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Mardi matin, Nicolas Sarkozy a livré à la presse quelques remarques sur la campagne. Le candidat UMP a estimé que la France penchait plus à droite que lors des précédentes présidentielles. “Ségolène Royal est plus à droite que Lionel Jospin. François Bayrou est plus à droite que ne l’ont jamais été les leaders centristes et moi je suis plus à droite que Jacques Chirac, c’est évident”, a-t-il expliqué. Par ailleurs, il a affirmé ne pas comprendre la campagne de sa rivale, Ségolène Royal.
“Tous les jours ça change, un jour je vais à Notre-Dame-de-la-Garde faire un voeu, le lendemain je démens. Un jour je tape sur les éléphants du PS, le lendemain je les aime. Un jour c’est à gauche toute, un autre jour à droite toute; un jour je tape le candidat d’en face et le lendemain j’interdis de le siffler“, a-t-il ironisé.
Le risque Le Pen
Nicolas Sarkozy n’a pas été non plus très tendre avec François Bayrou. Il a estimé qu” il était “une création essentiellement médiatique” et que son succès s’était construit “en tapant sur les médias”. “Mais sa campagne tourne en rond”, a-t-il jugé. Il a ajouté que le candidat UDF avait déçu ceux qui s’intéressaient à lui en tenant un discours “politicien” lors de son meeting au Zenith à Paris. Il a estimé que le président du Front national Jean-Marie Le Pen constituait “beaucoup plus un risque” que le candidat de l’UDF. “M. Le Pen, croyez-moi, il sait manipuler”, a dit Nicolas Sarkozy.
Interrogé sur le choix de son futur Premier ministre, le candidat de l’UMP a sans surprise refusé de donner un nom mais a donné une indication sur la méthode pour le sélectionner. “La vérité de la campagne aide les choix à se décanter”, s’est-il borné à dire. “Il y a une vérité de la campagne. Je l’ai vécue moi-même en 2002 comme potentiel Premier ministrable”. Il a souligné qu’à l’époque, le président Jacques Chirac avait préféré “ne pas suivre la vérité de la campagne” et nommer à Matignon Jean-Pierre Raffarin qui était pourtant moins bien placé que lui dans les sondages.
Quant à Borloo, que j’aime bien, il se rallie à Darkozy :

































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