Les fidèles du Guide savent déjà que le succès fait des jaloux. Ceux-là, il me suffit de les renvoyer directement aux vignerons qui me rencontrent, m’écrivent, et qui connaissent ma façon de faire, depuis plus de 28 ans. Et puis, mes premiers interlocuteurs, ce sont les lecteurs du Guide, vous, que je me dois d’informer.
Chaque édition est imprimée en août et, le Guide étant entièrement rédigé et mis en pages par mes soins, cela me permet de le terminer en juillet. Comme d’habitude, plusieurs milliers de bouteilles ont été dégustées pour cette édition, de septembre 2006 à juin 2007. Une journée de dégustation représente environ 70 à 90 échantillons (on recrache, bien évidemment) dégustés le matin, généralement de 8 h à 12 h. Mes dégustations et déplacements dans les vignobles, réglés par moi-même ou par Millésimes (jamais par les vignerons ou syndicats) s’échelonnent d’octobre à mai (7 mois sur le terrain), le reste (2 à 3 mois) représentant le temps qu’il me faut pour rédiger. Faut-il le préciser : rien n’est demandé aux producteurs pour figurer dans le Guide. Seuls les critères de qualité, de typicité et de prix entrent en compte. Il ne suffit évidemment pas qu’un producteur le désire pour qu’il soit retenu dans le Guide. Voici donc comment ont été sélectionnées les cuvées des producteurs du Guide 2008 :
- Quelque 2 000 producteurs, de toutes les régions, répondent à ma demande d’échantillons et m’adressent des milliers de bouteilles différentes (crus, cuvées spéciales, millésimes, couleurs…). Il faut comprendre que, dans certaines régions, comme l’Alsace et la Bourgogne, la plupart des vignerons m’envoient de nombreuses appellations différentes (de 5 à 10), dans plusieurs millésimes. Ces bouteilles sont dégustées, principalement “à l’aveugle”, de février à juillet. Il ne suffit pas d’adresser des échantillons pour être sélectionné. Certains sont retenus, d’autres non. Le but du Guide est de faire des sélections, de tenir compte des coups de cœur et du rapport qualité-prix-plaisir. Les producteurs qui ne sont pas retenus ou les éliminés, faute d’échantillons notamment, peuvent d’ailleurs être retenus dans une prochaine édition. Tout le monde (ou tous les vins des producteurs retenus) ne peut pas être sélectionné à chaque fois, et chacun comprendra cela.
- Les déplacements et/ou les autres dégustations de l’année, notamment ceux effectués pour la rédaction de Millésimes (© Édition Société des Millésimes S.A. et Patrick Dussert-Gerber). Ils concernent les millésimes 2006, 2005, 2004 et 2003. J’ai organisé de grandes dégustations, la plupart en présence des propriétaires ou avec les Syndicats, certaines à “l’aveugle”, d’autres non. En moyenne, des dizaines d’échantillons sont dégustés. De nombreuses sélections et dégustations effectuées pour Millésimes se retrouvent donc bien entendu dans ce Guide. Pour Millésimes, nous organisons des dégustations uniques, dans tous les crus, dans plusieurs millésimes. Ces déplacements, reportages et commentaires sont tout naturellement communs au Guide et à Millésimes, notamment lorsqu’ils concernent les “verticales” et les grandes dégustations effectuées lors des déplacements pour Millésimes et le Guide, dans toute la France. Les collaborateurs de Millésimes sont dans les vignobles toute l’année et cela sert aussi à la rédaction du Guide : ils sont mes “relais” sur le terrain, préparent mes dégustations, découvrent de nouveaux propriétaires, rapportent des échantillons et m’informent sur l’accueil.
Une précision : si certains font goûter leurs propres vins ou appellations aux vignerons, courtiers ou autres professionnels (quel est le producteur, l’œnologue ou le marchand
qui va oser critiquer des vins quand il pense que le sien est peut-être au milieu ?), je tiens toujours à déguster seul, certes en présence parfois des vignerons, mais en leur demandant de s’abstenir de tout commentaire au moment de la dégustation. Tous comprennent d’ailleurs parfaitement cette façon de procéder, qui évite la subjectivité de l’instant. Ces dégustations-déplacements correspondent à l’année 2006/2007 avec un taux de rotation de deux à trois ans selon les régions, ne pouvant bien entendu me déplacer régulièrement dans toutes les appellations chaque année. Cela me permet de rencontrer de nouveaux producteurs dans toutes les appellations, dont certains entrent dans le Guide, si la qualité des vins est confirmée. Au cours de ces déplacements (je passe sur les déjeuners ou les dîners qui suivent), de nombreuses autres dégustations sont aussi directement effectuées à la propriété, dans toute la France, la plupart portant sur des dégustations “verticales” rares et importantes, particulièrement intéressantes puisqu’elles permettent de juger de l’évolution d’un grand vin.
- Autres sources d’informations, mes nombreux sites sur Internet et mon blog : www.patrick.dussert-gerber.com, et les innombrables liens que j’ai avec d’autres sites amis. Grâce à ces supports conséquents, j’ai accès à de nouvelles adresses de producteurs fournies par des amateurs. Nous leur adressons généralement un courrier, leur demandant des échantillons, pour qu’ils soient éventuellement retenus.
- Je reçois aussi de nombreux échantillons que m’adressent directement, soit les producteurs qui désirent entrer dans le Guide, soit des producteurs “éliminés” dans les précédentes éditions. Certains sont retenus, d’autres non.
- Je “pioche” dans ma cave personnelle, pour le plaisir (et parfois la déception) de regoûter tel ou tel vin, dans un millésime plus ancien, afin de surveiller son évolution. Mon Guide a sûrement été le premier guide de ce genre en France, et l’on ne peut bien parler que de crus que l’on a pu goûter et regoûter des dizaines de fois, dans des dizaines de millésimes différents. Pour cela, il faut avoir ces millésimes, pouvoir “ressortir” un Saint-Émilion de 85, un Margaux de 82, un Pommard de 90… Tout au long du Guide, vous lirez des commentaires concernant ces crus.
À cela s’ajoutent d’autres découvertes, grâce à des lecteurs, des journalistes, restaurateurs et sommeliers, et à des vignerons qui me conseillent de goûter les vins d’un de leurs confrères. Je passe parfois à l’improviste chez des producteurs qui ne me connaissent pas. Un bon moyen de tester la convivialité des propriétaires. Cette présence exceptionnelle sur le terrain et la rapidité avec laquelle je peux “boucler” la rédaction de ce Guide me permettent de goûter le millésime le plus récent mis en vente (hors “primeurs”, voir Ce que vous devez absolument savoir sur le vin) ou d’estimer les prochaines vendanges (voir la Vintage Code ©).
Ce Guide n’est donc pas un recueil de tous les vins de France, écrit en recopiant des fiches remplies par les producteurs ou un dossier de presse : c’est un vrai Guide d’achat qui est actualisé, unique en son genre, vivant (et d’humeur), qui dit ce qui doit être dit, qui vous permet d’avoir accès directement aux meilleurs vins typés, aux meilleurs prix, aux vignerons dignes de ce nom, dans toute la France, millésime après millésime. Bonnes dégustations !
Note à l’attention des producteurs
Succès oblige, attention à des “escrocs” qui vous réclameraient une participation (il n’y en a pas) ou des échantillons pour être présent dans une prochaine édition de mon Guide Dussert-Gerber des vins de France, voire à quelques autres qui pourraient se représenter de moi ou faire croire qu’ils travaillent avec moi, ou qu’ils me connaissent, sans mon aval écrit. Merci de me tenir informé si besoin est.






























je viens de lire et decouvrir votre site et surtout votre facon de prospecter ,qui est ce que nous demandons pour une bonne aproche des vins a acheter .
et la je me permet de vous signaler (car lui ne le fera pas méme s’il est referencé sur les meilleures tables et si ses prix sont de tres bon alloi )ce jeune vigneron qui se situe sur le Sauternais et Graves avec une dizaine d’hectares seulement
et qui n’est pas distribué en dehors du circuit de la restauration et amis
cela reste a decouvrrir tant il fait du nectar
son adresse : clos le comte 2 chemin de jeanton a preignac 33210
www.clos.le.comte@wanadoo.fr
cordialement de toulouse
pierre-louis cancel
Commentaire par pierre-louis cancel — 18 mars 2008 @ 17:49