– BORDEAUX : DEFENDRE LA TYPICITE EN REJETANT LE DOPAGE

 

En Médoc comme dans le Libournais, dans les Côtes comme en Pessac-Léognan, les vins “putassiers” existent toujours car il y a des acheteurs qui se font “bluffer”, mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance.

La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 €.

Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurrence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ?) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail.

Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à bien sortir lors des « primeurs » en maquillant leur futur vin, à récolter une bonne note, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt.

À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la “gonflette” et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se “dope” ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.

Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Si l’on a soif, il y a l’eau. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine.

Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial.

C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage.

Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.

Les meilleurs vins de Bordeaux, du plus grand au plus abordable, les voici !

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Château ADAUGUSTA
Château des ARNAUDS
Château D’ARRICAUD
Château BALESTARD la TONNELLE
Château BASTIAN
Château BASTOR LAMONTAGNE
Château BATAILLEY
Domaine de BAVOLIER
Château BEAU SITE
Château BEAUREGARD
Château BEL AIR
Château BELLE GARDE
Château BELLES-GRAVES
Château de BERNADON
Château BERTHENON
Château La BLANCHERIE
Château BOIS CARRÉ
Château BOSSUET
Château Le BOURDIEU
Château BOURSEAU
Château BOUSCAUT
Château BRAN de COMPOSTELLE
Château BRANE-CANTENAC
Château BROWN
Domaine du BUISSON
Château CAILLIVET
Château Le CAILLOU
Château CAILLOU
CAMBON LA PELOUSE
Château CANON-CHAIGNEAU
Château CANTENAC
Château CARBONNIEUX
Château de CARLES
Château CARONNE-SAINTE-GEMME
Château CARTUJAC
Château CERTAN de MAY de CERTAN
Vignobles CHAIGNE et Fils
Château de CHANTEGRIVE
Château CHERET-PITRES
Domaine de CHEVALIER
Château CHEVROL BEL AIR
Château CLAUZET
Clos BELLEVUE
Château CLOSIOT
Château CORNEMPS
Château de COUDOT
Château de la COUR
Château La CROIX-LAROQUE
Château La CROIX MEUNIER
Château La CROIX de QUEYNAC
Château LA CROIX-TOULIFAUT
SCEA Château DAVID
Château Le Destrier
DEVISE D’ARDILLEY
Château DOYAC
Domaine de L’ÉGLISE
Domaine L’ENTRE DEUX MONDES
Château d’ESTEAU
Château FILHOT
Château FILLON
Château La FLEUR GRANDS-LANDES
Château FONBADET
Château FONROQUE
Château FONTBONNE
Château FONTESTEAU
Château FOURCAS-DUPRÉ
Château FOURCAS-HOSTEN
Château FRANC LARTIGUE
Château La GALIANE
Vignobles GASSIES-GAUTEY
Château GIGAULT
Château la GORRE
Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
Château La GRACE FONRAZADE
Château du GRAND BOS
Château GRAND CORBIN DESPAGNE
Château GRAND FRANÇAIS
Château GRAND-PUY-LACOSTE
Domaine de GRANDMAISON
Château AUX-GRAVES-DE-LA-LAURENCE
Château Les GRAVES de LOIRAC
Château Les GRAVES
Château La HAIE
Château HAUT-BATAILLEY
Château HAUT-CALENS
Château HAUT FERRAND
Château HAUT-LAGRANGE
Château du HAUT MARAY
Château HAUT-MARBUZET
Château HAUT-ROCHER
Château HAUT-SAINT-CLAIR
Château HOURBANON
Château HOURTIN-DUCASSE
Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François
Clos LABARDE
Château LAFARGUE
Château LAFLEUR du ROY
Château LAFON
LAGNEAUX A PAUILLAC
Château LAJARRE
Château de LAMARQUE
Château LAMOTHE-DESPUJOLS
Château LAMOTHE VINCENT
Château LANGOA-BARTON
Domaines LAPALU
Château LARRAT
Château LARTIGUE-CÈDRES
Château LASCOMBES
Château LATOUR
Château de LAUBERTRIE
Château LÉOVILLE-BARTON
Château de LISENNES
Château LOUPIAC-GAUDIET
Château LUCHEY-HALDE
Château de LUSSAN
Château MACQUIN
Château MAISON NOBLE
Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE
Château de MARSAN
Château MAUCAILLOU
Château de MAUVES
Château MAUVINON
Château MAYNE LALANDE
Château MELIN
Clos des MENUTS
Château Le MEYNIEU
Château les MOINES
Château les MOINES
Château des MOINES
Château MONGRAVEY
Château MONTROSE
Ets Jean-Pierre MOUEIX
Château MOULIN de GRENET
Château MOUTON-ROTHSCHILD
Le CLOS du NOTAIRE
Château OLIVIER
Château ORISSE du CASSE
Château la PAILLETTE
Château de PANIGON
Château de PARENCHÈRE
Château PASCAUD
Château PAVILLON BEAUREGARD
Château du PAYRE
Clos du PÈLERIN
Vignobles PELLE
Château PENIN
Château PETIT BOCQ
Château PETIT-BOUQUEY
Château PETIT BOYER
Château PETIT MANGOT
Château du PETIT PUCH
PETRUS
Château La PEYRE
Château PICHON-BELLEVUE
Château PIGANEAU
Château PLANTIER ROSE
Château PLINCE
Château POMYS
Château PONT Les MOINES
Château PONTAC-LYNCH
Château PREUILLAC
Château CLOS DES PRINCE
Château PUY D’AMOUR
Château de REIGNAC
Vignobles Robin
Château du ROCHER
Château de ROQUEBRUNE
Château LA ROSE BRANA
Château La ROSE SARRON
Château ROUMAGNAC La MARÉCHALE
Château SAINT AHON
Château SAINT-HILAIRE
Château CLOS de SARPE
Château Le SÈPE
Château du SIRON
Domaine de la SOLITUDE
Château THURON
Château TOULOUZE
Château TOUR de GRENET
Château TOUR du PAS SAINT-GEORGES
Château LA TOUR DU PIN FIGEAC
Château TOUR-du-ROC
Clos TRIMOULET
Château TRONQUOY-LALANDE
Château TROTTE VIEILLE
Château La TUILERIE du PUY
Château le TUQUET
Château VAISINERIE
Château la VALADE
Château de VALOIS
Domaine de VIAUD
Château VIEUX-POURRET
Château de VIMONT
Château VOSELLE
Château VRAI CAILLOU
Domaine de la VRILLE TETUE

* QUELS VINS SUR LES VIANDES ?

 

Accord mets et vins : Vin et Viandes

La manière de présenter et préparer la viande va influencer la texture du tissu animal, l’odeur, la couleur et la teneur en graisse. Les types et le degré de cuisson de même que la nature de la coupe, fine ou épaisse vont également générer une palette de sensations tactiles, thermiques et aromatiques. Ces critères de préparation sont déterminants dans le choix des vins. Ce choix devra aussi tenir compte des sauces d’accompagnement : un vin charpenté ou un vin fin fruité n’accompagnera pas une même sauce (épicée ou légère et acidulée).

Quel vin avec la viande de bœuf 

Les viandes juteuses nécessitent des vins rouges fruités aux tanins assez puissants comme de jeunes Médocs. Les viandes cuites longuement appellent des vins un peu plus vieux et patinés, c’est à dire avec des tanins soyeux en bouche comme certains Hermitage ou un Châteauneuf-du-Pape . Plus le morceau de viande est épais et plus le fait de devoir mâcher longtemps appelle un vin de bonne structure tannique tel que des appellations comme Corton ou Pommard en Bourgogne.

Sur un tartare de boeuf, servez des vins rouges de texture souples et fruité tels qu’un Côtes du Vivarais, un Saint Nicolas de Bourgueil ou un vin d’Anjou village Brissac.

Sur de la viande grillée, préférez des vins rouges à la structure dense et veloutée comme des Beaujolais Village, un Crozes-Hermitage et encore un Chinon.

Sur un rôti, privilégié les vins rouges charnus et épicés comme des vins de Bordeaux : Pauillac, Fronsac ou encore des vins de la vallée du Rhône tel un Saint-Joseph.

Sur des plats mijotés comme un bœuf Bourguignon, présentez des vins séduisants aux tanins fondus comme un Mercurey, un Fitou ou encore un vin de Saint-Emilion.

Dans le choix du vin, tenez compte de l’accompagnement et en particulier de la sauce qui apporte plus ou moins d’onctuosité ou de force au plat. Les sauces d’aujourd’hui ne doivent ni masquer, ni dominer le produit, elles doivent le sublimer en étant un révélateur : légèreté et subtilité du mariage des ingrédients avec le met principal.

Quel vin avec le veau 

Le veau a une chair plus fondante en bouche que le bœuf. Pour s’accorder sur cette viande, le vin s’il est blanc devra être gras, rond et riche comme un Fixin, un Graves ou encore un Viognier de la vallée du Rhône. N’hésitez pas à présentez des vins rosés puissants et aromatiques tels que le Tavel ou un Cabernet D’Anjou. Si vous optez pour des vins rouges, ils devront être légers, aromatiques et fins mais pas tanniques ! Des vins tels que le Pinot noir d’Alsace, un Moulis-en-Médoc ou bien des vins rouges de Provence sur des appellations comme un Coteaux-Varois-en-Provence ou un Côtes-de-Provence sont les bienvenus. Essayer une blanquette de veau avec un Alsace Pinot gris. Accompagner des escalopes de veau panées avec un vin de la vallée du Rhône méridionale comme un Lirac.

Quel vin avec le porc 

La viande de porc se prête à de multiples préparations en passant par la charcuterie jusqu’au plats cuisinés les plus savoureux. Elle épouse sauces et garnitures et s’en imprègne ! Le porc n’est pas difficile, tous les types de vins iront avec et même certains blancs. Servez un Savennières blanc ou un Bourgogne Aligoté qui sont des vins légers et fruités sur des filets mignons à la crème. Sur des côtes de porc grillées, proposez des vins rouges simples du type Bordeaux supérieur sur des tanins charnus pour balancer la sécheresse de la viande. Avec un rôti de porc froid, optez pour des vins fruités et tendres comme les vins du Beaujolais tels que Fleurie, Chiroubles ou encore Saint-Amour. Pour marier un vin avec un petit salé aux lentilles dont le salé et le goût des lentilles sont assez fort, il conviendra d’accorder des vins suffisamment riches avec une certaine matière tels que Bourgueil ou bien Morgon.

Quel vin avec le lapin

La viande de lapin a plutôt une chair fade mais tendre. Le lapin se prête à de nombreuses préparations comme les pâtés, les grillades ou encore des recettes accompagnées de sauce. On privilégiera des vins rouges assez ronds et veloutés pour balancer la fadeur du lapin, la sauce jouera aussi un grand rôle dans l’accord mets-vins. Le choix des vins est large, Bourgogne, Val de Loire, Sud-Ouest ou Provence. Sur un lapin au pruneau, optez pour un vin rouge suffisamment évolué et puissant pour accompagner les pruneaux à la saveur prononcée comme un Côte du Roussillon ou un vin des Baux de Provence. Sur un lapin à la moutarde, servez des vins rouges comme un Bourgueil ou encore un Montagny, vins fruités et friands qui équilibreront la note acidulée de la moutarde tout en dévoilant leur fruité.

Les vins de l’année avec Vins du Siècle

– CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LES VINS DU MEDOC POUR NE PAS SE FAIRE AVOIR

Gare aux dégustations organisées par des « chroniqueurs » qui se font un malin plaisir de mélanger un grand cru du Médoc avec un petit vin du nouveau monde (ou français), n’hésitant pas à comparer ce qui ne l’est pas : un vrai grand vin typé qui se dévoile dans le temps et un autre facile à boire, charmeur dans l’instant et « putassier » à souhait.

Si les vins du Médoc sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou des micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins souvent fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt…

LES VRAIES GRANDES VALEURS SÛRES

Du plus grand des grands vins au plus modeste, ici, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins. Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible.

Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes formidables : les 2010 et 2009, grandissimes, les 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, un 2005 chaleureux.
Le 2013, très difficile, est rarement réussi, uniquement dans de rares crus, classés ou non, notamment ceux que vous retrouvez dans MILLESIMES ou le GUIDE.
Grands coups de cœur pour LascombesHaut-Marbuzet, les deux passant en sommet, comme Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité); Latour à confirmé que c’est le plus grand vin du médoc, et de loin !
Mouton-Rothschild et Clerc Milon sont de grands vins de Pauillac, puissants et savoureux, comme Pichon Comtesse, régulièrement formidable, et Montrose, toujours très racé.
En Premiers Grands Vins, toujours à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.

Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La GalianeFourcas-Dupré, Desmirail, La Peyre, Lamarque, Maucaillou, Fonbadet, Fontesteau, Tour du Roc, Le Merynieu, Bourdieu,  les crus de la famille Lapalu, Hourbanon, Souley Sainte-Croix, Esteau, Pomys, Saint Ahon, Hourtin-Ducasse, Panigon, Plantier Rose, Doyac, Le Meynieu, Coudot, Loirac, HennebelleBrousteras, La BridaneDavid, Cartujac, Saint-Hilaire, Bois Carré, Devise d’Ardilley, Chalet de Germignan, Pontac-Gadet, Lestage-Darquier, Coudot

LE CLASSEMENT

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en GRIS SOULIGNE)

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
LATOUR (Hors Classe)
MOUTON-ROTHSCHILD

GRAND-PUY-LACOSTE
MONTROSE
PICHON-COMTESSE

CLERC-MILON
(LYNCH-BAGES)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BATAILLEY
LASCOMBES

BRANE-CANTENAC
CLAUZET
HAUT-MARBUZET
(LÉOVILLE-BARTON)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
BEAU SITE
(CALON-SÉGUR*)
FONBADET
LA GALIANE
HAUT-BATAILLEY
TRONQUOY-LALANDE*

DAVID
ESTEAU
FONTESTEAU*
HOURTIN DUCASSE*
LESTAGE-DARQUIER
LE MEYNIEU*
LA PEYRE
SAINT-HILAIRE

BOIS CARRÉ*
BROUSTERAS
CAMBON LA PELOUSE*
COUDOT
LAMOTHE-CISSAC
HENNEBELLE
LOIRAC*
LES MOINES*
(ROSE BRANA)
TEMPLE DE TOURTEYRON

AGASSAC
GORRE
GRAVES DE LOIRAC*
LAGNEAUX*
LAGORCE BERNADAS
RAUX*

(FOURCAS-HOSTEN)
(GRAND-PUY DUCASSE)
PONTAC-LYNCH

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
CANTENAC-BROWN*
BRIDANE
DESMIRAIL*
FOURCAS-DUPRÉ
MAUCAILLOU

LE BOURDIEU
DOYAC
LAMARQUE
PATACHE D’AUX
MAYNE LALANDE
PANIGON
PETIT BOCQ
PLANTIER ROSE
POMYS*
SAINT-AHON
SOULEY-SAINTE-CROIX
TOUR-DU-ROC*
VILLEGEORGE

(MONGRAVEY*)
CARONNE-SAINTE-GEMME
CROIX du TRALE
DEVISE D’ARDILLEY*
HOURBANON*
REYNATS
(TALBOT)

ESCOT*
LUSSAN
SENILHAC*
VITICULTEURS FORT MEDOC

LES MARCEAUX*
MOULIN ROUGE

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
CHANTEMERLE*
DOMEYNE
TOUR SIEUJAN

TOUR MARCILLANET

LABADIE
SIORAC

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
DONISSAN*
GRANINS-GRAND-POUJEAUX

FAUGEROUX
LARRIVAUX
LE TEMPLE*

SÉRILHAN
(SIGOGNAC)

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

La région du Médoc

Le vignoble s’étend du nord au sud sur quelque 80 km. Protégé de l’océan Atlantique par une importante forêt de pins, bordé par le vaste estuaire de la Gironde, le Médoc jouit d’un microclimat relativement chaud et humide, très propice à la ­culture de la vigne. On y compte huit appellations :

 
– Haut-Médoc

Superficie : 4 680 ha (3 764 en 1990), 27 % du vignoble médocain, 346 viticulteurs dont 195 en coopératives et 151 indépendants.

 
– Listrac

Situé entre Moulis et Saint-Julien, le vignoble de Listrac possède 3 magnifiques croupes de graves pyrénéennes à l’ouest, une croupe de graves garonnaises à l’est et un plateau sur socle calcaire sur la partie centrale qui font la richesse de ce terroir frère de celui de Moulis. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols. La relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, favorise la maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de Cabernet-Sauvignon qui donne toute son impétuosité au Listrac, tandis que, sur le plateau calcaire, domine le Merlot dont le fruité et la chair enrobent à merveille ses vins.

– Margaux

À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du Haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

– Médoc

Superficie : 5 700 environ ha (4 018 en 1990), 29 % du vignoble médocain, 613 viticulteurs dont 440 en coopératives et 173 indépendants.

 
– Moulis

À mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, l’appellation Moulis prend la forme d’un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde. On y rencontre des graves garonnaises et pyrénéennes pures à l’argilo-calcaire.

– Pauillac

Pour les gourmets, l’agneau de Pauillac est une chair délicate très recherchée. Ce sont des “laitons”, des agneaux qui n’ont jamais brouté d’herbe ; ils bénéficient d’un label AOC depuis 1985. Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le xviiie siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).

– Saint-Estèphe

L’appellation est située au centre du Médoc, tout près de l’estuaire de la Gironde, équidistante de Bordeaux et de la pointe de Grave. Son sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune. Des vins très typés, marqués par leur terroir, intenses, du plus grand des grands crus à celui qui sera très abordable.

– Saint-Julien

Le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien.

* LE MEILLEUR DE LA VALLEE DU RHÔNE !

 

Les vins et leurs appellations
RIVES DROITE ET GAUCHE SEPTENTRIONALES
 
– Côte-Rôtie

Le vignoble s’étend sur trois communes (Ampuis, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Tupin-et-Semons), sur la rive droite du Rhône, à 7 km en aval de Vienne, sur des terrasses granitiques très escarpées couvertes d’une couche silico-calcaire en Côte blonde, d’argile et oxyde de fer en Côte brune. Le climat est continental modéré, sec et chaud l’été, avec des pluies régulières les autres saisons. Vins rouges, issus de Syrah (80 % minimum) et Viognier. Environ 230 ha de vignobles en gradins sur des pentes de 40 %, et divisé entre :

– La Côte brune (sol argileux de couleur plus foncée) donnant des vins rouges très fermes de lente évolution et de grande longévité (Vaillères, Côte Rosier, Turque, Pommière, Chevalière, Côte Boudin).

– La Côte blonde (sol plus léger) donnant des vins plus souples (La Mouline, Châtillonne, Grande Plantée, Grands Cols).

– Condrieu

Sept communes sur trois départements : Rhône, Loire et Ardèche sur la rive droite du Rhône. Les sols s’étendent sur les versants granitiques abrupts dominant le fleuve, ne permettant pas la mécanisation. Le climat continental modéré est sec et chaud l’été, avec des pluies régulières les autres saisons. Le vignoble est planté en gradins, de même apparence que la Côte-Rôtie, montant cependant moins en altitude. Superficie en production : 125 ha environ, production annuelle : 2 175 hl, rendement maximum autorisé : 37 hl/ha. Cépage : Viognier exclusivement. Vinification : foulage léger, pressurage, titre alcoolique volumique naturel minimum 11 %, élevage en barriques de chêne ou en cuves.

– Hermitage

Vins rouges (Syrah, puis Marsanne et Roussane, jusqu’à 15 % maximum), et blancs (Roussane et Marsanne). L’appellation est reconnue par décret du 4 mars 1937. Parcelles délimitées sur les communes de Tain-l’Hermitage et de Crozes-Hermitage. 135 ha sont plantés pour une production annuelle moyenne de 3 500 hl. 75 % des vins sont rouges et proviennent du secteur ouest de la colline avec des sols granitiques, schisteux ou argilo-calcaires. Les vins rouges sont de couleur très foncée, rubis, au nez de violette et d’aubépine, tanniques et charpentés, denses, riches et élégants, parfois époustouflants. Les blancs sont charnus, fins, richement bouquetés, très racés.

– Crozes-Hermitage

Vins rouges (Syrah) et blancs (Marsanne et Roussane). L’appellation (1 310 ha) est reconnue par décret du 4 mars 1937, dont les parcelles sont délimitées sur les communes de Serves, Érôme, Gervans, Larnage, Tain-l’Hermitage, Crozes-Hermitage, Chanos-­Curson, Beaumont-Monteaux, Mercurol, La-Roche-de-Glun et Pont-de-l’Isère. Les vins sont assez bouquetés, aux arômes de fruits rouges. La variété des terroirs (grani­tiques, argilo-calcaires ou sablo-argileux) et les méthodes de vinification conduisent d’ailleurs à des différences de qualité selon les propriétaires.

– Saint-Joseph

Vins rouges (Syrah, principalement) et blancs (Marsanne et Roussane). Les vins rouges sont flatteurs, séveux, charnus, soyeux, de belle teinte rubis, marqués par

un arôme intense de cassis, de longévité moyenne. Les vins blancs sont très parfumés, au goût de pêche. Superficie en production : 1 000 ha environ, rendement maximum : 40 hl/ha.

– Cornas

“Terre brûlée”, en celte. Vins rouges exclusivement issus de Syrah. L’appellation est reconnue depuis 1938 (100 ha). Les vignes sont exploitées sur des terrains abrupts, à la limite sud de l’appellation Saint-Joseph, sur un sol mélangé de granits, de sables et de calcaires, dans un microclimat très particulier. C’est un très vieux vignoble dont l’implantation remonte au moins aux Gallo-Romains, déjà célèbre sous Charlemagne et vanté par Saint-Louis et Louis XV.

– Saint-Péray

Vins blancs tranquilles et mousseux, issus de Roussane et Marsanne. Appellation reconnue par décret du 8 décembre 1936 (53 ha). Une très ancienne célébrité qui remonte à Pline et à Plutarque, et a connu son apogée au xixe siècle avec les rois et les empereurs de France, d’Angleterre et de Russie, suivis par leurs courtisans et les gens de lettres, sans oublier Wagner.

– Die

La mousse de la Clairette de Die s’obtient par la fermentation naturelle, en bouteilles, du moût de raisin. Sans adjonction de sucre ou de liqueur naît un vin naturellement effervescent et léger en alcool (7-8°). Brillante et dorée, elle doit toute son originalité aux arômes des cépages Muscat (75 % minimum) et Clairette que la méthode dioise ancestrale permet d’exhaler. La Clairette de Die, vin naturellement fruité à base de Muscat blanc à petits grains, s’élabore grâce à la méthode dioise ancestrale tandis que le Crémant de Die, vin brut issu du cépage Clairette, choisit la méthode traditionnelle pour prendre mousse.

– Châteauneuf-du-Pape

L’aire d’appellation (3 133 ha) comprend Châteauneuf-du-Pape et déborde sur une partie des communes avoisinantes de Bédarrides, Courthézon, Sorgues et Orange. Les sols, plus ou moins profonds, très caillouteux, sont constitués pour l’essentiel de gros quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse. Ces gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation. C’est le secteur le plus sec des Côtes du Rhône ; le vent dominant est le mistral, l’ensoleillement est de 2 800 heures par an, la chaleur emmagasinée par les cailloux dans la journée est restituée la nuit, provoquant un “effet de four”.

Les plus anciennes données historisques du vignoble remontent aux premiers papes d’Avignon. Clément V, précédemment évêque de Bordeaux, y possédait une vigne dénommée par la suite “Pape-Clément” ; Jean XXII et ses successeurs avaient, eux, fait de “Châteauneuf” leur résidence champêtre. L’autre grande particularité de ces vins réside dans leur encépagement, constitué par 13 plants. Les vins blancs offrent un bouquet floral duquel s’échappent des parfums de fleur de vigne, de lis ou de narcisse. Les vins rouges sont de couleur intense, puissants, de garde.

– Château-Grillet

Vin blanc issu du Viognier, planté sur 2,5 ha sur des parcelles des communes de Vérin et de Saint-Michel-sur-Rhône. L’appellation est reconnue par décret du 8 décembre 1936. Une seule propriété le produit. Bercé par un microclimat, c’est un vin sec, à la fois capiteux et souple, à l’odeur de musc.

LE MEILLEUR DE LA VALLEE DU RHÔNE

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Domaine Les 3 CELLIER
Domaine ALARY
Pierre AMADIEU
Domaine de L’AMAUVE
ARNOUX & Fils
Domaine de L’AURE
Domaine Juliette AVRIL
Château BEAUCHENE
Domaine BEAUVALCINTE
Château BIZARD
Domaine de La CAMARETTE
Château La CANORGUE
Domaine des CARABINIERS
Cave SAINTE-CÈCILE
CLOS des CAZAUX
Domaine de CHAMP-LONG
Domaine CLAVEL
Domaine de la CROIX BLANCHE
Domaine Benjamin et David DUCLAUX
Domaine des ENCHANTEURS
Guy FARGE
Domaine Jacques FAURE
Domaine des FAVARDS
Domaine FLACHER
Château de FONTSEGUGNE
Château FONTVERT
Château FORTIA
Domaine la GARRIGUE
Domaine de La GAYÈRE
Domaine des GRAVENNES
Cave des Vignerons du GRAVILLAS
Domaine JABOULET Philippe & Vincent
Domaine des LAURIBERT
Vignobles LEVET
Domaine de MAGALANNE
Domaine MARTIN
Domaine André MATHIEU
Domaine La MEREUILLE
Château MONT-REDON
Domaine de MONTINE
Domaine du MOULIN
Domaine MOULIN du POURPRÉ
Château d’OR et de GUEULES
Château PESQUIÉ
LE PUY DES ARTS
Domaine du PUY MARQUIS
Château REDORTIER
Château La ROLIÈRE
Domaine de ROSIERS
Château SAINT-ESTEVE D’UCHAUX
Clos SAINT PIERRE
Domaine SAINT-VINCENT
Domaine SERGUIER
Domaine de TARA
Domaine de TAVERNEL
Domaine TOUR SAINT-MICHEL
Château TROIS COLOMBES les RAMEAUX
Domaine de la VALÉRIANE

 

 

RIVES DROITE ET GAUCHE MÉRIDIONALES

– Beaumes-de-Venise. Le vignoble de l’appellation s’étend sur les communes de Beaumes-de-Venise, Suzette, Lafare et La Roque-Alric, dans le département du Vaucluse. Les sols sont composés de calcaires tendres, parsemés de zones gréseuses, de mollasses sableuses. Ils sont tous légers et peu caillouteux. Le climat est méditerranéen, chaud, protégé du mistral par le relief. Pline l’Ancien y fait allusion dans son Histoire naturelle. Mais c’est au xviie siècle qu’il devient célèbre grâce à l’importation du Muscat qui est à l’origine du vin doux naturel (AOC dès 1945). Depuis quelques décennies, les vins rouges et rosés affirment leur réputation. Beaumes-de-Venise est le plus récent des CDR-Villages ayant été classés en 1979.

– Gigondas

(1 200 ha). Appellation d’origine contrôlée datant du 6 janvier 1971. Cépages autorisés : pour les rouges, le Grenache noir (65 % maximum), la Syrah, le Mourvèdre et le Cinsault (minimum 25 %); pour les rosés, Grenache noir (60 % maximum) et Cinsault (15 %). Gigondas est situé au pied des Dentelles de Montmirail dans un site de très grande beauté et de peuplement fort ancien. Le nom vient de “jocaunditas” (joie), nom donné par les Romains qui avaient fondé ici un camp de repos militaire. Les vins sont fruités, puissants, d’une belle couleur pourpre, corsés, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois.

– Tavel

(940 ha). Vins rosés, dont l’appellation d’origine contrôlée date du 15 mai 1936. Cépages autorisés : le Grenache, la Clairette blanche et rose, le Picpoul, le Bourboulenc, le Mourvèdre, la Syrah, le Carignan (10 % maximum) et le Cinsault (15 % minimum). Le Tavel fait merveille avec les entrées de préparation épicée et avec les sauces accompagnant crustacés, volailles, viandes blanches.

– Lirac

Vins rouges, rosés et blancs produits sur 625 ha à Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Sainte-Geneviève-de-Comolas. Appellation d’origine contrôlée datant du 14 octobre 1947. Cépages autorisés : pour les blancs, la Clairette (33 % minimum), le Bourboulenc, l’Ugni blanc, le Maccabéo, le Grenache et le Picpoul (25 % maximum pour chacun d’eux) ; pour les rouges et les rosés, le Grenache (minimum 40 %), le Cinsault, le Mourvèdre et la Syrah (60 % maximum) et le Carignan (10 % maximum). Des terrains variés : grès, sables, graviers sur fond calcaire, galets roulés, sols propices à des vins frais et légers.

– Rasteau

Le vignoble s’étend sur la plupart des terres du village, dans le département du Vaucluse, sur des sols bruns et calcaires, des sols squelettiques sur marnes et des sols rouges sur grès. Le climat est de type méditerranéen, exposition sud des coteaux, légèrement protégés du mistral. Si le vignoble est très ancien, Rasteau doit sa première renommée, officiellement reconnue, à ses vins doux naturels rouges et dorés issus du Grenache, qui furent classés AOC après 1944. Rasteau a été consacré CDR-Villages en 1966 pour ses vins rouges. Les rosés et les blancs sont plus récents, vinifiés depuis une dizaine d’années. Une étape obligatoire pour les vins rouges comme pour les vins doux naturels.

– Vacqueyras

Le vignoble, AOC depuis 1990, s’étend sur quelque 1 350 ha et produit essentiellement des vins rouges (96 %). Les cépages sont le Grenache, la Syrah, le Mourvèdre et le Cinsault. Les vins blancs sont issus des Clairette, Grenache blanc, Bourboulenc, Roussanne, Marsanne et Viognier.

– Vinsobres

Le vignoble s’étend autour de Vinsobres, sur 7 km en coteaux, dans le département de la Drôme. Les sols sont des marnes caillouteuses et sableuses en coteaux, et des alluvions quaternaires caillouteuses en terrasses. Vinsobres a été classé CDR-Villages en 1957, puis AOC en 2006.

– Côtes-du-Rhône-Villages

Plusieurs villages peuvent accoler leurs noms respectifs à celui de l’appellation générale. Issus de terroirs différents tenus à des rendements limités, orientés différemment vis-à-vis du soleil, les CDR-Villages ne se ressemblent pas. On peut les diviser en deux groupes : les vins légers, fruités, tendres, assez rapides à boire et exploités dans le Gard, la Drôme, et dans son enclave vauclusienne ; les vins généreux, issus surtout du Vaucluse, plus puissants et charpentés, de meilleure garde.

Les vins relativement légers

– Chusclan (Gard). Commune célèbre pour son vin rosé, issu de Grenache et de Cinsault, assez proche du Tavel. Les rouges sont légers.

– Laudun (Gard). Si les blancs sont classés parmi les meilleurs des Côtes-du-Rhône méridionaux, les vins rouges sont aussi fort bien faits, bouquetés et de belle structure. Il faut les boire jeunes.

– Saint-Gervais (Gard). Rouges surtout, certains sont tanniques et capiteux, si la proportion de Syrah est importante.

– Rochegude (Drôme). Proche de Bollène et élevée à l’appellation “Villages” en 1966, cette commune, encerclant un piton dominé par un fort beau château, donne des vins rouges issus principalement de vendanges égrappées de Grenache et de Cinsault. Les vins sont assez légers.

– Rousset-les-Vignes (Drôme). De bons vins rouges provenant des terrains sablonneux et graveleux, colorés et fruités.

– Saint-Maurice-sur-Eygues (Drôme). Rouges issus principalement du Grenache planté sur les sols secs et calcaires, corsés.

– Saint-Pantaléon-les-Vignes (Drôme). Proches des vins de Rousset-les-Vignes, corsés et fruités, à forte proportion de Grenache.

– Valréas (Vaucluse). Commune située dans “l’enclave des papes”, à l’intérieur de la Drôme, qui jouit de sols argilo-calcaires avec galets roulés. Rouges structurés et d’un fruité évoquant le cassis.

– Visan (Vaucluse). Un autre vieux vignoble de l’enclave des papes, planté sur un sol argileux exposé à des étés torrides. Vins rouges attirants, aussi robustes qu’élégants, et de bonne garde.

Les vins plus généreux

– Cairanne (Vaucluse). Les vins sont tanniques et alcoolisés lorsqu’ils proviennent des garrigues aux sols pauvres qui s’étendent au pied du village, et plus fins s’ils sont produits sur les pentes d’argile, au nord-est de Cairanne. Les sols sont des terres rouges sur grès, des terrasses argileuses et des sols squelettiques dont beaucoup de mollasses sableuses. Le climat est de type méditerranéen. Le vignoble se développa particulièrement au Moyen Âge, sous l’influence des templiers puis des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Cairanne a été consacré CDR-Villages en 1953.

– Roaix et Séguret (Vaucluse). Des vins légers ou corsés.

– Sablet. Le vignoble est tout entier contenu dans la commune, contigu à celui de Gigondas au nord de la Côte de Montmirail, dans le département du Vaucluse. Les sols sont sableux, d’argiles rouges décalcifiées, de cailloutis de dimensions variées et de grès rouges. Le climat est méditerranéen modifié par le mistral. Sablet a été classé CDR-Villages en 1974.

Côtes-du-Rhône

L’AOC s’étend le long du Rhône sur quelque 42 000 ha, 163 communes et 6 départements : la Loire, le Rhône, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et le Gard, ces trois derniers couvrant la plus grande partie. La surface moyenne des exploitations se situe entre 15 et 2 ha. Les vins rouges représentent 96 % des volumes, les vins blancs et rosés 2 % chacun. 1 610 caves particulières assurent 35 % de la production et les caves coopératives, 65 %.

Ventoux

Une AOC depuis 1973 (7 450 ha) très proche, géographiquement et qualitativement, de celle des CDR. Dans les trois couleurs (80 % de rouges), de très bons vins, des cépages typiques et un terroir.

– LE MEILLEUR DU LANGUEDOC MERITE VRAIMENT LE DETOUR !

Le noyau dur des grands vins du Languedoc, sont ceux, qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connuemême si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau.

Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. De grandes valeurs sûres et quelques caves. Ils sont dans le haut de mon Classement.

Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables.

Les Classements et Top Vignerons viennent donc récompenser ceux qui le méritent.

Les appellations qui comptent : Corbières, Coteaux-du-Languedoc, Faugères, Minervois

Les appellations qui commencent à compter : Fitou, Pic Saint-Loup, Saint-Chinian­­­

Celles qui ont encore du travail : Cabardès, Picpoul du Pinet

Et celles dont on n’entend pas parler : Duché d’Uzès, Clairette-du-Languedoc, Limoux, Malepère

Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE 

Classement Languedoc-Roussillon 

Tout savoir sur le vignoble

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Château D’AGEL
Domaine de L’ARGENTEILLE
Château ARGENTIES
Domaine de BARROUBIO
Domaine de BELLEVUE
Clos de BELLEVUE
Domaine BERTRAND-BERGÉ
Château BOUSQUETTE
Château CAMBRIEL
Domaine Les CASCADES
Domaine CAVAILLES
Domaine de CLARMON
Château La CLOTTE-FONTANE
Château COUPE ROSES
Domaine la CROIX CHAPTAL
Mas de CYNANQUE
Mas de DAUMAS-GASSAC
Domaine de l’ENCANTADE
Domaine de L’ESCATTES
L’ESTABEL CABRIÈRES
Château ÉTANG des COLOMBES
Château FABAS
Domaine de FAMILONGUE
Domaine du GRAND ARC
Château du GRAND-CAUMONT
Domaine GRAND GUILHEM
Château GRAND-MOULIN
Domaine GUIZARD
Domaine de L’HERBE SAINTE
Domaine de LONGUEROCHE
Domaine de MAIRAN
Domaine MARTINOLLE-GASPARETS
Domaine du MAS de MADAME
Mas de la PLAINE HAUTE
Château de MATTES-SABRAN
Domaine du METEORE
Château MIRE-L’ÉTANG
Domaine des MOULINES
MAS DU NOVI
Domaine PECH D’ANDRÉ
Domaine PECH de LUNE
Château PÉPUSQUE
Château des PEYREGRANDES
Domaine de la REYNARDIÈRE
Cave Les Vins de ROQUEBRUN
Domaine de ROUDENE
Château SAINT-MARTIN-des-CHAMPS
Domaine des SAUVAIRE
Château SPENCER LA PUJADE
Château TRILLOL
Domaine de La VIEILLE

* QUELS VINS SUR LES DESSERTS ?

Accord mets et vins : Vin et Desserts

Les types de desserts sont nombreux ; glaces, tartes aux fruits, desserts chocolatés, aux cafés, crèmes et autres mousses… Ils appellent généralement des vins rouges ou blancs d’évolution différente. Les desserts sont sucrés par nature, un accord par similitude est à rechercher et une certaine harmonie peut être obtenue avec des vins moelleux. Ne perdons pas de vue que pour un équilibre parfait, les accords par complémentarité acidité/sucre fonctionnent aussi à merveille !

Quel vin avec les desserts à base de fruits frais ?

Sur des salades de fruits frais, les vins doux naturels à base du cépage Muscat sont privilégiés car ils apportent une vaste palette aromatique de fruits en passant des fruits exotiques aux notes d’abricots ou encore de raisins frais. Ce type de vin apportera une sensation de douceur à la fraîcheur acidulée de la salade de fruits. Pensez aux Muscats du Cap Corse ou encore aux Muscats de Beaumes de Venise. Les cuvées classiques de Champagne conviendront aussi très bien.

Quel vin avec les tartes à base de fruits rouges ?

Les tartes à pâte feuilletée ou brisée, sorties du four sont toujours croustillantes et goûteuses. Les tartes aux fruits rouges, telles que framboise, fraise ou encore celles aux petites baies noires comme les myrtilles demandent surtout des vins rouges sucrés c’est à dire que leur fermentation a été stoppée soit par le froid ou par un ajout massif de SO2. Les vins sont alors enrichis en arômes proches du fruit, on parle alors d’arômes primaires. On peut citer des vins d’appellations comme Maury ou Banyuls. On favorisera les vins élevés en milieu réducteur c’est à dire à l’abri de l’air pour une meilleure restitution des petits arômes de fruits rouges pour un accord ton sur ton magique.

Quel vin avec les tartes à base de fruits jaunes ou blancs ?

Pour les tartes aux fruits jaunes ou blancs, telles qu’abricot, pommes ou encore mirabelle, on choisira plutôt des vins blancs moelleux du Val de Loire tels que le Coteaux du Layon ou le Bonnezeaux, des vendanges tardives alsaciennes ou encore du Sud-ouest comme un Jurançon moelleux.

Quel vin avec un dessert chocolaté et un dessert au café ? 

L’amertume du chocolat pose un problème, tout en étant voulue elle ne doit pas s’imposer !
Les vins devront être suffisamment puissants et riches. Les vins doux naturels rouges seront les vins les plus adaptés. Optez donc pour un Maury, un Banyuls Grand Cru et un Rasteau, sinon un Sauternes. Sur des desserts au café, servez des vins doux naturels élevés sous milieu oxydatif, qui évoluent vers des notes fruitées, puis miel, torréfaction, café et rancio (noix). Une grande cuvée de Champagne rosé ou un Blanc de noirs seront également parfaits.

Quel vin avec les glaces ? 

Pour choisir le vin, on se basera sur les parfums du dessert glacé. Sur une glace ou un sorbet aux fruits rouges on servira un vin doux naturel rouge comme un Maury. Sur des glaces aux parfums plus exotiques tels que mangue ou abricot, on pensera à des vins liquoreux comme un Sauternes ou encore une sélection de grains nobles d’Alsace.

Vous l’aurez bien compris, la variété des desserts est importante mais vous proposerez presque toujours des accords mets vins intéressants avec des vins doux naturels, du Champagne demi-sec ou des vins liquoreux.

– SECS OU MOELLEUX, LE CLASSEMENT DES MEILLEURS VINS BLANCS DE LOIRE

Bien sûr, Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificié, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez NatterSarryGittonChevreauReverdyDezatPabiotRogerChampeauVattanBlanchetSautereau, et chez PetitVéronGrall …, puis en Quincy, Trotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly.
La race du Sauvignon, le fruit, la minéralité, tout déclenche ici des saveurs délicates : c’est très bon, très typé, très abordable, et cela conforte le fait qu’il faut des climats frais pour élever de vrais grands blancs, comme on le voit en Jurançon, dans certains lieux du languedoc, exception faites des Graves et de rares Provence.
On peut éviter le négoce, comme à Chablis, d’ailleurs. La Cave de Pouilly-sur-Loire est une référence dans la région.
Les liquoreux sont toujours exceptionnels au Clos de L’Epinay comme chez La VarièreAubert ou Godineau, et les Crémants chez Bouvet-Ladubay, suivis par quelques vignerons cités pour cela.
En Muscadet, deux ténors : Morilleau et Poiron-Dabin, suivis de TourlaudièreCoing de Saint-FiacreElget,Durandière ou Topaze.
Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en rouge)

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU
SAUMUR

VOUVRAY
Clos de L’ÉPINAY (V)

AUBERT (V)
CAPITAINE
GAUTERIE (A)
LA GUILLOTERIE (S)
LA PALEINE (S)
LA VARIERE (S)

SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON
QUINCY
André DEZAT (S)
GITTON (S)
NATTER (S)
Daniel REVERDY (S)
SARRY

BARILLOT (PF)
BAUDIN (PF)
BLANCHET (PF)
CAVES POUILLY (PF)
CHAMPEAU (PF)
CREZANCY/CHEVREAU (S)
LANDRAT-GUYOLLOT (PF)
PABIOT (PF)
PETIT (PF)
P’TIT ROY (S)
J.-M. ROGER (S)

SAUTEREAU (S)
Thierry VERON (S)

BONNARD (PF)
A. ROBLIN (S)
VATTAN (S)

TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
COMMANDERIE (Q)
MALBÈTE (R)
MANDARD (T)
RENAUDIE (T)
TROTEREAU (Q)

CHAISE (T)
CHARBONNIER (T)

LECOMTE
MONTIGNY (T)

MOELLEUX
Clos de L’ÉPINAY (V)
LA VARIÈRE (B)

AUBERT (V)
DANSAULT
L’ÉTÉ (CL)
GODINEAU (B)
ROCHETTES (CL)

FONTAINERIE (V)
HAUT PERRAYS (CL)

CREMANTS 

BOUVET (S)

PETITE CHAPELLE

MUSCADET
AUTRES
 

MORILLEAU
POIRON-DABIN

BREUIL DE SEGONZAC (igp)
COING SAINT-FIACRE
TOURLAUDIÈRE

HAUTE NOELLES

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU
SAUMUR

VOUVRAY
FOSSE SÈCHE (S)
GAUDRELLE (V)*
SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON
QUINCY
S. DAGUENEAU (S)
ERMITAGE (S)
FOUASSIER (S)*
Alain GIRARD (S)*
GRALL (S)*
LOUIS (S)
TEILLER (MS)

PICARD (S)

TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
MOELLEUX 

GAUTHIER-LHOMME (V)
(LEBLOIS (M)*)
CREMANTS 

AMANDIERS (S)
MUSCADET
AUTRES
COGNETTES*
ELGET
ESPÈRANCE
MÉNARD-GABORIT
PLESSIS GLAIN
R de la GRANGE
TOPAZE*

BIDEAU-GIRAUD
DURANDIÈRE*
GARNIERE*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU
SAUMUR

VOUVRAY
SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON
QUINCY
(CR.-ST-LAURENT (S))
TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
MOELLEUX 

CREMANTS 

(CHAMPALOU (V))
MUSCADET
AUTRES

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

* BIENTÔT PÂQUES, QUELS VINS AVEC L’AGNEAU ?

Agneau à la provençale

Agneau à la valencienne

Agneau au fenouil

Agneau aux courgettes

Agneau aux deux choux

Agneau du Bosphore

Agneau en osso bucco

Agneau grillé

Agneau rôti

Agneau de lait au romarin

Agneau de lait au velouté

Agneau à l’indienne

Agneau à la grecque

Agneau à la marocaine

Agneau aux pommes de terre nouvelles

Agneau de lait

Agneau rôti aux herbes

Agneau à la broche

Agneau au basilic

– CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES MEILLEURS VIGNERONS BOURGUIGNONS

Les terroirs bourguignons

Le vignoble s’étale sur les reliefs de la bordure ouest du fossé tectonique de la Bresse, occupant les premières pentes bien exposées à l’est, à une altitude modérée de 200 à 400 m sur les terrains sédimentaires de la couverture mésozoïque souvent faillés et basculés comme le Mâconnais, le Chalonnais et la Côte jusqu’à Dijon, la Côte représentant le sommet de la hiérarchie des Grands Crus.

L’architecture et la morphologie de la Côte sont bien spécifiques pour deux raisons principales : la structure, jusqu’ici monoclinale, devient tabulaire, et la limite ­Jurassique-Tertiaire bressan est toujours un contact de faille à fort rejet vertical. Les chaînons ont disparu, et sont remplacés par des gradins de failles. Une côte ayant valeur d’abrupt de faille domine systématiquement la plaine bressane. Cette morphologie va influencer la disposition du vignoble : il sera souvent restreint au talus de pied de Côte. Le changement structural s’effectue au passage de la Dheune axée sur la bordure tectonique septentrionale du fossé de Blanzy. Les plateaux situés à l’ouest d’une ligne Dijon-Chagny forment deux gradins tectoniques.

À l’ouest, le compartiment de “La Montagne” est le plus élevé (600 m) ; il est structurellement abaissé par rapport au Morvan et à la dépression marneuse liasique périphérique.

À l’est, le compartiment de “l’Arrière-Côte” (400 m) est à son tour effondré par rapport au précédent. Sur la transversale de St-Romain-Meursault, les rejets verticaux sont de 120 m et 300 m. Le rejet de la bordure du fossé est plus difficile à apprécier. Cependant, à Meursault, les calcaires à faciès Rauracien, qui ont leur toit à 400 m sur le rebord du plateau, sont abaissés à 200 m dans le village. Encore ne s’agit-il que de l’une des fractures de bordures. Mais le rejet total peut atteindre sous la Bresse 1 700 m.

La tranche du plateau occidental qui constitue la “Côte” peut être subdivisée en trois parties du sud au nord : la “Côte de Beaune”, la “Côte des Pierres”, la “Côte de Nuits”. Aux processus qui interviennent normalement dans la formation des sols de pente : altération de la roche mère, érosion, culluvionnement, dépôt d’éboulis, s’ajoutent les perturbations liées à l’action de l’homme : défrichement, défoncement, remontées de terre, apports allochtones.

Il en résulte une grande variabilité des caractéristiques telles que profondeur, pierrosité, texture.

L’implantation du vignoble répond à une nécessité d’ensoleillement maximum qui se trouve réalisée sur ce versant de direction générale N.N.E. – S.S.W. Quant à sa position sur le versant, elle s’échelonne souvent entre 220 et 320 m, parfois 370 m.

Le cru se définit comme un produit émanant du sol, caractérisé par un bouquet original se maintenant à travers les vicissitudes climatiques. Au début du xviie siècle, la différenciation des vins est liée, non plus à la seule personnalité des propriétaires, princes ou moines, mais à l’origine géographique : c’est ainsi que les meilleurs vins étaient localisés près de Beaune en vue d’une consommation rapide et de Nuits pour leur aptitude à la garde. La notion de “climat” apparaît au milieu du XVIIIe siècle.

À l’origine du cru se trouve l’association d’un sol, d’un micro-climat et d’une plante qui définissent des facteurs naturels. La pierrosité (pourcentage de cailloux et graviers) donne lieu à des observations de même type : très faible pour les appellations Bourgogne, elle présente deux phases distinctes pour les Grands Crus : 10 à 20 % par exemple à Corton et autour d’une moyenne de 35 % pour les autres. Le calcaire est toujours en quantité très faible dans les appellations Bourgogne, avec une exception pour un profil sableux, et présente deux phases pour les Grands Crus : 40 à 50 % essentiellement pour Corton, 10 à 20 % pour les autres. Ce sont les sols bruns ou bruns calcaires hydromorphes sur argiles ou cailloutis plio-quaternaires pour les appellations Bourgogne, les sols bruns calcaires sur marne ou calcaire marneux pour une partie des Grands Crus, les rendzines sur calcaires fissurés pour les autres. Dans la grande majorité, les profils en appellation “Grands Crus” et “Premiers Crus” se situent dans les unités de sols de versant sur matériaux en place.

 

LES VIGNERONS DE L’ANNEE

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Robert AMPEAU et Fils
AUVIGUE
Domaine Vincent BACHELET
Clos BELLEFOND
Domaine BERGER-RIVE
Domaine BERTAGNA
Domaine BERTHAUT
Domaine François BERTHEAU
Domaine Guy BOCARD
Domaine Albert BOILLOT
Marc BROCOT
Château de la BRUYÈRE
Domaine Jacques CARILLON
Domaine du CHALET POUILLY
Domaine du CHARDONNAY
Domaine Jean CHARTRON
Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
Domaine de la CHOUPETTE
Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
Domaine COUDRAY-BIZOT
Domaine Daniel DAMPT et Fils
Eric DARLES
Domaine DENIS Père et Fils
Domaine DENUZILLER
Gérard DOREAU
Domaine ELLEVIN
Frédéric ESMONIN
Domaine de la FEUILLARDE
Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
Domaine Pierre GELIN
Domaine Alain GEOFFROY
Domaine François GERBET
Domaine Jean-Jacques GIRARD
Domaine Jean GIRARD
GLANTENET Père & Fils
Domaine GONDARD-PERRIN
Domaine Antonin GUYON
Domaine HEIMBOURGER Père et Fils
Domaine Pascal HENRY
Domaine JAFFELIN Père et Fils
Domaine Albert JOLY
Domaine Marc JOMAIN
LABOURE-ROI
Philippe LECLERC
Domaine Roger LUQUET
Domaine Pierre MAREY et Fils
Domaine des MEIX
Domaine des MONTS LUISANTS
Sylvain MOSNIER
Domaine MUSSY
Jean-Marie NAULIN
Domaine NINOT
Domaine Manuel OLIVIER
Jean-Paul PAQUET & Fils
Domaine de PISSE-LOUP
Nicolas POTEL
Domaine de la POULETTE
Domaine POULLEAU Père & Fils
Domaine PRIEUR-BRUNET
Domaine Michel PRUNIER et Fille
Domaine Henri REBOURSEAU
Domaine Guy ROBIN
Château de SANTENAY
Gérard TREMBLAY
VAUCHER Père et Fils
Domaine Alain VIGNOT
Domaine VIRELY-ROUGEOT