Pour la Champagne, les vins, comme les références, ont changé, et on peut s’interroger, posément, intelligemment, sur les prix et la typicité. Voici ce qu’il faut comprendre :

– Le terroir joue son rôle pleinement et les territoires de Grands ou Premiers Crus ont une influence certaine (comme en Bourgogne, et plus à Bordeaux, voir plus loin) sur la typicité des vins. Notre Classement a donc tenu compte de cela et il se répartit selon les quatre grandes régions viticoles champenoises.

On ne fait évidemment pas le même vin à Avize ou aux Riceys, chacun ayant une spécificité propre, c’est tant mieux et passionnant.

– Dans chacune de ces régions, comment ne pas faire accéder à la tête du Classement un grand nombre de vignerons et maisons familiales qui offrent une typicité réelle, mettent en avant l’originalité des sols, faisant ressortir ici le Pinot meunier, là un territoire spécifique de Grand ou Premier Cru, la Biodynamie, le respect de la Nature, le traitement des sols à la charrue, tout cela exacerbe ce que l’on attend d’un vrai grand vin : son originalité.

C’est le résultat d’une persévérance hors-normes de la part de ces vignerons.

– Car on ne veut plus de cuvées identiques, année après année, issues d’innombrables assemblages (parfois 150 vins différents), ni de simples belles étiquettes : le Champagne est un vin et il se dévoile d’autant mieux quand il change selon les millésimes, les cépages et les sols et… bien rares sont les grandes maisons historiques qui peuvent se targuer, grâce, principalement, à leurs propres vignobles, d’offrir un tel panel. Vous verrez que l’on peut les compter sur les doigts dans le Classement.

– Un Champagne de vigneron, c’est aussi le Champagne d’un homme (ou d’une femme), qui ne compte pas ses heures, prend sa voiture pour livrer, partage sa passion avec ses clients… bref, tout ce qu’un représentant ne risque pas de vous apporter.

Car il y a aussi de très grandes cuvées de marques bien trop chères, qui imposent leurs prix en jouant aussi bien sur des campagnes de publicité qu’elles sont les seules à pouvoir s’offrir ou à force “cadeaux” auprès des hôteliers ou restaurateurs, sur une plage ou dans une discothèque. On est loin de l’expression du terroir… Entre un grand Champagne de vigneron et certaines cuvées de base du négoce, au même prix, il y a une sacrée différence qualitative !

Faites-vous plaisir sans vous faire avoir à L’Amour du Vin ! A force de rencontrer des viticulteurs et déguster leurs vins, Patrick Dussert-Gerber et ses enfants Mélodie et Thibault, ont souhaité en faire profiter le plus grand nombre.

  • En 2020, ils ouvrent leur première boutique à Gradignan : chaleureuse, moderne, le concept est innovant et unique en France. Les vins sont vendus au même prix qu’à la propriété, sans aucune marge ni commission. L’intégralité des ventes est reversée directement aux vignerons, ce sont ces derniers qui souscrivent une adhésion annuelle.

La sélection est rigoureuse, un seul vigneron par appellation, exception faite de la Champagne ! De la Loire à la Bourgogne, de la Champagne à la Provence, du Bordelais à l’Alsace, du Rhône au Beaujolais, les vins sont élevés par des vignerons passionnés, sélectionnés pour leur excellent rapport qualité/prix/typicité.

  • En 2021, une deuxième cave ouvre à Arcachon, dans le quartier de l’Aiguillon. Mélodie et Thibault ont à cœur de valoriser le travail des vignerons et organisent des dégustations en leur présence, l’occasion pour eux de partager leur amour du vin.

En parallèle, le Site marchand de l’Amour du Vin connait un succès immédiat : les frais de livraison par Ups sont offerts à partir de 99 € !

En Languedoc: aux côtés des grands 2019, 2018, 2017, 2016 et 2015, les 2013 sont superbes et l’on va ainsi jusqu’en 2006. Les hommes et les femmes s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés.

Faites-vous plaisir, voici les meilleurs !

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Domaine BASSAC
Domaine Le CLOS DE BELLEVUE
Domaine BERTRAND-BERGÉ
Domaine Les CASCADES
Domaine CAVAILLES
Château La CLOTTE-FONTANE
Domaine La CROIX CHAPTAL
Mas de DAUMAS-GASSAC
Domaine de L’ESCATTES
L’ESTABEL
Domaine de FAMILONGUE
Château du GRAND-CAUMONT
Château GRAND-MOULIN
Domaine Les GRANDES COSTES
Domaine GUIZARD
Domaine de L’HERBE SAINTE
Domaine LACROIX-VANEL
Domaine MARTINOLLE-GASPARETS
Château MIRE-L’ÉTANG
MAS DU NOVI
Château PEPUSQUE
Château des PEYREGRANDES
Cave de ROQUEBRUN
Domaine des SAUVAIRE
Domaine La TOUPIE
Domaine de La VIEILLE
Vignerons de CAMPLONG

– Dans le Médoc, misez sur les 2017, 2016, 2014, 2012, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous toujours plaisir avec les 1999, 1996 ou 1990. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2013 et 2005.

– Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2017, 2015, 2014, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002, peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Le 2013 se maintient, certes beaucoup moins intéressant que le 2012. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

– À Saint-Émilion, les 2014 et 2011 sont très classiques et charmeurs, comme le 2007. Le 2013 n’a pas beaucoup d’intérêt. Beaux millésimes 2018, 2016, 2015, 2010 et 2009, le 2008 un ton en-dessous, 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par le 2005 ou le 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2007 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste.

– Dans les Graves, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004 sont excellents, en blancs comme en rouges. Issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, dans l’appellation Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des beaux vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte. Attention néanmoins à des prix incautionnables de certains vins de Pessac-Léognan.

– Dans les Côtes ou Bordeaux Supérieur, on peut acheter les millésimes 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2012 à 2006, avec l’opportunité des excellents 2012, 2011 et 2008. Les meilleurs tiennent la distance avec les millésimes 2006 ou 2002.

– Pour Sauternes, privilégions la finesse au côté sirupeux, préfèrons la fraîcheur à la liqueur. Ici, les millésimes 2017, 2016, 2011 et 2007 sont formidables, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2012, 2005 et 2003 certainement moins intéressants, et le 2004 particulièrement savoureux et classique.

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Château d’AGASSAC
Château AMPÉLIA
Château ANGELOT ROBIN
Château des ARNAUDS
Château BALESTARD La TONNELLE
Château BEAUREGARD
Vignobles BEDRENNE
Château BÉGOT
Château BELLE GARDE
Château BELLES-GRAVES
Château BELLEVUE-FAVEREAU
Château BERTHENON
Château BEYNAT
Château BOIS CARRÉ
Château BOSSUET
Château Le BOURDIEU
Château BOUSCAUT
Château BRAN de COMPOSTELLE
Château La BRIDANE
Château CAILLIVET
Château Le CAILLOU
Château CANON-CHAIGNEAU
Château CANTENAC
Domaine de CARTUJAC
Château CASTERA
Château CERTAN de MAY de CERTAN
Vignobles CHAIGNE et Fils
Château CHAMP DU MOULIN
Château CHAMPION
Château de CHANTEGRIVE
Château CHENE-VIEUX
Domaine de CHEVALIER
Clos LOUIE
Château de CÔME
Château La CONFESSION
Château CONFIDENCE DE MARGAUX
Château CORBIN MICHOTTE
Château COS LABORY
Château COUCY
Château COUREAU
Château COUSTOLLE
Château LA CROIX
Château CROIX DE LABRIE
Château La CROIX MEUNIER
Château La CROIX de QUEYNAC
Château LA CROIX-TOULIFAUT
Château CROIX du TRALE
Château CROQUE MICHOTTE
Château du CROS
Château DAVID
Château DESMIRAIL
Château DEVISE d’ARDILLEY
Château d’EYRAN
Château FALFAS
Château La FLEUR GRANDS-LANDES
Château FONROQUE
Château FONTBONNE
Château FOURCAS-DUPRÉ
Château FRANC LARTIGUE
Château de FRANCE
Vignobles Jean GALAND et ses Enfants
Château La GALIANE
Vignobles GASSIES-GAUTEY
Château GLORIA
Château GONTET – Vignobles Robin
Château La GRÂCE DIEU DES PRIEURS
Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
Château La GRACE FONRAZADE
Château GRAND CORBIN-DESPAGNE
Château GRAND-PEY-LESCOURS
Château GRAND-PUY-LACOSTE
Château GRAND RENARD
Château La GRANDE ÉTOUBLE
Domaine de GRANDMAISON
Château AUX GRAVES DE LA LAURENCE
Château Les GRAVES
Château de GRAVIERS
Château de La GRENIERE
Château GUIMBERTEAU
Château HAUT-CALENS
Château HAUT-LAGRANGE
Château HAUT-MARBUZET
Château HAUT-SAINT-CLAIR
Château HOURBANON
Château HOURTIN-DUCASSE
Vignobles JALOUSIE BEAULIEU
Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François
Château JOUVENTE
Château JURA-PLAISANCE
Château LABAT
Château LAFARGUE
Château LAFLEUR du ROY
Château LAFON
Château LAGARDE
Château LAJARRE
Château LAMOTHE-DESPUJOLS
Château LAMOTHE VINCENT
Château LARIBOTTE
Château LARTIGUE CEDRES
Château LASCOMBES
Château de LAUSSAC – Vignobles Robin
Château LAYAUGA-DUBOSCQ
Château LEOGNAN
Château LESCANEAUT
Château LOUPIAC-GAUDIET
Château LUCHEY-HALDE
Château MACQUIN
Château MARCHAND BELLEVUE
Château MARQUIS DE TERME
Château de MAUVES
Château MAYNE LALANDE
Château de La MAZEROLLE LA GRAVELIÈRE
Château MELIN
Château des MOINES
Château MONTROSE
Château MORLAN-TUILIÈRE
Château MOULIN DE MALLET
Château du MOULIN VIEUX
Château de MUSSET
Chateau OLIVIER
Château La PAILLETTE
Château de PANIGON
Château de PARENCHÈRE
Château de PASQUETTE
Château du PAYRE
Clos du PÈLERIN
Château PENIN
Château du PERIER
Château PETIT MANGOT
Château PICHON-BELLEVUE
Château PLANTIER ROSE
Château PLINCE
Château PONT LES MOINES
Château de PRESSAC
Château CLOS des PRINCE
Château PUY RAZAC
Château RICHELIEU
Château ROL VALENTIN – Vignobles Robin
Les Domaines ROLLAN DE BY
Château de ROQUEBRUNE
Château ROQUEFORT
Château LA ROSE BRANA
Château ROUMAGNAC La MARÉCHALE
Château ROYLLAND
Château SAINT-GEORGES
Château SIRAN
Château Le SOULEY-SAINTE-CROIX
Château ST ESTEPHE
Le TEMPLE de TOURTEYRON
Château THURON
Château TOUR CALON
Château TOUR DE BESSAN
Château LA TOUR DU PIN FIGEAC
Clos TRIMOULET
Château La TUILERIE DU PUY
Château le TUQUET
Château VALENTIN
Château de VALOIS
Château VIEUX RIVALLON
Château VIEUX SARPE
Clos VIEUX TAILLEFER – Vignobles Robin
Château VILLEGEORGE
Château de VIMONT
Château VOSELLE

La Bourgogne est l’un des plus vieux vignobles français, qui s’étend sur des sols d’une richesse magique : marnes kimeridgiennes à Chablis, de silice, calcaire, argile, marnes pour les plus grands rouges (ceux des mi-coteaux), argilo-calcaire en pentes douces pour les plus grands blancs, etc.

Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet (Chartron, Carillon, Joly…), Meursault (Guyon, Bocard, Seguin-Manuel…) ou Chablis (Robin, Tremblay, Geoffroy…), qui dévoilent une minéralité envoûtante et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir.

Et, en rouges, pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés. Pour vous en assurer, et à des prix très sages, débouchez les bouteilles de Denis, Doreau, Bertheau, Cacheux, Prunier, Gelin, Delagrange, Bader-Mimeur, Bellefond, Virely-Rougeot… ou celles d’Esmonin, Pierre Bourée, Gros, Manuel Olivier, Coudray-Bizot ou Monts-Luisants… et les autres.

Pour les prix, beaucoup prétendent qu’ils sont beaucoup trop chers. La réponse sera normande :

– Non. Un Premier Cru de Chablis à moins de 20 €, vous trouvez cela cher ? Un Premier Cru de Nuits-Saint-Georges ou de Pommard, un Meursault à 40 €, un Pernand-Vergelesses à 18 €, un Côte de Nuits ou un Monthélie à 12 €… valent bien leurs prix, si on sait chez quel vigneron se les procurer.

– Oui. Pour les plus chers, bien sûr, les prix s’envolent, mais la très faible quantité explique aisément la chose. Et quelle envoûtement en bouche : année après année, les vins sont toujours aussi grands, à Volnay comme à Corton, à Fixin comme à Chambolle-Musigny, sans parler des Grands Crus.

On est loin des breuvages fabriqués par un œnologue au fin fond du Languedoc ou de Bordeaux, à grand renfort de sophistications techniques. Et puis, il n’y pas de comparaison entre un Puligny-Montrachet à 100 € et un autre blanc de Bordeaux au même tarif…

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Robert AMPEAU et Fils
BADER MIMEUR
Clos BELLEFOND
Domaine BERTHAUT-GERBET
Domaine Guy BOCARD
Domaine Albert BOILLOT
Domaine René CACHEUX et Fils
Domaine Jacques CARILLON
Domaine du CHALET POUILLY
Domaine COUDRAY-BIZOT
Eric DARLES
Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
Domaine DENUZILLER
Gérard DOREAU
Domaine FRIBOURG HACQUARD
Domaine Pierre GELIN
Domaine Alain GEOFFROY
GLANTENET Père & Fils
Domaine Antonin GUYON
Domaine HEIMBOURGER Père et Fils
Château de L’HESTRANGE
Domaine Albert JOLY
Domaine LUQUET depuis 1878
Domaine MATHIAS
Domaine des MONTS LUISANTS
Albert MOROT
Sylvain MOSNIER
Jean-Marie NAULIN
Domaine Manuel OLIVIER
Domaine Gérard et Laurent PARIZE
Domaine de la POULETTE
Domaine Michel PRUNIER et Fille
Domaine Guy ROBIN
Domaine SANGOUARD-GUYOT
Domaine & Maison Stéphane De SOUSA
Gérard TREMBLAY
Domaine Alain VIGNOT
Domaine VIRELY-ROUGEOT
Domaine Guillaume VRIGNAUD

Dans le Rhône: de 2020 à 2009, on est sûr de se faire plaisir, le 2011 est splendide, le 2008 est un peu décevant, le 2007 est remarquable, supérieur au 2006. Les 2017 et 2013 se goûte très bien. Les 2005 et 2003 sont très (trop) mûrs, le 2004, très classique. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 2002, 1998, 1995 ou 1990.

De Vienne en Avignon, les rouges, charnus, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois, sont des vins denses et chaleureux comme nous les aimons. On déguste des blancs rares et savoureux (Condrieu, Ermitage, Saint-Joseph et Châteauneuf-du-Pape), issus de raisins qui se plaisent à merveille dans ces sols pauvres, exceptionnels pour la vigne qui doit chercher sa nourriture en profondeur. Les meilleurs vins, dans de nombeuses appellations (Cairanne, Vacqueyras, Vinsobres, CDR-Villages…), bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, viennent conforter le terroir et la main de l’homme, qui font la différence.

Voici les meilleurs de l’année !

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Domaine l’ABBE DINE
Domaine ALARY
Pierre AMADIEU
Domaine de L’AMAUVE

Domaine des ANGES
Domaines AIME ARNOUX
Vignobles ASSEMAT
Château BEAUCHENE
Château BIZARD
Guy BONNAND
Château La CANORGUE
Domaine la CAVALE
CAVE DES VIGNERONS RÉUNIS
CLOS des CAZAUX
Domaine de CHAMP-LONG
Domaine du CHÂTEAU VIEUX
Famille Elie JEUNE
Domaine EYGUESTRE
Domaine Jacques FAURE
Château FONTVERT
Domaine la GARRIGUE
Vignoble des TEMPLIERS
Domaine LEMÉNICIER
EARL Vignobles LEVET
Domaine de MAGALANNE
Domaine MAS SAINT LOUIS
Domaine André MATHIEU
Famille MAYARD
Domaine La MEREUILLE
Château MONGIN
Domaine du MOULIN
Château MOURGUES du GRÈS
MOURIESSE VINUM
Domaine du PERE CABOCHE
Château La ROLIÈRE
Domaine de ROSIERS

Domaine la ROUBINE
Famille SABON DE ROCHEVILLE
Château SAINT-ESTEVE D’UCHAUX
Domaine de TARA
Domaine de TAVERNEL
Domaine de la TÊTE NOIRE
Domaine du TIX
Château TROIS COLOMBES les RAMEAUX

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Dans la Loire: si les millésimes 2013 et 2012 ne sont pas évidents, en rouges, le 2011 tire son épingle du jeu, même si les quantités ne sont pas au rendez-vous. Les 2019, 2018, 2016, 2015, 2014, 2010 et 2009 sont superbes, gras, denses, très parfumés. Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles.

Les blancs secs 2020 à 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, où les vins possèdent un réel potentiel d’évolution. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (beaux 2000, 1998 ou 1995). Beaux liquoreux en 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2011, 2010, 2009, 2007, 2004, 2003 et 2001.

Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Il suffit de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé Silex pour s’assurer de la typicité des vins. En Anjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici. À Quincy comme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, à Menetou-Salon ou en Saumur-Champigny, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée.

Jean-Claude et Didier AUBERT
Domaine Guy BAUDIN et Fils
Francis BLANCHET
Le LOGIS de la BOUCHARDIERE
Domaine des BOUQUERRIES
Domaine de la CHAISE
Domaine CHARBONNIER
Château du COING de SAINT FIACRE
Domaine de la COMMANDERIE
Domaine Serge DAGUENEAU & Filles
Firmin DEZAT
DEZE Gatien
Domaine Valentin DEZE
Domaine Nathalie et David DRUSSÉ
Domaine DUBOIS
Domaine de la DURANDIÈRE
Domaine de l’ERMITAGE / CHAVET
Domaine de l’ÉTÉ
Domaine de la FONTAINERIE
Domaine FOUASSIER
Domaine de la GARENNE
Domaine des GÉLÉRIES
GITTON Père et Fils
Domaine GOURON
Domaine de la GUILLOTERIE
Domaine HAUTE FÉVRIE
Denis JAMAIN
Domaine LECOMTE
Éric LOUIS
Michel MORILLEAU
Henry NATTER
Domaine de NOIRÉ
Domaine des OUCHES
Scea Roger PABIOT et ses Fils
Domaine de la PALEINE
Domaine PETIT & Fille
Domaine Jean-Paul PICARD & Fils
Domaine PLESSIS GLAIN
Earl POIRON-DABIN
Domaine des RAYNIÈRES
Domaine de la RENAUDIE
Domaine Daniel REVERDY & Fils
Château des ROCHETTES
Domaine de SARRY
Domaine de la TOURLAUDIÈRE
Thierry VERON
Domaine du VIEUX PRESSOIR

Pour la Champagne, les vins, comme les références, ont changé, et on peut s’interroger, posément, intelligemment, sur les prix et la typicité. Voici ce qu’il faut comprendre :

– Le terroir joue son rôle pleinement et les territoires de Grands ou Premiers Crus ont une influence certaine (comme en Bourgogne, et plus à Bordeaux, voir plus loin) sur la typicité des vins. Notre Classement a donc tenu compte de cela et il se répartit selon les quatre grandes régions viticoles champenoises.

On ne fait évidemment pas le même vin à Avize ou aux Riceys, chacun ayant une spécificité propre, c’est tant mieux et passionnant.

– Dans chacune de ces régions, comment ne pas faire accéder à la tête du Classement un grand nombre de vignerons et maisons familiales qui offrent une typicité réelle, mettent en avant l’originalité des sols, faisant ressortir ici le Pinot meunier, là un territoire spécifique de Grand ou Premier Cru, la Biodynamie, le respect de la Nature, le traitement des sols à la charrue, tout cela exacerbe ce que l’on attend d’un vrai grand vin : son originalité.

C’est le résultat d’une persévérance hors-normes de la part de ces vignerons. Voici les meilleurs !

ALLOUCHERY-DEGUERNE
Michel ARNOULD et Fils
Paul BARA
BARON ALBERT
BARON-FUENTÉ
Brigitte BARONI
BEATRIX DE GIMBRES
Benoit BEAUFORT
Herbert BEAUFORT
BEAUMONT des CRAYÈRES
BERTHELOT-PIOT
A. BOATAS & Fils
Champagne Patrick BOIVIN
BOURDAIRE-GALLOIS
R. BOUTILLEZ MARCHAND
Christian BRIARD
BRIAUX LENIQUE
CAMIAT et Fils
Jean-Yves de CARLINI
J. CHARPENTIER
CHARPENTIER
Gaston CHIQUET
CLERGEOT Père et Fils
Lucien COLLARD
COPINET Marie
Charles COQUET
Pierre COURTOIS
C. COUTELET
DAUBY
Sébastien DAVIAUX
Alain DAVID
Franck DEBUT
Jacques DEFRANCE
Paul DÉTHUNE
DEUTZ
André DILIGENT et Fils
DISSAUX VERDOOLAEGHE et Fils
DORÉ LÉGUILLETTE
Didier DOUÉ
Veuve DOUSSOT
ELLNER
ESTERLIN
FLEURY-GILLE
FORGET-CHEMIN
GAMET
GARDET
GATINOIS
GOSSET
GRASSET-STERN
Jean Pol HAUTBOIS
HUGUENOT-TASSIN
JEAUNAUX-ROBIN
JM GOBILLARD et Fils
Angélique LACROIX
LACROIX-TRIAULAIRE
LADY DOLAN
P. LANCELOT-ROYER
Paul LAURENT
Xavier LECONTE
Pierre LEGRAS
LEGRAS et HAAS
LEJEUNE-DIRVANG
LEOPOLDINE
Veuve Maurice LEPITRE
LÉTÉ-VAUTRAIN
Alain LITTIÈRE
LOCRET-LACHAUD
Gérard LORIOT
MANDOIS
MANNOURY
Olivier et Laëtitia MARTEAUX
Denis MARX
Domaine de MARZILLY
Thierry MASSIN
Pierre MIGNON
Yvon MOUSSY
MOYAT-JAURY-GUILBAUD

G.H. MUMM
NERET VELY
Francis ORBAN
Étienne OUDART
Hubert PAULET
PÉHU-GUIARDEL
Jean-Michel PELLETIER
Champagne PENET
PERRIER-JOUËT
Daniel PERRIN
PERRON BEAUVINEAU
PHAL B. DE BEAUFORT
PIOLLOT Père et Fils
PLOYEZ-JACQUEMART
POINSOT Frères
POL ROGER
Yannick PRÉVOTEAU
Didier RAIMOND
Jacques ROBIN
Louis ROEDERER
ROGGE-CERESER
ROYER Père et Fils
SADI-MALOT
SOLEMME
De SOUSA et Fils
SOUTIRAN
TAITTINGER
THÉVENET-DELOUVIN
J.M. TISSIER
Michel TURGY
VAZART-COQUART
Maurice VESSELLE
Jean VESSELLE
VIGNON Père et Fils
DE VILLEPIN
VILMART
VINCENT D’ASTRÉE

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L’Alsace
L’Alsace est l’exemple caractéristique des grandes régions vinicoles et gastronomiques françaises où le mariage des vins et des mets peut surprendre le plus. Bien sûr, on connaît les spécialités du pays, les choucroutes, les fromages, les charcuteries ou le kouglof, et l’intensité aromatique des grands crus, alliant finesse et richesse en bouche. On se doute bien qu’un vin d’Alsace se déguste aussi avec des crustacés ou des fruits de mer mais on oublie parfois l’extraordinaire osmose d’un Muscat avec des asperges, par exemple. Les vins peuvent se boire pratiquement tout au cours d’un repas. Sur la choucroute (Riesling), avec une sole meunière (l’Alsace est riche également de poissons de rivière), avec des crustacés. Plus original, le fameux “poulet au Riesling”, une blanquette de veau à l’ancienne. La puissance de son bouquet et sa persistance aromatique en bouche place le Gewurztraminer comme un apéritif idéal. Il est superbe (comme le Pinot Gris) avec un pâté en croûte ou une terrine de foies blonds, ainsi que sur la tarte flambée. Les Vendanges Tardives se savourent sur un foie gras d’oie d’Alsace, au naturel ou en brioche, et sur des fromages forts comme le maroilles, le munster ou le roquefort. 

Le beaujolais
Il y a deux façons de déguster les crus du Beaujolais : dans leur jeunesse, en profitant de leur couleur et de leur fruité avec des charcuteries, des rillons, des fromages à pâte molle ou une viande rouge grillée (les Beaujolais-Villages, les crus de Brouilly, Côte-de-Brouilly, Chiroubles et Saint-Amour sont parfaits), ou parvenant à maturité, notamment les crus plus charpentés, c’est-à-dire avec un minimum de quatre à cinq années d’évolution, sur une cuisine plus élaborée. Les blancs sont remarquables.
– Fleurie, Juliénas. Très parfumés, à dominante de fruits rouges et de sous-bois, à présenter avec une oie farcie, un fromage bleu (Auvergne ou Bresse), ou un gibier (perdrix).
– Chénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié. Bouquetés et denses, parfaits sur une terrine de gibier, du jambon fumé ou un foie de veau. 



Le bordelais
Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau.
Margaux. Prédominance à l’élégance et la structure. Un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume.
– Moulis et Listrac. De l’agneau, des viandes rouges, avec une prédominance pour un foie de veau sur un millésime à maturité, ou des ramiers aux cèpes en cocotte qui s’accordent bien avec le “moelleux” du vin.
Saint-Estèphe. Puissant et concentré dans sa jeunesse, un très grand vin typé qu’il faut aussi savoir attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce ou une bécasse.
Pessac-Léognan et Graves. En blancs, les vins, alliant finesse aromatique et persistance en bouche, s’associent à un veau en sauce ou une alose. Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction sur du veau rôti, de l’agneau ou un gigot à la ficelle.
– Fronsac et Canon-Fronsac. Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés, qui s’accordent bien avec un curry de mouton ou de l’agneau rôti.
Lalande-de-Pomerol. Couleur, concentration aromatique et onctuosité en bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des viandes, un magret de canard ou de l’agneau en croûte.
– Lussac, Montagne, Puisseguin et Saint-Georges-Saint-Émilion. Bonne matière tannique, rondeur et bouquet. Idéal sur de l’agneau au four, des brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir le caractère épicé du vin. Sur un vieux millésime, des mets plus riches comme un canard farci, un curry et les civets.
Saint-Émilion. Parfumé, corsé, un vin dense et ferme, pour viandes rôties et gibier à plume.
Pomerol. Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure, denses et veloutés en bouche “collent” avec la plupart des gibiers et les truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Essayez les œufs à la broche aux truffes fraîches.
Côtes-de-Bourg et Blaye. Colorés, alliant charpente et rondeur en bouche, les Côtes-de-Bourg se marient avec du veau (sans sauce), de l’agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume pour les vins parvenus à maturité. Le caractère légèrement épicé de ces crus les prédispose à un curry de poulet par exemple, des viandes en sauce légère ou des rognons.
– Loupiac et Liquoreux. Plus souple, plus fruité, un vin tout en nuances aromatiques, onctueux, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux de Sauternes.
Entre-Deux-Mers. Francs, légers, fruités, des vins blancs secs surprenants par leur rapport qualité-prix, à découvrir sur les fruits de mer et les crustacés.
Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Souples et colorés, alliant charpente et bouquet, les vins se goûtent avec toutes les viandes rouges, mais aussi, pour des millésimes plus évolués, sur une escalope de veau ou un navarin de mouton. Les Bordeaux blancs sont francs et fruités.

La Bourgogne
– Auxey-Duresses. Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers.
Chablis. Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière.
– Chambolle-Musigny. Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse.
– Puligny-Montrachet et Chassagne-Montra­chet. Bouquetés, secs et suaves à la fois, de beaux vins tout en persistance aromatique, pour les poissons et les viandes blanches cuisinées.
– Corton-Charlemagne. Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar.
– Fixin. Solide et coloré, un Fixin se goûte fort bien avec une palombe, un coq au vin, voire un curry de mouton.
– Mâcon. Une escalope (ou une langue) de veau et des poissons grillés pour le blanc, le gibier à plume pour le rouge qui s’accorde également avec une raclette.
– Meursault. Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet.
– Nuits-Saint-Georges et Volnay. Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon.
Pommard. Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier.
Pouilly-Fuissé. Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet.
– Rully. Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier. Le blanc avec tous les poissons.
Santenay. Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère.
– Vosne-Romanée. Concentration aromatique et velouté demandent un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un râble de lièvre. 



La Champagne
Pour le Champagne, s’il est bien sec, à l’apéritif ; s’il est demi-sec ou doux, au cours d’un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries). Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne, délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier. Un vin idéal avec des crustacés, ou, s’il est plus charpenté (une cuvée de Prestige), sur un poisson en sauce ou un feuilleté de turbot. Le Champagne rosé s’apprécie sur une viande blanche ou sur un gâteau au chocolat (pas trop sucré). 

Le Languedoc
– Corbières, Faugères, Côtes-du-Roussillon, Fitou, Coteaux-du-Languedoc et Minervois. En rouge, le vin est marqué par des connotations fruitées et épicées caractéristiques qui lui permettent de tenir sur le gibier, les saucisses, le lièvre, avec un brie, sur les cassoulets du pays voire sur les pâtés à base de viande de mouton, qui sont légèrement sucrés. Le rosé se déguste sur les terrines ou un poulet basquaise, et les blancs avec les poissons, des volailles rôties ou sur un lapin à la moutarde. 

La Provence
Bandol et Cassis. Des vins rouges riches en arômes et en saveurs, avec cette touche vanillée, qui se marient avec des plats épicés. Pour des millésimes plus anciens, sur un lièvre à la royale, une poularde en croûte de sel ou un reblochon. Le rosé tient sur une ratatouille, une saucisse grillée ou des brochettes de rognons, et le blanc sur une escalope ou un sandre au beurre blanc.
Coteaux Varois, Baux et Coteaux-d’Aix. Des rouges colorés, parfumés, aux notes de fruits rouges mûrs et d’humus, au caractère affirmé, qui se goûtent fort bien sur un foie, une selle d’agneau aux herbes ou un gigot. Goûtez le rosé, bien frais, sur des paupiettes de veau ou un veau Orloff.
Côtes-de-Provence et Corse. Des rouges alliant couleur, parfums et souplesse en bouche, qui se marient avec une bonne potée, un rôti de porc froid ou un carré d’agneau. Pour les blancs, fruits de mer et bouillabaisse, tandis que le rosé se déguste avec une morue grillée ou des calmars. 

Le Sud-Ouest
Bergerac et Monbazillac. En Bergerac et Côtes-de-Bergerac, les rouges, parfumés et souples, sont adaptés à des viandes grillées, une côte de veau, un cassoulet ou une daube. Le blanc sec s’associe avec des écrevisses, des sardines grillées. Les moelleux, très fruités, aux connotations de miel, se goûtent à l’apéritif, en dessert sur une île flottante ou un flan, sur un bleu et le foie gras.
– Cahors. Un vin riche en couleur comme en charpente qu’il faut apprécier avec des tripes, du gibier (chevreuil), un caneton aux figues, une oie rôtie aux marrons et aux pommes.
– Gaillac. Le rouge s’adapte à la plupart des viandes et des plats légèrement épicés. Le blanc est vif et rond à la fois, à déboucher sur les poissons de rivière.
– Jurançon. En blanc sec, un vin au nez de fruits secs, racé, tout en bouche, avec les poissons de rivière, et, en moelleux, un vin bouqueté, onctueux et typé, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux des autres liquoreux.
Madiran. Complexe et concentré, très parfumé, aux tanins fermes et puissants, très typé, un vin qu’il faut savoir attendre, à boire avec une viande en sauce, le gibier à poil ou un cassoulet. 

Le Val de Loire
Chinon. S’il est jeune, avec une volaille ; s’il est parvenu à maturité, il convient aux viandes rouges, à un canard ou à un gibier cuisiné légèrement. Issu du Chenin, le blanc est remarquable.
Coteaux-du-Layon. Des moelleux à déguster à l’apéritif, sur les charcuteries, avec un foie gras ou des fromages bleus. Goûtez-les sur un saucisson brioché ou un homard.
Sancerre et Pouilly-Fumé. Sec, nerveux et fruité, le blanc se goûte avec les fruits de mer, les rillettes, l’andouillette au vin et les poissons. Le rosé s’adapte à toutes les charcuteries, et le rouge à un canard ou à une dinde aux marrons. Le Quincy est tout aussi séduisant par son fruité.
Saumur et Anjou. Un blanc sec et floral, idéal sur une côte de veau ou des rillons, et des rouges que la plupart des dégustateurs apprécient avec du mouton, un magret, voire un faisan pour un millésime plus ancien. Goûtez aussi les Crémants, très fins.
Touraine. Des vins frais et fruités, qui se boivent avec des rillons quand ils sont jeunes (pour les rosés et rouges), puis sur une volaille, des pigeonneaux, du veau grillé. Le blanc se marie avec les mêmes plats que les vins de Saumur.
Muscadet. Des blancs secs pour les fruits de mer et les poissons, bien typés, frais et fruités à l’apéritif ou avec les charcuteries du pays.

La Vallée du Rhône
Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche.
– Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés.
– Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc.
– Gigondas. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier.
Condrieu. Racés, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé. 
 

Millesimes

Vinovox

Vins du Siècle

Ideevins

Amour du vin

À l’apéritif

Champagne (et Crémants de Saumur, d’Alsace…), Sauternes, vins doux naturels et la plupart des vins blancs secs ou moelleux.

Les entrées

– Asperges : un Muscat d’Alsace.

– Artichaut : un rosé sec d’Anjou.

– Avocat : des blancs secs (Graves, Quincy, Touraine), voire moelleux (demi-secs de Loire).

– Caviar : Corton-Charlemagne, Champagne, Pouilly-Fumé.

– Choucroute : Riesling ou Tokay d’Alsace.

– Escargots : un Bourgogne, rouge ou blanc.

– Foie gras : Champagne rosé ou grand millésime, assez vineux, Gewurztraminer et Tokay Vendanges tardives avec un foie d’oie alsacien, Barsac ou Sauternes avec un foie de canard du Sud-Ouest.

– Jambon de Parme ou de San Daniele : blancs secs (Pouilly-Fuissé) ; essayez aussi des blancs moelleux (Loire, Alsace).

– Œufs : des rouges légers (Beaujolais…), voire un Clairet de Bordeaux.

– Pâtes, sauce à la crème : blancs secs de Bourgogne ou des Graves.

– Pâtes, sauce tomate : un CDR-Villages.

– Pâtés et terrines : des vins assez solides comme un cru du Beaujolais (Juliénas, Morgon…), un Madiran, un Chinon, un Coteaux-du-Languedoc, un Moulis…

– Potages : un Champagne rosé, un Coteaux-d’Aix blanc ou des rouges frais.

– Quiche : un Tokay Pinot Gris jeune, des rouges légers (Beaujolais, Loire, Jura, Bergerac…) ou des demi-secs de Loire et du Sud-Ouest.

– Paella : un Bandol rouge, un Corbières ou un CDR-Villages. Sinon, les rosés, avec une priorité pour les plus parfumés comme ceux de Provence, du Languedoc ou un Clairet de Bordeaux.

– Saumon fumé : Pouilly-Fumé, Champagne.

– Terrines de légumes : vins blancs de Loire.

Les fruits de mer et les crustacés

– Coquillages : Muscadet ou Entre-Deux-Mers.

– Coquilles Saint-Jacques : soit un blanc sec (Graves, Pouilly-Fuissé, Chablis), soit un blanc moelleux si elles sont à la crème.

– Crevettes : la plupart des blancs, et surtout ceux d’Alsace.

– Cuisses de grenouilles : un blanc rond, fruité comme un Graves, un Mâcon, un Côtes-du-Rhône ou un Touraine.

– Écrevisses : un Pouilly-Fumé ou un Chablis.

– Homard : des vins suaves et parfumés comme les Meursault, Chablis Grands Crus, Châteauneuf-du-Pape ou Pinot Gris, et les grandes cuvées de Champagne.

– Huîtres et moules : Sylvaner, Muscadet, Entre-Deux-Mers…

Les poissons

– Bouillabaisse : des blancs (Cassis, Bandol, Côtes-de-Provence), un rosé ample et fruité.

– Poissons grillés : des vins blancs secs (Anjou, Mâcon, Pinot blanc, Côtes-de-Provence, Entre-Deux-Mers…).

– Poissons en sauce ou à la crème : des vins blancs puissants (Meursault, Pernand-Vergelesses, Pessac-Léognan, Tokay), voire liquoreux.

– Poissons de rivière : des vins blancs relativement secs comme le Sancerre, un Apremont, un Chassagne-Montrachet ou un Riesling. Avec la lamproie, du Sauternes. Sinon, Champagne.

– Sardines fraîches : un blanc très sec et très frais (Sancerre, Muscadet, Abymes, Gaillac, Entre-Deux-Mers…).

– Saumon grillé : des vins blancs puissants (Pouilly-Fuissé, Chablis, Montrachet).

Les viandes blanches

– Brochettes et côtelettes d’agneau : la plupart des vins rouges, avec une préférence pour les Bordeaux relativement souples ou des vins très parfumés (Corse, Bourgueil…).

– Côtes, escalopes et ris de veau : des rouges légers comme les vins du Beaujolais, un Sancerre rouge, voire un Graves. Sinon, des blancs denses et parfumés (Alsace, Pernand-Vergelesses, Vouvray).

– Côtes, escalopes et ris de veau à la crème : un Puligny-Montrachet, un Châteauneuf-du-Pape blanc, un Coteaux-du-Layon jeune.

– Curry d’agneau : un vin blanc onctueux et épicé comme le Gewurztraminer, ou un Condrieu.

– Gigot d’agneau : des Bordeaux tanniques (Médoc, Pessac-Léognan), un Saumur-Champigny, un Chinon ou un Chambertin.

– Jambon, côtes et rôti de porc : des rouges légers (Beaujolais) ou plus ronds (Saumur, Touraine, Côtes-de-Bourg, Gaillac), et des blancs complexes (Côtes-du-Jura, Condrieu, Pouilly-Fumé, Chablis Premiers Crus).

– Rognons : des vins riches, rouges (Volnay, Saint-Émilion) ou blancs (Jura, Quincy) selon leur préparation.

Les viandes rouges

– Bœuf bourguignon ou pot-au-feu : le même vin rouge que celui employé pour la cuisson, et tout particulièrement un Bourgogne puissant (Pommard, Mercurey), un Gigondas, un Minervois ou un Bandol.

– Bœuf rôti : la plupart des vins rouges assez corsés et tanniques, les Bordeaux relativement jeunes, les Bourgogne (Auxey-Duresses, Santenay), ceux de la vallée du Rhône (CDR-Visan), ceux de la Loire (Chinon)…

Les volailles et le gibier

– Canard : des vins puissants et parfumés comme un Hermitage, un Châteauneuf-du-Pape, un Gevrey-Chambertin ou un Pauillac.

– Confit de canard : des vins corsés (Madiran, Cahors, Saint-Émilion, Corbières, Corton).

– Gibier à plume : des rouges corsés (Pommard, Hermitage, Moulin-à-Vent, Bandol, Cahors, Pauillac, Saint-Émilion, Châteauneuf-du-Pape…) ou Ven­danges Tardives et Sauternes.

– Gibier à poil : des rouges encore plus puissants (Côte-Rôtie, Bandol, Saint-Estèphe).

– Oie : soit un vin blanc légèrement moelleux (Anjou…), soit des rouges frais et légers (Beaujolais, Touraine…). Si c’est une oie farcie, un Margaux ou un Côte-de-Beaune.

– Poulet à la crème : des blancs demi-secs ou moelleux de Loire, dess blancs secs puissants et ronds (Pessac-Léognan, Meursault)

Les fromages

– Fondue au fromage : des vins blancs de montagne (Savoie, Jurançon).

– Fromages de chèvre : un Sancerre ou un Anjou demi-sec.

– Fromages à pâte sèche : des blancs secs de montagne ou légèrement moelleux.

– Fromages doux à pâte molle : des rouges légers et fruités (Beaujolais) et des blancs parfumés (Alsace, Sancerre, Pacherenc-du-Vic-Bihl).

– Fromages forts à pâte molle : vins blancs secs ou demi-secs (Anjou, Gewurztraminer, Tokay, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Joseph…).

– Fromages persillés : des grands vins blancs moelleux et doux d’Alsace (Gewurztraminer Vendanges Tardives), de la Loire (Quarts-de-Chaume) et de Bordeaux (Sauternes).

Les desserts

– Avec la plupart des desserts (à l’exception des fruits et des glaces), les vins doux ou liquoreux (Sauternes, Quarts-de-Chaume ou Vendanges Tardives d’Alsace).

– Tartes aux fruits, babas : Champagne et des blancs demi-secs de Loire, d’Alsace ou du Sud-Ouest.

– Gâteaux au chocolat : un Banyuls, un Rasteau, une grande cuvée rosée de Champagne.

Il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble. Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! C’est la même chose avec les 2014 ou 2011, souvent remarquables actuellement.


2020: C’est le troisième volet du fabuleux triptyque 2020-2019-2019 !- Avec le 2020, Bordeaux a signé l’un des plus grands millésimes des 20 dernières années, où la puissance s’associe au charme. Malgré d’importantes perturbations météorologiques, notamment une pluie abondante en Avril, puis les raisins se sont concentrés, les peaux étaient épaisses, les jus étaient très colorés mais en faible quantité. Ce déficit quantitatif s’accompagne d’une très belle réussite qualitative. Les baies ont dominé le jus et donc les tanins, il fallait bien laisser mûrir les raisins, une bouche d’une délectable tendreté qui précède une puissante mais suave texture tannique. L’ensemble créé une saveur délicieuse dominée par l’onctuosité des Merlots. Beaucoup de couleur, beaucoup de fruit. Grande homogénéité des cuves, belle fraîcheur du vin.

– En Bourgogne, pour les rouges, les vendanges ont été diminuées de moitié à cause de la sécheresse mais la qualité est magnifique. Ce sont des vins solaires dans le style des 2019 mais avec beaucoup d’énergie et davantage de degrés. Ce sont des vins prometteurs, de garde. Les vins blancs sont fruités et expriment une belle complexité aromatique avec de superbes acidités. Malgré la chaleur estivale, ils présentent de très beaux équilibres, portés par une fraîcheur toute classique, conforme aux attentes d’un grand millésime bourguignon.

– Dans la Loire, les blancs signent un vin solaire comme le 2019, frais, riche, bien structuré, avec un bel équilibre, du fruité et de la suavité. Ce 2020 a une identité propre, il évolue bien, le nez est assez vif, un côté croquant, une bouche ronde et texturée, c’est vraiment la grande caractéristique assez formidable de ce millésime. C’est un très beau millésime en rouge même s’il a plu en fin de vendanges. Ce sont des vins sur le fruit, très concentrés, avec une bonne acidité nécessaire. Les raisins étaient très mûrs, très sains, la qualité est au rendez-vous.

– En Alsace, l’année 2020 mérite tous les meilleurs adjectifs quantitatifs et qualitatifs. Les vins ont une belle minéralité et un fruité délicat, ils sont friands, faciles à boire. Riesling, Pinot Gris et Gewurztraminer sont de très haut niveau.

– Pour Le Rhône, les vendanges précoces ont permis de récolter des raisins à maturité, les vins rouges ont de la concentration, de la matière, des tanins élevés, épicés et fruités et sont à mon avis, dans la lignée des 2017. C’est un millésime qui se caractérise par le fruit, un très bel équilibre, un vin dans la souplesse, la finesse, l’élégance. La minéralité est bien présente pour les blancs.

– En Champagne, ce 2020 se situe dans la lignée des trois dernières années, c’est à dire superbe. Dans les vins clairs, la pureté, la précision et la profondeur sont de mise, une qualité remarquable avec un bel équilibre des raisins à laquelle s’est jointe une quantité raisonnable.

– En Provence, le millésime 2020 est une grande année pour les rouges, au niveau du 2011. Après des vendanges sans problème, des raisins sains en pleine maturité, ce qui nous donne des blancs et rosés expressifs, fins, parfumés, des rouges puissants, épicés. Les blancs ontt avec une belle expression aromatique, une typicité du terroir affirmée, une minéralité toujours au rendez-vous, une belle longueur en bouche.

– Dans le Sud-Ouest, la récolte a été peu élevée, sécheresse, coulure et des raisins parfois brûlés par le soleil. Néanmoins, les rouges sont forts en degrés et les vins parfaits. Les blancs ont également des degrés élevés. Un millésime qui ressemble au 2003 mais avec un peu plus d’acidité.



2019: En Alsace, ce fut une année privilégiée bien que la saison ait mal débuté avec le gel puis la canicule mais dès le début août, la pluie est arrivée et au final, une superbe qualité, une belle maturité et des degrés moindres que les années précédentes, même si les jeunes vignes ont souffert de la sécheresse puis. Les vins ont de la finesse, de l’élégance et un volume intéressant.

– En Beaujolais, gel au Printemps, chaleur et la sécheresse ont donné une petite récolte, mais d’une qualité suprême, les vins sont puissants, sur le fruit, pas trop alcoolisés, avec un bel équilibre en bouche.

– A Bordeaux, le 2019 est peut-être le plus grand millésime des dix dernières années, encore supérieur au 2018.En Médoc comme dans Graves, c’est un millésime chaleureux mais avec de belles acidités, ce qui témoigne d’une belle qualité. U belle couleur, des tanins de qualité, mention spéciale aux Cabernets qui étaient très mûrs, les Merlots sont très fins. Il présente une belle qualité de matière, de beaux tanins grâce aux pépins qui étaient bien mûrs. On retrouve vraiment un bel équilibre entre puissance et élégance, c’est un très beau millésime dans la lignée des 2015 et 2016.Le Libournais n’est pas en reste, les vendanges ont connu des conditions climatiques idéales, il manque un peu de volume mais la qualité est superbe, le vin est structuré, fruité, élégant, il se rapprocherait, du 2010. Il a une intensité aromatique exceptionnelle et des degrés élevés. Ce sera un grand vin de garde supérieur au 2018, ample, riche, équilibré, très généreux en bouche, très élégant.

– En Bourgogne, petite récolte mais très qualitative. Pour les rouges, l’année, généreusement ensoleillée à l’instar de 2018, est un millésime doté tout à la fois d’une belle acidité et de très beaux degrés. Rien ne laissait envisager une belle récolte compte tenu des aléas climatiques et pourtant, cela n’a pas diminué la qualité des raisins, donnant un vin structuré, tannique, explosif, apte au vieillissement. Les vins sont structurés, sans trop d’alcool, et, juste ce qu’il faut d’acidité. Les Pinots noirs donnent des vins très riches en polyphénols et bien équilibrés, En blancs, Les vendanges 2019 ont connu des périodes chaudes avec un stress hydrique bien présent et ont été précoces. En comparaison à l’année 2018 où il y avait de gros volumes, en 2019, une qualité remarquable mais une quantité moindre. Les vins très riches, ont des degrés naturels et sont hors norme au point de vue structure. A Chablis, le profil de 2019 est plus salin, plus épicé et plus concentré que 2018.

– En Languedoc, les vendanges se sont parfaitement déroulées, les conditions météorologiques ont été favorables jusqu’à la mi-Octobre, d’où un état sanitaire parfait et des raisins récoltés en pleine maturité. Ce millésime 2019 est équilibré avec une acidité supérieure à la normale, indiquant un excellent potentiel de conservation et une grande fraicheur, beaucoup d’arômes et une belle acidité naturelle.

– Dans le Rhône, grosse sécheresse durant l’été puis un peu de pluie juste avant les vendanges ce qui a permis à la vigne de “respirer” un peu…. sans affecter aucunement la qualité. Avec des acidités élevées 10-15, les rouges présentent une très belle couleur, de très beaux tanins. Des raisins très beaux et très concentrés mais pas très gros. Le 2019 a un très beau potentiel qualitatif, il se rapproche du 2016. Un vin assez classique, très équilibré, l’alcool ne prend pas le dessus.

– Dans la Loire, pour les blancs, les vendanges 2019 ont bénéficié de conditions météorologiques particulièrement favorables, de températures élevées et d’une absence de précipitations, ce qui nous a permis une récolte quantitative normale et une qualité exceptionnelle des raisins. En rouges, récolte honorable, avec une qualité remarquable qui laisse présager de belles dégustations, mais la quantité n’a pas suivi.



2018: pour le Bordelais, en Médoc, les tanins sont fondus, la matière est là, et l’état sanitaire était remarquable. En Graves et Pessac-Léognan, c’est la même haute qualité, peut-être avec une quantité moindre. Dans le Libournais, de Pomerol à Saint-Émilion, on a également une récolte optimale, malgré certaines attaques de mildiou, que les meilleurs vignerons ont parfaitement maîtrisées, qu’ils soient en Bio ou pas. Toutes les autres appellations suivent, la qualité est donc omniprésente, en blancs comme en rouges, et même à Sauternes où la quantité est moindre.

– En Bourgogne, malgré quelques gelées (Chablis, Puligny…), le millésime est également formidable en blancs, en qualité comme en quantité. Millésime généreux à tout point de vue. Extraordinaire, gourmand, malgré tout typé avec de beaux amers. Tout bonnement exceptionnel comme le mythique 1947. La Côte de Beaune sort donc des vins au top avec une belle acidité et de la concentration, on frise la perfection ! Pour les rouges, on atteint les sommets, certains rapprochant le millésime 2018 du mythique 1959 ! Un millésime avec beaucoup de couleur, des tanins soyeux, un grand équilibre.

– Le Beaujolais suit avec des vendanges magnifiques et souvent précoces, quantité et qualité sont au rendez-vous, des vins équilibrés et puissants.

– Dans la Loire, en blancs, Sancerre et Pouilly-Fumé en tête, l’équilibre est parfait : degrés élevés, belle acidité, fruité, Idem en Anjou, en Touraine ou dans le Muscadet. Pour les rouges, la qualité est également de haut niveau avec des arômes de fruits noirs mûrs et une belle maturité.

– Dans le Rhône, attaque de mildiou (donc souvent quantité moindre) et dendanges plus délicates mais qualité exceptionnelle grâce à la vigilances des meilleurs vignerons, en blancs comme en rouges.

– Même situation en Languedoc avec une attaque sévère de mildiou et des pluies, mais la sécheresse de l’été et la tramontane ont permis de rentrer une vendange au meilleur niveau, qui frise l’excellence.

– La Provence a connu les mêmes aléas climatiques (mildiou, grêle) mais ici c’est le Mistral qui a été bénéfique et, si la quantité et moindre, la qualité est excellente avec une belle matière pour les rouges, et superbe pour les blancs et rosés.

– L’Alsace a connu l’une des plus belles réussites avec ce millésime 2018, avec de la concentration, une belle acidité et de forts degrés naturels qui laissent présager de superbes vendanges tardives.

– Le Sud-Ouest n’est pas en reste, grâce à une très belle arrière-saison, maturité, matière vont apporter des rouges de garde, quand les blancs sont particulièrement vifs.

– En Champagne, c’est une année vraiment magnifique : on a rentré des raisins très sains, dorés à souhait, maturité, état sanitaire, volume… tout y est !

2017: l’année a souvent été difficile, notamment à cause du gel ou de la grêle. Quand les vendanges se sont déroulées parcelle par parcelle afin d’essayer d’avoir la meilleure maturité, le millésime est très réussi, notamment à Bordeaux, et l’on peut le rapprocher du 2015, avec, néanmoins, un peu moins de puissance.

– En Bourgogne, les blancs sont très bien réussis, avec une tension classique, des vins ronds qui sentent les agrumes (Chablis, Meursault, Puligny…), non loin des 2016. Les rouges (Gevrey-Chambertin, Fixin..) le sont tout autant, issus de vendanges précoces et d’une belle arrière-saison, qui ont grandement sauvées le millésime, les meilleurs se rapprochant du très grand 2010.

– En Champagne, la “patte” du vigneron a été primordiale pour sortir une belle année, qualitativement et quantitativement, et les sélections ont du être rigoureuses, comme en Alsace.

– En Languedoc, très beau millésime 2017 pour les rouges, semblables aux 2015 et 2011. Comme dans le Rhône, où les blancs sont remarquables, très bien équilibrés en acidité, et les rouges garants d’un beau potentiel d’évolution.

– Dans la Loire, l’attention des vignerons a été déterminante : les blancs (Sancerre, Pouilly-Fumé, Saumur) sont superbes, très séduisants, particulièrement élégants, avec beaucoup de minéralité. Les rouges sont tout aussi réussis, similaires au 2016.

2016: partout, c’est un très grand millésime, supérieur au 2015 pour son homogénéité. La Bourgogne a signé l’une des plus belles années qui soient, dans les deux couleurs, comme Bordeaux, où la matière et la couleur sont omniprésentes et que l’on peut rapprocher du magnifique 2009. Beau potentiel de garde, comme dans le Rhône. Beau millésime également en Alsace.

2015: À Bordeaux, des pluies quand il le fallait, un bel ensoleillement, d’où sa couleur très fonçée, tirant sur le noir. Il a de bons degrés, est équilibré et long en bouche, c’est parois un millésime un peu “chaud”, qui lui confère ce charme dans sa jeunesse mais risque de ne pas lui donner un grand potentiel de garde, sauf dans le Libournais.

– En Bourgogne, les rouges sont d’une très belle maturité, aucune pourriture et un excellent équilibre entre sucre et acidité. Les vins sont soyeux, ont des tanins ronds avec une belle concentration. Les blancs sont gras, tirant sur le fruit.

– Dans le Rhône, pour les blancs comme pour les rouges, Quantité et qualité se rejoignent, les vins ont des degrés magnifiques et ont bénéficié d’une parfaite maturité. Le rouge peut être comparé aux 2010 : belle maturité, avec beaucoup de fruit, des tanins veloutés, un vin chaleureux, puissant, équilibré, très long en bouche.

– La Provence (beaux rouges concentrés, rosés très fruités, avec beaucoup de finesse, blancs très expressifs, subtils et denses à la fois), la Corse, la Loire, l’Alsace et le Languedoc (équilibre et fraîcheur, acidité modérée, des vins très aromatiques, de belle évolution), le Sud-Ouest (rouges plus souples que le 2014), sont aux mêmes niveaux qualitatifs.

2014: comme les 2008 ou 2011, il pâtit de sa position historique entre les deux millésimes qui l’encadrent.- En rouges, il est pourtant excellent, classique : volume, structure, fruité, concentration, c’est un bon millésime de garde à Bordeaux (vraiment de très jolis vins, très belle couleur profonde, structure importante, sur le fruit, des tanins très mûrs, un très bel équilibre et un très bon potentiel de garde), en Bourgogne (belle année, sur le fruit grâce à un raisin bien mûr, avec une belle matière, facile à boire), et dans le Rhône ou le Sud-Ouest (où les tanins sont particulièrement équilibrés, un vin de garde). La Loire (bel équilibre et des tanins soyeux, traduisant la bonne maturité du Cabernet franc, des vins fruités, précis) et la Provence suivent, et le Languedoc a signé un excellent millésime, où la fraîcheur se mêle au velouté, très agréable à déguster rapidement.

– En blancs, les liquoreux sont exceptionnels en Alsace, dans la Loire ou à Bordeaux, dans la lignée de l’extraordinaire 2007. Les blancs secs de ces mêmes régions sont très séducteurs : à Bordeaux, des taux records de sucre et de puissance se sont alliés à une fraîcheur séductrice, en Bourgogne, on est sur un vin minéral avec une belle tension, gras, d’une belle couleur claire.

2013: c’est le plus difficile des 10 dernières années, c’est comme cela, et ce n’est pas de la faute des vignerons. Néanmoins, toutes les régions ne sont pas à la même enseigne. Les réussites sont dans le Guide, et, dans ce cas, ce sont de vrais vins “plaisir”.

– En rouges, le Languedoc, suivi de la Corse et de la Provence (beaux vins gourmands), ont réussi un excellent millésime. La Bourgogne et le Rhône s’en sortent relativement bien, Bordeaux et la Loire sont les deux entités qui ont le plus souffert. Les vins réussis dans ce (très) petit millésime se révèlent être assez délicats, et à boire rapidement. Globalement (les exceptions existent, naturellement), la région libournaise et Pessac-Léognan ont mieux réussi que le Médoc.

– En blancs, la Bourgogne et Bordeaux ont sorti un excellent millésime, comme l’Alsace ou la Vallée du Rhône.

2012: c’est le plus surprenant, car on ne s’attendait pas à une telle évolution. C’est un millésime très homogène. S’il est déjà très bon à boire maintenant, grâce à sa belle acidité, il peut aussi se conserver.- En rouges, il est superbe à Bordeaux comme en Bourgogne, un beau millésime classique et très équilibré. Le Rhône et la Loire peuvent en dire autant, même si les vins sont moins structurés, et la Provence a sorti des vins tout en finesse et souplesse, particulièrement charmeurs.- En blancs, l’ensemble des régions proposent un beau millésime avec, un cran au-dessus, l’AlsaceBordeaux, la Bourgogne (très grand millésime, à Chablis comme dans la Côte de Beaune), et le Rhône. Les liquoreux ne sont pas bien enthousiasmants.

2011: c’est une réussite partout, une très grande année en Languedoc, en Provence, dans le Rhône (parfaitement équilibré, belle couleur, tanins souples et structurés, semblable aux 2008 et 2000, qui était un beau millésime qui a très bien évolué), ou en Bourgogne, en blancs comme en rouges (beaucoup de fruit, des vins soutenus et assez tannique). Les liquoreux d’Alsace et de la Loire atteignent les sommets.

– À Bordeaux, en rouge, un printemps chaud et sec, un été frais et ensuite, puis un très bel automne ont donné ce millésime séducteur, à la fois mature et distingué, on peut le rapprocher du beau 2008, tout aussi classique. C’est un très grand millésime en blanc sec comme en liquoreux.

2010: très proche du 2009, il est plus fermé, et peut demander de la patience.

– À Bordeaux, les rouges ont tout : belle robe rouge sombre, arômes de fruits noirs intenses, jolie fraîcheur en bouche, des tanins aux grains raffinés, une très belle structure, beaucoup d’ampleur, d’élégance, de finesse, un très grand millésime, très prometteur.

– En Bourgogne, pour les rouges, vendanges fin septembre, très belle arrière-saison et des rendements très faibles, expliquent ces couleurs profondes et cette très bonne structure, des vins d’une grande maturité. En blancs, des vins bien équilibrés, qui se caractérisent par une belle minéralité, très charmeurs.

– En Rhône, des vins colorés, avec de la mâche, une belle texture, beaucoup de fruité, de la puissance.- Les blancs secs comme les liquoreux sont à un très haut niveau en Alsace, dans le Sud-Ouest et dans la Loire, quant les rouges associent matière et distinction dans toutes les régions, particulièrement en Languedoc.

2009: actuellement, c’est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005 (voire su 2015), grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité est également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins.A Bordeaux, en Bourgogne, en blancs secs ou en liquoreux, ce millésime est réussi dans toutes les déclinaisons et dans l’ensemble des appellations.- En rouges, Bordeaux et la Bourgogne atteignent vraiment les sommets, Le Rhône est également à l’origine d’un grandissime millésime.- En blancs, la Bourgogne a sorti l’un de ses plus grands millésimes, dans la lignée du 2008 (garant d’une exemplaire minéralité), mais d’un style différent, les deux de garde, le 2009 provenant d’une année “solaire”, des vins racés, mûrs, remarquables, très sur le fruit, avec des notes toastées, grillées, un peu moins minéral. Le Rhône suit.
 

Voici les nouveaux vins à la dégustation gratuitement à la boutique de GRADIGNAN ! 🎉

Blancs : Coteaux Varois en Provence, Pouilly-Fumé, Chardonnay (Loire)

Rouges : Montagne Saint-Emilion (nouveauté), Côtes du Rhône Seguret, Santenay 2012

📍l’Amour du Vin
124 Route de Léognan 33170 GRADIGNAN
2 Boulevard de la Plage 33120 ARCACHON

👨🏻‍💻 Boutique en ligne : www.amourduvin.com
(livraison offerte à partir de 99€)

Pour la Champagne, les vins, comme les références, ont changé, et on peut s’interroger, posément, intelligemment, sur les prix et la typicité. Voici ce qu’il faut comprendre :- Le terroir joue son rôle pleinement et les territoires de Grands ou Premiers Crus ont une influence certaine (comme en Bourgogne, et plus à Bordeaux, voir plus loin) sur la typicité des vins. Notre Classement a donc tenu compte de cela et il se répartit selon les quatre grandes régions viticoles champenoises.On ne fait évidemment pas le même vin à Avize ou aux Riceys, chacun ayant une spécificité propre, c’est tant mieux et passionnant.- Dans chacune de ces régions, comment ne pas faire accéder à la tête du Classement un grand nombre de vignerons et maisons familiales qui offrent une typicité réelle, mettent en avant l’originalité des sols, faisant ressortir ici le Pinot meunier, là un territoire spécifique de Grand ou Premier Cru, la Biodynamie, le respect de la Nature, le traitement des sols à la charrue, tout cela exacerbe ce que l’on attend d’un vrai grand vin : son originalité.

C’est le résultat d’une persévérance hors-normes de la part de ces vignerons.

Accédez gratuitement aux commentaires de dégustation du GUIDE DUSSERT-GERBER 2022 en cliquant sur le nom
ALLOUCHERY-DEGUERNE
Michel ARNOULD et Fils
Paul BARA
BARON ALBERT
BARON-FUENTÉ
Brigitte BARONI
BEATRIX DE GIMBRES
Benoit BEAUFORT
Herbert BEAUFORT
BEAUMONT des CRAYÈRES
BERTHELOT-PIOT
A. BOATAS & Fils
Champagne Patrick BOIVIN
BOURDAIRE-GALLOIS
R. BOUTILLEZ MARCHAND
Christian BRIARD
BRIAUX LENIQUE
CAMIAT et Fils
Jean-Yves de CARLINI
J. CHARPENTIER
CHARPENTIER
Gaston CHIQUET
CLERGEOT Père et Fils
Lucien COLLARD
COPINET Marie
Charles COQUET
Pierre COURTOIS
C. COUTELET
DAUBY
Sébastien DAVIAUX
Alain DAVID
Franck DEBUT
Jacques DEFRANCE
Paul DÉTHUNE
DEUTZ
André DILIGENT et Fils
DISSAUX VERDOOLAEGHE et Fils
DORÉ LÉGUILLETTE
Didier DOUÉ
Veuve DOUSSOT
ELLNER
ESTERLIN
FLEURY-GILLE
FORGET-CHEMIN
GAMET
GARDET
GATINOIS
GOSSET
GRASSET-STERN
Jean Pol HAUTBOIS
HUGUENOT-TASSIN
JEAUNAUX-ROBIN
JM GOBILLARD et Fils
Angélique LACROIX
LACROIX-TRIAULAIRE
LADY DOLAN
P. LANCELOT-ROYER
Paul LAURENT
Xavier LECONTE
Pierre LEGRAS
LEGRAS et HAAS
LEJEUNE-DIRVANG
LEOPOLDINE
Veuve Maurice LEPITRE
LÉTÉ-VAUTRAIN
Alain LITTIÈRE
LOCRET-LACHAUD
Gérard LORIOT
MANDOIS
MANNOURY
Olivier et Laëtitia MARTEAUX
Denis MARX
Domaine de MARZILLY
Thierry MASSIN
Pierre MIGNON
Yvon MOUSSY
MOYAT-JAURY-GUILBAUD
G.H. MUMM
NERET VELY
Francis ORBAN
Étienne OUDART
Hubert PAULET
PÉHU-GUIARDEL
Jean-Michel PELLETIER
Champagne PENET
PERRIER-JOUËT
Daniel PERRIN
PERRON BEAUVINEAU
PHAL B. DE BEAUFORT
PIOLLOT Père et Fils
PLOYEZ-JACQUEMART
POINSOT Frères
POL ROGER
Yannick PRÉVOTEAU
Didier RAIMOND
Jacques ROBIN
Louis ROEDERER
ROGGE-CERESER
ROYER Père et Fils
SADI-MALOT
SOLEMME
De SOUSA et Fils
SOUTIRAN
TAITTINGER
THÉVENET-DELOUVIN
J.M. TISSIER
Michel TURGY
VAZART-COQUART
Maurice VESSELLE
Jean VESSELLE
VIGNON Père et Fils
DE VILLEPIN
VILMART
VINCENT D’ASTRÉE

En Alsace, les derniers millésimes sont savoureux, les 2019, 2018, 2014, 2012 et 2011, les grands 2016, 2015, 2010 et 2009, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 suivent, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2011, 2009, 2006, 2004, 2001, 2000, 1997 ou 1989).

En Bourgogne, aux côtés d’une très belle séquence qui comprend les millésimes 2019 à 2009, le 2008 est assez délicat (remarquable en blanc), le 2007 très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnels 2008 et 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoient donc un 2003 atypique, comme 2005.

En Beaujolais, pour les crus, les vins sont très bons, du 2019 au 2009, le 2008 est assez réussi, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004, dense et très aromatique.


Pour Bordeaux, les meilleurs à boire actuellement : 2017, 2014, 2012 (mais il a du potentiel), 2011, 2008, 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut encore attendre : 2018, 2016, 2015, 2010, 2009 (mais déjà formidable), néanmoins plus rapide à boire. Le 2013, si les prix sont vraiment plus accessibles. Les plus décevants, car trop “chauds”, atypiques : 2005 et 2003.
Il y a bien sûr une différence entre les vins de la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 2005 est bien meilleur que le 2006 à Saint-Emilion et c’est le 2006 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres, notamment 2003-2002…

– Dans le Médoc, misez sur les 2017, 2016, 2014, 2012, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous toujours plaisir avec les 1999, 1996 ou 1990. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2013 et 2005.

– Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2017, 2015, 2014, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002, peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Le 2013 se maintient, certes beaucoup moins intéressant que le 2012. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

– À Saint-Émilion, les 2014 et 2011 sont très classiques et charmeurs, comme le 2007. Le 2013 n’a pas beaucoup d’intérêt. Beaux millésimes 2018, 2016, 2015, 2010 et 2009, le 2008 un ton en-dessous, 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par le 2005 ou le 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2007 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste.

– Dans les Graves, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004 sont excellents, en blancs comme en rouges. Issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, dans l’appellation Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des beaux vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte. Attention néanmoins à des prix incautionnables de certains vins de Pessac-Léognan.

– Dans les Côtes ou Bordeaux Supérieur, on peut acheter les millésimes 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2012 à 2006, avec l’opportunité des excellents 2012, 2011 et 2008. Les meilleurs tiennent la distance avec les millésimes 2006 ou 2002.

– Pour Sauternes, privilégions la finesse au côté sirupeux, préfèrons la fraîcheur à la liqueur. Ici, les millésimes 2017, 2016, 2011 et 2007 sont formidables, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2012, 2005 et 2003 certainement moins intéressants, et le 2004 particulièrement savoureux et classique.


En Champagne: Il y a de grandissimes bouteilles millésimées (ou incorporant ces millésimes) 2008, 2007, 2006, 2004 ou 2002, et, pour les plus récents, en 2017, 2014, 2011, 2010 et 2009, dont le potentiel est garanti (le 2003 moins passionnant, trop “rôti”) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables vins, millésimés ou non, à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le succès mérité de la région.
On a la chance d’accéder au summum de la finesse, qui sait aussi s’associer à la complexité. Le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Aÿ ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

En Languedoc: aux côtés des grands 2019, 2018, 2017, 2016 et 2015, les 2013 sont superbes et l’on va ainsi jusqu’en 2006. Les hommes et les femmes s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Il y a toujours des “vins de mascarade”, où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café”, la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers”.

En Provence/Corse, l’influence des millésimes est beaucoup moins marquée, et on accède à une très belle série, de 2019 à 2010. C’est le royaume du rosé, et il faut avouer que l’on a assisté à une véritable révolution qualitative dans cette couleur, souvent au détriment des rouges, d’ailleurs. Les rosés reviennent donc à la tête de ce type de vin, et se font payer, aux côtés de blancs, dont certains sortent vraiment du lot. Ceux qui comptent sont ceux des propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni Blanc), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux.
Les Bandol sont des vins formidables. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Les rosés font aussi partie des meilleurs vins de France. Juste à côté, Cassis, avec ces blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables. Les Coteaux-d’Aix-en-Provence, appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, ont aussi fait beaucoup de progrès, tout particulièrement en rosés. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement important par an. Les sols sont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse. On apprécie aussi un bon nombre de Coteaux Varois, où l’on débouche des bouteilles particulièrement séduisantes, dans les trois couleurs.
Quant à la Corse, dans les trois couleurs encore, on élève des vins racés, marqué par des cépages spécifiques comme les Niellucciu, Vermentino, Schiacarellu, Malvasia…

En Sud-Ouest: les 2019, 2018, 2016, 2015, 2014, 2012, 2011, 2010, 2009 sont très réussis en Madiran, Cahors et Jurançon, où les efforts accomplis portent leurs fruits aujourd’hui. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Certains Igp, comme les vins de Gascogne, gagnent également à être mieux respectés.
Néanmoins, on peut éviter les cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix incautionnable. Pour exemple, à Cahors, on peut douter du bien-fondé des communications spéciales “Malbec”, qui mettent trop le cépage en avant (comme en Argentine), et de quelques vins de mode.

Dans la Loire: si les millésimes 2013 et 2012 ne sont pas évidents, en rouges, le 2011 tire son épingle du jeu, même si les quantités ne sont pas au rendez-vous. Les 2019, 2018, 2016, 2015, 2014, 2010 et 2009 sont superbes, gras, denses, très parfumés. Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles.
Les blancs secs 2019 à 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, où les vins possèdent un réel potentiel d’évolution. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (beaux 2000, 1998 ou 1995). Beaux liquoreux en 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2011, 2010, 2009, 2007, 2004, 2003 et 2001.
Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Il suffit de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé Silex pour s’assurer de la typicité des vins. En Anjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici. À Quincy comme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, à Menetou-Salon ou en Saumur-Champigny, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée.

Dans le Rhône: de 2019 à 2009, on est sûr de se faire plaisir, le 2011 est splendide, le 2008 est décevant, le 2007 est remarquable, supérieur au 2006. Les 2017 et 2013 se goûte très bien. Les 2005 et 2003 sont très (trop) mûrs, le 2004, très classique. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 2002, 1998, 1995 ou 1990.
De Vienne en Avignon, les rouges, charnus, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois, sont des vins denses et chaleureux comme nous les aimons. On déguste des blancs rares et savoureux (Condrieu, Ermitage, Saint-Joseph et Châteauneuf-du-Pape), issus de raisins qui se plaisent à merveille dans ces sols pauvres, exceptionnels pour la vigne qui doit chercher sa nourriture en profondeur. Les meilleurs vins, dans de nombeuses appellations (Cairanne, Vacqueyras, Vinsobres, CDR-Villages…), bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, viennent conforter le terroir et la main de l’homme, qui font la différence.



 
 

Saint-Emilion, Côtes, Graves et Pessac-Léognan, Médoc ou Bordeaux Supérieur…, du plus abordable au plus illustre, les meilleurs producteurs de l’année sont sélectionnés dans le Guide des Vins !


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Château d’AGASSAC
Château AMPÉLIA
Château ANGELOT ROBIN
Château des ARNAUDS
Château BALESTARD La TONNELLE
Château BEAUREGARD
Vignobles BEDRENNE
Château BÉGOT
Château BELLE GARDE
Château BELLES-GRAVES
Château BELLEVUE-FAVEREAU
Château BERTHENON
Château BEYNAT
Château BOIS CARRÉ
Château BOSSUET
Château Le BOURDIEU
Château BOUSCAUT
Château BRAN de COMPOSTELLE
Château La BRIDANE
Château CAILLIVET
Château Le CAILLOU
Château CANON-CHAIGNEAU
Château CANTENAC
Domaine de CARTUJAC
Château CASTERA
Château CERTAN de MAY de CERTAN
Vignobles CHAIGNE et Fils
Château CHAMP DU MOULIN
Château CHAMPION
Château de CHANTEGRIVE
Château CHENE-VIEUX
Domaine de CHEVALIER
Clos LOUIE
Château de CÔME
Château La CONFESSION
Château CONFIDENCE DE MARGAUX
Château CORBIN MICHOTTE
Château COS LABORY
Château COUCY
Château COUREAU
Château COUSTOLLE
Château LA CROIX
Château CROIX DE LABRIE
Château La CROIX MEUNIER
Château La CROIX de QUEYNAC
Château LA CROIX-TOULIFAUT
Château CROIX du TRALE
Château CROQUE MICHOTTE
Château du CROS
Château DAVID
Château DESMIRAIL
Château DEVISE d’ARDILLEY
Château d’EYRAN
Château FALFAS
Château La FLEUR GRANDS-LANDES
Château FONROQUE
Château FONTBONNE
Château FOURCAS-DUPRÉ
Château FRANC LARTIGUE
Château de FRANCE
Vignobles Jean GALAND et ses Enfants
Château La GALIANE
Vignobles GASSIES-GAUTEY
Château GLORIA
Château GONTET – Vignobles Robin
Château La GRÂCE DIEU DES PRIEURS
Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
Château La GRACE FONRAZADE
Château GRAND CORBIN-DESPAGNE
Château GRAND-PEY-LESCOURS
Château GRAND-PUY-LACOSTE
Château GRAND RENARD
Château La GRANDE ÉTOUBLE
Domaine de GRANDMAISON
Château AUX GRAVES DE LA LAURENCE
Château Les GRAVES
Château de GRAVIERS
Château de La GRENIERE
Château GUIMBERTEAU
Château HAUT-CALENS
Château HAUT-LAGRANGE
Château HAUT-MARBUZET
Château HAUT-SAINT-CLAIR
Château HOURBANON
Château HOURTIN-DUCASSE
Vignobles JALOUSIE BEAULIEU
Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François
Château JOUVENTE
Château JURA-PLAISANCE
Château LABAT
Château LAFARGUE
Château LAFLEUR du ROY
Château LAFON
Château LAGARDE
Château LAJARRE
Château LAMOTHE-DESPUJOLS
Château LAMOTHE VINCENT
Château LARIBOTTE
Château LARTIGUE CEDRES
Château LASCOMBES
Château de LAUSSAC – Vignobles Robin
Château LAYAUGA-DUBOSCQ
Château LEOGNAN
Château LESCANEAUT
Château LOUPIAC-GAUDIET
Château LUCHEY-HALDE
Château MACQUIN
Château MARCHAND BELLEVUE
Château MARQUIS DE TERME
Château de MAUVES
Château MAYNE LALANDE
Château de La MAZEROLLE LA GRAVELIÈRE
Château MELIN
Château des MOINES
Château MONTROSE
Château MORLAN-TUILIÈRE
Château MOULIN DE MALLET
Château du MOULIN VIEUX
Château de MUSSET
Chateau OLIVIER
Château La PAILLETTE
Château de PANIGON
Château de PARENCHÈRE
Château de PASQUETTE
Château du PAYRE
Clos du PÈLERIN
Château PENIN
Château du PERIER
Château PETIT MANGOT
PETRUS
Château PICHON-BELLEVUE
Château PLANTIER ROSE
Château PLINCE
Château PONT LES MOINES
Château de PRESSAC
Château CLOS des PRINCE
Château PUY RAZAC
Château RICHELIEU
Château ROL VALENTIN – Vignobles Robin
Les Domaines ROLLAN DE BY
Château de ROQUEBRUNE
Château ROQUEFORT
Château LA ROSE BRANA
Château ROUMAGNAC La MARÉCHALE
Château ROYLLAND
Château SAINT-GEORGES
Château SIRAN
Château Le SOULEY-SAINTE-CROIX
Château ST ESTEPHE
Le TEMPLE de TOURTEYRON
Château THURON
Château TOUR CALON
Château TOUR DE BESSAN
Château LA TOUR DU PIN FIGEAC
Clos TRIMOULET
Château La TUILERIE DU PUY
Château le TUQUET
Château VALENTIN
Château de VALOIS
Château VIEUX RIVALLON
Château VIEUX SARPE
Clos VIEUX TAILLEFER – Vignobles Robin
Château VILLEGEORGE
Château de VIMONT
Château VOSELLE

La Provence à table

– Bandol et Cassis. Des vins rouges riches en arômes et en saveurs, avec cette touche vanillée, qui se marient avec des plats épicés. Pour des millésimes plus anciens, sur un lièvre à la royale, une poularde en croûte de sel ou un reblochon. Le rosé tient sur une ratatouille, une saucisse grillée ou des brochettes de rognons, et le blanc sur une escalope ou un sandre au beurre blanc.

– Baux et Coteaux-d’Aix. Des rouges colorés, parfumés, aux notes de fruits rouges mûrs et d’humus, au caractère affirmé, qui se goûtent fort bien sur un foie, une selle d’agneau aux herbes ou un gigot. Goûtez le rosé, bien frais, sur des paupiettes de veau ou un veau Orloff.

– Côtes-de-Provence (et Corse). Des rouges alliant couleur, parfums et souplesse en bouche, qui se marient avec une bonne potée, un rôti de porc froid ou un carré d’agneau. Pour les blancs, fruits de mer et bouillabaisse, tandis que le rosé se déguste avec une morue grillée ou des calmars.

Domaine A RONCA
Château de BEAUPRÉ
Domaine de la BEGUDE
Domaines BUNAN
Clos CIBONNE
Château de FONTCREUSE
Domaine de FRÉGATE
Domaine du JAS D’ESCLANS
Domaine LAFRAN-VEYROLLES
Domaine du LOOU
Domaine MAESTRACCI
MOULIN de la ROQUE
Domaine de la MOURRETTE
Domaine de L’OLIVETTE
Les QUATRE TOURS
Château du ROUËT
Famille SUMEIRE – Vignerons en Provence
Château THUERRY
Domaine de TORRACCIA
Château VAL d’ARENC
Château VANNIÈRES
Château de VAUCOULEURS

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En Beaujolais, les vignerons sont attachants (Tête, Sylvie Dufaitre-Genin, Brisson, Pizay, Chignard, Charvet, Métrat, Nathalie et David Méziat…) et ont su redonner toute la noblesse à leurs crus. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité.

Pour les crus, les vins sont très bons, du 2019 au 2009, le 2008 est assez réussi, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004, dense et très aromatique.

Terroir oblige, à cépage unique, un Brouilly (granit et sables alluviaux) n’a rien à voir avec un Morgon (schistes granitiques décomposés), un Juliénas (schiste et granit) avec un Fleurie (arène granitique), un Chiroubles (granit et porphyre) avec un Moulin-à-Vent (granite rose).

Les prix sont très doux (8 à 15 €) et les vins typés. Les vins qui comptent bénéficient d’une typicité réelle exacerbée par des terroirs spécifiques où l’on retrouve aussi bien des roches volcaniques que des argiles siliceux. À cela s’ajoute une complexité aromatique réelle, toujours dominée par les petits fruits rouges mûrs, qui vient s’associer en bouche à une saveur bien particulière où la finesse retrouve le charnu, la fraîcheur le velouté, le tout donnant des vins qui en surprendraient plus d’un par leur potentiel d’évolution.

Le Classement regroupe les vins dégustés et sélectionnés cette année dans le Guide

(Bl) : le domaine est aussi classé à cette place pour son Blanc. 

Certains vignerons peuvent se retrouvent dans plusieurs catégories, élevant des vins remarquables dans les unes comme les autres. Et la famille Dubœuf mérite toujours d’être au sommet.


Quel vin avec la raclette ? l'Amour du vin

QUEL VIN AVEC LA RACLETTE ? L’AMOUR DU VIN

La typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme. Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille. Ces vins-là sont «chouchoutés» par ces vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir.

En-dehors de nos Classements habituels qui distinguent la qualité des vins de l’année, il faut donc aussi savoir récompenser le vigneron, sa fidélité, sa passion, son enthousiasme, sa convivialité, sa simplicité, au travers de ce “Top” exceptionnel.

Prix d’Honneur
Ces hommes et ces femmes sont les références de leur appellation, que l’on connait généralement depuis longtemps, un bon nombre étant retenus depuis le premier Guide, ce qui -en soi- mérite un véritable «coup de chapeau». Ils associent le talent et la passion, l’humilité et la convivialité, sans se faire avoir par les modes… tout ce que l’on aime et c’est un vrai plaisir de partager un verre avec eux !

Jean-Claude et Didier Aubert
Guy et Caroline Baudin
Vincent Pétard et Christophe Bazile (Plessis Glain)
Francis Blanchet
Jean-Charles Borgnat (Commanderie)
Famille Charbonnier
Famille Chéreau (Coing Saint-Fiacre)
Christophe et Quentin Davault (Chaise)
Famille de la Farge (Ermitage, Chavet)
Bruno et Patricia Denis (Renaudie)
Christophe Denoël (Caves de Pouilly)
André et Firmin Dezat
Gatien Deze
Valentin Dézé
David et Nathalie Drussé
Patrice Duveau (Guilloterie)
Christelle Senotier et Nicolas Brock (Sarry)
Édouard et Paul Pisany-Ferry (Targé)
Pascal, Denise et Chanel Gitton
Fabienne et Benoît Godon-Reverdy (Garenne)
Laurent et Stéphane Gouron
David Grellier (Varière et Perruche)
Mickaël Hardouin (Clos Maurice)
Denis Jamain
Famille Landrat-Guyollot
Alain, Christophe et Florian Le Capitaine
Jean-Max Manceau (Noiré)
Germain Meslet (Géleries)
Michel Morilleau
Famille Natter
Catherine Nolot et Yannick Babin (Eté et Rochettes)
Pauline et Bernard Pabiot
Aurélie Petit (Bernard Petit et Fille)
Pierre Picot (Chaillot)
Famille Rebeilleau (Raynières)
Daniel Reverdy
Serge et Bruno Sourdais (Bouchardière)
Guillaume et Jerôme Sourdais (Bouquerries)
Marc et Laurence Vincent (Paleine)



Prix d’Excellence
Des valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis longtemps ou qui sont de vrais coups de cœur des derniers millésimes. Ils sont également garants d’une belle régularité qualitative et d’un attachement réel au terroir, chacun possédant son originalité. Pour quelques-uns, s’ils confirment cette excellence, ils atteindront le Prix d’Honneur.

Benoît et Jean-Michel Fouassier
Gilles Bonnefoy (Madone)
Sébastien Branger (Haute Févrie)
Famille Dagueneau
Catherine Dhoye Deruet (Fontainerie)
Christelle Dubois
Frédéric Etienne (Vieux Pressoir)
Thomas et Denis Gambier (Ouches)
Bruno et Nicolas Lecomte
Eric Louis
Romain Petiteau (Tourlaudière)
Jean-Michel et Laurent Poiron (Poiron-Dabin)
Stéphane et Laurent Réal
Thierry Veron
Famille Vivant (Durandière)


Quel vin avec la raclette ? l'Amour du vin

QUEL VIN AVEC LA RACLETTE ? L’AMOUR DU VIN

Satisfecits
Les satisfactions de ces derniers millésimes, dont les vins ont particulièrement séduits récemment, qui se sont distingués dans les dégustations et dont le talent se confirme. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence. C’est déjà, en soi, une très belle garantie qualitative d’être dans cette catégorie.

Thierry et Marie Delaunay
Anne-Cécile Roy et Yohann Boutin (Roy)
Jean-Paul et Mickaël Picard