– Guide 2013 / Val de Loire : On est au sommet dans beaucoup d’appellations !

Top Palmarès Vignerons 2013 : Région Val de Loire

– Prix d’Honneur : 29

– Prix d’Excellence : 15

– Satisfecits : 28

– Lauréats : 30

 

Le point sur les millésimes
Il y a de grandes choses en 2011, 2010 et 2009, le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, et des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtent très bien actuellement.

Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 1998, 1995). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003, 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2007, 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005, assez typé, très intéressant.

Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

ANJOU-SAUMUR

J’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. Peu d’autres vins peuvent “copier” les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec des blancs secs très agréables, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny.

Superbes liquoreux (Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux…), qui atteignent les sommets depuis quelques années, et peuvent inquiéter d’autres vins liquoreux qui auraient tendance à s’endormir sur leurs lauriers. Les Crémants de Loire, du brut au demi-sec, bénéficient d’un rapport qualité-prix-plaisir réel. Leur élaboration est soumise à des règles strictes. Le rendement de base est de 50 hl/ha soit 7 500 kg de vendanges. Les vendanges manuelles, le pressurage soigné, l’art des assemblages et une seconde fermentation de 1 an au moins (qui peut atteindre 18 mois) en bouteilles dans les caves de tuffeau leur confèrent une fine mousse et des arômes délicats qui varient selon les terroirs.

Dans les trois couleurs, en secs, moelleux ou en vins de mousse, les meilleurs sont dans mes Classements.

Les appellations qui comptent : Anjou-Villages, Crémant de Loire, Coteaux-du-Layon, Quarts-de-Chaume, Saumur, Saumur-Champigny

Les appellations qui commencent à compter : Bonnezeaux, Anjou

Celle qui a encore du travail : Coteaux-de-l’Aubance

Celles dont on n’entend pas parler : Coteaux-de-Saumur, Rosé de Loire, Savennières

PAYS-NANTAIS

J’ai débuté dans cette région, et j’y suis donc attaché, car ils méritent d’être appréciés à leur juste valeur, notamment en tenant compte de leur véritable potentiel d’évolution et de prix particulièrement abordables.

La typicité est notamment liée à la mise en bouteilles sur lie, qui consiste à laisser les vins reposer sur leur lie durant 4 ou 5 mois après leur fermentation jusqu’à leur embouteillage. Elle permet de protéger le vin de l’oxydation et lui confère une fraîcheur et un perlant caractéristique, grâce à une présence importante de gaz carbonique (un Muscadet sur lie en contient deux fois plus qu’un Muscadet). La spécificité existe bien car le sous-sol est composé de roches de l’ère primaire, et se particularise par un système complexe de failles et un métamorphisme poussé. On y trouve en majorité des roches mères éruptives (35 % de gneiss, micaschistes, éclogites, amphibolites et prasinites). Cette diversité induit des différences notables de précocité et de rendement. Les vins récoltés sur schistes, micaschistes, gneiss du bassin versant de la Loire et du marais de Goulaine sont généralement précoces et tendres. Les vins récoltés sur le secteur est du vignoble et issus de terrains de gabbros et de roches vertes, sont plus tardifs.

Ceux qui comptent sont dans le Classement, intégré à celui des grands vins de Loire (voir région Anjou-Saumur).

 

L’appellation qui a encore du travail : Muscadet

Celle dont on n’entend pas parler : Gros-Plant

 


PAYS-NIVERNAIS

De nombreux coups de cœur cette année, tant la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée, associée à un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Il suffit de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé “silex” pour s’en assurer. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les nouveaux vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin…

Il faut savoir choisir les vignerons modestes et fiers qui s’attachent à élever quelques-uns des plus grands vins blancs secs de France. Le cépage Sauvignon sait en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans ce Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur régularité qualitative, et leur place dans mon Classement (voir région Anjou-Saumur) est la confirmation de leur talent.

Les appellations qui comptent : Sancerre, Pouilly-Fumé, Menetou-Salon

L’appellation qui commence à compter : Quincy

Celles qui ont encore du travail : Châteaumeillant, Reuilly

Celles dont on n’entend pas parler : Coteaux-du-Giennois, Saint-Pourçain

 

TOURAINE

Géologiquement, la Touraine appartient au Bassin parisien : au cours des ères géologiques, cette grande cuvette a été comblée par des sédiments marins ou continentaux qui se sont transformés en couches de roches sédimentaires. D’une parcelle à l’autre, on passe de zones argilo-sableuses à des zones sablo-argileuses, de terres argilo-calcaires à des terres de sable, d’argile et de silex. Dans ce vignoble, la typicité s’associe à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Le plaisir des arômes, le fruité des rouges, la fraîcheur des blancs secs, la suavité des moelleux… tout concourt au plaisir du vin. En rouge, trois appellations sortent du lot, Chinon, bien sûr, où la race rejoint une vraie typicité, puis Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil, où l’on se rend aussi bien compte de l’expression de ces terroirs de tuffeau et de graviers. La race du Cabernet franc s’exprime parfaitement sur ces terroirs variés d’argile ou de silex, où le tuffeau croise les Perruches ou les Aubuis. Les moelleux sont superbes, en Montlouis comme à Vouvray.

Les appellations qui comptent : Bourgueil, Chinon, Montlouis, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Vouvray

Les appellations qui commence à compter : Jasnières, Touraine

Celles qui ont encore du travail : Tourain-Amboise, Touraine-Azay-le-Rideau, Touraine-Mesland

Celle dont on n’entend pas parler : Cheverny

 

LE CLASSEMENT DU GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS 2013 DES MEILLEURS VIGNERONS DE L’ANNEE / VINS ROUGES

POUR VOIR LE CLASSEMENT DES VINS BLANCS, CLIQUEZ ICI

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom en bleu

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
BEAUREGARD (S)
LA PALEINE (S)
TROTTIERES (A)
LA VARIÈRE (A)

L’ ÉTÉ (A)
FL (A)
GAUTERIE (A)
MATIGNON (A)
PETIT CLOCHER (A)
PLAISANCE (A)

CHESNAIES (A)
FOSSE SÈCHE (S)
GODINEAU (A)
HAUTE-PERCHE (A)
(PASSAVANT (A))
VIEUX PRESSOIRS (S)

SAUMUR-CHAMPIGNY
BOUVET
CLOS DES CORDELIERS
LA GUILLOTERIE
PETITE CHAPELLE
TARGÉ
LA VARIÈRE

AMANDIERS
Christelle DUBOIS
Clos MAURICE
RAYNIÈRES

BOURG NEUF
FOLIE LUCÉ
VARINELLES

CHINON
BOUCHARDIÈRE
Pierre & Bertrand COULY
COULY-DUTHEIL
DOZON
GOURON

Patrick BARC
COMMANDERIE
Marie-Pierre RAFFAULT

BROCOURT
Angélique LÉON
NOIRÉ
Dne de L’R

BOURGUEIL SAINT NICOLAS
QUARTERONS (SNB)
Clos du VIGNEAU (SNB)

DRUSSÉ (SNB)
JARNOTERIE (SNB)

GÉLÉRIES (B)
PETIT BONDIEU
ROBINIÈRES

TOURAINE DIVERS
CHARBONNIER
MANDARD
RENAUDIE

CHAISE
DINOCHEAU
MONTIGNY
Domaine des ROY

SANCERRE DIVERS
NATTER (S) (r)

BROCK/SARRY (S)
CHEVREAU (S) (r)
GILBON (MS)
MALBETE (R) (r)
J-M ROGER (S)
TEILLER (MS) (r)

CHAILLOT (CH) (r)
Roger NEVEU (S)
Daniel REVERDY (S) (r)

BIZET (S)
CHESNEAU (Cheverny)
FOUASSIER (S)
LAURENT (Saint-Pourçain)
PRÉ SEMELÉ (S)
SAUTEREAU (S)


DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
BRÉZÉ (S)
FLINES (A)*
SAUMUR-CHAMPIGNY
BESSIÈRE*
SAINT-JEAN*
SAINT-JUST*
(SOURCE du RUAULT)
VIEUX BOURG*

ROCFONTAINE
ROCHES NEUVES
SEIGNEURIE

CHINON
CAVES de la SALLE*

L’ABBAYE
GASNIER
GRILLE

BÉGUINERIES
BONNELIÈRE

BOURGUEIL SAINT NICOLAS 

GESLETS (B)
VERNELLERIE (B)

CHASLE-MÉNARD (B)
CHÊNE-ARRAULT (B)
LA GARDIÈRE (SNB)
MINIÈRE (B)

TOURAINE DIVERS 

(L’AUMONIER)
CHARMOISE*
SANCERRE DIVERS 

P’TIT ROY (S)*
ROBLIN (S)*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
DULOQUET (A)*
(GUÉ D’ORGER (A))
(ROCHER (A)*)
SAUMUR-CHAMPIGNY
(MAURIÈRES)
MENAIS*
CHINON
(NOBLAIE)
Wilfrid ROUSSE
BOURGUEIL SAINT NICOLAS 

CLOS DE L’ ÉPAISSE (SNB)*
(Laurent MABILEAU (SNB))
TOURAINE DIVERS 

SANCERRE DIVERS 

(LAUVERJAT (S)*)

MARIE DU FOU (Mareuil)

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
 
Choississez une région pour voir un autre classement :
ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

BORDEAUX

BOURGOGNE

VAL DE LOIRE

CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
SUD-OUEST-PERIGORD

 

* Guide 2013 / Bourgogne : Les vins sont en (très) grande forme !

Top Palmarès Vignerons 2013 Bourgogne

– Prix d’Honneur : 31

– Prix d’Excellence : 16

– Satisfecits : 17 

– Lauréats : 15

– Espoirs : 4

J’apprécie ces vignerons et vigneronnes (sur la photo, Nicole Lamarche, La Grand’Rue, entre autres) talentueux et passionnés, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent justifiés. Ici, en effet, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. La force des sols est omniprésente, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.

Ici, il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins rouges du monde (Lamarche, Gelin, Rebourseau…), ou blancs bien sûr, tant cette catégorie ne supporte pas de comparaison (Ampeau, Antonin Guyon, Bachelet, Chartron, Tremblay et Robin à Chablis…); d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport ­qualité-prix-typicité (Blondeau-Danne, Prunier, Marey, Doudet-Naudin, Chevillon…), et enfin un véritable vivier de crus que l’on retrouve notamment dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans l’ensemble des appellations.

Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ? Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle. Bien entendu, ici comme ailleurs, quelques producteurs élèvent des vins trop “travaillés” (et bien chers) où le fût neuf est employé à l’extrême, ce qui n’est pas pour arranger le Pinot noir notamment, qui demande de la finesse. Il en va de même pour certains blancs, où la barrique (et tout le baratin que l’on va vous raconter) ne remplace pas le terroir…

Mes Classements vous permettent de faire le point, en tenant compte qu’il existe une véritable hiérarchie interne à chaque catégorie et qu’il ne faut pas comparer, bien sûr, un classement d’une appellation à celui d’une autre appellation.

LES MEILLEURS VIGNERONS DE BOURGOGNE

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

Prix d’Honneur

Pierre Amiot
Famille Capron-Charcousset
Famille Doudet-Naudin
Jean-Marc Dufouleur (Monts Luisants)
Frédéric Esmonin
Patrick Virely (Virely-Rougeot)

Prix d’Excellence

Michel Bardet (Albert Grivault)
Philippe Billard-Gonnet
Daniel Dampt
Famille Vallet (Pierre Bourée)

Satisfecits

Jean-François Glantenet
Jean-Pierre Guillemot
Olivier Heimbourger
Stéphane Magnien
Denis Marchand
Famille Vilain (Guette-Soleil)

Lauréats

Derey Frères
Guillaume Guiton (Jean Guiton)
Famille Pinson
Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

Espoirs

Famille Fèvre
Famille Julien (Saint-Pancrace)

 

LES NOUVEAUX PRODUCTEURS DE BOURGOGNE QUI FONT LEUR ENTREE DANS LE GUIDE DES VINS 2013

André (Pierre)

Berger-Rive (Domaine)

Collovray et Terrier Fèvre (Domaine)

Fichet (Domaine)

Garaudet (Domaine Florent)

Guiton (Domaine Jean)

Meix (Domaine des)

Paquet (Domaine Agnès)

Petitjean (Domaine)

Pisse-Loup (Domaine de)

Pommard (Château de)

Quivy (Domaine)

Sangouard-Guyot (Domaine)

Thalie (Domaine de)

– Parution du GUIDE 2013 : la Champagne à l’honneur !

Que de belles bouteilles savourées : en ce moment, pour les millésimés, on a le choix entre les grandissimes 2007, 2004 ou 2002, où l’acidité apporte une finesse et une fraîcheur exubérantes, et des millésimes plus ‘chauds”, 2005 et 2005, où la puissance vient souligner un côté plus flatteur.

De la plus fantastique (Krug rosé, en l’occurence) à la plus abordable, on sent que les vignerons et maisons retenus sont parvenus à une maîtrise certaine de leur art, chacune, bien entendu, évoluant dans des sphères qualitatives différentes. Mon Classement 2013 est donc entièrement actualisé (il sera en ligne ce week-end), et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent. Vous allez retrouver notamment ces grands coups de cœur dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, particulièrement riche.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle. Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc. Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres, qui sont dirigés par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

Les Premiers Grands Vins Classés

Il y a 21 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. La plupart sont des maisons familiales, et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour Dom Pérignon, Roederer ou Pol-Roger de rester au “top” depuis longtemps, d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige” à 200 ou 300 e, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles que nous mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile. Aux côtés de maisons incontournables (Taittinger, Gosset…), quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (De Sousa, Thiénot, Ellner, Philipponnat, Veuve A. Devaux), suivies cette année par Lombard, Legras et Haas et Pierre Peters, et c’est bien mérité. Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de ce Classement, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses, exceptions obligent : Krug, par exemple, atteint les sommets qualitatifs et des prix tout aussi majestueux (500 euros pour le Clos du Mesnil) et je le mets pourtant en tête. C’est le meilleur, selon moi, en faisant abstraction du prix, comme Petrus. De Telmont, lui, bénéficie avec la cuvée O.R. 1735 d’un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel. Ils sont tous les deux au sommet, et l’un comme l’autre le méritent bien sans être “comparables”. Tout aussi méritante, la savoureuse cuvée des Caudalies de De Sousa, et l’extraordinaire cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck. Le prix intervient donc logiquement dans cette hiérarchie, et cela explique que des maisons moins connues côtoient des marques plus réputées mais que des marques très réputées sont aussi à des prix très attractifs. C’est le plaisir qui compte, la régularité et… l’accessibilité.  Car les prix, cela compte, avec leurs différences : la très belle cuvée D de Devaux est beaucoup plus accessible en effet (50 eueos) que l’exquise cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier à 170 euros… Ce sont pourtant deux grandes cuvées, procurant chacune un plaisir réel, et il y a donc bien une notion de prix qui doit entrer en compte pour “classer” l’une et l’autre. Faut-il donc payer parfois 2, 3, 5 fois plus cher ? Vous seul pouvez être juge.

Les Deuxièmes Grands Vins Classés

C’est vraiment une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite.  Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un *), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables (Gonet-Sulcova, Charles Mignon, Delaunois, De Lozey, Prin, Gaston Chiquet..), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage. Pierre Mignon, Ralle, Cadel, et Maurice Vesselle atteignent également la tête de cette hiérarchie, ce qui les place à un très haut niveau, incontestable.

À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Drappier, Gimonnet, Laurent-Gabriel, Michel Lenique, Daniel Caillez, Bardoux, Jean-Marc Charpentier…). Quelques coopératives travaillent remarquablement (Castelnau, Vincent d’Astrée, Beaumont des Crayères, Prestige des Sacres…) et peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste raison, des marques plus connues qui ne sont qu’une façade sur l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées sophistiquées… À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30 ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux…

Les Troisièmes Grands Vins Classés

Certains peuvent monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, d’autres, parfois, proposent des cuvées plus décevantes ou peu intéressantes, sur le plan de la qualité-régularité-prix.

Top Palmarès Vignerons 2013 : Région Champagne

Prix d’Honneur : 28 – Prix d’Excellence : 25 – Satisfecits : 33 – Lauréats : 33 – Espoirs : 9

 

EXCLUSIF CHAMPAGNE : LES NOUVEAUX DU GUIDE 2013

Voici les belles valeurs sûres qui font leur entrée dans mon Guide cette année, certaines maisons atteignant des places exceptionnelles dans le Classement… Vous lirez leurs commentaires dans le Guide et sur le site !

Baron (Claude)

Bernard (Alain)

Bertemès (Fabrice)

Bliard-Moriset

Boizel

Bonnet-Launois

Charbaut (Guy)

Chevrolat

Collet

Couche (Vincent)

Cuperly

Defrance (Jacques)

Foissy-Joly

Gallimard Père & Fils

Glavier (Philippe)

Goutorbe H.

Lacroix

Lequeux-Mercier

Lonclas, Bernard

Marteaux (Olivier et Laëtitia)

Mondet

Oudart (Étienne)

Penet (Alexandre)

Quatresols-Gauthier

Sadi-Malot

Sendron-Destouches

Tissier (J .M)

Torchet (Frédéric)

Varnier-Fannière

Velut (Jean)

Walczak (Pascal)

 

* LE Guide des vins 2013 est paru !

Une expérience unique de plus de 30 ans

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Indispensable pour discerner les vins qui comptent, aux meilleurs prix

• EXCLUSIF : LA FRANCE A DU TALENT, le TOP des VIGNERONS :

257 prix d’honneur, 149 prix d’excellence, 223 satisfecits176 lauréats, 41 espoirs

Radical, précurseur, peu soucieux des critiques et des modes, Patrick Dussert-Gerber est une référence depuis 1980. Sa force, c’est sa passion : celle de défendre des vins marqués par leur terroir et le talent des hommes et des femmes, des vins qui ont une «âme», loin des produits standardisés. Son atout principal : sa connaissance du terrain et sa liberté de ton.

Avec plus de 10000 vins dégustés et 1175 producteurs sélectionnés, son guide propose au professionnel comme à l’amateur le meilleur rapport qualité-prix-plaisir.

Les INCONTOURNABLES et les 200 NOUVEAUX PRODUCTEURS

• Les NOUVEAUX CLASSEMENTS, les «coups de cœur» de l’année en BORDEAUX, CHAMPAGNE, BOURGOGNE, LOIRE, RHÔNE, LANGUEDOC, ALSACE, SUD-OUEST, PROVENCE…

• Les CONSEILS À L’ACHAT : connaître la vraie valeur des millésimes et leur évolution, associer les vins et les mets, faire le bon choix dans chaque région, miser sur la typicité des vins, se méfier des concours, éviter les vins surcotés ou «dopés»…

Le guide qui défend depuis plus de 30 ans la qualité et l’authenticité des vins de France