PDG-BD.jpgBrigitte Dussert : Vous dénoncez les vins « aseptisés », beaucoup plus marqués par des vinifications sophistiquées que par un véritable terroir.

Patrick Dussert-Gerber : Cessons de vouloir tout uniformiser. Ce qui fait la force des choses (et de chacun d’entre nous), c’est l’originalité, notre spécificité, notre indépendance. La mondialisation est incontournable, nous devons en faire bien entendu partie mais pas par un nivellement par le bas, alors qu’il faut, bien au contraire, que chaque pays, même s’il fait partie d’une entité obligatoire (Europe, Asie…), développe son propre savoir-faire.

A-t-on vraiment envie de manger tous le même sandwich, de boire le même « truc », d’avoir les mêmes lèvres au botox, le même look, la même « culture » ? Dans le domaine du vin, quel intérêt de boire un rouge comme un soda, une bibine neutre qui aurait le même goût (est-ce le bon mot ?) à Bordeaux comme au Chili, en Bourgogne comme en Australie, en Champagne comme en Espagne ?

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Passé ma journée à papoter au téléphone avec quelques amis du vin, dont Aimé Guibert. Je l’ai rencontré il y a plus de 25 ans quand il créait Daumas-Gassac avec une « pointure » comme Emile Peynaud (qui m’a appris ce qu’il fallait m’apprendre), qui renverrait aujourd’hui à un jardin d’enfants les pseudo œnologues actuels et médiatiques qui se prennent pour des stars. Avec Aimé, depuis le début, j’ai trouvé formidable cette aventure, ce besoin d’être « hors-normes », cette foi en soi et en son terroir. Cela m’a plu, instantanément. Jamais décu (son Daumas-Gassac 82 est une œuvre d’art), ce qui est encore plus rare.
Je lui dis, qu’en-dehors de son Daumas, il y a ce Guilhem qui est une vraie réussite (quelque 2 millions de bouteilles, chapeau !), un vin de soif, de plaisir, « comme autrefois », que je débouche dans mon refuge d’Ibiza (j’y pars quelque temps prochainement pour écrire mon premier roman, signé chez Albin Michel). Ibiza me rappelle l’Algérie, ses vieilles femmes vêtues de noir, ces églises et fincas blanches, cette nonchalance de la vie qui est rassérénante, ce calme dans les criques en bateau loin du cosmopolite.

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On sait ce que je pense du « fameux » Classement de 1855 (on est quand même en 2006), toujours valide pour certains (marchands ?) qui avait classé à l’époque des crus dont un bon nombre n’ont plus rien à voir aujourd’hui en superficie, par exemple. Je crois d’ailleurs qu’il n’y a que 2 de ces crus qui appartiennent aujourd’hui encore à la même famille (Barton et Mouton).

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Je suis en train de mettre à jour mes Classements de nos sites www.millesimes.fr ou www.guidedesvins.com, et ceux-ci, au fil de mes dégustations seront désormais régulièrement réactualisés, ce qui me permettra de vous informer de leur évolution. Pour l’instant, ceux du Guide 2007 sont les plus complets, notamment avec de nombreux producteurs qui font leur entrée dans ceux du Médoc et de Saint-Emilion (et quelques changements de hiérarchies significatifs). Des changements égalements importants dans les Classements Champagne ou Loire. A vous de juger.

Mais on parle beaucoup de « crise » à Bordeaux et il me semble important de mieux comprendre de quoi il s’agit, je vous renvoie au dernier article de mon Guide 2007 qui vient de paraître : Les bons choix s’imposent !

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Couv. Guide 2007.jpgLe petit nouveau est arrivé (le 27e, tout de même, avec la confiance de plus de 1 million de lecteurs !). De la rigueur dans le sélections, 300 nouveaux, autant d’éliminés, tous les incontournables, du plus grand au plus modeste. On défend plus que jamais les vignerons qui respectent leur terroir, on dénonce l’exubérance des « primeurs » bordelais… Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Voilà, vacances terminées, parution du Guide 2007 dans une semaine et un tour prochain des vignobles pour une estimation plus précise des premières vendanges, notamment à Bordeaux, Bourgogne et Champagne.

Pour info, nos objectifs enclenchés depuis quelques mois sur Internet prennent tournure : nous prévoyons pas moins de 10 nouveaux sites dans les prochaines semaines et www.millesimes.fr s’est considérablement étoffé. A suivre, donc.

Les Français se qualifient  : bravo, Vieira, il ne reste plus que l’Espagne et cette fabuleuse équipe brésilienne (Robinho, formidable)… et je termine mon Guide 2007. Parfait, donc. Pas mal de changements dans le Guide, une petite restructuration de la maquette, 300 nouveaux propriétaires retenus, un peu plus d’éliminés… beaucoup d’évolution dans les Classements de Champagne et Bordeaux… Il me reste quelques relectures et hop ! Patience, même si ce n’est pas mon fort.

Les fidèles ont vu que le blog est mis entre parenthèses en ce moment : c’est la période intense d’écriture de mon Guide, particulièrement sévère cette année, et j’avoue que cela ne me laisse pas beaucoup de temps. A cela s’ajoute, il faut bien l’avouer, la coupe du monde (Argentine, Brésil, Espagne Allemagne au top, Angleterre, Equateur, Portugal, Pays-Bas bien partis… et France ?).

Il y a 21 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales, ceci expliquant peut-être cela (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de mains), et qu’une seule coopérative y est présente. http://www.millesimes.fr/champagne_.php

 

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Pol-Roger.jpgPol-Roger est incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins dans mon Classement (http://www.guidedesvins.com/champagne.php). Patrice Noyelle et Hubert de Billy (sur la photo) dirigent cette très grande maison familiale champenoise (il en reste de moins en moins) qui a su traverser le temps sans se laisser prendre au jeu de la mode, et en s’offrant le luxe d’une régularité qualitative exemplaire.

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Chevalier-21.jpgCela fait plus de 20 ans, lorsque j’ai commencé à faire mes Classements, en 1985, que j’ai hissé Chevalier à la tête des Premiers Grands Vins, en blanc comme en rouge, ce qui n’est pas si courant (http://www.guidedesvins.com/graves.php). J’ai connu Chevalier à l’époque de l’ancien propriétaire, et donc suivi tout naturellement la conviction de mon ami Olivier Bernard (sur la photo, avec son épouse, Anne). Tous les efforts déployés se retrouvent dans son cru, qu’il marque de sa « patte » au moins depuis 10 bonnes années, un vin où le charme s’allie à la structure, l’élégance à la typicité, ce qui n’est pas rien quand on sait qu’un bon nombre de vins de la région s’orientent surtout vers des concentrations outrancières, au détriment de la finesse, qui doit pourtant être la vraie « marque de fabrique » des très grands Bordeaux.

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