Faniel-Filaine
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Michel Genet
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René Geoffroy
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Drappier
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Chardonnet et Fils
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René Jolly
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Pierre Mignon
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Champagne Lombard
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La saga Alain Thiénot
Ascension fulgurante ces quelques dernières années pour Alain Thiénot un ancien courtier en Champagne. Il achète ses premières vignes en 1976. “Acheter du raisin et des moûts pour le compte de … |
Érick de Sousa
Pour la Cuvée des Caudalies, issue de vieilles vignes … |
Philipponnat au sommet
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Gaston Chiquet
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Leclerc-Briant
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Pierre Arnould
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L’Or de De Telmont
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Ellner, un Champagne de talent
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Grand Cru : Champagne Bonvile
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* Chaque semaine, dans VinoVox, les meilleures cuvées de Champagne
* Sommet : Château Bélair 2007
“En 2007, nous avons attendu la pleine maturité, nous explique Pascal Delbeck, il fallait avoir les nerfs solides. Nous avons eu beaucoup de sécheresse, la vigne était stressée et, à la fin août, subitement, le cycle végétatif est reparti et la maturité s’est effectuée dans des conditions optimales. Ce grand beau temps qui s’est installé pendant presque deux mois, et le vent frais qui séchait bien les baies, ont été des facteurs déterminants dans l’achèvement de la maturité. Nous avons vendangé jusqu’à mi-octobre, un record, avons fait beaucoup de parcellaire, il y a eu un travail énorme, un suivi constant apporté aux vignes, c’était la seule solution pour préserver le vignoble et intervenir tout de suite. Le cycle végétatif a démarré très tôt en 2007 et s’est terminé très tard, c’est une année de vigneron qui ne renâcle pas à la tâche ! Les vinifications se sont déroulées tout à fait normalement , en douceur, mais c’est toujours mon style, ici, on n’extrait que le meilleur. Puis j’ai mis le vin à l’élevage en barriques en décembre, et observé sa très belle couleur, des arômes de fruit persistants, une belle souplesse. Le 2007 promet d’être charmeur mais aussi de bonne garde. Les tanins sont déjà fondus, soyeux, la finale est longue, il n’a pas une trop grosse structure. De la chair, du gras, des caractéristiques qui devraient faire du 2007 un vin qui ravira les amateurs éclairés et qui, à mon avis, réservera de grands plaisirs de dégustation.”
Voir le reportage
Voir le Classement 2008
Coup de cœur : Château La Couspaude
À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Provenant d’un terroir de fine couche de terre argilo-calcaire sur sous-sol rocheux (70% Merlot, 25% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon), la famille Aubert élève soigneusement ce Saint-Émilion GCC 2005, épicé, généreux, corsé, aux tanins savoureux, ample et distingué, de bouche riche, avec des nuances de mûre et d’humus, un vin qui poursuit son évolution. Le 2004 est un vin de couleur pourpre intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe. Le 2003, tout en couleur, en matière et en distinction, avec ces notes caractéristiques et persistantes de fumé, d’humus et d’épices, est tout en bouche. À ses côtés, leur Lalande-de-Pomerol Château Jean de Gué, riche en couleur, où se mêlent la truffe et l’humus, dense, aux tanins soyeux, charnu comme il se doit, de belle charpente. Le Montagne-Saint-Émilion Château Messile-Aubert est très bien élevé, riche en couleur comme en charpente, tout en finesse aromatique.
Château la COUSPAUDE
(SAINT-ÉMILION)Daniel Alain et Jean-Claude Aubert33330 Saint-ÉmilionTéléphone :05 57 40 15 76 Télécopie : 05 57 40 10 14 Email : vignobles.aubert@wanadoo.fr
Champagne Michel Lenique
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Bertrand Robinet |
Le grand charme du Château Romanin
“La moitié de nos vignes épousent le relief de la chaîne des Alpilles et sont plantées sur des terrasses très caillouteuses assurant un parfait drainage naturel, me précise Jean-Louis Charmolüe, elles encerclent la propriété mais on y trouve aussi beaucoup de cyprès, de la garrigue, qui donne un paysage magique, digne d’être peint, c’est aussi ce qui nous a beaucoup séduit. L’autre partie du vignoble, constitué de vieilles vignes, est situé vers la Durance, avec terroir composé d’alluvions sableuses et caillouteuses et de l’argile.”
Exceptionnel Baux-de-Provence Le Coeur de Romanin rouge Quartus 2001, d’une grande complexité, d’une couleur grenat pourpre, très riche en arômes (cannelle, cuir, griotte), puissant, savoureux, riche en charpente, de belle garde. Le Château Romanin 2003 provenant de petits rendements de 25 hl/ha (Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cabernet-Sauvignon), dense, dominé par les fruits macérés, un vin qui allie rondeur et structure, aux tanins soyeux, de bouche puissante aux nuances de griotte, légèrement poivré, riche et coloré, où prédominent en finale la groseille confite et l’humus, un vin qui mérite un peu de patience pour profiter de son potentiel réel. À la suite, la Chapelle de Romanin rouge 2003, d’une belle robe brillante, un vin plus souple, bien corsé. Beau blanc, suave comme ce rosé aux notes de pêche et de groseille, long et équilibré, vif et velouté à la fois, d’une ampleur aromatique très séduisante, d’une couleur très délicate.
Voir le reportage
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* Les vrais terroirs de Saint-Émilion vont faire la différence pour le 2007
Brigitte Dussert : quelle est votre analyse sur la qualité du millésime 2007 dans la région libournaise, Pomerol, Saint-Émilion…
Patrick Dussert-Gerber : dans le Libournais, il faut se faire plaisir avec les très beaux millésimes 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”.
Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas du tout justifiés et sombrent dans le ridicule.
À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix.
N’oubliez pas : ici, les terroirs sont très différents et les appellations ne sont pas forcément le sésame pour ouvrir les meilleurs portes.
Pour s’y retrouver, notre Classement est devenu “la” référence en la matière. Ici, quelque 1 000 crus s’échelonnent du Premier Grand Cru classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru classé et le Grand Cru, sur des territoires totalement différents…
- Le secteur le plus simple à définir, historiquement et géologiquement, c’est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi variés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la diversité de son terroir et la typicité de chaque cru.
- Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Ici, les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables selon les sols, en alios en sous-sols.
- Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également omniprésents, avec des graviers. On y fait généralement des vins plus souples, l’exception confirmant bien évidemment la règle.
On comprend aisément que les vins de “plaine” auront beaucoup plus de difficulté pour sortir un millésime 2007 correct que ceux qui s’adossent à des coteaux.
Chaque fois que je viens à Saint-Émilion en prenant la route de Sauveterre (facile de vérifier), j’avoue que j’ai toujours un sourire quand je vois certains crus dont les vignes ont vraiment “les pieds dans l’eau” dès qu’il pleut. On est loin des terroirs en vallons de Montagne-Saint-Émilion, pour exemple…
Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques vins dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire du souci.
Voir le Classement 2008
* Bourgogne : seul le terroir signe le prix des vins
Mes sélections sont sévères cette année, tant il y a des crus trop chers et d’autres à des prix déments dans la région, difficilement cautionnables désormais, souvent “ciblés” pour l’export, intelligemment délaissés en France comme en Belgique. Certaines maisons “historiques”, dont beaucoup ont changé de mains, ne vivent que pour le dollar, le yen ou le rouble… Passons également sur un élevage en bois neuf souvent outrancier pour le Pinot noir, e, toujours, pour plaire aux américains. En fait, ce n’est pas un problème de prix, mais bien de rapport qualité-prix-typicité. Une bouteille simplement “bonne” à 30 € (minimum) ce n’est plus acceptable, voilà tout ! Et, connus, anciens, réputés ou non, il s’agit vraiment de faire attention à certains noms dans la région pour ne pas se faire avoir. La notoriété, comme à Bordeaux, ne suffit plus.
Pourtant, les vins de Bourgogne que j’estime et soutiens méritent leurs prix, à 15 € comme à 25 €, à 50 € comme à 100 €, certains dépassant même cette limite pour l’extraordinaire millésime 2005, où la demande est mondiale. Il suffit de comparer leur qualité intrinsèque à d’autres vins de mode totalement surcotés que l’on trouve en Languedoc, dans la Vallée du Rhône et à Bordeaux pour s’en assurer.
La force des terroirs est donc omniprésente ici, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.
Ici, il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins rouges du monde (Lamarche, d’Angerville, Trapet, Moillard, Rebourseau, Philippe Leclerc, Chevillon, Monts-Luisants, Bourrée…), ou blancs bien sûr, tant cette catégorie ne supporte pas de comparaison (Clos des Perrières, Ampeau, Jaffelin, Antonin Guyon, Clos des Lambrays, Chandon de Briailles, ou Tremblay, Guy Robin, Pinson à Chablis…); d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport qualité-prix-typicité (Blondeau-Danne, Michel Prunier, Marey, Marc Rougeot, Bachelet, Girard, Prieur-Brunet, Jomain, Alain Patriarche, Joliot, Doudet-Naudin, Audoin…), et enfin un véritable vivier de crus qui méritent une commande, que l’on retrouve notamment dans ma catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans l’ensemble des appellations.
Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ?
Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime.
Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.
Bien entendu, ici comme ailleurs, quelques producteurs élèvent des vins trop “travaillés” (et bien chers) où le fût neuf est employé à l’extrême, ce qui n’est pas pour arranger le Pinot noir notamment, qui demande de la finesse. Il en va de même pour certains blancs, où la barrique (et tout le baratin que l’on va vous raconter) ne remplace pas le terroir…
Mes Classements 2008, en blancs comme en rouges, vous permettent de faire le point, en tenant compte qu’il existe une véritable hiérarchie interne à chaque catégorie et qu’il ne faut pas comparer, bien sûr, un classement d’une appellation à celui d’une autre appellation.
Coup de cœur pour le Champagne Hamm
Une place de choix dans le Classement 2008. J’apprécie Brigitte et Claude Hamm depuis un bon bout de temps. Ils peuvent être fiers de ce superbe Champagne cuvée de Prestige Signature Hamm, de jolie robe dorée, aux arômes de pain grillé et d’abricot, de bouche riche, bien équilibré en acidité, d’une jolie finesse, très parfumé en bouche, à la mousse fine et distinguée, vraiment savoureux. Excellente cuvée Réserve Premier Cru brut, un Champagne intense et vif, très harmonieux, très aromatique au nez comme en bouche (jasmin, pêche, amande), tout en fraîcheur au palais. Excellent Sélection brut, aux nuances de miel et d’abricot, de bouche veloutée, de mousse fruitée et abondante, tout en persistance et un très séduisant rosé brut. Pour les gourmandises, ce Hamm Dessert, qui accompagne merveilleusement les tartes aux fruits, un bel assemblage vieilli en cave, de jolie mousse, rond et fruité en bouche, de bonne bouche florale, légère et ronde à la fois, aux arômes subtils de miel et de fruits mûrs, tout en onctuosité. Beau Champagne Millésimé 99, typé, ample et parfumé, avec des notes d’agrumes bien typiques, de bouche dominée par les fruits cuits et les petits fruits secs, légèrement miellée comme il le faut, tout en persistance aromatique, d’une belle longueur au palais. Exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir.
* Petrus, mythe et réalité : rarissime verticale 2004 à 1997
Mon ami (de 30 ans) Jean-François Moueix est le propriétaire de ce cru mythique. Cultivant l’humour et la discrétion comme d’autres le snobisme et l’esbroufe, il poursuit une politique exemplaire, qualitative certes, mais aussi commerciale, puisque c’est lui, et lui seul, qui vend Petrus (le cas est unique ici), notamment au travers de sa prestigieuse maison Duclot, ou de ses nombreuses autres entreprises (boutiques l’Intendant et Badie à Bordeaux, Châteaux Cash & Carry en région parisienne…) et un bon nombre de grands vins bordelais peuvent rendre aussi hommage à son impartialité et à sa fidélité envers eux, année après année.
On ne peut contester que Petrus fait partie de la petite poignée des plus grands vins rouges du monde, et des 3 ou 4 plus grands crus bordelais, à un prix lui aussi hors normes, certes. C’est l’archétype des grands crus où le terroir crée cette osmose exceptionnelle avec le cépage et les hommes et on comprend qu’il ne puisse qu’aiguiser la jalousie d’un bon nombre de producteurs médiatiques, libournais, médocains ou étrangers, qui ne peuvent, eux, faute de terroir et d’humilité, que se contenter de faire mariner à outrance leur vin dans des barriques en croyant qu’ils font une cuvée digne de ce nom… La surconcentration n’est pas un gage de grand vin et l’élevage abusif en fûts neufs non plus (Petrus n’en utilise que 50 % en moyenne).
Ce Pomerol 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, et l’on ne peut que regretter que ce millésime se situe entre les 2005 et 2003, la mode risquant de le laisser à l’écart (confer la grande dégustation, à Libourne). À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes mais toujours très savoureux, de grande garde. Le 2002 , intense et chaleureux, très charpenté mais très élégant, est de robe intense, aux nuances de vanille et de cassis, un vin racé et corsé, concentré au nez comme en bouche, très équilibré. 2001 : truffe, fruits macérés, humus… sont les premières sensations de ce très grand vin, le “velours” à l’état pur, où cette structure impressionnante sait se fondre dans une distinction incroyable, qui lui confère un potentiel d’épanouissement réellement exceptionnel, de très grande garde. 2000 : une structure de cathédrale. Puissance et distinction, chaleur et ampleur, une très grande complexité d’arômes (cuir, griotte confite…), un vin d’une grande harmonie, d’une très belle matière en bouche, majestueux, de très grande garde. 99 : la saveur même. Complexe et gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, un beau vin charnu, charmeur, qui fleure les épices et les fruits frais, alliant puissance et finesse, dont le velouté est très caractéristique des vins de Pomerol. 98 : exceptionnel. D’un très grand classicisme, de couleur intense avec des senteurs de truffe, de champignon, un côté animal, de cuir, vraiment superbe, encore jeune, complexe, de lente évolution. 97 : remarquable. De robe pourpre foncé, aux arômes prononcés de musc, de truffe, de fraise des bois, aux tanins soyeux, de bouche généreuse, un vin très savoureux, d’excellente évolution.
Natter, une famille exemplaire
Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est très rare (voir le Classement). J’apprécie depuis longtemps ces propriétaires chaleureux et passionnés qui sont devenus des amis et ont à cœur de faire découvrir les subtilités de leur environnement, leur terroir et leur travail, afin que chacune de leur bouteille soit une source de convivialité. Une théorie qui ne peut que me séduire et qu’ils mettent en pratique.
En 1974, Henry et Cécile Natter décident de se lancer à la reconquête d’un ancien terroir viticole de Sancerre, Montigny. Son sous-sol argilo-calcaire datant du kimmeridgien offre des conditions uniques d’expressions aromatiques. Le vignoble : 17,5 ha en Sauvignon, 3,5 ha en Pinot noir (50 à 60 hl/ha), utilisation de fumures organiques, analyses des sols et foliaires, suivi du vignoble par un organisme en conseil agronomique et préparation d’un classement réserve naturelle pour oiseaux. Henry s’occupe de la gestion du vignoble et de l’organisation générale. Cécile (son épouse) de la gestion commerciale et administrative et des vinifications. Mathilde (leur fille) de la logistique, de la gestion commerciale et des relations publiques. Depuis près de 25 ans, la famille Natter est soutenue par une équipe hmong – originaire des montagnes du Laos – intégrée à la culture du vin. Elle s’est imprégnée de la relation unique que ces femmes et hommes entretiennent avec le monde végétal. Ensemble, ils s’engagent et participent à la mise en place d’une protection de la biodiversité locale.
* La magie Montrose
J’aime les vins de Montrose depuis très longtemps et mon amitié envers les Charmolüe s’associe à ma fidélité pour ce cru magique. Aujourd’hui, c’est la famille Bouygues qui en est propriétaire, poursuivant cette longue tradition qualitative. Voir le Classement 2008 et Millésimes.
Les atouts de Montrose reposent essentiellement sur les qualités extraordinaires et rares de son terroir, au sens le plus général, c’est-à-dire à la fois ses aspects pédologiques et ses aspects climatologiques. En effet, les sols de la propriété sont majoritairement composés de graves pyrénéennes liées par des sables ferrugineux, posés sur un socle argileux. Les graves assurant à la fois un rayonnement solaire, qui autorise une bonne maturation des baies, et permettant un bon drainage des eaux de pluie vers les argiles ; celles-ci se gonflent d’eau et la diffusent de manière régulière et mesurée, assurant une bonne alimentation hydrique de la vigne. On observe ces caractéristiques de façon très homogène sur l’ensemble des vignes de la propriété.
Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause
Cet article vient d’être publié chez AgoraVox, ce qui vous permet d’en débattre.
J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.
Mes Saint-Émilion préférés
Quelque 1 000 crus, du Premier Grand Cru Classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru Classé et le Grand Cru, dont la situation géographique fait la différence. Le premier secteur est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi diversifiés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la variété de son terroir et la typicité de chaque cru. C’est le territoire des crus qui dominent la côte de Saint-Émilion en regardant la plaine, issu d’un sous-sol de molasses et de sables éoliens. Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables, en alios en sous-sols. Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également très présents, avec des graviers.
Voir le CLASSEMENT 2008
Champagne attitude
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Chaque semaine, dans Mundovino
La saga Laroche
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Mon ami Michel Laroche (on se connaît depuis 30 ans ! ) multiplie les investissements au Chili comme en Afrique du Sud, et a donné une dimension internationale à son nom, doté d’une réputation qualitative incontestable. Dans les années 80, il croit au potentiel qualitatif du Languedoc-Roussillon et achète le Mas La Chevalière; en 2001, il est attiré par les conditions climatiques uniques et la variété des cépages de ce pays et investit au Chili Vina Punto Alto, 55 ha idéalement placés entre Casablanca et Curacavi, à l’ouest de Santiago. La vallée de Casablanca est parfaite pour produire des vins de Chardonnay vifs et des Pinot noirs très aromatiques, une complémentarité avec la vallée du Maïpo où s’épanouissent pleinement les Cabernet-Sauvignon et le Merlot. Il y dispose d’une magnifique cave où il élève et vinifie ses vins.
Au sommet : Champagne De Sousa
Sympathique et talentueux, Érick de Sousa symbolise l’explosion qualitative des meilleurs vignerons champenois de ces 20 dernières années, et c’est ce qui explique sa place dans notre Classement. Il exacerbe ce que l’on oublie parfois ici : la force du terroir, même si la science des assemblages est incontournable. Implanté au cœur de la Côte des blancs, son Champagne est issu des terroirs classés Grands Crus Blanc de blancs. Érick de Sousa a opté pour la fermentation malolactique afin de rendre les vins plus ronds et plus souples, et il passe son vin au froid pour garder toute la transparence à son Champagne.
Un Châteauneuf de grande race
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Mon ami Jérôme Quiot peut être fier du patrimoine qu’il a développé. On le voit bien avec cet exceptionnel Châteauneuf-du-Pape rouge Domaine du Vieux-Lazaret 2004 (67% Grenache noir, 22% Syrah, 5% Mourvèdre, 4% Cinsault et 2% autres cépages sur des sols de galets, de terrasses caillouteuses et des sols argileux, vignes de 40 ans en moyenne), dense et complexe, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche. Superbe 2003, de robe grenat, au nez persistant où dominent des notes de griotte, de musc et d’épices, aux tanins denses, un vin de fort belle expression qu’il faut laisser évoluer pour profiter de son potentiel réel. Le Châteauneuf blanc 2004 (45% Grenache blanc, 30% Clairette, 20% Bourboulenc et 5% Roussane, sur des sols argileux, vignes de 30 ans en moyenne) est tout en finesse d’arômes, un vin très équilibré en acidité, dense et floral en bouche, très harmonieux, un vin ample qui sent bon les noisettes et la pêche, à ouvrir sur un poisson au four.
Voir le reportage et le Classement
Bélair, l’archétype d’un très grand vin
Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, et bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. J’apprécie Pascal Delbeck qui est passionnant, talentueux et passionné par l’étude de ses sols, où, parcelle par parcelle, il intervient, agit, surveille, dans le seul but de laisser s’exprimer le mieux possible l’osmose des cépages, des millésimes et des terroirs spécifiques. Bélair est l’archétype de ces très rares crus où l’extrême complexité des terroirs crée en fait une homonégéité qui devient une symphonie, changeant selon les millésimes, chaque sol apportant sa propre contribution. Aux côtés du 2004, on ne peut qu’apprécier ce splendide Saint-Émilion 1er GCC 2003, encore très jeune, tannique, associant structure et élégance, un vin volumineux et parfumé (cassis, cannelle, poivre), dense et charnu, de grande charpente, de belle couleur pourpre, de grande évolution.
À ses côtés, le Montagne-Saint-Émilion Château Tour du Pas Saint-Georges est également à la tête de son appellation, et un très suave Bordeaux blanc, très bien vinifié. Du grand art, donc.
Chaque semaine, le Guide du vin
Taittinger au sommet
À la tête des Premiers Grands Vins Classés dans mon Guide 2008. Je suis fidèle et attaché à cette maison depuis 30 ans. Avec talent et ténacité, Pierre-Emmanuel Taittinger a sauvé l’entreprise éponyme en la reprenant à des investisseurs, lui conservant une “âme” familiale de plus en plus rare en Champagne. Bravo, donc.
Bien sûr, il y a cette formidable cuvée Comtes de Champagne Blanc de blancs 98, qui symbolise parfaitement ce que doit être une très grande cuvée champenoise, à la fois très dense et très fine, issue exclusivement de raisins blancs Chardonnay en provenance de la Côte des Blancs et de vignobles classés à 100 %.
C’est un très grand Champagne de connaisseur, tout en harmonie. Le bouquet fin, discrètement citronné et épicé, exhale des senteurs légères végétales et fleuries de tabac blond et de feuilles de thé. En bouche, ce vin est très frais, acidulé et élégant, présente des saveurs dominées par les agrumes frais de citron vert, une très grande cuvée classique, ample et distinguée, très séduisante (140 e).
Petrus, c’est magique
“Lorsque l’on parle d’un vin, me confie Jean-Claude Berrouet (sur la photo, avec Edouard Moueix, le fils de Christian Moueix (Magdelaine, La Fleur Petrus, Hosanna, Trotanoy…, voir mon exceptionnelle dégustation du millésime 2004), et neveu de Jean-François Moueix, il faut d’abord présenter le sol, c’est lui qui lui donne son originalité, sa typicité et, à Petrus, l’originalité est particulièrement importante puisque l’on sort des sentiers battus bordelais.
Voir aussi AgoraVox
En Graves, 3 nouveaux “1ers Grands Vins”
Il y a 3 promus “1ers Grands Vins Classés” cette année dans mon Classement des Graves 2008 :
- Brown, dont le rouge s’affirme de plus en plus et le blanc poursuit une régularité qualitative exceptionnelle. J’ai savouré le 2005 avec mon ami Jean-François Mau la semaine dernière dans mon excellente “cantine” L’Absolu, à Auros.
- Rahoul, de mon autre ami Alain Thiénot, dont les millésimes 2000, 2001 ou 2002 sont remarquables, à des prix fort sages. Un vin rouge puissant et typé, très bien élevé.
- Luchey-Halde, avec de très beaux millésimes 2004 et 2002, bien que l’on parle moins de ces années, “endormies” par les 2005 et 2003. Excellent second vin Les Haldes de Luchey, très abordable.
Top Chablis
Je suis un fan de Chablis. J’y ai des amis, des vrais, depuis 30 ans : Tremblay, Laroche… Si la force des terroirs est omniprésente ici, on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du vin associé à une convivialité exemplaire. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre, même si on sait aussi très bien le vendre. Il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins blancs du monde, d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport qualité-prix-typicité. Bien sûr, la complexité des classements en crus, clos, climats, ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est incontournable. Les Classements permettent donc de faire le bon choix. Les meilleurs de l’année, mes coups de cœur, les voici.
Guide 2008, le top des vins de l’année
Les Classements qu’il faut voir.
Là, par contre, je suis d’accord
http://www.lefigaro.fr/vins/20070905.WWW000000319_les_aoc_ne_seraient_plus_un_gage_de_qualite.html
“L’AOC a été dévoyée. On a vu apparaître des vins moins typés, standardisés pour correspondre à la mode du moment”, explique Olivier Andrault de l’UFC. Un détournement de l’AOC qui s’explique en partie par la manière dont est attribuée cette appellation.
Ce qu’il faut retenir cette année

Participez aux débats sur AgoraVox et NaturaVox, dans lequels cet article vient d’être publié :
Alsace
Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins parfois trop souples, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Les millésimes 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2004, 2001, 2000, 97 ou 89).
Beaujolais
La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. Pour s’en apercevoir, il suffit d’objectivité, d’un minimum de connaissance du terrain, de modestie et de partager l’amour du vin comme le font les producteurs du Guide. Le 2006 est réussi mais délicat à maîtriser, le 2005 est très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. En Jura et Savoie, de nombreux coups de cœur, avec une gamme qui va de la plus grande fraîcheur à la plus grande complexité.
Bordeaux
Attention aux prix des grands crus 2005, il faut savoir choisir et ne pas se faire avoir.
- Dans le Médoc, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005. Misez sur les 2004 et 2002, voire 2001, très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90.
- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002 peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000, superbe.
- À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix. On partage avec les propriétaires retenus dans le Guide le plaisir du vin, la modestie face à la force de la Nature, et cette convivialité propre à la région. Beaux millésimes 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Comme dans l’ensemble du bordelais, débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment.
- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du nord au sud de cette “entité” des Graves, une variété importante de styles de vins. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2005 à 2001, confirment mon Classement des valeurs sûres, celles où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, comme à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité. Les blancs 2004, 2001, 2000, 98 ou 97 sont excellents.
- Il y a de tout dans ces appellations de Côtes, de grands vins racés et typés comme nous les aimons et d’autres cuvées qui font la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Il s’agit donc de savoir miser sur les hommes et les femmes qui le méritent, assumant la grande tradition bordelaise depuis des années. Misez sur les millésimes 2005 à 2000, avec l’opportunité du 2004.
- Mon soutien à l’appellation des Bordeaux Supérieur ne date pas d’hier. Mes dégustations des millésimes 2005 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 98 ou 96, excellents actuellement.
- A Sauternes, l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération. Terroir oblige, les crus développent leur propre spécificité, certains très liquoreux, d’autres tout en finesse, et les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la patience des propriétaires. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 2001, 99 ou 98 sont de toute beauté. Le 2003 est réussi, certainement moins typé, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 96, 95 ou 89, où l’on atteint le grand art.
Bourgogne
Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l



















Exploitation typiquement familiale, dirigée par Bertrand Robinet, le gendre de Michel Lenique et dont les vinifications sont assurées par Alexandre Lenique. Remarquable Champagne Blanc de blancs cuvée de Réserve, provenant pour 60% de la récolte de 2003 et pour 40% de vins de réserve, bien parfumé, riche et rond, très fin, au nez subtil et persistant (fruis frais, amande), vraiment très abordable. Le brut rosé Prestige est de couleur saumonnée, avec des nuances d’abricot confit et d’épices, tout en bouche, parfait tout au long du repas. Savoureux Champagne Blanc de noirs, à la mousse fine et légère, à dominante de fruits mûrs, très équilibré, harmonieux en bouche, très persistant, idéal également à table, sur un tagine, par exemple, comme on le suggère ici. La cuvée Sélection brut (40% Pinot meunier, 40% Chardonnay de la récolte 2002 et 20 % de vins de réserve), dominée par la fraîcheur du Chardonnay à laquelle s’associe le corps du Pinot meunier, généreuse et harmonieuse, est de mousse fine, une cuvée intense et typée. Autre réussite, leur Champagne Millésime 2002, un assemblage de cépages d’une seule année, élaboré à partir de Chardonnay issu du Grand Cru de la commune du Mesnil-sur-Oger et de Pinot meunier de Vincelles, dont les aïeuls référençaient ce cru de “petit Ay”, dense, avec ces notes de fleurs blanches, de miel et de noisette, tout en bouche. Beau rapport qualité-prix.

