Patrick DUSSERT-GERBER


Le premier magazine Webvin

ABONNEZ-VOUS GRATUITEMENT
L'actualité du vin
chaque semaine par e-mail

E-Mail :
Défendre une éthique, sinon rien

Accueil du Blog

Dans VinoVox, le top de la Bourgogne, chaque semaine

Publié dans Divers (Lundi avril 28, 2008 à 19:44)
Voir/Poster un commentaire

Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs

Château de Chassagne-Montrachet

La famille Bader-Mimeur est propriétaire des vignes du Clos du Château de Chasagne-Montrachet depuis 1919, où le haut du Clos accueille plus spécifiquement le Chardonnay. La cuverie installée dans le Clos du Château permet de vinifier les raisins dans l’heure qui suit la vendange manuelle. Beaucoup apprécié ce Chassagne-Montrachet blanc 2005 (vignes de 35 ans en moyenne, élevage en fûts de chêne français dont 20% de fûts neufs 10 …

Lire la suite

 

Domaine Michel Prunier et Fille

Ce vigneron chaleureux et sa fille, Estelle, élèvent plusieurs cuvées remarquables, comme cet Auxey-Duresses Clos du Val rouge 2004, vignes de 31 ans en moyenne, sur sol calcaire et sous-sol argilo-calcaire, élevé 18 mois en fûts dont 25 % de neufs, un vin de robe rubis intense, distingué, très classique comme on les aime, de couleur pourpre, très parfumé (cassis, épices, cuir), corsé et typé, d’excellente évolution. …

Lire la suite

 

Domaine Esmonin

Toujours au sommet. On le comprend avec ce Ruchottes-Chambertin 2006, un vin gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, bien marqué par son terroir, un vin qui associe puissance et distinction, avec ces nuances de griotte confite et d’humus, de très bonne évolution. Beau Gevrey-Chambertin Clos Prieur 2005, très équilibré, très parfumé (petits fruits rouges mûrs frais, épices…), avec cette pointe de griotte …

Lire la suite

 

Domaine Marquis d’Angerville

ncontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Pas de fioritures ni de frime ici, uniquement la quintessence d’un terroir et la passion d’un homme qui s’efface devant la force de la nature. S’associe à cette rigueur, un formidable rapport qualité-prix-typicité, qui devrait rendre plus humbles un bon nombre d’autres producteurs français. “Le 2006 va être mis en vente, nous précise Guillaume d’Angerville. …

Lire la suite

 

Château de Fuissé

ean-Jacques Vincent a passé sa vie à développer et à valoriser les 30 ha de vignes, et a créé avec son fils, Antoine, une maison de négoce “Jean-Jacques Vincent et Fils”. Ce sont maintenant ses enfants, Antoine et Bénédicte, représentant la cinquième génération, qui prennent la suite, Jean-Jacques Vincent restant pour les conseiller. Il a fondé également leur maison de négoce il y a une vingtaine d’années pour répondre …

Lire la suite

 

Chablis Domaine Pinson

Au sommet. Les sympathiques Laurent et Christophe Pinson sont passionnés par leur métier de viticulteurs et en parlent avec talent et enthousiasme. Le millésime 2006 est une superbe année, précise Laurent Pinson, les vins sont très riches, gras, très aromatiques, sans être comme le 2003 qui manquait un peu d’acidité. En 2006, les vins présentent une belle structure avec de la fraîcheur. La maturité était très belle, ce sont des …

Lire la suite

 

La race du Corton-Charlemagne

DOUDET-NAUDIN Directeur : Emmanuel Berteloot 3, rueHenri-Cyrot 21420 Savigny-lès-Beaune Tél. 03 80 21 51 74 Fax. 03 80 21 50 69e-mail : doudet-naudin@wanadoo.fr Au sommet. On le comprend aisément quandon débouche ce Puligny-Montrachet Les Meix 2006, racé, aux arômes de lys etd’amande fraîche, très équilibré, ample, avec ces connotations subtiles, typé,riche en bouche (fleurs, vanille, pain brioché). Remarquable …

Lire la suite

 

Le Top Marsannay

Domaine Charles AUDOIN
Charles et Françoise Audoin
7, rue de la Boulotte 21160 Marsannay-la-Côte
Tél. 03 80 52 34 24
Fax. 03 80 58 74 34
e-mail : domaine-audoin@wanadoo.fr
Au sommet de son appellation. Un domaine de 14 ha où Charles Audoin, assisté de son épouse, Françoise, œnologue de formation, et de leur fils Cyril, est un adepte de la vinification traditionnelle : ici, pas d’extraction intensive, …

Lire la suite

 

Le Top de Pernand-Vergelesses


Domaine CHANDON DE BRIAILLES
François de Nicolay et Claude Jousset
1, rue Sœur-Goby 21420 Savigny-lès-Beaune
Tél. 03 80 21 52 31
Fax. 03 80 21 59 15
e-mail : contact@chandondebriailles.com
www.chandondebriailles.com
Toujours au sommet, bien sûr. Un domaine de 13 ha.  Splendide Corton Clos du Roy 2003, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre et de réglisse, …

Lire la suite

* Chablis au sommet de sa gloire

Publié dans Divers (Mercredi avril 9, 2008 à 16:54)
Voir/Poster un commentaire

Une semaine passée (avec plaisir) en Bourgogne. Je reviendrais plus précisément sur notre grande dégustation organisée chez mon ami Denis Thomas (Moillard) qui réunissait les meilleurs vignerons de la Côte-d’Or (Pouilly-Fuissé en plus). D’une manière générale, faisant suite à des millésimes 2005 (superbe) et 2006 (très typé, très fin), les 2007 sont particulièrement réussis en Bourgogne et les terroirs jouent à plein.

Mon étape à Chablis a prouvé que le 2007 est exceptionnel dans la région. Que ce soit le réchauffement climatique, l’âge des vignes ou le talent des vignerons, Chablis atteint son apogée en ce moment car les vins associent ce qu’il y a de plus difficile à atteindre : la fraîcheur et la suavité. Les vins n’ont jamais été aussi bons (pas tous).

Chablis, parlons-en. On sait que l’appellation s’est largement étendue et que, par nature, les territoires élargis ne sont pas forcément devenus des terroirs… Dans Chablis, il y a de tout : un négoce où le bas de gamme cotoie une qualité irréprochable (Michel Laroche en est le digne représentant), une coopération très (trop ?) importante, des producteurs scrupuleux et d’autres moins. On passe sur ceux qui cassent les prix ou ne font que du “chardonnay” du coin pour se concentrer sur les vignerons passionnés.

Chablis, donc, est, qualitativement- au sommet de sa gloire et de son potentiel. Deux raisons : des prix très sages et une typicité extraordinaire (valable pour les Grands et Premiers Crus) où ce terroir kimméridgien unique développe ses particularités (un Beauroy n’a rien à voir avec le Mont-de-Milieu) et donnent ces vins denses et fins à la fois, garants d’un potentiel d’évolution qu’il serait de bon ton d’apprécier comme il se doit. Il y a donc des vins superbes, ici, ert des producteurs talentueux. Pour faire court, je vous renvoie à mon Guide où au site de MILLÉSIMES. On les a d’ailleurs réuni amicalement chez Gérard Tremblay.

Premier exemple : les vins du Domaine Pinson. Dégustation puis dîner sympa avec Laurent Pinson et son épouse. Je connais ce domaine depuis 20 ans. On y a toujours élevé des vins superbes, très typés, et les travaux qu’ont entrepris les frères Pinson vont leur permettre de travailler encore plus efficacement et sereinement. J’aime bien ces deux frères qui s’attachent à poursuivre l’œuvre entreprise par leur grand-père et conservent intacte leur passion, millésime après millésime. Leur 2006 est une grande réussite, des vins tout en nuances d’arômes, encore très jeunes bien sûr, très classiques de leur appellation et de leur terroir, vifs mais denses. Le 1990 débouché dans leur caveau (un lieu très chaleureux) est formidable de jeunesse. Au dîner, Laurent n’a pas hésité à nous faire découvrir deux vins (remarquables, ils seront dans le Guide) de ses amis, un geste qui, à lui seul, mérite un coup de chapeau.

Deuxième exemple. Mon ami Gérard Tremblay. On se connait depuis le premier Guide. Il a créé, avec sa charmante épouse, Hélène, un vignoble de quelque 35 ha de toute beauté et a su transmettre à ses deux enfants ses deux passions : le vin et… le sport automobile (les trois courent en circuits). Déjéûner en famille avant de regagner Bordeaux. Des vins rares. À table, on jongle avec des millésimes 1984 (étonnant d’équilibre quand on sait que c’était un “petit” millésime), 1985 (extraordinaire), 1986 (plus fermé, très typé) et un 1978 (vous lisez bien), un véritable gouffre d’arômes, très complexe, dont la fraîcheur ferait pâlir d’envie beaucoup de producteurs de vins qui n’ont pas encore compris que le seul gage de qualité reste l’évolution dans le temps. Bref, du grand art. On en repart conquis, et c’est bien ce qui compte.

* Classements 2008 : 1000 vins au top

Publié dans Divers (Jeudi mars 27, 2008 à 19:37)
Voir/Poster un commentaire

Pas mal de changements dans mes Classements cette année, que l’on retrouve dans MILLÉSIMES 2008. Certains montent, d’autres descendent… c’est la loi des dégustations et du rapport qualité-prix-typicité. Il y a en France des vins qui atteignent des prix injustifiés et que je ne cautionne plus. Je ne pense pas aux quelques crus mythiques à des prix inaccessibles pour lesquels on entre dans le monde du luxe. Je parle de certaines cuvées du Languedoc, du Sud-Ouest, du Rhône, d’un bon nombre de crus de Bordeaux (Saint-Émilion…) ou de Bourgogne… Le comble, c’est que la majorité de ces vins trop chers sont ceux qui sont aussi le plus dépersonnalisés, “travaillés”, concentrés à la limite de l’écœurement. Il s’agit donc de savoir frapper à la bonne porte. Idem en Alsace, où certains vins ont trop de sucrosité, manquant d’acidité (et le “réchauffement” climatique n’y est pour rien).

Il s’agit également ne ne pas tomber dans la facilité en ne parlant que des vins les plus réputés (à juste titre ou non). Tous les vins typés méritent d’être “classés”, dans toutes les appellations, du plus grand au plus modeste. À Bordeaux, par exemple, il existe une vraie hiérarchie (et depuis longtemps) dans les vins de Côtes, les satellites de Saint-Émilion ou les Bordeaux Supérieur. Idem dans la Loire, en Beaujolais ou en Provence (dans les 3 couleurs, les meilleurs ne sont pas non plus forcément les mêmes), etc. Il faut encourager ces vignerons talentueux autant que ceux des vins les plus renommés quand ils ont su se maintenir au plus haut niveau (ce qui n’est pas si simple).

Lorsque, en 1985, j’ai été le premier à remettre en cause le « fameux » Classement des vins du Médoc, qui datait de 1855, cela avait créé quelques sautes d’humeur et de nombreux soutiens.

Il m’a semblé ensuite logique de développer des classements pour toutes les régions de France, pour la grande majorité des appellations. En revanche, et c’est contraire à la mode, je me suis toujours refusé à « noter » un vin. La raison en est simple : c’est pour moi une négation de ce « Sang de la Terre et du Ciel » que de l’affubler d’une note. Ce serait oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. C’est une facilité pour attirer le chaland, qu’il me serait simple d’appliquer si je ne respectais pas autant les vignerons, que j’aime rencontrer car ils ont aussi leur importance (convivialité, passion…).

Mes Classements ne sont pas figés et ont une hiérarchie interne

Les 1ers grands vins classés
Le sommet, même il s’agit de « comparer » non plus uniquement l’image de marque mais une réelle et très grande régularité qualitative. Aux côtés de crus incontournables, quelques autres atteignent des sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et un rapport qualité-prix indéniable. Il est impératif de suivre la hiérarchie interne de chaque classement, les premiers des Premiers Grands Vins classés étant supérieurs aux autres Premiers. On l’aura compris, ce sont de grands “coups de cœur”.

Les 2es grands vins classés
À Bordeaux (Médoc, Graves et Saint-Émilion, précisément), en Bourgogne et surtout en Champagne notamment, c’est la catégorie qui réserve le plus de surprises, et les coups de cœur y sont également nombreux. À elle seule, cette catégorie est une véritable hiérarchie, et de nombreux producteurs y évoluent selon les derniers millésimes ou cuvées dégustées. Aux côtés de certains « grands » crus (ou marques) historiques qui parviennent à se maintenir au plus haut niveau, plusieurs vins moins connus y figurent, grâce à leur régularité qualitative et un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Certains vins de cette catégorie peuvent d’ailleurs prétendre atteindre des sommets (ils ont alors un *), et d’autres méritent largement leur place grâce à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel, même s’il faut savoir aussi respecter la hiérarchie interne de cette catégorie, qui bouge régulièrement. En tout cas, de grandes valeurs sûres, et l’on peut noter que certains domaines, dont la notoriété n’existait pas il y a quelques décennies, parviennent, chacun dans sa catégorie, à s’imposer et à devenir incontournables. C’est flagrant notamment en Champagne comme dans le Libournais.

Les 3es grands vins classés
C’est une position « d’attente » où l’on trouve des vignerons qui élèvent des crus qui n’ont pas été suffisamment dégustés et qui peuvent détrôner des vins plus connus dans les dégustations à l’aveugle. Ces producteurs peuvent donc monter en grade, bénéficiant d’un *.

D’une manière générale, le fait même d’être dans ces Classements implique une haute tenue qualitative. Les vins ne sont intrinsèquement pas comparables, le Classement ne fait donc que les situer les uns par rapport aux autres, selon l’évolution des millésimes. Les « premiers » des Deuxièmes Grands Vins classés, par exemple, sont très proches de la catégorie Premiers Grands Vins classés. Il faut donc bien sûr tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand cru, sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre cru, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix est excellent. Cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Dans tous les cas de figures, certains vins classés peuvent mériter mieux dans des millésimes précis (ils sont indiqués alors par un *).

L’évaluation d’un cru se fait sur de nombreux millésimes
Un « grand » vin, ou plutôt un vin digne de ce nom, se mesure uniquement sur son potentiel d’évolution, sa régularité qualitative, même dans des millésimes délicats comme 97 ou 92, ou difficiles à maîtriser comme 2006, 2003, 2002, ou 94. Ces critères sont la base même de ces Classements, remaniés chaque année, qui tiennent compte de l’évolution des millésimes précédents et peuvent être remis en cause par la qualité des prochaines cuvées et des prix.

La plupart des producteurs retenus ont été suivis depuis 30 ans, ce qui permet de se faire une véritable idée de la régularité qualitative. C’est la seule chose qui compte pour pouvoir juger tel ou tel cru, et ne pas se laisser prendre par une cuvée spécialement « arrangée ». Quelques châteaux repris récemment sont classés en tenant seulement compte des deux ou trois derniers millésimes, et leur évolution viendra conforter ou non leur place actuelle. Ils sont indiqués entre parenthèses pour l’instant, tout comme les propriétés qui viennent d’être reprises. Les Classements ne sont donc pas statiques : ils se veulent le reflet d’une situation globale dans une appellation, qui tient compte de paramètres fondamentaux : typicité des crus, caractéristiques propres, qualité des vinifications et de l’élevage, homogénéité et régularité qualitative des cuvées, évolution des millésimes, politique qualitative des propriétaires, rapport qualité-prix…

Chaque Classement est propre à une région
Intrinsèquement, les vins ne sont pas les mêmes. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire de véritable comparaison avec tel ou tel autre. Aucun Classement n’est donc à comparer avec un autre, et il ne doit pas y avoir de rapprochement entre une région ou une autre. On se doute bien qu’un Premier Grand Vin Classé de Chinon n’est pas au même niveau qualitatif qu’un Premier Grand Vin Classé du Médoc. C’est au sein d’une même région ou appellation qu’il faut comparer les vins. Un Deuxième Grand Vin Classé du Languedoc ne joue évidemment pas non plus dans la même catégorie qu’un Deuxième Grand Vin Classé de Bourgogne. On peut décliner les exemples et on aura compris qu’un Beaujolais Classé n’est pas à rapprocher d’un Pomerol au même niveau dans son Classement propre, idem pour un Sancerre et un Pessac-Léognan, un Bandol et un Vosne-Romanée, un Minervois d’un Pauillac, etc. Ainsi, dans les Classements de Bordeaux et de Champagne, j’ai également classé les vins en deux catégories, « puissance » et « élégance », pour mieux prendre en compte justement le caractère propre de chaque vin et éviter des comparaisons hasardeuses.

Voir aussi

*La Bourgogne en 2008

Publié dans Divers (Mercredi mars 19, 2008 à 12:31)
Voir/Poster un commentaire

Brigitte Dussert : vous aimez la Bourgogne, ses vignerons, cette osmose entre ces sols et un cépage unique…

Patrick Dussert-Gerber : je n’aime pas tous les vins de Bourgogne, certains sont dilués, d’autres trop barriqués à outrance pour séduire des marchands spécifiques, notamment à l’export… mais, c’est vrai, ceux que j’aime, j’y suis fidèle.

J’apprécie aussi l’intelligence quand elle est suffisamment courageuse pour rejeter un certain critique américain quand il se pointe pour donner des leçons. Peu l’ont fait, les Bourguignons, oui.

En Bourgogne, les grands vins blancs secs seront parfaitement matures, surtout avec cette équilibre qui leur manquait parfois ces dernières années. À Chablis, 2007 sera élégant, dans le style de 2004 qui est un grand millésime. C’est la même chose à Meursault, à Puligny-Montrachet ou en Corton-Charlemagne, qui gagnent en finesse et en élégance.

Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit.

Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons.

Pour les grands vins blancs, notamment ceux qui proviennent du Chardonnay, il faut bien comprendre que les temps plus frais sont toujours synonymes de grands millésimes. Ce n’est pas pour rien si c’est au-dessus de la Loire que se plaisent quelques-uns des plus grands vins blancs secs du monde.

On ne fait pas de grands vins blancs les années trop chaudes ou dans des territoires trop ensoleillés, exception faite de la Provence, où des cépages comme le Rolle ou l’Ugni blanc s’accomodent particulièrement bien à ce climat estival.

Mais, de grands vins de Chardonnay comme ceux de la Côte de Beaune, on n’en fait ni en Languedoc, ni au Chili, ni en Californie. Alea jacta est.

Nous réunissons une centaine des meilleurs vignerons bourguignons début Avril. De quoi se faire plaisir et récompenser ceux qui comptent.

* Le millésime 2007 fait honneur aux vrais terroirs

Publié dans A chaud, Dégustations, Divers (Mercredi février 13, 2008 à 8:49)
Voir/Poster un commentaire

Brigitte Dussert : le millésime 2007 a été critiqué dès le mois de septembre, avant les vendanges, notamment à Bordeaux ? Qu’en-est-il ?

Patrick Dussert-Gerber : c’est navrant. Je l’ai déjà écrit dans mon Blog, début Février : on juge sans savoir, sans avoir rien goûté, pas enquêté, pas suivi l’évolution des raisins, ni les vendanges, ni les sélections, pas vu les efforts des hommes, les éclaircissages, ni les tris, rien compris à l’influence des terroirs cette année, celle du calcaire ou des graves en sous-sol, rien vu de le réactivité du Cabernet-Sauvignon, pas saisi la résurgence de l’acidité, pas assimilé ce long cycle végétatif, ni les vinifications… Il y a des critiques trop imbus d’eux-mêmes qui disent n’importe quoi, ils se sont découverts à cette occasion..

D’une manière générale, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le millésime 2007 est relativement classique.
Il faut comprendre que, ces dernières années, nous nous sommes habitués à goûter des millésimes “très chauds” dû, au réchauffement climatique peut-être, en tout cas à des millésimes particulièrement précoces. Les viticulteurs se sont habitués à récolter des raisins très mûrs, il y a même eu des millésimes très atypiques comme le 2003, voire le 2005, même si c’est un grand millésime. On a oublié que les grands vins français avaient -aussi- besoin d’une bonne acidité.

Les vins ne doivent pas être alcoolisés, j’ai le recul de trente années d’expérience professionnelle et, que ce soit dans la Loire ou à Bordeaux, on ne faisait pas de vins ultra-concentrés, trop riches. Même à Châteauneuf du Pape, voire en Languedoc, où les vins sont charnus et colorés, ils doivent conserver et associer finesse et densité, et ne pas être uniquement des vins gorgés d’alcool, trop capiteux.

Ce sont ces qualités qui caractérisent les vins français, par rapport aux vins américains ou espagnols qui sont des vins plus lourds par manque d’un équilibre d’acidité.


Souvent, on oublie que ce sont les meilleurs terroirs qui donnent l’acidité. Dans un millésime plus délicat comme le 2007, on va se rendre compte que dans les territoires de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, les vins les plus réussis, les plus grands, seront les vins issus de vrais terroirs qui assimilent la différence climatique, où la vigne a eu le moins de stress hydrique, et c’est ce qui fait toute la différence.

C’est un millésime qui fait honneur aux grands terroirs, si vous avez de vieilles vignes en coteaux, sur des croupes ou sur des plateaux avec un bon terroir filtrant, vous aviez tous les atouts pour faire un très bon 2007. Par contre, si les terres sont trop riches ou dans les bas-fonds, dans un millésime comme 2007, cela ne pardonne pas. C’est vrai dans tous les vignobles.

Brigitte Dussert : vous voulez dire que c’est un millésime où l’on n’avait pas droit à l’erreur ?

Patrick Dussert-Gerber : cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature, en l’accompagnant quand il le faut.

Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.

Des millésimes comme ce 2007 permettent de cadrer le monde du vin. Ils remettent les “pendules à l’heure”. Pas question de jouer les apprentis chimistes dans un millésime comme celui-ci, c’est le travail dans les vignes, la force des terroirs et l’assiduité des vignerons qui font le succès. C’est beaucoup trop facile de réussir un 2005. Savoir élever un vin, c’est réussir son 2007.

D’ailleurs, les vins typés, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir.

Brigitte Dussert : le terroir, le talent des hommes, les soins apportés aux vignes… sont donc les “secrets” d’un beau 2007 ?

Patrick Dussert-Gerber : l’élégance prime cette année. Tout le monde apprécie en effet de déboucher des vins qui s’accordent parfaitement aux mets et ne sont pas lourds, des vins aromatiques mais pas surpuissants.

C’est aussi cela la force des vins français, on se fait plaisir à table, on ne les boit pas en-dehors des repas, comme un whisky ou un cognac, à l’apéritif ou en digestif comme le font les américains ou les asiatiques.

Nous revenons, avec les millésimes 2006 et 2007, à des vins élégants. Ceux qui ne connaissent pas bien la force des terroirs français se méprennent avec le 2007, il ne faut pas oublier que c’est toujours le mois de septembre qui fait le vin à Bordeaux et non pas le mois d’août, et je précise aussi que la notoriété de tous nos vins typés français, c’est leur élégance, leur finesse et non leur concentration.

Ce seront donc les grands terroirs qui feront les meilleurs 2007, mais pas uniquement les plus connus, car il y en a de beaux terroirs partout dans le bordelais : en Côtes de Bourg, à Blaye, en Bordeaux Supérieur, à Montagne Saint-Émilion… Les vignes plantées n’importe où, dans les palus du Médoc ou les plaines sableuses de Saint-Émilion ne donneront qu’un tout petit millésime 2007… C’est normal, la nature reprend ses droits, et c‘est très bien comme cela.

Et puis, à l’exception de territoires bien spécifiques propices au Merlot (certains vins du Libournais seront remarquables), le 2007 est surtout le millésime du Cabernet-Sauvignon, mais aussi du Cabernet franc, un cépage difficile comme le Petit Verdot, qui se sont particulièrement bien exprimés cette année.

Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir.

Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.

Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Les années trop chaudes n’arrangent rien.

Ce 2007 laisse s’exprimer en priorité le fruit. Je n’aime pas goûter les vins trop jeunes, mais je l’ai fait cette année pour vérifier, au hasard des fûts. J’ai constaté avec plaisir que les vins ne sont pas masqués par le bois, cela prouve qu’il y a une structure réelle.

C’est vrai que ce 2007 demande du savoir-faire, et ne pas mettre le vin 100% en barriques neuves, préférer des barriques de peu de chauffe et oublier les barriques en chêne américain… Il fallait adapter la vinification et l’élevage pour garder le fruit et la finesse du vin, c’est tout un art, j’en conviens, et c’est cela que j’admire et respecte.


* Les Chinois crachent par terre, d’autres dans la soupe

Publié dans A chaud, Coups de gueule, Divers (Mercredi février 6, 2008 à 10:34)
Voir/Poster un commentaire

Sous-titre : On en rit ou on en pleure ?

“Il ne faut pas mettre du vinaigre dans ses écrits, il faut y mettre du sel.”
Montesquieu

Je n’aime pas commenter un article ou l’opinion d’un autre sur le vin. Je m’en moque, étant loin de ce microcosme parisien, connaissant les jalousies comme la puissance de l’amertume et des rancœurs, ce n’est pas mon rôle et cela me fait perdre mon temps.

Pourtant -depuis trente ans- il y a des vins que j’aime, d’autres non, des producteurs que je respecte, d’autres qui me navrent. On ne peut pas me reprocher de ne pas critiquer quand il le faut un bon nombre de Bordelais. Mais je ne me complais pas à remettre en cause une appellation ou une région toute entière, en faisant des généralisations, ce qui serait totalement absurde et non-professionnel. Et il n’y a rien de “personnel”, c’est le vin (ou la façon de le faire) que je critique dans mes écrits, pas les hommes.

Mais, parce que nous avons enquêté des mois dans le vignoble, je connais le sujet en question : la qualité du 2007.

Ce qui est donc “risible”, c’est un article paru dans un journal de vin (français, un comble), sous la forme d’un entretien entre un producteur d’une autre région et le rédacteur en chef, himself, c’est-à-dire que l’interview, au titre accrocheur en Couverture, est bien cautionné par le journal (ce n’est pas un pigiste ou une petite main qui l’a fait) même si la forme n’est pas bête puisque les responsables de la revue pourront toujours dire “ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est l’autre”. Ils n’en auront pas besoin, je crois que les Bordelais ont compris.

Que clame donc ce propriétaire (à qui je conserve toujours mon amitié, au demeurant, même si ce n’est peut-être plus réciproque) dans cette tribune qui lui est toute offerte : que le millésime 2007 est minable à Bordeaux. “Ce millésime est franchement mauvais, dit-il”. Sur quoi se base-t-il ? Ah oui : “que les Bordelais peuvent raconter ce qu’ils veulent sur 2007, je les attends… je suis allé voir les vendanges, je le sais”. Il sait quoi, il a vu quoi, où ?

Sympa pour les Bordelais qui ont très bien réussi leur 2007, et il y en a pourtant pas mal (et pas mal qui ne l’ont pas réussi, c’est tout aussi normal). Le millésime 2007 (c’est d’ailleurs vrai dans toute la France), c’est un vrai millésime de vigneron, un millésime où la puissance des terroirs a joué à plein, ce sera un vin soyeux mais avec les tanins qu’il faut, élégant, un vrai vin de plaisir (je vous passe une photo de raisins rouges 2007, comme aimerait sûrement en voir chez eux quelques détracteurs).

Moi, je vis à Bordeaux. Pour MILLÉSIMES, qui sort dans 1 mois, cela fait 5 mois -à plein temps- que l’on a suivi ce millésime, marché dans les vignes, goûté les raisins, pris des photos de vendanges, dégusté, parlé, écouté, rencontré les hommes, redégustéOn n’est pas idiots, il n’était pas question de dire n’importe quoi, dans un sens comme dans l’autre, on s’en doute que tout ne sera pas bon en 2007 (confer mon article du 31 Janvier). On ne peut que se prononcer maintenant, et, vu le travail que nous avons fait dans le vignoble bordelais, je doute que l’on puisse être mieux renseigné. Tout ce travail, c’était un minimum cette année, si l’on veut être crédible auprès des consommateurs et des professionnels.

ABONNEZ-VOUS, C’EST GRATUIT !


Le premier magazine Webvin

ABONNEZ-VOUS GRATUITEMENT
L’actualité du vin
chaque semaine
par e-mail

E-Mail :

Si chacun est libre en effet de dire et de publier ce qu’il veut, on peut se demander :

- Quelle est la raison de faire ce procès d’intention aux producteurs bordelais ?

- Pourquoi faire croire aux consommateurs que le 2007 est mauvais à Bordeaux, alors qu’on n’a rien dégusté, que l’on n’en sait strictement rien ?


Ce qui transpire dans ces lignes
, c’est aussi la remise en cause de “pointures” (on en a interviewé un bon nombre, nous, justement, sur leur 2007) qui font des vins de renommée mondiale comme Delmas à Montrose, Cathiard à Smith, Berrouet à Petrus, Bernard à Chevalier, Garat à Beauregard, Delbeck à Belair, les autres de Léoville-Barton, Calon-Ségur, Malartic, Filhot, Lamarzelle, Carbonnieux, Haut-Brion, Certan de May, Desmirail, La Couspaude, Cadet-Piola… et autres Moueix, Borie, Vonderheyden, Capdemourlin, Lurton, Sainson, Quié, Janoueix, Pagès, Mau, Estager, Castéja, Pauquet, Boissenotqui auraient tous loupé leur 2007 !!! Ce seraient donc, soit des menteurs, soit des incapables.

Et puis, il n’y a pas que que les propriétaires de grands vins. Il y a les autres, plus modestes, auquels de tels articles font mal au cœur (et mal à la bourse), alors qu’ils se sont battus pour faire de bons vins, dont le coût à l’hectare a été beaucoup plus élevé cette année. J’en ai une bonne centaine à vous citer, en Côtes comme en Graves, en Médoc comme à Montagne, à Saint-Émilion comme en Bx Sup, qui vont faire un excellent 2007 (parfois même, beaucoup plus), que cela plaise ou non.

Une info : on n’est plus dans les années 1980. Bien plus qu’ailleurs (dans les régions “neuves”, notamment, où on se contente de faire des vins de confitures), on sait faire le vin comme jamais à Bordeaux et, dans ces millésimes délicats, la puissance des terroirs joue son rôle à plein et va faire la différence entre 2 Médoc, 2 Saint-Émilion, etc (c’est tout aussi vrai en Bourgogne ou en Champagne). On sait maîtriser les rendements, accompagner les soubresauts de la nature, soigner ses vignes. Les conditions à Bordeaux pour avoir fait un très bon 2007 sont bien meilleurs que celles des 1997 ou 1999 (au demeurant réussis).

Bref, pour les vignerons dignes de ce nom (il y en a d’autres, hélas, qui sont aussi passionnants qu’une boîte de petits pois), c’est beau l’objectivité et la confraternité : on juge sans savoir, sans avoir rien goûté, pas enquêté, pas suivi l’évolution des raisins, ni les vendanges, ni les sélections, pas vu les efforts des hommes, les éclaircissages, ni les tris, rien compris à l’influence des terroirs cette année, celle du calcaire ou des graves en sous-sol, rien vu de le réactivité du Cabernet-Sauvignon, pas saisi la resurgence de l’acidité, pas assimilé ce long cycle végétatif, ni les vinifications… C’est ridicule, mesquin, navrant, réducteur et contraire à la vérité.


Un de plus

Publié dans Clin d'œil, A chaud, Divers (Samedi décembre 29, 2007 à 11:25)
Voir/Poster un commentaire

Nouveau blog ouvert aujourd’hui

SPF - Soutenez notre action

Joli, non ?

Publié dans Divers (Vendredi novembre 30, 2007 à 10:13)
Voir/Poster un commentaire

Poursuite de notre développement : 1er groupe d’informations “Vins” sur le Net

Publié dans Divers (Jeudi novembre 22, 2007 à 19:59)
Voir/Poster un commentaire

Nous investissons encore dans Internet. Après l’ouverture de dizaines de Blogs (on doit en être à 70 !), à la mise en place de sites thématiques (31, pour être précis) optimisés pour des mises à jour hebdomadaires et des référencements aujourd’hui exceptionnels - qui font des jaloux - notre stratégie s’oriente vers une complémentarité complète entre les flux de nos blogs et sites. Pour exemple, en tapant simplement “Vins” sur Google (90% du marché mondial), nous sommes en 5e position sur 35 MILLIONS… Je passe sur les milliers de mots-clés qui renvoient à l’un de nos liens…

(Lire la suite…)

Les vrais Classements des Bordeaux

Publié dans Divers (Vendredi novembre 9, 2007 à 17:58)
Voir/Poster un commentaire
clipped from www.millesimes.fr
BORDEAUX
UNE GAMME IMPRESSIONNANTE

À Bordeaux, du plus grand vin au plus modeste, il existe de remarquables rapports qualité-prix-typicité qui sont particulièrement mis en avant dans nos …

  blog it

Coup de cœur pour Glengoyne

Publié dans Divers (Jeudi septembre 27, 2007 à 10:48)
Voir/Poster un commentaire

Il existe deux écoles de Whisky : celle de l’Irlandais et celle de l’Écossais, toutes deux ayant leurs propres supporters. Alors, que choisir entre le velouté d’un grand malt écossais et la race d’un whiskey irlandais, plus “sauvage”. Les deux méritent l’art de la dégustation (si on a soif, on boit de l’eau). Slainte…

ECOSSE : LE WHISKY

Un grand malt peut procurer des sensations extraordinaires, et se savoure délicatement, à l’apéritif ou en digestif (essayez). Ne le confondez pas avec le simple Whisky : pas de glace, juste un peu d’eau fraîche si vous y tenez. Il faut donc distinguer les deux familles de scotch whiskies : celui qui est à base d’orge maltée (germée et séchée), et le whisky de grain à base d’orge, d’orge maltée et de maïs. Les procédés de distillation sont également différents, d’un côté l’alambic à feu nu (Pot Still), de l’autre l’alambic breveté en 1830 par Aeneas Coffey et appelé pour cette raison Paten Still ou Coffey Still.

(Lire la suite…)

Drôle et sympa, bravo !

Publié dans Concours gratuit, Divers (Dimanche septembre 9, 2007 à 18:42)
Voir/Poster un commentaire

Millesimes en kiosques/2 début Septembre

Publié dans Divers (Jeudi août 30, 2007 à 13:04)
Voir/Poster un commentaire

MILLESIMES ressort ces jours-ci.

Vous pouvez aussi l’acheter directement : http://www.guidedesvins.com/acheter.php


Concours gratuit : gagnez des bouteilles !

Publié dans Divers (Mardi août 28, 2007 à 19:56)
Voir/Poster un commentaire

http://www.millesimes.fr/jeu.php

Le voici, le voilà, le 28e

Publié dans Divers (Mardi août 21, 2007 à 18:47)
Voir/Poster un commentaire

Sympa, la Couv, non ?

couv-guide-2008.jpg

Le juste prix des vins

Publié dans Divers (Lundi avril 30, 2007 à 9:20)
Voir/Poster un commentaire

Mon article et débat sur AgoraVox : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23448

Ségo sourit large, de Besancenot à Bayrou, et Nicolas est gagnant

Publié dans Politique, Divers (Samedi avril 28, 2007 à 17:06)
Voir/Poster un commentaire

Après le débat insipide sur une très grande chaîne (Bfm Tv, vous connaissiez ?) de Bayrou et Royal, on aura au moins appris une chose : “qu’est-ce qui ne faut pas faire pour passer à la tv” selon Bayrou, et “suivez mon sourire” selon Royal, qui ratisse bien large puisqu’elle tente de rameuter aussi bien les troskistes (ceux qui vous prendraient jusqu’à votre chemise) que les centristes de bonne foi, les uns et les autres étant les dindons de la farce et leurs électeurs respectifs les cocus du 2e tour.

(Lire la suite…)

Dégustation Loire

Publié dans A chaud, Coups de gueule, Concours gratuit, Divers (Mercredi avril 25, 2007 à 17:50)
Voir/Poster un commentaire

Je rentre de Saumur où nous avons réuni chez mon ami Patrice Monmousseau (Bouvet) quelque 70 vignerons de talent de tout le Val de Loire. C’était convivial et sympathique, comme d’habitude dans la région.

Une déception : notre séjour au Prieuré à Chênehutte (à 5kms de Bouvet). J’y étais venu il y a 3 ou 4 ans et l’impression était meilleure. Un 4 étoiles sans la clim dans la (petite) chambre (205 €, jolie vue sur la Loire, quand même), cela la fout mal, et, surtout, un dîner “couronné” par une espèce de riz trop cuit présenté avec 3 petits pois et 4 asperges sous le nom prétentieux de “risotto”, un plat franchement risible pour lequel on a eu besoin de réclamer une sauce pour le faire passer. On espère pour eux qu’ils n’auront pas de clients italiens qui commanderont ce plat, au risque de déclencher l’hilarité (ou un esclandre). Sans cela, ras, service standard, mi-sympa mi-prétentieux, quelques émulsions à la mode, carte des vins tout aussi standard, avec un Haut-Brion blanc de 1983 (vous lisez bien) à la carte (280 ou 230 €, sais plus) que je vous conseillerais de demander au sommelier s’il l’a goûté, quand et depuis combien de temps ils l’ont en cave…

Bravo, Nicolas

Publié dans Politique, A chaud, Divers (Lundi avril 23, 2007 à 7:10)
Voir/Poster un commentaire

A 31%, c’est un score historique.

Deux choses :

1/. Ségo a mis 1h de plus pour retravailler son discours après avoir écouté celui de Sarkozy. Approximation, quand tu nous tiens… Elle est restée cloîtrée à Melle toute la soirée alors que ses militants l’attendaient à Paris : sympa pour eux.

2/. François Bayrou, que j’aime bien, devrait quand même se rappeler que TOUS ses élus Udf l’ont été grâce à l’Ump de Sarkozy. S’agirait pas de croire que sa bulle des 18% (il les aurait dépassé s’il n’avait pas autant tenté de flirter avec la gauche) lui permet de faire prendre le risque à ses électeurs historiques de s’acoquiner désormais avec les communistes, troskistes et autres Bové, Shivardi… Bayrou doit inciter -intelligemment, d’accord, pour sauvegarder la face (et ses élus)- ses électeurs à battre Royal. On compte sur lui.

Mon article sur AgoraVox : les charmes de la Sicile…

Publié dans A chaud, Divers (Mardi mars 27, 2007 à 9:29)
Voir/Poster un commentaire

J’avoue une attirance toute particulière pour la Sicile. Sauvage, à la fois magique et austère, l’île possède ce charme indéfinissable qui crée les légendes. En réalité, la force de la Sicile a toujours été intimement liée à celle de ses habitants même si l’influence de chaque peuple a su marquer une empreinte particulière, des Grecs aux Arabes…
A lire et à commenter : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21224

Mon article sur NaturaVox : mens sana…

Publié dans A chaud, Divers (Mardi mars 27, 2007 à 9:28)
Voir/Poster un commentaire

Le vin, celui que nous défendons en tout cas, est une entité à part entière, magique, unique, qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, le ciel et la terre, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, la poésie et le savoir, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)…

A lire et à débattre : http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=429

Sarko, nouvelle phase nécessaire

Publié dans Politique, Divers (Vendredi mars 23, 2007 à 18:36)
Voir/Poster un commentaire

On s’endort en ce moment. Faudrait donc réagir, Ségolène remonte ou on tente de nous le faire croire (?).

Voir : http://www.europe1.fr/informations/articles/679985/un-sondage-met-royal-et-sarkozy-a-egalite.html

Et aussi : http://www.europe1.fr/informations/article.jsp?idboitier=679968&prov=rss

Présidentielles : hypothèses ? Qu’en pensez-vous ?

Publié dans Politique, Divers (Vendredi mars 23, 2007 à 11:52)
Voir/Poster un commentaire

Débat (très) fourni sur AgoraVox à la suite de mon article. Voir : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21177
En s’abstenant de toute position partisane (même si on peut facilement savoir mes préférences, exceptées inconditionnellement les extrêmes), le débat actuel m’incite à l’analyse suivante :

1/. Ne pas sous-estimer comme le font encore les instituts de sondages cette fois-ci l’électorat de Le Pen. Il n’y a aucune raison que celui-ci ne soit pas -au moins- à 16%, voire 18%. On peut y ajouter 2 à 4% pour De Villiers.
2/. Aucune raison de sous-estimer l’autre côté, de Besancenot à Bové. Besancenot peut faire 3/4%, Bové 2/3%, Laguiller 2/3%, le Pc et Voynet 1 à 2%, on peut dépasser les 10%, voire les 14%…
3/. Royal, elle, est crédité de 25 à 26%, attention même tendance surévaluée que Jospin en 2002…

4/. Sarkozy, idem, plus près des 30%, mais gare à Le Pen.

5/. Bayrou ne fera pas moins de 20 à 23% s’il confirme son avancée (voir aussi “Précision”).

Les cas de figure du 1er tour :

- Si l’extrême gauche-écolo-mondialiste… s’approche des 14%, Royal sera plus près des 20 à 22% que des 26%.

- Si l’extrême droite et De Villiers tournent autour de 18%, Sarkozy se rapprochera plus des 24 à 26% que des 30%.

- Si Bayrou se stabilise, il peut donc passer devant Royal, voire se rapprocher beaucoup de Sarkozy et le dépasser s’il continue sa progression et si Le Pen fait très fort.

- A mon avis, aucune chance d’avoir Le Pen au second tour.

Logique du 2e tour : Bayrou gagnant à tous les coups, face à Sarkozy comme face à Royal.

Va y avoir du sport chez les bookmakers.

Précision à ce jour : ce n’est qu’un cas de figure, qui tient compte d’une surprise “Bayrou”, qui n’est pas mauvaise en soi. Si l’on s’en tient au clivage traditionnel Droite-Gauche, il ne devrait y avoir aucun problème pour Sarkozy.

Mars 2007 : le top des vignerons sur AgoraVox

Publié dans A chaud, Divers (Vendredi mars 23, 2007 à 8:00)
Voir/Poster un commentaire

Débat et information sur AgoraVox : le point sur les vignobles et vignerons qui ont marqué l’année 2006.
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21115

Ethique du vin, toujours… débat sur NaturaVox

Publié dans A chaud, Divers (Vendredi mars 23, 2007 à 7:58)
Voir/Poster un commentaire

http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=394

Journée AgoraVox, si cela vous tente, c’est bien

Publié dans Clin d'œil, Divers (Jeudi mars 22, 2007 à 9:27)
Voir/Poster un commentaire

La classe, les pétroliers

Publié dans Coups de gueule, Divers (Jeudi mars 22, 2007 à 8:02)
Voir/Poster un commentaire

Des profits par milliards, la pollution de nos plages, des salaires déments… et : http://www.lexpress.fr/info/infojour/rss.asp?id=40153

Bayrou renforce son discours

Publié dans Politique, A chaud, Divers (Jeudi mars 22, 2007 à 7:58)
Voir/Poster un commentaire

Intéressant le discours de Bayrou lors de son meeting au Zénith.

Voir L’Express : http://www.lexpress.fr/info/infojour/rss.asp?id=40155

Millésimes 2007, c’est bouclé

Publié dans A chaud, Divers (Dimanche mars 18, 2007 à 22:27)
Voir/Poster un commentaire

Dimanche soir, 22h30, en regardant d’un œil Capital sur M6, je viens de terminer le bouclage 2007 de Millésimes. Un très beau numéro (464 pages, quand même), des photos superbes, beaucoup de dégustations rares et savoureuses, une maquette riche… bref, je suis content, il ne me reste qu’à choisir entre quelques tons de titres pour l’harmonie de la Couverture, et c’est OK. Millésimes sort mi-Avril, et sera à jour sur le net pratiquement en même temps, une nouvelle performance. Allez, faut fêter cela, je commence à réfléchir à la bonne bouteille qui va accompagner mon dîner…

Bayrou monte, et c’est bien

Publié dans Politique, Divers (Mardi février 27, 2007 à 21:02)
Voir/Poster un commentaire

Sondage Ifop, dans le Figaro :

http://www.lefigaro.fr/presidentielle-sondage/20070227.WWW000000959__fevrier_bayrou_a_au_premier_tour.html

On sait que j’ai des préférences pour Sarkozy, mais je trouve que François Bayrou mérite tout autant estime et intérêt. Il est tenace, volontaire, il prend des voix à Ségolène, risque, c’est vrai, de le faire à Sarkozy, et nous délivre de l’atmosphère trop pesante du “tout est joué”. Chacun doit redoubler d’ardeur et cesser de nous prendre pour des idiots, et c’est tant mieux. Après tout, le 1er tour, cela sert aussi à cela, et, si Bayrou atteint le seuil stratégique des 20% d’intentions de vote dans les 15 prochains jours, tout changera, moralement comme dans les urnes. On encourage donc, pour le fun, et c’est normal.

Ibiza, Petrus… que demander de plus ?

Publié dans A chaud, Divers (Mardi février 27, 2007 à 20:52)
Voir/Poster un commentaire

Une petite semaine de vacances studieuses à Ibiza (on en profite pour préparer nos site et guide sur l’île), puis retour ce Dimanche. Lundi, entre 2 gros articles à rédiger, une dégustation au Château de La