui nous met mal à l’aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les vins Californiens, le scandale d’EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j’aime bien), Lawrence d’Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne…), l’iPhone, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé ou Jospin), de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins…, des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Imagine et My Sweet Lord en live…), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Citadelles du Vin…), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Tourbillon…), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, voir et revoir Keyser Soze… le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s’informer sur 20 sur 20 ?
De quoi aussi être content de partager tout cela avec les milliers d’internautes qui nous lisent et, de plus en plus, nous liront, puisque, je le rappelle, nous sommes référencés en 8e et 12e positions dans Google sur plus de 5, 3 milliards (vous lisez bien)… Bon courage à nos concurrents, qui parlent beaucoup dans les chaumières mais sont invisibles sur le Net, le 1er -et seul- média vraiment grand public et mondial, et demain bien plus qu’aujourd’hui.
Un article laisse perplexe? Extrait : « Peut-être pourrait-on aussi, qui sait, modifier les densités des plantations, raisonnablement augmenter les rendements à l’hectare ? » Voir : Révolution dans les appellations (Article paru dans l’édition du Monde du 09.09.07) : Les AOC ne seront plus décernées par les vignerons
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Bizarre, cette façon de penser, d’autant plus que les « faibles » dont il parle sont de gros négociants ou coopératives, comme la société Ampelidae, qu’il encense. Pas net. Un extrait de l’article de ce « docteur en œnologie » : « Le système des AOC relève d’une forme d’apartheid alimentaire et sensoriel qui désigne les bons et opprime les faibles. »
On en reste pantois.
1/. Bravo (sic) pour le jeu de mots « Bob », un petit chien qui se veut la mascotte de l’appellation pour « Best of Bourg » (c’est une agence qui a cogité cela ?). Sympa, mais simplet.
2/. Bravo pour nous préciser que le meilleur des Côtes de Bourg (c’est bien la traduction littérale, non?) se retrouve donc dans ce bag in box à 24 € les 5 l, ce qui revient à 4,8 € le litre (le litron ?), ou l’équivalent bouteille à quelque 3,80 €…
3/. Merci pour les bons producteurs de l’appellation qui essaient (et méritent) de vendre leurs bouteilles à 10 € (voir mon Guide).
A la lecture du dossier de presse, on comprend (c’est surtout ce que va retenir le consommateur, hélas) que le « meilleur des Côtes-de-Bourg » vaut 4,80 € le litre (pourquoi payer plus cher, donc, si c’est ce qui représente le top de l’appellation ?) et, pour les autres, comme disait Coluche, « circulez, y’a rien à voir »…
Cela fait des années que je m’élève contre les prix d’un bon nombre de Bordeaux surcôtés que j’ai éliminés de mon Guide il y a bien longtemps, notamment pour cette raison (ce qui n’enlève rien à leur qualité, certes, et encore, selon les vins) et qu’un bon nombre de « confrères » s’acharnent à encenser comme des idoles. On voit que je n’avais pas tort puisque leur bulle se dégonfle bien vite et régulièrement : il fallait bien que le marché se régule et que les consommateurs réalisent qu’on les avait dupés.
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En voilà des résultats fiables et risibles : le palmarès du « concours » de Bourg (évidemment, il faut s’inscrire pour y participer, donc aucun vrai grand vin typé n’y est…), ce qui explique les résultats. Faudrait peut-être le préciser aux consommateurs, pour éviter de les prendre pour des gogos, non ?
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