Patrick Dussert-Gerber

Défendre une éthique, sinon rien
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Air France et les vins

Un seul mot : bravo ! Que sert-on sur les vols Air France Paris-Pékin et Shanghaï-Paris : des vins de pays d’Oc concoctés par des maisons bordelaises, qui se reconnaîtront. Une honte, et ceci pour 2 raisons :

1/. Acheter son vin du Languedoc à un négociant bordelais est une hérésie. Soit on l’achète à un producteur du Languedoc, soit on achète un Bordeaux à une maison bordelaise. Les négociants bordelais qui signent une sélection d’un vin de pays sont bien loin de servir la cause de leur région et alimentent ainsi la « crise » de Bordeaux.

2/. Comment peut-on, sur une compagnie française, escamoter ainsi les vins typés d’appellations (ou non) ? On fait boire des produits aseptisés, sans vice ni vertu, des vins de cépages « Merlot, Viognier, Sauvignon » que n’importe quel pays peut fabriquer, bref, on fait tout ce qu’il ne faut pas faire pour détruire notre singularité.
Il paraît que c’est un sommelier français qui choisit ces vins. Un bon, celui-là. Chapeau, donc.

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Ecrit il y a in Coups de gueule 3 years, 8 months à 21:21.

5 comments

5 commentaires

  1. Anonyme jan 7th 2007

    Monsieur, Je crois que le négoce Bordelais ne sait plus comment travailler.Savez-vous que ne pouvant écouler nos vins de château ils achètent en vrac en faisant baisser les prix au maximum.Ils arrivent ainsi à obtenir des crus classés à des prix de vrac incroyablement bas pour le mettre sous leur étiquette.
    Ainsi, le cosommateur à du bon, parfois très bon pas cher.L’acheteur, le négociant prennent leur marge pendant que nous serrons de plus en plus la ceinture.Nous sommes au même stade que les producteurs de tomates!tout le monde y gagne sauf le producteur qui, lui, a tous les risques et tous les frais.
    Le négoce Bordelais se fait sa propre concurrence, et nous fait une terrible concurrence.Je pense qu’avec une telle politique de mieux en mieux de moins en moins cher, le Bordeaux générique ne voulant plus brader, le négoce se tourne alors vers ceux qui veulent encore le faire. comme les Pays d’OC
    SVP Ne mettez pas ma signature à cette réflexion si vous deviez en faire étét, je travaille avec le négoce Bordelais….

  2. Luc Famaey jan 7th 2007

    Bonjour Patrick Dussert-Gerber,

    J’ai bien lu vos commentaires au sujet du vin servi par Air France !
    En effet, vous avez raison, tout d’abord la qualité n’y est pas et cela n’est surtout pas favorable pour notre image.
    Mais j’y ajoute qu’il ne s’agit pas seulement des vins, il y a aussi les emplacements. Une fois en classe  » économique « , j’ai l’impression que nous sommes du bétail…et pour être clair, il ne s’agit pas du traitement par le  » crew  » , mais surtout des sièges, qui sont adaptés à la demande pour chaque compagnie aérienne !
    En bref , il y a seulement des raisons économiques ou de bénéfices qui jouent.
    Pour cela je choisis de plus en plus des autres compagnies aériennes..exemple qui devrait être suivi par les consommateurs de
     » vrais vins  » ! .Et dans mon cas – je sais de quoi je parle – vu que je continue à croire dans le  » vrai  » vin, je peux vous dire que je voyage plus que 6 mois à l’année dans le monde entier, justement pour exporter des bons produits !

    Cordialement,

    Luc Luyckx
    Château Famaey
    Les Inganels
    46700 Puy- l’Evêque

  3. D’autant que rien ne vaut un Bordeaux !
    Le paradoxe comemrce bon sens frappe souvent …
    A bientôt
    Mathieu, Bx Bx Sup

  4. Heu, rien…, Mathieu, désolée, mais je ne suis pas d’accord !

    Un Bourgogne aura souvent ma préférence (question de gout et de moment). En tout cas, je ne me permettrais pas d’affirmer « Rien ne vaut un Bourgogne »

    Il y a d’excellent Bourgogne, d’excellent vins du Sud Ouest, d’excellent Alsace (si, si!)…

    Rien ne vaut un BON vin… surtout pas un mauvais Bordeaux ;-)

  5. ce post me semble peu pertinent. il s’agit de marchés passés entre acteurs économiques privés. la honte n’a rien a voir là dedans, pas plus que l’éthique ou le respect des appellations.

    en dehors de toute considération économique, je ne vois pas ce qui interdirait à un négociant bordelais d’acheter et revendre des vins venat d’autres appellations françaises, voire d’ailleurs.


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