À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Mon ami Michel Laroche (on se connaît depuis 30 ans ! ) multiplie les investissements au Chili comme en Afrique du Sud, et a donné une dimension internationale à son nom, doté d’une réputation qualitative incontestable. Dans les années 80, il croit au potentiel qualitatif du Languedoc-Roussillon et achète le Mas La Chevalière; en 2001, il est attiré par les conditions climatiques uniques et la variété des cépages de ce pays et investit au Chili Vina Punto Alto, 55 ha idéalement placés entre Casablanca et Curacavi, à l’ouest de Santiago. La vallée de Casablanca est parfaite pour produire des vins de Chardonnay vifs et des Pinot noirs très aromatiques, une complémentarité avec la vallée du Maïpo où s’épanouissent pleinement les Cabernet-Sauvignon et le Merlot. Il y dispose d’une magnifique cave où il élève et vinifie ses vins.
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Sympathique et talentueux, Érick de Sousa symbolise l’explosion qualitative des meilleurs vignerons champenois de ces 20 dernières années, et c’est ce qui explique sa place dans notre Classement. Il exacerbe ce que l’on oublie parfois ici : la force du terroir, même si la science des assemblages est incontournable. Implanté au cœur de la Côte des blancs, son Champagne est issu des terroirs classés Grands Crus Blanc de blancs. Érick de Sousa a opté pour la fermentation malolactique afin de rendre les vins plus ronds et plus souples, et il passe son vin au froid pour garder toute la transparence à son Champagne.
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Ecrit il y a 2 years, 5 months à 7:41. 2 commentaires
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Mon ami Jérôme Quiot peut être fier du patrimoine qu’il a développé. On le voit bien avec cet exceptionnel Châteauneuf-du-Pape rouge Domaine du Vieux-Lazaret 2004 (67% Grenache noir, 22% Syrah, 5% Mourvèdre, 4% Cinsault et 2% autres cépages sur des sols de galets, de terrasses caillouteuses et des sols argileux, vignes de 40 ans en moyenne), dense et complexe, dominé par les fruits macérés, de robe pourpre soutenu, un vin riche et bien en bouche. Superbe 2003, de robe grenat, au nez persistant où dominent des notes de griotte, de musc et d’épices, aux tanins denses, un vin de fort belle expression qu’il faut laisser évoluer pour profiter de son potentiel réel. Le Châteauneuf blanc 2004 (45% Grenache blanc, 30% Clairette, 20% Bourboulenc et 5% Roussane, sur des sols argileux, vignes de 30 ans en moyenne) est tout en finesse d’arômes, un vin très équilibré en acidité, dense et floral en bouche, très harmonieux, un vin ample qui sent bon les noisettes et la pêche, à ouvrir sur un poisson au four.
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Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, et bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. J’apprécie Pascal Delbeck qui est passionnant, talentueux et passionné par l’étude de ses sols, où, parcelle par parcelle, il intervient, agit, surveille, dans le seul but de laisser s’exprimer le mieux possible l’osmose des cépages, des millésimes et des terroirs spécifiques. Bélair est l’archétype de ces très rares crus où l’extrême complexité des terroirs crée en fait une homonégéité qui devient une symphonie, changeant selon les millésimes, chaque sol apportant sa propre contribution. Aux côtés du 2004, on ne peut qu’apprécier ce splendide Saint-Émilion 1er GCC 2003, encore très jeune, tannique, associant structure et élégance, un vin volumineux et parfumé (cassis, cannelle, poivre), dense et charnu, de grande charpente, de belle couleur pourpre, de grande évolution.
À ses côtés, le Montagne-Saint-Émilion Château Tour du Pas Saint-Georges est également à la tête de son appellation, et un très suave Bordeaux blanc, très bien vinifié. Du grand art, donc.
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