C’est l’une des plus belles bouteilles bourguignonnes savourée depuis longtemps : celle de mes amis Chevillon et Chézeaux avec leur Nuits-Saint-Georges Champs Perdrix (vous les verrez là : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=BOURGOGNE&rech2=COTE-DE-NUITS) ou là : http://www.vinsdusiecle.com/domainechevillonchezaux/) : un (très) grand vin où toute la suavité de ce que doit être un grand Bourgogne est présente : la force des arômes (griotte, mûre sauvage, myrtille) avec cette pointe fine épicée associée à l’odeur du cuir neuf, une puissance en bouche persistante et tout en élégance, et un bien beau potentiel. Le tout à un prix qui ferait rougir un bon nombre de crus plus réputés… Chapeau.

Richard Ducousset, patron des Editions Albin Michel (mon soutien et un ami de 27 ans, http://www.albinmichel.fr/) me demande mon avis sur le bien-fondé de publier un livre anti Parker (dénonçant ses méthodes et le « système » Parker) qu’on lui propose. Resituant l’impact surtout américain de Parker, important dans les châteaux bordelais, inexistant pour les autres régions et quasiment nul en France au niveau du grand public, et, même si Parker n’est pas vraiment ma tasse de thé (et qu’un brûlot critique envers lui ne me gênerait donc pas), force est de constater que, sur le plan éditorial, les ventes d’un tel livre seraient anecdotiques.