À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Michel Bardet conjugue humilité et talent, et conduit les vendanges et les vinifications avec ses sœurs, descendants d’Albert Grivault et copropriétaires associés. Excitez donc vos papilles avec ce grand Meursault Clos des Perrières 2004, au nez subtil, tout en nuances, aux connotations caractéristiques de tilleul et de miel, ample, de bouche très persistante, qu’il faut savoir attendre. Le 2003 est un vin dense, aux connotations complexes où dominent les fleurs (lis, genêt), très harmonieux, très racé. Le 2002 est complexe et parfumé, onctueux, alliant nervosité et gras, où l’on trouve des notes de fleurs fraîches et de noisette, de tilleul et d’amande, très typé, de bouche puissante, de lente évolution. Le 2001, de robe jaune pâle aux reflets d’or, est un vin tout en arômes et persistance, avec ces nuances spécifiques de pomme mûre et d’amande grillée, de grande évolution. Le 2000 est un très grand vin, gras, avec beaucoup de moelleux et de persistance, aux notes de fleurs, d’épices et de brioche, d’une belle onctuosité en bouche, un vin gras et subtil, de garde. Superbe Pommard Clos blanc 2004, encore fermé, de robe pourpre, aux tanins présents mais tout en finesse, très marqué par son terroir, aux connotations de sous-bois et de fruits, un vin racé, charnu en bouche.
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Ingénieur dans l’âme, de tempérament méticuleux et d’avant-garde, Charles Schéret s’attache à appliquer à ses vignes situées sur l’excellent terroir de Turckeim, sa connaissance des techniques modernes. Vinificateur très “pointu”, il choisit aussi très rapidement d’investir dans du matériel de pointe avec le souci constant d’améliorer la qualité et sera l’un des rares alsaciens de l’époque à tenter la vinification en cuves métalliques, se mettant ainsi à l’abri des phénomènes d’oxydo-réductions conférés par le bois. “Cette cuverie m’a permis de faire il y a trente ans déjà, une fermentation sous contrôle des températures”, précise-t-il, à un moment où seules quelques grandes maisons étaient équipées. Précurseur de la vinification moderne, Charles Schléret préservait déjà ainsi une fraîcheur aromatique extrême, très intense au nez comme en bouche, qui allait faire la réputation de ses cuvées.
Depuis, millésime après millésime, ses efforts sont régulièrement récompensés par une multitude de médailles et de références au palmarès de concours prestigieux français et internationaux… Une reconnaissance méritée et confirmée par une fidèle clientèle, qui sait profiter également de l’exceptionnel rapport qualité-prix de ses belles cuvées de prestige, issues de vignes d’âge moyen élevé (plus de 40 ans), bien typées, marquées autant par le terroir que par la “main” de leur vinificateur. Charles Schléret peut être fier d’avoir obtenu une distinction rarissime aux Sélections Mondiales de Montréal : le Prix Spécial de la Meilleure Sélection présentée aux Sélections Mondiales Montréal 2002, un concours qui n’a lieu que tous les deux ans et attribué au producteur ou au négociant qui aura obtenu, au cumul, la meilleure note moyenne pour l’ensemble de ses vins présentés (au minimum, cinq produits pour être admissible) à ce Concours. Des vins comme nous les aimons, et un bel exemple de réussite qualitative due aux efforts incessants d’un vigneron passionné par le potentiel de son terroir, respectueux des grandes traditions alsaciennes. Quand le talent rejoint la passion.
Site : www.vinsdusiecle.com/schleretcharles

Le Château Carbonnieux est situé sur un point culminant de la commune de Léognan, une très jolie bâtisse avec des tourelles de style périgourdin, et le vignoble d’un seul tenant tout autour sur un terroir graveleux légèrement pentu est parfaitement drainé par un cours d’eau nommé l’Eau Blanche. Carbonnieux est un cru classé Pessac-Léognan et se décline en rouge et en blanc.
Les 50 hectares qui produisent le vin rouge sont encépagés de 60% Cabernet-Sauvignon, 30% Merlot, 7% Cabernet franc, 1% Malbec, 1% Petit Verdot. Les récoltes des raisins blancs sur 42 hectares sont toujours parmi les premières. L’encépagement (65% Sauvignon, 35% Sémillon) est parfaitement adapté au terroir de grave profonde sur coteaux, ce qui permet aux raisins d’y mûrir admirablement. Les fermentations sont rigoureusement contrôlées à basses températures durant 3 à 4 semaines.
Le chai a été élaboré avec un souci de qualité manifeste, le vin y circule par gravitation, évitant ainsi des remontages traumatisants. Les longues cuvaisons en cuves inox de 21 jours sont idéales pour extraire toute la précieuse matière. Le vin est placé en barrique (1/3 de neuves, 1/3 dans les barriques d’un an) pour un élevage de 18 mois pour le rouge dont la structure le mérite, et d’environ 10 mois pour le blanc qui y développe de subtils arômes que l’on reconnaît à coup sûr à l’aveugle.
Le Carbonnieux blanc 2005, aux arômes de poire, et de verveine, est puissant et bouqueté, alliant suavité et finesse, d’une belle finale. Le 2004 est typé, riche, un grand vin distingué et parfumé, d’une grande fraîcheur. Le rouge 2004, de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées et réglissées, où élégance, équilibre des tanins et persistance sont en harmonie, de bouche ample et fondue, de garde. Beau rouge 2003, gras, très équilibré, bien corsé, au nez dominé par le cassis, le cuir et les sous-bois, un vin prometteur, aux tanins puissants et soyeux à la fois.
Aux côtés de Carbonnieux, la famille Perrin possède plusieurs autres crus en Pessac-Léognan.
Depuis un an, et, dans un souci permanent de perfection des assemblages, le Château Carbonnieux produit un nouveau vin intermédiaire entre ce dernier et le Château Tour Léognan, en blanc et en rouge, sous le nom de La Croix de Carbonnieux, réservé pour le marché traditionnel, les caves et la restauration France et Suisse.
Le Château Haut-Vigneau. Cette propriété appartient à Éric Perrin. Le vignoble de 20 hectares est complanté de Cabernet-Sauvignon (70%) et de Merlot noir (30%). Les vendanges sont bien sûr manuelles et la vinification très traditionnelle avec 21 jours de cuvaison en cuves et contrôle des températures, de nombreux remontages, un vieillissement en barriques de 15 mois et un collage au blanc d’œuf.
Le Château Lafont-Menaut de Philibert Perrin. Le vignoble s’étend sur 14 hectares de rouges (50% Cabernet-Sauvignon, 45% Merlot), et 3 hectares de blancs (70% Sauvignon, 30% Sémillon) sur de superbes croupes de graves. Les vins connaissent un élevage en barriques de chêne, ce qui leur donne finesse et complexité.
J’apprécie depuis quelque 30 ans Denise Gasqueton, qui, par son attachement à laisser s’exprimer son terroir au mieux, sans artifices, renvoie au jardin d’enfants les producteurs qui ne savent parler que de concentration, surboisage ou microbullage à outrance. Elle élève, elle, comme une poignée de personnalités bordelaises, un (très) grand cru où la distinction prédomine, un vin lent à se faire comme il se doit (des millésimes comme 89, 82 ou 79 sont grandissimes actuellement). Calon-Ségur est l’un des vins les plus racés de Bordeaux, et bénéficie, pour un tel niveau qualitatif, d’un rapport qualité-prix qui devrait en faire réfléchir plus d’un, ceci expliquant tout naturellement qu’il parvienne au sommet dans mon Classement.
Les références historiques ne manquent pas à Calon, qui doit son nom à une petite embarcation utilisée au Moyen Âge pour transporter le bois d’une rive à l’autre, le village s’appela d’ailleurs Saint-Estèphe-de-Calon pendant longtemps. Le domaine, dirigé par Denise Gasqueton, s’étend sur 94 ha de vignes sur le terroir de Saint-Estèphe, et regroupe les Châteaux Calon-Ségur, Marquis de Calon (seconde marque de Calon) et Capbern Gasqueton, un Grand Cru Bourgeois tout en finesse. Calon-Ségur est un beau vignoble d’un seul tenant, composé des 3 cépages classiques de la région, dans une proportion idéale : 65 % de Cabernet-Sauvignon, 15 % de Cabernet franc et 20 % de Merlot, dont l’âge moyen des vignes est exceptionnel (40 ans). Une vinification très traditionnelle, sous la surveillance de Pascal Ribéreau-Gayon, un élevage d’une durée moyenne de 24 mois avec l’utilisation de 30 à 50 % de barriques neuves chaque année, selon la puissance du millésime, viennent s’associer à une sélection sévère de la vendange pour tirer la quintessence de ce terroir.
La dégustation
Ce Saint-Estèphe 2004 est sûrement l’une des plus belles bouteilles de la région, exceptionnel, de bouche puissante et dense, aux tanins très équilibrés, aux notes de cerise et de réglisse, un vin qui commence à peine à s’ouvrir, dans la plus pure tradition médocaine, un exemple pour beaucoup. Très beau 2003, encore fermé, plus exubérant (c’est le millésime qui veut cela), volumineux, d’une belle couleur pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière. Le 2002 est superbe, très classique, une réussite, très puissant, de robe grenat intense, au bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, un vin gras et distingué, aux tanins fermes, de garde, bien sûr. Exceptionnel 2001, aux nuances épicées, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes, de lente évolution. Le 2000, un grand vin, est encore très jeune, racé, tout en puissance, avec beaucoup de matière, des arômes de fruits rouges surmûris et de cuir, d’un grand potentiel d’évolution. Remarquable 99, qui associe structure et finesse, de couleur grenat, ample et parfumé, bien corsé, aux tanins bien équilibrés, un vin ferme et persistant. Le 98 est un très grand vin, tannique, puissant, concentré mais tout en finesse, très structuré, harmonieux, aux notes complexes (mûre, truffe…), de garde. Le 97 est de bouche fondue, riche, séduisant avec des notes de mûre, très parfumé, très rond, un vin ample au nez comme en bouche, aux tanins mûrs, d’une jolie finale. Beau 96, aux arômes de fruits surmûris, d’épices, de cuir, de couleur profonde, un vin très riche, aux tanins très équilibrés, de garde. Le 95 est particulièrement savoureux, d’une grande intensité au nez comme en bouche (cuir, griotte confite, sous-bois…), gras et dense, un grand vin parfumé, tout en bouche, de grande évolution, vraiment superbe. Prix très sages.
