* Loire : un pays gastronome où il fait bon vivre

Ce pays, incluant Vendée, Anjou et une partie de la Bretagne, offre un large éventail de produits.

Tout d’abord les viandes. On y trouve une grande variété, du bœuf, du veau, du porc, du mouton. L’élevage de poulets fermiers tout comme celui de canards, d’oie et de dindes, a une très grande importance. La Vendée, quant à elle, se distingue par ses gibiers d’eau.

Les produits charcutiers sont aussi fort nombreux : andouilles, andouillettes (dont celle de Guémené), boudins blancs ou noirs, rillette, rilleaux, –tranches de porc salées confites dans le saindoux–, tripes, langue en gelée et jambon cuit au sel marin avant son séchage sous la cendre. Quelques pâtés de gibier voisinent avec d’autres à base de porc.

Il ne faut pas croire que les poissons soient en reste. Le thon a la vedette mais la barbue, les aloses, brèmes, civelles, sardines et autres maquereaux suivent de très près. Les marais vendéens regorgent de perches, carpes, tanches, anguilles, sandres, brochets et goujons.

Les fruits de mer, largement appréciés par les amateurs, ont également une place prépondérante, notamment les moules de bouchot et les huîtres.

La culture importante de légumes trouve son aboutissement dans la préparation des soupes. A signaler particulièrement celles au potiron, aux choux verts, souvent additionnées de crème, à la laitue, à la citrouille avec du lait. D’autres sont plus consistantes, telle la soupe aux châtaignes, ou la « rôtie », composée de pain sucré imbibé de vin. Dégustée froide, cette préparation change alors de nom et se nomme la « bijane ».

Cette région riche en viandes et poissons a également une tradition fromagère. C’est le pays du port-salut, du saint-paulin et du fromage blanc –sucré, agrémenté de crème fraîche, c’est le « crémet d’Anjou » ; simplement salé, il devient la « fromagée », le « caniqueté » ou encore la « bolotée ». Le Poitou est, lui, réputé pour ses fromages de chèvre.

Le pain ou plutôt les pains sont aussi spécifiques de cette région. Ils portent les noms de « fouace », « fouée », sortes de galettes assez plates qui se dégustent sucrées ou beurrées. En Mayenne on trouve le « maigret », pain typique de cette région.

Pour les amateurs de pâtisseries, quelques spécialités : les sablés qui tirent leur origine de la ville de Sablé dans la Sarthe, les biscuits au miel, essentiellement produits dans la région angevine, à l’anis, ainsi que le savarin d’Angers, les brioches ou « grignes poncéennes ».

Il ne faut pas oublier les confiseries ; rappelant la production maritime, les fruits de mer en pâte d’amandes font partie du décor des pâtisseries des Sables-d’Olonne. Les « ardoises d’Angers », nougatines recouvertes de chocolat, font également partie du patrimoine gastronomique. Leur nom provient d’une spécificité de cette ville, Angers étant un producteur d’ardoises renommé.

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Vins du siècle

LES VINS DE LOIRE

Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-Prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres.

J’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. EnAnjouSaumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par cessols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc etChenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec des blancs très séduisants, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny.

Il suffit aussi de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé silex pour s’ assurer de la typicité des vins. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin…

À Quincy comme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, en Muscadet comme à Menetou-Salon, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée. Les cépages Chenin ouSauvignon, pour les blancs, savent en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans mon Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur grande régularité qualitative.

Le point sur les millésimes

Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-Prix régulièrement remarquable. Pour les blancssecs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, et des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtent très bien actuellement.

Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-LayonBonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (TouraineBourgueilSancerre…) au plus charnu (ChinonSaumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 1998 ou 1995). Le millésime 2002 est très réussi enblancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003, 2001 sont savoureux.

Beaux liquoreux en 2007, 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005, assez typé, très intéressant.

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Guide des vins

POITOU-CHARENTES

La région Poitou-Charentes n’est pas à dédaigner. Dans ce pays où la douceur des paysages est souvent nimbée d’une brume légère, où le vignoble et l’élevage restent bien souvent omniprésents, les spécialités ne manquent pas.

Des huîtres (de Marennes) aux moules, de la mouclade aux crevettes –celles que l’on déniche à marée basse–, des sansonnets (petits maquereaux) à tous les autres poissons des « marais »comme les anguilles, les truites ou les écrevisses, la région est riche en produits de la mer et en mille et une façons de la préparer. En viandes ou charcuteries, le « charentais » bien sûr, le canard nantais, le jambon frotté de sel (et de cognac), les rillettes ou les tripes.

Ajoutez à cela une très grande variété de fromages de chèvre (chabichou, saint-maure, bougon, pusignan, ruffec…), la caillebotte de Niort ou du Poitou, ce succulent fromage frais qui s’égoutte sur des moules de bois, et des friandises sucrées comme les nougatines, les beignets, le tourteau et autre massepain.

Et, pour la bonne bouche, le grand seigneur du coin, le Cognac, que l’on ne boit guère plus aujourd’hui tant la grande majorité de flacons s’échappent en Extrême-Orient : un cas typique d’abandon du marché français par le négoce –au profit de l’armagnac–, le tout auréolé d’une très mauvaise adaptation au goût des amateurs français (rappelez-vous la stupide campagne du « cognac-cocktail ») et à l’attrait des monnaies fortes. Goûtez aussi le Pineau des Charentes.

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Millesimes

LE COGNAC

Si le Cognac fait partie des (très) grands spiritueux, j’avoue que cela me navre de voir comment certains responsables et marques ont réussi à “détruire” une image que plusieurs siècles avaient patiemment façonnée. Que faut-il penser en effet quand le Cognac est promu soit pratiquement comme une bouteille de parfums à offrir, soit comme un drink ou un simple alcoold’accompagnement, à boire à l’apéritif ? Vous imaginez un Pauillac servi avec de l’eau de Seltz, mode oblige ?

Ayant disparu et perdu son marché national que l’Armagnac et d’autres se sont empressés de conquérir, à force d’être surtout obnubilée par les marchés asiatiques qui boivent (c’est le mot qui convient) l’eau-de-vie charentaise (ou n’importe quel autre Brandy) comme une boisson de repas, la région tout entière est sur la bonne voie pour perdre son authenticité, son histoire, sa spécificité, et, bien plus grave, son art de vivre. C’est vrai qu’il n’est pas si facile, à une époque où les digestifs ont de plus en plus de mal à exister, de poursuivre une telle politique, mais de là à passer d’un extrême à l’autre, il y a une marge. Ce qui est sûr, c’est que les générations futures ne connaîtront plus le Cognac tel que nous l’aimons encore, si on parvient à le leur faire avaler en cocktail avec un jus de fruit. De l’art de rompre les maillons de l’histoire

Souvenez-vous, le sort de la région des Charentes est pourtant intimement lié au Cognac, depuis plus de quatre siècles. Il faut remonter au XVe siècle pour assister aux premièresdistillations, ce fut après bien des essais qu’on arriva à maîtriser l’utilisation de l’alambic. La légende prétend qu’un certain chevalier de la Croix Maron imagina de brûler à nouveau sa première distillation et qu’il en tira un alcool au goût tout à fait original. Une légende en vaut une autre.

Peut-être tout simplement l’origine vient-elle du fait que les vignerons charentais destinant leursvins aux pays nordiques s’aperçurent que ceux-ci voyageaient mal, et songèrent à les distiller. L’histoire a ses raisons. La découverte de cette belle liqueur dorée dépassa largement leurs espérances et les ports de la côte virent arriver de nombreux navires britanniques, hollandais ou scandinaves qui venaient charger les fûts d’eaux-de-vie charentaises. La prospérité commençait.

Ce qui surprend le plus lorsqu’on accède par le nord dans ce terroir des Charentes, c’est l’omniprésence d’une lumière à la fois violente en intensité et douce en nuances : un ciel bleu pâle souvent moucheté d’une multitude de petits nuages blancs apporte une touche harmonieuse à ce paysage légèrement vallonné et toujours calme : une mosaïque complexe de tons pastel qu’aucun peintre n’a su reproduire. Le paysage de cette oasis de calme et de lumière s’est vu marqué par la main de l’homme des Charentes en une architecture qui se fond complètement dans un équilibre esthétique : la conception de ces églises romanes, de ces petites chapelles qui se détachent par leur stature et leur pureté au milieu de cette verdure, n’est pas, non plus, le fait du hasard. Pas plus que ces grandes fermes et ces vieilles maisons bourgeoises toutes refermées sur elles-mêmes sans autre ouverture sur l’extérieur qu’un majestueux portail en boisplein… LIRE LA SUITE

LE VIN DE A à Z

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* Montrose, c’est l’un des 10 plus grands vins de Bordeaux…

… et l’un des tout premiers si on fait intervenir le rapport qualité-prix-typicité. J’aime, connais, savoure, défends Montrose depuis trente ans !!!!! Ce très grand vin appartient désormais à la famille Bouygues, qui s’attache à poursuivre une politique qualitative exemplaire, que mon ami Jean-Louis Charmolüe, l’ancien propriétaire, a toujours mis en avant (il continue d’ailleurs à Romanin). Et la sagesse (bien conseillée) a été de s’entourer, comme gérant, de Jean-Bernard Delmas (sur la photo), une référence et l’une des rares grandes figures bordelaises qui mérite le respect (ancien directeur de Haut-Brion). Nicolas Glumineau, le directeur, travaille a ses côtés et partage une éthique qui me tient à cœur.

On n’est donc pas dans une propriété de « frime » où l’on se gausse devant n’importe quel truc pour vendre son produit, faisant les louanges de n’importe qui pour avoir la meilleur note… comme il en existe (hélas) beaucoup à Bordeaux. Outre un terroir hors normes, ici, on aime le vin et l’on est surtout capable, avec une humilité réelle et sincère, de s’effacer devant la force de la Nature. Et ce n’est pas rien.

Montrose est en effet un très grand vin, lent à se faire, l’un des plus beaux vins de la région, qui reste à un niveau de prix très justifié et devrait faire rougir les marchands de « cuvées de garage » qui sont une véritable honte à côté de ces grands vins de race comme celui-ci. Ici, les atouts reposent essentiellement sur les qualités extraordinaires et rares de son terroir, au sens le plus général, c’est-à-dire à la fois ses aspects pédologiques et ses aspects climatologiques. En effet, les sols de la propriété sont majoritairement composés de graves pyrénéennes liées par des sables ferrugineux, posés sur un socle argileux. Les graves assurant à la fois un rayonnement solaire, qui autorise une bonne maturation des baies, et permettant un bon drainage des eaux de pluie vers les argiles ; celles-ci se gonflent d’eau et la diffusent de manière régulière et mesurée, assurant une bonne alimentation hydrique de la vigne. On observe ces caractéristiques de façon très homogène sur l’ensemble des vignes de la propriété. Par ailleurs, sa position géographique, sur les coteaux qui bordent la Gironde, permet une ventilation certaine des vignes, du fait du caractère venteux du climat qui entoure Montrose.

« Nous produisons un grand vin de Bordeaux qui doit garder cette fraîcheur, précise Nicolas Glumineau, un vin que l’on ne peut pas faire partout dans le monde. Ce n’est pas un vin élaboré à base de raisins « cuits » : quand on ouvre une bouteille, on la finit, on a plaisir à boire ! Je n’aime pas les vins « bodybuildés », trop concentrés, trop boisés. On reconnaît un vrai vin de Bordeaux quand il est à la fois frais, complexe, puissant et très élégant, et cela, on sait le faire à Saint-Estèphe. Nos nouveaux bâtiments sont recouverts de 1000 m2 de panneaux photovoltaïques, les futurs chais d’élevage sont en cours de construction. Nous utilisons les nouvelles techniques environnementales telle que la géothermie, le solaire… ce qui nous permettra d’être énergiquement positif. 2009, 2008, 2007 : ces trois millésimes appartiennent à la même filiation, chacun possédant sa particularité propre, bien sûr. Leur point commun est la richesse des tanins, dûe à l’attention portée à tous les détails : au vignoble, par exemple, où nous travaillons les sols, nous n’utilisons plus d’herbicide dans un souci de développement durable. Nous aidons ainsi le terroir à se révéler, c’est ce qui est primordial surtout lorsque l’on a la chance de bénéficier d’un fabuleux terroir comme à Montrose où les Cabernets-Sauvignons se plaisent particulièrement bien. Le vignoble de 70 ha, d’un seul tenant, extrêmement homogène, est une chance extraordinaire. Le fait d’aérer les sols en les labourant, permet à l’eau de pluie de pénétrer dans ces sols composés de grosses graves, puis de gonfler les argiles qui se trouvent en profondeur et, ainsi, d’hydrater la vigne. Retourner les sols permet aussi à la vie microbiologique de se développer et d’apporter des éléments nutritifs et des oligo-éléments. La vigne puise mieux dans le sol les composants dont elle a besoin. Nous travaillons « à la parcelle » pour apporter le degré de maturation que l’on souhaite atteindre. Je déguste des grains de raisins, parcelle par parcelle, cépage par cépage, faisant des analyses pour obtenir la maturité la plus homogène et décider alors de la date de récolte de chaque parcelle et le parcours des vendangeurs. Ce travail parcellaire nous permet d’affiner la qualité des raisins et d’agir, en aval, sur la qualité du vin. Au chai, nous faisons un travail d’extraction et de vinification tout en finesse. Nous effectuons un remontage adapté au potentiel de chaque cuve, et n’appliquons pas la même recette pour chacune d’entre elles afin de vinifier au plus juste. Nous recherchons l’équilibre entre la richesse et la finesse, la longueur et la puissance, travaillons beaucoup sur la délicatesse des tanins. Nous essayons d’apporter à nos vins une finale à la fois onctueuse, harmonieuse, basée sur une trame tannique qui soit soyeuse. Cela n’est possible que si nous ramassons des raisins dont les tanins sont mûrs. »

Pour exciter vos papilles, ce Saint-Estèphe 2009 est vraiment exceptionnel. Il y a l’élégance, la fraîcheur, l’équilibre, la structure du vin emplit la bouche sans aucune aspérité, c’est un vin qui conserve à la fois de la finesse et de la souplesse, les tanins sont onctueux, soyeux, le vin très présent, très persistant, cette belle longueur en bouche laisse une impression exceptionnelle. « Un très grand vin qui symbolise ce que nous essayons de faire à Montrose, poursuit Nicolas Glumineau : des vins de longue garde mais qu’on aura plaisir à déguster sans attendre de nombreuses années. » Le 2008 est un millésime droit, ample, puissant, précis, d’un parfait équilibre entre onctuosité et fruité, un vin riche et complexe, d’une belle trame qui confère au vin du soyeux en finale, de garde, l’un des très grands vins de la propriété. Le 2007 est onctueux, très aromatique, d’une grande souplesse, révélant fraîcheur et maturité, et s’appuie sur une trame tannique suave. Pas la moindre hésitation.

Château Montrose

33180 Saint-Estèphe
Tél. : 05 56 59 30 12
Fax : 05 56 59 71 86
Email : chateau@chateau-montrose.com
www.chateau-montrose.com

Voir son classement dans le Guide des Vins

* Vins et Gastronomie : l’Alsace au meilleur d’elle-même !

J’ai un faible pour cette région, origines alsaciennes obligent, et c’est un réel plaisir de suivre cette route des vins qui serpente à travers les collines du vignoble, au pied des pentes boisées des Vosges.

Le vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève des vins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle. Abrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, du granite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès… On ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, le Riesling, là, le Gewurztraminer ou le Pinot gris. Attention à la complexité des crus et lieux-dits et lisez bien les étiquettes, pour ne pas confondre les clos, les Grands Crus ou les communes, et à la dépersonnalisation de quelques vins, notamment en Riesling, qui commencent à être bien trop ronds et loin d’une typicité réelle, où la nervosité devrait être de mise. Appréciez en tout cas l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et les vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des prix très sages.

Classement Alsace
Tout savoir sur le vignoble

Côté culinaire, l’Alsace est célèbre pour sa fameuse choucroute. Dans les viandes, c’est le porc qui est en tête, suivi de près par les volailles : oies, dindes, ainsi que le bœuf et le gros gibier à poil. La charcuterie tient également une bonne place dans un menu alsacien. Vous y trouverez foie gras en pâté ou en brioche, jambons sous la cendre, en croûte, différentes saucisses souvent servies avec des frites, des saucissons ou cervelas strasbourgeois, des boudins dont la « zungenwurst » à base de langue écarlate et de lardons, très poivrée ; le « gefelter saünäge » , autre préparation typique composée d’estomac de porc farci ; ou encore les « waedele », saucisses au foie.

A goûter également : les saucisses à l’anis, les « galerei », tête pressée en gelée, l’andouillette d’Épinal, le « grienerspeck », lard vert salé, le « burenspeck », lard fumé, le « judespeck », lard des juifs, à base de plat de côte de bœuf fumé, les « gendarmes », paire de saucisses dures, ou encore le « presskopf », mélange de tête de veau et de porc auquel sont adjoints cornichons, ail, riesling.

Peu ou pas de poissons de mer, mais, en revanche, une quantité de poissons d’eau douce. Ainsi pourrez-vous déguster des carpes, gardons, sandres, brochets, truites, mais aussi des escargots dans la région de Barr. Dans cette région où l’hiver est le plus souvent rigoureux, les soupes sont fort prisées : aux lentilles, à la bière avec cannelle et crème, à l’orge perlée, aux choux rouges, aux abattis d’oie, aux œufs et épinards, aux grenouilles, aux écrevisses, ou bien aux jets de houblon.

Sur le plateau de fromages alsacien, il ne peut manquer le munster, qu’il vaut mieux consommer fermier pour pouvoir l’apprécier pleinement. Il y a aussi le fromage blanc, le « bibbelkäse ». Le pain, dans cette région, a la particularité d’être souvent sucré ; en effet nous trouvons des pains à la cannelle, au pavot, aux épices, des bretzels salés ou sucrés, destinés aux fêtes de Noël et du Nouvel An, la « nexjohrweke », la « birewecke ». Une tradition encore, le pain de Sainte-Agathe à faire le 5 février. Les hommes, femmes et animaux le consomment afin que l’année leur soit bénéfique…

LIRE LA SUITE DANS LE GUIDE DU TERROIR

Guide des vins
Guide des vins

Le Top Vignerons Alsace 2011

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André ANCEL
Claude BERGER
BESTHEIM
Domaine BLANCK
Domaine Claude et Christophe BLEGER
Domaine André DUSSOURT
Fernand ENGEL et Fils
Robert FALLER &Fils
Domaine René FLECK et Fille
Charles et Dominique FREY
PIERRE FRICK EARL
Domaine Armand GILG et Fils
Domaine GRESSER
Domaine HAEGI
Louis HAULLER
HUBER et BLÉGER
CAVE de HUNAWIHR
Cave KAES
Jean-Louis KAMM & Fils
Domaine Damien KELHETTER
Georges KLEIN et Fils
Vins Éric LICHTLÉ
Vignobles MUHLBERGER
Domaine SAINT-RÉMY
SCHAEFFER-WOERLY
Charles SCHLÉRET
Domaine SCHMITT & CARRER
Domaine Aline et Rémy Simon
André VIELWEBER
ZOELLER

Ou vous pouvez choisir de consulter l’index des producteurs en cliquant sur la première lettre du nom recherché
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Millesimes

* Sans élégance ni éthique, pas de grands vins !

Franchement, pourquoi déboucher un vin surmaturé, surconcentré, agrémenté outrageusement d’enzymes, de levures, dénaturé par l’osmose inverse, les concentrateurs et un élévage en bois spécialement “chauffé” pour lui créer des senteurs chimiques de vanille, de fruits de la passion ou de feu de cheminée ? A quoi bon faire (et acheter) un produit rouge, blanc, rosé ou mousseux “sans âme, ni vertu” ? Il en est d’ailleurs de même pour nos produits du terroir et spécialités gourmandes régionales, non ?

L’art de vivre, la bonne chère, le patrimoine, le vin…, est-ce cela ? Depuis 32 ans, Patrick Dussert-Gerber pense le contraire. Il n’est pas le seul, on s’en doute. Car, en France, nous avons la chance d’avoir trois choses qui font de notre pays le vivier des plus grands vins du monde : nos terroirs, notre histoire et… le talent des hommes et des femmes. C’est ainsi : hormis quelques producteurs médiatiques, la véritable France profonde du vin recèle de ce qui manque ailleurs : l’élégance ! Du plus grand des Bordeaux, Champagne ou Bourgogne au plus modeste Cahors ou Chinon, un vin typé est celui qui sait allier la spécificité de chaque millésime à cette finesse délicieuse qui signe les vrais vins. À celle-ci, naturellement, il y a également une élégance du cœur, car tout cela va de pair. On est loin du snobisme et des modes…

Brigitte Dussert : La qualité des millésimes, l’authenticité, les différences entre chaque vignoble, entre chaque vin, c’est bien le fond du problème, non ?

Patrick Dussert-Gerber : en effet, un millésime 2004 qui ressemble au 2005 ou au 2006, ce n’est pas normal. C’est la nature qui est mise en avant dans le millésime. Si l’on fait des vins surboisés, surmaturés, on tue bien sûr l’élégance, mais on lisse surtout l’effet millésime, en faisant des vins dépersonnalisés, pas plus intéressant qu’une boisson chimique.

On vendange de plus en plus mûr, ce qui est une bonne chose, mais si, en plus, on utilise des concentrateurs, ajoute des levures… et pratique un élevage abusif en barriques neuves, cela donne des vins trop lourds, trop écœurants, trop alcoolisés… alors que ce n’est pas dans l’air du temps ! Et cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique comme certains le prétendent…

En fait, il faut dire la vérité sur la qualité de chaque millésime. L’explication, en partie, de l’une des facettes de la crise des vins de Bordeaux, c’est que certains grands crus ont vendu bien trop cher en primeur le 2007. Ce n’est qu’un millésime sympathique, très agréable, bon à boire rapidement, qui commence à s’ouvrir, et c’est déjà pas mal, mais il aurait dû coûter bien moins cher que les 2005 et 2006… Il faut que le prix du millésime corresponde à la qualité du vin pour que le marché reste confiant : les acheteurs ne sont pas si idiots. En Bourgogne, dans la Loire ou dans le Rhône, on ne vend pas un 2007 plus cher qu’un 2005, autrement dit on ne spécule pas le prix de sa bouteille au “loto” des millésimes.

Il existe, hélas, aujourd’hui deux mondes du vin : celui, mercantile, presque virtuel, qui profite de la méconnaissance des acheteurs, notamment des pays émergents, et se sont coupés des acheteurs fidèles et traditionnels (français, belges, suisses, anglo-saxons…). Ils pratiquent la fuite en avant, faute de bases de commercialisation stables. Pour eux, il faut sans cesse trouver un nouveau marché pour caser sa marchandise…

Brigitte Dussert : Vous parlez souvent “d’éthique du vin”…

Patrick Dussert-Gerber : L’éthique du vin pourrait s’appeler l’éthique tout court. Je suis attaché à une éthique et aux propriétaires qui respectent le consommateur. Plus l’on s’éloigne d’une relation avec ce dernier, plus l’on se dirige dans une logique de vin aseptisé. Il faut qu’il y ait un échange, un retour avec l’acheteur. Il y a un vrai monde virtuel du vin qui s’est créé, certains ne savent même plus si leur vin est apprécié, qui le diffuse, qui le boit…

Que l’on ne s’y trompe pas : tout est lié. Soit vous êtes un vigneron passionné et devenez alors passionnant pour un consommateur, soit vous êtes un producteur imbu de lui-même et personne n’a envie de “boire un canon” avec vous. Dans le premier cas, vous croyez en la Nature, en votre terroir, en votre histoire et vous mettez à leur disposition les progrès œnologiques. Dans l’autre cas, vous lissez les millésimes, faites du vin comme on ferait du soda, une cuvée pour les femmes, une autre pour les jeunes, une autre pour les chinois, etc…

Et tout s’enchaîne : si vous êtes en contact avec celui qui boit votre vin, il est aisé de lui expliquer que, par exemple, le 2007 est meilleur à boire aujourd’hui qu’un 2005, loin d’être prêt. Il ne s’agit pas de dire que l’un est meilleur que l’autre, cela ne veut rien dire. Tous les vins sont bons dans le temps, chaque millésime a son potentiel d’évolution. Vous retrouvez cela dans ma Vintage Code (voir page 65).

Ceux qui partagent la même éthique que moi, vous les retrouvez dans Millésimes et dans mon Guide, je connais leur courage et leur détermination en sachant que ce n’est pas toujours facile pour eux. Ils sont plus discrets, plus humbles devant la nature mais, croyez-moi, ils vendent tout aussi bien que ceux qui pourraient poser en se prenant pour des stars dans un magazine people…

Moi, j’aime les vignerons qui se retroussent les manches, font des salons, accueillent à la propriété et dialoguent avec leurs clients. On l’a bien vu avec la crise : les producteurs qui informent et ménagent leur clientèle n’ont pas été touchés, et c’est bien normal.

Autre exemple : un vigneron digne de ce nom qui parcoure ses vignes en bottes sait très bien qu’il ne faut pas mettre trop de pesticide, connaît la culture raisonnée et raisonnable, cela fait une vingtaine d’années qu’il en a pris conscience. Ce n’est pas parce que le bio est à la mode, il le faisait naturellement auparavant, mais n’en parlait pas.

Pour moi, en effet, la typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un microclimat, d’une plante et d’un homme. Ma nature me poussant à soutenir les hommes et les femmes qui partagent les mêmes valeurs, je suis toujours, aujourd’hui comme hier, passionné par ce “Sang de la Terre et du Ciel”, cette entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)… s’attachant à respecter à la fois une culture et une éthique. Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. Ces vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de vraies valeurs sûres, certains crus l’étant déjà il y a bien longtemps, en 1980…

voir le Top Vignerons de l’année

ALSACE LANGUEDOC-ROUSSILLON
BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE
BORDEAUX SUD-OUEST-PERIGORD
BOURGOGNE VAL DE LOIRE
CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
JURA-SAVOIE

On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Mon TOP VIGNERONS est explicite :

Les Prix d’Honneur : 224
Les Prix d’Excellence : 155
Les Satisfecits : 168
Les Lauréats : 157
Les Espoirs : 74

Brigitte Dussert : il y a de bons vins partout en France ?

Patrick Dussert-Gerber : Evidemment, et à tous les prix. Quand on aime le vin, il faut aussi aimer la diversité. Depuis trente ans, le fait de parcourir tous les vignobles pour déguster les vins m’amène à déboucher aussi bien un vin corse qu’un Châteauneuf-du-Pape, qu’un Sancerre, un Vosne-Romanée ou un Chinon, un Chablis ou un grand rosé de Provence…

Contrairement à d’autres, je ne bois pas uniquement des vins chers que l’on m’offre… Pour moi, un grand vin, c’est un vin authentique, qui correspond à un moment donné, à un état d’esprit. On peut prendre autant de plaisir avec un Minervois, un Alsace, un Chénas ou un Touraine qu’avec le plus beau Pomerol ou Meursault, à partir du moment où chacun est typé. Il y a des occasions, des moments pour boire chaque type de vin. On ne boit pas le même vin seul en rêvant au cosmos, qu’avec des amis, ni le même vin sur une terrine ou un plat sophistiqué. C’est la grande force de notre pays : avoir une gastronomie aussi riche que ses vins, c’est formidable ! Avec nous, l’Italie est le seul autre pays au monde à pouvoir revendiquer cela. Ce n’est pas rien.

Brigitte Dussert : Que faut-il vraiment savoir sur les millésimes ?

Patrick Dussert-Gerber : Depuis 15 ans, il n’y a plus de mauvais millésime, il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble.

Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! Le 2004, par exemple est un millésime formidable qui a eu mauvais presse à l’époque de la part de critiques qui ne connaissent pas grand chose au vin. Ceux-là, je ne les vois d’ailleurs jamais dans les vignobles de la vallée du Rhône, à Madiran, à Bandol ou à Saumur… ils sont pour la plupart invités dans les grands châteaux bordelais et s’en contentent. Sympa pour les milliers de vignerons talentueux des autres régions, non ?

Quand je lis de telles âneries, je me demande si ceux qui les écrivent ont jamais dégusté des millésimes plus anciens. C’est pourtant la seule garantie qui permet de relativiser, de comprendre et de se référer à une mémoire du vin. Les mêmes vont répéter ce qu’on leur a concocté dans un dossier de presse bien ficelé… Ce ne sont plus des journalistes mais des… attachés de presse ou des “hirondelles” (terme désignant un habitué des buffets de presse) !

Voir la Carte des millésimes : la Vintage Code©

Passons. Pour revenir à la force des millésimes, il est incontestable que le 2009 est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005, grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité sera également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins. Il est bien trop tôt pour en parler, et l’on sait que je ne rentre pas dans le jeu des “primeurs” (encore Bordeaux) qui va bientôt rivaliser avec le salon des devins et cartomanciennes… tant on va noter un vin qui n’existe pas encore !

Voir : Les classements des meilleurs vins de l’année

* L’accord idéal des vins et des mets de la région bordelaise

La simple évocation des régions landaise et bordelaise met nos papilles gustatives en état d’alerte. Nous sommes prêts à succomber à une bonne tranche de foie gras agrémentée d’une bonne bouteille. Eh oui, il n’y a pas que ces mets réputés à juste titre, il y en a d’autres : l’agneau de Pauillac, celui du Béarn, les poulets et canards de Barbarie des Landes, les bovins provenant du Béarn, les oies et le petit gibier, grives, ortolans, palombes, lapins de garenne, sans oublier le porc qui, comme vous le verrez plus loin, est utilisé sous forme de jambons principalement dans les Pyrénées et le Périgord.

En dehors des foies gras d’oie et de canard au demeurant succulents, relevons comme autres spécialités le cou d’oie farci, les confits d’oie du Périgord, ceux de canard du Lot-et-Garonne, de nombreux jambons, dont le fameux jambon de Bayonne, les andouillettes du Béarn et du Périgord. Cette dernière se différencie de la précédente par sa préparation : on utilise une partie de l’estomac qui la compose hachée, l’autre partie étant coupée en fines lanières. Dans le Béarn, en revanche, l’andouillette est essentiellement composée de lanières de panse de porc. Cette région culinaire n’a pas oublié la recette du boudin, avec une particularité, celui de Quercy préparé à base d’orange.

Dans le Bordelais on trouve également les grattons, morceaux de porc confits dans la graisse. Cette spécialité se retrouve en Périgord, où ils sont appelés grillons. Les tripes sont également fort appréciées dans ces régions. Goûtez celles produites dans le Bordelais, au sauternes ; d’autres au safran que l’on trouve dans le Quercy, ou liées au jaune d’œuf à Tarbes. Le gras-double n’est pas non plus oublié et chaque région a ses propres accommodements. A Bayonne on lui rajoute du jambon, des poireaux, tomates, et autres légumes, le tout relevé de piment rouge. A Bagnères-de-Bigorre, les tripes sont mélangées aux abats de veau et sont présentées sous forme de tresses, d’où leur nom de « trescats ». Cette région est riche en spécialités charcutières, ainsi trouve-t-on de l’« ambote gascone » composée de poumons, foie, cœur, ris d’agneau mis à cuire avec du vinaigre, des épices, des câpres et des cornichons. Une autre spécialité typique, l’« amanguette » des Landes, est composée d’abats de pieds de mouton qui cuisent dans le gras du jambon. Une recette qui allie bon mets et bon vin : les « abignades de la Chalosse », boudins d’oie mijotés dans le vin rouge.

Quant aux poissons, ils ne sont pas réellement exempts de cette tradition culinaire. Outre la baudroie, le mulet, le merlu, la morue, c’est surtout le thon qui remporte tous les suffrages. Et principalement à Saint-Jean-de-Luz où l’on pratique la pêche thonaire. Un pêcheur guette sur une hauteur l’arrivée d’un banc de thons, le signale aux bateaux mis en attente. Ceux-ci entourent alors le banc, déploient leurs filets et poussent les poissons vers la rive où ils sont harponnés.

Arcachon est réputé pour ses huîtres, c’est le fief de la région. Les amateurs peuvent venir en déguster même en dehors des mois autorisés, c’est-à-dire les mois en « R ». Cette région regorge de rivières, il est donc bien naturel que les poissons d’eau douce aient leur place dans la tradition culinaire. On y trouve des saumons, murènes, carpes, anguilles, sandres, brèmes, aloses, sans négliger les gardons, goujons, vairons et la lamproie qu’il est agréable de déguster « à la bordelaise ».

Guide des vins
Millesimes

En ce qui concerne les soupes, un seul nom revient pour le Béarn et la Gascogne : tourin. Il est fait à l’ail, cuit dans la graisse d’oie saupoudré de farine, recouvert d’eau, mis à cuire dix minutes puis lié au blanc d’œuf, ailleurs au gruyère ou à la tomate avec du tapioca, ou encore avec des oignons ou des tomates. Il existe différentes variantes de tourin, comme par exemple l’ouillat, spécialité béarnaise dont la composition s’apparente à la précédente mais avec adjonction d’eau de cuisson, de fèves ou de haricots. Tous ces ingrédients sont cuits dans un pot en terre dénommé ouille. Dans le Périgord, on trouve le célèbre pot-au-feu de poule ou la soupe de couennes aux lentilles. La région périgourdine nous propose encore la soupe aux choux farcis, celle au lièvre liée au sang, ou une autre à base d’eau de cuisson de tête de porc aux légumes. Retenons encore une soupe de poissons originaire du bassin d’Arcachon, liée avec une sorte d’aïoli.

Les fromages ne sont pas en reste. Le plus connu est le bleu des Causses, du Quercy, des Pyrénées. Ils sont tous préparés à base de lait de vache. Au lait de brebis, un fromage fabriqué par les moines de l’abbaye de Bellac, ou les cabécous de chèvre, brebis, ou chèvre et vache mélangées. Ils sont plus ou moins forts, mais il faut les déguster frais ou secs. Les religieuses de la Trappe ont elles aussi leurs spécialités : l’échourgnac, un fromage au lait de vache, le poustagnac, au lait de brebis et de vache, légèrement fermenté mais fortement épicé.

Vignerons sélectionnés

Pour déguster tous ces fromages, quelques pains : vous avez le choix entre les pains basques au maïs ou au seigle, la fougasse que l’on trouve en Dordogne, faite avec du maïs, ou les spécialités de Pâques : le « coucoud’io » de Sarlat, un petit régal, ou la « hilloulé » en forme de tresse, originaire des Landes.

Les friandises de ces régions sont fabriquées à partir des produits cultivés sur place. Les gâteaux sont essentiellement faits à partir des prunes, châtaignes, noix, noisettes, le tout relevé par de l’Armagnac. Comme autre gâteau traditionnel, nous pouvons déguster le fameux gâteau basque dont il existe plusieurs variantes : le « rasimat » agrémenté de noix, de raisins, de citron, de coings, le gâteau à la frangipane de Saint-Astier, les croquants à l’anis, aux noix et noisettes, et les macarons du Pays basque.

Dans le Périgord c’est le règne des gaufres à l’anis et du millasson, cake précuit sur le feu avant d’être mis au four. Il ne faut pas manquer, à Périgueux, les millasses, variété de tartes au flan, et, à Cahors, la brioche de Pâques à base de fleur d’oranger, la cogue. Mont-de-Marsan propose les chaussons aux pommes trempés dans l’armagnac, les pastis. Enfin, au pays de d’Artagnan, dénichez la tourte à la broche faite dans des moules en forme de cône qui tournent sur une broche et dans lesquels est versée la pâte en couches fines pendant au moins deux heures (parfois pendant cinq heures).

Les friandises, elles, sont souvent à base d’amandes. Vous goûterez les tourons basques ou ceux aux pignons, et le nougat en provenance de Tarbes. Côté chocolat, les chocolats à la cannelle, les pralines de Blaye ou les « cruchades » beignets bordelais. Le « corniote », quant à lui, allie biscuit et fromage blanc. Laissez-vous tenter par les fruits au Cognac ou à l’Armagnac, et surtout par les raisins, macérés dans l’eau-de-vie puis enrobés de chocolat, un vrai petit délice…

Classement Médoc
Classement Saint Emilion
Classement Saint Emilion Satellites
Classement Pomerol
Classement Graves
Classement Sauternes
Classement Côtes-de-Bordeaux
Classement Bordeaux Supérieur

LES VINS DE BORDEAUX

– Si les vins du Médoc sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur Prix ou des micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt, et les Prix sont souvent déments.

– À Pomerol, il y a des vins splendides, très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vinsbénéficient d’un rapport qualité-Prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

– À Saint-Émilion, on revient dans les histoires de clochers, et à beaucoup trop de frime. Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, faisant “monter” certains crus pour le moins incongrument et discréditant d’autres (Guadet, Faurie, Cadet-Bon, Lamarzelle, Petit Faurie de Soutard, La Tour du Pin Figeac…) qui ne le méritent vraiment pas, on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin ! Ceux-là se moquent des amateurs et des autres Vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori unGrand Cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains Prix, totalement injustifiés.

– Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière.

– Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsacpartagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

– Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-Prix-plaisir, d’autrescrus atteignant des Prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grandsvinsblancs de la région bordelaise…

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Guide des vins
Guide des vins

* Préparation du GUIDE DES VINS 2012 : les Classements entièrement remaniés !

Le courrier de préparation du prochain GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS 2012 (EDITIONS ALBIN MICHEL, parution Aout 2011), va partir dès la semaine prochaine et ma sélection est particulièrement rigoureuse cette année.

C’est la 32 e edition et le plus ancien GUIDE DES VINS DE FRANCE !

De nombreux nouveaux producteurs vont y faire leur entrée, mes coups de cœur de l’année, des découvertes en Champagne comme en Corse, partout des vins typés élévés par des vignerons passionnés !

Il va, bien, sûr, avoir pas mal d’éliminés… et je vous en réserve la primeur dans qq semaines (certains producteurs vont être surpris).

Pour l’heure, faites-vous plaisir avec les grandes valeurs sûres de l’année, notamment dans la région LOIRE :

TOP VIGNERONS 2011 REGION VAL DE LOIRE

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur l’appellation puis sur le nom du producteur retenu :

ANJOU
BONNEZEAUX
BOURGUEIL
CABERNET D’ANJOU
CHINON
COTEAUX-DU-LAYON
CRÉMANT DE LOIRE
JASNIÈRES
MENETOU-SALON
MONTLOUIS
MUSCADET
POUILLY-FUMÉ
REUILLY
SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL
SANCERRE
SAUMUR
SAUMUR BRUT
SAUMUR-CHAMPIGNY
SAVENNIÈRES
TOURAINE
VOUVRAY

Sur cette page vous pouvez chercher tous les producteurs d’une appellation donnée gràce au déroulant ci dessous

Ou vous pouvez choisir de consulter l’index des producteurs en cliquant sur la première lettre du nom recherché
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* L’excellence bourguignonne : on est bien au sommet

Tout est exceptionnel ici : la convivialité, la force des terroirs, l’exposition des vignes, la puissance d’arômes, la suavité en bouche… et, ce qui peut faire défaut à d’autres appellations, une grande typicité associée à une volonté sincère des hommes et des femmes de ne pas se laisser piéger par des vinifications les plus sophistiquées comme aux appels de “gourous” qui n’ont rien compris à la Bourgogne et n’y ont pas leur place. On sait, évidemment, que les plus grands vins blancs s’élèvent ici, et que vouloir planter du Chardonnay n’importe où relève de la plaisanterie. On sait -aussi- que quelques-uns des plus beaux rouges de la planète se savourent sur place, à Vosne-Romanée comme à Volnay ou à Gevrey-Chambertin. Mais, les sols et les hommes faisant aussi la différence entre un grand vin et un autre, il s’agit de frapper à la bonne porte.

Le point sur les millésimes

En Bourgogne, le millésime 2007 est très réussi, très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2008, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme le grand 2005, qui demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 1999, 1995 ou 1989, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 1999, 1997, 1989 ou 1985.

Pour les rouges

les grands : 2009, 2008, 2005, 2003, 2002, 2000, 1999, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1979, 1978, 1976, 1978, 1971, 1970.

les bons : 2007, 2006, 2004, 2001, 1998, 1996, 1993, 1988, 1986, 1979.

Pour les blancs

les grands : 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2002, 2000, 1999, 1998, 1995, 1990, 1989, 1986, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1970.

les bons : 2003, 2001, 1997, 1996, 1994, 1988, 1987, 1971.

Millesimes
Vins du Siècle

L’histoire des vins de Bourgogne

Ce pays doit son nom actuel aux Burgondes, peuple germanique qui envahit la Gaule en 406 et y fonda sous la conduite de Gibdecaire (411) le premier royaume de Bourgogne. Clovis, le célèbre roi des Francs, épousa une princesse burgonde, et leurs fils réunirent la Bourgogne à l’empire des Francs. Charlemagne l’érigea en duché et, de 884 à 1002, le duché de Bourgogne appartint à des princes dont Richard d’Autun dit “Le Justicier”. Il fut ensuite réuni à la couronne de 1002 à 1032. Commença alors l’ère d’une nouvelle maison des ducs de Bourgogne qui fut la première “maison capétienne”. Philippe le Hardi devint le chef de la “maison de Valois”, deuxième maison capétienne. Ce duc de Bourgogne s’intéressa particulièrement à la viticulture. Il interdit la culture du Gamay et exigea de servir du vin de Beaune aux repas officiels. La réputation des vins de Bourgogne remonte au Moyen Âge. Ce sont des moines qui, les premiers, cultivèrent la vigne. En 587, le roi Gontran donna des terres avec des vignes aux moines de l’abbaye de Saint-Bénigne. En 630, le duc Amalgaire de basse Bourgogne fonde l’abbaye de Bèze lui donnant la possibilité d’exploiter des vignobles à Chenôve, Marsannay, Conchey, Gevrey, Vosne et Beaune… LIRE LA SUITE

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TOP VIGNERONS 2001 BOURGOGNE

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur l’appellation puis sur le nom du producteur retenu :

AUXEY-DURESSES
BOURGOGNE
BOURGOGNE CHITRY
BOURGOGNE CÔTES D’AUXERRE
CHABLIS
CHAMBOLLE-MUSIGNY
CHASSAGNE-MONTRACHET
CORTON
CORTON-CHARLEMAGNE
FIXIN
GEVREY-CHAMBERTIN
GIVRY
MÂCON
MARANGES
MARSANNAY
MEURSAULT
MONTHÉLIE
MOREY-SAINT-DENIS
NUITS-SAINT-GEORGES
PERNAND-VERGELESSES
POMMARD
POUILLY-FUISSÉ
POUILLY-LOCHÉ
PULIGNY-MONTRACHET
RULLY
SAINT-BRIS
SAINT-VÉRAN
SANTENAY
VIRÉ-CLESSÉ
VOLNAY
VOSNE-ROMANÉE

Sur cette page vous pouvez chercher tous les producteurs d’une appellation donnée gràce au déroulant ci dessous

Ou vous pouvez choisir de consulter l’index des producteurs en cliquant sur la première lettre du nom recherché
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Guide des vins
Millesimes

* Bordeaux : ne vous faites plus avoir par les vins « fardés », sans âme ni vertu !

J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 €, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieur, où les progrès sont exceptionnels.

En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 € (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 €, un “bon” machin à 30 € ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 €…

À force de prendre les consommateurs pour des gogos, certains vont s’en mordre les doigts… Pour mémoire, il existe deux “crises”, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touche certains viticulteurs, la plupart étant dépendants des prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

Classement Médoc
Classement Saint Emilion
Classement Saint Emilion Satellites
Classement Pomerol
Classement Graves
Classement Sauternes
Classement Côtes-de-Bordeaux
Classement Bordeaux Supérieur

L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez untel, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité.

Il y a des vins formidables à Bordeaux, de Montrose à Certan de May, de Léoville-Barton à Chevalier, qui sont les vraies locomotives des autres vins typés, dans toutes les appellations, élevés par des propriétaires passionnés et consciencieux, qui ne se font pas avoir par la mode ou un « gourou » quelconque qui les oubliera aussi vite qu’il les encense…

Car les hommes (et les femmes), ce sont eux qui conservent cette éthique bordelaise qui m’est chère. Côté négoce, il ne reste d’ailleurs pas beaucoup de « seigneurs » comme Jean-François Moueix -qui vient de prendre sa « retraite » (très) active.

Bref, ceux qui comptent sont dans le GUIDE 2011, et ils le valent bien !

Accédez directement aux meilleurs vignerons de l’année et aux commentaires de dégustation en cliquant sur l’appellation :

BORDEAUX
BORDEAUX SUPÉRIEUR
BORDEAUX-CÔTES DE FRANCS
CANON-FRONSAC
CÔTES DE CASTILLON
CÔTES-DE-BOURG
ENTRE-DEUX-MERS
FRONSAC
GRAVES
GRAVES DE VAYRES
HAUT-MÉDOC
LALANDE-DE-POMEROL
LISTRAC
LOUPIAC
LUSSAC-SAINT-ÉMILION
MARGAUX
MÉDOC
MONTAGNE-SAINT-ÉMILION
MOULIS
PAUILLAC
PESSAC-LÉOGNAN
POMEROL
PREMIÈRES CÔTES DE BLAYE
PREMIÈRES CÔTES DE BORDEAUX
PUISSEGUIN-SAINT-ÉMILION
SAINT-ÉMILION
SAINT-ESTÈPHE
SAINT-GEORGES-SAINT-ÉMILION
SAINT-JULIEN
SAUTERNES

Vins du siecle
Vins du siècle

* Santé, Bonheur et Réussite pour l’année 2011 !

Il faut bien commencer l’année avec une sélection. Voici la première : des vins que j’apprécie, dans toute la gamme, que vous retrouverez dans mon GUIDE DES VINS :

BORDEAUX
Château ROC de BOISSEAUX
Un vignoble de 8 ha de vigne de 25 ans en moyenne. La totalité du vignoble est entretenue par des …
Lire la suite
BORDEAUX
Château DOYAC
Un vignoble de 25 ha, sur un terroir de sables et d’argile sur un socle calcaire, avec une moyenne …
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CHAMPAGNE
BORDEAUX
Château BOSSUET
Un superbe Bordeaux supérieur 2007, qui a largement mérité sa médaille d’or au concours Agricole …
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BOURGOGNE
Sylvain MOSNIER Earl
Une exploitation de 17 ha où l’on élève soigneusement ce Chablis Premier Cru Beauroy 2008, de jolie …
Lire la suite
BORDEAUX
Château CHANTEGRIVE
Au sommet. Château Chantegrive, c’est un grand vignoble de 95 ha constitué de 40% de cépages blancs …
Lire la suite
CHAMPAGNE
MORIZE Père et Fils
Toujours très bien classé. Une exploitation familiale installée depuis 1830.
« Notre …
Lire la suite
ROUSSILLON
Domaine de la CASA BLANCA
Au sommet (voir le Classement 2011, région Languedoc). Fondé vers 1870 à Banyuls-sur-Mer, le …
Lire la suite
VAL DE LOIRE
Château d’ELGET
Le Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie Prestige Château Elget 2009 est excellent, de jolie robe, aux …
Lire la suite
BOURGOGNE
Domaine François GERBET
Au sommet. Domaine de 12 ha. Superbe Vosne-Romanée Aux Réas 2007, typé, d’un joli rouge soutenu, …
Lire la suite

Guide des vins
Millesimes

CHAMPAGNE
VINCENT D’ASTRÉE
À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. « En 2009, me précise Patrick Boivin, nous avons …
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VAL DE LOIRE
Château de MINIÈRE
Une exploitation de 23 ha, qui s’étend sur 7 communes de l’appellation Bourgueil. On y goûte ce …
Lire la suite
BOURGOGNE
Domaine PRIEUR-BRUNET
Incontestablement au sommet. Charmante et passionnée, Dominique Uny-Prieur peut être fière de ses …
Lire la suite
PROVENCE
Domaine de FONTLADE
Passe à la tête des Premiers Grands Vins Classés cette année. « Rigueur et Passion, pourrait être …
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BORDEAUX
Vignobles Jean BOIREAU
Au sommet de leurs appellations. Le Lussac-Saint-Émilion Château Milon 2008, est un vin au bouquet …
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BORDEAUX
Château VAISINERIE
Belle valeur sûre que ce Puisseguin-Saint-Émilion Quercus Château La Vaisinerie 2007, d’un beau …
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PROVENCE
Clos CIBONNE
Domaine de 15 ha. Le Côtes-de-Provence rosé Prestige Caroline 2008, issu à 90% de vielles vignes de …
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BOURGOGNE
Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
Une exploitation familiale depuis plusieurs générations (vignoble de 23 ha), où l’on élève avec …
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ALSACE
ZOELLER
Au sommet. Comme en témoigne le pressoir datant du XVIIe siècle, la famille perpétue depuis plus de …
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VAL DE LOIRE
Domaine BOUCHIÉ-CHATELLIER
Terroir d’argile à silex pour ce vignoble de 22 ha situé sur des pentes descendant vers la Loire. …
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Guide du terroir
Guide du Terroir

BOURGOGNE
Domaine PINSON
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Les sympathiques Laurent et Christophe Pinson sont …
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LANGUEDOC
Domaine CANET-VALETTE
Un vignoble en agriculture biologique certifié par Ecocert. Le Saint-Chinian Une et Mille Nuits …
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BEAUJOLAIS
Bernard et Vincent DONZEL
Au sommet avec ce Morgon cuvée Prestige 2009, de couleur soutenue, de bouche corsée et puissante, …
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BORDEAUX
Château SMITH-HAUT-LAFITTE
Incontestablement au sommet. J’apprécie, depuis 1990, Daniel et Florence Cathiard, qui se sont …
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BORDEAUX
Château FOURCAS-DUPRÉ
L’exemple type d’un cru qui surprendrait un bon nombre de crus plus connus (et beaucoup plus chers) …
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BORDEAUX
Château d’ESTEAU
Monte en grade dans le Classement 2011. Le domaine s’étend sur 4 ha sur des sols de graves …
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CHAMPAGNE
Jean BAILLETTE-PRUDHOMME
Récoltant-manipulant et vigneron indépendant, cette maison préserve depuis six génération l’esprit …
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Guide des vins
Vinovox

CHAMPAGNE
ROEDERER
Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Exceptionnel et envoûtant Cristal …
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BEAUJOLAIS
Château de PIZAY
Au sommet. La propriété s’étend sur 80 ha autour du château, dont 40 plantés en vignes. Beau Morgon …
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BORDEAUX
Château HAUT-BERGERON
À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, et peut monter. Une propriété de 32,43 ha sur des …
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Millesimes
Vins du Siècle

BEAUJOLAIS
Château de BOISFRANC
Le château et Domaine de Boisfranc ont été construits dans les années 1860 par Auguste Chinon, …
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BORDEAUX
Château du MOULIN VIEUX
Incontestablement au sommet également. Mon ami Jean-Pierre Gorphe, chaleureux et passionné, peut …
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VAL DE LOIRE
Domaine CHARBONNIER
Troisième génération de vignerons, pour ce domaine de 20 ha de vignes conduites en culture …
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