Si quelques grandes maisons sont toujours des références, le travail accompli par de nombreux vignerons et “petites” maisons est exceptionnel. On reconquiert ici les lettres de noblesse de son terroir, car la force des sols est bien réelle et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles.  Voici les hommes et les femmes qui comptent.

 

 

 

LE CLASSEMENT

Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative, qu’ils élèvent des cuvées de grande régularité, de la plus prestigieuse à la plus sympathique, sans comparer ce qui ne l’est pas… Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis, dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés.

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On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on n’en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Aÿ ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut surtout pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute avec des millésimes plus jeunes. Comme partout également, on trouve des cuvées de bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs marchés. Certaines coopératives et négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves pour vendre en direct (on les comprend). Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs” comme à d’autres marques, dont la qualité n’est pas en cause, dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain du soda, c’est-à-dire sans la moindre passion…

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Les premiers grands vins classés

Il y a une vingtaine de maisons qui atteignent le haut du pavé, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines autres marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main). Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour ces maisons de rester au “top” depuis bien longtemps, d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques, il est difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de prestige, sans parler de quelques marques qui font des cuvées de base qui n’ont aucun intérêt. Ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes et des femmes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela. Ce sont aussi des marques qui réussissent également remarquablement leurs “simples” cuvées, et c’est très difficile. Aux côtés de ces maisons incontournables (Gosset, Roederer..), d’autres sont au sommet, pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Ellner, De Sousa, Bara, Legras et Haas), où la force des terroirs de Grands et Premiers Crus joue à plein, à des prix défiant toute concurrence. Toujours une seule cave dans ce Classement, Vincent d’Astrée, grâce à des cuvées particulièrement intéressantes, très abordables, typées, notamment, par le Pinot meunier.

 

Chaque marque n’est, bien sûr, pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à cette place. Il est impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de notre Classement, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que, toujours, le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses…

 

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Les deuxièmes grands vins classés

 

Une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires.

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À leurs côtés, le plus souvent très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), on trouve des maisons et vignerons exemplaires qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places.

 

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CLASSEMENT CHAMPAGNE

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEE
Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions…

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
BOLLINGER
KRUG (Grande Cuvée) (r)
POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)

ELLNER (Réserve) (r)

DEUTZ (William Deutz)
DOM PERIGNON
Charles HEIDSIECK (Millénaires) 
LAURENT-PERRIER (Grand Siècle) (r)
PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)

MUMM (R. Lalou)
VINCENT D’ASTRÉE (Novæ)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
GOSSET (Grand millésime) (r)
ROEDERER (Cristal) (r)
DE SOUSA (Caudalies) (r)

PAUL BARA (Réserve) (r)
LEGRAS et HAAS (Blanc de Blancs) (r)
TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)
DE TELMONT (O.R.1735)
DE VENOGE (Les Princes) (r)

LOMBARD (Grand Cru) 

 





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DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
Michel ARNOULD (Grande Cuvée)
BARON ALBERT (La Préférence) (r)
BARON FUENTÉ (Grand Millésime) (r)
BOCHET-LEMOINE (Réserve)
Christian BOURMAULT (Grand Éloge)
BRIXON-COQUILLARD (Extra brut))
CASTELNAU (Millésimé) (r)
CHARPENTIER (Terre d’Émotion) (r)
CHEURLIN-DANGIN (Origance)
COLLET (Esprit Couture) (r)
CUPERLY (Prestige)
Jacques DEFRANCE (Excellence)
DORE LEGUILLETTE (Vieilles Vignes)
Philippe GAMET (Caractères)
GATINOIS (Millésime) (r)
GOUTORBE (Percussion) (r)
HAMM (La Preuve par Trois) (r)
HUOT (Carte Noire)
JEAUNAUX-ROBIN (Eclats de Meulière)
LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
LEJEUNE-DIRVANG (Noir et Blanc)
Xavier LORIOT (Cuvée 100S)
MARY-SESSILE (Sessile)
Rémy MASSIN (Intégrale)
MORIZE (Sélection) (r)
Etienne OUDART (Référence) (r)
Ghislain PAYER (Nature)
Jean-Michel PELLETIER (Confidentielle)*
PHLIPAUX Père et Fils (Grande Réserve) (r)
RODEZ (Grands Vintages)
René RUTAT (Nature) (r)
THÉVENET-DELOUVIN (Insolite) (r)
Diogène TISSIER et Fils (Vintage)
Alfred TRITANT (Mes Racines)
VAZART-COQUART (Grand Bouquet)
Maurice VESSELLE (Hauts Chemins) (r)
VEUVE OLIVIER (Perle de Lumière) (r)
Alexandre YANN (Sous les Roses)

BAILLETTE-PRUDHOMME (Réserve)*
BARDOUX (Millésimé)
BOUCHÉ (Blanc de noirs)*
BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)*
Christian BRIARD (Ambre)
BRIAUX-LENIQUE (Les Semons)*
CAMIAT (Prestige)
CARLINI (Réserve)
J. CHARPENTIER (Pierre-Henri)
Richard CHEURLIN (L’Incontournable)
DAUPHIN (Instant Inpérial)
Franck DEBUT (Tradition)
DISSAUX VERDOOLAEGHE (Svenerick)*
DOUSSOT (Ernestine)*
Hubert FAVIER (Réserve)
FRANÇOIS BROSSOLETTE (Réserve)*
GALICHET (Réserve)*
GUY MEA (Nature)
Jean Pol HAUTBOIS (Grande Réserve)*
HUGUENOT-TASSIN (Les Fioles)
LACOURTE GODBILLON (Chaillots)*
Paul LAURENT (L’Essentiel)
Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)*
Michel LITTIERE (Grande Cuvée)*
Olivier et Laetitia MARTEAUX (Terre d’Origine) (r)
MOREL Père et Fils (Cuvée Gabriel)
MOUSSE-GALOTEAU (Réserve)
Daniel PERRIN (Millésime)
ROGGE-CERESER (Excellence)*
VRAIN-AUGÉ (Prestige) (r)*

Colette BONNET (Natur’elle)
COESSENS (Sens Boisés)*
DANIEL COLLIN (Grande Réserve)*
FORGET-BRIMONT (Blanc de blancs)*
LALLEMENT (Réserve)
LALLIER (Ouvrage)*
LEGOUGE-COPIN (Inspirations)*
Serge MATHIEU (Prestige)*
PERRIER JOUËT (Belle Epoque)
PERSEVAL-FARGE (Jean-Baptiste)
PHILIPPART (Blanc de Noirs)*
POINTILLART & Fils (Rencontre)*

BRUN DE NEUVILLE (Extra Brut)*
CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)*
Serge RAFFLIN (Prestige)*
VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)*

LETE VAUTRAIN (Millésimé)
André TIXIER et Fils (Millésime)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
AYALA (La Perle)*
BEAUMONT DES CRAYERES (Grande Réserve) (r)*
BONNET-GILMERT (Millésimé)
Franck BONVILLE (Les Belles Voyes)
BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)
Jean-Bernard BOURGEOIS (Millésime)
BOURGEOIS-BOULONNAIS (Blanc de blancs) (r)
BOUTILLEZ MARCHAND (Millésimé)
BRICE (Vintage)
Edouard BRUN (L’Élégante) (r)*
CLERGEOT Père et Fils (Grande Réserve) (r)
LUCIEN COLLARD (Millésime)
COUTIER (Blanc de Blancs) (r)
DAVIAUX (Extra brut)
DEVAVRY (Achille)
DEVILLIERS (Millésimé))
DILIGENT (Millésime) (r)
DRAPPIER (Grande Sendrée) (r)
ESTERLIN (Cléo)
FLEURY-GILLE (Pierre-Louis)
GRATIOT (Secret d’Almanach)
GRUMIER (Extra brut)
Guy LARMANDIER (Grand Cru)
Xavier LECONTE (Scellés de Terroirs)
Eric LEGRAND (Réminiscence)*
Pierre LEGRAS (Blanc de blancs)
Alain LITTIÈRE (Cuvée Alain)
MANNOURY (Ultra brut) (r)
MARGAINE (M de Margaine) (r)
Charles MIGNON (Comte de Marne) (r)
Pierre MIGNON (Clos des Graviers) (r)*
MOYAT-JAURY-GUILBAUD (Extra brut)
PÉHU-GUIARDEL (Emotion) (r)
PIPER-HEIDSIECK (Rare)*
POINSOT Frères (Prestige) (r)
RENAUDIN (Réserve) (r)
ROYER (Vintage)
SADI-MALOT (Nature)
TAILLET (Sur le Grand Marais)*
Michel TURGY (Réserve Sélection) (r)*

BRIGITTE BARONI*
BERTHELOT PIOT (Prestige)*
BOATAS (Extra brut)
BRIMONCOURT (Régence)*
LOUISE BRISON (Tendresse)*
CHARLOT-TANNEUX (Blanc de blancs)*
CHASSENAY d’ARCE (Extra brut)*
CORDEUIL (Nature)*
DEHOURS (Extra brut Terre de meunier)*
Pascal DOQUET (Mont Aimé)
Emmanuel DRAVIGNY (L’Esprit Meunier)*
FALLET DART (Clos du Mont)
FANIEL-FILAINE (Millésime)*
GRASSET-STERN (Millésimé)*
GUILLOZET (Origine)
MARX (Confident)
MATHIEU-PRINCET (Blanc de Chardonnay)
MILAN (Terres de Noël)*
Albert de MILLY (Prestige) (r)*
Yvon MOUSSY (Prestige)*
PASCAL (Harmonie)*
Hubert PAULET (Millésime)*
PERSON (L’Audacieuse)*
SOLEMME (Millésime)
VERRIER (Raymond Verrier)
VIGNON Père et Fils (Réserve Marquises)

BARBIER-ROZE (Réserve)*
Roger BARNIER (Millésimé)*
BLONDEL (Blanc de blancs)*
DEKEYNE (Blanc de blancs)
DOUE (Le Truchat)*
EGROT (Extra brut)*
JAMART (Tentation)*
Gérard LORIOT (Sélection)*
MOUTARD (Champ Persin)*
Frédéric SAVART (Extra brut)*
TROUILLARD (Extra Sélection)

COLLET (René Collet)*
DANGIN (Prestige)*
MÉDOT (Blanc de blancs)
Louis NICAISE (Noces Blanches)*

BEAUGRAND (Réserve)
COSNARD (Blanc de blancs)*
B. GIRARDIN (Appoggiature)
Didier GOUSSARD (Tentation)

 

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TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
JACQUART (Nominée)
Charles COLLIN (Blanc de noirs)*
COQUARD-BOUR (Vintage)*
FARFELAN (Millésime)
GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)*
LAFORGE-TESTA (Millésime)*
Charles LEGEND (Royal)
(MAÎTRE (Sélection))
MALETREZ (Premier Cru)
Camille MARCEL (Adage)
OLIVIER Père et Fils (Aparté)*
PANNIER (Réserve)
(PÉLISSOT Père et Fils (Réserve)*)
PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
RICHARDOT (Heritage)

BAUCHET (Signature)
CASTELGER (Eugène)
Christian COQUET
Élise DECHANNE (Essentielle)
GARDET (Selected)
Germar BRETON (Blanc de Blancs)*
Paul GOERG (Millésime)
Pierre GOULARD (Sélection)
GUYARD-LAMOUREUX (Séduction)
(Olivier HORIOT (Blanc de noirs))
Hervé LECLERE (Reflet Sélection)
François LECOMPTE (Céleste)*
Laurent LEQUART (Blanc de Blancs)
MATHELIN (L’Orée des Chênes)
Carole NOIZET (Perle Noire)
Prestige des SACRES (Privilège)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
(BEAUDOUIN-LATROMPETTE (Blanc de blancs)*)
Marc BILLIARD (Sélection)
BOREL LUCAS (Art Divin)*
(DELAUNOIS (Sublime)*)
Nathalie FALMET (Nature)*
FOURRIER (L’Exception)*
(GIMONNET Pierre (Fleuron))
GRUET (3 Blancs)*
Robert JACOB (Collection Privée)*
Bernard LONCLAS (Prestige)*
(MALINGRE (Symphonie)*)
MANCHIN Pascal (Prestige)
(PRÉLAT (Les Reines)*)
Vincent RENOIR (Zéro)
RIGOLLOT (Grande Réserve)
(ROBERT-ALLAIT (Prestige)*)
(RUELLE (Grande Réserve))
RUFFIN (Roséanne)
J.M TISSIER (Apollon)*
Florent VIARD (Absolu)

 

(André ROBERT (Mesnil)*)
Alain BAILLY (Prestige)*
DÉROT-DELUGNY (Coiffe d’Or)
DESMOULINS (Blanc de blancs)
François DUBOIS (Pure)*
GALLIMARD Père et Fils (Réserve)
Cédric GUYOT (Nature)
Michel LABBÉ (Prestige)*
LACUISSE Frères (Cuvée Cosson)
LEBLOND-LENOIR (Héritage)
Fernand LEMAIRE Millésimé)
LUTUN (Invitation)
Adrien SIMON (Millésime)*
VANZELLA (Millésime)
WIRTH et MICHEL (3 Cépages)

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ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

Château HAUT-MARBUZET

❤❤❤❤❤ Au sommet, incontestablement, et cela vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-plaisir. En effet, ce cru, marqué par la “patte” et la passion d’Henri Duboscq, renvoie à un jardin d’enfants un bon nombre de crussurbarriqués et beaucoup plus chers. Il faut dire qu’Henri, secondé par ses fils Bruno et Hugues, est particulièrement chaleureux et sait de quoi il parle quand on aborde le sujet de l’élevage en barriques ou du terroir.

Un vignoble de 66 ha, complanté à 50% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 5% de Cabernet franc et 5% de Petit Verdot. L’âge moyen des vignes est de 30 ans. Les vendanges sont manuelles avec recherche de surmaturité. Les vins sont élevés en barriques neuves pour chaque millésime, mais avec une maîtrise exceptionnelle pour choisir l’origine du bois et ne pas “abrutir” le vin, avec les essences à grain fin adaptées à son cru. Il faut dire qu’une expérience de quelque cinquante années, cela aide…

“J’ai fait construire un chai de deuxième année d’élevage qui jouxte la vigne, nous dit Henri Duboscq, un joli bâtiment aux baies vitrées qui permettent de profiter de la proximité des vignes. Sont installées dans ce chai, des barriques qui sont au sol, ce qui permet des soutirages plus fréquents et plus faciles.“

Formidable verticale sur place, des derniers millésimes à l’extravagant 1970.
Vous allez donc exciter vos papilles, avec ce Saint-Estèphe 2016, dense et corsé, aux notes fruitées, épicées, avec une belle concentration représentative du millésime, un vin charnu et structuré, de couleur pourpre, riche en arômes, où dominent en bouche les fruits rouges frais et une note poivrée, un vin qui mérite un peu de patience. Le 2015, de couleur grenat intense, bien charnu comme nous les aimons, aux notes de pruneau, est un vin marqué par son équilibre et son harmonie, qui associe puissance et distinction, de garde, naturellement. Le 2014 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, aux tanins très équilibrés, classique et prometteur. Le 2013, bien corsé et savoureux, aux tanins riches, souples, est bien équilibrés, au nez intense (mûre, groseille, épices…), en bouche très parfumée, avec des notes de cerise mûre et de truffe, fondue et intense.
Superbe 2012, “chatoyant”, dit Henri Duboscq, d’une puissance en bouche, un grand vin, charmeur, très parfumé (griotte, humus…), mêlant exubérance au palais et finesse tannique avec une très jolie finale grillée, le style parfait de Haut-Marbuzet dans sa jeunesse. Le 2011 est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Très grand 2010, qui dégage un très beau nez intense, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, dense au palais, où dominent la fraise des bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu, de grande garde. Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse, aux connotations de fruits, de cannelle et d’humus en bouche, c’est un vin parfait, notamment, avec un rôti de veau en croûte ou des magrets de canard aux champignons. Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, d’une complexité certaine, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômesséduisants de cassis et de sous-bois, puissant.
Le 2004 est exceptionnel, très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruitscuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé.
On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée. Le 1986 est superbe, robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction, un très grand vin parfait avec un veau en cocotte aux épices ou une pastilla de pigeon. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. Le 1978 est très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des tanins raffinés, un vin qui emplit le palais. Voir également le Médoc Château Layauga-Duboscq.

 

Henri, Hugues et Bruno Duboscq

1, rue Saint-Vincent
33180 Saint-Estèphe
Tél. : 05 56 59 30 54
Email : infos@haut-marbuzet.net

Château LASCOMBES

❤❤❤❤❤ Lascombes s’étend sur 112 ha. Beaucoup de soins et d’observation sont apportés au vignoble composé de 50% Merlot, 45% Cabernet-Sauvignon et 5% de Petit Verdot. Effeuillage manuel, éclaircissage raisonné pied par pied. Toutes ces efforts ont pour but de favoriser la maturation du raisin en lui offrant un environnement plus aéré et une parfaite exposition au soleil jusqu’aux vendanges.
Une centaine de vendangeurs viennent chaque année récolter à la main les précieux raisins après analyse des maturités. Le raisin est déposé sur une première table de tri puis passe au tri optique, une dernière table de tri permettant de parfaire le travail. Le raisin est ensuite légèrement foulé, sa température est abaissée pour une macération à froid. La fermentation alcoolique se déroule à une température maîtrisée de 28°, rythmée par de légers remontages. La macération post-fermentaire s’effectue à 30°, accompagnée de dégustation quotidienne pour déterminer la durée optimale de cuvaison. Le réaménagement du cuvier permet désormais de réaliser l’écoulage et l’entonnage par gravité. La fermentation malolactique s’effectue en barriques. Le vin est élevé en barriques neuves à 80% pendant 18 à 20 mois. La production annuelle est de 300 000 bouteilles de Château Lascombes et de 200 000 bouteilles de Chevalier Lascombes, le Second Vin. Les différentes démarches qualitatives, entre autres HACCP, permettent de maîtriser la qualité et la traçabilité et garantissent ainsi la protection du consommateur.
Voilà un grand Margaux 2015, de bouche profonde, de robe rouge sombre, aux notes de prune et de cuir, avec des nuances épicées, un vin complexe, harmonieux, très prometteur.
Le 2014 est savoureux, charnu, au nez d’épices et de griotte mûre, très riche, d’une longue finale avec des nuances mûres et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, de très bonne garde. Le 2013 est de robe grenat, concentration moyenne qui correspond bien au fruité et à la fraîcheur du millésimetanins fins et réguliers, vin équilibré dominé par les fruits, classique et élégant. Le 2012 a une belle robe pourpre intense, joli bouquet de fruits rouges et noirs bien mûrs assortis de notes de pain grillé, torréfaction. Bel équilibre entre alcool, acidité, concentration et structure, milieu de bouche gras et velouté, belle finale longue qui promet une bonne garde.

Le 2011 est vraiment très réussi, attaque franche et douce à la fois, arômes intenses de fruits noirs, notes florales, mais aussi d’épices et de réglisse. Volume et concentration emplissent la bouche, les tanins sont denses, le boisé intégré, bel équilibré entre alcool acidité et structure. Le 2010 est de robe noire très profonde, arômes très présents de mûre, notes de chocolat et de moka. Attaque fraîche et moelleuse, belle rondeur épaulée par une structure présente mais pas dominante, du gras, de la vivacité, arômes très élégants de fruits noirs, d’épices, superbe finale.
Goûtez également le Chevalier de Lascombes 2014, au nez dense d’humus et de framboise confite, c’est un vin à la fois charnu et rond, tout en arômes, de bouche ample, de couleur intense, avec des arômes de fruits cuits et d’épices en finale.

Dominique Befve

1, cours de Verdum
33460 Margaux
Tél. : 05 57 88 70 66
Email : contact@chateau-lascombes.fr
www.chateau-lascombes.com

Château SANSONNET

❤❤❤❤❤ Un vignoble de 7 ha. Docteur en pharmacie, Marie-Bénédicte Lefévère a repris la gérance du ChâteauSansonnet en 2009. Enfant, c’est dans les chais des propriétés familiales à Pomerol et à Saint-Emilion, que la culture et la passion du le vin lui ont été transmises. C’est maintenant avec beaucoup d’ambition et de détermination que Marie-Bénédicte imagine l’avenir du Château Sansonnet, en mettant toute sa volonté et son attachement à la propriété pour la hisser au sommet de l’appellation.
Bien aimé ce Saint-Émilion GCC 2014, de couleur soutenue, très équilibré, au nez complexe de cassis, de prune et d’épices, associant rondeur et structure, un vin très bien élevé, gras, tout en bouche, d’une belle persistance. Le 2012, généreux, avec ces nuances de fruits compotés, est un vin aux tanins soyeux et riches, charnu, qui associe puissance et distinction.

Marie-Bénédicte Lefévère

33333 Saint Emilion
Tél. : 09 60 12 95 17
Fax : 05 57 25 01 56
Email : contact@chateau-sansonnet.com
http://chateau-sansonnet.com/

Château RAYMOND-LAFON

❤❤❤❤❤ Au sommet, avec un superbe rapport qualité-prix-typicité. C’est en 1972 que Francine et Pierre Meslier deviennent proprié́taires, donnant ses lettres de noblesse à̀ ce grand vin.
Un vignoble de 20 ha, dont 18 en production, la majorité des parcelles sont regroupées autour du Château, sur les communes de Sauternes, Bommes et Preignac. Cépages : 80% Sémillon et 20% Sauvignonvignes 35 ans en moyenne. La vendange est effectué́e grain par̀ grain, par tris successifs (3 à 10 passages) de raisins botrytisés. Les vinssont é́levés 3 ans en barriques de chê̂ne merrain.
Remarquable Sauternes 2015, il est intense, aromatique, à la belle robe dorée, au nez très élégant et intense, avec en bouche des arômes persistants d’agrumes mûrs, d’amande grillée et de tilleul, veloutée, de bonne garde. Le Sauternesjeunes pousses” 2013 (pas les jeunes vignes ! 18 mois de barrique au lieu de 36), c’est un vin puissant et racé, au nezfleuri avec des nuances de pomme et de noix fraîche, suave, d’une très belle persistance aromatique en bouche. Splendide Sauternes 2011, l’exemple type d’un très grand Sauternes, au nez très persistant à̀ dominante de lis, de grillé et de petits fruits secs, de bouche onctueuse et complexe (abricot confit), fondue, aux connotations de pain brioché en finale, un vin suave, de grande é́volution. Le 2010 développe des nuances de pomme confite, de bouche fine et persistante, un vin dense et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes d’agrumes très mû̂rs et de pain grillé. Le 2009 est envoû̂tant, racé́, puissant, tout en arômes (pain brioché, citronnelle), un vin riche et complexe, trè̀s persistant, d’une grande onctuosité́. Très grand 2007, typé et dense, avec des notes de noisette et de citron, associant souplesse et structure, un vin tout en finesse, d’une longue finale, de belle robe dorée, de bouche complexe (miel, pain grillé), un beau vin de garde.
Le 2005, séduisant par son nez de fruits confits, d’une belle complexité́, est gras, à la bouche fondue où̀ se retrouvent des nuances de pain d’é́pices, d’une longue finale.

Famille Meslier – Gérante : Marie-Françoise Meslier

4, au Puits
33210 Sauternes
Tél. : 05 56 63 21 02
Email : famille.meslier@chateau-raymond-lafon.fr
www.chateau-raymond-lafon.fr

Château MAZEYRES

❤❤❤❤❤ Un vignoble de 25,5 ha de vignes sur des parcelles morcelées qui apportent leur complexité et leur complémentarité. Sols de graves et de sables de la terrasse de Pomerol et sous-Sols de graves ou de molasse riche en crasse de fer. L’encépagement a été repensé lors de l’achat récent d’une parcelle de 4 ha : 73% Merlot, 24,4% Cabernet franc et 2,6% Petit Verdot pour sa fraîcheur. Mazeyres est un magnifique manoir du XVIIIe siècle, entièrement restauré et parfaitement mis en valeur dans un bel écrin constitué d’arbres et de magnolias centenaires. Des fouilles ont permis d’exhumer de très belles poteries datant du IIIe siècle, vestiges de l’époque gallo-romaine et précieusement conservés au château.
Quatrième génération de viticulteurs et négociants libournais, Alain Moueix dirige la propriété et apporte son expertise et son savoir-faire issus du terroir. Conscient de ce potentiel unique, dès 1992, il décide de mettre en valeur ce vignoble afin que celui-ci puisse révéler son authentique expression. Il opte, dans un premier temps, pour une viticulture raisonnée et met en place une gestion parcellaire pointilleuse afin de révéler la diversité et la complémentarité de ces différents terroirs.
Enrichi de son expérience au sein du château Fonroque (100% en biodynamie depuis 7 ans), Alain Moueix a pu constater des changements notables en matière d’interaction entre la plante, le sol, le sous-sol et l’environnement produisant ainsi un effet d’authenticité et de finesse dans l’expression du terroir au sein des vins produits. Alain Moueix a apporté à Mazeyres son expertise et surtout une ouverture d’esprit certaine. La conversion à la Biodynamie a débuté par quelques parcelles en 2011. En 2012, la totalité de la propriété a été convertie. Grâce à la Biodynamie, les vins ont, en plus de cette fraîcheur assez caractéristique, un côté aérien et une belle verticalité. La propriété est certifiée Bio depuis 2015.
Voilà un très beau Pomerol 2015, 14 mois en barriques (30% de fûts neufs et 70% de fûts de un vin, 40 hl/ha), de robegrenat intense, au nez de fruits mûrs (griotte) avec quelques arômes de cuir et, en bouche, on retrouve les nuances de fruits rouges avec un côté soyeux et une belle longueur, un grand vin alliant structure et velouté. “L’augmentation de la part de Cabernet franc (21%, colonne vertébrale) et l’arrivée du Petit Verdot (4%, acidité́ naturelle) dans l’assemblage, associé à la biodynamie (pé́cision, éĺé́gance et fraîcheur) marquent une étape importante dans la définition tannique et aromatique de ce cru.”Le 2014, très fin mais volumineux, coloré, où, au nez, se mêlent la griotte et l’humus, a une bouche séduisante dominée par les fruits à noyau et la réglisse. Le 2013 (12 hl/Ha seulement), pour lequel la sélection a été sévère, se goûte très bien, associant ampleur aromatique et finesse des tanins, avec des senteurs de fruits mûrs, de bouche harmonieuse. Le 2012, vraiment remarquable, est très typé Pomerol, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, est un vin structuré, d’une bonne longueur en bouche, riche, très complexe. Le 2011, d’une grande fraîcheur, d’une grande netteté, de robe pourpre, est élégant aux tanins savoureux, très équilibré. Le 2010, plus dense, encore fermé, a un très joli nez où se décèlent les connotations de prune et de musc, un très beau vin qui associe puissance et distinction, très classique. Le 2009, avec ce côté “fumé” classique des Sols graveleux de Pomerol, est charmeur, plus rond, plus souple aux papilles, au nez de prune et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche, s’apprécie, notamment, sur des brochettes de filet mignon aux dattes et abricots secs ou un jarret de veau au citron.

Direction : Alain Moueix

56, avenue Georges-Pompidou
33500 Libourne
Tél. : 05 57 51 00 48
Email : mazeyres@wanadoo.fr
www.mazeyres.com

Château HAUT-MARBUZET

❤❤❤❤❤ Au sommet, incontestablement, et cela vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-plaisir. En effet, ce cru, marqué par la “patte” et la passion d’Henri Duboscq, renvoie à un jardin d’enfants un bon nombre de crussurbarriqués et beaucoup plus chers. Il faut dire qu’Henri, secondé par ses fils Bruno et Hugues, est particulièrement chaleureux et sait de quoi il parle quand on aborde le sujet de l’élevage en barriques ou du terroir.

Un vignoble de 66 ha, complanté à 50% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 5% de Cabernet franc et 5% de Petit Verdot. L’âge moyen des vignes est de 30 ans. Les vendanges sont manuelles avec recherche de surmaturité. Les vins sont élevés en barriques neuves pour chaque millésime, mais avec une maîtrise exceptionnelle pour choisir l’origine du bois et ne pas “abrutir” le vin, avec les essences à grain fin adaptées à son cru. Il faut dire qu’une expérience de quelque cinquante années, cela aide…

“J’ai fait construire un chai de deuxième année d’élevage qui jouxte la vigne, nous dit Henri Duboscq, un joli bâtiment aux baies vitrées qui permettent de profiter de la proximité des vignes. Sont installées dans ce chai, des barriques qui sont au sol, ce qui permet des soutirages plus fréquents et plus faciles.“

Formidable verticale sur place, des derniers millésimes à l’extravagant 1970.
Vous allez donc exciter vos papilles, avec ce Saint-Estèphe 2016, dense et corsé, aux notes fruitées, épicées, avec une belle concentration représentative du millésime, un vin charnu et structuré, de couleur pourpre, riche en arômes, où dominent en bouche les fruits rouges frais et une note poivrée, un vin qui mérite un peu de patience. Le 2015, de couleur grenat intense, bien charnu comme nous les aimons, aux notes de pruneau, est un vin marqué par son équilibre et son harmonie, qui associe puissance et distinction, de garde, naturellement. Le 2014 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, aux tanins très équilibrés, classique et prometteur. Le 2013, bien corsé et savoureux, aux tanins riches, souples, est bien équilibrés, au nez intense (mûre, groseille, épices…), en bouche très parfumée, avec des notes de cerise mûre et de truffe, fondue et intense.
Superbe 2012, “chatoyant”, dit Henri Duboscq, d’une puissance en bouche, un grand vin, charmeur, très parfumé (griotte, humus…), mêlant exubérance au palais et finesse tannique avec une très jolie finale grillée, le style parfait de Haut-Marbuzet dans sa jeunesse. Le 2011 est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Très grand 2010, qui dégage un très beau nez intense, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, dense au palais, où dominent la fraise des bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu, de grande garde. Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse, aux connotations de fruits, de cannelle et d’humus en bouche, c’est un vin parfait, notamment, avec un rôti de veau en croûte ou des magrets de canard aux champignons. Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, d’une complexité certaine, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômesséduisants de cassis et de sous-bois, puissant.
Le 2004 est exceptionnel, très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruitscuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé.
On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée. Le 1986 est superbe, robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction, un très grand vin parfait avec un veau en cocotte aux épices ou une pastilla de pigeon. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. Le 1978 est très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des tanins raffinés, un vin qui emplit le palais. Voir également le Médoc Château Layauga-Duboscq.

 

Henri, Hugues et Bruno Duboscq

1, rue Saint-Vincent
33180 Saint-Estèphe
Tél. : 05 56 59 30 54
Email : infos@haut-marbuzet.net

Château LASCOMBES

❤❤❤❤❤ Lascombes s’étend sur 112 ha. Beaucoup de soins et d’observation sont apportés au vignoble composé de 50% Merlot, 45% Cabernet-Sauvignon et 5% de Petit Verdot. Effeuillage manuel, éclaircissage raisonné pied par pied. Toutes ces efforts ont pour but de favoriser la maturation du raisin en lui offrant un environnement plus aéré et une parfaite exposition au soleil jusqu’aux vendanges.
Une centaine de vendangeurs viennent chaque année récolter à la main les précieux raisins après analyse des maturités. Le raisin est déposé sur une première table de tri puis passe au tri optique, une dernière table de tri permettant de parfaire le travail. Le raisin est ensuite légèrement foulé, sa température est abaissée pour une macération à froid. La fermentation alcoolique se déroule à une température maîtrisée de 28°, rythmée par de légers remontages. La macération post-fermentaire s’effectue à 30°, accompagnée de dégustation quotidienne pour déterminer la durée optimale de cuvaison. Le réaménagement du cuvier permet désormais de réaliser l’écoulage et l’entonnage par gravité. La fermentation malolactique s’effectue en barriques. Le vin est élevé en barriques neuves à 80% pendant 18 à 20 mois. La production annuelle est de 300 000 bouteilles de Château Lascombes et de 200 000 bouteilles de Chevalier Lascombes, le Second Vin. Les différentes démarches qualitatives, entre autres HACCP, permettent de maîtriser la qualité et la traçabilité et garantissent ainsi la protection du consommateur.
Voilà un grand Margaux 2015, de bouche profonde, de robe rouge sombre, aux notes de prune et de cuir, avec des nuances épicées, un vin complexe, harmonieux, très prometteur.
Le 2014 est savoureux, charnu, au nez d’épices et de griotte mûre, très riche, d’une longue finale avec des nuances mûres et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, de très bonne garde. Le 2013 est de robe grenat, concentration moyenne qui correspond bien au fruité et à la fraîcheur du millésimetanins fins et réguliers, vin équilibré dominé par les fruits, classique et élégant. Le 2012 a une belle robe pourpre intense, joli bouquet de fruits rouges et noirs bien mûrs assortis de notes de pain grillé, torréfaction. Bel équilibre entre alcool, acidité, concentration et structure, milieu de bouche gras et velouté, belle finale longue qui promet une bonne garde.

Le 2011 est vraiment très réussi, attaque franche et douce à la fois, arômes intenses de fruits noirs, notes florales, mais aussi d’épices et de réglisse. Volume et concentration emplissent la bouche, les tanins sont denses, le boisé intégré, bel équilibré entre alcool acidité et structure. Le 2010 est de robe noire très profonde, arômes très présents de mûre, notes de chocolat et de moka. Attaque fraîche et moelleuse, belle rondeur épaulée par une structure présente mais pas dominante, du gras, de la vivacité, arômes très élégants de fruits noirs, d’épices, superbe finale.
Goûtez également le Chevalier de Lascombes 2014, au nez dense d’humus et de framboise confite, c’est un vin à la fois charnu et rond, tout en arômes, de bouche ample, de couleur intense, avec des arômes de fruits cuits et d’épices en finale.

Dominique Befve

1, cours de Verdum
33460 Margaux
Tél. : 05 57 88 70 66
Email : contact@chateau-lascombes.fr
www.chateau-lascombes.com

Château SANSONNET

❤❤❤❤❤ Un vignoble de 7 ha. Docteur en pharmacie, Marie-Bénédicte Lefévère a repris la gérance du ChâteauSansonnet en 2009. Enfant, c’est dans les chais des propriétés familiales à Pomerol et à Saint-Emilion, que la culture et la passion du le vin lui ont été transmises. C’est maintenant avec beaucoup d’ambition et de détermination que Marie-Bénédicte imagine l’avenir du Château Sansonnet, en mettant toute sa volonté et son attachement à la propriété pour la hisser au sommet de l’appellation.
Bien aimé ce Saint-Émilion GCC 2014, de couleur soutenue, très équilibré, au nez complexe de cassis, de prune et d’épices, associant rondeur et structure, un vin très bien élevé, gras, tout en bouche, d’une belle persistance. Le 2012, généreux, avec ces nuances de fruits compotés, est un vin aux tanins soyeux et riches, charnu, qui associe puissance et distinction.

Marie-Bénédicte Lefévère

33333 Saint Emilion
Tél. : 09 60 12 95 17
Fax : 05 57 25 01 56
Email : contact@chateau-sansonnet.com
http://chateau-sansonnet.com/

Château RAYMOND-LAFON

❤❤❤❤❤ Au sommet, avec un superbe rapport qualité-prix-typicité. C’est en 1972 que Francine et Pierre Meslier deviennent proprié́taires, donnant ses lettres de noblesse à̀ ce grand vin.
Un vignoble de 20 ha, dont 18 en production, la majorité des parcelles sont regroupées autour du Château, sur les communes de Sauternes, Bommes et Preignac. Cépages : 80% Sémillon et 20% Sauvignonvignes 35 ans en moyenne. La vendange est effectué́e grain par̀ grain, par tris successifs (3 à 10 passages) de raisins botrytisés. Les vinssont é́levés 3 ans en barriques de chê̂ne merrain.
Remarquable Sauternes 2015, il est intense, aromatique, à la belle robe dorée, au nez très élégant et intense, avec en bouche des arômes persistants d’agrumes mûrs, d’amande grillée et de tilleul, veloutée, de bonne garde. Le Sauternesjeunes pousses” 2013 (pas les jeunes vignes ! 18 mois de barrique au lieu de 36), c’est un vin puissant et racé, au nezfleuri avec des nuances de pomme et de noix fraîche, suave, d’une très belle persistance aromatique en bouche. Splendide Sauternes 2011, l’exemple type d’un très grand Sauternes, au nez très persistant à̀ dominante de lis, de grillé et de petits fruits secs, de bouche onctueuse et complexe (abricot confit), fondue, aux connotations de pain brioché en finale, un vin suave, de grande é́volution. Le 2010 développe des nuances de pomme confite, de bouche fine et persistante, un vin dense et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes d’agrumes très mû̂rs et de pain grillé. Le 2009 est envoû̂tant, racé́, puissant, tout en arômes (pain brioché, citronnelle), un vin riche et complexe, trè̀s persistant, d’une grande onctuosité́. Très grand 2007, typé et dense, avec des notes de noisette et de citron, associant souplesse et structure, un vin tout en finesse, d’une longue finale, de belle robe dorée, de bouche complexe (miel, pain grillé), un beau vin de garde.
Le 2005, séduisant par son nez de fruits confits, d’une belle complexité́, est gras, à la bouche fondue où̀ se retrouvent des nuances de pain d’é́pices, d’une longue finale.

Famille Meslier – Gérante : Marie-Françoise Meslier

4, au Puits
33210 Sauternes
Tél. : 05 56 63 21 02
Email : famille.meslier@chateau-raymond-lafon.fr
www.chateau-raymond-lafon.fr

Château MAZEYRES

❤❤❤❤❤ Un vignoble de 25,5 ha de vignes sur des parcelles morcelées qui apportent leur complexité et leur complémentarité. Sols de graves et de sables de la terrasse de Pomerol et sous-Sols de graves ou de molasse riche en crasse de fer. L’encépagement a été repensé lors de l’achat récent d’une parcelle de 4 ha : 73% Merlot, 24,4% Cabernet franc et 2,6% Petit Verdot pour sa fraîcheur. Mazeyres est un magnifique manoir du XVIIIe siècle, entièrement restauré et parfaitement mis en valeur dans un bel écrin constitué d’arbres et de magnolias centenaires. Des fouilles ont permis d’exhumer de très belles poteries datant du IIIe siècle, vestiges de l’époque gallo-romaine et précieusement conservés au château.
Quatrième génération de viticulteurs et négociants libournais, Alain Moueix dirige la propriété et apporte son expertise et son savoir-faire issus du terroir. Conscient de ce potentiel unique, dès 1992, il décide de mettre en valeur ce vignoble afin que celui-ci puisse révéler son authentique expression. Il opte, dans un premier temps, pour une viticulture raisonnée et met en place une gestion parcellaire pointilleuse afin de révéler la diversité et la complémentarité de ces différents terroirs.
Enrichi de son expérience au sein du château Fonroque (100% en biodynamie depuis 7 ans), Alain Moueix a pu constater des changements notables en matière d’interaction entre la plante, le sol, le sous-sol et l’environnement produisant ainsi un effet d’authenticité et de finesse dans l’expression du terroir au sein des vins produits. Alain Moueix a apporté à Mazeyres son expertise et surtout une ouverture d’esprit certaine. La conversion à la Biodynamie a débuté par quelques parcelles en 2011. En 2012, la totalité de la propriété a été convertie. Grâce à la Biodynamie, les vins ont, en plus de cette fraîcheur assez caractéristique, un côté aérien et une belle verticalité. La propriété est certifiée Bio depuis 2015.
Voilà un très beau Pomerol 2015, 14 mois en barriques (30% de fûts neufs et 70% de fûts de un vin, 40 hl/ha), de robegrenat intense, au nez de fruits mûrs (griotte) avec quelques arômes de cuir et, en bouche, on retrouve les nuances de fruits rouges avec un côté soyeux et une belle longueur, un grand vin alliant structure et velouté. “L’augmentation de la part de Cabernet franc (21%, colonne vertébrale) et l’arrivée du Petit Verdot (4%, acidité́ naturelle) dans l’assemblage, associé à la biodynamie (pé́cision, éĺé́gance et fraîcheur) marquent une étape importante dans la définition tannique et aromatique de ce cru.”Le 2014, très fin mais volumineux, coloré, où, au nez, se mêlent la griotte et l’humus, a une bouche séduisante dominée par les fruits à noyau et la réglisse. Le 2013 (12 hl/Ha seulement), pour lequel la sélection a été sévère, se goûte très bien, associant ampleur aromatique et finesse des tanins, avec des senteurs de fruits mûrs, de bouche harmonieuse. Le 2012, vraiment remarquable, est très typé Pomerol, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, est un vin structuré, d’une bonne longueur en bouche, riche, très complexe. Le 2011, d’une grande fraîcheur, d’une grande netteté, de robe pourpre, est élégant aux tanins savoureux, très équilibré. Le 2010, plus dense, encore fermé, a un très joli nez où se décèlent les connotations de prune et de musc, un très beau vin qui associe puissance et distinction, très classique. Le 2009, avec ce côté “fumé” classique des Sols graveleux de Pomerol, est charmeur, plus rond, plus souple aux papilles, au nez de prune et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche, s’apprécie, notamment, sur des brochettes de filet mignon aux dattes et abricots secs ou un jarret de veau au citron.

Direction : Alain Moueix

56, avenue Georges-Pompidou
33500 Libourne
Tél. : 05 57 51 00 48
Email : mazeyres@wanadoo.fr
www.mazeyres.com

Domaine GROS Frère et SoeurÉCHEZEAUX Domaine GROS Frère et Soeur

Domaine GROS Frère et Soeur 

(ÉCHEZEAUX)

6, rue des Grands-Crus
21700 Vosne-Romanée
Téléphone :03 80 61 12 43
Site : www.g-f-s.fr

Le domaine est né du partage de la succession de Louis Gros en 1963. A l’origine, le Domaine a réuni, dans la maison familiale, l’héritage de deux de ses quatre enfants, Colette et Gustave. En 1984, Bernard Gros, leur neveu, prend la relève aux côtés de Colette. Bernard replante successivement toutes les parcelles. Il augmente de 12 ha le domaine en créant sur le hameau de Concoeur et Corboin (sis au-dessus de Vosne- Romanée), une parcelle en appellation Bourgogne Hautes-côtes de Nuits en vigne haute (9 ha en Pinot Noir, 3 ha en Chardonnay). La propriété compte aujourd’hui 20 ha de vignes répartis en 8 appellations différentes. On a ici pour vocation d’élaborer des vins en respectant le terroir tout en conciliant le meilleur de la modernité.
Exceptionnel Richebourg Grand Cru 2015, riche en couleur, au nez de musc, de griotte et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, est tout en finesse mais corsé. Le 2014 développe des arômes de violette et de mûre, un vin gras, avec des notes de gibier, d’une belle expression aromatique au palais avec ce léger goût fumé, charnu, riche et généreux, délicatement épicé en finale. Très beau 2013, de couleur pourpre, aux tanins riches et savoureux, parfumé (mûre, épices…), alliant puissance et finessegras et intensité, un vin classique et très harmonieux, d’excellente garde. Superbe Echezeaux 2013, qui associe rondeur et structure en bouche, avec ces notes de cerise, de truffe et d’épices caractéristiques.
Le Clos Vougeot Musigni Grand Cru 2016, charnu, riche, au nez épicé, allie une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche, un vin avec beaucoup de structure, riche en couleur comme en arômes, avec ces notes de fruits noirs mûrs (groseille, prune) et d’épices en finale, de garde, bien sûr.

Domaine de la POULETTENUITS-SAINT-GEORGES Domaine de la POULETTE

Domaine de la POULETTE 

(NUITS-SAINT-GEORGES)
François et Françoise Michaut-Audidier
103, Grande Rue
21700 Corgoloin
Téléphone :03 80 62 98 02
Télécopie : 01 45 25 43 23
Email : infos@poulette.fr
Site : www.poulette.fr

Le Domaine est une très ancienne propriété, appartenant à une famille dont la présence sur la côte viticole est attestée depuis l’époque de Louis XIV. Depuis plus de six générations, elle s’est transmise par les femmes, qui ont toujours su choisir à leur coté des hommes de valeur pour porter avec elles le flambeau du Domaine.

Les vendanges 2017, nous dit François Michaud, ont été précoces et de belle qualité, les raisins particulièrement sains laissent espérer un millésime très équilibrésoyeux, élégant, représentatif de la Bourgogne, et, pour compléter, la quantité était bien présente. A mon avis, ce millésime 2017 n’est pas très éloigné du 2010.
En vente en 2018 : les Coteaux Bourguignons et Nuits-Saint-Georges 2015, les Premiers Crus les Poulettes 2009, 2011, 2012, les Vaucrains 2012 et 2015, les Blancs 2015 et 2016. Désormais les Bourgognes 2017 auront l’appellation côte d’Or en blanc et en rouge.
Leur fille, Hélène Gaudeul, a créé une nouvelle société pour qu’ainsi la marque Domaine de la Poulette continue sous son impulsion et en accord avec ses parents.
Une nouvelle cuverie vient également d’être installée.

Située sur une parcelle à Vosne-Romanée, la cuvée Corvée au Prêtre provient d’une vigne âgée et doit son nom au curé qui faisait travailler les vignes à sa façon. Elaboré en cuvaison froide, ce vin a de remarquables arômes et peut être bu jeune ou vieillir plusieurs années.
De nombreuses médailles viennent, chaque année, récompenser le travail accompli : médaille d’Argent au Concours des Vins de Lyon pour le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Vaucrains 2011, médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris 2016 pour le Côtes de Nuits-Villages Blancs 2014, Burgondia d’Or 2016 et médaille d’Argent au Concours Féminalise 2016 pour le Côtes de Nuits-Villages Blancs 2013, Burgondia d’Or en 2016 pour le Bourgogne Blanc 2013 !
Vous allez aimer comme nous ce Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Poulettes 2012, d’un joli pourpre foncé, avec des arômes prononcés de musc, de fraiseet de sous-bois, un vin de bouche dense, aux tanins bien ronds, subtil, bien typé. Le 2009 est vraiment superbe actuellement, de couleur carmin, charnucomme il se doit, au nez où dominent la cerise confite et les épices, aux tanins concentrés et fondus à la fois, bien charpenté, tout en séduction, idéal avec des paupiettes de veau en cocotte ou des noisettes d’agneau aux flans de légumes.
Le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Vaucrains 2015, d’un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d’humus et de petits fruits noirs cuits, tout en finesse tannique, ample et de belle structure, très prometteur, quand le 2012, de bouche corsée, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins très étoffés, est un vin velouté où l’élégance s’exprime à plein, idéal, notamment, avec un filet de veau en croûte de cèpes ou un bœuf à l’aigre-doux.
Goûtez aussi le Côte De Nuits Villages blanc 2015, avec un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité, et le Bourgogne blanc Chardonnay 2015, de très jolie robe, un vin aux nuances de citronnelle et de fleurs blanches, associant souplesse et vivacité.


Clos des LAMBRAYSMOREY-SAINT-DENIS Clos des LAMBRAYS

Clos des LAMBRAYS 

(MOREY-SAINT-DENIS)
Direction-Oenologue : Boris Champy
31, rue Basse
21220 Morey-Saint-Denis
Téléphone :03 80 51 84 33
Email : clos@lambrays.com
Site : www.lambrays.com

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Appartient à LVMH. Le vignoble de ce (très) Grand Cru de Morey-Saint-Denis (c’est le plus grand d’un seul tenant de la Côte-de-Nuits (8,70 ha), situé à une altitude entre 250 m et 310 m, très vieilles vignes), est constitué de 3 climatsgéographiques : Meix Rentier, la terre la plus lourde et la plus argileuse; les Larrets, la partie la plus pentue exposée à l’est, et les Bouchots, une partie bien ventilée sur la partie haute, en sortie de la combe de Morey, et bien protégée des vents du nord dans la partie basse sur 12 ha au total. Cette complémentarité géologique et climatique est déterminante et explique en partie la grande finesse et la complexité des Vins. Le sol marneux, qui domine dans le haut du clos, favorise l’élégance des Vins, tandis que le bas, plus argilo-­calcaire, produit des Vins puissants et charpentés.

Je suis issu d’une famille de vignerons champenois, nous raconte Boris Champy, j’ai fait mes études à Bordeaux et suis œnologue, j’ai travaillé pour la famille Christian Moueix, dans le Libournais et Pomerol, puis dans son vignoble en Californie, Dominus. En 2017, j’ai rejoint le clos des Lambrays. J’aime dire que je suis un vigneron-œnologue qui aime autant la viticulture que la vinification.

Dégusté sur place, un formidable clos des Lambrays 2016, d’une couleur profonde et étincelante, intense et chaleureux, charpenté, coloré et parfumé, aux connotations de truffe, de réglisse et de griotte mûre en finale, un vin qui révèle des tanins puissants et très fins à la fois. Le 2015 est splendide, vinificationvendanges entières, élevage durant 18 mois en fûts à 50% neufs, aux senteurs de cerise et de sous-bois, d’une grande finesse aromatique, qui dégage en bouche des nuances de fruits cuits (cassis, griotte) et de truffe, très typé. Très beau 2014, élevage 50% en fûts neufs 18 mois, un vin concentré, au parfum de violette, de prune et de sous-bois, d’une grande finesse aromatique, de garde. Le 2013, de bouche pleine et riche, aux nuances de fruits des bois et aux notes giboyeuses, puissant et savoureux, est un vin ample, très légèrement poivré en finale. Le 2012 est superbe, de couleur intense aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges, d’épices, aux tanins bien enrobés, un vin riche, très distingué, racé, qu’il faut savoir attendre.
Exceptionnel 2011, très typé, d’une belle onctuosité en bouche, un vin délicat mais de bouche intense, complexe et très élégant à la fois, très marqué par son terroir, de robe intense, aux nuances caractéristiques de réglisse, de sous-bois et de cerise mûre, associant structure et finesse, d’excellente garde.
Le 2010 est fantastique, aux arômes de fruits macérés et d’épices, riche, de teinte grenat, dense au nez comme en bouche, alliant finesse, ampleur et charpente, aux tanins bien soyeux et très équilibrés, un grand vin, de très belle évolution.
Splendide 2009, de couleur intense, au nez dense et subtil, avec ces connotations de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, un très grand vin puissant qui commence à se fondre et à développer en bouche des nuances de prune cuite et d’humus. Très beau 2008, de robe pourpre intense, aux tanins mûrs, solide, gras et complet, d’une belle harmonie, d’une grande persistance aromatique, aux connotations de prune, de cannelle et de truffe.


Domaine Pierre AMIOT et FilsMOREY-SAINT-DENIS Domaine Pierre AMIOT et Fils

Domaine Pierre AMIOT et Fils 

(MOREY-SAINT-DENIS)
Jean-Louis et Didier Amiot
27, Grande Rue
21220 Morey-Saint-Denis
Téléphone :03 80 34 34 28
Email : contact@domainepierreamiot.fr
Site : www.domainepierreamiot.fr

Depuis cinq générations, la famille Amiot est propriétaire de ce domaine de 8 ha. Jean-Louis Amiot gère le domaine avec son frère Didier depuis 1981. Le domaine pratique la lutte raisonnée, aucun traitement n’est fait de façon préventive, labours pour éviter l’usage de désherbants. Un ébourgeonnage est effectué au printemps pour maîtriser les rendements.
Fidèle à lui-même, un grand Morey-Saint-Denis Premier Cru Aux Charmes 2016, avec cette touche de fumé persistante, ample et très équilibré, où se retrouve une belle subtilité d’arômes dominée par la griotte et la mûre, est d’une grande harmonie en bouche, savoureux, tout en finesse, de garde.
Le Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Millandes 2016 se caractérise par une charpente solide et des nuances de fruits cuits, au nez complexe et subtil à la fois, marqué par la prune et les sous-bois, quand ce Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Blanchards 2016, alliant fermeté et rondeur, aux tanins riches, de robeintense, au nez persistant avec des nuances de fruits à noyau et une pointe d’épices douces, est très équilibré, généreux, de bouche ferme, où l’on retrouve les petits fruits noirs.
Superbe Clos de la Roche Grand Cru, de couleur cerise soutenu, aux arômes puissants de fruits cuits et de sous-bois, aux tanins fermes et fondus à la fois, de charpente solide, un grand vin typé.
Goûtez également le Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Combottes 2016, d’une belle concentration d’arômes (myrtille, épices…), ample, de belle charpente, de très jolie robe, vraiment très bien élevé, de bonne garde, naturellement.

Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIRMARSANNAY Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR

Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR 

(MARSANNAY)
Patrice Ollivier
44, rue de Mazy
21160 Marsannay-la-Côte
Téléphone :03 80 52 21 12
Email : fougeraydebeauclair@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/fougeraydebeauclair
Site : www. fougeraydebeauclair.fr

Coup de cœur pour ce Marsannay Les Saint Jacques rouge 2015, très typé (sols argilo-calcairesavec une forte présence de pierres et fossiles), au nez de prune mûre et de violette, corsé, est un vin de robe pourpre soutenu, à la fois rond et intense en bouche, un vin à prévoir sur une selle de mouton ou une poularde truffée aux légumes.
Le Marsannay rouge les Favières 2016, rond, avec des arômes de fruits bien mûrs, notamment de fruits noirs comme le cassis, est de bouche pleine, tandis que cet autre Marsannay rouge Les Boivins 2015, aux senteurs de violette et de fraise des bois cuite, riche en couleur, classique, associe charpente et souplesse, avec des senteurs complexes de prune et de réglisse au palais. Le Marsannay Les Saint Jacques blanc 2016, typé et ample en bouche, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes d’amande et de poire, est un joli vin gras et harmonieux, quand le Marsannay blanc les Aiges Pruniers 2015, aux arômes de fleurs blanches (aubépine, narcisse), est de jolie robe dorée, avec cette pointe de fraîcheur et de fruité persistante.
Superbe Gevrey-Chambertin Les Seuvrées 2015, très vieilles vignes sur sols calcaires avec une bonne proportion de marnes argileuses, de belle robe grenat, riche et structuré, au nez persistant où dominent des notes de cassis et de cannelle, riche et long en bouche, puissant, savoureux. Le 2014, intense et chaleureux, bien charpenté, coloré et parfumé, aux connotations de truffe et de griotte mûre, est tout en finale. Le 2013, de couleur intense, très parfumé (griotte, mûre), finement épicé, très charpenté, de bouche pleine et riche, aux nuances complexes de fruits des bois macérés, de belle évolution.
Le Puligny-Montrachet Les Meix 2016, fin et riche à la fois, d’une belle persistance, a des notes de pêche et de noix, tout en structure et parfums au palais (genêt, poire), de finale complexe, ample et persistante. Beau Fixin rouge Clos Marion 2015, où dominent les saveurs de sous-bois et de fruits frais, fin et dense en bouche, est un vin qui demande à se fondre.
Quant à ce Savigny-lès-Beaune blanc Les Golardes 2015, de bouche finement épicée, avec de petites notes de pêche jaune et de lis, riche et tout en délicatesse, typé comme le Savigny-lès-Beaune rouge Les Golardes 2015, d’une belle couleur aux reflets violets, classique, très parfumé, avec ces notes d’humus et et de fruits surmûris. Il y a aussi cette cuvée vin Orange Cœur de Femme, 100% Chardonnay, présentée dans une bouteille lourde, avec une étiquette orange, suave en bouche, est de belle robe jaune soutenu aux reflets or, au nez complexe et puissant (acacia, pomme), et le Bourgogne rouge Cœur de femme 2016, où l’élégance prime, parfumé, rond mais de jolie charpente, avec des connotations de fraise des bois et d’épices, tout en bouche, où se décèle une jolie finale corsée au palais.

Domaine René CACHEUX et FilsVOSNE-ROMANÉE Domaine René CACHEUX et Fils

Domaine René CACHEUX et Fils 

(VOSNE-ROMANÉE)
René et Gérald Cacheux
28, rue de la Grand-Velle
21700 Vosne-Romanée
Téléphone :03 80 61 28 72 et 06 98 10 47 90
Email : gerald.cacheux@free.fr
Site : www.domaine-cacheux.com

Au début du siècle dernier, François Blée s’installe à Vosne-Romanée. Son fils Charles, lui succède en augmentant la superficie du domaine. En 1966, l’exploitation se divise entre ses deux filles. Jacqueline Blée, l’une de ses filles, et son époux René Cacheux, créaient le Domaine René Cacheux-Blée. En 2004, après avoir travaillé sur d’autres exploitations vitivinicoles, Gérald, leur fils, leur succède. “Les accords mets-vins parfaits pour le Bourgogne Les Champs d’Argent sont les légumes en salade, tourtes, volaille, viande rouge grillée, viande blanche rôtie, fromage à pâte cuite comme le Gouda. Le Chambolle-Musigny, lui, s’accorde avec les viandes blanches rôties, filet mignon, pintade, chapon de Bresse, entrecôte grillée, traditionnel plateau de fromages. Pour les Vosne-Romanée et Vosne-Romanée Premier Cru, je vous conseille de servir un pavé de bœuf, gibiers à plumes, pintade forestière, foie gras poêlé, agneau rôtifromages à saveurs intenses comme l’Epoisse ou le Langres.”
Voilà un remarquable Vosne-Romanée Premier Cru Les Suchots 2015, de couleur rubis intense, avec un nez où dominent la groseille, le fumée et le poivre, un vin qui associe richesse et harmonie, de garde. Le 2014 est de robe grenat profond, au nez complexe où dominent les fruitscuits, légèrement poivré, tout en bouche et très subtil comme nous les aimons, idéal sur un pot-au-feu de pigeons ou une canette grillée, sauce béarnaise.
Le 2013 est de couleur grenat, aux tanins soyeux et riches à la fois, au bouquet intense de cassis, de musc, un grand vin souple et très fin, de belle structure. Le 2012 est de couleur pourpre, au nez dominé par les fruits rouges à noyau, un vin de bouche dense, de charpente fine et puissante à la fois, d’une longue finale avec des nuances mûres et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse.
Beau Vosne-Romanée Premier Cru Les Beaux Monts 2015, de robe pourpre, qui allie charpente et distinction, au nez caractéristique où se devinent les fruitsmûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche, de belle évolution. Le Chambolle-Musigny 2015, aux tanins soyeux et riches à la fois, au bouquetintense de cassis, de musc, un grand vin souple et fin, de belle structure et riche en couleur.
Goûtez le Vosne-Romanée 2015, puissant, structuré, est très élégant, avec des tanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre et d’épices, ce joli Bourgogne Aligoté 2016, et le Bourgogne rouge les Champs d’Argent 2015, de jolie robe, aux notes de fruits frais en bouche.

Frédéric ESMONINGEVREY-CHAMBERTIN Frédéric ESMONIN

Frédéric ESMONIN 

(GEVREY-CHAMBERTIN)

12, rue du Chêne
21220 Gevrey-Chambertin
Téléphone :09 79 66 20 27
Email : fredesmonin@orange.fr

Toujours à la tête des Premiers Grands Vins Classés.
Frédéric Esmonin est très satisfait du millésime 2017 dont la qualité est dans la lignée des 2016 et 2015. La quantité est elle aussi, bien présente, tout est réuni. Commençées précocement le 4 Septembre, les vendanges ont bénéficié d’un temps superbe avec des raisins parfaits, ce qui laisse augurer un millésime prometteur que nos papilles sauront apprécier. En 2018, est commercialisé le millésime 2016, mis en bouteilles en Octobre dernier.

On patiente avec ce splendide Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Lavaux 2015, coloré, chaleureux, au nez de fruits rouges surmûris et de violette, charpenté, riche au nez comme en bouche, qui poursuit son excellente évolution. Le 2014 mêle finesse et charpente, très séduisant, aux connotations de fruits, de cannelle et d’humus au palais. de robe rouge teintée cerise noire, de bouche où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), charnu, associe charpente et distinction.
Le Chambertin Clos de Bèze 2010 est superbe, d’une belle couleur aux reflets violets, parfumé (mûre et violette), un vin bien corsé, aux tanins souples, aux nuances complexes en bouche où se mêlent la griotte et l’humus, alliant rondeur et charpente, de garde. Quant à son Ruchottes-Chambertin 2010, de belle matière, aux tanins fermes, aux senteurs de fruits noirs, d’épices et de sous-bois, un grand vin typé, majestueux, envoûtant, vraiment remarquable. Superbe 2009, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et coloré, un vin racé qui dégage des nuances de fruits cuits (cassis, griotte) et de truffe au palais, parfait aujourd’hui sur un magret de canard au poivre vert ou un bœuf miroton.
Beau Gevrey-Chambertin Clos Prieur 2014, un vin aux connotations de réglisse et de cerise mûre, marqué par son terroir, de robe intense, tout en bouche.


Domaine BERTHAUT-GERBETFIXIN Domaine BERTHAUT-GERBET

Domaine BERTHAUT-GERBET 

(FIXIN)
Amélie Berthaut
9, rue Noisot
21220 Fixin
Téléphone :03 80 52 45 48
Email : contact@domaine-berthaut.com
Site : www.berthaut-gerbet.wine

Exploitation familiale (6e génération) de 16 ha. Les vignes sont cultivées dans le souci du respect du terroir, peu d’engrais et le minimum de traitements phytosanitaires afin de respecter l’environnement. Les vins sont élevés en fûts de chêne 18 à 24 mois selon les appellations et les millésimes, dont 20% en fûts neufs. Amélie Berthaut a repris les vignes de sa mère (Gerbet), plus celles de son père (Berthaut). Le millésime 2016 est actuellement disponible.
Le Fixin Premier Cru Les Arvelets 2015, de robe rubis intense, avec des arômes de fruits surmûris et d’épices, est complexe, d’une très belle charpente, aux tanins riches, un vin bien corsé, tout en bouche. Excellent Fixin Les Crais 2016, élevé 15 mois en fûts, riche en couleur comme en charpente, aux taninsamples, corsé, tout en bouche, chaleureux, aux nuances de fraise et de truffe, quand le 2015 développe des notes de cerise confite et d’humus, une bouche chaleureuse où dominent la mûre et la groseille, parfait, par exemple, sur un bœuf braisé aux carottes ou un foie de veau à la vénitienne.
Très grand Gevrey-Chambertin Clos des Chezeaux 2015, élevé 15 mois en fûts, issu d’un petit Clos situé juste en dessous des Premiers Crus, de robe pourpre, qui associe charpente et distinction, au nez caractéristique où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices, tout en bouche.
Le Vosne-Romanée 2015, élevé 13 mois en fûts, de robe pourpre, intense, aux tanins amples, est très équilibré, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, d’évolution prometteuse. Le 2015, est un vin de robe rubis intense, avec des arômes de fruits surmûris et de poivre blanc, bien charnu, très typique, complexe, avec des saveurs intenses.
Il y a aussi ce Vosne-Romanée Premier Cru Les Petits Monts, avec ce côté “fumé”, charmeur mais intense, au nez de prune, de sous-bois et de cerise à l’eau-de-vie, un vin bien marqué par son terroircharnu en bouche, d’excellente évolution.

Domaine François BERTHEAUCHAMBOLLE-MUSIGNY Domaine François BERTHEAU

Domaine François BERTHEAU 

(CHAMBOLLE-MUSIGNY)

5, rue du Carré
21220 Chambolle-Musigny
Téléphone :03 80 62 85 73
Email : domaine@francoisbertheau.com
Site : www.vinsdusiecle.com/domaine.bertheau

Au sommet. Domaine familial repris par François Bertheau en 2004, cinquième génération à exploiter ce vignoble de 6,22 ha. Les vignes sont âgées de 45 ans en moyenne. L’élevage se fait en fûts (dont 20 à 30% de bois neuf) pour une durée de 18 mois, le vin, non filtré, sera commercialisé 6 mois après sa mise en bouteillesSols argilo-calcaires.

François Bertheau est satisfait du millésime 2017 : fruité, bien coloré, un volume important et une qualité parfaite, un excellent vin gourmand. Il propose à la vente les 2016, dans toutes les appellations, puis, en 2019, les 2017. Pour lui, un seul principe : la continuité dans la qualité.

On est bien à la tête de son appellation avec ce superbe Chambolle-Musigny Premier Cru 2015, très typé, aux tanins mûrs, très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des arômes complexes de prune, de sous-bois et de réglisse, ample en bouche, de très bonne garde. Le 2014, de robe brillante, est un vinsubtil, de bouche fondue, aux notes de griotte surmûrie et de poivre, charnu, où la finesse s’allie à un velouté savoureux, à présenter avec une terrine de faisan au foie gras ou un rôti de veau en croûte.
Le 2013 dégage un nez de griotte surmûrie, de jolie matière, soyeuse et ample, un vin très parfumé (cannelle, cuir et violette). Le 2012, aux arômes de fruitsmûrs (cassisfraise) et de réglisse, de bouche puissante mais distinguée, est un vin étoffé, coloré et complexe comme il le faut, d’excellente évolution. Beau 2010, tout aussi séduisant dans ce beau millésime, mêlant rondeur et structure, avec ces notes de prune, d’humus et de cannelle en finale, idéal avec un rôti de veau en croûte ou un canard sauvage.
Le Chambolle-Musigny Premier Cru Les Charmes 2015, d’une belle couleur aux reflets violets, alliant structure et distinction, très classique, très parfumé, avec ces notes d’humus et et de fruits surmûris. Le 2014, de robe pourpre, a un nez où se devinent les fruits cuits, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche.
Son Chambolle-Musigny Premier Cru Les Amoureuses 2015, aux tanins savoureux et riches à la fois, généreux, coloré, avec cette finale charnue et charmeuse, dominée par les fruits à noyau et la cannelle. Excellent Chambolle-Musigny Village 2016, de couleur soutenue, aux tanins mûrs, aux arômes de framboise, de pivoine et d’épices.


Philippe LECLERCGEVREY-CHAMBERTIN Philippe LECLERC

Philippe LECLERC 

(GEVREY-CHAMBERTIN)

13, rue des Halles
21220 Gevrey-Chambertin
Téléphone :03 80 34 30 72
Email : philippe.leclerc60@wanadoo.fr
Site : www.philippe-leclerc.com

Au sommet. “De nombreuses générations ont permis de constituer mon patrimoine viticole, précise Philippe Leclerc. Succédant à mon père, j’ai, voici quelques années, repris le flambeau en m’efforçant de créer et de faire vivre mes vins dans le même état d’esprit que mes ancêtres. Dès l’adolescence j’ai été très attentif à me faire offrir cette fabuleuse richesse, faite de techniques et de passions, que les vignerons d’antan ont véhiculée de père en fils depuis des centaines d’années. De part mon éducation familiale, et parallèlement en recherchant le dialogue avec les anciens et les pairs du village, je me suis imprégné de la culture, de la compréhension et du respect de notre noble travail. Retrouvez dans mes vins la saveur et le charme qui ont fait la grandeur et la notoriété de notre vignoble depuis presque mille ans, telle est mon ambition, tel est le travail que je m’impose pour retrouver la typicité d’autrefois.”

Cette année, nous dit Philippe Leclerc, je propose les 2014 et 2015, deux supers millésimes, chacun avec leur spécificité. Les 2016 et 2017 vont être aussi deux très bons millésimes. J’ai en projet un agrandissement spectaculaire du musée, c’est prévu en 2018 ou début 2019.

Vous allez apprécier ce superbe Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Cazetiers 2015 (sous-sol, dont les couches rocheuses très denses, rendent difficile la pénétration des racines qui alimentent la grappe), qui allie fermeté et distinction, au nez où dominent la myrtille et le poivre, puis, en bouche, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et dense au palais, un vin où le velouté s’allie à la structure, d’une matière pleine, de garde comme le montre le 2010, un beau vin typé, mêlant concentration d’arômes et ampleur, au nez comme en bouche, avec ces notes de cerise noire macérée, de cuir et d’humus.
Le 2009 est formidable actuellement, l’un des plus jolis vins de la région, dans ce millésime, de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, violette, poivre), alliant puissance et finessegras et intensité, idéal sur un cuissot de lapin au romarin ou un coquelet rôti au thym aux petits pois et artichauts, par exemple. Le 2008 est ample et velouté, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, fondu en bouche, très marqué par son terroir.
Très beau Gevrey-Chambertin Premier Cru La Combe aux Moines 2015, un vin très typé, qui développe des tanins mûrs et très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des senteurs complexes de griotte et de réglisse, ample en bouche, tout en nuances. Le 2014 mêle finesse et richesse aromatique, une bouche suave et veloutée, très parfumée (fruits rouges surmûris, cannelle), un vin riche en couleur comme en charpente, d’une belle finale.
Le Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Champonnets 2015, bien charnu et gras, dévoile un nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, avec ces notes persistantes de fumé, de mûre et d’épices au palais.
Il y a encore ce Gevrey-Chambertin En Champs 2015, de jolie robe grenat soutenu, bien charpenté, parfumé (griotte, humus…), est un vin ferme et soyeux à la fois, avec une bouche puissante et persistante où se décèlent la groseille cuite et le cuir. Excellent 2014, parfumé avec ces notes de mûre et de griotte, qui mêle finesse et structure, un vin aux tanins soyeux, bien corsé.


Pierre BOURÉE FilsGEVREY-CHAMBERTIN Pierre BOURÉE Fils

Pierre BOURÉE Fils 

(GEVREY-CHAMBERTIN)
Bernard et Jean-Christophe Vallet
13, route de Beaune
21220 Gevrey-Chambertin
Téléphone :03 80 34 30 25
Email : contact@pierre-bouree-fils.com
Site : www.pierre-bouree-fils.com

Au XIXe siècle, Pierre Bourée reprend à Gevrey-Chambertin un commerce de vins, fondé en 1864, et lui donne son nom. En 1922, son fils Bernard lui succède et crée l’enseigne actuelle: Pierre Bourée Fils. Il achète une parcelle de vignes en Grand Cru : Charmes- Chambertin. En 1945, Bernard Bourée commence à former son neveu, Louis Vallet. Celui-ci prend ensuite la direction de la maison, assisté de son frère François. Aujourd’hui, Bernard et Jean-Christophe Vallet dirigent la maison.
Exceptionnel Charmes Chambertin Grand Cru 2012, de belle robe pourpre, complexe au nez comme en bouche (griotte, épices, poivre), est riche, très classique, typé comme nous les aimons, un vin aux tanins fermes et fondus à la fois, de garde. Son Closde la Roche Grand Cru 2012 est particulièrement charmeur, aux tanins enrobés, un vin typé, ample, de bouche puissante, au nez envoûtant avec ces notes de violette et de pruneau.
Le Gevrey-Chambertin Clos de la Justice 2012, intense, est harmonieux, aux notes de sous-bois et de griotte mûre, de bouche ample et fondue, classique de ce millésime, un vin charnu, très parfumé, très fin, aux saveurs intenses à dominante de fruits mûrs au palais. Le Gevrey-Chambertin 2015, complet, parfumé au nez comme en bouche (violette, humus), de couleur pourpre intense, aux tanins amples, mêle puissance et finesse. À noter, La Table de Pierre Bourée, où l’on propose des menus-dégustation avec 5, 7 et 9 vins.

Domaine Pierre GELINFIXIN Domaine Pierre GELIN

Domaine Pierre GELIN 

(FIXIN)
Pierre-Emmanuel Gelin
22, rue de la Croix Blanche
21220 Fixin
Téléphone :03 80 52 45 24
Email : info@domaine-pierregelin.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/gelinpierre
Site : www.domaine-pierregelin.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Le domaine est une propriété familiale d’une douzaine d’hectares sur les communes de Fixin et Gevrey-Chambertin. Depuis la prise en charge totale du domaine par Pierre-Emmanuel, pour la production et la vinification, quelques modifications culturales ont été apportées. Aucune utilisation d’herbicides, d’engrais autres que des amendements issus de l’Agriculture Biologique, d’insecticides et traitements antipourriture. Les sols sont travaillés mécaniquement et les contours enherbés. Les vignes sont effeuillées en tout début de véraison, de ce fait les raisins sont bien ventilés et l’état sanitaire très sain. En cuverie, avec le remplacement des cuves bois par des cuves Inox thermorégulées, le contrôle des températures est géré de façon plus précise. La vinification est traditionnelle tout en évoluant dans le but d’améliorer toujours la qualité, les Vins sont élevés en fûts de chêne, avec un pourcentage de fûts neufs variant selon les Crus et millésimes pour un léger boisé, pendant 20 à 22 mois. Les Vins sont ensuite mis en bouteilles à la propriété et ne sont commercialisés qu’après un an ou deux de stockage dans nos caves.

En 2013, nous dit Pierre-Emmanuel Gelin, j’ai changé tout mon matériel de réception, j’utilise un érafloir Pellenc, cela apporte beaucoup plus de profondeur à mes Vins. L’éraflage est assez tendre, on ne garde que les baies intactes, tout ce qui est lacéré, les pépins et les jus sont écartés, ce qui permet de faire des macérations intra-pelliculaires, je trouve que cela apporte plus de précision à mon travail. En vinification, un pigeage assez léger par jour pendant toute la phase pré-fermentaire pour, justement, essayer de conserver l’intégralité des baies puis ensuite, quatre pigeages par jour en pic de densité. J’ai entamé une conversion Bio, je suis en phase de certification et j’applique aussi quelques principes de biodynamie. C’est assez contraignant, j’ai commencé pour les Vins et maintenant j’applique certains de ces principes dans mes vignes. On essaye de se rapprocher des pratiques naturelles sans trop d’interventions sur les Vins.

Formidable Fixin Premier Cru Clos Napoléon 2014, vignes de 50 ans, vendanges manuelles, élevé 22 mois en fûts de chêne, aux tanins savoureux et riches à la fois, généreux, coloré et corsé, avec cette bouche bien charnue et séduisante dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un grand vin authentique et racé. Le 2013, au bouquet complexe où s’entremêlent des senteurs de petits fruits rouges très mûrs, de cuir, d’humus et de réglisse, est de belle garde. Le 2012 est de robe grenat noir, au nez de violette et de mûre, gras, avec des notes de poivre et de réglisse, charnu en bouche comme il se doit, de belle garde.
Remarquable 2011, de couleur intense aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges, d’épices, de gibier, aux tanins bien enrobés. Le 2010 est complet, de couleur pourpre, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, groseille…), alliant gras et intensité, de belle garde. Le 2009 est dense, mêlant structure et distinction, au nez caractéristique où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), tout en bouche, charnu, de belle évolution, à prévoir sur un rôti de bœuf aux pruneaux farcis ou un pigeon aux légumes. Le 2008 est d’une grande complexité, au nez vraiment très typé, dominé par les fruits cuits et la réglisse, de charpente puissante, avec ces tanins bien présents, de bouche riche (griotte, humus, épices). Superbe 2007, intense au nez, qui associe structure et distinction, avec ces notes de fumé bien spécifiques, parfait aujourd’hui sur un civet de canard en velours ou des perdrix.
Exceptionnel Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 2014, de robe pourpre, associe charpente et distinction, avec ce nez caractéristique où se devinent la prune, l’humus et la cannelle, un vin aux tanins très équilibrés, de bouche puissante avec des notes de fruits rouges cuits et de poivre, savoureux et intense à la fois. Le 2013, de robe pourpre, puissant au nez comme en bouche, d’une structure et d’une charpente tannique importantes, est de bouche dense, où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges cuits et de réglisse, de garde. Le 2012 déploie des connotations subtiles d’humus, de mûre et d’épices, tout en arômes, ample en bouche, fin et puissant à la fois, d’excellente garde, très typé.
Le Gevrey-Chambertin Clos de Meixvelle 2014, avec des arômes mûrs et complexes de cassis, de cuir, d’épices et de framboise, avec des tanins souples mais très équilibrés, est de bouche onctueuse, à la fois fine et persistante, un vin qui poursuit son évolution. Le 2013, de couleur grenat, aux tanins soyeux et riches à la fois, au bouquet intense de cassis, de musc, un grand vin souple et très fin, de belle structure. Le 2012 mêle charpente et finesse, de couleur soutenue, au nez concentré de griotte, tout en souplesse mais aux tanins présents, de garde. “Le Clos de Meixvelle issu d’un terroir assez fin, donne un vin avec des tanins plus fondus que sur le terroir de Fixin, où nous avons une texture d’argile beaucoup plus dense, qui donne des Vins plus rustiques; le terroir de Gevrey présente des argiles assez fines avec des petits cailloux de surface calcaire, ce qui donne des Vins assez élégants.” Savoureux Gevrey-Chambertin Clos Prieur Premier Cru 2014, aux senteurs de sous-bois et de griotte, un vin de caractère, qui possède une solide structure, associant concentration et finesse.
On poursuit avec ce Fixin Premier Cru Les Hervelets 2014, remarquable, a des connotations subtiles de cerise, d’humus, un vin charnu, aux tanins bien présents et savoureux à la fois. Le Fixin La Cocarde 2014, de robe pourpre intense, au nez envoûtant de truffe et de violette, avec cette pointe d’épices et cette charpente à la fois puissante et souple, est corsé comme il se doit, quand le Fixin 2014 sent les fruits rouges bien mûrs, de jolie bouche ample et parfumée.
Goûtez le Bourgogne Chardonnay le Dessus des Prielles 2015, de bouche florale et subtile, aux arômes de mirabelle et d’amande grillée, charmeur et croquant, un très joli vin, classique, ample, bien typé, vraiment très réussi.


Domaine des MONTS LUISANTSMOREY-SAINT-DENIS Domaine des MONTS LUISANTS

Domaine des MONTS LUISANTS 

(MOREY-SAINT-DENIS)
Jean-Marc Dufouleur
51, rue du Faubourg Madeleine
21200 Beaune
Téléphone :03 80 24 00 96
Email : jmdufouleur@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/domainedesmontsluisants

Au domaine, le 2017 s’annonce d’excellente facture, nous dit Jean-Marc Dufouleur, et si les deux prochaines décennies devaient être égales aux deux dernières, il n’y aurait pas à porter plainte, tant la nature a choyé la Bourgogne. Source d’émotions fortes au printemps par une série de 3 épisodes de gel qui
n’ont pas manqué d’impacter le volume de la récolte, au final, le millésime est excellent. le 2016 est un très beau millésime, très proche du 2010, solaire et puissant, mais pas trop, fondu, jamais assez.
Le 2015 a tout pour lui. Généreux et soyeux, sa puissance flirte avec l’élégance. C’est un gros numéro.
Et que dire des 2014 et 2012, des 2011 et 2009… C’est beau, c’est bon. C’est racé et il y a du vin. De robe pourpre ou tuilée, exaltant des arômes de violette, de cassis, de musc, d’épices ou de sous bois, riche de tannins soyeux et savoureux, opulent, souple, puissant ou gras, mais toujours servi à table, le choix du vin, ici, n’est plus qu’affaire de préférence, et de circonstance.
Pourquoi pas :
– Morey Saint Denis, en Pierre Virant 2013… sur un bar grillé
– Morey Saint Denis 1er Cru Les Monts Luisants 2010… et Charolaise, Limousine ou Blonde d’Aquitaine
– Morey Saint Denis 1er Cru les Genavrières 2007… contre un coq au vin
– Clos de la Roche, Grand Cru 2000… sur une ronde des fromages
Chacun saura comment, et plus que tout, avec qui, partager sa DML.”

Formidable Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Monts Luisants 2015, sol argilo-calcaire et très caillouteux, vignes de plus de 36 ans, élevage en fûts de chênependant 18 mois, de grande race, soyeux, de couleur pourpre, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, musc, épices…), alliant puissance et finessegras et intensité, tout en bouche, harmonieux, de garde. Le 2014 est aussi l’archétype de ce que doit être un très grand vin bourguignon où le velouté s’allie à la structure, la complexité d’arômes (fruits noirs, champignons, poivre…) à la subtilité d’une matière pleine et riche, un très grand vin. Le 2013, coloré et intense, aux tanins bien équilibrés, mêle charpente et souplesse, très élégant, avec des arômes mûrs et complexes de cassis et de groseille, riche au palais, d’excellente évolution.
Le 2012 est superbe, de robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction, un grand vin parfait sur un rôti de veau en croûte ou un canard aux navets, notamment.
Remarquable 2011, charnu, ample, aux tanins très structurés, au nez dominé par la mûre, la violette et l’humus, de bouche épicée et persistante, un vin qui possède des tanins puissants et très fins à la fois, d’un grand équilibre, de garde comme ce grand 2010, très harmonieux, intense, aux notes de cassis très mûr et d’épices, aux tanins fermes et serrés, mais veloutés à la fois, de bouche voluptueuse, complexe, où s’entremêlent le poivre, la prune, le cuir et la cannelle.
Exceptionnel 2009, puissant, aux tanins fondus, avec ces notes si caractéristiques de truffe et de petits fruits mûrs légèrement épicés, de garde. Le 2008 exhale des notes intenses de violette, de fruits surmûris (prune, groseille) et de cannellegras et charnu, aux tanins riches et harmonieux, de grande évolution. Superbe 2007, racé, de couleur profonde, plein, au nez complexe où dominent les fruits mûrs et les épices, aux tanins fondus et riches à la fois qui se goûte remarquablement actuellement.
On poursuit avec ce 2006, de bouche savoureuse, aux tanins fermes mais très élégants, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, de bouche étoffée, associe ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées, formidable avec une pastilla de pigeon ou une bécasse flambée. Le 2005, dense et distingué, au nez très parfumé et typique dominé par la cerise et le cuir, très fin, est un vin puissant et gras, de très belle intensité, avec, en finale, des nuances de kirsch et d’humus.


   
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Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Il suffit de goûter un Sancerre provenant de “caillotes” et un autre de marnes kimméridgiennes, un Quincy ou un Pouilly-Fumé “silex” pour s’en assurer. Cela fait donc du bien … Lire la suite

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Jean-Claude et Didier AUBERT
BARILLOT Père et Fils
Domaine Guy BAUDIN et Fils
Francis BLANCHET
Le LOGIS de la BOUCHARDIERE
Domaine des BOUQUERRIES
BOUVET-LADUBAY
CAVES de POUILLY-SUR-LOIRE
Domaine de la CHAISE
Domaine CHARBONNIER
Château du COING de SAINT FIACRE
Éric COTTAT
Château de CREZANCY
Domaine Serge DAGUENEAU & Filles
André DEZAT et Fils
Domaine Nathalie et David DRUSSÉ
Domaine DUBOIS
Domaine de la DURANDIÈRE
Domaine du CLOS de L’ÉPINAY
Domaine de l’ERMITAGE
Domaine de l’ÉTÉ
Domaine de la GARENNE
Domaine de La GAUTERIE
Domaine des GÉLÉRIES
GITTON Père et Fils
Domaine GOURON
Domaine de la GUILLOTERIE
Domaine Les HAUTES NOËLLES
Domaine LANDRAT-GUYOLLOT
Domaine Pierre MARTIN
Les Clos MAURICE
Château MONCONTOUR
Domaine de MONTIGNY
Michel MORILLEAU
Henry NATTER
Domaine de NOIRÉ
Domaine des OUCHES
Scea Roger PABIOT et ses Fils
Domaine de la PERRUCHE
Domaine PETIT & Fille
Domaine de la PETITE CHAPELLE
Domaine Jean-Paul PICARD & Fils
Domaine PLESSIS GLAIN
Earl POIRON-DABIN
Domaine R de La GRANGE
Domaine des RAYNIÈRES
Domaine Daniel REVERDY & Fils
Château des ROCHETTES
Domaine de ROCHEVILLE
Domaine de SARRY
Domaine David SAUTEREAU
Château de TARGÉ
Domaine TOPAZE
Domaine de la TOURLAUDIÈRE
Domaine TROTEREAU
Château La VARIÈRE
Thierry VERON
Domaine du VIEUX PRESSOIR

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ALSACE
Des crus les uns plus typés que les autres… tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2016 à 2007 méritent actuellement une commande.
Les incontournables sont toujours Schléret (avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), Hauller, Gresser, Schaeffer-Woerly, Haegi, Klein, Ruhlmann, Arnold, Simon, Frick, Hubert Meyer, Eblin-Fuchs, Klingenfus, Iltis, Pettermann, Hartmann, Fleck (on les retrouve, à plusieurs reprises dans les Classements avec des cuvées différentes).
A leurs côtés : Brobecker, Metz, Huber et Bléger, Baumann-Zirgel, Zoeller, Mauler, Rentz… Bestheim est toujours la référence des Crémants.
Pour les nouveaux, Adam, Simonis, Bannwarth, Gross, Kuentz-Bas, Stintzi
 
BORDEAUX
MÉDOC
En Premiers Grands Vins, à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela, Latour confirmant son statut Hors-Classe, aux côtés de Mouton-Rothschild, formidable, et de Pichon-Comtesse.
Toujours au sommet : Haut-Marbuzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité).
Montrose, Lascombes, Cantenac-Brown et Lynch-Bages font partie également des plus grands vins de la presqu’île.
Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Mayne-Lalande, Tour du Roc, Desmirail, La Mouline, Tronquoy-Lalande, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Fonbadet, Fontesteau, Cartujac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Souley Sainte-Croix, Côme, Le Meynieu, Layauga-Duboscq, Chalet de Germignan, Le Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Saint-Estèphe, Bois Carré, Coudot, Hennebelle, Graves de Loirac, Castera
Coups de cœur avec Sociando-Mallet, Saint-Pierre et GloriaSiran et Clarke, notamment.
POMEROL
Certan de May et les crus de Janoueix sont incontestablement au sommet, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Mazeyres, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy, Caillou, Beauregard, La Ganne, Haut-Ferrand…). Petrus est toujours hors-classe.
Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Canon-Chaigneau (les deux classés Premiers Grands Vins), Voselle, Moines, Viaud, Belles-Graves.
 
SAINT-ÉMILION
On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.
Le Merlot, prédominant, est pourtant le raisin par excellence de l’élégance et de la souplesse, même s’il est aussi largement capable de s’exprimer dans le temps. Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).
De superbes bouteilles à Croque-Michotte, Corbin-Michotte, La Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Fonroque, Sansonnet, Trotte VieilleBalestard-la-Tonnelle, Laniote, Piganeau, Mauvinon (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et nous ne sommes toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, qui ne sont pas dans le Guide.
Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Orisse du Casse, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Clos de Sarpe, Vieux-Pourret, Grâce-Fonrazade, Clos des Prince, Pasquette, Darius, Destrier… 
En Saint-Georges, Montagne, Puisseguin et LussacHaut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés de Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie, Jura-Plaisance, Fleurs Grandes Landes, Bechereau… 
En FronsacRoumagnac, et, en Canon-FronsacCanon et Mazeris.
En Libournais, coups de cœur cette année avec Pressac, Dauphine, Gazin, Fleur Cardinale, Grâce Dieu Les Prieurs, Toulifaut…
GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN
Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.
Le Classement parle de lui-même, avec Chevalier, Bouscaut
Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Brown, Luchey-Halde, Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux, en blanc comme en rouges…
En Graves, plusieurs crus sortent du lot : Mauves, Grand Bos, Le Tuquet,  Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Chantegrive, Jouvente… et Toulouze, en Graves de Vayres.
 
CÔTES
Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple.Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.
Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Melin, Marsan, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, Grandmaison, Bavolier
 
BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX
Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.
Les meilleurs sont Boutillon, Pellé, Lajarre, Crain, Bran de Compostelle, Bossuet, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Penin, Panchille, Sainte-Barbe
Lavison, Jayle, Fontbonne, Laubertrie, Masson ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.
  
SAUTERNES ET LIQUOREUX
Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.
En Sauternes, les grands vins sont toujours magiques : Filhot, Raymond-Lafon, Lafon, Haut-Bergeron, Bastor-Lamontagne, Coutet
  
BOURGOGNE
C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, admirant les sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom.
Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! On parle de Chartron, Antonin Guyon, Carillon, Jomain, Albert Joly, Clos des Perrières, Ampeau, Denis, Bocard
On est au sommet à Chablis, avec Robin, Tremblay, Alain Geoffroy, Mosnier, Chardonnay, Dampt, Naulin, Heimbourger, Pisse-Loup
En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde (j’ai des bouteilles des années 1970 dans ma cave, superbes), on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de Gelin, Monts Luisants, Cacheux, Esmonin, Bertheau, Fougeray de Beauclair, Berthaut, Michel Prunier, Clos Bellefond, Clos des Lambrays.
On poursuit avec Delagrange, Philippe Leclerc, Bourée, Diconne, Girard, Seguin-Manuel, Bader-Mimeur, Gros, Dubreuil-Fontaine, Amiot, Doreau, Domaine de la Poulette… puis, en Pouilly-Fuissé, Luquet, Auvigue, Paquet, Denuziller…  
Ils sont nombreux à élever de grands vins typés, et, franchement, si l’on compare le rapport qualité-prix-typicité, dans une gamme haute de 40 à 100 €, ils renvoient à un jardin d’enfants un bon nombre de crus bordelais, gavés à outrance par des vinifications sophistiquées et bien trop chers.
 
BEAUJOLAIS
Les fidèles du Guide savent déjà que cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages.
Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Pizay, Cédric Chignard, Michel Tête, Crêt des Garanches, Emeringes, Champagnon, La Combe aux Loups, Cheysson, Granit Doré, Jean-Pierre Mortet, Baron de L’Ecluse, Métrat, Charvet… Et Dubœuf est toujours là, incontournable.
  
CHAMPAGNE
Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Crus Classés, où se cotoïent de très grandes maisons comme Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Legras, Bara, De Venoge, De Telmont, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée.
La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes…
Il y a des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.
Il s’agit de Michel Turgy, Jean-Marie Pelletier, Eric Taillet, Xavier Loriot, Goutorbe, Drappier, Couier, Charpentier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Pehu-Guiardel, Margaine, Clergeot, Jacques Defrance, Royer, Moyat, Legrand, Bourdaire-Gallois, Coutier, Laurent-Gabriel, Alain Littière, Maurice Vesselle, Fleury-Gille, Lancelot-Royer, Xavier Leconte, Veuve Olivier, Lejeune-Dirvang, Alain Brixon, Charles Mignon, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart…, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.
On poursuit avec Baron-Fuenté, Baron Albert, Poinsot, Moussy, Daviaux, Vazart-Coquard, Mannoury, Vrain-Augé, Gimonnet, Gatinois, Huot, Phlipaux, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Brice, Morize, De Milly, Rollin, Verrier, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Camiat, Bardoux, Diligent, Payer, Bonnet-Gilmert, Hautbois
De nombreux coups de cœur encore avec Guy Méa, Franck Bonville, Baillette-Prudhomme, JM Gobillard, Bonnet-Gilmert, Serge Mathieu, Rodez, Rogge, Jean-Marc Sélèque, Gaston Chiquet, Cattier, Gruet, Gremillet, Berthelot-Piot, Richard Colin, Francis Brulez, Barnaut, Vignon, Florence Devilliers, Esterlin, Roger Barnier, Rémy Louvet, Solemme, Charlot-Tanneux, Dehours, Galichet, Milan…
Trois caves sont au top :  De Castelnau, Collet et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.
LANGUEDOC-ROUSSILLON
Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques…le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.
Toutes appellations confondues, les grandes références sont Daumas-Gassac, Peyregrandes, Mas du Novi, Pépusque, Cavaillès, Grand Caumont, Martinolle, Cambriel, Ricardelle, Saint-Martin des Champs, Mire-L’Etang, Bertrand-Bergé, Grand Moulin, Etang des Colombes, Cascades, Herbe Sainte, Clarmon, Familongue, Guizard, Clotte Fontane, Casa Blanca, Domaine de la Vieille, Mairan, Mas Rous, Pech-André, Navarre, Lalis, Bouysse, Vignerons de Camplong
Deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.
On note aussi Clos de Bellevue, Sauvaire, Chouette du Chai, Vaquer, Reynardière, Tavernel, Agel, Mouries, Espanet, Lacroix-Vanel, Plaine Haute, Pradel, Ermitage, Tour de Baulx, Grandes Costes…
  
PROVENCE-CORSE
Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).
Dans les trois couleurs, en Bandol, on est au sommet avec Lafran-Veyrolles, Pradeaux, L’Olivette, Terrebrune, Bunan, Vannières et Chrétienne.
Loou et Thuerry sont les meilleurs Coteaux-VaroisCamaïssette le meilleur Coteaux d’AixFontcreuse est le meilleur CassisToasc, le meilleur Bellet.
En Côtes-de-Provence, les rosés sont formidables : Rasque, Jas d’Esclans, Malherbe, Maïme, Sumeire, Pourcieux… La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.
La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine Gentile, le Domaine de Torraccia, et celui de Peraldi. Ces quatre-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.
Autres références en Provence et Corse, Ott, bien sûr, Richeaume, Chaberts, Anglade, Rouet, Montaud, Ollières, Vignelaure, Sainte Marie, Pierreti, Colonna, Bernardi, Aspras, Martini, Mongestine, Mesclances…
SAVOIE-JURA
En Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.
Le Classement des meilleurs : Million-Rousseau, Fortin, Lambert, Bosson, Mollex, en Savoie, et Badoz, pour le Jura, se trouve avec celui des Beaujolais.
  
SUD-OUEST
Lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Monbazillac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.
On le voit bien en savourant les bouteilles, en Madiran, de Barréjat, Pichard et Paradis, en Cahors, de Lavaur, Croze de Pys, Gautoul, Nozières, Paillas, Bovila, La Caminade…
En Gaillac, Labarthe et Bourguet sont au top, comme Vieux Touron, Pouypardin et Courège-Longue le sont à la tête de leur appellation respective.
On se fait aussi plaisir en débouchant les bouteilles de Maison Neuve, Saint-Guilhem, Mercuès, La Reyne, Sergent, Costes… suivis de Belmont, Ancienne Cure, Chabrier, Reyne, Royier, Long Pech, Laulan…
VAL DE LOIRE
La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants… la palette est grande.
Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificité, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Gitton, Pabiot, Petit et Fille, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Guy Baudin, Sautereau, Pierre Martin, Garenne
En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant, et L’Ermitage à Menetou-Salon. La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région. En Côtes du Forez, c’est la Cave Réal.
Le meilleur Saint-Nicolas-de-Bourgueil se trouve chez Drussé, le meilleur Bourgueil aux Géleries, les meilleurs Saumur-Champigny se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, chez Dézé (Petite Chapelle), La Guilloterie, Gouron ou Raynières.
En Chinon, on est au sommet avec NoiréBouchardière, Bouquerries, et, en TouraineChaise, Mandard, Charbonnier et, Montigny. En Anjou, on ne peut éviter Gauterie, comme, à SaumurVieux Pressoir et Raynières, ou, en VouvrayCapitaine.
Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez Aubert, La Varière, Rochettes, Gonorderie et Godineau. En Muscadet, toujours Morilleau.
Pour les nouveaux retenus cette année : Béguineries, Mahé, Ouches, Grosbois, Bonnet Huteau, Roux…
VALLÉE DU RHÔNE
Le Classement parle de lui-même, et c’est la grande régularité qualitative, qui prime, ici comme ailleurs, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est toujours exceptionnel.
On s’en assure, à Châteauneuf-du-Pape, chez André Mathieu, à Beauchêne, Méreuille, Serguier, Tour-Saint-Michel, Domaine de Saje, Solitude, Haut des Terres Blanches
En Côte-Rôtie, le Domaine des Rosiers.
Redortier est toujours au sommet à Beaumes de-Venise, avec BeauvalcinteArnoux élève des vins superbes à VacqueyrasAlary est à la tête de l’appellation Cairanne, avec Gayère, Lauribert, à celle de Visan, et, en Côtes-du-Rhône-Villages, les incontournables sont le Domaine de l’Amauve, Saint-Estève, Croix Blanche, Magalanne et Valériane, quand le Moulin du Pourpré reste le fer de lance des Côtes-du-Rhône
Coups de cœur cette année avec Delas, Sabon de Rocheville, Duclaux, Faure, Tara, Pignan, Mordorée, Solence, Bizard, Bois de Boursan, Soumade, Bois des Mèges, Beaubois, Saladin, Roubine, Gradassi, Harmas, Notre Dame des Pallières, Coyeux, Fourmone, Grand Tinel, Saint-Michel, Pgnan…

 

ALSACE
Des crus les uns plus typés que les autres… tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2016 à 2007 méritent actuellement une commande.
Les incontournables sont toujours Schléret (avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), Hauller, Gresser, Schaeffer-Woerly, Haegi, Klein, Ruhlmann, Arnold, Simon, Frick, Hubert Meyer, Eblin-Fuchs, Klingenfus, Iltis, Pettermann, Hartmann, Fleck (on les retrouve, à plusieurs reprises dans les Classements avec des cuvées différentes).
A leurs côtés : Brobecker, Metz, Huber et Bléger, Baumann-Zirgel, Zoeller, Mauler, Rentz… Bestheim est toujours la référence des Crémants.
Pour les nouveaux, Adam, Simonis, Bannwarth, Gross, Kuentz-Bas, Stintzi
 
BORDEAUX
MÉDOC
En Premiers Grands Vins, à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela, Latour confirmant son statut Hors-Classe, aux côtés de Mouton-Rothschild, formidable, et de Pichon-Comtesse.
Toujours au sommet : Haut-Marbuzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité).
Montrose, Lascombes, Cantenac-Brown et Lynch-Bages font partie également des plus grands vins de la presqu’île.
Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Mayne-Lalande, Tour du Roc, Desmirail, La Mouline, Tronquoy-Lalande, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Fonbadet, Fontesteau, Cartujac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Souley Sainte-Croix, Côme, Le Meynieu, Layauga-Duboscq, Chalet de Germignan, Le Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Saint-Estèphe, Bois Carré, Coudot, Hennebelle, Graves de Loirac, Castera
Coups de cœur avec Sociando-Mallet, Saint-Pierre et GloriaSiran et Clarke, notamment.
POMEROL
Certan de May et les crus de Janoueix sont incontestablement au sommet, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Mazeyres, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy, Caillou, Beauregard, La Ganne, Haut-Ferrand…). Petrus est toujours hors-classe.
Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Canon-Chaigneau (les deux classés Premiers Grands Vins), Voselle, Moines, Viaud, Belles-Graves.
 
SAINT-ÉMILION
On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.
Le Merlot, prédominant, est pourtant le raisin par excellence de l’élégance et de la souplesse, même s’il est aussi largement capable de s’exprimer dans le temps. Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).
De superbes bouteilles à Croque-Michotte, Corbin-Michotte, La Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Fonroque, Sansonnet, Trotte VieilleBalestard-la-Tonnelle, Laniote, Piganeau, Mauvinon (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et nous ne sommes toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, qui ne sont pas dans le Guide.
Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Orisse du Casse, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Clos de Sarpe, Vieux-Pourret, Grâce-Fonrazade, Clos des Prince, Pasquette, Darius, Destrier… 
En Saint-Georges, Montagne, Puisseguin et LussacHaut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés de Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie, Jura-Plaisance, Fleurs Grandes Landes, Bechereau… 
En FronsacRoumagnac, et, en Canon-FronsacCanon et Mazeris.
En Libournais, coups de cœur cette année avec Pressac, Dauphine, Gazin, Fleur Cardinale, Grâce Dieu Les Prieurs, Toulifaut…
GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN
Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.
Le Classement parle de lui-même, avec Chevalier, Bouscaut
Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Brown, Luchey-Halde, Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux, en blanc comme en rouges…
En Graves, plusieurs crus sortent du lot : Mauves, Grand Bos, Le Tuquet,  Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Chantegrive, Jouvente… et Toulouze, en Graves de Vayres.
 
CÔTES
Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple.Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.
Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Melin, Marsan, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, Grandmaison, Bavolier
 
BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX
Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.
Les meilleurs sont Boutillon, Pellé, Lajarre, Crain, Bran de Compostelle, Bossuet, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Penin, Panchille, Sainte-Barbe
Lavison, Jayle, Fontbonne, Laubertrie, Masson ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.
  
SAUTERNES ET LIQUOREUX
Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.
En Sauternes, les grands vins sont toujours magiques : Filhot, Raymond-Lafon, Lafon, Haut-Bergeron, Bastor-Lamontagne, Coutet
  
BOURGOGNE
C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, admirant les sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom.
Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! On parle de Chartron, Antonin Guyon, Carillon, Jomain, Albert Joly, Clos des Perrières, Ampeau, Denis, Bocard
On est au sommet à Chablis, avec Robin, Tremblay, Alain Geoffroy, Mosnier, Chardonnay, Dampt, Naulin, Heimbourger, Pisse-Loup
En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde (j’ai des bouteilles des années 1970 dans ma cave, superbes), on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de Gelin, Monts Luisants, Cacheux, Esmonin, Bertheau, Fougeray de Beauclair, Berthaut, Michel Prunier, Clos Bellefond, Clos des Lambrays.
On poursuit avec Delagrange, Philippe Leclerc, Bourée, Diconne, Girard, Seguin-Manuel, Bader-Mimeur, Gros, Dubreuil-Fontaine, Amiot, Doreau, Domaine de la Poulette… puis, en Pouilly-Fuissé, Luquet, Auvigue, Paquet, Denuziller…  
Ils sont nombreux à élever de grands vins typés, et, franchement, si l’on compare le rapport qualité-prix-typicité, dans une gamme haute de 40 à 100 €, ils renvoient à un jardin d’enfants un bon nombre de crus bordelais, gavés à outrance par des vinifications sophistiquées et bien trop chers.
 
BEAUJOLAIS
Les fidèles du Guide savent déjà que cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages.
Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Pizay, Cédric Chignard, Michel Tête, Crêt des Garanches, Emeringes, Champagnon, La Combe aux Loups, Cheysson, Granit Doré, Jean-Pierre Mortet, Baron de L’Ecluse, Métrat, Charvet… Et Dubœuf est toujours là, incontournable.
  
CHAMPAGNE
Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Crus Classés, où se cotoïent de très grandes maisons comme Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Legras, Bara, De Venoge, Charles Heidsieck, Bollinger, Philipponnat, De Telmont, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée.
La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes…
Il y a des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.
Il s’agit de Michel Turgy, Jean-Marie Pelletier, Eric Taillet, Xavier Loriot, Goutorbe, Drappier, Couier, Charpentier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Pehu-Guiardel, Margaine, Clergeot, Jacques Defrance, Royer, Moyat, Legrand, Bourdaire-Gallois, Coutier, Laurent-Gabriel, Alain Littière, Maurice Vesselle, Fleury-Gille, Lancelot-Royer, Xavier Leconte, Veuve Olivier, Lejeune-Dirvang, Alain Brixon, Charles Mignon, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart…, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.
On poursuit avec Baron-Fuenté, Grasset-Stern, Baron Albert, Poinsot, Moussy, Daviaux, Vazart-Coquard, Mannoury, Vrain-Augé, Gimonnet, Gatinois, Huot, Phlipaux, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Brice, Morize, De Milly, Rollin, Verrier, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Camiat, Bardoux, Diligent, Payer, Hautbois, Baroni, Lucien Collard
De nombreux coups de cœur encore avec Guy Méa, Franck Bonville, Baillette-Prudhomme, JM Gobillard, Serge Mathieu, Rodez, Rogge, Jean-Marc Sélèque, Gaston Chiquet, Cattier, Gruet, Gremillet, Berthelot-Piot, Richard Colin, Francis Brulez, Barnaut, Vignon, Florence Devilliers, Esterlin, Roger Barnier, Rémy Louvet, Solemme, Charlot-Tanneux, Dehours, Galichet, Milan…
Trois caves sont au top :  De Castelnau, Collet et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.
LANGUEDOC-ROUSSILLON
Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques…le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.
Toutes appellations confondues, les grandes références sont Daumas-Gassac, Peyregrandes, Mas du Novi, Pépusque, Cavaillès, Grand Caumont, Martinolle, Cambriel, Ricardelle, Saint-Martin des Champs, Mire-L’Etang, Bertrand-Bergé, Grand Moulin, Etang des Colombes, Cascades, Herbe Sainte, Clarmon, Familongue, Guizard, Clotte Fontane, Casa Blanca, Domaine de la Vieille, Mairan, Mas Rous, Pech-André, Navarre, Lalis, Bouysse, Vignerons de Camplong
Trois caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun, Vignerons de Camplong et Cabrières.
On note aussiTour de Baulx, Navarre, Clos de Bellevue, Guizard, Sauvaire, Chouette du Chai, Vaquer, Reynardière, Tavernel, Mouries, Espanet, Lacroix-Vanel, Plaine Haute, Pradel, Ermitage, Grandes Costes…
  
PROVENCE-CORSE
Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).
Dans les trois couleurs, en Bandol, on est au sommet avec Lafran-Veyrolles, Pradeaux, L’Olivette, Terrebrune, Bunan, Vannières et Chrétienne.
Loou et Thuerry sont les meilleurs Coteaux-VaroisCamaïssette le meilleur Coteaux d’AixFontcreuse est le meilleur CassisToasc, le meilleur Bellet.
En Côtes-de-Provence, les rosés sont formidables : Rasque, Jas d’Esclans, Malherbe, Maïme, Sumeire, Pourcieux… La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.
La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine Gentile, le Domaine de Torraccia, et celui de Peraldi. Ces quatre-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.
Autres références en Provence et Corse, Ott, bien sûr, Richeaume, Chaberts, Anglade, Rouet, Montaud, Ollières, Vignelaure, Sainte Marie, Pierreti, Colonna, Bernardi, Aspras, Martini, Mongestine, Mesclances…
SAVOIE-JURA
En Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.
Le Classement des meilleurs : Million-Rousseau, Fortin, Lambert, Bosson, Mollex, en Savoie, et Badoz, pour le Jura, se trouve avec celui des Beaujolais.
  
SUD-OUEST
Lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Monbazillac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.
On le voit bien en savourant les bouteilles, en Madiran, de Barréjat, Pichard et Paradis, en Cahors, de Lavaur, Croze de Pys, Gautoul, Nozières, Paillas, Bovila, La Caminade…
En Gaillac, Labarthe et Bourguet sont au top, comme Vieux Touron, Pouypardin et Courège-Longue le sont à la tête de leur appellation respective.
On se fait aussi plaisir en débouchant les bouteilles de Maison Neuve, Saint-Guilhem, Mercuès, La Reyne, Sergent, Costes… suivis de Belmont, Ancienne Cure, Chabrier, Reyne, Royier, Long Pech, Laulan…
VAL DE LOIRE
La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants… la palette est grande.
Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificité, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Gitton, Pabiot, Petit et Fille, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Guy Baudin, Sautereau, Pierre Martin, Garenne
En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant, et L’Ermitage à Menetou-Salon. La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région. En Côtes du Forez, c’est la Cave Réal.
Le meilleur Saint-Nicolas-de-Bourgueil se trouve chez Drussé, le meilleur Bourgueil aux Géleries, les meilleurs Saumur-Champigny se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, chez Dézé (Petite Chapelle), La Guilloterie, Gouron ou Raynières.
En Chinon, on est au sommet avec NoiréBouchardière, Bouquerries, et, en TouraineChaise, Mandard, Charbonnier et, Montigny. En Anjou, on ne peut éviter Gauterie, comme, à SaumurVieux Pressoir et Raynières, ou, en VouvrayCapitaine.
Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez Aubert, La Varière, Rochettes, Gonorderie et Godineau. En Muscadet, toujours Morilleau.
Pour les nouveaux retenus cette année : Béguineries, Mahé, Ouches, Grosbois, Bonnet Huteau, Roux…
VALLÉE DU RHÔNE
Le Classement parle de lui-même, et c’est la grande régularité qualitative, qui prime, ici comme ailleurs, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est toujours exceptionnel.
On s’en assure, à Châteauneuf-du-Pape, chez André Mathieu, à Beauchêne, Méreuille, Serguier, Tour-Saint-Michel, Domaine de Saje, Solitude, Haut des Terres Blanches
En Côte-Rôtie, le Domaine des Rosiers.
Redortier est toujours au sommet à Beaumes de-Venise, avec BeauvalcinteArnoux élève des vins superbes à VacqueyrasAlary est à la tête de l’appellation Cairanne, avec Gayère, Lauribert, à celle de Visan, et, en Côtes-du-Rhône-Villages, les incontournables sont le Domaine de l’Amauve, Saint-Estève, Croix Blanche, Magalanne et Valériane, quand le Moulin du Pourpré reste le fer de lance des Côtes-du-Rhône
Coups de cœur cette année avec Delas, Sabon de Rocheville, Duclaux, Faure, Tara, Pignan, Mordorée, Solence, Bizard, Bois de Boursan, Soumade, Bois des Mèges, Beaubois, Saladin, Roubine, Gradassi, Harmas, Notre Dame des Pallières, Coyeux, Fourmone, Grand Tinel, Saint-Michel, Pgnan…

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Petits rendements, terroirs exceptionnels, cépages spécifiques… On ne peut que s’enthousiasmer pour ces grands vins charnus et typés qui se partagent ces territoires exceptionnels avec d’autres appellations savoureuses (Beaumes-de-Venise, Vacqueyras…) bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, chaque appellation ayant sa propre hiérarchie.

 

On déguste également des blancs rares et savoureux (Condrieu, Ermitage, Saint-Joseph et Châteauneuf-du-Pape), mais aussi en Ventoux comme en Côtes-du-Rhône, issus de raisins (Grenache blanc, Roussane, Clairette, Viognier), qui se plaisent à merveille dans ces sols pauvres, exceptionnels pour la vigne qui doit chercher sa nourriture en profondeur.

 

TOUT SAVOIR SUR Les vins du Rhône et leurs appellations 

 

CLASSEMENT VALLEE DU RHONE

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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEE
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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
BEAUCHENE (Bl)
André MATHIEU (BI)

ABBE DINE
L’HARMAS
La MEREUILLE
PIGNAN
SAJE (Bl)
SERGUIER (Bl)
SOLITUDE
TOUR SAINT-MICHEL

LES 3 CELLIER 
BOIS DE BOURSAN
Clos SAINT-MICHEL
COMTE DE LAUZE
GRADASSI
GRAND TINEL
MAS SAINT LOUIS
MOURIESSE VINUM
SABON ROCHEVILLE
MAS SAINT-LOUIS

JULIETTE AVRIL
GRAVEIRETTE
PEGAU
CLOS SAINT-PIERRE

GIGONDAS
VACQUEYRAS
VENTOUX

ARNOUX (Va)
CHAMP-LONG (Ve)

Pierre AMADIEU (Gigondas)
GARRIGUE (VA)
MOULIN (Vi)
PUY MARQUIS (VE)
TARA (Ve)

CAMARETTE (Ve)
CAYRON (Gigondas)
CLOS des CAZAUX (Va)
ENCHANTEURS (Ve)
NOTRE DAME DES PALLIÈRES (Gigondas)
SOLENCE

BOIS DES MEGES (Gigondas)
FOURMONE (Va)
ROUBINE (Gigondas)

ERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
DELAS
ROSIERS (CR)

DUCLAUX (CR)
Alain JAUME (Lirac)
LEVET (CR)
MORDORÉE (Tavel)
MOURGUES du GRÈS (Cn)
TROIS COLOMBES LES RAMEAUX (Cn)

CARABINIERS (Lirac)

BEAUBOIS (Cn)

SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
LUBERON
CANORGUE (Lu)
Gilles FLACHER (SJ)

Jacques FAURE (Die)
FONTVERT (Lu)

BIZARD (GA)
FONTENILLE (Lu)
POULET (Die)
(LA VERRERIE (Lu))

COTES-DU-RHONE
DIVERS
 

ALARY (BI)
AMAUVE
BEAUVALCINTE
GAYÈRE
MAGALANNE
MOULIN POURPRÉ
REDORTIER
SAINT-ESTÈVE
SAINT-SAUVEUR

CHAPELLE
CLAVEL
LAURIBERT
ROLIÈRE
SOUMADE (Rasteau)
VALERIANE

BOIS SAINT-JEAN
CHATEAU VIEUX
Cave COLOMBES DE VIGNES
COYEUX
CROIX BLANCHE
SALADIN
TÊTE NOIRE

GRANGE SAINT-ANDRÉ
LA VRILLE ET LE PAPILLON

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
CHARBONNIERE

(NALYS)

MASQUIN

GIGONDAS
VACQUEYRAS
VENTOUX

CROIX DES PINS (Gigondas)
FONTAVIN*

PESQUIÉ (Ve)

ERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
JABOULET (Ermitage)
VALCOMBE (Cn)

4 VENTS (Cr-H)
BRUYERES (Cr-H)
JONCIER (Lirac)

SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
LUBERON
(PUY DES ARTS (Lu))

GUY FARGE (SJ)
MONTINE (GA)*
PEYRE (Lu)*
PICHON (CO)
ROYERE (Lu)

COTES-DU-RHONE
DIVERS
 

AURE
BEAU MISTRAL
BERNARDINS*
COLLINES*

GRAND NICOLET
TUILES BLEUES*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CHATEAUNEUF-DU-PAPE
BRUSQUIÈRE*
GIGONDAS
VACQUEYRAS
VENTOUX

(SAINT-VINCENT (Vi))
TERRA VENTOUX
ERMITAGE
CÔTE-RÔTIE
LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
CHIRAT (CR)
SAINT-JOSEPH
CORNAS/CONDRIEU
LUBERON
(AURETO (Lu))
(Baron d’ESCALIN (GA))
COTES-DU-RHONE
DIVERS
 

L’EMBISQUE
FONTSEGUGNE*
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ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

Dans cette belle région, il faut noter le grand charme des blancs de Cassis et de Bandol, les Coteaux Varois, une appellation qui semble parvenir à sa maturité, et les Coteaux d’Aix qui doivent aussi montrer leur potentiel en rouge ou blanc, sans se contenter de faire d’excellents rosés.

Si l’appellation Côtes-de-Provence est devenue très majoritaire en rosés, il s’agit de savoir farpper à la bonne porte. Ici, seul le rapport qualité-prix-plaisir doit compter, associé à une typicité réelle, sans se laisser prendre au jeu des nombreuses cuvées, où les raisins spécifiques à la région sont inutilement remplacés par d’autres.

Misez donc sur ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle ou Ugni blanc, dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux, élevant des vins formidables dans toutes les appellations provençales.

En Corse, les vins sont toujours splendides et savoureux, dans les trois couleurs.

Les vins de Provence et leurs appellations

– Bandol. Limitée par un grand cirque de collines, partant du fond du golfe des Lecques pour monter vers Le Castellet, longer les gorges d’Ollioules et revenir vers Sanary, l’appellation Bandol (1 500 ha) n’a rien de commun avec celle des Côtes-de-Provence. Mais, là encore, ce sont les rouges qui tiennent le haut du pavé. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les bons vins rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Ceux-là bénéficient d’un excellent rapport qualité-prix. Les rosés, francs et fruités, méritent un bon point, ainsi que les blancs.

 

– Bellet. Un vignoble confidentiel (58 ha) et très ancien formé surtout de cépages locaux (Folle noire, Braquet pour les rouges, Rolle principalement pour les blancs) sur un terrain riche en silice.

 

– Cassis. Des blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles (200 ha) et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables.

– Coteaux-d’Aix-en-Provence. Appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, l’aire d’appellation se situe entre la Durance au nord-est, la Méditérranée au sud et la vallée du Rhône à l’ouest. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sur 49 communes et 3 500 ha, sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement moyen de 2800 h par an. Les sols sont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse. La production se répartit dans les 3 couleurs (65% de rouges, 30% de rosés et 5% de blancs).

– Baux-de-Provence. L’appellation (280 ha) regroupe sept communes de la chaîne des Alpilles, Fontvieille, Maussane, Mouriès, Paradou, Saint-Etienne-du-Grès, Saint-Rémy-de-Provence, et au centre, la commune des Baux-de-Provence. Le sous-sol est constitué de roches calcairo-marneuses du crétacé. Les vignobles sont situés au pied des falaises calcaires sur des sols de cailloux et d’argile, à une altitude moyenne de 100 m.

– Côtes-de-Provence. Le vignoble (20 200 ha) prend naissance dans les Bouches-du-Rhône, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Accroché aux flancs de coteaux sur des “restanques”, ces terrasses aménagées par l’homme, ou bien isolé au milieu des pinèdes, le vignoble des Côtes-de-Provence bénéficie de sols généralement pauvres en humus, perméables et caillouteux. Les cépages : le Grenache voisinant avec le Carignan, le Cinsault s’alliant au Cabernet, la Syrah côtoyant le Mourvèdre…

– Coteaux-Varois-en-Provence. L’appellation Coteaux-Varois (2 500 ha), s’étend sur 28 communes.

Pour les rouges : Cinsault, Grenache, Mourvèdre, Syrah pour les principaux (80% mini). Deux cépages obligatoires. Cabernet-Sauvignon, Carignan, Tibouren pour les accessoires (20% maxi). Pour les rosés, possibilité d’inclure des cépages blancs en cépage accessoire.

Pour les blancs : Vermentino principalement, Grenache blanc, Clairette blanc, Sémillon (maximum 30%), Ugni blanc (maximum 25%).

 

CLASSEMENT PROVENCE-COTE D’AZUR-CORSE

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEE

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

BANDOL
BUNAN (b) (r)
FONTCREUSE (Cassis) (Bl) (r)
LAFRAN-VEYROLLES (Bl) (r)
L’OLIVETTE (Bl) (r)
PRADEAUX (r)
TERREBRUNE (Bl) (r)

CHRÉTIENNE (Bl) (r)
VANNIÈRES (r)

COTES-DE-PROVENCE

JAS D’ESCLANS (Bl) (r)
MALHERBE (Bl) (r)
Clos MIREILLE (Bl)
POURCIEUX (Bl) (r)
RASQUE (Bl) (r)
SUMEIRE (Bl) (r)

ASPRAS (Bl) (r)
MAIME (Bl) (r)
MESCLANCES (Bl)
MONTAUD
ROUËT
SAINT ROMAN D’ESCLANS (r)
VAUCOULEURS (Bl) (r)

JASSON (r)
ROSAN
SAINTE MARIE (r)
VALENTINES

COTEAUX AIX, BAUX, COTEAUX VAROIS
CAMAÏSSETTE (C. Aix) (bl) (r)
LOOU (CV) (Bl) (r)
THUERRY (CV) (Bl) (r)

BEAUPRÉ (r)
La GRAND’VIGNE (CV) (Bl)
MONGESTINE (CV) (Bl)
OLLIÈRES (CV)

CHABERTS (CV)
QUATRE TOURS
VALLONS FONTFRESQUE (CV) 
VIGNELAURE

CORSE, BELLET, DIVERS

A RONCA (Corse) (Bl) (r)
MAESTRACCI (Corse) (Bl) (r)
PERALDI (Corse) (Bl) (r)
PIERETTI (Corse) (Bl)
RICHEAUME (IGP)
TOASC (Bellet) (Bl) (r)
TORRACCIA (Corse) (Bl) (r)

ANGLADE (IGP) 
BERNARDI
COLONNA (Corse)
(GENTILE (Corse) (Bl) (r))
MARQUILIANI
MARTINI

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

BANDOL
DUPUY DE LÔME*
SAINT-LOUIS (Ca)
COTES-DE-PROVENCE

TOURNELS

BERNE 
DRAGON
JACOURETTE
VALCOLOMBE 

CLOS DES ROSES 
JEANNETTE 

COTEAUX AIX, BAUX, COTEAUX VAROIS
BASTIDE DES OLIVIERS
(LAFOUX (CV) )
VAL DE CAIRE
CORSE, BELLET, DIVERS

ALIVU (Corse)*
CULOMBU (Corse) (Bl) (r)*
PERO LONGO (C)*
VINCELINES (Bellet)

GRANAJOLO
TEDDI (Corse)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

BANDOL
COTES-DE-PROVENCE

(SANGLIERE*)
(TERRE DE MISTRAL)
COTEAUX AIX, BAUX, COTEAUX VAROIS
(DALMERAN)
CORSE, BELLET, DIVERS

LANSAC (IGP)

 

 


Domaine de TOASC


Domaine LAFRAN-VEYROLLES


Château de FONTCREUSE


Domaine La CHRÉTIENNE


Domaine du JAS D’ESCLANS


Château de POURCIEUX


Château RASQUE


Château MAÏME


Domaine du LOOU


Domaines BUNAN


Château de BEAUPRÉ


Domaine de L’OLIVETTE


Famille SUMEIRE – Vignerons en Provence


Domaine CAMAÏSSETTE


Château MALHERBE


Domaine de TERREBRUNE

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BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

 

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Le Guide fête ses 40 ans !
Et, en quarante ans, les manipulations œnologiques, la mode, l’appât du gain… ont bien souvent mis en avant des propriétaires où le snobisme passe bien avant la modestie, cherchant les louanges ou les honneurs, investissant dans les vignes comme d’autres dans des terres à maïs… voulant nous faire croire qu’il suffit d’un beau chai pour faire un grand vin.
Un (vrai) vigneron bourguignon, alsacien, rhodanien, sancerrois, saint-émilionnais ou champenois… sait qu’il faut un terroir qui s’allie au talent. Et un terroir, c’est l’osmose d’un territoire, d’un sous-sol, d’une histoire, de cépages spécifiques, d’une gastronomie régionale, d’un climat…, un grand vin, en soi, cela n’existe pas : il n’y a que les vins racés, et les autres. Et l’homme ou la femme qui les élèvent, “signent” de leur main, une véritable création.
Cette année, encore, nous avons été les seuls à parcourir autant les vignobles, déguster, partager, prendre des photos, tourner des vidéos… bref, aller rencontrer, sur place, les hommes et les femmes de talent qui ne voient pas beaucoup de “chroniqueurs”, dont la plupart se pressent pour se faire inviter dans un cru à la mode bordelais ou à un cocktail parisien d’une marque champenoise… Pas notre genre : nous aimons trop ce monde du vin pour ne pas prendre le temps d’une visite chez les vignerons.
Voici ce qu’il faut retenir, région par région :
C’est toujours un réel plaisir de séjourner en Alsace, car tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… Ici, la force des terroirs et la main de l’homme sont toujours en osmose. On ne peut d’ailleurs pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru. Et les Crémants sont désormais les meilleurs de France, vifs, floraux, de mousse crémeuse et fine, à des prix particulièrement doux.
La région bordelaise est toujours un grand vivier de vins typés, mais encore faut-il ne pas se faire avoir.
Dans le Médoc, intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Saint-Julien doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs signent les vins : graves garonnaises à Saint-Julien, quartz et cailloux roulés à Saint-Estèphe, croupes de graves maigres à Pauillac, graviers et cailloux à Margaux, formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile en Médoc… Pourtant, il est parfois bien difficile aujourd’hui de retrouver cela, tant certains crus sont “lissés” par des vinifications sophistiquées.
Pomerol comme à Lalande-de-Pomerol, on trouve les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image, chaleureuse.
Saint-Emilion, on a accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, soit à des vins surcôtés, où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent, soit des vins très concentrés au détriment de la finesse, soit des vins “sans âme, ni vertu”, dépersonnalisés, que l’on peut confondre avec un Pessac ou un Bordeaux Supérieur.
Les “satellites”, c’est-à-dire les appellations Montagne, Puisseguin, Lussac et Saint-Georges, regorgent de vins remarquables, dont la plupart sont au même niveau qualitatif que des Saint-Emilion, mais bien moins chers !
Dans les Graves, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, souvent à des prix incautionnables. Il est donc indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes et les femmes qui restent fidèles à cette éthique. En Pessac-Léognan comme en Graves, dans ces sols très spécifiques où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs, on accède alors à une gamme exceptionnelle et à des prix doux, de 10 à 30 euros.
Des prix encore plus accessibles, on en trouve évidemment dans les appellations de Côtes. Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut en effet passer du très beau au très simple. De Bayon à Saint-Magne-de-Castillon, de Tauriac à Gabarnac, les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves.
C’est la même chose en Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, où nous soutenons depuis longtemps les efforts accomplis par une poignée de vignerons passionnés qui élèvent des vins qui surprennent lors de dégustations “à l’aveugle”, écrasant parfois des crus beaucoup plus chers et renommés. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Mesterrieux, à Frontenac, à Arveyres ou à Génissac), à des prix particulièrement abordables.
En Liquoreux, Sauternes en tête, l’équilibre géologique et climatique en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent toujours d’être appréciés tout au long du repas, et pas uniquement à l’apéritif ou sur les desserts (pour avoir des idées d’accords : www.ideevins.com).
La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Et, en rouges (superbes dégustations sur place en Gevrey-Chambertin, Fixin, Auxey-Duresses, Vosne-Romanée, Chambolle-Musigny, Pommard), pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés.
En Beaujolais, cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien lors de nos visites en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité, en élevant des vins racés, qui font partie de la cour des grands.
Nous avons fait de nombreux déplacements en Champagne, où le travail accompli par beaucoup de vignerons et “petites” maisons est exceptionnel. On reconquiert les lettres de noblesse de son terroir, car la force des sols est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde.
Les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles, chaque cépage est désormais mieux mis en avant selon son territoire, et l’on ne peut que s’en réjouir.
En Languedoc, les vins n’ont jamais été aussi bons. De Faugères en Minervois, des Corbières à Saint-Chinian, en passant par les Languedoc ou les Vins de Pays (IGP)… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques.. le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un haut niveau qualitatif, en blancs comme en rouges.
Néanmoins, pas mal de prix de “micro-cuvées” sont aussi inadmissibles et vous ne retrouverez pas ces vins dans notre sélection.
Les meilleurs vins de Provence sont vraiment loin devant les autres, et ils sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…). Alors, dans les trois couleurs, on accède à des vins très parfumés, denses, qui se marient parfaitement avec les plats épicés de la région. Comme en Corse, où les coups de cœur sont réels.
Par contre, certains rapports qualité-prix sont tout bonnement inexcusables. Il faut noter le grand charme des blancs de Cassis et de Bandol, les Coteaux Varois, une appellation parvenue à maturité, et les Coteaux d’Aix qui doivent aussi montrer leur potentiel en rouge ou blanc, sans se contenter de faire d’excellents rosés.
En Sud-Ouest, également, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… on élève alors des vins racés et charmeurs, même si on constate un “amorphisme” certain de la part de nombreux producteurs. Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ?
Dans le Val de Loire, nos dégustations sont toujours formidables : la région est en effet garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. De Sancerre à Saumur, de Bourgueil à Pouilly, la palette est grande et belle.
Dans la Vallée du Rhône, de Châteauneuf-du-Pape à Vacqueyras, de Beaumes-de-Venise à Vinsobres, de Côte-Rôtie à Cairanne… c’est la grande régularité qualitative qui prime, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel. En blancs, les vins sont de plus en plus séduisants, quant les rouges déploient une authenticité forte, et c’est tout ce que l’on aime.
Les vins retenus dans le Guide devraient faire revenir sur terre ceux qui font des vins qui ne leur arrivent pas à la cheville, à des prix bien plus élevés. Les rendements trop limités, l’élevage abusif en barriques… ne sont pas forcément les meilleurs choix.
Mais gare aux dérives, car, on nous fabrique aussi (quel autre mot ?) pas mal de vins “sans terroir“ (la mode des rosés en est un bon exemple) : concentration, osmose inverse, levures, enzymes, beaux dossiers de presse, termes de dégustations alambiqués… il y a de quoi faire chez certains producteurs, sans s’étendre sur ce que l’on appelle “le boisé alternatif”, ces morceaux de chêne employés à outrance pour donner un goût à un breuvage.
Le vin, cela doit sentir le raisin, pas le bois !
Mais, pour accéder au plaisir, au “goût du vin” comme l’expliquait si justement le grand Emile Peynaud, vous aurez compris que le hasard n’a rien à voir là-dedans, ni la frime, ni la triche.
Des vignerons formidables, il y en a beaucoup en France, dans toute la gamme, du plus grand des grands vins au plus modeste, du plus cher (le prix n’est évidemment pas un gage de qualité, ne l’oubliez pas) au plus abordable. Et ceux-là, ceux qui élèvent les vins dont on a du mal à se passer, ces vignerons, humbles et talentueux, passionnés et passionnants, vous allez les retrouver dans le Guide !
Merci de votre fidélité.
Patrick DUSSERT-GERBER, Thibault DUSSERT et Mélodie BOILEAU

– Il n’y a pas de vin sans éthique. Cela consiste à ne pas se fourvoyer dans des opérations marketing extravagantes, ne pas se laisser prendre à la mode, qui, par définition, ne fait que passer. Et c’est surtout respecter les consommateurs, sans les abreuver de prix surestimés ou de produits “sans âme, ni vertu”. L’éthique, c’est croire en soi, avoir la foi, des valeurs, c’est la fidélité.

 

 

– On ne peut pas faire un bon vin sans élégance. L’arrogance, un accueil peu amène… sont des critères qui comptent pour décrypter les uns et les autres, dans toute les régions, du plus grand vin au plus modeste. Les vignerons Prix d’Honneur savent ce qu’ils ont à faire, se passent d’un magicien pour fabriquer une cuvée (très) spéciale, et ne perdent pas leur temps à frimer ou à jongler avec leurs tarifs… Respectant les anciens, ils travaillent, connaissent la force de leur sol, se servent à bon escient des techniques les plus modernes, sans perdre leur âme. Ils ont des valeurs, aiment leur vin, comme moi, comme vous.Et c’est tout ce qui compte.

 

 

– Un vrai vin est signé par l’humilité. Et être humble, ce n’est pas de la fausse modestie.On peut être fier, conquérant, et avoir les pieds sur terre, c’est-à-dire ne pas se prendre pour le messie.

 

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Prix d’Honneur

Chantale Bara (Paul Bara)
Pascal Bardoux
Céline et Jérome Bourgeois (Jean-Bernard Bourgeois)
Famille Bourgeois-Boulonnais
Famille Delescot (Edouard Brun)
Michel Drappier
Christine et Bertrand Fleury (Fleury-Gille)
Guy et François Larmandier
Daniel et Marie-Marjorie Laurent (Laurent-Gabriel)
Laurent Lequart
Bernard, Marie-France, Arnaud et Karine Margaine
Famille Payer
Olivier Piazza (Beaumont des Crayères)
Anthony Pointillard
Antoine et Dominique Tellier-Renaudin (Renaudin)
Jean-Pierre Vazart
Didier et Thierry Vesselle (Maurice Vesselle)

Prix d’Excellence

Alexandre Yann
Alain Bailly
Remi et Jean-René Brice
Jean-Luc et Romuald Camiat
Richard Cheurlin
Michaël et Sabrina Favier (Hubert Favier)
Famille Hautbois
Famille Phlipaux
Alexandre Ruffin
Cédric Vrain (Vrain-Auge)

Satisfecits

Benoît Barbier (Barbier-Roze)
Ignace Baron (Baron Fuenté)
Famille Bouché
Famille Dekeyne

 

Il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble. Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! C’est la même chose avec les 2014 ou 2011, souvent remarquables actuellement.

 

2017 : l’année a souvent été difficile, notamment à cause du gel ou de la grêle. Quand les vendanges se sont déroulées parcelle par parcelle afin d’essayer d’avoir la meilleure maturité, le millésime est très réussi, notamment à Bordeaux, et l’on peut le rapprocher du 2015, avec, néanmoins, un peu moins de puissance.
En Bourgogne, les blancs sont très bien réussis, avec une tension classique, des vins ronds qui sentent les agrumes (Chablis, Meursault, Puligny…), non loin des 2016. Les rouges (Gevrey-Chambertin, Fixin..) le sont tout autant, issus de vendanges précoces et d’une belle arrière-saison, qui ont grandement sauvées le millésime, les meilleurs se rapprochant du très grand 2010.
En Champagne, la “patte” du vigneron a été primordiale pour sortir une belle année, qualitativement et quantitativement, et les sélections ont du être rigoureuses, comme en Alsace
En Languedoc, très beau millésime 2017 pour les rouges, semblables aux 2015 et 2011. Comme dans le Rhône, où les blancs sont remarquables, très bien équilibrés en acidité, et les rouges garants d’un beau potentiel d’évolution.
Dans la Loire, l’attention des vignerons a été déterminante : les blancs (Sancerre, Pouilly-Fumé, Saumur) sont superbes, très séduisants, particulièrement élégants, avec beaucoup de minéralité. Les rouges sont tout aussi réussis, similaires au 2016.

 

2016 : partout, c’est un très grand millésime, supérieur au 2015 pour son homogénéité. La Bourgogne a signé l’une des plus belles années qui soient, dans les deux couleurs, comme Bordeaux, où la matière et la couleur sont omniprésentes et que l’on peut rapprocher du magnifique 2009. Beau potentiel de garde, comme dans le Rhône. Beau millésime également en Alsace.

 

2015, c’est un très grand millésime depuis cinq ans, toutes régions confondues.

– À Bordeaux, des pluies quand il le fallait, un bel ensoleillement, d’où sa couleur très fonçée, tirant sur le noir. Il a de bons degrés, est équilibré et long en bouche, ce sera un millésime de garde.

– En Bourgogne, les rouges sont d’une très belle maturité, aucune pourriture et un excellent équilibre entre sucre et acidité. Les vins sont soyeux, ont des tanins ronds avec une belle concentration. Les blancs sont gras, tirant sur le fruit.

– Dans le Rhône, pour les blancs comme pour les rouges, Quantité et qualité se rejoignent, les vins ont des degrés magnifiques et ont bénéficié d’une parfaite maturité. Le rouge peut être comparé aux 2010 : belle maturité, avec beaucoup de fruit, des tanins veloutés, un vin chaleureux, puissant, équilibré, très long en bouche.

La Provence (beaux rouges concentrés, rosés très fruités, avec beaucoup de finesse, blancs très expressifs, subtils et denses à la fois), la Corse, la Loire, l’Alsace et le Languedoc (équilibre et fraîcheur, acidité modérée, des vins très aromatiques, de belle évolution), le Sud-Ouest (rouges plus souples que le 2014), sont aux mêmes niveaux qualitatifs.

 

2014 : comme les 2008 ou 2011, il pâtit de sa position historique entre les deux millésimes qui l’encadrent.

– En rouges, il est pourtant excellent, classique : volume, structure, fruité, concentration, c’est un bon millésime de garde à Bordeaux (vraiment de très jolis vins, très belle couleur profonde, structure importante, sur le fruit, des tanins très mûrs, un très bel équilibre et un très bon potentiel de garde), en Bourgogne (belle année, sur le fruit grâce à un raisin bien mûr, avec une belle matière, facile à boire), et dans le Rhône ou le Sud-Ouest (où les tanins sont particulièrement équilibrés, un vin de garde).

La Loire (bel équilibre et des tanins soyeux, traduisant la bonne maturité du Cabernet franc, des vins fruités, précis) et la Provence suivent, et le Languedoc a signé un excellent millésime, où la fraîcheur se mêle au velouté, très agréable à déguster rapidement.

– En blancs, les liquoreux sont exceptionnels en Alsace, dans la Loire ou à Bordeaux, dans la lignée de l’extraordinaire 2007. Les blancs secs de ces mêmes régions sont très séducteurs : à Bordeaux, des taux records de sucre et de puissance se sont alliés à une fraîcheur séductrice, en Bourgogne, on est sur un vin minéral avec une belle tension, gras, d’une belle couleur claire.

 

2013 : c’est le plus difficile des 10 dernières années, c’est comme cela, et ce n’est pas de la faute des vignerons. Néanmoins, toutes les régions ne sont pas à la même enseigne. Les réussites sont dans le Guide, et, dans ce cas, ce sont de vrais vins “plaisir”.

– En rouges, le Languedoc, suivi de la Corse et de la Provence (beaux vins gourmands), ont réussi un excellent millésime. La Bourgogne et le Rhône s’en sortent relativement bien, Bordeaux et la Loire sont les deux entités qui ont le plus souffert. Les vins réussis dans ce (très) petit millésime se révèlent être assez délicats, et à boire rapidement. Globalement (les exceptions existent, naturellement), la région libournaise et Pessac-Léognan ont mieux réussi que le Médoc.

– En blancs, la Bourgogne et Bordeaux ont sorti un excellent millésime, comme l’Alsace ou la Vallée du Rhône.

 

2012 : c’est le plus surprenant, car on ne s’attendait pas à une telle évolution. C’est un millésime très homogène. S’il est déjà très bon à boire maintenant, grâce à sa belle acidité, il peut aussi se conserver.

– En rouges, il est superbe à Bordeaux comme en Bourgogne, un beau millésime classique et très équilibré. Le Rhône et la Loire peuvent en dire autant, même si les vins sont moins structurés, et la Provence a sorti des vins tout en finesse et souplesse.

– En blancs, l’ensemble des régions proposent un beau millésime avec, un cran au-dessus, l’Alsace, Bordeaux, la Bourgogne (très grand millésime, à Chablis comme dans la Côte de Beaune), et le Rhône. Les liquoreux ne sont pas bien enthousiasmants.

 

2011 : c’est une réussite partout, une très grande année en Languedoc, en Provence, dans le Rhône (parfaitement équilibré, belle couleur, tanins souples et structurés, semblable aux 2008 et 2000, qui était un beau millésime qui a très bien évolué), ou en Bourgogne, en blancs comme en rouges (beaucoup de fruit, des vins soutenus et assez tannique, de garde). Les liquoreux d’Alsace et de la Loire atteignent les sommets.

À Bordeaux, en rouge, un printemps chaud et sec, un été frais et ensuite, puis un très bel automne ont donné ce millésime séducteur, à la fois mature et distingué, on peut le rapprocher du beau 2008, tout aussi classique. C’est un très grand millésime en blanc sec comme en liquoreux.

 

 

 

 

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2010 : il fait partie, avec 2015 et 2009, de la splendide trilogie de ces vingt dernières années ! Très proche du 2009, il est plus fermé, et demande de la patience.

À Bordeaux, les rouges ont tout : belle robe rouge sombre, arômes de fruits noirs intenses, jolie fraîcheur en bouche, des tanins aux grains raffinés, une très belle structure, beaucoup d’ampleur, d’élégance, de finesse, un très grand millésime, très prometteur.

En Bourgogne, pour les rouges, vendanges fin septembre, très belle arrière-saison et des rendements très faibles, expliquent ces couleurs profondes et cette très bonne structure, des vins d’une grande maturité. En blancs, des vins bien équilibrés, qui se caractérisent par une belle minéralité, très charmeurs.

En Rhône, des vins colorés, avec de la mâche, une belle texture, beaucoup de fruité, de la puissance.

Les blancs secs comme les liquoreux sont à un très haut niveau en Alsace, dans le Sud-Ouest et dans la Loire, quant les rouges associent matière et distinction dans toutes les régions, particulièrement en Languedoc.

 

2009 : actuellement, c’est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005, grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité est également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins.
A Bordeaux, en Bourgogne, en blancs secs ou en liquoreux, ce millésime est réussi dans toutes les déclinaisons et dans l’ensemble des appellations.

– En rouges, Bordeaux et la Bourgogne atteignent vraiment les sommets, Le Rhône est également à l’origine d’un grandissime millésime.

– En blancs, la Bourgogne a sorti l’un de ses plus grands millésimes, dans la lignée du 2008 (garant d’une exemplaire minéralité), mais d’un style différent, les deux de garde, le 2009 provenant d’une année “solaire”, des vins racés, mûrs, remarquables, très sur le fruit, avec des notes toastées, grillées, un peu moins minéral. Le Rhône suit.

Dans toute la France, en librairies, gares, aéroports, grandes surfaces le 30 Août !

 

 

 

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Auteurs Patrick DUSSERT-GERBER, Thibault DUSSERT et Mélodie BOILEAU

 

 

 

 

 

 

Le Guide fête ses 40 ans !
Et, en quarante ans, les manipulations œnologiques, la mode, l’appât du gain… ont bien souvent mis en avant des propriétaires où le snobisme passe bien avant la modestie, cherchant les louanges ou les honneurs, investissant dans les vignes comme d’autres dans des terres à maïs… voulant nous faire croire qu’il suffit d’un beau chai pour faire un grand vin.
Un (vrai) vigneron bourguignon, alsacien, rhodanien, sancerrois, saint-émilionnais ou champenois… sait qu’il faut un terroir qui s’allie au talent. Et un terroir, c’est l’osmose d’un territoire, d’un sous-sol, d’une histoire, de cépages spécifiques, d’une gastronomie régionale, d’un climat…, un grand vin, en soi, cela n’existe pas : il n’y a que les vins racés, et les autres. Et l’homme ou la femme qui les élèvent, “signent” de leur main, une véritable création.
Cette année, encore, nous avons été les seuls à parcourir autant les vignobles, déguster, partager, prendre des photos, tourner des vidéos… bref, aller rencontrer, sur place, les hommes et les femmes de talent qui ne voient pas beaucoup de “chroniqueurs”, dont la plupart se pressent pour se faire inviter dans un cru à la mode bordelais ou à un cocktail parisien d’une marque champenoise… Pas notre genre : nous aimons trop ce monde du vin pour ne pas prendre le temps d’une visite chez les vignerons.
Voici ce qu’il faut retenir, région par région :
C’est toujours un réel plaisir de séjourner en Alsace, car tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… Ici, la force des terroirs et la main de l’homme sont toujours en osmose. On ne peut d’ailleurs pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru. Et les Crémants sont désormais les meilleurs de France, vifs, floraux, de mousse crémeuse et fine, à des prix particulièrement doux.
La région bordelaise est toujours un grand vivier de vins typés, mais encore faut-il ne pas se faire avoir.
Dans le Médoc, intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Saint-Julien doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs signent les vins : graves garonnaises à Saint-Julien, quartz et cailloux roulés à Saint-Estèphe, croupes de graves maigres à Pauillac, graviers et cailloux à Margaux, formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile en Médoc… Pourtant, il est parfois bien difficile aujourd’hui de retrouver cela, tant certains crus sont “lissés” par des vinifications sophistiquées.
Pomerol comme à Lalande-de-Pomerol, on trouve les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image, chaleureuse.
Saint-Emilion, on a accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, soit à des vins surcôtés, où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent, soit des vins très concentrés au détriment de la finesse, soit des vins “sans âme, ni vertu”, dépersonnalisés, que l’on peut confondre avec un Pessac ou un Bordeaux Supérieur.
Les “satellites”, c’est-à-dire les appellations Montagne, Puisseguin, Lussac et Saint-Georges, regorgent de vins remarquables, dont la plupart sont au même niveau qualitatif que des Saint-Emilion, mais bien moins chers !
Dans les Graves, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, souvent à des prix incautionnables. Il est donc indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes et les femmes qui restent fidèles à cette éthique. En Pessac-Léognan comme en Graves, dans ces sols très spécifiques où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs, on accède alors à une gamme exceptionnelle et à des prix doux, de 10 à 30 euros.
Des prix encore plus accessibles, on en trouve évidemment dans les appellations de Côtes. Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut en effet passer du très beau au très simple. De Bayon à Saint-Magne-de-Castillon, de Tauriac à Gabarnac, les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves.
C’est la même chose en Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, où nous soutenons depuis longtemps les efforts accomplis par une poignée de vignerons passionnés qui élèvent des vins qui surprennent lors de dégustations “à l’aveugle”, écrasant parfois des crus beaucoup plus chers et renommés. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Mesterrieux, à Frontenac, à Arveyres ou à Génissac), à des prix particulièrement abordables.
En Liquoreux, Sauternes en tête, l’équilibre géologique et climatique en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent toujours d’être appréciés tout au long du repas, et pas uniquement à l’apéritif ou sur les desserts (pour avoir des idées d’accords : www.ideevins.com).
La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Et, en rouges (superbes dégustations sur place en Gevrey-Chambertin, Fixin, Auxey-Duresses, Vosne-Romanée, Chambolle-Musigny, Pommard), pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés.
En Beaujolais, cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien lors de nos visites en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité, en élevant des vins racés, qui font partie de la cour des grands.
Nous avons fait de nombreux déplacements en Champagne, où le travail accompli par beaucoup de vignerons et “petites” maisons est exceptionnel. On reconquiert les lettres de noblesse de son terroir, car la force des sols est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde.
Les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles, chaque cépage est désormais mieux mis en avant selon son territoire, et l’on ne peut que s’en réjouir.
En Languedoc, les vins n’ont jamais été aussi bons. De Faugères en Minervois, des Corbières à Saint-Chinian, en passant par les Languedoc ou les Vins de Pays (IGP)… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques.. le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un haut niveau qualitatif, en blancs comme en rouges.
Néanmoins, pas mal de prix de “micro-cuvées” sont aussi inadmissibles et vous ne retrouverez pas ces vins dans notre sélection.
Les meilleurs vins de Provence sont vraiment loin devant les autres, et ils sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…). Alors, dans les trois couleurs, on accède à des vins très parfumés, denses, qui se marient parfaitement avec les plats épicés de la région. Comme en Corse, où les coups de cœur sont réels.
Par contre, certains rapports qualité-prix sont tout bonnement inexcusables. Il faut noter le grand charme des blancs de Cassis et de Bandol, les Coteaux Varois, une appellation parvenue à maturité, et les Coteaux d’Aix qui doivent aussi montrer leur potentiel en rouge ou blanc, sans se contenter de faire d’excellents rosés.
En Sud-Ouest, également, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… on élève alors des vins racés et charmeurs, même si on constate un “amorphisme” certain de la part de nombreux producteurs. Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ?
Dans le Val de Loire, nos dégustations sont toujours formidables : la région est en effet garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. De Sancerre à Saumur, de Bourgueil à Pouilly, la palette est grande et belle.
Dans la Vallée du Rhône, de Châteauneuf-du-Pape à Vacqueyras, de Beaumes-de-Venise à Vinsobres, de Côte-Rôtie à Cairanne… c’est la grande régularité qualitative qui prime, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel. En blancs, les vins sont de plus en plus séduisants, quant les rouges déploient une authenticité forte, et c’est tout ce que l’on aime.
Les vins retenus dans le Guide devraient faire revenir sur terre ceux qui font des vins qui ne leur arrivent pas à la cheville, à des prix bien plus élevés. Les rendements trop limités, l’élevage abusif en barriques… ne sont pas forcément les meilleurs choix.
Mais gare aux dérives, car, on nous fabrique aussi (quel autre mot ?) pas mal de vins “sans terroir“ (la mode des rosés en est un bon exemple) : concentration, osmose inverse, levures, enzymes, beaux dossiers de presse, termes de dégustations alambiqués… il y a de quoi faire chez certains producteurs, sans s’étendre sur ce que l’on appelle “le boisé alternatif”, ces morceaux de chêne employés à outrance pour donner un goût à un breuvage.
Le vin, cela doit sentir le raisin, pas le bois !
Mais, pour accéder au plaisir, au “goût du vin” comme l’expliquait si justement le grand Emile Peynaud, vous aurez compris que le hasard n’a rien à voir là-dedans, ni la frime, ni la triche.
Des vignerons formidables, il y en a beaucoup en France, dans toute la gamme, du plus grand des grands vins au plus modeste, du plus cher (le prix n’est évidemment pas un gage de qualité, ne l’oubliez pas) au plus abordable. Et ceux-là, ceux qui élèvent les vins dont on a du mal à se passer, ces vignerons, humbles et talentueux, passionnés et passionnants, vous allez les retrouver dans le Guide !
Merci de votre fidélité.
Patrick DUSSERT-GERBER

Dans toute la France, en librairies, gares, aéroports, grandes surfaces le 30 Août !

 

 

 

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Auteurs Patrick DUSSERT-GERBER, Thibault DUSSERT et Mélodie BOILEAU

 

 

 

 

 

 

Le Guide fête ses 40 ans !
Et, en quarante ans, les manipulations œnologiques, la mode, l’appât du gain… ont bien souvent mis en avant des propriétaires où le snobisme passe bien avant la modestie, cherchant les louanges ou les honneurs, investissant dans les vignes comme d’autres dans des terres à maïs… voulant nous faire croire qu’il suffit d’un beau chai pour faire un grand vin.
Un (vrai) vigneron bourguignon, alsacien, rhodanien, sancerrois, saint-émilionnais ou champenois… sait qu’il faut un terroir qui s’allie au talent. Et un terroir, c’est l’osmose d’un territoire, d’un sous-sol, d’une histoire, de cépages spécifiques, d’une gastronomie régionale, d’un climat…, un grand vin, en soi, cela n’existe pas : il n’y a que les vins racés, et les autres. Et l’homme ou la femme qui les élèvent, “signent” de leur main, une véritable création.
Cette année, encore, nous avons été les seuls à parcourir autant les vignobles, déguster, partager, prendre des photos, tourner des vidéos… bref, aller rencontrer, sur place, les hommes et les femmes de talent qui ne voient pas beaucoup de “chroniqueurs”, dont la plupart se pressent pour se faire inviter dans un cru à la mode bordelais ou à un cocktail parisien d’une marque champenoise… Pas notre genre : nous aimons trop ce monde du vin pour ne pas prendre le temps d’une visite chez les vignerons.
Voici ce qu’il faut retenir, région par région :
C’est toujours un réel plaisir de séjourner en Alsace, car tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… Ici, la force des terroirs et la main de l’homme sont toujours en osmose. On ne peut d’ailleurs pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru. Et les Crémants sont désormais les meilleurs de France, vifs, floraux, de mousse crémeuse et fine, à des prix particulièrement doux.
La région bordelaise est toujours un grand vivier de vins typés, mais encore faut-il ne pas se faire avoir.
Dans le Médoc, intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Saint-Julien doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs signent les vins : graves garonnaises à Saint-Julien, quartz et cailloux roulés à Saint-Estèphe, croupes de graves maigres à Pauillac, graviers et cailloux à Margaux, formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile en Médoc… Pourtant, il est parfois bien difficile aujourd’hui de retrouver cela, tant certains crus sont “lissés” par des vinifications sophistiquées.
Pomerol comme à Lalande-de-Pomerol, on trouve les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image, chaleureuse.
Saint-Emilion, on a accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, soit à des vins surcôtés, où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent, soit des vins très concentrés au détriment de la finesse, soit des vins “sans âme, ni vertu”, dépersonnalisés, que l’on peut confondre avec un Pessac ou un Bordeaux Supérieur.
Les “satellites”, c’est-à-dire les appellations Montagne, Puisseguin, Lussac et Saint-Georges, regorgent de vins remarquables, dont la plupart sont au même niveau qualitatif que des Saint-Emilion, mais bien moins chers !
Dans les Graves, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, souvent à des prix incautionnables. Il est donc indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes et les femmes qui restent fidèles à cette éthique. En Pessac-Léognan comme en Graves, dans ces sols très spécifiques où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs, on accède alors à une gamme exceptionnelle et à des prix doux, de 10 à 30 euros.
Des prix encore plus accessibles, on en trouve évidemment dans les appellations de Côtes. Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut en effet passer du très beau au très simple. De Bayon à Saint-Magne-de-Castillon, de Tauriac à Gabarnac, les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves.
C’est la même chose en Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, où nous soutenons depuis longtemps les efforts accomplis par une poignée de vignerons passionnés qui élèvent des vins qui surprennent lors de dégustations “à l’aveugle”, écrasant parfois des crus beaucoup plus chers et renommés. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Mesterrieux, à Frontenac, à Arveyres ou à Génissac), à des prix particulièrement abordables.
En Liquoreux, Sauternes en tête, l’équilibre géologique et climatique en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent toujours d’être appréciés tout au long du repas, et pas uniquement à l’apéritif ou sur les desserts (pour avoir des idées d’accords : www.ideevins.com).
La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Et, en rouges (superbes dégustations sur place en Gevrey-Chambertin, Fixin, Auxey-Duresses, Vosne-Romanée, Chambolle-Musigny, Pommard), pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés.
En Beaujolais, cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien lors de nos visites en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité, en élevant des vins racés, qui font partie de la cour des grands.
Nous avons fait de nombreux déplacements en Champagne, où le travail accompli par beaucoup de vignerons et “petites” maisons est exceptionnel. On reconquiert les lettres de noblesse de son terroir, car la force des sols est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde.
Les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles, chaque cépage est désormais mieux mis en avant selon son territoire, et l’on ne peut que s’en réjouir.
En Languedoc, les vins n’ont jamais été aussi bons. De Faugères en Minervois, des Corbières à Saint-Chinian, en passant par les Languedoc ou les Vins de Pays (IGP)… on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques.. le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un haut niveau qualitatif, en blancs comme en rouges.
Néanmoins, pas mal de prix de “micro-cuvées” sont aussi inadmissibles et vous ne retrouverez pas ces vins dans notre sélection.
Les meilleurs vins de Provence sont vraiment loin devant les autres, et ils sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…). Alors, dans les trois couleurs, on accède à des vins très parfumés, denses, qui se marient parfaitement avec les plats épicés de la région. Comme en Corse, où les coups de cœur sont réels.
Par contre, certains rapports qualité-prix sont tout bonnement inexcusables. Il faut noter le grand charme des blancs de Cassis et de Bandol, les Coteaux Varois, une appellation parvenue à maturité, et les Coteaux d’Aix qui doivent aussi montrer leur potentiel en rouge ou blanc, sans se contenter de faire d’excellents rosés.
En Sud-Ouest, également, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… on élève alors des vins racés et charmeurs, même si on constate un “amorphisme” certain de la part de nombreux producteurs. Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ?
Dans le Val de Loire, nos dégustations sont toujours formidables : la région est en effet garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. De Sancerre à Saumur, de Bourgueil à Pouilly, la palette est grande et belle.
Dans la Vallée du Rhône, de Châteauneuf-du-Pape à Vacqueyras, de Beaumes-de-Venise à Vinsobres, de Côte-Rôtie à Cairanne… c’est la grande régularité qualitative qui prime, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel. En blancs, les vins sont de plus en plus séduisants, quant les rouges déploient une authenticité forte, et c’est tout ce que l’on aime.
Les vins retenus dans le Guide devraient faire revenir sur terre ceux qui font des vins qui ne leur arrivent pas à la cheville, à des prix bien plus élevés. Les rendements trop limités, l’élevage abusif en barriques… ne sont pas forcément les meilleurs choix.
Mais gare aux dérives, car, on nous fabrique aussi (quel autre mot ?) pas mal de vins “sans terroir“ (la mode des rosés en est un bon exemple) : concentration, osmose inverse, levures, enzymes, beaux dossiers de presse, termes de dégustations alambiqués… il y a de quoi faire chez certains producteurs, sans s’étendre sur ce que l’on appelle “le boisé alternatif”, ces morceaux de chêne employés à outrance pour donner un goût à un breuvage.
Le vin, cela doit sentir le raisin, pas le bois !
Mais, pour accéder au plaisir, au “goût du vin” comme l’expliquait si justement le grand Emile Peynaud, vous aurez compris que le hasard n’a rien à voir là-dedans, ni la frime, ni la triche.
Des vignerons formidables, il y en a beaucoup en France, dans toute la gamme, du plus grand des grands vins au plus modeste, du plus cher (le prix n’est évidemment pas un gage de qualité, ne l’oubliez pas) au plus abordable. Et ceux-là, ceux qui élèvent les vins dont on a du mal à se passer, ces vignerons, humbles et talentueux, passionnés et passionnants, vous allez les retrouver dans le Guide !
Merci de votre fidélité.
Patrick DUSSERT-GERBER