Les trois millésimes 2009, 2008 et 2007 signent le renouveau de Montrose. Montrose, c’est un cru qui m’est cher car j’entretiens des relations privilégiées depuis trente ans avec Jean-Louis Charmolüe, qui s’est séparé de ce cru qui lui tenait tant à cœur (il s’est installé depuis à Romanin, une entité splendide aux Baux-de-Provence). Montrose est l’un des 10 vrais grands crus de Bordeaux, un très grand vin, lent à se faire, qui reste à un niveau de prix très justifié et devrait faire rougir les marchands de cuvées « bodybuildées” (à des prix incautionnables) qui sont une véritable honte à côté de ces grands vins de race comme celui-ci.
C’est la famille Bouygues qui en est donc devenu propriétaire, et Martin Bouygues a eu l’intelligence de s’entourer d’une autre personnalité de haut vol, que j’apprécie également depuis longtemps : Jean-Bernard Delmas (photo). Gérant des Châteaux Montrose et Tronquoy Lalande, Jean-Bernard Delmas est en effet l’une des (rares) figures qui reste attaché à la grande tradition bordelaise. Il “signe” les vrais grands crus de Bordeaux, ceux qui peuvent associer puissance et finesse, et deviennent alors uniques au monde. Auparavant, déjà, Haut-Brion et La Mission, c’était lui (aujourd’hui, c’est l’un de ses fils qui dirige ces propriétés). Désormais, il accompagne la famille Bouygues dans le renouveau de leurs crus. Du grand art, donc.
Les atouts de Montrose reposent essentiellement sur les qualités extraordinaires et rares de son terroir, au sens le plus général, c’est-à-dire à la fois ses aspects pédologiques et ses aspects climatologiques. En effet, les sols de la propriété sont majoritairement composés de graves pyrénéennes liées par des sables ferrugineux, posés sur un socle argileux. Les graves assurant à la fois un rayonnement solaire, qui autorise une bonne maturation des baies, et permettant un bon drainage des eaux de pluie vers les argiles ; celles-ci se gonflent d’eau et la diffusent de manière régulière et mesurée, assurant une bonne alimentation hydrique de la vigne. On observe ces caractéristiques de façon très homogène sur l’ensemble des vignes de la propriété. Par ailleurs, la position géographique du Cru, sur les coteaux qui bordent la Gironde, permet une ventilation certaine des vignes, du fait du caractère venteux du climat qui entoure Montrose.
“ Depuis mon arrivée, me dit Nicolas Glumineau, le Directeur Technique, nous avons effectué un important travail parcellaire, ce qui nous permet d’associer les parcelles homogènes en qualité et en maturité. Pour le millésime 2007, l’année a été difficile pour maintenir le vignoble en bon état sanitaire. Lorsque nous avons réussi à protéger le vignoble contre les attaques de parasites, il a fallu veiller aux meilleures conditions pour que la maturation soit aussi complète que possible. L’arrière-saison très ensoleillée associée au magnifique terroir en croupe de Montrose, composé de grosses graves très drainantes, le vent permanent qui souffle sur Saint-Estèphe et qui sèche les vignes, la proximité de la rivière qui garantit des températures douces l’hiver et agréables sans être trop chaudes l’été, le savoir-faire de nos vignerons, notre grande vigilance… tous ces paramètres font que nous produisons de grands vins à Montrose.
Depuis 2006, pour la première fois au Château Montrose, nous avons fait des vendanges “en vert” ainsi qu’en 2007. Pas de manière drastique, mais uniquement pour limiter de manière sensible les volumes. En 2007, notre rendement est de 53hl/ha, ce qui est tout à fait raisonnable.
Le 2007 est réussi à Montrose, car nous avons obtenu une très belle qualité de Cabernet-Sauvignon qui est notre cépage majoritaire (65% entrent dans l’assemblage du grand vin). Le Merlot apporte ce côté croquant, des notes vives et prononcées de fruits rouges, ce qui ajoute des saveurs très agréables, très fines, très féminines. Notre assemblage est constitué de 65% Cabernet-Sauvignon 30% Merlot et 5% Cabernet franc et Petit Verdot, et l’on y retrouve une trame tannique très fondue, très nette, longue, et je suis très satisfait de la qualité du 2007. C’est un vin très classique, typé Saint-Estèphe, d’une belle longueur, où finesse et rondeur se conjuguent, un vin qui se distingue par ses tanins bien fondus, d’une très belle facture, très souples, très soyeux, très civilisés.
Notre objectif est de poursuivre notre étude parcellaire afin d’améliorer encore plus notre sélection, d’apporter la méthode culturale la mieux adaptée et les vinifications les plus fines, avec pour fil directeur, la préoccupation du respect de l’environnement.
Les trois millésimes 2009, 2008 et 2007 appartiennent à la même filiation, chacun possédant sa particularité propre, bien sûr. Leur point commun est la richesse des tanins, dûe à l’attention portée à tous les détails.
Le 2009 est vraiment un millésime exceptionnel. Dans ma carrière de directeur et d’œnologue j’ai rarement vu un tel niveau qualitatif. À la dégustation, il y a l’élégance, la fraîcheur, l’équilibre, la structure du vin emplit la bouche sans aucune aspérité, c’est un vin qui conserve à la fois de la finesse et de la souplesse, les tanins sont onctueux, soyeux, le vin très présent, très persistant, cette belle longueur en bouche laisse une impression exceptionnelle. Un très grand vin qui symbolise ce que nous essayons de faire à Montrose : des vins de longue garde mais qu’on aura plaisir à déguster sans attendre de nombreuses années.
Le 2008 est un millésime droit, ample, puissant, précis, d’un parfait équilibre entre onctuosité et fruité, un vin riche et complexe, d’une belle trame qui confère au vin du soyeux en finale, de garde, l’un des très grands vins de la propriété.
Le 2007 est un millésime de qualité que l’on va pouvoir apprécier un peu plus rapidement cela permettra d’attendre les millésimes plus puissants comme 2008 et 2009. Le vin est onctueux, très aromatique, d’une grande souplesse, révèlant fraîcheur et maturité, et s’appuie sur une trame tannique suave.”
LA QUALITÉ DES MILLÉSIMES QUE VOUS POUVEZ SAVOURER ACTUELLEMENT
2006 : de couleur grenat profond, un beau vin très équilibré, au nez comme en bouche, avec des nuances de groseille, de cassis et de truffe, des tanins riches, à la fois puissants et savoureux. 2005 : grandissime millésime. Structure de cathédrale, grande complexité d’arômes (prune, sous-bois, poivre), tanins denses et savoureux à la fois, couleur profonde, un très grand vin, de lente évolution. 2004 : exceptionnel, d’un grand classicisme, de couleur dense, presque noire, avec de beaux reflets vifs et brillants. Les notes de fruits rouges et de fumé, se conjuguent dans une complexité aromatique que l’on retrouve en bouche dans un bel équilibre, soutenu par des tanins très enrobés. Densité et complexité en font un vin de lente évolution. 2003 : robe pourpre soutenu, aux notes de truffe, de cuir et de mûre, concentré et charnu, un vin riche en arômes comme en matière, aux tanins très denses, complet, complexe, de garde. 2002 : une grande réussite. De robe intense, au nez persistant, aux tanins denses, gras, d’un grand équilibre en bouche, un beau vin riche, de belle évolution. 2001 : superbe. couleur, concentration d’arômes, structure et finesse sont associés dans ce grand millésime encore fermé, de robe profonde, aux tanins très fermes et savoureux à la fois, de garde. 2000 : très classique de ce grand millésime. De couleur pourpre, au nez où s’entremêlent des notes de cannelle et de fruits macérés, un vin riche, d’une belle longueur, qui commence à se fondre. 1999 : très grand vin, de robe pourpre intense, très riche, complexe, très structuré, avec beaucoup de matière, une belle richesse d’arômes où dominent les fruits cuits. 1998 : très ferme, robe d’un rouge rubis foncé, nez puissant, de bouche veloutée, avec de la matière et du fruit, aux tanins riches et soyeux à la fois, d’une longue finale avec des arômes secondaires de fruits très mûrs. 1997 : plus mûr, plus velouté, arômes fins, un beau vin ample qui commence à peine à s’ouvrir, idéal à déguster maintenant. 1996 : superbe, un nez envoûtant de gibier, un grand vin très riche, très aromatique, du charme, de la complexité, de la puissance, de grande garde. 1995 : très élégant, intensité aromatique, persistance en bouche, tanins encore bien présents, dense, qui poursuit sa belle évolution.



Pour les vins, la qualité du millésime n’est pas suffisante en soi, c’est son devenir, son potentiel qualitatif, dans le temps, qui importe le plus. Il y a toujours un moment où les vins sont bons dans leur cycle de vie.
Il n’y a pas de mauvais millésimes, il n’y a que des millésimes «délicats» ! Chaque année, cette note change, et il s’agira donc de noter, différemment ou non, selon l’évolution des vins, leur réelle valeur du moment. C’est tout l’intérêt de la Voir la Vintage Code ©.
Si le millésime 2009, globalement, est formidable dans toute la France, il est encore un peu tôt pour en parler.
Alsace
Le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a des exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 97 ou 89). Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins trop souples, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”.
Beaujolais
Pour les crus, le 2008 est prometteur, et le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation.
Bordeaux
- Dans le Médoc, Misez sur les 2008, 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90. La priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005.
- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002 peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000, superbe.
- À Saint-Émilion, le 2007 est très classique et charmeur, Beaux millésimes 2008, 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2005 et 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Comme dans l’ensemble du bordelais, débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix.
- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du nord au sud de cette “entité” des Graves, une variété importante de styles de vins. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2008 à 2001, confirment mon Classement des valeurs sûres, celles où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, comme à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité, notamment dans le millésime 2005, pour les rouges. Les blancs 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 98 ou 97 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés.
- Dans ces appellations de Côtes, misez sur les millésimes 2008 à 2000, avec l’opportunité des excellents 2006 et 2004, même s’il y a de tout, de grands vins racés et d’autres cuvées issues de vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Les meilleurs vins se trouvent à Bourg et à Blaye, et les grandes valeurs sûres des Premières Côtes sont incontournables. Castillon fait souvent des vins plus “modernes”.
- En Bordeaux Supérieur, les dégustations des millésimes 2008 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 99, 95 ou 96, excellents actuellement.
- A Sauternes, le millésime 2007 est formidable, dans la lignée du 2001.Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 99 ou 98 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2005 et 2003 certainement moins typés, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 96, 95 ou 89, où l’on atteint le grand art.l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération.
Bourgogne
Le millésime 2007 est très réussi, en blanc comme en rouge, supèrieur au 2006 pour les rouges. Les millésimes 2008, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 atypique. Le grand 2005 suit le 2004, dans les 2 couleurs, et demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85. Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. Voici donc ces vignerons talentueux et passionnés que je soutiens, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent justifiés, même si les prix remontent.
Champagne
Mon Classement est nettement remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade… Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence. Certains “vieux” millésimes sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables cuvées à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le sucès de la région. On est vraiment au sommet dans la région.
Languedoc
Les millésimes 2008 à 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux. Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines “renommées” bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches.
Provence
L’influence des millésimes est beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série, de 2008 à 2003, le 2002 étant un ton en-dessous). Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de ce type de vin (2007 et 2005 superbes).Il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse.
Sud-Ouest
Les millésimes 2008, 2006, 2004, 2005, 2003 et 2001 sont des réussites, le 2007 se goûte bien. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 99, 95 ou 86) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 95 ou 90). Attention aux “microcuvées” qui apparaissent, pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachent ici à élever des vins racés.
Val de Loire
Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savourteux.Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005 typé, prometteur.
Vallée du Rhône
Si le 2008 devrait tenir toutes ses promesses, le 2007 est remarquable ici, peut-être supèrieur au 2006.Les 2005 et 2003 sont très mûrs, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 98, 95 ou 90, De Vienne en Avignon, les vins rouges et les blancs, du plus prestigieux au plus méconnu, sont denses, racés et chaleureux, et, bénéficient d’un très beau rapport qualité-prix-typicité.
Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Je suis un « fan » de Roederer et apprécie Jean-Claude Rouzaud depuis trente ans, qui peut être fier du parcours exceptionnel accompli, tant qualitatif que professionnel : en Champagne, bien sûr (Deutz), mais aussi en Californie, dans le Rhône (Delas), en Provence (Domaines Ott), à Porto (Ramos Pinto) et à Bordeaux (Châteaux Pichon Comtesse de Lalande, Bernadotte, Haut-Beauséjour et de Pez, et l’illustre Maison Descaves, en partenariat avec mon ami Jean-François Moueix, du groupe Duclot). Du grand art, que son fils, Frédéric, confirme aujourd’hui.
Il y a cet exceptionnel et envoûtant Cristal brut 2002, au nez subtil et persistant, avec des nuances de noisette, de poire, de menthe et de pain grillé, tout en bouche persistante, une cuvée ample, suave, tout en harmonie, qui réunit élégance et charpente, finesse et densité, d’une grande finale aromatique. Formidable Champagne Carte Blanche, de robe or clair, qui mêle finesse et structure, aux connotations de fleurs d’acacia, très équilibré, de mousse fine et persistante, de bouche intense et savoureuse, d’une grande longueur crémeuse, l’une des plus belles bouteilles que j’ai dégustées cette année. Beau Blanc de blancs Millésimé 2003, une cuvée élaborée en très petite quantité à partir de sélections des Grands Crus de la Côte des Blancs, de jolie robe dorée, un Champagne harmonieux, fin et riche à la fois, avec des notes de tilleul et de miel, de mousse abondante. Particulièrement savoureux, le Vintage brut 2004 (70% Pinot noir, 30% Chardonnay), est une cuvée fraîche, mêlant finesse et structure, très parfumé (fruits confits, pain grillé), d’une longue finale, à déboucher sur une volaille rôtie. Joli brut rosé 2002, de belle robe, intense au nez, un vin très parfumé et distingué, tout en bouche, avec des nuances de mûre, alliant rondeur et vivacité. Excellent Brut Premier, au nez dominé par les fruits mûrs, avec cette pointe de fraîcheur séduisante, une cuvée fine et veloutée en bouche, persistante et riche.

Depuis une semaine, on ne s’est pas vraiment endormi :
- le bouclage de MILLESIMES (qui paraît en Mars) se poursuit, notre imprimeur venant recevoir nos premiers pdf. Nous avons encore quelques articles sur Bordeaux et le Languedoc, puis la Couverture.
- nous venons d’acquérir un site important, leader dans son domaine (un peu de patience pour connaître son nom), référencé depuis plus de 10 ans, avec un contenu rédactionnel très riche (plus de 300 articles). C’est la première fois que j’achète un nom de domaine et un site, préférant pour l’instant les créer… mais celui-ci est dans un secteur -différent du vin, quoique complémentaire- particulièrement porteur.
On accède avec lui à une audience féminine, active, qui touche plusieurs générations, des « trentenaires » aux « seniors ». Cela fait du monde.
Ce site est également placé à la tête des moteurs de recherche devant des millions d’autres liens, et c’est ce qui nous a décidé. Il a également plusieurs rédacteurs-contributeurs qui l’alimentent avec des articles ciblés et pointus. Bien sûr, nous allons le renforcer, le « relooker », sans toucher à son contenu. C’est mon épouse, Brigitte, qui dirigera son contenu rédactionnel, nous y reviendrons, donc.
- on a pu tester « en live » le contenu du prochain MILLESIMES sur des tablettes, des ordinateurs et des portables et… on n’est vraiment pas décu de nos investissements !
Pour mémoire (comme The New York Times sur l’Ipad) :

1/. Le GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS 2011 aux Editions ALBIN MICHEL.
2/. Le GUIDE sur INTERNET
En cliquant simplement, notamment dans les Classements, sur le nom d’un vigneron, vous aurez accès à son commentaire, qui reprendra celui de l’édition « papier », et à son propre site.
alt="Toute la diététique en un seul clic" src="http://www.dietetique.com.fr/images/banners/dietetique.gif"
Je suis en bouclage de MILLESIMES, qui paraît en Mars, et vais commencer mes dégustations pour le prochain GUIDE 2011.
Après MILLÉSIMES, mon GUIDE va donc connaître une impulsion nouvelle, unique, exceptionnelle, et acquérir une diffusion mondiale, immédiate et interactive ! Et, ce sera le seul ! Ceux et celles d’entre vous qui me “suivent” depuis toutes ces années connaissent mon penchant pour les nouvelles technologies (parfait pour Millésimes comme pour le Guide, l’Ipad d’Apple débarque en Mars !) , et nul ne peut contester notre puissance sur la “toile” avec plus de 130 sites et blogs…
J’ai beaucoup investi, financièrement et en temps passé, et nous sommes prêts : à partir de la parution du GUIDE 2011 (fin août 2010), le site du GUIDE va considérablement se développer. Désormais, en cliquant simplement, notamment dans les Classements, sur le nom d’un vigneron, vous aurez accès à son commentaire, qui reprendra celui de l’édition « papier », et à son propre site.
C’est une vraie révolution dans la manière de réaliser un guide. Pour l’instant, nous avions accès aux Classements et à des informations classiques (accord vins et mets, vocabulaire…), mais, déjà, nous avons installé une véritable interactivité en y intégrant des informations renouvelées en permanence : dégustations, portraits de vignerons, coups de cœur…
Bien sûr, en parallèle, l’édition “papier” de mon prochain GUIDE va également profiter de cette évolution, et les synergies ne vont que s’accentuer. Mon GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS 2011 sort bien entendu toujours aux Editions ALBIN MICHEL.
Le GUIDE sur INTERNET
Nous mettrons progressivement également en ligne une version téléchargeable, la possibilité de se procurer une partie de l’édition papier (par exemple, uniquement la sélection des Saint-Émilion ou de la Champagne), puis une version du GUIDE, gratuite, notamment en langue anglaise ou espagnole. Qui d’autre peut faire cela ?
Évidemment, il faut avoir toutes les cartes en mains. Cela fait des années que je le souhaite, et nous allons être les seuls à pouvoir développer une telle entreprise, étant à la fois auteur et maître d’œuvre, propriétaires de tous les droits dont nous avions besoin, artisans de la technique nécessaire (maquette, programmation…), de bases de données gigantesques, de photos et d’étiquettes par milliers, de nos copyrights et de mon image, de ma “marque”, bien sûr.
Comme je n’ai pas l’habitude de « mettre la charrue avant les bœufs », il fallait tout mettre au point : c’est la raison pour laquelle je peux vous dévoiler (une partie) de ce que nous préparons depuis un certain tremps. Voici ce qu’il faut aussi retenir pour l’évolution du site
guidedesvins :
- Dans un premier temps, donc, nous ajouterons des liens directs avec les sélections et les commentaires de dégustation, puis une interactivité avec les sites de producteurs retenus. C’est le « b-a-ba ».
- En parallèle, nous allons étendre intensément les « entrées » pour accèder au site via les moteurs de recherche , en mettant en ligne, petit à petit, notre base de données sur l’environnement du vin : le tourisme, les régions, les produits du terroir, les chambres d’hôtes, les foires aux vins, les restaurants, les recettes… Pour être plus clair : à terme, quand un internaute cherchera, par exemple, une adresse sur le foie gras, une halte pour son camping-car ou un hôtel en Provence, il aura toutes les chances d’atterrir, d’une façon ou d’une autre sur… notre site guidedesvins !!!
On sait déjà faire cela, puisque nos tests (qui sont devenus des réalisations) nous ont permis de nous « faire la main ». Deux exemples : notre Lexique permet d’accèder à nos sites par le biais d’innombrables mots de vocabulaire: autre réussite : on tape sur Google simplement « guide provence » et nous sommes en 6e position sur plus de 11 millions de liens ! C’est exceptionnel car on n’a pas eu besoin de taper le mot « vin »…
Déjà, notre progression est exceptionnelle. Pour l’un de nos sites, justement, guidedesvins, on passe à pas moins de 182.297 visiteurs uniques * en 2009 (15 % de hausse en 1 an !), ce qui est considérable quand on sait que les internautes sont très ciblés (s’ils ne sont pas intéressés par le vin, ils ne viennent pas sur ce site). Encore plus fort, notre seul site de millésimes a été suivi par 209.786 visiteurs uniques !!!
Sur seulement 3 de nos sites : plus de 120.000 VISITEURS/LECTEURS UNIQUES GAGNES EN 1 AN !!!
Je vous laisse à votre calculette pour multiplier et extrapoler ce que peuvent recenser comme visiteurs tous nos sites et blogs cumulés…, dont quelques-uns en languesanglaise, espagnole et allemande, car notre audience est unique. Si quelques producteurs semblent encore en douter, les internautes sont particulièrement fidèles à ce que nous faisons. Des centaines de milliers d’internautes arrivent sur nos sites et blogs, lisent, entrent en contact avec les producteurs, reviennent, etc… régulièrement. Alors que certains sites de vins “bidouillent” ou inventent leurs visiteurs, nous avons toutes les audiences officielles (sources awstats) qui attestent que nous sommes en perpétuelle progression.
- Ensuite, nous allons créer ou racheter des sites complémentaires aux nôtres. Il faut toujours investir, se développer, avoir des idées et les concrétiser.
On sait faire cela aussi…
* visiteurs uniques : correspond à des visiteurs/lecteurs différents, ce qui veut dire que ne sont pas pris en compte le nombre de fois (beaucoup plus important) ou chacun revient sur le site.