2005, 2004 et 2003 à Certan de May

“2005 : rendement 31 hl/ha, je n’ai jamais connu des raisins aussi bon à goûter sur les pieds, , précise Jean-Luc Barreau à Brigitte. Cela fait trente ans que je vinifie et cela fait bien longtemps que je n’avais pas goûté des raisins aussi croquants, aussi bons, j’étais fort agréablement impressionné, les raisins étaient extraordinaires.

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Millesimes 2006

Couv. Mill. 2006.jpgJe l’ai reçu vers 16h. Un bien beau morceau d’1,5 kg et ses 464 pages (il sort en kiosques et librairies Samedi). On n’a pas chômé pour le réaliser et c’est certainement l’un des plus beaux numéros de Millésimes. La nouveauté, c’est aussi que le site www.millesimes.fr sera opérationnel dans quelques jours. Très très conséquent lui aussi. Vous jugerez par vous-mêmes.

Béatrice Cointreau

B. COINTREAU 2.jpgCharmante, talentueuse et dynamique, Béatrice Cointreau dirige le Cognac Frapin et le Champagne Gosset. Elle peut être fière se son Champagne Gosset Grand Millésime 1999, une cuvée rare issue d’une sélection des crus les plus prestigieux et d’un assemblage respectueux du style de la Maison, élaborée lentement dans la tradition Gosset, selon un savoir-faire préservé depuis 1584.

 

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Or 1735 De Telmont

De Telmont_Or 1735.jpg“La Cuvée O.R. 1735 est une cuvée qui n’était pas destinée à être commercialisée, précise Bertrand Lhopital à Brigitte Dussert. J’avais juste envie d’essayer une ancienne méthode de vinification, le “tiré-bouché-liège”. De nos jours, les bouteilles sont bouchées avec une capsule, alors qu’auparavant, on bouchait les bouteilles avec un bouchon de liège.

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Un bol de terroir, cela fait du bien

Revenons à plus de plaisir avec le Château Mont-Redon. Avec 100 ha de vignes, c’est le plus grand vignoble de l’appellation Châteauneuf-du-Pape, et un modèle du genre en matière de typicité de terroirs. “Nous avons 3 types de terroirs sur nos 100 ha, précise Jean Abeille lors d’un entretien avec Brigitte (Dussert, of course).

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Winemaker’s poisson d’avril

Lu dans le Fig-Mag du 1er Avril qu’un propriétaire du Médoc se met en cheville avec un oenologue pour produire un pur produit marketing, où l’appellation ne compte pas (« ni nom, ni millésime », précise l’auteur de cet article qui fait aussi un drôle de parallèle avec ceci et la belle aventure de Philippe de Rothschild, pour laquelle on est quand même à un autre niveau), dénommé « winemaker’s… » et (évidemment) destiné au marché américain (on espère qu’ils auront une note de 100 sur 100 chez un critique du coin, faut bien ça). Fallait le faire, ils le font. En voilà une bonne façon de promouvoir à l’export nos vins français, les appellations et le terroir. Et merci pour les vignerons qui défendent la typicité.

Lutter contre la mondialisation du goût

L’autorisation des copeaux de bois dans le vin (suite) ou comment perdre son identité…

Je suis le premier à soutenir les vignerons, à ne pas accepter l’arrogance de quelques propriétaires face à la crise sociale que connaît (comme d’autres secteurs) le monde du vin en France. Chacun doit être rémunéré et la solidarité doit primer. Il faut, par exemple, que le négoce aide et promotionne sa région avant d’aller voir ailleurs.

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Manquaient plus que les copeaux de bois

Selon la presse de ce jour (Les Echos ou le site tf1.fr), le ministère de l’agriculture devrait confirmer l’autorisation de mettre des copeaux de bois pour parfumer le vin.

Franchement, la honte. 2 points à retenir :

1/. Est-ce que l’on a demandé l’avis aux consommateurs ? Quel est le technocrate qui a jugé bon de croire que les amateurs ont envie de boire des vins dont le goût est fabriqué. Cela facilitera les commentaires de dégustation : on pourra vraiment parler des « jus de bois » ?

On « lisse » de plus en plus, on masque les caractères, les différences.

2/. Est-ce que les vignerons dignes de ce nom sont d’accord ?

Je vous renvoie à mon édito du Guide ou de Millésimes : il faut avoir une éthique, défendre la typicité, le terroir, la diversité.

Qui va oser dire qu’un vin est typé par des copeaux de bois ?

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Bof

Un ami me dit qu’il a vu Mondovino récemment (passé à la tv) et, s’il peut excuser la démarche du critique américain (qui ne défend pas les mêmes intérêts que nous, par la force des choses), admet moins facilement celle du consultant français. Me demande mes commentaires là-dessus. Je n’ai rien contre eux. En fait, je m’en moque, et cela m’amuse plutôt, tant certaines choses peuvent prêter à sourire aujourd’hui. L’un (j’ai oublié son nom) est donc américain, fait son business à l’américaine, goûte et encense ce qu’il veut. Il réussit, il est jalousé, c’est la rançon du succès, et je connais, donc je compatis. L’autre, au demeurant un personnage assez sympa (même si ce n’est pas la 1ère impression que l’on a de lui en regardant ce film) m’est tout aussi indifférent. Derrière eux, il y a des producteurs qui en profitent. Rien à dire sur ces deux-là, même si je comprends que les amateurs et les vignerons pensent que l’on parle plutôt « fric » et « aseptisation » que terroir, diversité et amour du vin. Faudra leur poser la question directement. On se doute que ce ne sont pas les vins « lissés », les cuvées surboisées et dépersonnalisées qui m’intéressent, ni les producteurs qui en font. Pas mon job, pas mon envie, pas ma tasse de thé.

Défendre une éthique, sinon rien