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Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d’articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain…
C’est -une nouvelle fois- du jamais vu, et unique !
Le mieux, c’est que vous alliez voir : VinoVox
J’ai ouvert mon espace sur My Space en Novembre. Il est personnel, c’est-à-dire que j’y aborde mes passions, notamment l’art contemporain (mon épouse Brigitte et moi projettons l’ouverture d’un « espace » d’art moderne à Auros), la musique, le cinéma et la littérature. Plus d’une centaine d’ami(e)s (112, à ce jour) sont déjà venus me rejoindre, français, italiens, américains, canadiens, belges, artistes, compositeurs, peintres…, j’ai déjà réservé des tableaux, hésite sur une sculpture, ai promis d’aller voir un concert… On se doute que c’est un média exceptionnel pour tisser des liens et partager son expérience. Très agréable, très enrichissant. Le Net, c’est cela, avant tout.
J’ai ouvert mon espace sur My Space en Novembre. Il est personnel, c’est-à-dire que j’y aborde mes passions, notamment l’art contemporain (mon épouse Brigitte et moi projettons l’ouverture d’un « espace » d’art moderne à Auros), la musique, le cinéma et la littérature. Plus d’une centaine d’ami(e)s (112, à ce jour) sont déjà venus me rejoindre, français, italiens, américains, canadiens, belges, artistes, compositeurs, peintres…, j’ai déjà réservé des tableaux, hésite sur une sculpture, ai promis d’aller voir un concert… On se doute que c’est un média exceptionnel pour tisser des liens et partager son expérience. Très agréable, très enrichissant. Le Net, c’est cela, avant tout.
En quelques mois, une revue de presse intense, de la politique à la musique, de l’art à la consommation… pas moins de 363 messages à voir sur 20 sur 20 ?
Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est très rare (voir le Classement). J’apprécie depuis longtemps ces propriétaires chaleureux et passionnés qui sont devenus des amis et ont à cœur de faire découvrir les subtilités de leur environnement, leur terroir et leur travail, afin que chacune de leur bouteille soit une source de convivialité. Une théorie qui ne peut que me séduire et qu’ils mettent en pratique.
En 1974, Henry et Cécile Natter décident de se lancer à la reconquête d’un ancien terroir viticole de Sancerre, Montigny. Son sous-sol argilo-calcaire datant du kimmeridgien offre des conditions uniques d’expressions aromatiques. Le vignoble : 17,5 ha en Sauvignon, 3,5 ha en Pinot noir (50 à 60 hl/ha), utilisation de fumures organiques, analyses des sols et foliaires, suivi du vignoble par un organisme en conseil agronomique et préparation d’un classement réserve naturelle pour oiseaux. Henry s’occupe de la gestion du vignoble et de l’organisation générale. Cécile (son épouse) de la gestion commerciale et administrative et des vinifications. Mathilde (leur fille) de la logistique, de la gestion commerciale et des relations publiques. Depuis près de 25 ans, la famille Natter est soutenue par une équipe hmong – originaire des montagnes du Laos – intégrée à la culture du vin. Elle s’est imprégnée de la relation unique que ces femmes et hommes entretiennent avec le monde végétal. Ensemble, ils s’engagent et participent à la mise en place d’une protection de la biodiversité locale.
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Ce qui me fait rire, ce sont les Dossiers Vins du Figaro (les critiques des restos ne valent pas mieux, passons). En Bordeaux ou Bourgogne, toujours les mêmes, des négociants et des proprios que tout le monde connaît depuis 30 ans, des vins qui bénéficient d’un rapport qualité-prix risible et de pages de pubs juste en face de leurs commentaires, ce qui vous laisse rêver sur le travail de terrain des « journalistes »… En Champagne, c’est pareil, seul la frime est prise en compte et on confond abondamment les prix déments et la qualité (et le plaisir), ce qui, évidemment, n’a pas de cause à effet. C’est affligeant et déplacé de faire de la pub pour des trucs pareils à 50.000 ou 100.0000 €… Je me demande pourquoi je me suis abonné.
Voir : Le Figaro – Vins : Champagne : ces bouteilles inaccessibles: « Rien n’est trop beau pour célébrer la nouvelle année. A cette occasion, les grandes marques de champagne dévoilent des coffrets grand luxe. Limité à une clientèle très haut de gamme, ces coffrets crées à quelques exemplaires s’arrachent à prix d’or. On trouve cependant quelques très beaux coffrets d’excellents champagnes à des prix raisonnables dans notre sélection.
Porsche Design Studio secoue l’art du coffret en inventant le Vertical Limit. Cet imposant ensemble, fabriqué à seulement 15 exemplaires contient la crème de la crème des meilleurs crus champagnes : douze magnums millésimés de la Veuve Clicquot. Les bulles sont maintenues à la température idéal : 12°C par ce frigo fashion. L’association entre ces deux valeurs sûres, du champagne et des châssis, a un prix : 50 000 euros. »
Pour mes Classements, ma sévérité pour sélectionner des crus se passe sur le terrain. Ma force, c’est ma passion. Je suis autant à l’aise av,ec un grand “seigneur” médocain qu’avec un viticulteur alsacien qui apporte son vin à la coopérative. Je prends autant de plaisir en débouchant un Cahors qu’un Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, je partage autant d’affinités avec un vigneron du Beaujolais qu’avec une grande “figure” champenoise. Il y a des vins et des vignerons formidables dans tous les coins de France, et il y a les autres, un point c’est tout. Pour moi, en effet, le choix est vite fait.
Je revendique à la fois la subjectivité (qui n’en a pas ?) et l’objectivité (qui peut l’être totalement ?). C’est l’essence même de la nature humaine. On ne voit pas souvent non plus de “dégustateurs” au fin fond de la vallée du Rhône, de la Loire ou de l’Alsace, de la Provence ou de la Bourgogne, un bon nombre se précipitant par contre lors des dégustations de “grands vins”. À croire que, pour eux, les 99 % du vignoble restant n’ont aucun intérêt. Ce n’est pas notre manière d’agir, nous, nous y allons, par respect, pour l’information, pour la curiosité, pour soutenir, pour écouter. Il suffit de questionner les vignerons pour en avoir la preuve. On me voit sur le terrain, et pas seulement dans les grands crus. Qui d’autre va saluer sur place chaque année, un vigneron au fin fond du Béarn ou de Visan ? Qui d’autre se passionne autant pour un Chinon que pour un grand Pomerol, pour un “simple” Bordeaux Supérieur comme pour l’un des plus beaux Meursault ?
J’ai la chance d’apprécier sincèrement chaque style de vin, du plus simple au plus grand, sans faire de parallèle ni de comparaison. Je ne suis pas blasé. Pas mon genre de perdre le temps d’un déjeuner avec un propriétaire orgueilleux, mais je suis prêt à m’enthousiasmer pour un vigneron qui a la foi, pour soutenir un autre qui en a besoin, pour prendre le temps de rencontrer ceux qui m’inspirent ou pour “boire un canon” en toute convivialité. À mes débuts, Émile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblème d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de “crasse de fer” dans le Libournais…
Un vin, un vrai
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
En 28 ans, j’ai donc eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et respecté cette ligne de conduite (elle est naturelle, je n’ai pas à me forcer). On la poursuit donc, en restant fidèle à ceux, les amateurs comme les vignerons, qui sont humbles face à la force de la Nature. Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est donc aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier. Ces vignerons, on aime bien partager un moment avec eux. Ce qui compte, c’est la durée, le respect et la fidélité. Le temps, la continuité, la régularité qualitative sont les seuls critères de jugement auxquels on peut se fier. Il ne reste donc pas de place pour l’arrogance ou l’envie, ni pour les vins standardisés.


Comment lire ce tableau
Qu’est-ce qui la différencie de la multitude des autres cartes où les étoiles se mélangent aux notes ? Deux choses :
- La première c’est la rigueur, la sévérité même avec laquelle j’ai noté la qualité intrinsèque des millésimes, c’est-à-dire de la vendange. C’est la note du bas, en noir.
- La seconde chose, le “plus” de la Table Vintage Code, c’est sa seconde note (celle du haut, en bordeaux). Pour la première fois au monde, j’ai fait entrer un paramètre primordial : la valeur de la dégustation actuelle de chaque millésime !
Pour 2007, c’est bien entendu une estimation de la qualité de la vigne qui est prise en compte, au moment où je “boucle” mon Guide, début Juillet. Cette note est donc appelée à évoluer et à s’affiner selon les conditions climatiques des mois qui précèdent les vendanges.
Comprendre l’évolution
Pour les vins, en effet, la qualité du millésime n’est pas suffisante en soi, c’est son devenir, son potentiel qualitatif, dans le temps, qui importe le plus. Il y a toujours un moment où les vins sont bons dans leur cycle de vie, Il n’y a pas de mauvais millésimes, il n’y a que des millésimes « délicats » ! Chaque année, cette note change, et il s’agira donc de noter, différemment ou non, selon l’évolution des vins, leur réelle valeur du moment.
Prenons des exemples :
À Bordeaux, le millésime 1998 – que j’ai noté 15 en valeur intrinsèque – est un grand millésime, très classique, encore austère, dans la lignée du 1988. Aujourd’hui, ce millésime se goûte difficilement. Dans la Vintage Code 2008, j’ai donc noté un 13 sur 20, qui signifie que ce millésime peut vous procurer du plaisir, mais qu’il vaut mieux attendre encore un peu, car il a, normalement, un réel potentiel de garde.
Autre exemple : toujours à Bordeaux et pour les vins rouges, le millésime 1999 est un millésime dont on parle peu. En valeur intrinsèque du millésime, j’ai noté 15 sur 20. Par contre, ce millésime se goûte très bien actuellement et permet d’attendre les millésimes plus “fermés” (2001 ou 2000), et je lui ai donc mis 18 sur 20.
Voilà tout l’intérêt de cette seconde note, celle de la valeur en dégustation actuelle. Grâce à elle, immédiatement, nous pouvons savoir quels sont les millésimes les meilleurs cette année, ceux qu’il faut attendre, ceux qui sont tombés. Pour les amateurs, les consommateurs, comme pour tous les professionnels (propriétaires, acheteurs, restaurateurs, cavistes…), c’est un véritable outil de travail qui permet de mieux choisir un vin, un millésime sans risque de se tromper.
© Copyright Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite.
Pour obtenir gratuitement la Vintage Code©, écrivez à : Millésimes 33124 AUROS
en adressant une enveloppe timbrée au tarif en vigueur à votre nom


Recommandé par des Influenceurs
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Michel Bardet conjugue humilité et talent, et conduit les vendanges et les vinifications avec ses sœurs, descendants d’Albert Grivault et copropriétaires associés. Excitez donc vos papilles avec ce grand Meursault Clos des Perrières 2004, au nez subtil, tout en nuances, aux connotations caractéristiques de tilleul et de miel, ample, de bouche très persistante, qu’il faut savoir attendre. Le 2003 est un vin dense, aux connotations complexes où dominent les fleurs (lis, genêt), très harmonieux, très racé. Le 2002 est complexe et parfumé, onctueux, alliant nervosité et gras, où l’on trouve des notes de fleurs fraîches et de noisette, de tilleul et d’amande, très typé, de bouche puissante, de lente évolution. Le 2001, de robe jaune pâle aux reflets d’or, est un vin tout en arômes et persistance, avec ces nuances spécifiques de pomme mûre et d’amande grillée, de grande évolution. Le 2000 est un très grand vin, gras, avec beaucoup de moelleux et de persistance, aux notes de fleurs, d’épices et de brioche, d’une belle onctuosité en bouche, un vin gras et subtil, de garde. Superbe Pommard Clos blanc 2004, encore fermé, de robe pourpre, aux tanins présents mais tout en finesse, très marqué par son terroir, aux connotations de sous-bois et de fruits, un vin racé, charnu en bouche.
Voir le Classement 2008
Voir le reportage
Le domaine a adopté intégralement le mode de production biologique afin d’obtenir la certification Écocert. Une décision qui confirme la volonté de produire des vins de qualité, bien typés. Nous avons terminé nos phases de conversion, précise José Salinas, et tous nos vins sont labellisables en Agriculture Biologique. C’est par passion et conviction que j’ai décidé d’opter pour ces méthodes de culture biologique, cela fait maintenant 12 ans que nous les pratiquons sur les 80 hectares du Domaine de la Sauveuse. J’avais envie de produire des vins naturels, de travailler comme le faisaient mes parents et mes grands-parents, tout simplement car c’est ce que j’avais connu dans mon enfance. Concrètement, ce n’est que du labour intégral, on respecte complètement la charte Bio, y compris lors des vinifications. Cette volonté de produire des vins bio est aussi de mettre en évidence l’atout terroir, nous faisons de petits rendements sans aucun produit de synthèse, gage de qualité. On ne traite quasiment pas, on n’utilise que du cuivre et du souffre en petites quantités, et, lors de la vinification j’utilise très peu de S02, j’ai la “main légère” sur toutes les interventions et je suis généralement bien en-dessous des quantités indiquées par la charte Bio. Notre objectif principal est d’obtenir des raisins les plus intéressants gustativement.“
Rien n’est laissé au hasard et tout apporte une garantie de qualité. L’élevage des vins rouges s’effectue en barriques de chêne français. Beau Côtes-de-Provence rouge cuvée Carolle 2004, bien élevé 12 mois en barriques, de robe grenat, au nez complexe de pruneau, riche et rond à la fois, épicé en bouche, de très bonne évolution comme en atteste ce 2000, un vin charnu aux arômes de fruits noirs confiturés, d’une couleur très soutenue, long et persistant en bouche. Le Côtes-de-Provence cuvée Philippine 2005, au nez présent avec des notes de violette et de mûre, est ample et solide, riche en couleur comme en structure, aux tanins très équilibrés, bien classique. Excellent rosé cuvée Carolle 2006 (Syrah, Cinsault et Grenache, macération pelliculaire, vin de saignée), qui a des notes aromatiques de pêche et de groseille, long et équilibré en bouche, vif et velouté à la fois, d’un très bel équilibre et d’une ampleur aromatique intense. Le blanc cuvée Carolle 2005 est issu de macération pelliculaire longue, un assemblage de Rolle et d’Ugni blanc. Un vin élevé sur lies en barriques neuves de chêne avec des bâtonnages fréquents, finement bouqueté, complexe, qui associe fraîcheur et charpente, au nez citronné, très équilibré, raffiné, tout en bouche. Nombreuses médailles et récompenses. Excellent rapport qualité-prix-plaisir.
Voir le Classement 2008
Ingénieur dans l’âme, de tempérament méticuleux et d’avant-garde, Charles Schéret s’attache à appliquer à ses vignes situées sur l’excellent terroir de Turckeim, sa connaissance des techniques modernes. Vinificateur très “pointu”, il choisit aussi très rapidement d’investir dans du matériel de pointe avec le souci constant d’améliorer la qualité et sera l’un des rares alsaciens de l’époque à tenter la vinification en cuves métalliques, se mettant ainsi à l’abri des phénomènes d’oxydo-réductions conférés par le bois. “Cette cuverie m’a permis de faire il y a trente ans déjà, une fermentation sous contrôle des températures”, précise-t-il, à un moment où seules quelques grandes maisons étaient équipées. Précurseur de la vinification moderne, Charles Schléret préservait déjà ainsi une fraîcheur aromatique extrême, très intense au nez comme en bouche, qui allait faire la réputation de ses cuvées.
Depuis, millésime après millésime, ses efforts sont régulièrement récompensés par une multitude de médailles et de références au palmarès de concours prestigieux français et internationaux… Une reconnaissance méritée et confirmée par une fidèle clientèle, qui sait profiter également de l’exceptionnel rapport qualité-prix de ses belles cuvées de prestige, issues de vignes d’âge moyen élevé (plus de 40 ans), bien typées, marquées autant par le terroir que par la “main” de leur vinificateur. Charles Schléret peut être fier d’avoir obtenu une distinction rarissime aux Sélections Mondiales de Montréal : le Prix Spécial de la Meilleure Sélection présentée aux Sélections Mondiales Montréal 2002, un concours qui n’a lieu que tous les deux ans et attribué au producteur ou au négociant qui aura obtenu, au cumul, la meilleure note moyenne pour l’ensemble de ses vins présentés (au minimum, cinq produits pour être admissible) à ce Concours. Des vins comme nous les aimons, et un bel exemple de réussite qualitative due aux efforts incessants d’un vigneron passionné par le potentiel de son terroir, respectueux des grandes traditions alsaciennes. Quand le talent rejoint la passion.
Site : www.vinsdusiecle.com/schleretcharles

L’appellation beaujolaise concerne en tout 72 communes et deux grandes zones la composent :
La première, située au sud du vignoble, s’inscrit globalement dans un quadrilatère dont les sommets sont Chazay-d’Azergues, Pontcharra-sur-Turdine, Chamelet et Villefranche ; elle est traversée, dans sa partie sud, par l’Azergues et ses nombreux affluents, le plus important d’entre eux, le Soanan, rejoint l’Azergues aux ponts Tarrets. Au sud-ouest (entre Soanan et Azergues), les coteaux s’adossent à une petite chaîne de sommets dont le plus avancé est le mont Chatard (701 m).
Au nord-est de l’Azergues, les crêts Rémont puis une succession de sommets s’étageant entre 650 et 800 m constituent l’arête principale d’où descendent les coteaux dont les pentes s’étalent en éventail en direction du val de Saône et jusqu’à Villefranche. Une chaîne de crêtes nord-sud (Charnay-Pommiers), parallèle au val de Saône domine (350 à 400 m) un magnifique paysage de collines couvertes de vignes. Le sol est constitué de dépôts sédimentaires argilo-calcaires qui datent de l’ère secondaire ; on y trouve des roches variées, grès, calcaire blanc, calcaire à gryphées, pierre dorée. Les calcaires et leurs sols argileux ou caillouteux donnent des terres gardant l’humidité et la fraîcheur. L’épaisseur du sol est faible (quelques dizaines de centimètres) et les cailloux nombreux. Les sols sont souvent riches en calcaire. Ce sont des terres peu profondes, qui alternent avec les terres gréseuses.
La seconde zone s’étire en direction du nord, en une bande presque continue, depuis Villefranche jusqu’à la Saône-et-Loire, sur les premiers coteaux, longeant la vallée de la Saône. Les sols sont essentiellement constitués d’alluvions déposées au cours des ères tertiaires et quaternaires et, dans les parties les plus hautes, de déchets d’érosion provenant des zones supérieures (roches métamorphiques délitées et pourries). Ces cailloutis, argileux et non calcaires, forment des terres à vignes très caillouteuses en surface et argileuses en profondeur.
Les pentes sont très faibles et le sol facile à travailler. Elles se rapprochent des terres argileuses du secondaire. Les terrains argilo-calcaires de la partie sud de l’aire d’appellation sont des terrains plutôt froids, ne favorisant pas la maturation précoce des raisins, les vendanges ne s’y font pas très tôt ; les vignes des bas de coteaux à proximité du val de Saône, cailloutis alluviaux mêlés d’argile, sont plutôt précoces pour la maturation.
Voir notre Sélection des meilleurs


Le Château Carbonnieux est situé sur un point culminant de la commune de Léognan, une très jolie bâtisse avec des tourelles de style périgourdin, et le vignoble d’un seul tenant tout autour sur un terroir graveleux légèrement pentu est parfaitement drainé par un cours d’eau nommé l’Eau Blanche. Carbonnieux est un cru classé Pessac-Léognan et se décline en rouge et en blanc.
Les 50 hectares qui produisent le vin rouge sont encépagés de 60% Cabernet-Sauvignon, 30% Merlot, 7% Cabernet franc, 1% Malbec, 1% Petit Verdot. Les récoltes des raisins blancs sur 42 hectares sont toujours parmi les premières. L’encépagement (65% Sauvignon, 35% Sémillon) est parfaitement adapté au terroir de grave profonde sur coteaux, ce qui permet aux raisins d’y mûrir admirablement. Les fermentations sont rigoureusement contrôlées à basses températures durant 3 à 4 semaines.
Le chai a été élaboré avec un souci de qualité manifeste, le vin y circule par gravitation, évitant ainsi des remontages traumatisants. Les longues cuvaisons en cuves inox de 21 jours sont idéales pour extraire toute la précieuse matière. Le vin est placé en barrique (1/3 de neuves, 1/3 dans les barriques d’un an) pour un élevage de 18 mois pour le rouge dont la structure le mérite, et d’environ 10 mois pour le blanc qui y développe de subtils arômes que l’on reconnaît à coup sûr à l’aveugle.
Le Carbonnieux blanc 2005, aux arômes de poire, et de verveine, est puissant et bouqueté, alliant suavité et finesse, d’une belle finale. Le 2004 est typé, riche, un grand vin distingué et parfumé, d’une grande fraîcheur. Le rouge 2004, de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées et réglissées, où élégance, équilibre des tanins et persistance sont en harmonie, de bouche ample et fondue, de garde. Beau rouge 2003, gras, très équilibré, bien corsé, au nez dominé par le cassis, le cuir et les sous-bois, un vin prometteur, aux tanins puissants et soyeux à la fois.
Aux côtés de Carbonnieux, la famille Perrin possède plusieurs autres crus en Pessac-Léognan.
Depuis un an, et, dans un souci permanent de perfection des assemblages, le Château Carbonnieux produit un nouveau vin intermédiaire entre ce dernier et le Château Tour Léognan, en blanc et en rouge, sous le nom de La Croix de Carbonnieux, réservé pour le marché traditionnel, les caves et la restauration France et Suisse.
Le Château Haut-Vigneau. Cette propriété appartient à Éric Perrin. Le vignoble de 20 hectares est complanté de Cabernet-Sauvignon (70%) et de Merlot noir (30%). Les vendanges sont bien sûr manuelles et la vinification très traditionnelle avec 21 jours de cuvaison en cuves et contrôle des températures, de nombreux remontages, un vieillissement en barriques de 15 mois et un collage au blanc d’œuf.
Le Château Lafont-Menaut de Philibert Perrin. Le vignoble s’étend sur 14 hectares de rouges (50% Cabernet-Sauvignon, 45% Merlot), et 3 hectares de blancs (70% Sauvignon, 30% Sémillon) sur de superbes croupes de graves. Les vins connaissent un élevage en barriques de chêne, ce qui leur donne finesse et complexité.
J’apprécie depuis quelque 30 ans Denise Gasqueton, qui, par son attachement à laisser s’exprimer son terroir au mieux, sans artifices, renvoie au jardin d’enfants les producteurs qui ne savent parler que de concentration, surboisage ou microbullage à outrance. Elle élève, elle, comme une poignée de personnalités bordelaises, un (très) grand cru où la distinction prédomine, un vin lent à se faire comme il se doit (des millésimes comme 89, 82 ou 79 sont grandissimes actuellement). Calon-Ségur est l’un des vins les plus racés de Bordeaux, et bénéficie, pour un tel niveau qualitatif, d’un rapport qualité-prix qui devrait en faire réfléchir plus d’un, ceci expliquant tout naturellement qu’il parvienne au sommet dans mon Classement.
Les références historiques ne manquent pas à Calon, qui doit son nom à une petite embarcation utilisée au Moyen Âge pour transporter le bois d’une rive à l’autre, le village s’appela d’ailleurs Saint-Estèphe-de-Calon pendant longtemps. Le domaine, dirigé par Denise Gasqueton, s’étend sur 94 ha de vignes sur le terroir de Saint-Estèphe, et regroupe les Châteaux Calon-Ségur, Marquis de Calon (seconde marque de Calon) et Capbern Gasqueton, un Grand Cru Bourgeois tout en finesse. Calon-Ségur est un beau vignoble d’un seul tenant, composé des 3 cépages classiques de la région, dans une proportion idéale : 65 % de Cabernet-Sauvignon, 15 % de Cabernet franc et 20 % de Merlot, dont l’âge moyen des vignes est exceptionnel (40 ans). Une vinification très traditionnelle, sous la surveillance de Pascal Ribéreau-Gayon, un élevage d’une durée moyenne de 24 mois avec l’utilisation de 30 à 50 % de barriques neuves chaque année, selon la puissance du millésime, viennent s’associer à une sélection sévère de la vendange pour tirer la quintessence de ce terroir.
La dégustation
Ce Saint-Estèphe 2004 est sûrement l’une des plus belles bouteilles de la région, exceptionnel, de bouche puissante et dense, aux tanins très équilibrés, aux notes de cerise et de réglisse, un vin qui commence à peine à s’ouvrir, dans la plus pure tradition médocaine, un exemple pour beaucoup. Très beau 2003, encore fermé, plus exubérant (c’est le millésime qui veut cela), volumineux, d’une belle couleur pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière. Le 2002 est superbe, très classique, une réussite, très puissant, de robe grenat intense, au bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, un vin gras et distingué, aux tanins fermes, de garde, bien sûr. Exceptionnel 2001, aux nuances épicées, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes, de lente évolution. Le 2000, un grand vin, est encore très jeune, racé, tout en puissance, avec beaucoup de matière, des arômes de fruits rouges surmûris et de cuir, d’un grand potentiel d’évolution. Remarquable 99, qui associe structure et finesse, de couleur grenat, ample et parfumé, bien corsé, aux tanins bien équilibrés, un vin ferme et persistant. Le 98 est un très grand vin, tannique, puissant, concentré mais tout en finesse, très structuré, harmonieux, aux notes complexes (mûre, truffe…), de garde. Le 97 est de bouche fondue, riche, séduisant avec des notes de mûre, très parfumé, très rond, un vin ample au nez comme en bouche, aux tanins mûrs, d’une jolie finale. Beau 96, aux arômes de fruits surmûris, d’épices, de cuir, de couleur profonde, un vin très riche, aux tanins très équilibrés, de garde. Le 95 est particulièrement savoureux, d’une grande intensité au nez comme en bouche (cuir, griotte confite, sous-bois…), gras et dense, un grand vin parfumé, tout en bouche, de grande évolution, vraiment superbe. Prix très sages.

Au sommet. La constitution du domaine est l’œuvre de Bernard Dufouleur, qui, dans le milieu des années 1960, a acheté des parcelles diverses, autant qu’échangé, pour aboutir à un ensemble homogène et cohérent. Vignoble de 3,5 ha. Ce propriétaire sympathique peut être fier de son remarquable Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Monts Luisants 2004 (sol argilo-calcaire et très caillouteux, vignes de plus de 36 ans, élevage en fûts de chêne pendant 18 mois), de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, épices…), associant gras et intensité, de belle garde. Le 2003, aux tanins savoureux, aux arômes de fruits mûrs et de fumé, est d’une jolie charpente en bouche, non encore à maturité (le 2000 est superbe). Le Grand Cru Clos de la Roche 2003 est exceptionnel, très riche, d’une grande intensité, au nez caractéristique dominé par les fruits cuits et la réglisse, de charpente puissante, avec ces tanins bien présents, de bouche riche (griotte, humus, épices). Le 2002, très typé, au nez dominé par les fruits cuits et la réglisse, est un grand vin racé, complexe, charnu et très savoureux, de garde comme ces 2001 et 2000, qui poursuivent leur évolution. Beau Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Genevrières (sol argilo-calcaire très caillouteux, vignes de 36 ans, élevage de 18 mois en fûts de chêne), est gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, marqué par son terroir.
Voir le Classement 2008
Email : jeanmarc.dufouleur@club-internet.fr
Jean-Pierre Ellner et son épouse, Michelle, sont des propriétaires comme on les aime, chaleureux et passionnés. Pour mémoire, Charles-Émile Ellner créa, au début du siècle, sa propre maison. Ses successeurs, notamment son fils Pierre, qui en a été la véritable “locomotive”, a su transmettre à ses propres enfants cette passion pour la terre et le vin. Aujourd’hui, les cuvées sont le résultat du savoir-faire de l’aîné, Jacques, maître de chai et œnologue. Michel, plus attaché aux valeurs de la terre, s’est très souvent retrouvé aux côtés de son père et ils ont constitué le patrimoine de leur maison, Jean-Pierre s’est vu confier la tâche administrative qui devenait de plus en plus lourde. Le vignoble couvre une superficie de 54 ha répartis sur une quinzaine de communes. Superbe cuvée Prestige 98, un grand Champagne, très fin, intense au nez, tout en bouche, aux connotations fruitées persistantes avec des nuances de pomme, alliant rondeur et vivacité. Excellent rosé brut, avec ces notes de petits fruits rouges bien mûrs, d’une jolie finale au palais, très bien fait comme ce Blanc de blancs brut, pur Chardonnay, généreux et charmeur, qui associe distinction et fermeté, de jolie mousse, très fruité, très classique. La cuvée de Réserve brut Premier Cru, ample et charpentée, sent le pain grillé et l’amande, tout en persistance, d’une grande finale. Très belle cuvée Séduction, sans fermentation malolactique, particulièrement subtile et parfumée, aux arômes intenses de fruits frais et une pointe d’épices, de mousse abondante, d’une belle finale. Le brut Carte d’Or est une réussite, au nez de petits fruits secs, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, très fin, de mousse intense. Remarquable Champagne Millésimé Réserve brut 99, typé, ample et parfumé, avec des notes d’agrumes bien typiques, de bouche fruitée, de mousse persistante et légère.
Voir le Classement 2008.
Le vin de Cahors est l’un des plus anciens d’Europe. On distingue 3 secteurs, où les cépages classiques Malbec (Cot ou Auxerrois) et Tannat se plaisent, et qui produisent des vins différents : les premières terrasses argilo-limoneuses, limono-sableuses et graveleuses, sont aptes à produire des vins légers et friands, à boire plutôt jeunes; les deuxièmes terrasses et les coteaux de piémont, argilo-siliceux, argilo-calcaires, mêlés d’éboulis du causse, donnent des vins pleins, corpulents et de bonne garde; les coteaux du rebord du causse et le plateau lui-même, calcaires et argilo-calcaires, sont susceptibles de produire des vins moins gras mais plus structurés, de belle garde. Le Classement 2008 récompense les meilleurs.
Château BOVILA
Scea P.-O. Pieron
Pascal et Olivier Pieron
Rouffiac 46700 Duravel
Tél. 05 65 36 54 27
Fax. 05 65 36 44 14
Vignoble de 19 ha. Superbe Cahors 2004, très bien élevé en fûts de chêne (70% Auxerrois et 30% Tannat, sol argilo-calcaire), de bouche puissante, aux tanins mûrs, coloré, qui sent bon la groseille mûre et l’humus, tout en rondeur et structure, de très bonne évolution, à ouvrir sur un magret de canard. Leur Cahors rouge La Passion Château de Rouffiac, 70% Cot et 30% Tannat sur sol argilo-siliceux, élevé 15 mois en fûts de chêne, au nez dominé par les petits fruits noirs (cassis) et la truffe, est un vin d’excellente garde.
Château Le BRÉZÉGUET
Delphine et Jean Longueteau
D 656 46800 Saux
Tél. 05 65 24 23 94 et 06 82 84 56 30
Fax. 05 65 24 23 95
e-mail : chateaulebrezeguet@wanadoo.fr
Vignoble de 5 ha, planté sur un plateau à près de 300 mètres d’altitude dans des terres de graves calcaires, avec 80% de Malbec et 20% de Merlot. Remarquable Cahors les Vieilles Vignes 2003, fort bien élevé en barriques durant 18 mois, de robe soutenue, de bonne base tannique, gras, aux connotations caractéristiques d’épices et de sous-bois, un vin bien corsé, tout en harmonie. Le Cahors Château Le Brézéguet 2003, issu de vieilles vignes, élevé en cuves 9 à 15 mois, est plus souple, riche en couleur, charnu, sent bon la griotte et les sous-bois, très réussi.
Château de CARLAT
Joël Delgoulet
Les Hauts-Coteaux 46700 Floressas
Tél. 05 65 31 95 75
Fax. 05 65 31 93 56
e-mail : info@chambert.com
www.chambert.com
Beau Cahors Château Carlat cuvée Tradition 2003 est coloré, corsé, de bouche puissante, au nez de cerise macérée, un vin épicé en bouche, aux tanins puissants et soyeux à la fois. Intense, le Château Carlat cuvée Les Loges 2003 est l’un des meilleurs dégustés dans ce millésime, tout en couleur et en matière, au nez de griotte et de fumé, riche et gras, tout en nuances aromatiques, aux tanins savoureux. Même propriétaire que le Château de Chambert.
Château de CÉNAC
Pelvillain Frères
Gaec de Circofoul 46140 Albas
Tél. 05 65 20 13 13
Fax. 05 65 30 75 67
Toujours au sommet avec ce Cahors vieilli en Fût de Chêne 2003, riche en couleur, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux, de bouche savoureuse et persistante avec des nuances de griotte et de mûre. Remarquable, le 2002 est d’un grenat profond avec des arômes de fruits rouges surmûris, un vin riche et plein en bouche, très charnu comme il se doit, un vin qui demande encore un peu de patience. À la suite, le Cahors Château du Port cuvée Prestige 2003 (100% Cot, terroir argilo-calcaire), très bien élevé, riche en couleur comme en matière, gras, intense au nez comme en bouche, de très belle robe, un vin très réussi et très prometteur.
Château de CHAMBERT
Joël Delgoulet
Les Hauts-Coteaux 46700 Floressas
Tél. 05 65 31 95 75
Fax. 05 65 31 93 56
e-mail : info@chambert.com
www.chambert.com
Un vignoble de 60 ha qui appartient à la famille depuis 1973. Beau Cahors Tradition 2003, fort bien élevé, de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées subtiles, un vin chaleureux et très agréable. La cuvée Adonie est un vin corsé et équilibré à la fois, d’un beau rouge vif, ample et tannique, un vin de garde qui se marie parfaitement avec les viandes rouges et les fromages puissants.
Clos LA COUTALE
Philippe Bernède
46700 Vire-sur-Lot
Tél. 05 65 36 51 47
Fax. 05 65 24 63 73
www.coutale.com
À la tête des Premiers Grands Vins Classés avec ce Cahors 2004, issu d’un vignoble familial de 35 ha planté d’Auxerrois (70%), de Merlot et de Tannat, typé par son terroir, de robe foncée, avec ces notes de griotte légèrement réglissées, qui allie richesse et distinction, d’une belle finale persistante, de garde bien entendu comme le prouve ce 2001, un vin coloré, alliant charpente et velouté en bouche, très parfumé, très réussi, un vin qui poursuit son évolution et développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois.
DELMOULY et FILS
Domaine de Maison-Neuve
46800 Le Boulvé
Tél. 05 65 31 95 76 et 06 88 58 10 05
Fax. 05 65 31 93 80
e-mail : domainemaisonneuve@wanadoo.fr
www.domainemaisonneuve.com
Vignoble de 11,90 ha sur sol argileux, ferreux et légèrement calcaire (80% Cot et 20% Merlot). On comprend leur place dans notre Classement quand on goûte ce Cahors Domaine Maison Neuve fûts de chêne 2004, suave et complexe, riche en couleur comme en matière, aux notes de fruits rouges mûrs et d’épices, dense en bouche, bien structuré, généreux, de charpente fine et riche à la fois, de très bonne garde.
Château EUGÉNIE
Jean et Vincent Couture
Rivière-Haute 46140 Albas
Tél. 05 65 30 73 51
Fax. 05 65 20 19 81
e-mail : couture@chateaueugenie.com
www.chateaueugenie.com
Une propriété transmise de père en fils depuis 5 siècles. Le vignoble de 25 ha s’étend sur des terrasses, demi-coteaux et coteaux. Remarquable Cahors cuvée Réservée de l’Aïeul 2004 (85 à 90% Auxerrois et 10 à 15% Tannat, des macération longues de 20 à 25 jours en cuverie inox avec contrôle de la température et remontages programmés, puis élevage en fûts de chêne pendant 18 mois, dont 1/3 en fûts neufs, pas de collage), un vin de bouche fondue et bien parfumée, intense, au nez complexe, gras et volumineux en bouche. Beau Cahors Haute Collection 2003, pur Auxerrois, élevé en fûts de chêne neufs durant 18 mois, qui associe concentration aromatique, finesse des tanins et puissance, avec des arômes de fruits mûrs, de bouche harmonieuse. À la suite, ce Cahors cuvée Pierre le Grand 2004, au nez où dominent le pruneau et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Le 2002, de belle robe soutenue, aux notes de sous-bois et de mûre, de bouche ferme et ronde à la fois, se goûte très bien aujourd’hui.
Château FAMAEY
Luc Luyckx et Marc Van Antwerpen
Les Inganels 46700 Puy-l’Évêque
Tél. 05 65 30 59 42 et 06 77 85 94 96
Fax.05 65 30 50 53
e-mail : chateau.famaey@wanadoo.fr
www.chateaufamaey.fr
Vous aimerez comme nous leur Cahors Fût de Chêne 2003 , un vin subtil qui est de bouche fondue, de robe rubis pourpre, aux notes de griotte, charnu, savoureux, un vin qui allie puissance et souplesse, d’excellente garde. Le 2002 associe souplesse et structure, aux nuances de fruits noirs et d’épices, harmonieux et persistant.
Château GAUTOUL
Eric Swenden
46700 Puy-l’Évêque
Tél. 05 65 30 84 17
Fax. 05 65 30 85 17
e-mail : gautoul@gautoul.com
www.gautoul.com
www.achat-vins-chateau.com
Au sommet, sans ambiguïté. Remarquable Cahors cuvée Exception 2003, très bien élevé en fûts de chêne, de robe grenat, de très bonne base tannique, gras, aux notes d’épices et de sous-bois, de garde. Le 2002 commence à s’ouvrir, un vin où la finesse s’allie à un velouté exceptionnel, de couleur profonde, aux tanins riches et savoureux à la fois, gras, avec des arômes de fruits cuits. Le Cahors Charte de Padirac 2002 est de jolie robe brillante, d’un pourpre soutenu, aux notes de truffe et de mûre, concentré et charnu, un vin riche en bouquet comme en matière. Excellent Cahors 2004, de robe brillante, bien ferme en bouche, avec un bouquet corsé et des arômes de fruits rouges très mûrs.
Château NOZIERES
Maradenne Guitard
46700 Vire-sur-Lot
Tél. 05 65 36 52 73
Fax. 05 65 36 50 62
e-mail : chateaunozieres@wanadoo.fr
www.chateaunozieres.com
Coup de cœur pour ce Cahors L’Élégance 2003, 100% Cot sur sol argilo-siliceux (cuvaison longue, élevage en barriques neuves pendant 12 mois), de belle matière, un vin de couleur soutenue, au nez de cassis et de sous-bois, avec ses tanins savoureux mais très présents. Le Cahors Château Nozières 2004 (80% Cot, 20% Merlot sur sol argilo-calcaire, élevage en cuves inox), avec des notes intenses de fruits surmûris et d’épices, un vin de très bonne bouche, parfumé, charpenté, gras et persistant, vraiment très réussi comme le 2003, tout en arômes.

Château PAILLAS
Germain Lescombes
46700 Floressas
Tél. 05 65 36 58 28
Fax. 05 65 24 61 30
e-mail : info@paillas.com
www.paillas.com
Les vignes, plantées sur une parcelle de 27 ha (82% de Cot, 16% de Merlot et 2% de Tannat) ont une moyenne d’âge de 25 ans. Le Cahors 2004, de bouche classique, est typé, corsé et gras, aux tanins présents et fondus à la fois, un vin intense qui associe puissance et distinction, où dominent les fruits mûrs et le poivre. Un vin qui évolue parfaitement comme on le voit avec ce 2002, savoureux, aux tanins souples, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, alliant rondeur et charpente.
Château des ROCHES
Jean Labroue
46220 Prayssac
Tél. 05 65 30 61 49
Fax. 05 65 30 83 53
On ne peut qu’avoir un coup de cœur pour son Cahors Le Serment 2002, médailles d’Or à Mâcon et d’Argent au Challenge international du vin, élevé en fûts de chêne 18 mois, coloré, très parfumé avec ces notes de mûre et de griotte, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux et très équilibrés, à savourer sur un caneton aux figues. Le Cahors Le Bastille 2003 a ce nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, associant puissance et finesse, est un vin charnu, aux tanins riches, et le savoureux Cahors cuvée Vendémiaire 2004 a reçu une médaille d’Argent à Paris.
Château du SOULEILLOU
Jean-Pierre Raynal
46140 Douelle
Tél. 08 71 30 87 17
Tél. et Fax. 05 65 20 01 88
Au sommet avec son Cahors cuvée Diane 2002 (issu de vieilles vignes des Auxerrois et Tannat), très bien élevé en barriques de chêne, de couleur intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, aux tanins riches, d’un grand équilibre, de garde. Le Cahors Château Souleillou 2003 est bien typé, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, un vin de bouche pleine et dense.
Certains vins de Bordeaux et de Languedoc se rejoignent aujourd’hui sur un critère: leur surconcentration, qui leur donne un goût à la limite de l’écœurement, associée à des prix inadmissibles. Découlant de cela, les 2 vignobles sont également touchés par unde crise évidente, de surproduction certes, mais aussi par une « crise de confiance ». Gare au bluff, donc.
Voir débat sur AgoraVox :
LE LANGUEDOC
Franchement, quand je déguste certaines cuvées de la région, je me demande qui les achète. Très (trop) concentrés, on trouve en effet des rouges proposés en plus à des prix déments, incautionnables. Cela devrait pourtant s’assainir. À suivre.
On va se contenter des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix.
Trois cas de figure définissent la région :
- Il y a les vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. Daumas-Gassac en est le fer de lance, suivi par des Corbières (la famille Gualco, Grand-Caumont…), puis des Minervois (Blomac, Villerambert-Moureau…), et aussi d’autres appellations (Antech…). C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau.
- Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. On retrouve ici les grandes valeurs sûres comme Fabas, Vaugelas, Oustric… et quelques caves. On les retrouve tout naturellement dans le haut du Classement.
- Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables (6 à 12 €). Attention à ceux qui pourraient se laisser piéger à développer des vins de vinification plutôt que de terroir.
Des vins de mascarade
Et puis, il y a donc quelques producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.
LE BORDELAIS
Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855…, merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent.
J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 €, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.
Des prix incautionnables
En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 € (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 €, un “bon” machin à 20 € ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 €. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts…
J’ai déjà lu des articles sur des sujets cocasses, mais celui-là atteint un beau niveau. Dans le Républicain du 20 Décembre (édition Sud-Gironde, dans lequel, pour info, j’ai cessé toute collaboration depuis 6 mois), carrément à la « une » : « Un viticulteur de Landiras fait sensation : 1.000 dollars la bouteille. Un vin d’exception sur un terroir d’exception… La Rolls du vin de garage… »
Lire la suite…
Ecrit il y a 2 years, 8 months à 10:44. 3 commentaires
Désolé d’avoir « délaissé » mon Blog perso 2 ou 3 semaines. J’ai une bonne excuse : cela fait quelque temps que je prépare un nouveau site (très) important, entièrement nouveau dans le monde du vin, vraiment sans concurrence par son iriginalité, sa richesse éditoriale, et très interactif avec de nombreux flux sur les thèmes du vin, de la gastronomie, des recettes…
On l’a concocté avec patience et travail, et de longues soirées d’hiver face à l’écran. Bref, il est prêt et on le mettra en ligne semaine prochaine, ou le 1er Janvier, symboliquement.
Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le xviiie siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).
Château GRAND-PUY-LACOSTE
Domaines François-Xavier Borie
Tél. 05 56 59 06 66
Fax. 05 56 59 22 27
Email : dfxb@domainesfxborie.com
Incontestablement au sommet. François-Xavier Borie se passionne pour son Château Grand-Puy-Lacoste, qui accueille une équipe jeune, motivée et compétente. François-Xavier Borie y vit avec son épouse, Marie-Hélène, et leurs enfants, ce qui n’est pas si courant dans le Médoc. Cette propriété superbe occupe une place à part dans l’histoire des grands crus bordelais et son cadastre n’a pas changé d’un iota depuis 1855. L’encépagement est particulièrement adapté au terroir et à l’exposition. Les 55 ha de vignes (75 % Cabernet-Sauvignon, 20% Merlot et 5 % Cabernet franc) sont situés tout autour du château, sur une belle croupe très graveleuse, ce qui assure un parfait drainage naturel et un ensoleillement maximal. Le château et les bâtiments ont été rénovés, les chais et le cuvier entièrement modernisés. Les vendanges sont volontairement tardives pour obtenir la meilleure maturité possible et sont exclusivement manuelles afin de préserver au mieux la qualité des raisins. Après un égrappage total et dans le respect de la très grande tradition bordelaise, la vinification est menée de façon très classique, à commencer par de longues cuvaisons dans des cuves thermo-régulées afin d’extraire tout le potentiel de la vendange. Le vin est ensuite élevé en barriques de chêne et fait l’objet d’un suivi constant, de soins attentifs et méticuleux jusqu’à la mise en bouteilles.
Exceptionnel Pauillac 2004, de couleur très profonde, avec des tanins intenses, un nez complexe où l’on retrouve les fruits cuits (cassis, groseille, mûre) et l’humus, avec cette finale subtilement poivrée qui fait tout son charme, un vin très distingué, de belle garde. Le 2003 est toujours l’un des vins les plus séduisants de ce millésime, d’une belle robe de couleur intense et soutenue, d’un très bel équilibre en bouche, très riche et concentré, un grand vin équilibré et ample, racé, avec ces notes caractéristiques de petits fruits rouges frais, d’épices et de truffe, très prometteur. Le 2002 est une grande réussite. Beaucoup de puissance, un vin très corsé, de couleur soutenue, très riche, alliant structure et bouquet, intense au nez comme en bouche (fraise des bois, réglisse, épices). Très beau 2001, plus fin, un vin de bouche riche et charnue, tout en subtilité d’arômes (griotte, humus…), ample et séveux en finale, aux tanins savoureux, encore très jeune. Le 2000 est superbe. Couleur, structure, concentration et distinction s’associent dans ce grand vin à la fois d’une grande finesse et d’une charpente très dense, de longue garde. Très savoureux, le 99 , un vin très parfumé (humus, griotte mûre), aux tanins savoureux, alliant souplesse et charpente, qui commence à s’apprécier pleinement. Très classique, ce grand 98, de couleur grenat, puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez vraiment très caractéristique de griotte mûre et de sous-bois, exhalant des notes sauvages et persistantes, aux tanins bien présents, de garde. Le 97 est excellent, ample, rond, avec une bouche qui commence à se fondre et permet d’attendre l’évolution du grand millésime 96, très riche, concentré, de couleur soutenue, loin d’atteindre sa maturité.

Depuis plusieurs générations, on élabore à Avize de grandes cuvées de Champagne dans la famille Bonville, sur un territoire uniquement situé en Grand Cru, où le Chardonnay s’épanouit à merveille. Olivier Bonville perpétue la tradition en intégrant la Maison familiale Frank Bonville en 1996. Leur vignoble est planté à 100% de Chardonnay sur les très beaux terroirs d’Avize et Oger et donne un Champagne très représentatif de la célèbre Côte des Blancs. Il se distingue par des bulles fines et persistantes, une belle élégance et une grande finesse. “Nous vinifions en cuve inox notre Chardonnay Grand Cru, précise Olivier Bonville, et misons surtout sur la qualité des raisins dans la vigne afin d’élaborer des vins très purs, sur le fruit et très droits en finale. Au domaine, nous avons voulu vinifier la plus vieille parcelle de l’exploitation, “Les Belles Voyes”, en fûts de chêne. Nous souhaitions obtenir de la rondeur et des arômes plus complexes, notamment de torréfaction. Cette cuvée rend hommage à mon grand-père Franck Bonville. Elle reste confidentielle, nous n’en produisons que 2000 bouteilles, c’est un Champagne assez élitiste qui rencontre un franc succès auprès de notre clientèle française et étrangère.” Olivier Bonville nous entraîne dans les méandres de l’exploitation familiale pour goûter une cuve des dernières vendanges, un tonneau de la future cuvée Les Belles Voyes qui ne sera commercialisée qu’après un long vieillissement en cave. Des labyrinthes de galeries taillées à la main où dorment paisiblement cinq années de stock nécessaires à la lente maturation de ses cuvées de Champagne, Grand Cru Blanc de Blancs. Des vinifications classiques aux vinifications sous bois, la palette aromatique est complète. À la dégustation, les cuvées sont tout en persistance d’arômes, évoquent les agrumes et les fruits blancs et évoluent vers des notes plus complexes de mûre, de vanille et de pruneau. D’une belle longueur franche en bouche, très bien équilibrées, d’une grande richesse au palais, les vins sont tout en subtilité. L’élégance est au rendez-vous et la présentation de ces précieux flacons vient achever avec délicatesse le travail du vin.

Recommandé par des Influenceurs
Je ne m’en lasse pas. Voilà bien 2 approches du vin. La 1ère, risible et mercantile (je vous laisse juge) quand on avoue (Marie Schyler, ici chez Kirwan -éliminé de mon Guide depuis quelques années, aujourd’hui chez Pichon Baron, n’en est certes pas moins sympathique, mais il vaut mieux se taire, parfois, devant une caméra…) que l’on « fait » un vin pour avoir de bonnes notes chez Parker (ce dernier particulièrement attaqué sur ses méthodes en ce moment dans un livre de son ex collaboratrice…), nonobstant toute idée de terroir et de caractère, et, l’autre, défendu par ce grand monsieur du vin, qui pense comme nous, bien sûr.
Ne vous en privez donc pas.
Voir : YouTube – Mondovino
Relayé au blog PDG, à Teos, à Encyclopédie du vin, à Guide Millésimes, à VinoVox, Encyclopédie mondiale des vins, 20-20, Guide du Vin…