Château SAINT-MARTIN-des-CHAMPS Pierre et Michel Birot

– Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 29

– Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 20
– Satisfecits ❤❤❤ : 22

Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques… le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.

 Daumas-Gassac est toujours hors normes, en rouge, bien sûr, mais aussi avec ce blanc somptueux, où le minéral sait s’allier à un gras spécifique.

Ceux qui le suivent sont nombreux, dans des styles différents, du plus dense au plus séducteur. Fabas, bien sûr, Mas du NoviSaint-Martin des ChampsMartinolle-GasparetsPeyregrandesBarroubioMire-L’Etang,PépusqueGrand MoulinEtang des ColombesFamilongueGuizard,Casa BlancaBertrand-BergéGrand CaumontMas Rous… sont les ténors de leur appellation, depuis de nombreuses années, certains étant déjà dans mon premier Guide ! Terres de MallyceBartheCroix Chaptal,CosteplaneRoudèneVieilleSpencer La Pujade les suivent de près.

Seulement deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et deCabrières.
Près d’une vingtaine d’éliminés cette année, tant les dégustations n’ont pas vraiment été enthousiasmantes, surtout en rouges, où beaucoup de vins sont à la limite de l’écœurement.

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Château D’AGEL
Domaine de L’ARGENTEILLE
Château ARGENTIES
Domaine de BARROUBIO
Domaine de BELLEVUE
Clos de BELLEVUE
Domaine BERTRAND-BERGÉ
Château BOUSQUETTE
Château CAMBRIEL
Domaine Les CASCADES
Domaine CAVAILLES
Domaine de CLARMON
Château La CLOTTE-FONTANE
Château COUPE ROSES
Domaine la CROIX CHAPTAL
Mas de CYNANQUE
Mas de DAUMAS-GASSAC
Domaine de l’ENCANTADE
Domaine de L’ESCATTES
L’ESTABEL CABRIÈRES
Château ÉTANG des COLOMBES
Château FABAS
Domaine de FAMILONGUE
Domaine du GRAND ARC
Château du GRAND-CAUMONT
Domaine GRAND GUILHEM
Château GRAND-MOULIN
Domaine GUIZARD
Domaine de L’HERBE SAINTE
Domaine de LONGUEROCHE
Domaine de MAIRAN
Domaine MARTINOLLE-GASPARETS
Domaine du MAS de MADAME
Mas de la PLAINE HAUTE
Château de MATTES-SABRAN
Domaine du METEORE
Château MIRE-L’ÉTANG
Domaine des MOULINES
MAS DU NOVI
Domaine PECH D’ANDRÉ
Domaine PECH de LUNE
Château PÉPUSQUE
Château des PEYREGRANDES
Domaine de la REYNARDIÈRE
Cave Les Vins de ROQUEBRUN
Domaine de ROUDENE
Château SAINT-MARTIN-des-CHAMPS
Domaine des SAUVAIRE
Château SPENCER LA PUJADE
Château TRILLOL
Domaine de La VIEILLE

Sur cette page vous pouvez chercher tous les producteurs d’une appellation donnée gràce au déroulant ci dessous :


Ou vous pouvez chercher par région :

Alsace  Beaujolais  Bordeaux Bourgogne Champagne Jura  Savoie Languedoc  Provence-Corse Sud-Ouest-Périgord Val de Loire Vallée du Rhône

36 ans chez Albin Michel, un succès unique dans l’édition française.

Voici ce qu’il faut savoir cette année :

L’AMOUR DU VIN

Voilà une année particulièrement intéressante, et je vais vous la détailler, région par région.

Depuis le temps que j’arpente les vignobles, que je vois des rigolos commenter n’importe quoi, encenser des vins inabordables (et imbuvables) sous prétexte d’avoir été bien reçu, d’être impressionné par un tarif hors normes affiché, ou, tout simplement, pour exister, je me soucie de plus en plus des vignerons authentiques, simples, qu’ils soient riches ou non, réputés ou non. Ceux-là, bien sûr, sont la fierté de notre pays tant ils sont attachés à trois valeurs, primordiales, que d’autres producteurs ont bien du mal -encore- à assimiler :
– La qualité réelle de leurs sols : un terroir, cela ne se crée pas, il en existe ou pas, voilà tout. Son osmose avec un cépage crée ce que nous buvons : un vin racé ou non. Pour exemple, si personne n’a planté, auparavant, de Gewurztraminer ou de Chardonnay en Languedoc, il y a une raison : il faut, pour créer de grands blancs avec ces cépages, une climatologie propre, et relativement froide. On peut se demander également ce que vient faire le Cabernet-Sauvignon en Provence… On voit aussi, par exemple, pourquoi Latour est différent d’un autre Pauillac.
– Un vignoble, c’est un homme (ou une femme) qui crée un vin, se passionne pour cela, et le fait partager, pour gagner sa vie, certes, mais toujours avec un sens patrimonial conséquent. Pas un “business-plan” ni une société capitalistique qui existe pour engranger des profits, s’acheter des sculptures, frimer dans des salons ou éviter l’Isf.
– Un grand vin, en soi, cela n’existe pas : il n’y a que les vins racés, et les autres. Et heureusement, sans cela, on n’aimerait que les vins que certains “critiques” nous vantent comme les meilleurs (bizarre, ce sont toujours les mêmes) ! C’est une histoire de goût, de moment, d’humeur, de partage, d’expérience. Et, pour parler de ce que je connais, c’est grâce à cette philosophie que, chaque jour, chez moi, j’ai envie de me me faire plaisir avec des vins totalement différents, qui valent, qu’importe, 10 ou 100 euros : un Pauillac, un Muscat du Cap Corse, un grand rosé de Provence, un Sancerre qui sent le silex, un Puligny suave ou un Chablis minéral, un Gevrey qui sent la griotte, un Côte-Rôtie qui peine à se dévoiler, un Morgon marqué par sa prune, un Pomerol par la truffe ou un Saumur-Champigny qui fleure la violette, un Pessac chaleureux comme un Champagne qui sent sa “craie”… la liste est longue, elle regroupe toute la France. C’est cela, le vin : le plaisir d’accéder à cette spécificité territoriale unique, rien d’autre. Et le faire partager.

Voici ce que vous devez savoir cette année :

ALSACE

Des villages fleuris, des winstubs, des collines ondulées, des crus les uns plus typés que les autres… tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2014 à 2007 méritent actuellement une commande.

Bestheim est toujours la référence des Crémants, et ne cesse de monter en gamme dans les autres appellations.
Les autres incontournables sont toujours Schléret (à la retraite, mais qui termine ses vieux millésimes avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), HaullerGresserKochSchaeffer-WoerlySimonFrickEngelHaegi (on les retrouve, à plusieurs reprises dans les Classements avec des cuvées différentes).
Les caves de Hunawihr et Pfaffenheim sont en forme. Pas mal d’éliminés, quelques nouveaux.
BORDEAUX

Une soixantaine de nouveaux coups de cœur, autant de déceptions et d’éliminés.

MEDOC

Du plus grand des grands vins au plus modeste, ici, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins. Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible.

Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes formidables : les 2010 et 2009, grandissimes, les 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, un 2005 chaleureux.
Le 2013, très difficile, est rarement réussi, uniquement dans de rares crus, classés ou non.
J’ai fait des verticales majestueuses cette année à LascombesHaut-Marbuzet, les deux passant en sommet, comme Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité); d’autres bien intéressantes chez Marie-Laure LurtonMalescot… Et le résultat se fait sentir avec l’entrée dans cette édition 2016 de nombreux crus exceptionnels (BeychevelleLafon-RochetMayne-Lalande…), à une place très enviable, quand ma dégustation à Latour à confirmé que c’est le plus grand vin du médoc, et de loin !
En Premiers Grands Vins, toujours à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.

J’ai hésité à faire monter en “Premiers” Lynch-BagesPontet-CanetCalon-SégurBrane-Cantenac, et j’attends une verticale sur place avant de confirmer cela, seule une grande dégustation étant à même de “juger” l’évolution d’un cru.

Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La GalianeFourcas-DupréLamarqueMaucaillouFonbadetFontesteau, les crus de la famille LapaluHourbanonSouley Sainte-CroixEsteauSaint AhonHourtin-DucassePanigon,MongraveyDavidPlantier RosePomysDoyacLe MeynieuCoudotLoiracHennebelle

Parmi les nouveaux, La BridaneFleur Haut CaussensEscotAgassacCaronne Sainte Gemme,RauxLes Viticulteurs du Fort-Médoc
POMEROL

Voilà les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, naturellement veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image chaleureuse.

On est bien au sommet, et le millésime 2013 est, d’une manière générale, beaucoup plus réussi qu’en Médoc.
On le voit à Petrus (dégusté sur place, et où le 2012 est aussi formidable) comme dans d’autres crus magiques (Certan de MayBeauregard, les vins de Janoueix), et de nombreux crus qui restent de belles valeurs sûres à prix doux (PlinceClos RenéLe CaillouBellegraveHaut-FerrandClos du PèlerinLafleur du Roy…), Le 2014 s’annonce parfait, bien classique.

Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec BourseauRoquebruneMoinesViaudBelles-GravesVoselle et Béchereau.

SAINT-EMILION

C’est l’entité la plus décevante. On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.

Le Merlot, prédominant, est pourtant le raisin par excellence de l’élégance et de la souplesse, même s’il est aussi largement capable de s’exprimer dans le temps. Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).
De nombreuses belles dégustations, que vous retrouverez dans le Classement des Premiers, et dans la première hiérarchie des Seconds.

Trotte Vieille est de plus en plus meilleur, les crus de CapdemourlinPiganeauCantenac,LaroqueMauvinonRivière, également, ce qui explique leur place dans le Classement (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et je ne suis toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, que je n’ai pas besoin de vous citer et qui ne sont pas dans mon Guide.

Dans la lignée, La MarzelleFonroqueCadet-BonClos des PrinceClos LabardeOrisse du CasseGros CaillouFranc LartigueGuillemin La GaffelièreCroix Meunier, les crus de la familleOuzoulias

En Satellites, la famille Delbeck est au sommet, comme les crus de Haut Saint ClairVieux Château des RochersGrenièreChêne VieuxVaisineriePiron.
GRAVES

En Pessac-Léognan comme en Graves, après une série de millésimes exceptionnels, du 2010 au 2002, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.

Il faut noter que, si les vins rouges sont assez réussis dans la trilogie des 2013, 2012 et 2011, ils sont remarquables en blancs, dans ces mêmes millésimes.
Chevalier a une nouvelle fois sorti l’un des plus grands vins de la région, dans les deux couleurs, suivi de BouscautMalartic-LagravièreGrandmaisonCarbonnieux, pour ne parler que de Pessac-Léognan. Pontac-Monplaisir fait son entrée dans le Guide, et BrownOlivier ou Luchey-Haldeconfirment leur régularité qualitative.

J’attends le bon vouloir de Haut-Brion/Mission pour une verticale : on m’a proposé, en janvier 2015, après ma demande d’Octobre 2014, de le prévoir en… Janvier 2016, ce qui, vous me l’accorderez, ne me facilite pas la tâche (sic) pour vous renseigner dans cette édition.

En Graves, quatre crus sortent du lot : ChantegriveGrand BosRose Sarron et Mauves (en progrès constants). Dans la lignée, des domaines confirment leur beau niveau qualitatif, même après une série de millésimes délicats (2011, 2012) ou très difficile comme le 2013 : ArricaudVimontBrondelleLe TuquetHaut-CalensBlancherieRougemont et Magence. Vous lirez tout cela en détail.

CÔTES

Je connais parfaitement ces appellations, de Bourg à Castillon, et ce sont celles où les déceptions sont les plus grandes : on ouvre 30 bouteilles différentes et on tombe sur 25 qui se ressemblent ! Et bien malin de dire de quel coin elles proviennent. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

Grandes valeurs sûres : Clos du NotaireBerthenonPont Les MoinesPayreMoulin Vieux,FayauValentinHaie… De rares nouveaux, vous l’aurez compris.

BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

Comme dans les Côtes, il y a de tout, et l’appellation est tellement grande qu’il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

Les meilleurs sont dans la catégorie des Premiers Grands Vins du Classement, avec, pour n’en citer que quelques-uns : BoutillonBossuetGrand Français (belle politique sélective, comme à Fillon)BernardonThuronLajarreParenchèreSironPenin, etc. LaubertrieFontbonnePiote ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.

SAUTERNES ET LIQUOREUX

En voilà des vins qui possèdent une authenticité réelle : il faut dire que l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

 Les grands vins sont toujours magiques. Pour ne s’en tenir qu’à ceux que l’on a une chance de se procurer, question finance : FilhotRabaud-PromisBastor-LamontagneLa Tour Blanche,CaillouHaut-Bergeron proposent un bel exemple des différences de styles de l’appellation, tous ayant une identité forte. Le millésime 2012, difficile, est venu prouver cela.

La démarche d’Olivier Bernard (Chevalier), avec son Clos des Lunes, est un vrai succès et pose une question de bon sens : n’est-ce pas plus intelligent de faire un bon vin blanc sec issu de ce Sémillon plutôt que de se contenter de ces Sauternes sucrés de moyenne gamme, que l’on trouve encore, sans séduction, qui n’ont pas vraiment de débouchés ?

Les liquoreux ne sont pas en reste, avec, toujours, Loupiac-Gaudiet à leur tête.
BOURGOGNE

C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Et, si, sur toute la planète, on est bien content de marquer sur son étiquette des noms de cépages pour vendre un produit quelconque, sans typicité réelle, ici, c’est tout le contraire : même si le cépage est le même, un Pommard n’a rien à voir avec un Vosne-Romanée, un Puligny-Montrachet avec un Meursault. Mieux : entre deux vins d’une même appellation, selon l’exposition et le vigneron, Grand Cru ou Premier Cru, la différence est totale. Bref, vous êtes dans le pays où le terroir s’exprime le plus, le plus simplement du monde comme le sont ces vignerons exemplaires, attachés à une éthique qui nous est chère.

Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Je parle de ChartronMareyRobinAntonin GuyonCarillonTremblay,Jomain

En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde (j’ai des bouteilles des années 1970 dans ma cave, superbes), on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de GelinMonts LuisantsGerbetCacheuxPhilippe LeclercEsmoninRebourseau,ChevillonBertheauAmpeau ou du Clos Bellefond. Ils sont nombreux à élever de grands vins typés, et, franchement, si l’on compare le rapport qualité-prix-typicité, dans une gamme haute de 40 à 100 e, ils renvoient à un jardin d’enfants un bon nombre de crus bordelais, gavés à outrance par des vinifications sophistiquées et bien trop chers.

J’ai sélectionné seulement une dizaine de nouveaux, et j’en ai éliminé pas mal.

BEAUJOLAIS

Les fidèles du Guide savent déjà que cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages. Les vins sont toujours aussi bons (le 2013 aussi), à Fleurie comme à Morgon, en Chénas comme en Brouilly. Les hommes et les femmes de la région font des vins à leur image, francs, authentiques et gais, qui possèdent une typicité bien réelle, qu’hélas, certains, se plaisent bêtement à critiquer.

Les vins qui comptent proviennent de terroirs spécifiques de roches volcaniques ou d’argiles siliceux. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard BrissonJean-Pierre MortetCédric ChignardAlain MichaudMichel Tête, des domaines du Crêt des GaranchesPizayEmeringesLa Combe aux LoupsBaron de L’Ecluse… Et le roi Dubœufest toujours là, incontournable.
Autant d’éliminés que de nouveaux.
CHAMPAGNE

Le Classement est particulièrement remanié cette année. C’est la région où l’on est en train de reconquérir les lettres de noblesse de son terroir et le travail accompli par de nombreux vignerons est exceptionnel. La force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on n’est jamais parvenu à inquiéter la “marque” Champagne… Certes, les références ont évolué, des grandes maisons sont toujours au sommet mais un nombre de vignerons ou de “petites” maisons familiales les rejoignent, et c’est bien naturel. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins.

Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoîent de très grandes maisons (qualitativement, j’entends) comme Krug, le premier des premiers, puisRoedererGossetTaittingerLaurent-PerrierCharles Heidsieck (DeutzMumm, et Veuve Clicquot devraient les rejoindre, j’attends les prochaines dégustations).

D’autres maisons familiales sont de premier ordre : EllnerLombardPhilipponnatLegrasBara,Arnould et Thiénot; et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Devaux, avec des cuvées franchement exemplaires.

La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds (Bruno Paillard y fait son entrée) sont nettement supérieurs aux Cinquièmes des Seconds.

Quatre caves sont au top : ColletDe CastelnauBeaumont des Crayères et Vincent d’Astrée, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets. Au moins deux d’entre elles devraient passer en Premiers Grands Vins prochainement.

Il y a aussi des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux (Edouard BrunMichel Arnould, Jean-Marie PelletierBoizelDelaunoisDe LozeyGaston ChiquetRalle,DrappierPierre MignonLaurent-GabrielMaurice VesselleMichel TurgyBourdaire-Gallois,Pierre GobillardFleury-GilleLancelot-RoyerSimart-MoreauCharles Mignon…), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

Dans la lignée, on poursuit avec ces maisons et vignerons qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places (Vautrain-PauletBardy-ChauffertMargaineMédotGatinoisHuotEtienne OudartBrixonGuy Cadel,Nathalie FalmetRollinRoyerLabbéAspasieBaron-FuentéPerseval-FargeMorizeGatinois,CoutierThévenet-DelouvinVerrierBaron Albert, HammDefranceJeaunaux-RobinPetitjean-PienneBourgeois-BoulonnaisMaletrezDe Milly, Renaudin…).

Pas mal de nouveaux dans le Guide m’ont particulièrement plu : DauphinBourgeoisFaucheron,DiligentPenet-ChardonnetMaîtreCollard… tous à des niveaux différents, naturellement.

À la suite, une bonne cinquantaine de maisons et vignerons, chacune avec sa spécificité, chacune pouvant mériter mieux… C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce Classement, récompenser les plus connus comme les autres, en étant réactualisé en permanence.

LANGUEDOC-ROUSSILLON

Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques… le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.

 Daumas-Gassac est toujours hors normes, en rouge, bien sûr, mais aussi avec ce blanc somptueux, où le minéral sait s’allier à un gras spécifique.

Ceux qui le suivent sont nombreux, dans des styles différents, du plus dense au plus séducteur.Fabas, bien sûr, Mas du NoviSaint-Martin des ChampsMartinolle-GasparetsPeyregrandes,BarroubioMire-L’EtangPépusqueGrand MoulinEtang des ColombesFamilongueGuizard,Casa BlancaBertrand-BergéGrand CaumontMas Rous… sont les ténors de leur appellation, depuis de nombreuses années, certains étant déjà dans mon premier Guide ! Terres de Mallyce,BartheCroix ChaptalCosteplaneRoudèneVieilleSpencer La Pujade les suivent de près.

Seulement deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.
Près d’une vingtaine d’éliminés cette année, tant les dégustations n’ont pas vraiment été enthousiasmantes, surtout en rouges, où beaucoup de vins sont à la limite de l’écœurement.
PROVENCE-CORSE

Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. La région est devenue incontestablement le vivier des grands rosés de France (il y en a encore qu’il vaut mieux éviter…), à force de volonté comme de progrès technologiques.

En Côtes-de-Provence, trois rosés sont donc exceptionnels : Jas d’Esclans, ceux des vignoblesSumeire, et Rasque.

Ceux de MaïmeValcolombePourcieux ou Font du Broc suivent, avec, cette année, Berne,MontaudPeyrassolTerre de Mistral ou Rouët. La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.

Dans les autres appellations, toujours en rosés, mais aussi en blancs, les Bunan sont au premier rang, avec FontcreuseBastide Blanche (de très grands rouges, également, puissants et racés), Lafran-VeyrollesTriansFontlade ou Toasc.
On retrouve les mêmes en rouges, auxquels s’ajoutent, à Bandol, L’OlivetteTerrebrune etVannières, puis, dans les autres appellations, CamaissetteLoou ou Ollières. Hélas, toujours en rouges, beaucoup de vins sont rêches, durs, sans aucun charme.
La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine Gentile, celui dePeraldi ou d’A Ronca, dégustés sur place.
Ces quatre-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.
SAVOIE-JURA

S’il est vrai que l’on a plus tendance à déguster ces vins sur place, en Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.

Le Classement des meilleurs (MollexMillion-Rousseau…) se trouve avec celui des Beaujolais.
SUD-OUEST

Il est indéniable que, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux et que l’on a la volonté de conserver son authenticité, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.

On le voit bien en savourant les bouteilles de BarréjatVigourouxPichardLamourouxLavaur,PéroudierNozièresGautoulBourguetParadisBovila, ou Lecusse, qui sont à la tête de leur appellation respective.

De belles dégustations aussi avec celles de NigriMoulin-PouzyPlaisanceSergentTriguedina,Viella… La Cave de Buzet est la meilleure de toute la région, avec une gamme importante qui sait décliner toutes les facettes du Buzet.

VAL DE LOIRE

La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants… la palette est grande.

Bien sûr, Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificié, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chezNatterSarryGittonChevreauReverdyDezatPabiotRogerChampeauVattanBlanchet,Sautereau, et chez PetitVéronGrall…, puis en Quincy, Trotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly.
La race du Sauvignon, le fruit, la minéralité, tout déclenche ici des saveurs délicates : c’est très bon, très typé, très abordable, et cela conforte le fait qu’il faut des climats frais pour élever de vrais grands blancs, comme on le voit en Jurançon, dans certains lieux du languedoc, exception faites des Graves et de rares Provence.
On peut éviter le négoce, comme à Chablis, d’ailleurs. La Cave de Pouilly-sur-Loire est une référence dans la région.
En rouges (millésime 2013 extrêmement difficile), Sancerre est également à la pointe depuis quelques années, avec des vins légers mais savoureux, bien typés par leur Pinot noir. Les meilleurs autres vins se trouvent également en Saumur-Champigny (TargéGouronClos MauriceDézé), Chinon (BouchardièreCouly-Dutheil…), Bourgueil (DrusséGéleries), Touraine (MandardCharbonnier,Chaise).
Les liquoreux sont toujours exceptionnels au Clos de L’Epinay comme chez La VarièreAubert ouGodineau, et les Crémants chez Bouvet-Ladubay, suivis par quelques vignerons cités pour cela.
En Muscadet, deux ténors : Morilleau et Poiron-Dabin, suivis de TourlaudièreCoing de Saint-FiacreElgetDurandière ou Topaze.
VALLEE DU RHÔNE

Les coups de cœur sont nombreux et le millésime 2013 réussi. Petits rendements, terroirs exceptionnels, cépages spécifiques… On ne peut que s’enthousiasmer pour ces grands vins charnus et typés (Châteauneuf-du-Pape, Côte-Rôtie…) qui se partagent ces territoires exceptionnels avec d’autres appellations savoureuses (Visan, Beaumes-de-Venise, Vacqueyras…) bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, chaque appellation ayant sa propre hiérarchie..

Le Classement parle de lui-même, mais, rappelons que, ce qui compte, c’est la grande régularité qualitative, ici comme ailleurs. Et là, c’est à Mont-Redon, chez les Mathieu, à Redortier, à Fortia, chez LevetChamp-LongArnoux, ou au Domaine des Rosiers que l’on retrouve cela.
Ils sont suivis par d’autres très beaux vins, élevés par des vignerons tout aussi passionnés, comme àBeauvalcinteAmauveAlaryTour Saint-MichelTrois CellierValériane
La Cave de Visan redevient une référence, et d’autres font leur retour dans le Guide, quand une dizaine de vignerons y font une belle entrée, et le Classement s’en ressent.

 

CHATEAU HAUT-SAINT-CLAIR

PUISSEGUIN-SAINT-EMILION

Ces propriétaires sympathiques couvent leur vignoble dont les vignes ont 35 ans. Les cépages Merlot (65%), Cabernet franc (25%) et Cabernet-Sauvignon (10%) sont associés à ce terroir argilo-calcaire et à des soins minutieux (effeuillage, raisins triés avant égrappage, macérations longues, élevage en barriques, dont 1/3 est renouvelé chaque année…). On se fait plaisir avec leur Puisseguin-Saint-Émilion 2010, de belle couleur, au nez de petits fruits rouges caractéristiques (groseille, fraise), d’un bel équilibre, ample et riche, un vin bien charnu comme on les aime, prometteur. Dans la lignée, le 2009, médaille d’Argent au Concours à Lyon, l’une des plus belles bouteilles de l’appellation dans ce millésime, un vin typé, parfumé (griotte), fondu, d’une grande harmonie en bouche, avec ses notes fumées et réglissées, des tanins mûrs et suaves, tout en charme. “Ce 2009 est un millésime médiatique, nous dit Yannick Le Menn, qui va faire beaucoup d’ombre aux autres millésimes ! Harmonieux, très équilibré, avec des arômes de fruits rouges, d’épices, gras, persistant en bouche comme le 2005 à son âge. Délicatement boisé, il demande pour le moment une gastronomie structurée.” Le 2008, de robe grenat, riche, au nez intense, est un vin complexe, d’une belle finale où dominent la cerise noire mûre et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois. Le 2007 est très réussi, un vin équilibré et souple, avec des tanins fondus, très agréable avec ce nez de violette et de petits fruits rouges mûrs, qui associe distinction et richesse, ample et gras, et se goûte très bien. Structure et rondeur, caractérisent cet excellent 2006, tout en bouche, fin et gras, bien charnu, un vin très parfumé (violette, cerise noire) qui poursuit sa belle évolution.

 

CHATEAU TOULOUZE

GRAVES DE VAYRES

Les terres du Château Toulouze dépendaient d’un vaste ensemble foncier, propriété du Château de Vayres. Ce dernier édifié au XIIIème siècle à l’emplacement d’un « oppidum » gallo-romain dominant la Dordogne, fut une des résidences du roi Henri IV. La propriété dans sa forme actuelle, 27 ha d’un seul tenant, bâtiments et vignoble, correspond à ce qui subsiste d’un vaste domaine viticole et d’élevage de plus de 70 ha, édifié à la fin du XVIIIème siècle, à la suite de la révolution française et démantelé petit à petit par le jeu des successions. Le vignoble totalement restructuré en 1986, commence à exprimer la montée en puissance de l’expression du terroir. Cela donne des vins à la chair plus ample, généreuse, fruités mais avec des tanins élégants empreints de finesses. Des vins équilibrés et harmonieux, que l’on peut déguster jeunes après une large aération en carafe, mais qui offrent selon les millésimes un excellent potentiel de garde, en moyenne de 10 à 15 ans. Découvrez ce Graves de Vayres Grande cuvée 2009 (Merlot majoritaire, 20% de Cabernets, vendanges manuelles et tardives pour rechercher la maturité, élevage 12 mois en 1/2 muids de chêne, mise en bouteille 18 mois après les vendanges, filtration douce), avec ces notes caractéristiques et très persistantes de groseille, de fumé et d’épices, aux tanins denses et mûrs à la fois, un vin de bouche ample, d’excellente garde. Beau 2008, charpenté, bien charnu, avec des senteurs de prune et de groseille, gras, aux tanins savoureux, qui dégage en bouche des connotations de cerise noire et d’humus, de garde.

DOMAINE CRET DES GARANCHES

COTE-DE-BROUILLY

Au sud du Mont Brouilly, Sylvie Dufaitre-Genin, viticultrice, produit du Brouilly et Côte-de-Brouilly et cultive avec conviction ses 11,60 ha de vignes, cépage Gamay noir à jus blanc. Elle élève patiemment son vin pour obtenir des millésimes dignes de ses aïeuls vignerons, présents à Odenas depuis 1752. Le vin prend alors sa robe rubis et ses arômes de fruits rouges et de fleurs dans la cave. L’attention permanente et la passion de Sylvie Dufaitre-Genin font le reste. “Depuis plusieurs années, précise-t-elle, le Crêt des Garanches s’est engagé dans une démarche respectueuse de la nature en supprimant l’utilisation des insecticides sur son exploitation. Afin de garantir le bon développement des vignes de Gamay noir à jus blanc qui produisent le vin du domaine, c’est la régulation naturelle de la faune et la flore locale qui remplit son œuvre. Tous les ans, les vignes, d’une moyenne de 40 ans d’âge, sont vendangées à la main. Ensuite ces raisins sont vinifiés selon la méthode traditionnelle beaujolaise, ce qui confère au Brouilly et Côte-de-Brouilly leurs caractères si particuliers.” Voilà un bien beau Brouilly 2011, provenant de vignes de 40 ans vendangées manuellement, il est élevé 7 mois en cuves, de couleur soutenue, équilibré, parfumé, au nez de cassis et d’épices, un vin opulent aux tanins soyeux. Le 2010 est excellent, de couleur profonde, ample, au nez où prédominent les fruits cuits, aux tanins mûrs, tout en persistance, un beau vin classique, intense et charmeur au palais. Excellent Côte-de-Brouilly 2009, aux arômes subtils où dominent les fruits mûrs et la violette, tout en structure, très typé, alliant finesse et charpente, un vin de bouche puissante, d’excellente évolution comme en atteste le 2006, un vin de très belle robe pourpre soutenu, aux notes de mûre et de cuir, légèrement épicé, poursuit une fort belle évolution. Le Brouilly 2009, Sélection du Tastevinage d’Automne 2010, au nez dominé par la fraise et la mûre, est riche, structuré, d’une jolie finale, un vin classique, aux tanins mûrs mais bien présents. Goûtez aussi le Brouilly 2009, production limitée à 500 bouteilles, élevé 18 mois en fûts de chêne français (neufs), pas filtré, degré naturel 14,4°, un vin de couleur soutenue, de bouche corsée et puissante, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins étoffés, qui mérite de la patience.

 

DOMAINE DE MONTS LUISANTS

MOREY-SAINT-DENIS

La constitution du domaine est l’œuvre de Bernard Dufouleur, qui, dans le milieu des années 1960, a acheté, autant qu’échangé, des parcelles diverses pour aboutir à un ensemble homogène et cohérent. Formidable Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Monts Luisants 2011, élevage en fûts de chêne pendant 18 mois, charnu, ample, aux tanins très structurés, au nez dominé par le cassis mûr, la violette et l’humus, de bouche épicée et persistante, un vin qui possède des tanins puissants et très fins à la fois, d’un grand équilibre, de garde. Le 2010 est très harmonieux, intense, aux notes de cassis très mûr et d’épices, aux tanins fermes et serrés, mais veloutés à la fois, de bouche complexe où dominent le cassis, le poivre, la prune et la cannelle. Exceptionnel 2009, de bouche puissante, aux tanins fondus, avec ces notes bien caractéristiques de truffe et de petits fruits mûrs légèrement épicés, un vin qui demande à se fondre, très prometteur. Le 2008 exhale des notes intenses de violette, de fruits surmûris (prune, groseille) et de cannelle, gras et charnu, aux tanins riches et harmonieux, de grande évolution. Superbe 2007, racé, de couleur profonde, plein, au nez complexe où dominent les fruits mûrs et les épices, aux tanins fondus et riches à la fois, non encore à maturité bien entendu. Le 2005, encore fermé, dense et distingué, au nez très parfumé et typique dominé par la cerise et le cuir, très fin, un vin puissant et gras comme il le faut, bien persistant en bouche, vraiment savoureux. Exceptionnel 2002, l’un des plus grands plaisirs gustatifs de l’année, un grand vin racé, complexe, charnu et très savoureux, parfaitement équilibré aux arômes de fruits noirs, d’épices, d’une très belle structure, d’un équilibre superbe. Il y a également son Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Genavrières, racé, au nez de truffe et de violette, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et dense en bouche, de garde.

 

DOMAINE ALINE ET REMY SIMON

VINS ROUGES DE SAINT-HIPPOLYTE

Après la reprise d’un vignoble familial ancestral et avec beaucoup de détermination et de volonté, la commercialisation de notre production a débuté au cours des années 1990. La plus grande partie de nos vignes se situent au pied du majestueux Château du Haut-Koenigsbourg. Avec 6 hectares de vignes et malgré la jeunesse de la maison, nous produisons principalement des vins à Haute Expression et nous alignons chaque année une vingtaine de cuvées grâce à un travail acharné et à des finitions soignées. Parmi un grand nombre de références, citons entre autres la gamme des Vieilles Vignes, l’ensemble de nos vins de terroir comme les BURGREBEN ou SILBERGRUB sans oublier notre fameux « ROUGE DE SAINT-HIPPOLYTE ». En 2003, nous avons fêté la naissance de notre dernière cuvée : « HARMONIE », un vin de table qui se décline en blanc ou rosé selon l’humeur. La typicité et la qualité de nos crus sont régulièrement récompensés dans différents concours et revues : Guide hachette, Prix d’Excellence, médailles…

 

CHATEAU FAMAEY

CAHORS

Le Château Famaey est une entreprise familiale qui travaille dans un esprit traditionnel, combiné à une infrastructure moderne. Le travail de la vigne et l’élevage du vin, guidé par une philosophie basée sur le respect de la nature, limite au maximum l’utilisation d’additifs chimiques pour obtenir un vin le plus naturel possible. La mise en bouteille au château, dans le respect du terroir, garantit l’authenticité de ces vins uniques, au rapport qualité prix excellent. Nous travaillons nos vignes et notre terroir avec un maximum de respect pour la nature afin d’obtenir un produit le plus naturel possible. Pour atteindre une qualité exceptionnelle nous travaillons avec les meilleurs conseillers et oenologues de l’appellation A.O.C. Cahors. La vinification est assurée par notre maître de chai, Maarten Luyckx, qui travaille en collaboration avec un laboratoire oenologique agrée. La macération peut varier suivant nos différentes cuvées. Nous disposons d’un système de thermorégulation pour assurer la maîtrise de température durant cette phase délicate. Les vins ainsi obtenus seront ensuite dirigés vers notre chai de stockage pour être, soit élevés dans des cuves prévues à cet effet, soit élevés dans des barriques. Nous pouvons stocker trois récoltes, délais nécessaire à un bon élevage pour nos A.O.C. Cahors. Environs 30% de nos vins de Cahors sont élevés en fût de chêne durant 12 à 24 mois. Le chai à barriques compte environ 220 barriques d’origine chêne français sélectionnés chez les meilleurs tonneliers. Une grande partie est renouvelée chaque année. Le Cahors cuvée X, issu de vendanges manuelles, élevé 24 mois en fûts de chêne neufs à 70%, est un vin de couleur intense, aux nuances épicées, dense, tout en harmonie, riche au nez avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche. Le Cahors Malbec, de couleur grenat, aux tanins bien présents, riche en arômes, intense au nez comme en bouche, est concentré mais tout en rondeur.

 

DOMAINE MOULIN DU POURPRÉ

COTES-DU-RHONE

Les coteaux sablonneux, le soleil du midi et la patience de neuf générations ont façonné le vignoble de ce Domaine dont la production annuelle est d’environ 1000 hectolitres. Sur près de 21 hectares sont plantés des cépages chaleureux: grenache, syrah, mourvèdre, cinsault, bourboulenc etc… La vinification est assurée par la propriétaire Françoise Simon. Journaliste pour la presse écrite et la télévision à Paris, Docteur ès-lettres et enseignante à l’Université de Nanterre, Françoise Simon est devenue vigneronne suite au décès de son père en 1995. Pour réjouir vos tables et mettre en valeur les mets que vous y présentez, le Moulin Du Pourpré produit des vins de trois couleurs: Le ROUGE issu d’un assemblage de 50% syrah et 50% grenache est très classique, racé, aux tanins ronds. Très fin au nez, il est intense, parfumé, charnu en bouche avec une dominante de fruits rouges surmûris et de cassis, accompagné de notes d’épices et de sous bois. Il associe souplesse, velouté, élégance et structure. Le ROSE : de robe soutenue, est issu d’une saignée de syrah, grenache et cinsault avec, parfois, une pointe de mourvèdre. C’est un vin de caractère, savoureux, puissant et friand, fringant et épicé, aux arômes de fruits rouges. Il se boit très frais, à l’ombre. Le BLANC : issu d’un pressurage direct de Bourboulenc, Ugni blanc, et grenache blanc qui lui confère une grande fraîcheur, des notes de fleurs blanches, et d’abricot, du fruit et une belle persistance en bouche. Le passage en fût de chêne d’une petite partie lui apporte de la rondeur associée à des notes de vanille. Notre ROSE : LA VIE EN ROSE, une cuvée dont le nom correspond bien aux qualités aromatiques de ce rosé: délicieusement rétros comme des bonbons anglais à la framboise et la groseille que l’on suçote en écoutant les mélodies de Piaf. Puissant et long en bouche, comme la voix vibrante de la chanteuse. Gouleyant et acidulé, telle la gouaille des faubourgs de la Parigotte. Du charme et le côté flatteur des intonations caressantes d’Edith, ce rosé chaleureux donne envie de chantonner: «…je vois la vie en rose….et ça m’fait quelque chose. Il est entré dans mon coeur une part de bonheur, dont je connais la cause….» L’émotion est au rendez-vous. Simple, vraie.

CHAMPAGNE ELLNER SAS

EPERNAY

Fondée au début 1900, la Maison Charles Ellner, est aujourd’hui gérée par la 3ème génération alors que la 4ème y a déjà pris une part très active depuis plusieurs années. Elle a su évoluer et grandir en préservant son identité et son savoir faire familial. Pour mémoire, Charles-Émile Ellner créa, au début du siècle, sa propre maison. Et, parmi ses successeurs, son fils Pierre, qui a été la véritable “locomotive” de la maison, a su transmettre à ses enfants cette passion pour la terre et le vin. Michel, plus attaché aux valeurs de la terre, s’est très souvent retrouvé aux côtés de son père et ils ont constitué le patrimoine de leur maison. Il a été suivi par ses deux fils Arnaud, maître de chai et Frédéric, directeur du vignoble. Jean-Pierre s’est vu confier la tâche administrative qui devenait de plus en plus lourde. Le vignoble couvre une superficie de 54 ha répartis sur une quinzaine de communes. La diversité, la richesse, la finesse de nos cuvées attestent de notre volonté de placer nos Champagnes au plus haut de l’échelle qualitative. La fidélité que nous accorde notre clientèle française, témoigne de la régularité et de la constance de nos Champagnes au fils des années. Toujours à la recherche de nouvelles opportunités, notre société a su développer ses marchés à l’exportation, secteur qui représente actuellement près de 60% de ses ventes. On ne peut que savourer ce Champagne Prestige Millésime 2002, séduisant par cette complexité aromatique où se décèlent des nuances de citron, de brioche et d’abricot sec, d’une bien jolie robe or clair, est de bouche très structurée et persistante. Le Séduction Millésime 2002, issue d’une sélection toute particulière réunissant des raisins provenant de leurs vignobles de Chouilly en majorité, vieillis en foudres et de Venteuil, Vaucienne et Épernay, vieilli en demi-muids, est une cuvée charpentée, mais où le Chardonnay apporte finesse et moelleux, un bien beau Champagne qui sent les fruits secs (amande), dense et distingué à la fois, harmonieux. Très savoureuse cuvée de Réserve brut, de bouche ample et très fruitée, de jolie robe dorée, au nez complexe (abricot), tout en finesse aromatique.

 

CAVE LES COTEAUX DE VISAN

COTES-DU-RHONE VILLAGE VISAN

Créée en 1897 par Ferdinand Delaye, cette cave hors du commun bénéficie d’un terroir exceptionnel, des coteaux argilo-calcaires caillouteux exposés plein sud. Les vignerons visanais ont su perpétuer la tradition de la qualité et mettent tout en œuvre pour obtenir de prestigieuses cuvées. La qualité de la parcelle à la bouteille et des méthodes culturales dans le plus grand respect de la tradition La Cave Les Coteaux de Visan a instauré la sélection parcellaire en 1992 et depuis 1999, le technicien viticole de la cave assure le suivi du vignoble, il conseille les vignerons sur le suivi phytosanitaire et l’agriculture raisonnée, ainsi que la protection de l’environnement. Il est également chargé des sélections parcellaires pour l’ensemble de la production des Côtes du Rhône Village Visan qui sont vendangés exclusivement à la main et triés minutieusement. Seules les meilleures parcelles sont sélectionnées pour élaborer nos prestigieuses cuvées, selon la méthode traditionnelle, et la mise en bouteilles dans nos chais constitue une garantie de qualité supplémentaire, confortée par la certification pour l’assurance qualité norme ISO 9001 version 2000. Un groupe d’une dizaine de vignerons de la Cave Les Coteaux de Visan s’est engagé dans une agriculture biologique 200 hectares en culture biologique. La mise en place d’une agriculture biologique constitue la suite logique de la politique de culture raisonnée et de respect de l’environnement entreprise depuis de nombreuses années par la Cave Les Coteaux de Visan. AnVis, Espace Dégustation et Expositions d’art de la Cave Les Coteaux de Visan Un espace lumineux et spacieux, composé de trois parties (Dégustation, libre-service et expositions d’art), au design contemporain et authentique de par le choix des matériaux (bois et pierre), permet de présenter les cuvées dans une ambiance chaleureuse et de proposer des services adaptés aux besoins de chacun. Une partie de cet espace est dédié aux expositions d’art et aux événements culturels. Fête des Vins en Juillet, à cette occasion 5000 magnums de la fameuse Cuvée du Marot seront enmurés dans les ruines du château pour une durée de 12 mois. Dîner dansant à l’ Espace Dégustation Anvis.

 

EARL CHAMPAGNE P. LANCELOT-ROYER

CRAMANT

Un vignoble de 5 ha et une exploitation créée en 1960 par Pierre Lancelot, et reprise en 1996 par sa fille Sylvie et son gendre Michel Chauvet. Les caves sont creusées dans la butte de craie juste derrière la maison. Le pressoir se trouve au sommet de la butte, le moût est acheminé dans les cuves par gravité. Vous allez aimer ce Champagne brut cuvée des Chevaliers Grand Cru, base de 2010 avec 32% des vins de réserve vieillis en foudres, 100% Grands Crus, au nez dominé par les fruits mûrs et les petits fruits secs, légèrement miellé, tout en finesse aromatique, d’une belle longueur, un Champagne qui associe charpente et distinction, d’une longue finale, et bénéficie d’une bouche savoureuse et racée, qui lui permet de s’associer avec une cuisine riche comme un veau cordon bleu. Le Champagne Millésime 2006 100% Cramant, classique de ce très beau millésime, qui sent l’amande, la rose et la pomme, dense et distingué à la fois, complexe, un vin généreux, très fin, très floral au palais. Le Blanc De Blancs cuvée de Réserve R.R, base de 2011 avec 37% des vins de réserve vieillis en foudres, un Grand Cru pur Chardonnay, dont la fraîcheur met en avant le fruit, un vin distingué, au nez de rose, très fin, suave et sec à la fois, où s’entremêlent les épices et les fleurs fraîches au palais, une réussite certaine.

On trouve de tout dans cette grande région, des vins à 3€ vraiment pas terribles, comme d’autres à 30 € dont le mauvais rapport qualité-prix-typicité ne peut que faire sourire les vrais amateurs.

Pourtant, il est indéniable que, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux et que l’on a la volonté de conserver son authenticité, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”. Les voici.

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom 

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
BOVILA
CAMINADE
LA COUTALE
CROZE DE PYS
FAMAEY
GAUTOUL
HAUTE-SERRE
LAVAUR
NOZIÈRES

MERCUES
PAILLAS
SOULEILLAN
TRIGUEDINA

BOUT DU LIEU
(EUGÉNIE)
PECH DE JAMMES
PELVILLAIN

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
PÉROUDIER (BI)
LA PLANTE

GRAND-JAURE (P)
VIEUX TOURON (M)

CLOS DU BREIL
LAROQUE (BI)
MOULIN-POUZY (M)

GAILLAC
BOURGUET
LABARTHE
LECUSSE (Bl)
PIALENTOU (BI)

L’EMMEILLÉ

MADIRAN
JURANCON

BARRÉJAT
Cru LAMOUROUX (J)
PARADIS
PICHARD
VIELLA

CUQUERON
HUSTE (J)
ROUSSE (J)
SERGENT

BORIES
BURGUÉ-SÉRÉ (J)
GAILLON (M)
LAFITTE-TESTON
MONTAUD
NIGRI (M)

AUTRES APPELATIONS

VIGNERONS BUZET (Bt)

HAILLE (IGP)
PLAISANCE (F)
POUYPARDIN (G)

GUILLAMAN (IGP)
HERREBOUC
CAVE IROULÉGUY (I)
JOY (IGP)
MALARTIC (IGP)
SAINT-GUILLHEM (F)
VOIE BLANCHE (VP)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
MAISON-NEUVE*
REYNE

ARMANDIÈRES
(PASSELYS)

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
CROIX BLANCHE (BI)*
HAUT-FONGRIVE*

BERTRANOUX (P)
(LA BORDERIE (M))
POULVERE M)
TIREGRAND (P)

MAINE-CHEVALIER
PANISSEAU (BI)

GAILLAC
ADELAÎDE
GRAND CHÊNE
LACROUX
LESCURE
RHODES
SARRABELLE
MADIRAN
JURANCON

(Cru LAROSE (J))
AUTRES APPELATIONS

(GENSAC*)
MAGNAUT
MIRAIL
(PELLEHAUT)
(VIGNERONS BRULHOIS*)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
(TROTTELIGOTTE)
BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
PIQUE-SÈGUE
(ROQUES-PEYRE*)
GAILLAC
MADIRAN
JURANCON
Prod. JURANÇON (J)
AUTRES APPELATIONS

(CAVE FRONTON (F))

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

 

Poulets, pintades, pigeons, canard, et dindes, appellent une multitude d’accords mets et vins. La volaille est véritablement le trait d’union entre les vins rouges et les vins blancs. En plus du jeu des textures et des goûts, on peut s’intéresser au jeu des couleurs entre la chair de la viande et la robe des vins. Cependant, on évitera de servir des vins rouges trop tanniques ou des blancs très boisés qui risquent de trop s’imposer face au plat servi.Quel vin avec les volailles rôties 

Avec les volailles rôties, présentez des vins rouges élégants et souples. On pense tout de suite à des vins faits à partir du cépage Pinot noir tels que le Pinot d’Alsace. Optez pour des grands vins de Bourgogne comme des Mercurey, Marsannay ou autre Passetoutgrain issus des cépages Gamay et Pinot noir mais aussi aux vins du Beaujolais. Le poulet rôti, à la chair fondante en bouche et légèrement sèche, accompagné de ses pommes de terres à la peau craquante, ira très bien avec un vin gouleyant comme un Chiroubles. On raisonnera de même pour la dinde qui est plus une volaille réservée pour les fêtes. Avec un pigeon rôti à la viande délicate et juteuse, on pourra accorder des vins rouges jeunes sur le fruit et aux tanins peu marqués comme les vins rouges de Sancerre ou de Chinon mais aussi un Givry de Bourgogne.

Quel vin avec les volailles braisées

Une pintade au chou a un goût envahissant. On choisira des vins rouges souples en bouche et pouvant développer des notes évoluées de sous-bois mais aussi sauvages avec l’âge comme un Saumur-Champigny en Val de Loire, un Lirac dans la vallée du Rhône ou encore un Côtes de Castillon dans le Bordelais. Il faut suffisamment de puissance pour équilibrer l’odeur du chou de la pintade par exemple. On retiendra comme accord mets et vins agréable, la dinde braisée et un Côte-du-Rhône Village Cairanne.

Quel vin avec les volailles mijotées 

Souvent ces plats sont accompagnés de sauces crémeuses grasses et odorantes ou bien des sauces au vin. Les recettes les plus connues sont le poulet à la crème et le coq au vin jaune. Libre à vous de choisir un vin blanc ou un vin rouge. Les vins blancs choisis devront être suffisamment gras et aromatiques au caractère bien trempé élevés en fûts de chênes tels un Minervois, un vin de Chardonnay du Languedoc ou un grand blanc de la Côte de Beaune comme un Meursault ou encore un vin blanc du Jura issu du cépage blanc Chardonnay. Si vous optez pour des vins rouges, choisissez-les aux tanins patinés pour un accord voluptueux avec la viande. Certains vins rouges de Bordeaux comme des Côtes de Bordeaux iront très bien ainsi que des vins de Pessac Léognan de quelques années.

Quel vin avec le canard 

Le canard qu’il soit confit, servi en cassoulet ou en magrets, peut privilégier l’accord plutôt régional. Des vins du Sud-ouest conviendront à merveille comme un Madiran ou un Cahors aux tanins accrocheurs dans leur jeunesse. Ils équilibreront le gras du confit ou la graisse du canard pour un accord par complémentarité gras/tanins. Si vous préférez un accord ton sur ton, optez pour des appellations comme Fronton, Gaillac ou encore Bergerac qui sont des vins rouges moelleux en bouche. Les recettes originales ; les aiguillettes de Canard sauce cassis avec un Fronton rouge, le magret de canard aux poires, miel et gingembre avec un vin blanc liquoreux comme un Sauternes.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

Poulets, pintades, pigeons, canard, et dindes, appellent une multitude d’accords mets et vins. La volaille est véritablement le trait d’union entre les vins rouges et les vins blancs. En plus du jeu des textures et des goûts, on peut s’intéresser au jeu des couleurs entre la chair de la viande et la robe des vins. Cependant, on évitera de servir des vins rouges trop tanniques ou des blancs très boisés qui risquent de trop s’imposer face au plat servi.

Quel vin avec les volailles rôties 

Avec les volailles rôties, présentez des vins rouges élégants et souples. On pense tout de suite à des vins faits à partir du cépage Pinot noir tels que le Pinot d’Alsace. Optez pour des grands vins de Bourgogne comme des Mercurey, Marsannay ou autre Passetoutgrain issus des cépages Gamay et Pinot noir mais aussi aux vins du Beaujolais. Le poulet rôti, à la chair fondante en bouche et légèrement sèche, accompagné de ses pommes de terres à la peau craquante, ira très bien avec un vin gouleyant comme un Chiroubles. On raisonnera de même pour la dinde qui est plus une volaille réservée pour les fêtes. Avec un pigeon rôti à la viande délicate et juteuse, on pourra accorder des vins rouges jeunes sur le fruit et aux tanins peu marqués comme les vins rouges de Sancerre ou de Chinon mais aussi un Givry de Bourgogne.

Quel vin avec les volailles braisées

Une pintade au chou a un goût envahissant. On choisira des vins rouges souples en bouche et pouvant développer des notes évoluées de sous-bois mais aussi sauvages avec l’âge comme un Saumur-Champigny en Val de Loire, un Lirac dans la vallée du Rhône ou encore un Côtes dans le Bordelais. Il faut suffisamment de puissance pour équilibrer l’odeur du chou de la pintade par exemple. On retiendra comme accord mets et vins agréable, la dinde braisée et un Côte-du-Rhône Village Cairanne.

Quel vin avec les volailles mijotées 

Souvent ces plats sont accompagnés de sauces crémeuses grasses et odorantes ou bien des sauces au vin. Les recettes les plus connues sont le poulet à la crème et le coq au vin jaune. Libre à vous de choisir un vin blanc ou un vin rouge. Les vins blancs choisis devront être suffisamment gras et aromatiques au caractère bien trempé élevés en fûts de chênes tels un Minervois, un vin de Chardonnay du Languedoc ou un grand blanc de la Côte de Beaune comme un Meursault ou encore un vin blanc du Jura issu du cépage blanc Chardonnay. Si vous optez pour des vins rouges, choisissez-les aux tanins patinés pour un accord voluptueux avec la viande. Certains vins rouges de Bordeaux comme des Côtes de Bordeaux iront très bien ainsi que des vins de Pessac Léognan de quelques années.

Quel vin avec le canard 

Le canard qu’il soit confit, servi en cassoulet ou en magrets, peut privilégier l’accord plutôt régional. Des vins du Sud-ouest conviendront à merveille comme un Madiran ou un Cahors aux tanins accrocheurs dans leur jeunesse. Ils équilibreront le gras du confit ou la graisse du canard pour un accord par complémentarité gras/tanins. Si vous préférez un accord ton sur ton, optez pour des appellations comme Fronton, Gaillac ou encore Bergerac qui sont des vins rouges moelleux en bouche. Les recettes originales ; les aiguillettes de Canard sauce cassis avec un Fronton rouge, le magret de canard aux poires, miel et gingembre avec un vin blanc liquoreux comme un Sauternes.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

Top Palmarès Vignerons Sud-Ouest 2015

Région Sud-Ouest
– Prix d’Honneur ❤❤❤❤❤ : 22
– Prix d’Excellence ❤❤❤❤ : 16
– Satisfecits ❤❤❤ : 13
– Lauréats ❤❤ : 2

De jolis coups de cœur cette année, notamment en Cahors, Madiran, Jurançon ou Gaillac. Ici, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran.

 À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

Mon Classement vous ouvre les portes des vignerons qui méritent une commande.

 Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

Classement Sud-Ouest Perigord 
Tout savoir sur le vignoble

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l’année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions…) et peuvent donc être différents de ceux du Guide « papier », qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

Accédez GRATUITEMENT aux commentaires de dégustation du GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS 2015 en cliquant sur le nom (en rouge)

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
BOVILA
CAMINADE
LA COUTALE
CROZE DE PY
FAMAEY
GAUTOUL
HAUTE-SERRE
LAVAUR
NOZIÈRES
TRIGUEDINA

BOUT DU LIEU
EUGÉNIE
MERCUES
PAILLAS
SOULEILLAN

MAISON-NEUVE
PECH DE JAMMES
PELVILLAIN
REYNE

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
GRAND-JAURE (P)
MOULIN-POUZY (M)
PÉROUDIER (BI)
LA PLANTE

LAROQUE (BI)
VIEUX TOURON (M)

CLOS DU BREIL

GAILLAC
BOURGUET
LABARTHE
LECUSSE (Bl)
PIALENTOU (BI)

L’EMMEILLÉ

MADIRAN
JURANCON

BARRÉJAT
BORIES
Cru LAMOUROUX (J)
PARADIS
PICHARD
VIELLA

CUQUERON
GAILLON (M)
HUSTE (J)
NIGRI (M)
ROUSSE (J)
SERGENT

BURGUÉ-SÉRÉ (J)
LAFITTE-TESTON
MONTAUD

AUTRES APPELATIONS

VIGNERONS BUZET (Bt)

GENSAC
PLAISANCE (F)
POUYPARDIN (G)
VIGNERONS BRULHOIS

GUILLAMAN (IGP)
HAILLE (IGP)
HERREBOUC
CAVE IROULÉGUY (I)
JOY (IGP)
MALARTIC (IGP)
SAINT-GUILLHEM (F)
VOIE BLANCHE (VP)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
ARMANDIÈRES
(PASSELYS)
BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
CROIX BLANCHE (BI)*
HAUT-FONGRIVE*
PUY SERVAIN (HM)*

BERTRANOUX (P)
(LA BORDERIE (M))
POULVERE M)
TIREGRAND (P)

MAINE-CHEVALIER
PANISSEAU (BI)

GAILLAC
ADELAÎDE
GRAND CHÊNE
LACROUX
LESCURE
RHODES
SARRABELLE
MADIRAN
JURANCON

(Cru LAROSE (J))
AUTRES APPELATIONS

MAGNAUT
MAURIGNE (Sa)*
MIRAIL
(PELLEHAUT)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
(TROTTELIGOTTE)
BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
PIQUE-SÈGUE
(ROQUES-PEYRE*)
GAILLAC
MADIRAN
JURANCON
Prod. JURANÇON (J)
AUTRES APPELATIONS

(CAVE FRONTON (F))

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

Brigitte Dussert : faisons un tour de France, pour développer la spécificité de chaque millésime, selon les régions… L’Alsace ?

Patrick Dussert-Gerber : en Alsace, les derniers millésimes sont savoureux, les2012 et 2011, les grands 2010 et 2009, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 suivent, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 97 ou 89). Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins tropsouples, avec trop de sucrosité, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Un Riesling, un vrai, doit être sec et vif.

Brigitte Dussert : vous êtes fidèle à la région beaujolaise…

Patrick Dussert-Gerber : c’est vrai que je n’apprécie pas que des “confrères” parisiens ou étrangers médisent sur la région sans n’y rien connaître. Notre rôle n’est pas d’enfoncer une appellation ou un vigneron pour se faire mousser dans un salon ou lors d’un dîner. Nous avons -surtout- un rôle de prescripteur, dans le sens noble du terme grec.

Comment ne pas apprécier un Chénas, un Fleurie, un Morgon ou un Brouilly ? Le même cépage et des sols très typiques, très différents, expliquent cette spécificité propre à la région. On ne confond pas un Chiroubles et un Moulin-à-Vent !

En Beaujolais, pour les crus, les vins sont très bons, du 2013 au 2009, le 2008 est assez réussi, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004, dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. On se doute qu’un Saint-Amour ne doit pas ressembler à unMorgon, et c’est très bien ainsi.

Brigitte Dussert : venons-en aux vignobles de Bordeaux..

Patrick Dussert-Gerber : j’adore les vins du bordelais, c’est certainement la raison pour laquelle je suis si déçu quand je débouche désormais des bouteilles qui feraient honte à ceux qui m’ont appris le vin : Émile Peynaud ou Jacques de Loustaunau de Guilhem, grandissimes œnologues. Et puis, je n’oublie pas les vraies figures bordelaises qui manquent tant à la région…

Globalement, les meilleurs à boire actuellement : 2011, 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut attendre : 2010, 2009, 2008, 2005. Les ambigûs, pour lesquels il s’agit de frapper à la bonne porte : 2013 et 2012. Le plus décevant : 2003.

Si l’on entre dans le détail, il y a bien sûr une différence entre les vins de la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 2005 est bien meilleur que le 2006 à Saint-Emilion et c’est le 2006 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres.

– Dans le Médoc, misez sur les 2012, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous toujours plaisir avec les 1999, 1996 ou 1990. La priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail desvignes avait été délaissé dans certains crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2013, 2012, 2007 et 2005.

– Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002, peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

– À Saint-Émilion, le 2011 est très classique et charmeur, comme le 2007. Beaux millésimes 2010 et 2009, le 2008 un ton en-dessous, 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par le 2005 ou le 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2007 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution.

Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix.

Brigitte Dussert : vous habitez dans le vignoble des Graves, que vous connaissez comme votre poche…

Patrick Dussert-Gerber : depuis 35 ans, j’ai suivi, en effet, les achats, les extensions, les frimes, les camions déversant des galets, admiré, cotoyé et sympathisé avec des “figures” exceptionnelles : Patrick Ricard à Chevalier, dont Olivier Bernard a suivi les traces avec talent, Jean Sanders à Haut-Bailly (on avait le même club d’aviation, à La Réole), la famille Marly (anciennement Malartic-Lagravière), Gérard Gribelin (Fieuzal, parti se faire plaisir au Maroc), François Lévêque (Chantegrive), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, son fils, Jean-Philippe, ayant repris sa suite à Haut-Brion)…, constaté avec rage -ou ironie- des plantations de vignes dans des territoires sans intérêt, où le maïs pousserait aussi bien (je connais, il en pousse, chez moi).

Du plus grand vin au plus abordable, on savoure donc, du nord au sud de cette entité des Graves, une variété importante de styles de vins. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2112 à 2001, confirment mon Classement, les valeurs sûres, où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, et à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité, notamment dans le millésime 2005, pour les rouges, où l’on peut tomber sur une véritable “confiture” au détriment de l’élégance. Les blancs 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 1998 ou 1997 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des beaux vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte.

Brigitte Dussert : et les appellations des Côtes ou Bordeaux Supérieur, pour lesquels vous avez tenu à créer des Classements, pour récompenser les efforts des hommes ?

 

Patrick Dussert-Gerber : dans ces appellations de Côtes, on peut acheter les millésimes 2012 à 2000, avec l’opportunité des excellents 2006 et 2004, même s’il y a de tout, de grands vins racés et d’autres cuvées issues de vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Les meilleurs vins se trouvent à Bourg et à Blaye, et les rares valeurs sûres des Premières Côtes sont incontournables. Castillon fait souvent des vins plus “modernes”.

Ce qui réunit ces appellations, c’est le manque de visibilité, le manque d’entrain, de communication, etc.

En Bordeaux Supérieur, les dégustations des millésimes 2012 à 2000 confirment le plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 2005, 2003, ou 2000, excellents actuellement.

Brigitte Dussert : et Sauternes, votre pêché mignon ?

Patrick Dussert-Gerber : j’avoue un faible, en effet, pour les vins liquoreux. Mais je me fais autant plaisir, sans jamais les comparer, avec un Bonnezeaux, un Gewurztraminer Sélection de GrainsNobles ou un Vin de Paille.

À Sauternes, il y a des styles de vins qui me séduisent plus que d’autres. Je privilégie la finesse au côté sirupeux, préfère la fraîcheur à la liqueur. Ici, le millésime 2007 est formidable, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2005 et 2003 certainement moins typés, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 1996, 1995 ou 1989, où l’on atteint le grand art. L’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis Cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucredes raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération. Nous allons également nous faire plaisir avec le 2011, bien plus qu’avez les 2012, voire 2010, assez délicats. Quant au 2013, les très rares vins savoureux vont se compter sur les doigts, même si ceux qui les ont réussis offriront des vins exceptionnels…

Brigitte Dussert : la Bourgogne vous est aussi très chère, non ?

 

Patrick Dussert-Gerber : c’est, depuis mes débuts, la région où j’ai le plus de plaisir à séjourner. J’aime la grande simplicité des Bourguignons, leur chaleur humaine et leur fidélité. Et puis, à part laLoire, dans un autre style, plus vif, plus minéral, quels autres vins blancs secs peuvent rivaliser avec ceux de Bourgogne, où la suavité se mêle à une explosion d’arômes apportées par ce fabuleux cépage Chardonnay ?

L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. J’apprécie ces vignerons talentueux et passionnés, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent justifiés, même s’ils remontent. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot Noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ? Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleursvins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vinsbourguignons. Globalement, les Grands crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.

En Bourgogne, aux côtés d’une belle séquence qui comprend les millésimes 2012 à 2009, le 2008 est assez délicat, le millésime 2007 très réussi, très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme le grand 2005, qui demande de la patience. Superbesbouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 1999, 1995 ou 1989, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 1999, 1997, 1989, ou 1985.

Brigitte Dussert : et le Champagne ?

Patrick Dussert-Gerber : c’est à une véritable explosion qualitative que nous avons assisté en 25 ans. Des dizaines de vignerons ont élevé des cuvées exceptionnelles, au grand dam de quelques “grandes” maisons, historiquement parlant, qui n’ont rien vu venir. Je le vois tous les jours : quelques anciens “seigneurs” n’acceptent pas que leurs cuvées soient dépassées, qualitativement, par celles de “simples” vignerons. Mon Classement en est le reflet, et cela ne fait pas plaisir à tout le monde.

Pourtant, un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, lesassemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence.

Je rappelle qu’il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands vinsClassés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands vins Classés) sont des cuvées deChampagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle. Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc. Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

Il y a de grandissimes bouteilles millésimées 2006, 2004 ou 2002 (le 2003 nettement moins passionnant, trop “rôti”) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables vins, millésimés ou non, à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autresappellations, et on comprend le succès mérité de la région.

Mon Classement est nettement remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade et d’autres qui font l’inverse… Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative.

Brigitte Dussert : le Languedoc vous séduit davantage ?

Patrick Dussert-Gerber : j’ai fait des dégustations superbes ces dernières années, qui sont venues confirmer les précédentes, globalement depuis 2005. Le contenant est tout aussi avenant, tant les efforts des vignerons se retrouvent aussi sur leurs bouteilles.

Il y a donc des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc,Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un bien beau rapport qualité-prix.

Il y a toujours des “vins de mascarade”, où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancstotalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruitsexotiques”.

Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.

Concernant les millésimes, en Languedoc, Les 2013 (superbes) à 2003 sont réussis. Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines renommées bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches.

Brigitte Dussert : en Provence, c’est le royaume du rosé…

Patrick Dussert-Gerber : on a -enfin- des rosés dignes de ce nom depuis une bonne dizaine d’années, avec une progression qualitative certaine, souvent au détriment des rouges, d’ailleurs. Les rosés reviennent donc à la tête de ce type de vin, et se font payer, aux côtés de blancs, dont certains sortent vraiment du lot.

Dans les trois couleurs, la corse est en grande forme : les rosés sont splendides, les blancs racés, les rouges savoureux, avec ce côté “italien”, c’est-à-dire suaves, voluptueux qui leur sied à merveille, bien au-dessus d’un bon nombre de rouges de Provence, souvent forts secsbarriques ou exagérations de concentration obligent.

Les Bandol sont des vins formidables. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Les rosés font aussi partie des meilleurs vins de France. Juste à côté, Cassis, avec ces blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables.

L’influence des millésimes est en effet beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série, de 2013 à 2003 (le 2002 étant nettement en-dessous).

Les Coteaux-d’Aix-en-Provence, appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, ont aussi fait beaucoup de progrès, tout particulièrement en rosés. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement moyen de 2 900 h par an. Les solssont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse. On apprécie aussi un bon nombre de Coteaux Varois, où l’on débouche des bouteilles de plus en plus séduisantes.

Et les terroirs ont aussi leur importance, ici. En Côtes-de-Provence, le vignoble prend naissance dans les Bouches-du-Rhône, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Accroché aux flancs de coteaux sur des “restanques”, ces terrasses aménagées par l’homme, ou bien isolé au milieu des pinèdes, et bénéficie de sols généralement pauvres en humus, perméables et caillouteux.

Mais, évidemment, il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni Blanc…), dans ces terroirs complexes,argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes lesappellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la corse, qui mérite d’être respectée à part entière.

Brigitte Dussert : vous avez plus de réticence avec le Sud-Ouest ?

Patrick Dussert-Gerber : peu de vignerons semblent motivés et intéressés pour envoyer leurs échantillons, tout spécialement en Bergerac et Gaillac, et on comprend mieux pourquoi on entend si peu parler de ces vins. Chacun fait ce qu’il veut, et il ne me semble pas nécessaire de faire le voyage à sens unique.

J’ai beaucoup apprécié les millésimes 2011, 2010 et 2009 en MadiranCahors et Jurançon, où les efforts accomplis depuis une dizaine d’années portent leurs fruits aujourd’hui. Certains Igp, comme les vins de Gascogne, gagnent également à être mieux respectés.

Néanmoins, on peut éviter les cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix incautionnable. Pour exemple, à Cahors, je me méfie des cuvées et des communications spéciales “Malbec”, qui mettent trop le cépage en avant, et de quelques vins de mode. Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas ici ou à Madiran ?

À quoi bon avoir des cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, la Négrette ou le Gros Mansengsi c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité. Particulièrement à Cahors ou à Madiran, mais aussi dans l’ensemble de ce grand vignoble, les millésimes 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2003 et 2001 sont des réussites, le 2007 se goûte bien. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique.

Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux(millésimes 2011, 2009, 2006, 2004, 2000, 1995 ou 1990). Toujours pas fan des “microcuvées” (enBergerac, à Cahors, à Monbazillac…), pas typées et à des prix incautionnables, les meilleursvignerons s’attachant ici à élever des vins racés.

Brigitte Dussert : vous avez débuté dans la Loire

Patrick Dussert-Gerber : et j’ai toujours soutenu ces vignerons de Sancerre, de Touraine, d’Anjouou de Saumur, où j’ai un bon nombre d’amis. Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à cessols différents, les uns plus spécifiques que les autres.

Il faut -hélas- regretter le manque de volonté d’un bon nombre d’appellations (AnjouTouraine) où les vignerons semblent n’accorder aucun sens à une communication, pourtant essentielle aujourd’hui. Sans parler du Muscadet, où l’on a l’impression que, pour certains, l’objectif est de… s’endormir.

Pourtant, ceux qui bougent (le Pays Nivernais en est le meilleur exemple) sont parvenus à hisser leurs vins dans les plus hautes sphères ! J’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. En AnjouSaumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crusde la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec desblancs très séduisants, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny.

Il suffit aussi de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé silex pour s’assurer de la typicité des vins. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin… À Quincycomme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, à Menetou-Salon ou à Cheverny, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée. Les cépages Chenin ou Sauvignon, pour les blancs, savent en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans mon Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur grande régularité qualitative.

Si le millésime 2012 n’est pas évident, en rouges, le 2011 tire son épingle du jeu, même si les quantités ne sont pas au rendez-vous. Les 2010 et 2009 sont superbes, gras, denses, très parfumés. Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou àSaumur, où les vins possèdent un réel potentiel d’évolution, des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtant très bien actuellement.

Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-LayonBonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (TouraineBourgueilSancerre…) au plus charnu (ChinonSaumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 1998 ou 1995). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003, 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2011, 2010, 2009, 2007, 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005, assez typé, intéressant.

Brigitte Dussert : un tour de France qui se termine par la Vallée du Rhône…

Patrick Dussert-Gerber : voilà un autre bel exemple de la race des terroirs, non ? Prenez Châteauneuf-du-Pape où le terroir se caractérise principalement par un sol extrêmement ingrat composé de gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, qui fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation en lui renvoyant pendant la nuit l’intense chaleur qu’ils ont emmagasinée pendant le jour. Les vins blancs offrent un bouquet floral duquel s’échappent des parfums de fleur de vigne, de lis ou de narcisse. Les rouges sont de couleur intense, puissants, de garde, et n’ont pas besoin d’artifices œnologiques pour être au sommet.

Mais la richesse de la région, ce sont aussi les appellations moins connues qui bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité formidable : Beaumes-de-VeniseVinsobres, Cairanne…

Pour les millésimes, de 2013 à 2009, on est sûr de se faire plaisir, le 2008 est décevant, le 2007 remarquable, peut-être supérieur au 2006. Les 2005 et 2003 sont très mûrs, le 2004, très classique, le 2002, très difficile à maîtriser. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 2005, 1998, 1995 ou 1990.”

Accord mets et vins : Vin et Soupes – Potages

Les soupes et potages, compte tenu de leur consistance, ne nécessitent à priori pas de vins. On distinguera tout de même les différents types de soupes et potages : à base de légumes, de poissons, de légumes secs ou encore de viandes. Si vous désirez marier un vin à votre soupe ou potage, il convient de respecter certaines règles.

Quel vin avec une soupe de légumes frais 

Les soupes de légumes frais où dominent les odeurs de légumes n’appellent aucun vin. La verdeur des légumes exacerberait les tanins des vins rouges et donnerait un goût métallique aux vins blancs. Le meilleur accord restera encore et toujours un bon verre d’eau.

Quel vin avec une soupe de légumes secs 

Les soupes de légumes secs où dominent la sensation onctueuse des farineux et leurs odeurs particulières permettent des accords mets vins si le potage est épais. On servira alors des vins rouges légers comme des appellations du Val de Loire tels qu’un Anjou, un Sancerre ou bien des vins de Bourgogne tels que Mâcon-Villages, Bourgogne Grand Ordinaire ou tout simplement un Beaujolais nouveau. Pensez aussi aux vins de Pays comme ceux de L’Ardèche, du Centre Loire ou encore de l’Hérault.

Quel vin avec une soupe de poisson

Les soupes de poisson où domine le parfum de la mer appellent des vins blancs secs ou des vins rosés aromatiques. Pour les vins rosés, choisissez des vins de L’appellation Marsannay en Bourgogne, un Côte de Toul ou encore d’Anjou. Pour des vins blancs, orientez-vous vers des appellations provençales telles que Côtes de Provence, vin de Corse Blanc ou bien Picpoul.

Quel vin avec une soupe de viande

Les soupes de viandes où domine le parfum de la viande salée et grasse demandent des vins rouges jeunes tanniques. Le choix des appellations est vaste, on pense à des vins du Bordelais tels que des Médocs comme un Saint-Estèphe ou un Pauillac ou des vins plus rustiques du Sud-ouest comme des irouléguy, Tursan, Madiran et Cahors dans leur jeunesse.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

Accord mets et vins : Vin et Volailles

Poulets, pintades, pigeons, canard, et dindes, appellent une multitude d’accords mets et vins. La volaille est véritablement le trait d’union entre les vins rouges et les vins blancs. En plus du jeu des textures et des goûts, on peut s’intéresser au jeu des couleurs entre la chair de la viande et la robe des vins. Cependant, on évitera de servir des vins rouges trop tanniques ou des blancs très boisés qui risquent de trop s’imposer face au plat servi.

Quel vin avec les volailles rôties 

Avec les volailles rôties, présentez des vins rouges élégants et souples. On pense tout de suite à des vins faits à partir du cépage Pinot noir tels que le Pinot d’Alsace. Optez pour des grands vins de Bourgogne comme des Mercurey, Marsannay ou autre Passetoutgrain issus des cépages Gamay et Pinot noir mais aussi aux vins du Beaujolais. Le poulet rôti, à la chair fondante en bouche et légèrement sèche, accompagné de ses pommes de terres à la peau craquante, ira très bien avec un vin gouleyant comme un Chiroubles. On raisonnera de même pour la dinde qui est plus une volaille réservée pour les fêtes. Avec un pigeon rôti à la viande délicate et juteuse, on pourra accorder des vins rouges jeunes sur le fruit et aux tanins peu marqués comme les vins rouges de Sancerre ou de Chinon mais aussi un Givry de Bourgogne.

Quel vin avec les volailles braisées

Une pintade au chou a un goût envahissant. On choisira des vins rouges souples en bouche et pouvant développer des notes évoluées de sous-bois mais aussi sauvages avec l’âge comme un Saumur-Champigny en Val de Loire, un Lirac dans la vallée du Rhône ou encore un Côtes de Castillon dans le Bordelais. Il faut suffisamment de puissance pour équilibrer l’odeur du chou de la pintade par exemple. On retiendra comme accord mets et vins agréable, la dinde braisée et un Côte-du-Rhône Village Cairanne.

Quel vin avec les volailles mijotées 

Souvent ces plats sont accompagnés de sauces crémeuses grasses et odorantes ou bien des sauces au vin. Les recettes les plus connues sont le poulet à la crème et le coq au vin jaune. Libre à vous de choisir un vin blanc ou un vin rouge. Les vins blancs choisis devront être suffisamment gras et aromatiques au caractère bien trempé élevés en fûts de chênes tels un Minervois, un vin de Chardonnay du Languedoc ou un grand blanc de la Côte de Beaune comme un Meursault ou encore un vin blanc du Jura issu du cépage blanc Chardonnay. Si vous optez pour des vins rouges, choisissez-les aux tanins patinés pour un accord voluptueux avec la viande. Certains vins rouges de Bordeaux comme des Côtes de Bordeaux iront très bien ainsi que des vins de Pessac Léognan de quelques années.

Quel vin avec le canard 

Le canard qu’il soit confit, servi en cassoulet ou en magrets, peut privilégier l’accord plutôt régional. Des vins du Sud-ouest conviendront à merveille comme un Madiran ou un Cahors aux tanins accrocheurs dans leur jeunesse. Ils équilibreront le gras du confit ou la graisse du canard pour un accord par complémentarité gras/tanins. Si vous préférez un accord ton sur ton, optez pour des appellations comme Fronton, Gaillac ou encore Bergerac qui sont des vins rouges moelleux en bouche. Les recettes originales ; les aiguillettes de Canard sauce cassis avec un Fronton rouge, le magret de canard aux poires, miel et gingembre avec un vin blanc liquoreux comme un Sauternes.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

Il est indéniable que, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux et que l’on a la volonté de conserver son authenticité, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”. Les voici.


Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l’année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions…) et peuvent donc être différents de ceux du Guide « papier », qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

 

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
BOVILA
LA COUTALE
CROZE DE PY
FAMAEY
GAUTOUL
LAVAUR
TRIGUEDINA

BOUT DU LIEU
CAMINADE
HAUTE-SERRE
NOZIÈRES
PAILLAS
SOULEILLAN

PASSELYS*
PELVILLAIN
REYNE

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
GRAND-JAURE (P)
PÉROUDIER (BI)
LA PLANTE

COURT-LES-MÛTS
HAUT-FONGRIVE
HAUT-LAMOUTHE
MOULIN-POUZY (M)
POULVERE
VIEUX TOURON (M)

CLOS DU BREIL
CROIX BLANCHE (BI)
LAROQUE (BI)
PUY SERVAIN (HM)

GAILLAC
BOURGUET
LECUSSE (Bl)
PIALENTOU (BI)

BOUSCAILLOUS (BI)
L’EMMEILLÉ
LABARTHE

ADELAÎDE
SARRABELLE
VALIÈRE

MADIRAN
JURANCON

BARRÉJAT
Cru LAMOUROUX (J)
PICHARD

BORIES
BURGUÉ-SÉRÉ (J)
CUQUERON
MONTAUD
PARADIS
ROUSSE (J)
SERGENT
VIELLA

HUSTE (J)
LAFITTE-TESTON

AUTRES APPELATIONS 

VIGNERONS BUZET (Bt)

GENSAC
POUYPARDIN (G)

BRANA (I)
HAILLE (IGP)
HERREBOUC
CAVE IROULÉGUY (I)
JOY (IGP)
LESCURE (F)
MALARTIC (IGP)
PLAISANCE (F)
SAINT-GUILLHEM (F)
VOIE BLANCHE (VP)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
(EUGÉNIE*)
MAISON-NEUVE*
PECH DE JAMMES

ARMANDIÈRES

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
(MOULINS de BOISSE*)
TIREGRAND (P)

BERTRANOUX (P)
(LA BORDERIE (M))

MAINE-CHEVALIER
HAUTS DE CAILLEVEL
PANISSEAU (BI)

GAILLAC
GRAND CHÊNE*

CASTEL de BRAMES
LACROUX
RHODES

MADIRAN
JURANCON

(Cru LAROSE (J))

Prod.PLAIMONT (BI)

AUTRES APPELATIONS 

CAVE DE DONZAC

MAGNAUT
MAURIGNE (Sa)*
MIRAIL
(PELLEHAUT)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CAHORS
(TROTTELIGOTTE*)
BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
PIQUE-SÈGUE
(ROQUES-PEYRE*)
GAILLAC
MADIRAN
JURANCON
Prod. JURANÇON (J)
AUTRES APPELATIONS 

(CAVE FRONTON (F))

 

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ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

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L’histoire des vins du Sud-Ouest

À la fin de l’Empire romain, au ive siècle de notre ère, les vignes s’étaient répandues à peu près dans toutes les régions, mais les grandes invasions n’arrangèrent pas les choses et l’agriculture vinicole en souffrit particulièrement.

Les vins de Gaillac (sur la photo, Mogens N. Olesen du Château Lecusse), en pleine ascension, sont au XIIe siècle vendus plus cher. Ils ne craignent donc pas l’imposition de taxes élevées. De Bayonne ou de Dax transitent vers l’Angleterre les vins de la région : Bergerac, Cahors, Gaillac, Pamiers, mais Bayonne ne peut suivre l’extension prise par La Rochelle et, de ce fait, ne participe pas aux larges profits que celle-ci connaît. En 1215, Jean Sans Terre autorisa les habitants de Bayonne à “s’organiser en communes”, et en 1351 Édouard III les gratifia d’avantages liés au transport et à la vente de leurs vins en Angleterre. Cela eut pour effet un accroissement du commerce vers la Grande-Bretagne.

Actualité du vignoble
Classement Sud-Ouest Perigord 
Tout savoir sur le vignoble

Les Chartreux ont laissé à Cahors le souvenir de leur passage. Fondé en 1328, leur monastère cultivait des vignes dont le vin était particulièrement prisé. De grands hommes l’ont savouré, dont Alexandre Dumas et Ingres.

Quant au Jurançon, produit dans la province de Navarre, sa célébrité fut assurée en 1553, lors de la naissance d’Henri, futur Henri IV. On raconte que son père, Antoine de Bourbon, grand amateur de Jurançon, le baptisa avec ce vin pour lui assurer force et vigueur. Henri iv sembla avoir conservé un bon souvenir de ce baptême puisqu’il continua à se faire livrer au Louvre le premier vin qu’il ait goûté. Peut-être le bon roi Henri doit-il à ce baptême particulier courage, vaillance et bonne humeur qui l’ont accompagné tout le long de sa vie. Le Jurançon a été, aussi, le vin des souverains d’Aragon et de Béarn. Les marins anglais venaient le chercher à Bayonne, les Hollandais le faisaient voyager jusqu’aux pays scandinaves. D’autre part, pour sceller le traité d’union de Kalmar, les délégués de la Suède, de la Norvège et du Danemark sortirent des caves du palais quelques vieilles bouteilles de Jurançon.

 

Millesimes
Vins du Siècle

LE TOP DES VIGNERONS DU SUD-OUEST

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Château BARRÉJAT
Domaine des BORIES
Château BOURGUET
Domaine des BOUSCAILLOUS
Domaine Le BOUT du LIEU
Domaine BRANA
Domaine BURGUÉ-SÉRÉ
Château LA CAMINADE
Le CLOS du BREIL
La COMPAGNIE des VINS
Clos la COUTALE
Château de CUQUERON
Manoir de l’ÉMMEILLE
Château EUGÉNIE
Château FAMAEY
Château GAUTOUL
Château de GENSAC
Domaine du GRAND JAURE
Domaine de la HAILLE
Château HAUT-FONGRIVE
Château HAUT LAMOUTHE
Château de HAUTE-SERRE
Domaine de HERREBOUC
La Cave IROULÉGUY
Domaine de JOY
Domaine de LABARTHE
Cru LAMOUROUX
Clos LAPLUME
Château LAROQUE
Domaine de LAVAUR
Château LECUSSE
Domaine de LESCURE
Domaine de MALARTIC
Château de MERCUÈS
Domaine MONTAUT
Domaine de MOULIN-POUZY
Château NOZIÈRES
Château PAILLAS
Château PECH DE JAMMES
Château PÉROUDIER
Domaine du PIALENTOU
Domaine PICHARD
Château PLAISANCE
Château La PLANTE
Château POULVÈRE
Domaine de POUYPARDIN
Château PUY SERVAIN
Château des ROCHES
Château de ROUSSE
Domaine de SAINT-GUILHEM
Domaine SERGENT
Domaine du SOULEILLAN
Clos TRIGUEDINA
Domaine de La VALIÈRE
Château de VIELLA
Château VIEUX TOURON
Les VIGNERONS de BUZET
Domaine de VINSSOU
Domaine de la VOIE BLANCHE

Coups de cœur Millesimes


Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.
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Rôti de porc

 

Château LA ROSE SARRON

Château LA ROSE SARRON 

(GRAVES)
Philippe Rochet

33210 Saint-Pierre-de-Mons
Téléphone :05 56 76 29 42
Télécopie : 05 56 63 52 31
Email : contact@la-rose-sarron.com
Site : www.la-rose-sarron.com

L’histoire viticole de cette propriété, datant du XIXe siècle, commence il y a 25 ans. Ce domaine est racheté en 1985 par les Vignobles Roland Belloc et entièrement replanté. C’est actuellement Philippe Rochet aidé par ses deux enfants Damien et Anaïs qui veille à la pérennité du vignoble. Ce domaine s’étend sur 35 ha, dont 25 ha de Graves rouge (5 ha destinés à la production de la Cuvée Damien, élevé 12 mois en fûts de chêne) et 10 ha deGraves blanc dont 2 ha destinés à la production de la Cuvée Anaïs, vinifié et élevé 9 mois enfûts de chêne. “Le millésime 2012 a connu un cycle très long, nous raconte Philippe Rochet, beaucoup de pluie au printemps, donc la floraison a été lente et étalée. À l’arrivée, les grappes étaient très hétérogènes, et il a fallu étaler les vendanges. Nous avons fait des choix pour une maturité optimum et le résultat est au rendez-vous. Les rendements sont bien sûr inférieurs à la normale, surtout en blanc, mais la récolte est très qualitative. La saison a été très difficile au niveau cultural, il fallait être vigilant quant à l’état phytosanitaire, par rapport aux conditions climatiques et à la forte pression maladive. C’est encore un millésime de vigneron qui a demandé beaucoup de travail. Les blancs sont un peu différents de ce que je fais d’habitude, surtout les Sauvignons, mais c’est parfumé.?Pour les rouges, il est encore un peu tôt, c’est prometteur, le vin est à l’élevage en barriques. Notre 2011 est très aromatique, très fruité, on a des arômes de cerise bien mûre.?En bouche, on retrouve ce fruit très caractéristique de nosvins, c’est vraiment un très bon millésime. Actuellement, je commercialise encore le 2008, et le 2009 en Cuvée Damien, des vins très flatteurs, le 2010 est superbe ! Un grand millésime qui s’affine encore à l’élevage.” C’est vrai que ce Graves rouge Cuvée Damien 2010 est remarquable, d’une couleur profonde, riche et subtil à la fois, complet, avec des tanins soyeux, parfumé (prune, poivre), d’une très belle finale en bouche, d’excellente évolution. Le Gravesblanc Cuvée Anaïs 2009, médaille d’Argent au concours des Vignerons Indépendants, est gras, subtil et suave, très élégant, d’une jolie finesse, très harmonieux en finale avec des nuances de noix fraîche et de citron. Joli Gravesblanc La Rose Sarron 2011, finement bouqueté avec des notes de noisette, avec un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et lefruité. Excellent Graves rouge 2009, charpenté, élégant, aux tanins denses, tout en bouche, légèrement épicé, bien bouqueté, avec des notes de fruits mûrs.
Domaine de L'AMAUVE

Domaine de L’AMAUVE 

(CÔTES DU RHÔNE ET VILLAGES)
Christian Vœux
Chemin du Jas
84110 Séguret
Téléphone :04 90 46 82 81 et 06 10 71 26 72
Télécopie : 04 90 65 17 12
Email : contact@domainedelamauve.fr
Site : www.domainedelamauve.fr

Une exploitation familiale de 12 ha. Christian Vœux, œnologue de formation, est un homme de terrain qui a été maître de chai du Château Mont-Redon durant 25 ans. Il a repris ce vignoble en 2005, à la retraite de ses parents. Tout ici se fait en harmonie avec la nature et ce qu’elle offre dans le respect de l’environnement. La culture de la vigne y est traditionnelle avec travail du sol et limitation des traitements phytosanitaires selon les règles de l’agriculture raisonnée. La limitation du rendement est naturelle dans les vieilles vignes, toutefois, afin d’assurer une meilleure régularité, le vignoble est enherbé un rang sur deux. Dans les jeunes vignes, l’enherbement n’a pas un effet suffisant, aussi, la Vendange En Vert est pratiquée comme moyen de sélection des grappes et de contrôle du rendement. Comme on les aime, cet CDR-Village Séguret Réserve 2010, à dominante de Grenache, complétée par de la Syrah, élevage 12 mois pour partie en fûts de chêne et en cuves, est bien typé, dense, charnu, aux senteurs de mûre et de prune, d’excellente évolution. Le CDR-Villages Laurances rouge 2010 est de couleur cerise soutenu, aux arômes puissants de fruits cuits et de sous-bois, aux tanins fermeset fondus à la fois. Tout en délicatesse, le CDR-Villages La Daurèle blanc, aux arômes bien présents de fruits jaunes mûrs, nuances de chèvrefeuille, un joli vin finement bouqueté et parfaitement vinifié, parfait sur une escalope de veau. Il y a encore l’IGP de Vaucluse rouge 2010, un bel équilibre du Grenache et de la Syrah, au nez de cassis et de framboise avec des notes poivrées, un vin classique de ses cépages.

Rôti de porc aux herbes

Château Les GRAVES

Château Les GRAVES 

(BLAYE)
Scea Pauvif

33920 Saint-Vivien-de-Blaye
Téléphone :05 57 42 47 37
Télécopie : 05 57 42 55 89
Email : info@cht-les-graves.com
Site : www.cht-les-graves.com

Une propriété familiale depuis 4 générations, et un vignoble de 20 ha de vignes en culture traditionnelle, avec un souci de modernité. Beaucoup de soins sont apportés à la préparation des vignes (effeuillage et éclaircissage, vendanges manuelles pour les raisins blancs et les rouges des meilleurs coteaux, vinifications traditionnelles…). Le tout explique ce Blaye Côtes de Bordeaux 2010 élevé en fûts de chêne, aux tanins bien enrobés, classique, mêlant rondeur et charpente, de bouche concentrée, aux arômes de griotte confite et de sous-bois. Le 2009, decouleur soutenue, est très parfumé, aux tanins soyeux et fermes à la fois, au nez subtil dominé par le cassis mûr, de très bonne garde comme le 2008, intense au nez comme en bouche, très parfumé (groseille, humus) et persistant, d’un bel équilibre.

Château la VARIÈREBONNEZEAUX Château la VARIÈRE

Château la VARIÈRE 

(BONNEZEAUX)
Jacques Beaujeau

49320 Brissac-Quincé
Téléphone :02 41 91 22 64
Télécopie : 02 41 91 23 44
Email : chateau.la.variere@wanadoo.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Je suis très attaché au fait de planter le cépage adéquat au terroir, nous explique Jacques Beaujeau. Par exemple, aux Melleresses, en Bonnezeaux, les vignes sont plantées à flanc de coteaux plein sud, les raisins de nos liquoreux sont couverts des brouillards du matin, avant d’être réchauffés par le soleil de midi. La pourriture noble se nourrit, comme il fait chaudl’après-midi, de l’humidité du matin et déshydrate ainsi le raisin, lui donnant une concentration en sucre importante. Nous avons la chance au Château La Varière d’avoir de superbes terroirs (Les Melleresses, les Guerches, la Division, Le Savetier…).” On comprend mieux cet exceptionnel Bonnezeaux Château La Varière 2010, un vin très fin et très élégant avec beaucoup de fraîcheur tout en aillant une belle sucrosité, des Vins très équilibrés bien soutenus par une acidité nécessaire. Superbe 2009, médaille d’Or au concours général Agricole Paris 2010, un vin onctueux et persistant, aux notes complexes (rose, pain grillé, acacia…), très équilibré, fondu, degarde comme cet autre Bonnezeaux Les Melleresses 2010, tout en richesse d’arômes avec cette bouche veloutée et très persistante, un vin d’une jolie robe dorée, au bouquet présent, de charpente solide, de bonne bouche fruitée, qui mérite aussi d’être attendu. Superbe Quarts de Chaume Les Guerches 2010, racé, qui mêle souplesse et densité, un vin très parfumé, très savoureux, frais etonctueux à la fois, aux notes florales intenses, de bouche profonde, d’évolution lente. Savoureux Coteaux-de-l’Aubance Clos de la Division 2010, ample et distingué, de robe dorée, d’une grande finesse, au nez de fleurs et de petits fruits secs, très suave au palais, un vin particulièrement séduisant par sa distinction d’arômessouple et persistant. Le Saumur-Champigny Domaine de La Perruche 2010, d’une belle couleur, dégage beaucoup de corps tout en conservant une grande souplesse, un beau vin généreux, avec des notes caractéristiques de fraise des bois et de sous-bois. L’Anjou-Village-Brissac La Grande Chevalerie rouge 2009, élevage de 16 mois en barriques neuves, est très équilibré, aux tanins bien fermes, au nez où dominent la framboise et les sous-bois, avec des nuances de poivre et de mûre, classique, corsé, riche. Goutez l’Anjou Blanc Dry Clos de la Division 2009, élevé 18 mois en barriques. “Ce sont les premières grappes bien mûres exposées plein sud que l’on cueille pour ce vin Blanc, précise Jacques Beaujeau, les autres grappes sont laissées sur pied et seront vendangées plus tard par tris successifs au fur et à mesure que le grain noble va s’installer, ce qui donne nos fameux Coteaux De L’aubance. On se fait tout autant plaisir avec le Coteaux-du-Layon Château La Varière 2011, tout en onctuosité, aux nuances d’abricot et de pain grillé, d’un bel équilibre, liquoreux et vif à la fois, aux senteurs persistantes de fruits confits et d’une très jolie finale. “Le 2011 est un très beau millésime qui a une profondeur remarquable, nous dit Jacques Beaujeau. Nous avons obtenu une maturité phénolique très intéressante en Val de Loire et nos Vins évoluent vite dans le soyeux ce qui plaît beaucoup. Nous avons beaucoup de chance en Loire avec cette succession de très beaux millésimes, en 2011, l’arrière-saison si chaude et ensoleillée, pour nous, cela a été formidable, le 2011 a été une très belle année pour le Château La Varière.” Très joli Cabernet-d’Anjou, très représentatif de son appellation, et un Saumur-Champigny Clos de Chaumont 2009, riche, aux tanins très élégants, d’une belle finale, aux senteurs de griotte, de mûre et d’épices, un vin, bien sûr, d’excellente évolution.

 


Vins du siècle

Rôti de porc aux pommes de terre

Château CROZE de PYSCAHORS Château CROZE de PYS

Château CROZE de PYS 

(CAHORS)
Scea des Domaines Roches

46700 Vire-sur-Lot
Téléphone :05 65 21 30 13
Email : chateau-croze-de-pys@wanadoo.fr
Site : www.chateaucrozedepys.com

Une famille de vignerons depuis 1773. Le vignoble, depuis janvier 2002, s’est engagé dans une démarche de certification dans le cadre du Référentiel QUALENVI (QUALité, ENvironnement, VIgneron, Indépendant). “Le terroir, précise-t-on, se caractérise par une association d’alluvions anciens et modernes : les alluvions anciens de la vallée ont été arrachés par le Lot au socle primaire du massif central; elles sont faites de galets de quartz et de sable ferrugineux mêlés d’argile mais surtout de silice, dont on sait l’influence sur la finessedu vin. Elles sont souvent recouvertes d’éboulis du Causse et accumulées en monticules qui forment des terrasses et des coteaux allongés, toujours bien drainant et le plus souvent exposés au sud. Les alluvions modernes plus près de la rivière restent très favorables à lavigne, car le limon de surface recouvre une épaisse couche de graviers et de sable.” “Le millésime 2012 est une année relativement difficile sur le plan cultural, précise Jean Roche, avec un début de saison humide et destempératures irrégulières. La floraison s’est étalée sur une quinzaine de jours. Nous avons subi une forte pression au niveau des maladies qui a demandé beaucoup de vigilance. Nous avons commencé les vendanges le 8 octobre, c’est-à-dire à peu près au moment où nous aurions terminé en temps normal, nous avons choisi d’attendre un maximum pour obtenir une maturité optimale, et nous avons rentré une belle qualité de raisins. Il faut dire que depuis 3 ans nous pratiquons l’analyse foliaire toutes les 3 semaines, ce qui nous permet de prévenir les éventuelles carences de la vigne, et nous a notamment aidé pour éviter la coulure. Une méthode qui a été extrêmement profitable tout au long du développement. En définitive je suis plutôt satisfait, la vendange était saine, et les quantités sur l’exploitation sont quasiment normales. En résumé, une année très technique tout au long du cycle qui a demandé beaucoup de travail à la vigne. Les vinifications se sont déroulées sans problème. On a beaucoup de fruit, des degrés moindres (autour de 13°), ce qui n’est pas un mal car nous avons passé quelques millésimes avec des degrés très élevés. Je suis assez optimiste sur ce millésime. En ce qui concerne le 2011, je commencerai les premières commercialisations vers le mois d’avril, c’est une année exceptionnelle. On avait des vins très riches en alcool, qui sont déjà extrêmement agréables, d’une grande souplesse, avec des tanins bien fondus, la nature en 2011 avait vraiment bien fait les choses.” En attendant, il y a ce Cahors Prestige 2009, purMalbec, délicieux, harmonieux, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, de robe grenat, au bouquet intense (notes de sous-bois et de griotte mûre), de bouche ronde mais riche, de belle évolution et très abordable. Le Cahors Malbec 2010, est parfumé et bien corsé, avec des notes de sous-bois et de cerise mûre, de bouche ample. Belle cuvée Révélation 2009, 100% Malbec,raisins issus de sélection parcellaire dont le rendement est limité à 35 hl/ha, vendange égrappée, vinification en cuves inox thermorégulées, élevage 12 mois en fûts de chêne neufs, un vin généreux, persistant en bouche, avec ce nez complexe où dominent la mûre, la groseille et l’humus, associant puissance et finesse, aux tanins riches.
Château de PANIGON

Château de PANIGON 

(MÉDOC)
Georges Dadda

33340 Civrac-en-Médoc
Téléphone :06 86 18 63 85
Télécopie : 05 56 41 37 00
Email : dwl.france@orange.fr

Fidèle à lui-même, le Médoc Cru Bourgeois 2010, de couleur soutenue, aux notes de cassismûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, est riche et savoureux en bouche, concentré, parfumé, d’excellente évolution. Le 2009 a récolté pas moins de quatre médailles dont une d’Argent au concours général Agricole Paris 2011, et une d’Or au ShanghaïWine Compétition, 12 à 18 mois 100% en barriques dont 33% de neuves, de couleur rubis sombre, riche et structuré, au nez épicé, aux tanins présents qui commencent à peine à se fondre, très équilibré, riche et charnu. Beau 2008, médaille de Bronze au DecanterAwards, ainsi qu’au concours International de Mâcon,corsé, intense en couleur comme en arômes, qui fleure bon les fruits mûrs et la réglisse, finement tannique. Le 2007 est charnu, auxtanins harmonieux, avec des nuances de fruits surmûris et d’épices, de belle couleur cerise noire, riche et velouté au palais avec de la personnalité. Goûtez le Médoc Château Amour 2010, élevage de 6 à 8 mois 100% en barriques, coloré et parfumé (pruneau, violette), alliant rondeur et structure en bouche, séveux, de bonne charpente. Le 2009, médaille d’Argent au Win Event Hong-Kong 2011, est de jolie robe grenat, charpenté, de bouche persistante, au nez de fruits mûrs, avec des tanins souples et très équilibrés, d’une jolie finale. Très agréable Rosé de Panigon, aux notes de framboise, de bouche florale et fruitée, tout en harmonie.

Rôti de porc mariné au vin blanc

Scev André DEZAT et Fils

Scev André DEZAT et Fils 

(POUILLY-FUMÉ)

Rue des Tonneliers Chaudoux
18300 Verdigny
Téléphone :02 48 79 38 82
Télécopie : 02 48 79 38 24
Email : dezat.andre@terre-net.fr

Au sommet. La famille est l’une des plus anciennes familles vigneronnes du Sancerrois. On la retrouve dans les archives dès 1550. André Dezat reprend en main le vignoble familial en 1948 et s’implique activement dans la promotion des vins de Sancerre. Dans les années 1970, ses fils Louis et Simon le rejoignent. Le domaine se modernise de part ses installations nouvelles, il prend un nouvel élan, notamment dans la production de vins de Sancerre et de Pouilly Fumé Plus récemment, Arnaud et Firmin, les petits fils, font leur entrée dans l’entreprise familiale. “En 2012, nous dit Simon Dezat, nous avons eu un début de printemps assez sec, ensuite humide fin mai et courant juin, vraiment du mauvais temps, puis de la mi juillet à fin septembre très sec, ce qui a été très profitable pour la vigne. En fin de cycle, en septembre, juste un peu de pluie qui a fait du bien car nous étions à la limite de la sécheresse. On ne pouvait pas le croire en juin, mais là, nous avons une année formidable. Les volumes sont corrects, un peu plusfaibles en rouge car nous avons eu un peu de coulure, surtout pour les cépages précoces comme les Pinots. Pour les blancs, même précoces, nous avons eu un volume de récolte dans la moyenne. Je pense que la qualité sera très bonne, certainement supérieure à 2011. Nous avons pu vendanger à partir de fin septembre-début octobre dans de très bonnes conditions. La première semaine d’octobre était très belle, et nous a permis d’attendre une parfaite maturation. Dans notre région, on s’estime beaucoup plus chanceux que d’autres, qui ont subi gel, grêle et forte pression maladive. Les vinifications ont été assez linéaires, et nous aurons des vins bienaromatiques. On avait des degrés naturels assez élevés entre 12,5° et 13,5°, ce qui est bien. Nous ne cherchons pas la surmaturation pour avoir des degrés trop forts. C’est un peu tôt pour en parler avec précision, mais mon fils vient de faire une dégustation, nous sommes sur des vins très fruités, très expressifs, avec du corps et de la rondeur, de la matière. Actuellement, nous commercialisons les 2011, des vins gourmands, agréables, classiques de notre région. Ils donnent une satisfaction immédiate et il faut les apprécier dans leur jeunesse, des vins très plaisants mais pas dans la lignée des grands millésimes, il faut justement des vins comme 2011 pour permettre d’attendre les autres. En dégustation, chaque millésime trouve sa place.” Un grand coup de cœur avec le Pouilly-FuméDomaine Thibault 2011, pur Sauvignon sur sol de caillottes et de marnes kimméridgiennes, élevé en cuves Inox, un vin de belle robejaune d’or, au nez de fleurs blanches (aubépine, lis), bien caractéristique de ce beau millésime, avec de la vivacité et cette note de fumé bien spécifique en finale. Remarquable Sancerre blanc Les Celliers Saint-Romble 2011, sol de silex, au nez fleurisuave et puissant, d’une très belle persistance aromatique en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, très équilibré. Excellent Sancerreblanc, marqué par le Sauvignon qui lui donne cette fraîcheur en finale, au nez d’amande et de coing, typé, vraiment agréable.
    Accord vin proposé :

  • Juliénas (Rouge)
    Domaine du GRANIT DORÉ<br /><br /><br />
Earl Georges et Vincent ROLLET

    Domaine du GRANIT DORÉ Earl Georges et Vincent ROLLET 

    (JULIÉNAS)
    Earl Rollet
    Domaine du Granit Doré La Pouge
    69840 Jullié
    Téléphone :04 74 04 44 81
    Télécopie : 04 74 04 49 12
    Email : rollet-g@wanadoo.fr
    Site : www.domainedugranitdore.com

    “Toutes nos vignes sont en coteaux, de ce fait tous les travaux de la vigne se font manuellement, précise-t-on. Cela représente beaucoup d’heures de travail dans la vigne, mais favorise une meilleure observation tout au long de l’année sur les différentes évolutions de la végétation.” Un vrai coup de cœur pour le Juliénas Vieilles vignes 2011, qui est le fruit d’une sélection parcellaire des vignes les plus anciennes (plus de 50 ans), vinification longue et élevage en foudres de bois, un vin de robe violacée, parfumé (cassis, poivre et violette), puissant au nez comme en bouche, savoureux, aux tanins fermes et soyeux à la fois, persistant et d’excellente évolution. BeauJuliénas cuvée 4 Cerisiers 2009, médaille d’Or au concours international du Gamay 2012, une cuvée qui a bénéficié d’un élevage de 24 mois en fûts, de belle couleur, un vin ample, corsé, aux tanins enrobés, très harmonieux, complet, dominé par le cassis et les sous-bois. Le Juliénas Beauvernay 2010 (nouveau nom de la cuvée Tradition qui porte désormais le nom du lieu-dit de production), parfumé, aux tanins fermes et ronds à la fois, de bonne bouche, de grande charpente, de couleur pourpre, où dominent les épices et les pruneaux. Joli Beaujolais-Villages cuvée Les Colombiers blanc 2011, médaille d’Argent au concours des grands vins du Beaujolais2012, (Chardonnay), qui, comme le faisaient les anciens, porte le nom de son lieu-dit, un vin classique et parfumé, au nezcaractéristique de tilleul et d’amande, qui allie rondeur et nervosité. La nouveauté, le gîte en roulotte, une idée originale de Marie-Laure et Vincent pour faire connaître la région.
  • Vins du siecle
    Vins du siècle
  • Rôti de porc boulangère
Claude BERGER

Claude BERGER 

Olivier et Claude Berger
6, rue de Riquewihr
68630 Mittelwihr
Téléphone :03 89 47 90 79
Télécopie : 03 89 47 81 02
Email : alsace@vins-berger.com
Site : www.vins-berger.com

Un domaine de 7 ha (57 parcelles) et un vigneron attaché à l’enherbement de ses vignes qui améliore la structure du sol par l’apport de matières organiques. Remarquable Gewurztraminercuvée Passion 2011, puissant et bouqueté, très séduisant par sa structure et sa persistance d’arômessec et persistant en bouche, parfait sur une langouste grillée. Excellent Rouge d’Alsace Pinot Noir cuvée Tradition 2011, de bouche charnue, tout en structure et parfums, ample et persistant qui fleure toujours les fruits frais (framboise, griotte…). Beau Pinot Grisl’Excellence du Terroir 2010, de belle robe doré brillant, très finement épicé, subtil et suave en bouche, très élégant, d’une jolie persistance. Goûtez le Pinot Blanc 2011, avec ces reflets vertstypiques, aux notes de noisette fraîche, d’une jolie finesse, avec cette pointe de fraîcheur et de fruité, très persistant au nez comme en bouche. Le Riesling cuvée Passion 2010 est puissant et corsé, bien typé, tout en fruits avec une pointe de minéralité qui fait tout son charme, un vin qui procure un plaisir immédiat. Remarquable Gewurztraminer vendanges Tardives 2009, puissant au nez comme en bouche, aux notes discrètes de citron confit et de fleurs blanches, d’une grande fraîcheur en bouche, d’un grand classicisme, tout enfinesse aromatique (noisette, brioche) en finale.

Rôti de porc aux pommes

    Accord vin proposé :

  • Alsace Riesling (Blanc sec)
    Charles et Dominique FREY

    Charles et Dominique FREY 

    4, rue des Ours
    67650 Dambach-la-Ville
    Téléphone :03 88 92 41 04
    Télécopie : 03 88 92 62 23
    Email : frey.dom.bio@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/freydombio
    Site : www.vinsfreybio.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Leur fils Julien a rejoint le domaine. “Notre domaine familial, nous dit Dominique Frey, cultive 13 ha de vignes sur 3 communes. C’est avec mon grand-père Joseph et mon père Charles que la vente en bouteilles commença. En 1997, nous avons décidé de passer l’exploitation en culture biologique sous contrôle Ecocert. Depuis 2001, nous pratiquons la biodynamie. Nous essayons de transmettre au vin l’énergie et la vie que nous donnons aux raisins afin que celui-ci soit le plus digeste et le plus vivant possible. Avant tout, la culture biodynamique est un travail de soin de la terre. Les différents traitements de la vigne sont systématiquement accompagnés de tisanes de plantes (ortie, prêle, saule). Le compost et le travail du sol sont fondamentaux. Nous avons aussi une nouvelle cave Bioclimatique en bois.” Superbe Pinot Gris Quintessence 2009, aux arômesd’amande grillée, de robe jaune aux reflets d’or, un vin puissant et distingué à la fois, riche au nez comme en bouche, très harmonieux, tout en bouche comme le Gewurztraminer Clos Saint-Sébastien 2009, tout en structure et parfums, avec des notes de noisette et de rose, un vin puissant, sec et souple à la fois, tout en finesse. Le Pinot Noir Quintessence 2009, ample et parfumé (fraise des bois, épices), corsé, aux tanins équilibrés, ferme et persistant, est de très bonne évolution. Le Riesling Quintessence 2008 n’a rien à lui envier, avec des arômes de fleurs blanches et de musc, une bouche onctueuse à la finale vive et dense. Très joli Sylvaner Fraîcheur Gourmande 2010, d’une belle couleur jaune pâle, brillant et limpide. Goûtez leur Crémant d’Alsace brut Plaisir Perlant Millésimé, qui dégage des nuances de fleurs blanches et de miel, d’une belle couleur or, une cuvée ample et parfumée, de bouche fruitée, légère etronde à la fois, de mousse persistante, très charmeur. Le Gewurztraminer Collines de Granit 2011 est élégant, fin et aérien, un vinfruité, où la fraîcheur domine, tandis que le Riesling Vieilles vignes 2010 est tout en structure et parfums, de bouche très subtile avec des notes d’amande, à la fois minéral et fumé.

    Rôti de porc aux papillote

Domaine PICHARDMADIRAN Domaine PICHARD

Domaine PICHARD 

(MADIRAN)
Jean Sentille et Rod Cork

65700 Soublecause
Téléphone :05 62 96 35 73
Télécopie : 05 62 96 96 72
Email : pichard65@orange.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/domainepichard

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine où l’exposition plein sud à mi-coteau (au solmaigre, silico-argileux, très caillouteux) permet d’obtenir des Vins de très grande qualité. On propose ici une gamme de millésimes sur 10 ans et plus, ce qui est très rare. Excitez donc vos papilles avec le Madiran Tradition 2009, alliant concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance en bouche, avec ces notes de violette, de cuir et de cassis très caractéristiques, un vin de couleur grenat, ferme et typé. Le 2008 est complexe et harmonieux, avec des nuances se définissant par des arômes de framboise, de fraise des bois, un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche, un vin gras, à ouvrir sur de l’agneau, par exemple. La cuvée Aimé 2009, très représentatif de ce grand millésime, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, un vin riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure, ample en bouche, de belle évolution. Le 2008 est très puissant et très aromatique, encore fermécharnu, riche en bouquet comme en matière, tout en bouche, aux tanins très équilibrés, ferme et complet. Il y a encore le Madiran cuvée René 2007, riche en couleur comme en matière, est gras, intense au nez comme en bouche, aux senteurs de fruits surmûris, avec des tanins très équilibrés, un vin typé et bien charnu, aux nuances de cuir et de mûre en finale, très prometteur. Beau 2006, très bien élevé enbarriques, un vin très savoureux, de belle robe soutenue, au nez de cassis et de poivre, ample grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, d’excellente évolution. Le Pacherenc-du-Vic-Bilh 2010 est délicieux, de robe or pâle, avec des senteurs florales et grillées aunez, dense, très aromatique, tout en structure et parfums, harmonieux. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité.
Domaine des BOUSCAILLOUS

Domaine des BOUSCAILLOUS 

(GAILLAC)
Annie Caussé
Le Village
81170 Noailles
Téléphone :05 63 56 85 34
Télécopie : 05 63 56 85 56
Email : chateau.bouscaillous@orange.fr
Site : www.chateaubouscaillous.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Annie Caussé est charmante et passionnée, et son domaine appartient à la famille depuis le XXIe siècle. Le vignoble est constitué de 36 ha de vignes. Grâce à la diversité géographique, certains cépages sont situés sur les premières côtes sablonneuses de Montels, et d’autres sont sur des terres argilo-calcaires du pays cordais. On tient à conserver ici les cépages Len de l’El et le Mauzac, qui restent le patrimoine de leur domaine avec des vignes centenaires. Beau Gaillac rouge 2010 (Braucol, Duras et Syrah), très bien élevé en fûts de chêne, structuré, élégant, avec des tanins veloutés, qui allie distinction et richesse, au nez présent avec des notes de violette et de pruneau, ample et persistant, un vin très prometteur. On se fait tout autant plaisir avec le Gaillac blanc doux La Centenaire 2010 (cépages Loin de l’Œil et Mauzac) qui doit son nom au fait que les vignes dont il est issu ont de 70 à 108 ans pour la plus vieille, d’une belle couleur, aux nuances envoûtantes d’abricot confit, d’une grande persistance aromatique, alliant charme et puissance. Excellent Gaillac blanc douxcuvée Réservée 2011, au nez ample (fleurs blanches, coing), tout en rondeur, avec une pointe de fraîcheur caractéristique, suave et bien persistant en bouche. Goûtez le Gaillac blanc sec, (60% Loin de l’Œil, 30% Sauvignon et 10% de Mauzac), parfumé, un bien joli vin, typé, riche etrond, très fin, au nez subtil et persistant (fruits frais, amande), très abordable. Le Vin d’Antan Méthode Ancestrale Gaillacoise 2011, élaborée uniquement avec du Mauzac vendangé à la main, est à la fois vif et d’une rondeur très agréable, un vin effervescent très agréable.

Rôti de porc croustillant au lait

Domaine Les 3 CELLIER

Domaine Les 3 CELLIER 

(CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
Famille Cellier
2, quartier Saint Pierre
84230 Châteauneuf-du-Pape
Téléphone :04 90 02 04 62
Télécopie : 04 83 07 58 58
Email : les3cellier@hotmail.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/domainedes3cellier
Site : www.3cellier.fr

À la retraite de leur père en 2007, les trois fils, Ludovic, Julien et Benoît, prennent la succession et le Domaine voit le jour en Août 2007. Par conviction et dans une démarche de respect de leur terroir, ils souhaitent convertir le domaine en Agriculture Raisonnée. Coup de cœur pour ce Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Alchimie 2010, Grenache (44%), Mourvèdre (23%), Syrah (18%), complété par duTerre noir, de la Counoise et de la Clairette rose, élevage 12 mois en foudre, médaille d’Argent Beaune2011, aux notes de pruneau et de sous-bois, est un vin de bouche pleine et généreuse, aux taninsfermes, de garde. Le Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Privilège 2010, 83% Syrah, une cuvée élevée pour 90% en barriques de 12 à 18 mois, est de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, aubouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs, de poivre et de réglisse, d’évolution lente. S’il en reste, goûtez le Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Marceau 2008,charnu comme on les aime, très parfumé, avec ses notes de sous-bois et de fruits cuits (cerise, myrtille), d’une belle ampleur, de très belle évolution. Tout en nuances d’arômes, le Châteauneuf-du-Pape blanc cuvée L’Insolente 2010, 100% Roussane, 20% élevé en barriques durant 3 mois, parfumé et persistant, bien sec et complexe en bouche, alliant structure et finesse, un vin fleurant le musc, lapêche et l’aubépine.
MILLÉSIMES 
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L'ESTABEL CABRIÈRES

L’ESTABEL CABRIÈRES 

(COTEAUX-DU-LANGUEDOC)

34800 Cabrières
Téléphone :04 67 88 91 60
Télécopie : 04 67 88 00 15
Email : sca.cabrieres@wanadoo.fr
Site : www.cabrieres.com

Créée en 1937, la cave vinifie une récolte de 20 000 hl pour 400 ha et 110 exploitations. Si les replantations effectuées avec des cépages de l’appellation contrôlée ont entraîné une baisse notable des quantités produites, la qualité des vins produits s’est considérablement affirmée. Abrité au nord par le Pic de Vissou (480 m), le terroir de Cabrières a été aménagé peu à peu au pied des collines. Ici les sols se sont développés dans une région où la géologie est compliquée et de ce fait, ils sont de différents types : plus ou moins pierreux, plus ou moinsargileux ou calcaires, avec ou sans fer, minces ou épais et aptes à retenir l’eau ou à être traversés par les racines des végétaux et de la vigne. Sur des sols peu épais, les racines de celle-ci peuvent s’insinuer dans les roches quand elles ne sont pas trop massives et aller chercher en profondeur un peu d’humidité… Tout cela se retrouve dans ce Coteaux-du-Languedoc Cabrières rouge Variations Cantate des Garrigues 2009, un vin aux tanins très équilibrés, qui développe en finale des notes de cannelle et de fruits mûrs caractéristiques (mûre, griotte), d’excellente garde. Excellent Château Cabrières 2005, aux senteurs de garrigue et de petits fruits rouges (fraise, myrtille), de bouche complexe et intense, un vin puissant, auxtanins fermes et bien équilibrés. Il y a aussi le Languedoc Cabrières cuvée Fulgrand Cabanon rosé 2011, très aromatique, à la fois ferme et friand, tout en nuances comme le Grande cuvée rosé l’Estabel 2011. Séduisante Clairette Du Languedoc cuvée Fulgrand Cabanon moelleux 2011, médaille d’Or au concours général agricole Paris 2012, aux notes de petits fruits jaunes mûrs, d’une finalesuave, de bouche riche, fine et persistante. Le Languedoc Cabrières rouge cuvée Fulgrand Cabanon 2010, au nez de fruits mûrs, est un vin qui emplit bien la bouche. Jolie Clairette Du Languedoc cuvée Fulgrand Cabanon sec 2011, médaille d’Argent au concours général agricole Paris 2012, aux notes de fruits jaunes et de musc, de bouche très fine et persistante.
Domaine de FONTLADE

Domaine de FONTLADE 

(COTEAUX VAROIS)
Scea Baronne Philippe de Montrémy
Route de Cabasse
83170 Brignoles
Téléphone :04 94 59 24 34
Télécopie : 04 94 72 02 88
Email : fontlade@orange.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/chateau-de-fontlade
Site : www.chateau-de-fontlade.com

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Rigueur et Passion, pourrait être notre devise, précise-t-on ici. Rigueur dans nos méthodes de culture et d’élaboration de nos Vins, passion pour notre métier et notre terroir. Le vignoble de 40 ha, propriété de la baronne Philippe de Montrémy depuis plus d’un demi-siècle, s’étend sur des coteaux calcaires. Les étés chauds etsecs de ces dernières années, nous ont permis d’élaborer des Vins puissants, aromatiques et élégants.” Un vrai coup de cœur pour ce Coteaux-Varois-en-Provence rouge cuvée de l’Hermite Maunier Vieilles Vignes 2007 (60% Syrah, 30% Grenache et 10% Cabernet), élevé 8 mois enfûts de chêne, aux arômes de fruits cuits et d’épices, riche et coloré, de belle teinte grenat, dense et puissant au nez comme en bouche, d’excellente garde. Superbe cuvée Saint Qvinis rouge 2006, puissante en couleur comme en arômes, un vin qui fleure bon les fruits mûrs et les épices (mûre, cassis, poivre…), légèrement fumé en finale, aux tanins bien fermes et soyeux à la fois, qui commence à s’exprimer parfaitement. Il y a encore la cuvée Saint-Qvinis rosé 2011, de belle teinte, bien fruitée au nez comme en bouche, qui mérite une cuisine épicée, toujours très séduisante comme le Côtes-de-Provence rosé Aurélia Prima 2010, un assemblage de Syrah etGrenache (50/50) qui a macéré une nuit avant d’être saigné et vinifié à froid (en dessous de 17°), avec ce nez de fleurs fraîches et d’épices, très fin, parfumé et puissant, marqué par sescépages, à découvrir sur des paupiettes de veau ou des gambas flambées.
Domaine Jean-Max ROGER

Domaine Jean-Max ROGER 

(SANCERRE)

11, place du Carrou
18300 Bué
Téléphone :02 48 54 32 20
Télécopie : 02 48 54 10 29
Email : contact@jean-max-roger.fr
Site : www.jean-max-roger.fr

Très belle place dans les deux Classements (blanc et rouge) pour ce domaine de 31 ha. La famille est issue d’une longue lignée de vignerons du village de Bué. Les premiers écrits la mentionnent dès le début du XVIIe siècle. Jean-Max Roger reprend les quatre hectares de vignes que lui lèguent ses parents au début des années 1970. Il développe le domaine pour en donner les contours actuels. À partir de l’année 2004, deux de ses trois fils, Etienne et Thibault, reviennent sur l’exploitation après différentes expériences professionnelles en France et à l’étranger. Le troisième fils, Xavier, exprime cette passion du vin dans le Languedoc-Roussillon. Beau Sancerre blanc GC 2011, de robe jaune clair, où l’on retrouve des notes de fleurs blanches et de noisette, de bouche souple et vive à la fois, tout en nuances. J’ai redégusté cette année leSancerre blanc 2008, d’une grande complexité aromatique, aux nuances de noix, de citron et de pêche, de bouche puissante et d’une longue finale. Le Sancerre cuvée La Grange Dimière 2010 est l’un des meilleurs dans la région, un vin intense, associant délicatesse et charpente, ample, coloré et riche, très parfumé, dense, avec ces nuances de cerise confite, d’humus et d’épices caractéristiques, d’excellente évolution comme en atteste également le 2008, un vin intense au nez comme en bouche, de belle robe soutenue, d’une jolie concentration, aux notes de fruits rouges, épicé, qu’il faut laisser se fondre. Goûtez leur Pouilly-Fumé cuvée Les Chante-Alouettes 2010, fleurant bon le genêt, la pomme et les noisettes, un vin typé qui allie élégance et structure, finesse et persistance, puissance et distinction, tout en arômes, tout en bouche. Très agréable Menetou-Salon blanc Morogues Le Petit Clos 2010, de belle robe, au nez de noisette et de fruits frais, bien rondtypé et aromatique, agréable, très réussi comme le Menetou-Salon rouge Le Charnay 2008, aux notes de pruneau, harmonieux, aux tanins riches mais soyeux.

Rôti de porc confit au citron et romarin

 

Domaine Jean TEILLER

Domaine Jean TEILLER 

(MENETOU-SALON)
Jean-Jacques Teiller et Patricia Luneau
13, route de la Gare
18510 Menetou-Salon
Téléphone :02 48 64 80 71
Télécopie : 02 48 64 86 92
Email : domaine-teiller@wanadoo.fr
Site : www.domaine-teiller.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Propriété familiale créée dans les années 1950, Jean et Denise Teiller croient en l’avenir du Menetou-Salon et s’investissent. Aujourd’hui, leur fils Jean-Jacques et son épouse Monique ont repris le flambeau. La jeune génération Patricia et Olivier Luneau, apporte à l’expérience, le dynamisme qui fait du Domaine Teiller, un des plus réputés de l’appellation. Le domaine compte 17 ha de vignesd’une moyenne d’âge de plus de 20 ans. Les vignes sont enherbées ou labourées, avec ébourgeonnage, effeuillage, sans traitement antipourriture. Maturité optimale du raisin, pressoir et cuves remplis par tapis pour un transport doux de la vendange, vinification et élevage en cuves Inox thermorégulées, élevage sur lies fines pour laisser s’exprimer le terroir… Beau Menetou-Salon blanc 2011, un vin tout en nuances, très charmeur, d’une grande complexité d’arômes où s’entremêlent des senteurs d’amande, de poire et de bruyère. Excellent Menetou-Salon blanc Mademoiselle T, issu d’une seule parcelle de sol caillouteux, au nez minéral, aux connotations d’agrumes et de fleurs blanches, ample en finale. Le Menetou-Salon cuvée Hommage 2010, développe un bouquet où s’entremêlent des notes de cassis et de pruneau, harmonieux, de belle robe soutenue, très équilibré et légèrement épicé, vraiment délicieux, de très bonne évolution comme en atteste le 2006, très typé Pinot Noir, de couleur grenat, aux tanins savoureux, avec des notes de griotte et de violette, corsé et équilibré, parfumé en finale. Goûtez le Menetou-Salon cuvée Rencontre, au nez minéral et exotique, d’un très bon équilibre acidité-sucre qui lui apporte cette finale ronde et gourmande. Très joli Menetou-Salon rosé 2011, avec ces notes de rose et de mûre, ample et rond, associant fruitécouleur et finale en bouche, parfait sur une terrine.

 

Domaine Armand GILG et Fils

Domaine Armand GILG et Fils 

Gaec Armand Gilg et Fils
2, rue Rotland
67140 Mittelbergheim
Téléphone :03 88 08 92 76
Télécopie : 03 88 08 25 91
Email : bureau@domaine-gilg.com
Site : www.domaine-gilg.com

Au sommet. Une famille au service de la vigne et du vin depuis 4 siècles. Le domaine compte 27,4 ha de vignes à Mittelbergheim et ses environs, 5,4 ha sont situés au Grand Cru Zotzenberget 1 ha dans le Grand Cru Moenchberg à Andlau et Eichhoffen. “Notre domaine est en culture raisonnée, nous précise Nelly Gilg, nous nous adaptons donc à la météo, il a fallu intervenir surtout en juillet, mais heureusement nous n’avons pas eu à souffrir du gel. De nos jours les prévisions météo et la réactivité grâce aux techniques modernes nous permettent de vendanger dans les meilleures conditions possibles et à maturité optimale pour chaque parcelle. Je me souviens de mon grand-père qui avait toujours 2 ou 3 beaux millésimes suivis d’un millésimes moyen voire pas terrible. Il avait toujours les quantités mais il subissait beaucoup plus que nous les contraintes du millésime. Actuellement, même si les aléas climatologiques donnent beaucoup de travail aux vignerons, nous avons les moyens de bien mieux les maîtriser tant à la vigne qu’au chai. Nous allons d’ailleurs faire une vendange tardive cette année. Seul bémol : les quantité en baisses depuis plusieurs millésimes, mais la qualité est là pour nous récompenser et les clients ne s’y trompent pas ! Nous avons pratiquement terminé le millésime 2011 dans les cuvées classiques et les autres sont également superbes.” Bien sûr, le Riesling Grand Cru Moenchberg 2010, très marqué par ce terroir spécifique, est un grand vin où dominent des notes de cannelle, de fruits jaunes et de tilleul, allie puissance et souplesse, d’une belle ampleur, riche et distingué à la fois, charmeur. Tout aussi réussi, ceRiesling Grand Cru Zotzenberg 2010, très parfumé, aux arômes de fleurs d’acacia, de rose et d’agrumes, typé, au nez subtil, de bouche harmonieuse, vraiment charmeur comme le SylvanerGrand Cru Zotzenberg 2010, suave et sec à la fois, où s’entremêlent les fruits, les épices et lesfleurs fraîches, tout en bouche, d’une belle finale. Excellent Pinot Gris Les Tulipes 2009, élevé en barriques, où la finesse prédomine, est onctueux, parfumé, un vin mûr et riche, très élégant, parfait sur un saumon grillé. Le Gewurztraminer Grand Cru Zotzenberg 2010, de bouche suave, à la robe intense, un vin ferme, sent lesfruits jaunes, riche et tout en finesse. Superbe Gewurztraminer Grand Cru Zotzenberg Sélection De Grains Nobles 2005, de robebrillante et limpide, de bouche savoureuse, aux nuances de brioche et de pêche cuite, de très bonne évolution. Excellent Muscat2011, à déboucher pour le plaisir, à l’apéritif, ou sur des asperges à la crème. Le Pinot Noir 2010, élevé en barriquessouple et charnuà la fois, est un vin bien typé comme il se doit, avec des notes de pruneau. Tout en finesse, leur Crémant d’Alsace brut 2010, allie richesse aromatique et persistance, avec des senteurs de fleurs et de brioche caractéristiques, opulent, d’une longue finale comme leCrémant d’Alsace Blanc De Noirs brut 2010, très bien vinifié, où la puissance s’associe à la distinction et à la persistance, un vin fermeet suave, de mousse fine, avec des notes séduisantes de fleurs blanches (narcisse, notamment) et de miel.


Rôti de veau en papillote

    Accord vin proposé :

  • Saint-Emilion (Rouge)
  • Château PIGANEAUSAINT-ÉMILION Château PIGANEAU

    Château PIGANEAU 

    (SAINT-ÉMILION)
    Jean-Baptiste et Vincent Brunot
    1, Jean-Melin
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 55 09 99
    Télécopie : 05 57 55 09 95
    Email : vignobles.brunot@wanadoo.fr
    Site : www.vignobles-brunot.fr

    Des propriétaires passionnés qui s’attachent à respecter leur terroir, évitant les “maquillages” que l’on trouve (hélas !) dans l’appellation. Leur Saint-Émilion GC 2010 (6 ha, d’un terroir gravelo-sableux (83% de Merlot et 17% de Cabernet francterroir gravelo-sableux), de robe foncée, tout en nuances, aux tanins riches, au nez de petits fruits noirs bien mûrs, légèrement épicé comme il se doit, est un vin typé et tout en bouche, d’excellente garde. Le 2009 est vraiment remarquable, structuré, élégant, avec des tanins veloutés, qui allie distinction et richesse, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, ample et persistant en bouche, un vin très prometteur. Superbe 2008, aux tanins amples, charpenté, un vin de belle structure, au bouquetsubtil et intense à la fois (griotte, groseille, poivre…), tout en persistance, de garde. Savoureux 2007, avec ce nez puissant et délicat à la fois, un vin d’une grande harmonie en bouche, avec beaucoup de fruit, riche et fin, bien typé, de belle robe profonde, aux arômes persistants de petits fruits rouges mûrs avec des notes d’épices. Très beau 2006, médailles d’Argent à Paris et de Bronze à Bourg, de robe pourprecorsé, au nez intense de petits fruitsrouges mûrs et de cuir, aux nuances de cassis et de grillé, aux tanins d’une grande suavité et d’une belle longueur en bouche. Superbe 2005, de couleur très foncée, aux nuances de griotte et de framboise, un vin aux tanins très équilibrés, de bouche pleine, tout en arômes, de belle garde. Savoureux 2004, de très bonne charpente, au nez où s’entremêlent des notes de fruits rouges bien mûrs et de sous-bois, bien corsé, un vin qui commence à s’apprécier, d’une belle longueur. Voir aussi le Lussac-Saint-Émilion Château Tour de Grenet et le Lalande-de-Pomerol Château Le Gravillot.

Rôti de veau façon goulash

Rôti de veau farci aux truffes

    Accords vins proposés :

  • Bordeaux (Rouge)
  • Château de LAUBERTRIE

    Château de LAUBERTRIE 

    (BORDEAUX)
    Bernard et Marie-Christine Pontallier
    50, route de Laubertrie
    33240 Salignac
    Téléphone :05 57 43 24 73
    Télécopie : 05 57 43 17 24
    Email : domainedelaubertrie@orange.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainedelaubertrie
    Site : www.domainedelaubertrie.fr

    Propriété familiale depuis le XVIe siècle. L’Aubertrie est une formation du haut moyen âge; la famille Pontallier y apparaît dans les textes depuis la fin du XVIe siècle. Ancien fief de la Baronnie de la Rivière au Duché de Fronsac, elle rejoint le Cubzagais à partir de la révolution française. Les bâtiments d’exploitation remontent aux XVIII et XIXe siècles, la maison d’habitation a été surélevée et terminée en 1863. Marie-Christine et Bernard Pontallier sont maintenant aidés par leurs enfants, Arnaud et Benoît, qui s’impliquent de plus en plus. Vignoble de 15 ha, situé sur un plateau argilo-calcaire, moyenne d’âge des vignes de 30 ans et vendanges manuelles. Particulièrement aimé leur Bordeaux rouge 2010, très équilibré, au nezde cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, tout en nuances aromatiques, de robesoutenue, d’excellente garde. Le 2009, aux senteurs de violette et d’humus, de bouche charnue, un vin coloré et dense, associe structure et rondeur, aux tanins riches, de couleur grenat. Le Bordeaux blanc est de robe jaune pâle,floralharmonieux, un vin qui sent bon la pomme et l’aubépine, de très bonne bouche. Joli Crémant de Bordeaux, à la mousse ample et florale. Parfait pour une halte dans le vignoble, un gîte est disponible dans le cadre des Gîtes de France (gîtes Bacchus).
  • Fronton (Rouge)
  • Pomerol (Rouge)
  • Lalande-de-pomerol (Rouge)
  • Château BÉCHEREAU

    Château BÉCHEREAU 

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Sce Bertrand J.D
    96, rue des Vignerons
    33570 Les Artigues-de-Lussac
    Téléphone :05 57 24 34 29 et 06 80 75 66 80
    Télécopie : 05 57 24 34 69
    Email : contact@chateaubechereau.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaubechereau
    Site : www.chateaubechereau.com

    Propriété familiale depuis le milieu du XIXe siècle, le Château Béchereau est une exploitation viticole de 25 ha dont 9 ha en Bordeaux Supérieur, 10.5 ha en Montagne-Saint-Emilion et 5.50 ha en Lalande-de-Pomerol. Voilà un remarquable Lalande-de-Pomerol cuvée Spéciale 2010 (Merlot 60%, le reste à parts égales de Cabernet franc et Cabernet-Sauvignon), élevé en fûts dechêne, aux arômes d’épices, de violette et de poivre, un vin alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d’une très jolie final. Beau 2009, intense au nez comme en bouche, bien concentré mais tout en souplesse, au nez complexe et subtil dominé par la cerise confite et l’humus, un vin corsé. Le 2008, de robe grenat, est équilibré et ample, charmeur, avec des nuances fumées et réglissées, des tanins mûrs et suaves. Le 2006 est un vin riche et généreux, ferme à dominante de pruneau, de cannelle, d’une grande intensité avec des tanins soyeux, un vin qui allie distinction et richesse en bouche, de grande évolution. Le 2005, médaille d’Or au concours de Bordeaux des Vins d’Aquitaine, parfumé, très harmonieux, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes épicées, aux tanins bien équilibrés, charnu et concentré, de belle évolution. Goûtez leur Montagne-Saint-Émilion cuvée Spéciale 2010, élevé en fût de chêne, de robe pourpre et soutenue, d’une très belle charpente, avec des nuances de griotte et de fumé, un vin dense, très corsélong, séduisant, prometteur. Beau 2009, où l’on retrouve des notes de framboise, de violette et d’humus, légèrement épicé, de bonne charpente, bien charnu. Remarquable Bordeaux Supérieur cuvée Spéciale 2010,corsé, savoureux, aux tanins fermes, au nez complexe, alliant rondeur et charpente.
  • Saint-Emilion (Rouge)
  • Aloxe-corton (Rouge)
  • Vosne-romanée (Rouge)
  • Cahors (Rouge)
  • Château CROZE de PYSCAHORS Château CROZE de PYS

    Château CROZE de PYS 

    (CAHORS)
    Scea des Domaines Roches

    46700 Vire-sur-Lot
    Téléphone :05 65 21 30 13
    Email : chateau-croze-de-pys@wanadoo.fr
    Site : www.chateaucrozedepys.com

    Une famille de vignerons depuis 1773. Le vignoble, depuis janvier 2002, s’est engagé dans une démarche de certification dans le cadre du Référentiel QUALENVI (QUALité, ENvironnement, VIgneron, Indépendant). “Le terroir, précise-t-on, se caractérise par une association d’alluvions anciens et modernes : les alluvions anciens de la vallée ont été arrachés par le Lot au socle primaire du massif central; elles sont faites de galets de quartz et de sable ferrugineux mêlés d’argile mais surtout de silice, dont on sait l’influence sur la finessedu vin. Elles sont souvent recouvertes d’éboulis du Causse et accumulées en monticules qui forment des terrasses et des coteaux allongés, toujours bien drainant et le plus souvent exposés au sud. Les alluvions modernes plus près de la rivière restent très favorables à lavigne, car le limon de surface recouvre une épaisse couche de graviers et de sable.” “Le millésime 2012 est une année relativement difficile sur le plan cultural, précise Jean Roche, avec un début de saison humide et destempératures irrégulières. La floraison s’est étalée sur une quinzaine de jours. Nous avons subi une forte pression au niveau des maladies qui a demandé beaucoup de vigilance. Nous avons commencé les vendanges le 8 octobre, c’est-à-dire à peu près au moment où nous aurions terminé en temps normal, nous avons choisi d’attendre un maximum pour obtenir une maturité optimale, et nous avons rentré une belle qualité de raisins. Il faut dire que depuis 3 ans nous pratiquons l’analyse foliaire toutes les 3 semaines, ce qui nous permet de prévenir les éventuelles carences de la vigne, et nous a notamment aidé pour éviter la coulure. Une méthode qui a été extrêmement profitable tout au long du développement. En définitive je suis plutôt satisfait, la vendange était saine, et les quantités sur l’exploitation sont quasiment normales. En résumé, une année très technique tout au long du cycle qui a demandé beaucoup de travail à la vigne. Les vinifications se sont déroulées sans problème. On a beaucoup de fruit, des degrés moindres (autour de 13°), ce qui n’est pas un mal car nous avons passé quelques millésimes avec des degrés très élevés. Je suis assez optimiste sur ce millésime. En ce qui concerne le 2011, je commencerai les premières commercialisations vers le mois d’avril, c’est une année exceptionnelle. On avait des vins très riches en alcool, qui sont déjà extrêmement agréables, d’une grande souplesse, avec des tanins bien fondus, la nature en 2011 avait vraiment bien fait les choses.” En attendant, il y a ce Cahors Prestige 2009, purMalbec, délicieux, harmonieux, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, de robe grenat, au bouquet intense (notes de sous-bois et de griotte mûre), de bouche ronde mais riche, de belle évolution et très abordable. Le Cahors Malbec 2010, est parfumé et bien corsé, avec des notes de sous-bois et de cerise mûre, de bouche ample. Belle cuvée Révélation 2009, 100% Malbec,raisins issus de sélection parcellaire dont le rendement est limité à 35 hl/ha, vendange égrappée, vinification en cuves inox thermorégulées, élevage 12 mois en fûts de chêne neufs, un vin généreux, persistant en bouche, avec ce nez complexe où dominent la mûre, la groseille et l’humus, associant puissance et finesse, aux tanins riches.
  • Margaux (Rouge)

Rôti de veau en croûte

MILLÉSIMES 
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Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

On peut donc regretter des cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix totalement incautionnable. Mon Classement vous ouvre les portes des vignerons qui méritent une commande.

 

Les appellations qui comptent : Buzet, Cahors, Gaillac, Madiran

Les appellations qui commencent à compter : Irouléguy, Saint-Mont

Celles qui ont encore du travail : Fronton, Jurançon, Pacherenc

Celles dont on n’entend pas parler : Béarn, Côtes-du-Brulhois, Tursan

 PERIGORD

Les vins retenus sont typés comme nous les aimons, marqués par des terroirs spécifiques et des cépages appropriés. Des vins qui ont une réelle typicité où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. C’est vrai en Pécharmant, en Côtes-de-Bergerac, en Monbazillac ou en Côtes-du-Marmandais. Ceux qui comptent sont dans mon Classement.

 

Les appellations qui comptent : Côtes-de-Bergerac, Monbazillac

Les appellations qui commencent à compter : Haut-Montravel, Montravel, Saussignac

Celles qui ont encore du travail : Pécharmant

Celles dont on n’entend pas parler : Bergerac, Côtes-du-Marmandais, Duras

 

Le point sur les millésimes

Dans l’ensemble de ce grand vignoble, les millésimes 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, et 2001 sont des réussites, le 2007 se goûte bien. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2007, 2004, 2000, 1995 ou 1990). Pas fana des “microcuvées” (en Bergerac, à Cahors, à Monbazillac…), pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachant ici à élever des vins racés.

Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

 

CAHORS
BOVILA
LA COUTALE
CROZE DE PY
FAMAEY
GAUTOUL
LAVAUR
TRIGUEDINA

BOUT DU LIEU
CAMINADE
HAUTE-SERRE
MERCUÈS
NOZIÈRES
PAILLAS
SOULEILLAN
VINSSOU

ARMANDIÈRES
PECH DE JAMMES
PELVILLAIN
REYNE

BERGERAC
COTES-DE-BERGERAC
MONBAZILLAC
GRAND-JAURE (P)
PÉROUDIER (BI)
LA PLANTE

COURT-LES-MÛTS
HAUT-LAMOUTHE
MOULIN-POUZY (M)
POULVERE
VIEUX TOURON (M)

CLOS DU BREIL
HAUT-FONGRIVE
LAROQUE (BI)*
(PUY SERVAIN (HM))
TIREGRAND (P)

GAILLAC
BOURGUET
BOUSCAILLOUS (BI)
LECUSSE (Bl)
PIALENTOU (BI)

L’EMMEILLÉ
LABARTHE

ADELAIDE
SARRABELLE
VALIÈRE

MADIRAN
JURANCON

BARRÉJAT
Cru LAMOUROUX (J)
PICHARD

BURGUÉ-SÉRÉ (J)
MONTAUD (J)
PARADIS
SERGENT

LAFITTE-TESTON
Lionel OSMIN (M)
ROUSSE (J)
VIELLA

AUTRES APPELATIONS 

VIGNERONS DE BUZET (Bt)

BRANA (I)
GENSAC
LESCURE (F)
MÉNARD
PLAISANCE (F)
POUYPARDIN (G)
SAINT-GUILHEM (F)

HAILLE (IGP)
MALARTIC (IGP)
HERREBOUC (VP)*
CAVE IROULÉGUY (I)
JOY (IGP)
MAGNAUT
VOIE BLANCHE (VP)

LIRE LA SUITE DU CLASSEMENT 2013

 

Coups de cœur Millesimes


Midi-Toulousain et Pyrénées : ce sont des régions connues pour leur bonne chère, aux spécialités rustiques et solides. La viande la plus utilisée est l’agneau, préparé sous toutes ses formes. Le lait, lui sert à la fabrication du roquefort ; les peaux rejoignent les usines d’où elles ressortent transformées en gants… Dans le Rouergue, on ne fait pas mentir les proverbes, la preuve, « tout est bon dans le mouton » ! Cette cuisine utilise aussi le porc, les oies et canards, ainsi que les veaux élevés sous la mère.Le gibier à poil (lièvre, sangliers, et une race de chamois en voie d’extinction, les isards, que l’on peut rencontrer dans les Hautes-Pyrénées)  et le gibier à plumes (grives, palombes, bécasses et perdrix) ont une place prépondérante.Évidemment, dans ces pays, nombreuses sont les spécialités charcutières : foie gras d’oie ou de canard, confits, magrets –toujours de ces même volailles– et même confits de porc, et tout ce qui en découle : jambons crus, cuits, saucissons, saucisses, ainsi que des préparations typiques tels le « cambayou », jarret de porc salé, le « coustellou », travers de porc, le « said », panne de porc à consommer rance dans une soupe. Les boudins n’ont pas été oubliés, le blanc appelé « melsat », le noir (« galabart ») et l’andouillette, saucisse à base de couenne. Pour Pâques, les habitants des ces régions dégustent au petit déjeuner, accompagné de radis, le « fetze », saucisse de foie de porc conservée deux mois dans la saumure puis séchée. Le mouton, si prisé, se retrouve sous forme de tripes, de gras-double. A goûter particulièrement celles du Rouergue, avec du jambon. Mais si vous préférez, il y a les ballotines de dinde, les cailles farcies au foie gras que l’on trouve dans le Lot, à Cahors, et qui sont toujours très appréciées. 

En revanche, peu de poissons dans ces régions, principalement des truites, des sandres, des brochets, goujons et saumons que l’on pêche dans l’Adour.

Bien que dans le Lot, le marché de la truffe soit très important, nous ne retrouvons pas ce légume dans les plats régionaux, ou vraiment très rarement. Les soupes, elles, sont très variées, le plus souvent à base de fèves avec du lard, du jambon, de la mie de pain, de la menthe et de l’ail, ou seulement avec du lard légèrement ranci placé dans une boîte trouée, c’est alors la « gargoutière ».

La soupe aux choux a plusieurs variantes : en Ariège on rajoute du confit, dans l’Aquitaine on lui adjoint du porc et des haricots, c’est l’« ouillade ». Elle peut être préparée avec une carcasse d’oie ou agrémentée de pain et de morceaux de fromage de Laguiole trempés dans l’huile, devenant alors « soupe de laguiole ». Le pot-au-feu de poule régional, le « mourtaïrol », est préparé avec du safran. Il peut être également cuisiné à partir de bœuf haché, de légumes et de marrons, mais reste toujours parfumé au safran, c’est ce qui fait son originalité. Une autre spécialité aveyronnaise à goûter les pour les soirs de grand froid : la soupe aux châtaignes, appelé « bajanne rouergate ».

Le fromage est bien entendu le grand maître, surtout avec le roquefort qui porte le nom du pays où il est produit. Acheté directement dans les caves, il est particulièrement enthousiasmant, à base de lait de brebis et fort crémeux. Une autre spécialité faite à base de lait de vache, le laguiole, qui comporte quelques similitudes avec le cantal, la seule différence provenant des laits –ce sont les vaches de race Aubrac qui donnent leur lait pour le laguiole et celles de Salers pour le cantal.

 

Peu d’originalité en ce qui concerne le pain, un seul sortant du lot, le « pain ravaille » fabriqué à Foix. Ce n’est pas le cas des pâtisseries, qui occupent une place certaine. On trouve la fouace, la pompe à huile, sorte de galette non levée à l’huile et aux noix, surtout dans la ville de Rodez. Il y a également le gâteau aux noix caramélisées de Cahors, la croustade aux pommes et aux pruneaux. Cette préparation a une particularité : sa pâte feuilletée doit être aussi fine que du papier à cigarettes, elle est donc fort légère, à savourer tiède.

De Tarbes nous vient le gâteau à la broche, de Montcuq nous viennent les gaufres, d’Albi des navettes aux amandes et de petits bonbons à l’anis, les « jeannots », ou d’autres du nom de « briques ». Si vous passez par Montauban, goûtez les brioches décorées d’angélique, les « coques », et les dragées de Vabre, les pralines. A Toulouse, ville célèbre pour ses violettes, ne passez pas à côté des violettes confites. A Auch, vous découvrirez de petits gâteaux secs, les « dollars de Capéran », ou les fruits aux épices. Mazamet est le fief du « cuirot », autre friandise. Les douceurs de Bigorre, quant à elles, portent bien leur nom charmant de châtaignes, chardons, hussardes ou encore bigourdettes.

Nous avons gardé pour le final les pruneaux à l’Armagnac, dont la réputation n’est plus à faire. Autre digestif à base de prunes, la prune de Souillac. Pour avoir son maximum d’arômes et être plus digeste, cette préparation est préalablement chauffée dans le verre puis flambée. C’est loin d’être évident à faire, il faut une sérieuse habitude !

 

Guide des vins
Guide des vins

LES VINS DU SUD-OUEST

On peut regretter l’arrivée de cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de Prix totalement incautionnable. Je me méfie des cuvées et des communications spéciales Malbec, qui mettent trop le cépage en avant, et de quelques vins de mode dans cette région où les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran ?

Dans cette région du Sud-Ouest, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

En Périgord, les vins retenus sont racés comme nous les aimons, marqués par des terroirs spécifiques et des cépages appropriés. C’est vrai en Pécharmant, en Côtes-de-Bergerac, en Monbazillac ou en Côtes-du-Marmandais.

 

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L’ARMAGNAC

La récolte de chaque année est bien spécifique et comparable en qualité aux vins de Bordeaux blancs secs, à ceci près : il faut des vins de 8° à 10° pour élaborer un bon Armagnac, un faible degré donnant une meilleure eau-de-vie. Les vins de Gascogne sont ainsi distillés sur leurs lies, comme en Charente, le plus tôt possible après leurs fermentations, dans des alambics dits armagnaçais (traditionnellement), à coulée continue, aboutissant à une eau-de-vie de 55° à 66°. Seulement, au cours du vieillissement, les différences entre les divers millésimes s’estompent et après quelque 10 ou 15 ans de fûts, il n’existe plus de véritable originalité pour chacun des millésimes.

Plus l’Armagnac vieillit, plus il ressemble à un autre Armagnac d’une autre année issu du même domaine. C’est pourquoi il peut sembler grotesque de publier des cartes de millésimes pour les Armagnacs de plus de 15 ans de vieillissement. Plus que le millésime, le terroir a son importance, et les Gascons s’accordent à reconnaître que la meilleure eau-de-vie provient de la région landaise du grand Bas Armagnac, un territoire de 25 km de long, situé dans la partie la plus à l’ouest de la région, autour des villes de Labastide d’Armagnac, Le Frêche, Lannemaignan, Arthez d’Armagnac, Montguillem, Bourdalat, Hontanx, et Le Houga.

Plus à l’est, ce sol fait de sables fauves et d’argiles où la vigne donne les meilleurs résultats disparaît. Il existe une grande différence en fonction des cépages, le Saint-Emilion (Ugni Blanc) étant plus fin, le Baco plus rond, plus dur, plus “physique”.

La distillation apporte elle aussi des différences car il est permis de distiller dans des alambics à repasse de type charentais (comme le Cognac), ce qui donne des eaux-de-vie plus souples, commercialisables bien entendu plus rapidement, ou bien dans des alambics armagnaçais à coulée continue à 55°.
Bien que l’eau-de-vie soit, dans ce cas, plus longue à vieillir, elle y gagne en caractère.

Enfin, il y a le vieillissement, avec pour critères la qualité du bois des pièces et l’atmosphère du chai. La majorité des professionnels s’entendent pour dire que le meilleur bois pour vieillir un Armagnac est le bois de chêne pédonculé des forêts environnantes (Monzin), séché 6 ou 7 ans, bien fendu, bien échaudé, pas trop tannique et pouvant conserver une eau-de-vie plus de dix ans… LIRE LA SUITE

 

LE VIN DE A à Z

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