“Les vins français sont d’une telle variété et d’une telle splendeur que c’est presque une activité spirituelle que de les goûter.” Sieburg
Après Vinexpo, qui a fait entrer, depuis longtemps le “loup dans la bergerie”, tant il est pratiquement impossible d’y retrouver aujourd’hui de vrais vignerons (les stands sont à des prix indécents pour eux, à croire que l”on veut surtout privilégier les “gros” marchands ou syndicats, notamment étrangers), noyés dans la masse des vins de négoce standardisés (tiens, un petit article, ou celui-ci, toujours d’actualité…) et des non moins aseptisés vins d’Australie, d’Argentine, de Chine et bientôt de la lune… Les vaches n’ont qu’à bien se tenir, on peut faire pareil avec des vins (est-ce le mot ?). C ‘est navrant.
Ajoutez à cela, la morosité ambiante véhiculée par des journalistes de tv/radio qui se complaisent dans le sensationnel, se jetant sur la dernière information comme des vautours (Michael Jackson en est un bel exemple, comme le moindre sujet sur la “grippe A”), noircissant autant qu’ils le peuvent la situation. Ce ne sont plus des journalistes, ce sont des bonimenteurs. J’en ai honte pour ma propre carte de presse (N° 43.587, obtenue en 1978).
On est servi quand ils traitent de la “crise” : “dépression”, “pire que la crise de 1929″ (ils y étaient ?), “régression”, “panique”… bref, des mots pour attirer le chaland et qui, à force, entraînent le moral à la baisse. C’est à l’animateur qui va le plus exagérer, faisant ses choux gras du séisme financier, se faisant un malin plaisir d’attiser les craintes.
Ouvrez vos yeux, écoutez Anggun, faites tourner le vin dans votre verre, humez, regardez-le...
Dans cette période, donc, lavons-nous l’esprit : prenez votre verre de vin préféré (pensez au vigneron qui l’a fait, si vous le connaissez, c’est plus sympa), mettez votre cd du moment, installez-vous confortablement et regardez la toile que vous pouvez avoir en face de vous (ou imaginez). Pensez aux vrais : Turner (le roi du Paysagisme), Van Gogh (l’Expressionisme à l’extrème), pensez au Fauvisme (Gauguin…), au Surréalisme (Magritte, Masson), à l’Impressionnisme bien sûr (Renoir, Monet), à Picasso (qui d’autre pour le Cubisme ?), Da Vinci (pour la Renaissance), les maîtres du Baroque (Vermeer, Rubens, Rembrandt). Bref, profitez du nez et de la vue, ces sens dont on se sert -aussi- pour savourer ce “Sang de la Terre et du Ciel” qui nous est cher.
Mais attention à l’art contemporain… Oubliez les rigolos comme Jeff Koons (vous savez, le homard gonflable exposé à Versailles) ou Warhol (qui n’en pouvait plus de répéter ses trucages photos)… comme certains “créateurs” inconnus, dont les prix ne sont vraiment pas donnés et le talent quelque peu succinct (au hasard, ce site, celui-ci, ou celui-là, où il faudrait plutôt parler “décoration d’appartements” que d’œuvres artistiques). Bon, il en faut pour tous les goûts. Pensez plutôt aux vrais “grands” : Soulages, Tal-Coat, Bonnard, Calder, Zao, Chillida, Braque… (Miro, Dali, Giacometti ou Chagall sont beaucoup moins à mon goût, ou pas du tout). Il y en ad’autres.
Car l”art, c’est un tout : l’expression du génie humain, l’art de vivre, celui du vin, celui d’être gourmet-gourmand, celui des livres et de la musique, etc. L’art, c’est aimer la force des hommes et de la nature, tout ce qui crée une osmose entre le réel et l’imaginaire, et nous distingue des plantes vertes.
Une 2e pause musicale avec Dylan qui interprète “Knocking on Heaven’s Door” (la version de Clapton est tout aussi réussie, c’est ma chanson préférée, quand je suis à Ibiza, après un tour en moto, attablé au bar de Santa Anès (là, impérativement “una cana”, une bière, à l’ombre, face à cette superbe petite église blanchie à la chaux, à la “mexicaine”).
J’ai une passion pour l’art contemporain. Pour l’art en général, d’ailleurs. J’ai acheté lorsque j’avais 20 ans (à crédit, je n’avais que des dettes) mes premiers tableaux (ceux où l’espace -celui des planètes- est omniprésent) à mon ami Michel Guéranger (on allait tous les trois, avec Lionel Poilâne, à un bon nombre de vernissages), puis auprès d’une amie galeriste nantaise.
Pas besoin d’argent, ni de frime, le goût, l’instinct et la curiosité primaient. Eclectique, j’ai acquis régulièrement d’autres œuvres, soit directement chez des artistes, soit dans des ventes aux enchères, et, même si l’on hésite toujours à signer un chèque, le pendant vaut la peine. On rejoint ainsi le monde du vin, où l’argent n’a pas d’importance tant on se fait plaisir avec peu de chose. C’est toujours vrai.
On a tous des périodes. Cinq peintres me tiennent donc particulièrement à cœur en ce moment : Hartung, Zao Wou-Ki (j’ai choisi pour illustrer cet article la photo de l’une de ses Eaux-Forte -mon cadeau d’anniversaire, qui trône face à moi, dans mon bureau), passionné notamment par l’encre de Chine, Poliakoff, Chillida (grandissime sculpteur, avant tout) et Soulages. Si les toiles de Chillida et de Soulages sont totalement innaccessibles, Hartung suivant de près, on peut prendre beaucoup de plaisir avec leurs estampes, dans une fourchette de prix sages (de 1.000 à 4.000 €). Profite-en, les prix baissent, et les galeristes sont enclins à faire des efforts en ce moment.
Je parcoure la bio de Zao en ce moment, et vous la conseille. C’est un livre d’une grande intelligence, où la sensibilité rejoint l’humilité, la passion et le talent, ce que l’on retrouve auprès d’un bon nombre de vignerons que je soutiens.
Quatre points majeurs, donc, pour ne pas se tromper :
1/. En peinture comme en musique (idem pour les vins), on ne peut comprendre une œuvre que si l’on en connait l’histoire : il faut d’abord “apprendre” le peintre et l’apprécier, suivre sa démarche. Ses premières œuvres sont souvent les plus intéressantes (et les plus recherchées) : elles donnent le “la” de l’artiste, à une époque où, inconnu, il ne se répétait pas ou ne créait pas pour vendre. Sa “patte” est alors la plus forte, même si, plus tard, certains vous diront que l’aboutissement est total (rien n’est moins sûr). Par exemple, on retrouve toute la force d’Hartung dans ses créations des années 1953-1954, beaucoup plus incisives que celles des années 1975. On ressent vite sa rage contre la bêtise et la guerre qui se dégage de ces traits, d’autant plus si l’on sait le parcours de cet ancien légionnaire, blessé dans sa chair et son cœur…
3e pause musicale avec John Lennon, parfait à Ibiza comme à Auros.
2/. Il faut -outre se faire plaisir- investir dans les petits tirages (50 à 100). Après tout, si vous achetez une estampe de Chillida (ne comptez pas moins de 4.000 €) reproduite seulement à 30 exemplaires, vous ferez partie des 30 personnes au monde à en posséder une, ce qui n’est pas rien.
3/. En règle générale, préfèrez les Eaux-Fortes (acide employé sur une plaque de cuivre, créant des “trous” au travers desquels la peinture s’infiltre), qui ne permettent pas de revenir en arrière (la technique “sans repentir”) aux Lithographies et surtout aux Sérigraphies. Pour Soulages, par exemple, il y a chez lui un réel intérêt pour cette méthode d’expression, véritable démarche artistique, et son univers “colle” au relief du papier. Voir son Eau-Forte N°2, la seconde qu’il réalisa, très intéressante sur sa démarche future (le “noir” profond).
4/. Il faut éviter les “stakhanovistes” de l’estampe comme Dali, Bellmer, Vasarely, Ernst, Tapies. Et l’on peut débuter avec de belles lithos très abordables (200 à 500 €) de peintres moins connus qui sont des valeurs sûres comme Tal-Coat (une démarche reconnue), Olivier Debré (plus flamboyant, mais belle maîtrise), Alicia Penalba, Raoul Ubac, Paul Jenkins (le geste est ample) ou Claude Viallat, dans un style plus neutre. Encore plus abordables (autour de 30 €, le prix d’une sortie à 2 au ciné, en comptant les chips), les livres DLM (Derrière le Miroir) des Editions Maeght.
En passant votre commande, écoutez Maria Callas (sa plus belle version de Carmen) :
En ce moment, j’ai un coup de cœur pour l’œuvre (sans titre, mais à quoi sert un titre ?) d’une jeune artiste, Véronique Riboulot, un autre cadeau d’anniversaire (du pot, cette année), que j’ai installé dans mon bureau (c’est la grande toile, sur tout le mur, à gauche de la photo, aux côtés de laquelle trône la sculpture des violons d’Arman, que j’admire depuis des années, et, à droite, on aperçoit une toile de mon ami Guéranger, dont je parle plus haut). Véronique a créé un “espace” où se rejoignent un rien de mysticisme et une apogée “des corps et de la danse”, me dit-elle. Elle a raison, et mon “coup de pouce” vous incite à découvrir son travail.
Autre pause avec Lou Reed (on est quand même bien loin de la “télé réalité” et des “stars” actuelles, sans voix, sans talent) :
Côté musique, n’oubliez pas cet enregistrement (du très grand art), la voix de Billy Preston, le roi Eric Clapton à la guitare (avec les lunettes, cheveux courts), le prince Ringo Starr à la batterie (veste rouge), Sir Paul McCartney…, le top : asseyez-vous sereinement, coupez le téléphone et profitez !
Et puis, un peu de nostalgie, avec Polnareff (qui nous donne, lui, une leçon de piano) :
Ou, un coup de chapeau, à notre Johnny (que j’ai croisé il y a déjà bien longtemps, à Aix-en-Provence), qui peut être fier d’une carrière pareille :
Mais que cet intermède ne vous fasse pas croire que je sois trop gentil (ou que je n’ai pas de mémoire) : il y a aussi pas mal de déceptions cette année et beaucoup d’éliminés dans mon prochain Guide, que je viens de “boucler”. En voici quelques uns, qu’ils soient de faux-amis et/ou incompétents, snobs, mondains, mercantiles…, trop, c’est trop, et beaucoup n’ont plus rien à faire dans mon Guide. D’autres éliminés le sont, simplement, faute de m’avoir fait parvenir des échantillons, et je n’ai pas pas pour habitude de parler d’un vin sans l’avoir dégusté (d’autres le font)… Tout cela n’est pas bien intéressant, ce sont ceux qui restent (ou y rentrent) qui méritent les honneurs.
- À éviter, certains vins de Bordeaux et de Languedoc qui se rejoignent aujourd’hui : leur surconcentration, qui leur donne un goût à la limite de l’écœurement, associée à des prix inadmissibles. Voir l’article sur AgoraVox
- et, je ne m’en lasse pas : risible (je vous laisse juge), je me rappelle de cette vidéo où Marie Schyler, chez Kirwan -éliminé de mon Guide depuis quelques années, aujourd’hui chez Pichon Baron (éliminé tout autant), démontrait à son insu (de son plein gré ?) qu’il vaut mieux se taire, parfois, devant une caméra, en avouant “faire” un vin pour avoir de bonnes notes chez Parker, nonobstant toute idée de terroir et de caractère. C’est beau, la poésie.
Ne vaut-il pas mieux profiter de celle de Cervantès (Don Quichotte) :
“J’ai toujours à mon arçon, dit l’heureux interlocuteur de Sancho, d’un côté une bonne cantine de viandes froides, de l’autre cette bouteille que j’aime, que je chéris et que j’embrasse à tout moment.
- Monsieur, reprit Sancho d’une voix tendre, voulez-vous bien me permettre de l’embrasser une fois ?” L’inconnu remit alors la bouteille dans ses mains. Sancho la porte à sa bouche et, se renversant sur le dos, il se met à regarder les étoiles et demeure au moins un quart d’heure dans cette position qui lui plaisait. En se relevant, il fait un soupir, laisse tomber sa tête sur son sein.
“Ah! monsieur, dit-il, ah ! monsieur, c’est lui ! je le reconnais: Il est de Ciudad-Real! - Vous avez raison, c’est de là qu’il est; de plus, il a quelques années.
- À qui le dites-vous? Mon Dieu! Il n’y a pas de vin dont je ne devine, à la seule odeur, le pays et la qualité; c’est une vertu, un don de famille.”
Domaine de 5,5 ha. Beau Champagne cuvée Eugénie, de jolie robe dorée, avec cette nervosité caractéristique, de bonne bouche aux notes d’agrumes et de verveine. Séduisant Champagne brut rosé, aux arômes de fruits rouges. Excellente cuvée Carte Verte, composée des 3 cépages à majorité de Chardonnay, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et d’amande, dense et distinguée à la …
Beau Champagne Grande Réserve Grand Cru 95, aux arômes intenses, associant charpente et finesse, ample au palais, avec des nuances subtiles de noisette et de fruits cuits. Goûtez le brut cuvée Esprit, un Grand Cru Blanc de blancs, de mousse légère et abondante, d’une belle harmonie, tout en fruité et finesse, une cuvée souple, aux arômes de petites fleurs blanches et de coing. Le brut Classique, d’une très belle expression, de …
“L’objectif est de se faire plaisir, précise Jean-Baptiste Geoffroy, mon père et moi aimons les vins de Champagne ayant de la personnalité.” La culture de leur vignoble en lutte raisonnée, la sélection étudiée d’amendements organiques, l’entretien du sol par labourage, les raisins triés à la main puis écrasés lentement sur pressoir traditionnel, la vinification en partie en foudres de chêne, l’absence de fermentation …
Une exploitation familiale (75 ha). Beau Champagne cuvée de Prestige Grande Sendrée brut Millésimée 2000, issue pour 55% de Pinot noir et pour 45% de Chardonnay, avec ces notes de fruits mûrs (pêche, abricot et fruits des bois) et de pain d’épices, corsé et très fruité, aux notes de petits fruits rouges mûrs, d’une très jolie présence en bouche. Remarquable cuvée Cœur de Champagne brut Tendre, 100% Pinot noir de vieilles …
Une place toujours enviable dans la hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés. Vignoble de 5 ha (vignes d’âge moyen de 30 ans dans les crus à 100% d’Avize et Cramant). Beau Champagne brut Réserve, d’une belle robe jaune pâle, aux reflets dorés, très bien équilibré en acidité, persistant, aux arômes de fleurs blanches et de citron mûr, d’une grande subtilité, alliant charpente et finesse, tout en bouche. La cuvée …
Très bien classé, et c’est bien mérité. Une exploitation familiale de 11 ha, les assemblages sont créés par les trois générations, René, Hervé et Pierre-Éric. Ce Champagne cuvée Spéciale RJ (54% Chardonnay et 46% Pinot noir), de jolie robe dorée, au nez complexe (abricot), tout en finesse aromatique, allie richesse et ampleur. Le brut Blanc de noirs demi-sec est de bouche onctueuse et très élégante, très parfumé, intense, …
Toujours une très belle place dans le Classement pour ce très beau Champagne cuvée de Madame Millésimée 98, à la mousse fine et légère, à dominante de fruits mûrs au nez, très équilibré, un Champagne fin et persistant, qui allie fraîcheur et charpente, un vin tout en arômes (amande, abricot mûr…), tout en rondeur. Le Blanc de blancs 96 est tout en charme, tout en fraîcheur aromatique, avec ces notes de fruits frais et …
À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Le sympathique Thierry Lombard élève plusieurs belles cuvées comme ce Champagne brut Premier Cru, majoritaire en Chardonnay, tout en arômes, de bouche distinguée où dominent les fruits secs, de robe dorée, très savoureux, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, délicat, de mousse intense, très agréable sur une cuisine légèrement relevée. Remarquable Champagne brut …
Alain Thiénot est à la tête d’un véritable groupe familial, ses enfants, Stanislas et Garance, à ses côtés. Très pointilleux sur la qualité, à Reims comme dans ses autres vignobles, Alain Thiénot engage sa signature.
Ascension fulgurante ces quelques dernières années pour Alain Thiénot un ancien courtier en Champagne. Il achète ses premières vignes en 1976. “Acheter du raisin et des moûts pour le compte de …
“Nous sortons le 2003, nous dit Érick de Sousa, un millésime particulier puisque cette année-là nous avons eu beaucoup de soleil et de chaleur, c’était l’année de la canicule, on obtient à la dégustation beaucoup d’arômes de fruits mûrs, de coing, d’ananas. C’est un champagne très rond, gras, très souple, très complet qui a beaucoup d’ampleur.
Pour la Cuvée des Caudalies, issue de vieilles vignes …
“Concernant la qualité du millésime 2007, nous précise Charles Philipponnat, la précocité des vendanges était le résultat d’un printemps hâtif. Nous nous attendions à vendanger vers le 20 août, mais l’été assez frais a un peu freiné le mûrissement, nous avons vendangé début septembre. Heureusement, l’ensoleillement et la sécheresse se sont maintenus de la mi-août jusqu’aux vendanges avec notamment un début de …
À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Des vignerons depuis 8 générations qui exploitent 22 ha de vignes fort bien situées. Beau Champagne Blanc de blancs d’Ay Grand Cru, pur Chardonnay cultivé dans un Grand Cru de raisins noirs, de bonne structure, dense et parfumé, aux notes florales (lys, genêt) subtiles, ample, d’une très jolie finale. Remarquable Millésime Or brut Premier Cru 99 (60% Pinot noir et 40% Chardonnay), …
Pascal Leclerc peut être fier de sa politique qualitative, alliée à un dynamisme indéniable. On le voit avec son Champagne Les Crayères, une réussite, au nez minéral dominé par les agrumes frais, ample et bouqueté, de mousse abondante, tout en rondeur, de bouche fruitée et persistante, idéal au cours d’un repas, tout en harmonie. Beau Clos des Champions, qui associe la vivacité du Chardonnay à la longueur du Pinot noir, de robe …
Le Champagne Pierre Arnould, est une maison familiale située à Verzenay, Grand Cru classé 100%. Le vignoble, basé sur Verzenay, est principalement planté en Pinot noir, qui confère aux cuvées des notes fruitées et leur apporte du corps. Remarquable cuvée Aurore, puissante et savoureuse, un Champagne tout en finesse, de belle complexité aromatique où se décèlent des nuances de citronnelle, de brioche et d’abricot frais, …
Le sympathique Bertrand Lhopital est le digne héritier de cette maison familiale, dont la place enviée dans notre Classement s’explique tout naturellement par une exemplaire régularité qualitative, à des prix qui devraient faire réfléchir quelques marques plus réputées. Leur Champagne cuvée Grand Couronnement brut 98, issu exclusivement du Chardonnay sélectionné dans les meilleurs crus et lieux dits de la fameuse Côte des …
Jean-Pierre Ellner et son épouse, Michelle, sont des propriétaires comme on les aime, chaleureux et passionnés. Pour mémoire, Charles-Émile Ellner créa, au début du siècle, sa propre maison. Ses successeurs, notamment son fils Pierre, qui en a été la véritable “locomotive”, a su transmettre à ses propres enfants cette passion pour la terre et le vin. Aujourd’hui, les cuvées sont le résultat du savoir-faire de l’aîné, …
Depuis plusieurs générations, on élabore à Avize de grandes cuvées de Champagne dans la famille Bonville, sur un territoire uniquement situé en Grand Cru, où le Chardonnay s’épanouit à merveille. Olivier Bonville perpétue la tradition en intégrant la Maison familiale Frank Bonville en 1996. Leur vignoble est planté à 100% de Chardonnay sur les très beaux terroirs d’Avize et Oger et donne un Champagne très représentatif de la …
“En 2007, nous avons attendu la pleine maturité, nous explique Pascal Delbeck, il fallait avoir les nerfs solides. Nous avons eu beaucoup de sécheresse, la vigne était stressée et, à la fin août, subitement, le cycle végétatif est reparti et la maturité s’est effectuée dans des conditions optimales. Ce grand beau temps qui s’est installé pendant presque deux mois, et le vent frais qui séchait bien les baies, ont été des facteurs déterminants dans l’achèvement de la maturité. Nous avons vendangé jusqu’à mi-octobre, un record, avons fait beaucoup de parcellaire, il y a eu un travail énorme, un suivi constant apporté aux vignes, c’était la seule solution pour préserver le vignoble et intervenir tout de suite. Le cycle végétatif a démarré très tôt en 2007 et s’est terminé très tard, c’est une année de vigneron qui ne renâcle pas à la tâche ! Les vinifications se sont déroulées tout à fait normalement , en douceur, mais c’est toujours mon style, ici, on n’extrait que le meilleur. Puis j’ai mis le vin à l’élevage en barriques en décembre, et observé sa très belle couleur, des arômes de fruit persistants, une belle souplesse. Le 2007 promet d’être charmeur mais aussi de bonne garde. Les tanins sont déjà fondus, soyeux, la finale est longue, il n’a pas une trop grosse structure. De la chair, du gras, des caractéristiques qui devraient faire du 2007 un vin qui ravira les amateurs éclairés et qui, à mon avis, réservera de grands plaisirs de dégustation.”
À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Provenant d’un terroir de fine couche de terre argilo-calcaire sur sous-sol rocheux (70% Merlot, 25% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon), la famille Aubert élève soigneusement ce Saint-Émilion GCC 2005, épicé, généreux, corsé, aux tanins savoureux, ample et distingué, de bouche riche, avec des nuances de mûre et d’humus, un vin qui poursuit son évolution. Le 2004 est un vin de couleur pourpre intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe. Le 2003, tout en couleur, en matière et en distinction, avec ces notes caractéristiques et persistantes de fumé, d’humus et d’épices, est tout en bouche. À ses côtés, leur Lalande-de-Pomerol Château Jean de Gué, riche en couleur, où se mêlent la truffe et l’humus, dense, aux tanins soyeux, charnu comme il se doit, de belle charpente. Le Montagne-Saint-Émilion Château Messile-Aubert est très bien élevé, riche en couleur comme en charpente, tout en finesse aromatique.
Exploitation typiquement familiale, dirigée par Bertrand Robinet, le gendre de Michel Lenique et dont les vinifications sont assurées par Alexandre Lenique. Remarquable Champagne Blanc de blancs cuvée de Réserve, provenant pour 60% de la récolte de 2003 et pour 40% de vins de réserve, bien parfumé, riche et rond, très fin, au nez subtil et persistant (fruis frais, amande), vraiment très abordable. Le brut rosé Prestige est de couleur saumonnée, avec des nuances d’abricot confit et d’épices, tout en bouche, parfait tout au long du repas. Savoureux Champagne Blanc de noirs, à la mousse fine et légère, à dominante de fruits mûrs, très équilibré, harmonieux en bouche, très persistant, idéal également à table, sur un tagine, par exemple, comme on le suggère ici. La cuvée Sélection brut (40% Pinot meunier, 40% Chardonnay de la récolte 2002 et 20 % de vins de réserve), dominée par la fraîcheur du Chardonnay à laquelle s’associe le corps du Pinot meunier, généreuse et harmonieuse, est de mousse fine, une cuvée intense et typée. Autre réussite, leur Champagne Millésime 2002, un assemblage de cépages d’une seule année, élaboré à partir de Chardonnay issu du Grand Cru de la commune du Mesnil-sur-Oger et de Pinot meunier de Vincelles, dont les aïeuls référençaient ce cru de “petit Ay”, dense, avec ces notes de fleurs blanches, de miel et de noisette, tout en bouche. Beau rapport qualité-prix.
“La moitié de nos vignes épousent le relief de la chaîne des Alpilles et sont plantées sur des terrasses très caillouteuses assurant un parfait drainage naturel, me précise Jean-Louis Charmolüe, elles encerclent la propriété mais on y trouve aussi beaucoup de cyprès, de la garrigue, qui donne un paysage magique, digne d’être peint, c’est aussi ce qui nous a beaucoup séduit. L’autre partie du vignoble, constitué de vieilles vignes, est situé vers la Durance, avec terroir composé d’alluvions sableuses et caillouteuses et de l’argile.”
Exceptionnel Baux-de-Provence Le Coeur de Romanin rouge Quartus 2001, d’une grande complexité, d’une couleur grenat pourpre, très riche en arômes (cannelle, cuir, griotte), puissant, savoureux, riche en charpente, de belle garde. Le Château Romanin 2003 provenant de petits rendements de 25 hl/ha (Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cabernet-Sauvignon), dense, dominé par les fruits macérés, un vin qui allie rondeur et structure, aux tanins soyeux, de bouche puissante aux nuances de griotte, légèrement poivré, riche et coloré, où prédominent en finale la groseille confite et l’humus, un vin qui mérite un peu de patience pour profiter de son potentiel réel. À la suite, la Chapelle de Romanin rouge 2003, d’une belle robe brillante, un vin plus souple, bien corsé. Beau blanc, suave comme ce rosé aux notes de pêche et de groseille, long et équilibré, vif et velouté à la fois, d’une ampleur aromatique très séduisante, d’une couleur très délicate.
Voir le reportage
Brigitte Dussert : quelle est votre analyse sur la qualité du millésime 2007 dans la région libournaise, Pomerol, Saint-Émilion…
Patrick Dussert-Gerber : dans le Libournais, il faut se faire plaisir avec les très beaux millésimes 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”.
Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas du tout justifiés et sombrent dans le ridicule.
À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix.
N’oubliez pas : ici, les terroirs sont très différents et les appellations ne sont pas forcément le sésame pour ouvrir les meilleurs portes.
Pour s’y retrouver, notre Classement est devenu “la” référence en la matière. Ici, quelque 1 000 crus s’échelonnent du Premier Grand Cru classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru classé et le Grand Cru, sur des territoires totalement différents…
- Le secteur le plus simple à définir, historiquement et géologiquement, c’est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi variés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la diversité de son terroir et la typicité de chaque cru.
- Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Ici, les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables selon les sols, en alios en sous-sols.
- Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également omniprésents, avec des graviers. On y fait généralement des vins plus souples, l’exception confirmant bien évidemment la règle.
On comprend aisément que les vins de “plaine” auront beaucoup plus de difficulté pour sortir un millésime 2007 correct que ceux qui s’adossent à des coteaux.
Chaque fois que je viens à Saint-Émilion en prenant la route de Sauveterre (facile de vérifier), j’avoue que j’ai toujours un sourire quand je vois certains crus dont les vignes ont vraiment “les pieds dans l’eau” dès qu’il pleut. On est loin des terroirs en vallons de Montagne-Saint-Émilion, pour exemple…
Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques vins dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire du souci.
Mes sélections sont sévères cette année, tant il y a des crus trop chers et d’autres à des prix déments dans la région, difficilement cautionnables désormais, souvent “ciblés” pour l’export, intelligemment délaissés en France comme en Belgique. Certaines maisons “historiques”, dont beaucoup ont changé de mains, ne vivent que pour le dollar, le yen ou le rouble… Passons également sur un élevage en bois neuf souvent outrancier pour le Pinot noir, e, toujours, pour plaire aux américains. En fait, ce n’est pas un problème de prix, mais bien de rapport qualité-prix-typicité. Une bouteille simplement “bonne” à 30 € (minimum) ce n’est plus acceptable, voilà tout ! Et, connus, anciens, réputés ou non, il s’agit vraiment de faire attention à certains noms dans la région pour ne pas se faire avoir. La notoriété, comme à Bordeaux, ne suffit plus.
Pourtant, les vins de Bourgogne que j’estime et soutiens méritent leurs prix, à 15 € comme à 25 €, à 50 € comme à 100 €, certains dépassant même cette limite pour l’extraordinaire millésime 2005, où la demande est mondiale. Il suffit de comparer leur qualité intrinsèque à d’autres vins de mode totalement surcotés que l’on trouve en Languedoc, dans la Vallée du Rhône et à Bordeaux pour s’en assurer.
La force des terroirs est donc omniprésente ici, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.
Ici, il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins rouges du monde (Lamarche, d’Angerville, Trapet, Moillard, Rebourseau, Philippe Leclerc, Chevillon, Monts-Luisants, Bourrée…), ou blancs bien sûr, tant cette catégorie ne supporte pas de comparaison (Clos des Perrières, Ampeau, Jaffelin, Antonin Guyon, Clos des Lambrays, Chandon de Briailles, ou Tremblay, Guy Robin, Pinson à Chablis…); d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport qualité-prix-typicité (Blondeau-Danne, Michel Prunier,Marey, Marc Rougeot, Bachelet, Girard, Prieur-Brunet, Jomain, Alain Patriarche, Joliot, Doudet-Naudin, Audoin…), et enfin un véritable vivier de crus qui méritent une commande, que l’on retrouve notamment dans ma catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans l’ensemble des appellations.
Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ?
Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime.
Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.
Bien entendu, ici comme ailleurs, quelques producteurs élèvent des vins trop “travaillés” (et bien chers) où le fût neuf est employé à l’extrême, ce qui n’est pas pour arranger le Pinot noir notamment, qui demande de la finesse. Il en va de même pour certains blancs, où la barrique (et tout le baratin que l’on va vous raconter) ne remplace pas le terroir…
Mes Classements 2008, en blancs comme en rouges, vous permettent de faire le point, en tenant compte qu’il existe une véritable hiérarchie interne à chaque catégorie et qu’il ne faut pas comparer, bien sûr, un classement d’une appellation à celui d’une autre appellation.
Une place de choix dans le Classement 2008. J’apprécie Brigitte et Claude Hamm depuis un bon bout de temps. Ils peuvent être fiers de ce superbe Champagne cuvée de Prestige Signature Hamm, de jolie robe dorée, aux arômes de pain grillé et d’abricot, de bouche riche, bien équilibré en acidité, d’une jolie finesse, très parfumé en bouche, à la mousse fine et distinguée, vraiment savoureux. Excellente cuvée Réserve Premier Cru brut, un Champagne intense et vif, très harmonieux, très aromatique au nez comme en bouche (jasmin, pêche, amande), tout en fraîcheur au palais. Excellent Sélection brut, aux nuances de miel et d’abricot, de bouche veloutée, de mousse fruitée et abondante, tout en persistance et un très séduisant rosé brut. Pour les gourmandises, ce Hamm Dessert, qui accompagne merveilleusement les tartes aux fruits, un bel assemblage vieilli en cave, de jolie mousse, rond et fruité en bouche, de bonne bouche florale, légère et ronde à la fois, aux arômes subtils de miel et de fruits mûrs, tout en onctuosité. Beau Champagne Millésimé 99, typé, ample et parfumé, avec des notes d’agrumes bien typiques, de bouche dominée par les fruits cuits et les petits fruits secs, légèrement miellée comme il le faut, tout en persistance aromatique, d’une belle longueur au palais. Exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir.
Mon ami (de 30 ans) Jean-François Moueix est le propriétaire de ce cru mythique. Cultivant l’humour et la discrétion comme d’autres le snobisme et l’esbroufe, il poursuit une politique exemplaire, qualitative certes, mais aussi commerciale, puisque c’est lui, et lui seul, qui vend Petrus (le cas est unique ici), notamment au travers de sa prestigieuse maison Duclot, ou de ses nombreuses autres entreprises (boutiques l’Intendant et Badie à Bordeaux, Châteaux Cash & Carry en région parisienne…) et un bon nombre de grands vins bordelais peuvent rendre aussi hommage à son impartialité et à sa fidélité envers eux, année après année.
On ne peut contester que Petrus fait partie de la petite poignée des plus grands vins rouges du monde, et des 3 ou 4 plus grands crus bordelais, à un prix lui aussi hors normes, certes. C’est l’archétype des grands crus où le terroir crée cette osmose exceptionnelle avec le cépage et les hommes et on comprend qu’il ne puisse qu’aiguiser la jalousie d’un bon nombre de producteurs médiatiques, libournais, médocains ou étrangers, qui ne peuvent, eux, faute de terroir et d’humilité, que se contenter de faire mariner à outrance leur vin dans des barriques en croyant qu’ils font une cuvée digne de ce nom… La surconcentration n’est pas un gage de grand vin et l’élevage abusif en fûts neufs non plus (Petrus n’en utilise que 50 % en moyenne).
Ce Pomerol 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, et l’on ne peut que regretter que ce millésime se situe entre les 2005 et 2003, la mode risquant de le laisser à l’écart (confer la grande dégustation, à Libourne). À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes mais toujours très savoureux, de grande garde. Le 2002 , intense et chaleureux, très charpenté mais très élégant, est de robe intense, aux nuances de vanille et de cassis, un vin racé et corsé, concentré au nez comme en bouche, très équilibré. 2001 : truffe, fruits macérés, humus… sont les premières sensations de ce très grand vin, le “velours” à l’état pur, où cette structure impressionnante sait se fondre dans une distinction incroyable, qui lui confère un potentiel d’épanouissement réellement exceptionnel, de très grande garde. 2000 : une structure de cathédrale. Puissance et distinction, chaleur et ampleur, une très grande complexité d’arômes (cuir, griotte confite…), un vin d’une grande harmonie, d’une très belle matière en bouche, majestueux, de très grande garde. 99 : la saveur même. Complexe et gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, un beau vin charnu, charmeur, qui fleure les épices et les fruits frais, alliant puissance et finesse, dont le velouté est très caractéristique des vins de Pomerol. 98 : exceptionnel. D’un très grand classicisme, de couleur intense avec des senteurs de truffe, de champignon, un côté animal, de cuir, vraiment superbe, encore jeune, complexe, de lente évolution. 97 : remarquable. De robe pourpre foncé, aux arômes prononcés de musc, de truffe, de fraise des bois, aux tanins soyeux, de bouche généreuse, un vin très savoureux, d’excellente évolution.
Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est très rare (voir le Classement). J’apprécie depuis longtemps ces propriétaires chaleureux et passionnés qui sont devenus des amis et ont à cœur de faire découvrir les subtilités de leur environnement, leur terroir et leur travail, afin que chacune de leur bouteille soit une source de convivialité. Une théorie qui ne peut que me séduire et qu’ils mettent en pratique.
En 1974, Henry et Cécile Natter décident de se lancer à la reconquête d’un ancien terroir viticole de Sancerre, Montigny. Son sous-sol argilo-calcaire datant du kimmeridgien offre des conditions uniques d’expressions aromatiques. Le vignoble : 17,5 ha en Sauvignon, 3,5 ha en Pinot noir (50 à 60 hl/ha), utilisation de fumures organiques, analyses des sols et foliaires, suivi du vignoble par un organisme en conseil agronomique et préparation d’un classement réserve naturelle pour oiseaux. Henry s’occupe de la gestion du vignoble et de l’organisation générale. Cécile (son épouse) de la gestion commerciale et administrative et des vinifications. Mathilde (leur fille) de la logistique, de la gestion commerciale et des relations publiques. Depuis près de 25 ans, la famille Natter est soutenue par une équipe hmong – originaire des montagnes du Laos – intégrée à la culture du vin. Elle s’est imprégnée de la relation unique que ces femmes et hommes entretiennent avec le monde végétal. Ensemble, ils s’engagent et participent à la mise en place d’une protection de la biodiversité locale.
J’aime les vins de Montrose depuis très longtemps et mon amitié envers les Charmolüe s’associe à ma fidélité pour ce cru magique. Aujourd’hui, c’est la famille Bouygues qui en est propriétaire, poursuivant cette longue tradition qualitative. Voir le Classement 2008 et Millésimes.
Les atouts de Montrose reposent essentiellement sur les qualités extraordinaires et rares de son terroir, au sens le plus général, c’est-à-dire à la fois ses aspects pédologiques et ses aspects climatologiques. En effet, les sols de la propriété sont majoritairement composés de graves pyrénéennes liées par des sables ferrugineux, posés sur un socle argileux. Les graves assurant à la fois un rayonnement solaire, qui autorise une bonne maturation des baies, et permettant un bon drainage des eaux de pluie vers les argiles ; celles-ci se gonflent d’eau et la diffusent de manière régulière et mesurée, assurant une bonne alimentation hydrique de la vigne. On observe ces caractéristiques de façon très homogène sur l’ensemble des vignes de la propriété.
J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.
Quelque 1 000 crus, du Premier Grand Cru Classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru Classé et le Grand Cru, dont la situation géographique fait la différence. Le premier secteur est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi diversifiés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la variété de son terroir et la typicité de chaque cru. C’est le territoire des crus qui dominent la côte de Saint-Émilion en regardant la plaine, issu d’un sous-sol de molasses et de sables éoliens. Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables, en alios en sous-sols. Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également très présents, avec des graviers.
En quelques années, le Champagne a franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que …
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Mon ami Michel Laroche (on se connaît depuis 30 ans ! ) multiplie les investissements au Chili comme en Afrique du Sud, et a donné une dimension internationale à son nom, doté d’une réputation qualitative incontestable. Dans les années 80, il croit au potentiel qualitatif du Languedoc-Roussillon et achète le Mas La Chevalière; en 2001, il est attiré par les conditions climatiques uniques et la variété des cépages de ce pays et investit au Chili Vina Punto Alto, 55 ha idéalement placés entre Casablanca et Curacavi, à l’ouest de Santiago. La vallée de Casablanca est parfaite pour produire des vins de Chardonnay vifs et des Pinot noirs très aromatiques, une complémentarité avec la vallée du Maïpo où s’épanouissent pleinement les Cabernet-Sauvignon et le Merlot. Il y dispose d’une magnifique cave où il élève et vinifie ses vins.
Sympathique et talentueux, Érick de Sousa symbolise l’explosion qualitative des meilleurs vignerons champenois de ces 20 dernières années, et c’est ce qui explique sa place dans notre Classement. Il exacerbe ce que l’on oublie parfois ici : la force du terroir, même si la science des assemblages est incontournable. Implanté au cœur de la Côte des blancs, son Champagne est issu des terroirs classés Grands Crus Blanc de blancs. Érick de Sousa a opté pour la fermentation malolactique afin de rendre les vins plus ronds et plus souples, et il passe son vin au froid pour garder toute la transparence à son Champagne.
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Mon ami Jérôme Quiot peut être fier du patrimoine qu’il a développé. On le voit bien avec cet exceptionnel Châteauneuf-du-Pape rouge Domaine du Vieux-Lazaret 2004 (67% Grenache noir, 22% Syrah, 5% Mourvèdre, 4% Cinsault et 2% autres cépages sur des sols de galets, de terrasses caillouteuses et des sols argileux, vignes de 40 ans en moyenne), dense et complexe, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche. Superbe 2003, de robe grenat, au nez persistant où dominent des notes de griotte, de musc et d’épices, aux tanins denses, un vin de fort belle expression qu’il faut laisser évoluer pour profiter de son potentiel réel. Le Châteauneuf blanc 2004 (45% Grenache blanc, 30% Clairette, 20% Bourboulenc et 5% Roussane, sur des sols argileux, vignes de 30 ans en moyenne) est tout en finesse d’arômes, un vin très équilibré en acidité, dense et floral en bouche, très harmonieux, un vin ample qui sent bon les noisettes et la pêche, à ouvrir sur un poisson au four.
Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, et bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. J’apprécie Pascal Delbeck qui est passionnant, talentueux et passionné par l’étude de ses sols, où, parcelle par parcelle, il intervient, agit, surveille, dans le seul but de laisser s’exprimer le mieux possible l’osmose des cépages, des millésimes et des terroirs spécifiques. Bélair est l’archétype de ces très rares crus où l’extrême complexité des terroirs crée en fait une homonégéité qui devient une symphonie, changeant selon les millésimes, chaque sol apportant sa propre contribution. Aux côtés du 2004, on ne peut qu’apprécier ce splendide Saint-Émilion 1er GCC 2003, encore très jeune, tannique, associant structure et élégance, un vin volumineux et parfumé (cassis, cannelle, poivre), dense et charnu, de grande charpente, de belle couleur pourpre, de grande évolution.
À ses côtés, le Montagne-Saint-Émilion Château Tour du Pas Saint-Georges est également à la tête de son appellation, et un très suave Bordeaux blanc, très bien vinifié. Du grand art, donc.
Un vignoble de 7 ha de vignes d’âge moyen de 30 ans, situé sur le plateau de Pomerol, au sol sablo-graveleux riche en crasse de fer, bien typique (75% Merlot et 25% Cabernet franc). Particulièrement apprécié ce Pomerol 2005, de belle robe soutenue, un vin très parfumé, au nez de fruits macérés et d’humus, bien typé, corsé, de belle charpe […]
Au sommet, ce qui vient récompenser un beau rapport qualité-prix-typicité, et la passion des enfants de Paul Quié, Anne-Françoise et Jean-Philippe. Un superbe Margaux 2006, un vin authentique comme on les aime, très parfumé (framboise, violette, cerise), gras et persistant en bouche, riche en arômes, finement tannique, qui associe structure e […]
Coup de cœur pour ce Bordeaux Supérieur cuvée Prestige 2006, dense, généreux, très aromatique, avec des tanins soyeux, de charpente solide et fine à la fois, un vin qui emplit bien la bouche et se débouche sur un navarin. Le 2005, médaille d’Or au Concours Mondial de Bruxelles 2007, de belle robe soutenue et brillante, d’une belle concentration […]
Catherine Blasco est charmante et élève ce remarquable Haut-Médoc 2005, séduisant, de bouche très parfumée (griotte, cassis) délicatement épicée, riche et fondue à la fois, au nez de petits fruits noirs bien mûrs, aux tanins fins et soyeux, bien charnu comme il se doit, de garde. Savoureux 2004, coloré et typé, corsé, savoureux, aux tanins sou […]
Clos du PÈLERIN (POMEROL) Josette et Norbert Égreteau 3, chemin de Sales 33500 Pomerol Téléphone :05 57 74 03 66 Télécopie : 05 57 25 06 17 Email : egreteau.norbert@orange.fr Ce vignoble de 3,5 ha est dans la famille depuis 3 générations, essentiellement planté de Merlot (80%), le Cabernet […]
Franchement, le Champagne Grande Cuvée 96, 55% Pinot noir et 45% Chardonnay, élaboré uniquement dans les grands millésimes, est vraiment splendide. Une partie de la cuvée est mise en barriques pour les fermentations, elle est ensuite élevée dans les belles caves de Reims. D’une superbe robe or pâle, avec des notes complexes de viennoiserie, […]
Coup de cœur pour ce Champagne brut cuvée Esprit, un Grand Cru Blanc de blancs, de robe jaune or, au nez de narcisse et de coing, avec une bouche très parfumée aux nuances florales et légèrement miellées, un vin riche et puissant, ample et soyeux, idéale au cours d’un repas. Ample, riche, distingué, le Champagne Grande Réserve Grand Cru 95 […]
Très bien classé. Une exploitation familiale sur 6 ha de vignes et des viticulteurs de père en fils depuis 1870. Remarquable Champagne Millésimé Grand Éloge, pur Chardonnay (assemblage 2004 et 2005 et 30% de vins de réserve), d’une belle harmonie, intense, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs, de bouche parfumée et souple, un vin de […]
À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Ce vignoble familial de 15 ha a la chance d’avoir ses vignes plantées sur un terroir privilégié, la Côte des blancs, bénéficiant d’une parfaite exposition qui permet un ensoleillement généreux. Vincent Gonet possède un vrai savoir-faire en conjuguant les méthodes traditionnelles d’élaboration […]
À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Pour la bonne bouche, il y a cette remarquable cuvée Aurore, puissante et savoureuse, un Champagne tout en finesse, de belle complexité aromatique où se décèlent des nuances de citronnelle, de brioche et d’abricot frais, équilibré, d’une belle harmonie, tout en fruit et distinction, ample, de mousse […]
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Michel Laroche est depuis longtemps une référence pour de très grandes cuvées de Chablis auxquelles il a su donner une “patte” indéniable, en élevant des crus racés et savoureux, très gras et d’une complexité d’arômes étonnante. Pour preuve, cet exceptionnel Chablis Gr […]
Dans le vignoble de Meursault, on le remarque de suite, une entité exceptionnelle, un bijou rare, un hectare ou presque... (94 ares 52 centiares très exactement) clos de mur. En effet ce Clos situé au sein des Perrières possède le grand privilège de l’appellation spécifique “Meursault Clos des Perrières”.C’est un vin fondamentalement “Meurs […]
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. C’est dans les années 1960 qu’Antonin Guyon, alors âgé de 55 ans, achète des parcelles dans une gamme d’appellations couvrant les deux côtes de Gevrey-Chambertin à Meursault. En 1970, son fils Dominique, après bien des efforts, réussit à rassembler quelque 350 parcelles app […]
La force des terroirs est omniprésente, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “can […]
À la tête des Premiers Grands Vins Classés, dans la plupart de ses appellations, ce qui n’est pas rien. C’est toujours un plaisir de revoir Paul Buisse, chaleureux et talentueux, un bel exemple de ces propriétaires comme nous les aimons, plus passionné par le respect des terroirs que par des cuvées à la mode. Il y a ce Chinon L’Exceptionnel […]
Propriété familiale créée dans les années 1950, Jean et Denise Teiller croient en l’avenir du Menetou-Salon et s’investissent. Aujourd’hui, leur fils Jean-Jacques et son épouse Monique ont repris le flambeau. La jeune génération Patricia et Olivier Luneau, apporte à l’expérience, le dynamisme qui fait du Domaine Teiller, un des plus réput […]
Particulièrement apprécié ce Sancerre blanc 2007, issu d’un sol argilo-calcaire, de robe jaune clair, complexe avec ces notes de petits fruits secs et de tilleul, puissant et bouqueté, très séduisant par sa structure et sa persistance d’arômes, très typé. Excellent 2006, au nez fleuri, de robe pâle, brillante et limpide, très a […]
Domaine de la CHAISE (TOURAINE) Jean-Pierre et Christophe Davault 37, rue de la Liberté 41400 Saint-Georges-sur-Cher Téléphone :02 54 71 53 08 Télécopie : 02 54 71 53 08 Email : christophe.davault@online.fr Site : www.domaine-de-la-chaise-41.com Valeur sûre. Ici, on est vigneron de pèr […]
Exploitation familiale de 22 ha, transmise de père en fils depuis 4 siècles. Superbe Châteauneuf-du-Pape rouge Marquis d’Anselme 2006, issu de vignes centenaires, un vin dense, aux arômes de fruits cuits et d’épices, de belle teinte grenat, alliant structure et rondeur, aux tanins fermes, tout en bouche, un vin racé comme […]
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. La Cave vient de se doter d’un superbe espace dégustation-vente, où l’on se fait plaisir avec ce CDR-Visan cuvée du Marot 2006, de belle couleur, ample et parfumé, corsé, aux tanins enrobés, un vin harmonieux, très équilibré, complet, dominé par le cassis et les sous-bois, d’excellente garde […]
Ici, le terroir et la main de l’homme font bien sûr la différence. On ne peut que s'enthousiasmer pour ces grands vins charnus et typés (Châteauneuf-du-Pape, Côte-Rôtie...) qui se partagent ces territoires exceptionnels avec d'autres appellations savoureuses (Rasteau, Cairanne, Beaumes-de-Venise...) bénéficiant d’un remarquable rapport […]
Domaine de 8 ha. Travail du sol, désherbage mécanique, traitement phytosanitaire à base de cuivre et de soufre selon le cahier des charges de l’agriculture biologique depuis 2004. Beau Beaumes-de-Venise rouge cuvée les Trois Amours 2005, aux notes de pruneau et de sous-bois, de bouche pleine et généreuse, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de c […]
Domaine de 10 ha. Un grand coup de cœur (habituel) pour cet exceptionnel Moulin-à-Vent Les Rouchaux 2005, issu d’un sol de roche granitique, particulièrement réussi, avec de beaux reflets pourpres, aux arômes de fruits mûrs (cassis, mûre) et de réglisse, de bouche puissante, un vin étoffé, coloré et complexe, qu’il faut laisser se faire e […]
Domaine CHAMPAGNON (CHENAS) Les Brureaux 69840 Chénas Téléphone :03 85 36 71 32 Télécopie : 03 85 36 72 00 Email : earl.champagnon@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/domainechampagnon Incontestablement au sommet. Les deux fils, Patrick et Jean-Yves, dirigent cette belle exploitation. Leu […]
Un vignoble de 10 ha, sur le versant nord des Alpilles, le long de la voie Dominitienne. Remarquable Baux de Provence rouge 2001, provenant d’un élevage de 24 mois en foudres de chêne, de couleur rubis profond, qui développe un nez puissant dominé par les fruits rouges, de très bonne charpente, un vin riche au nez comme en bouche, qu’il faut appré […]
Une propriété dotée d'un superbe terroir. La vendange est manuelle, non égrappée, foulée souplement avant d'être mise en cuves de fermentation pendant 15 à 21 jours sous contrôle des température. Puis le vin est élevé en foudres de chêne de 18 à 24 mois. Cela donne ce grand vin rouge au nez puissant où se mêlent les épices et les f […]
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Beau Gewurztraminer Clos des Anges 2006, un vin complexe et puissant, avec des notes minérales, très fin, de bouche onctueuse, à la robe intense, chaleureux, d’une grande persistance, de très bonne évolution. Le Riesling Grand Cru Praelatenberg de Kintzheim 2006, marqué par son t […]
Superbe Gewurztraminer Vendanges Tardives 2007 ample et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes de pain grillé et de fruits frais, tout en bouche. Le Pinot Gris Vendanges Tardives 2007 n’a rien à lui envier, avec des arômes de fleurs blanches et de miel, une bouche onctueuse à la finale vive et dense. Le R […]
Un superbe Cahors cuvée Exception 2005, très bien élevé en fûts de chêne, tout en nuances d’arômes délicatement épicées, de robe intense, avec des tanins puissants, un vin où dominent la mûre et le cassis, très riche au nez comme en bouche, à ouvrir sur une selle d’agneau. Le 2004 est un vin intense en couleur comme […]
Cru du PARADIS (MADIRAN) Jacques Maumus 65700 Saint-Lanne Téléphone :05 62 31 98 23 Télécopie : 05 62 31 93 23 Email : cru.du.paradis@wanadoo.fr Une propriété familiale sur des sols argilo-calcaires et gravettes. Superbe Le Madiran Réserve Royale 2000 (mis en bouteilles après un éle […]
Une très jolie place dans le Classement, à confirmer. Un savoureux Minervois Tourril 2005 (80% Syrah en fûts, 20% Grenache), de belle robe aux reflets grenats, de bouche charnue et chaleureuse, avec des tanins denses et une finale complexe où l’on retrouve la mûre et la réglisse, de bonne évolution comme le Minervois cuvée […]
Toujours à la tête des Premiers Grands Vins Classés avec ce Corbières Le Vaugelas 2005, de jolie robe grenat pourpre, avec ces arômes de mûre confiturée et de garrigue, fort bien élevé, un vin harmonieux et parfumé, de bouche puissante, de belle garde. “Château Vaugelas, précise Olivier Bonfils, est un très joli vignob […]