Patrick Dussert-Gerber

Défendre une éthique, sinon rien
     Entrez le nom d'un château, d'une appellation, d'un vin ou d'un pays :
Loading

You are currently browsing the archives for mai, 2008.

Pratique, glamour ou sophistiqué, à chacun son Buzet rosé

Les vignerons de Buzet pensent à tout et surtout à toutes : du bouchon à vis parfait pour les pique-niques, du BIB que l’on imagine au bras de la fashionista Carrie Bradshow de Sex and The City, à la bouteille sophistiquée pour les soirées les plus raffinées.

Côté terrasse est le vin plaisir par excellence, gai et moderne, ses arômes
expressifs évoquent une palette de fruits à chair blanche.
Dans sa robe légère rose bonbon, Côté Terrasse pourra être de toutes les ballades,
sa capsule à vis facilite son utilisation et son bouquet frais et fruité désaltère avec
fraîcheur.
Dédié à Carrefour
PVC : 3,50 !

Le Vinity Case : glamour et pratique à la fois
3 litres de rosé aux notes de grenadine et de fraise dans le premier
Bag In Box aux formes arrondies. Certains le qualifieront de
charmant, coquet, original, et les plus nostalgiques se remémoreront
le bikini de BB. Succès assuré pour les soirées estivales !
Distribué chez Monoprix
PVC : 12,5 !

Le Rosé de Madame de S
Destiné à la grande distribution, Le Rosé de Madame de S. saura
se faire remarquer par son élégance et sa féminité.
Un mélange d’arômes subtils révèle toute la qualité de ce vin
rosé. Spécialement élaboré pour les femmes à la recherche de
nouvelles expériences gustatives, les hommes d’abord séduit par
ses formes, apprécieront ses saveurs fruitées.
.
PVC : 3,50 ! PVC : 11,50 !
Distribué chez Intermarché et Monoprix Contenant : 3L

Voir aussi

Millesimes

Les meilleurs sites sur le Vin
Guide vin
Guide des vins
Guide des vins
Millesimes
Millesimes
Journal du Vin
Vinovox
Vins du siecle
Vins du siècle
Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:55.

Ajouter un commentaire

Cahors Château Lavaur

Un vignoble de 15 ha de vignes plantées en terrasses sur un sol caillouteux de rocailles argilo-calcaires. L’encépagement est constitué de Cot noir (Auxerrois) à 87%, de Merlot à 10% et de Tannat à 3%. Beau Cahors Prestige 2004, élevé en fûts de chêne, marqué par des notes de fruits noirs et des touches finement épicées, de bouche riche et ample, aux tanins fermes, alliant structure et fondu.

Lire la suite

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 5:46.

Ajouter un commentaire

Saint-Émilion Château Capet-Guillier

Une belle place dans le Classement pour ce Saint-Émilion GC 2005, riche et généreux, ferme, à dominante de pruneau, de cannelle, de belle robe pourpre, alliant une finesse tannique à une rondeur persistante, un vin complexe auquel il faut laisser le temps de se faire. Le 2004, est corsé, aux tanins riches, avec ces nuances de truffe et de groseille mûre, alliant élégance et structure. Beau 2003, charpenté, harmonieux, bien caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau. Le 2002 associe puissance et distinction, où dominent les fruits rouges mûrs et les sous-bois, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, une vraie réussite. Remarquable 2001, aux notes épicées et poivrées, puissant et subtil, très équilibré en bouche, gras, charnu, un beau vin, très typé. Le 2000 est dans la lignée, particulièrement agréable actuellement, un vin aux notes de cassis, de pruneau et d’épices, coloré, ferme, aux tanins riches et soyeux, tout en bouche. Goûtez le Saint-Émilion Château Tour de Capet, qui possède un nez agréable avec des arômes de pruneau, de cuir et de tabac. Ample à l’attaque, il révèle en bouche des tanins ronds et veloutés, harmonieux et soutenus en finale. Beau rapport qualité-prix.

Château CAPET-GUILLIER
(SAINT-ÉMILION)
Famille Bouzerand et Galinou
À Saint-Hippolyte
33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 24 70 21
Télécopie : 05 57 24 68 96
Email : chateau.capet-guillier@wanadoo.fr

Voir le Classement 2008

Lire aussi

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 5:39.

Ajouter un commentaire

Domaine Trapet

Un domaine de 13 ha (7e génération), sur sols bruns argilo-calcaires sur assise calcaire, vignes de 30 ans en moyenne, élevage durant 15 à 18 mois en fûts de chêne. Superbe Chambertin 2005, de robe pourpre, puissant au nez comme en bouche, très typé, d’une structure et d’une charpente tannique importantes, de bouche dense, où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges cuits, d’humus et de réglisse. Le 2004, fumé et épicé, aux nuances de fruits rouges et de torréfaction, est structuré et gras en bouche, aux tanins fins et élégants, très dense, d’une belle longueur.

Lire la suite

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 5:35.

Ajouter un commentaire

Champagne Hamm

Le Champagne est attaché à la maison depuis 1910 grâce au savoir-faire d’Émile Hamm. Après son fils Henri, ses petits-enfants, Claude, Michel et Brigitte perpétuent la tradition avec passion et exigence. Claude Hamm a raison de dire qu’il tient à répéter haut et fort que sa maison est familiale, à une époque où il devient rare, pour une affaire de négoce champenois indépendante, de ne commercialiser qu’une seule marque, la sienne. Superbe Champagne cuvée de Prestige Signature Hamm, de jolie robe dorée, aux arômes de pain grillé et d’abricot, de bouche riche, bien équilibré en acidité, d’une jolie finesse, à la mousse fine et distinguée, vraiment savoureux.

Lire la suite

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 5:30.

Ajouter un commentaire

Château Certan de May

“Le 2007 est un millésime qui m’a stressé, nous avoue Jean-Luc Barreau, j’ai été très surpris par les raisins qui ont mis longtemps à mûrir, et puis, finalement, grâce au soleil de septembre, la nature a repris ses droits et nous avons récolté de très jolis raisins. Nous avons terminé les vendanges fin septembre, et je suis content de mes rendements de 40 hl/ha (34 hl/ha en 2006). C’était très sain, il y a eu un gros travail aux vignes, toute la saison : dédoubler les “yeux”, vendanges vertes, deux éclaircissages… mais le résultat dépasse nos espérances. En cuves, le vin a mis un certain temps à se révéler (toujours une école de patience) mais, par contre, dès le milieu de la fermentation, on a vu une couleur très foncée apparaître. On n’a peut-être pas la texture et la densité du 2005 mais, même après plusieurs mois de barriques, il ne se laisse pas envahir par le boisé, il est toujours sur le fruit, ce qui est très prometteur. On retrouve des notes de fruits noirs (cassis, mûre). En bouche, on a une très bonne densité, c’est plein, gras, avec de la souplesse, un vin très charmeur avec du volume et une finale assez longue.”
Pour patienter, il y a ce grand Pomerol 2005, un grand vin aux reflets pourpres, qui développe des arômes de fruits mûrs et de réglisse, de bouche puissante, très ample, charpentée et voluptueuse, de grande évolution. Superbe 2004, associant concentration aromatique et souplesse, corsé et typé. Le 2003 est un grand vin, racé, d’une belle couleur pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière, de garde. Le 2002 est remarquable, complexe, de couleur pourpre soutenu, très typé, très corsé, aux tanins puissants et équilibrés, au nez intense, de bouche harmonieuse et persistante, de garde. Splendide 2001, avec des notes de fruits noirs et de cuir, très riche, aux tanins très équilibrés, d’une grande élégance en bouche, où la charpente vient s’allier à la finesse, de grande évolution. On est au sommet.

Voir le reportage

Voir le Classement 2008

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 6:10.

Ajouter un commentaire

Les Grands Crus d’Yvon Mau

“Ma volonté est de poursuivre et d’accélérer la démarche initiée par Jean-François Mau il y a quatre ans, nous précise Philippe Laquèche, à savoir, la montée en gamme d’Yvon Mau en développant notre portefeuilles d’allocations de Grands Crus. Aujourd’hui, le secteur Grands Vins Yvon Mau représente 25% de notre activité. Nous allons accélérer notre croissance dans ce secteur, pour répondre à la forte demande des acheteurs étrangers qui apprécient beaucoup nos grands vins de Bordeaux, en Asie, en Chine, à Macao, Hong Kong, Taiwan, en Corée du Sud, au Japon et en Amérique Latine, notamment.
Les propriétaires de grands crus peuvent aujourd’hui bénéficier de notre vaste réseau de distribution mondiale apporté par notre maison-mère Freixenet qui est présente dans plus de 150 pays.
C’est un atout majeur. Il faut savoir que le groupe Freixenet est leader mondial dans les vins effervescents mais développe également une vraie politique de vins tranquilles (45% du C.A..). Ils sont propriétaires de wineries aux États-Unis et en Australie, de Bodegas en Espagne et de vignobles en France, en Bordeaux et Champagne. Freixenet a démontré sa forte implication dans la production et la distribution des vins. Nous sommes aussi très présents grâce aux nombreux bureaux Freixenet qui servent de relais actifs aux quatre coins du monde où nos distributeurs ont été implantés depuis fort longtemps, c’est vrai sur tout le continent américain, en Asie ou en Amérique du sud (Argentine, Brésil…), mais encore au Mexique, où nous sommes très actifs pour diffuser nos Grands Crus dans toute l’Amérique centrale, particulièrement dans les régions touristiques (Barbade, Saint-Domingue, St-Barth, St-Martin…) et aussi dans la “vielle Europe”.
Si Yvon Mau est connu en France comme acteur de la grande distribution, nous sommes de même un acteur de choix dans le secteur traditionnel et présents dans plus de 10% de la restauration française étoilée. Bien que la moitié de notre chiffre d’affaires soit réalisé à l’export, nous développons aussi une activité de ventes de grands vins aux particuliers, par correspondance, et via Internet avec notre site Mondovino, une façon de répondre très rapidement à la demande d’amateurs de grands crus.
Jean-Christophe Mau est notre acheteur des grands crus pour Yvon Mau Diffusion, il est lui-même propriétaire de vignobles dans le Médoc au Château Preuillac et de Château Brown en Pessac-Léognan, et producteur de beaux vins.
La force financière représentée par le groupe Freixenet apporte beaucoup de solidité, de poids à toutes nos actions, nous répondons aux demandes commerciales des propriétés qui nous font confiance avec un sens de l’éthique et une relation de confiance propre à Yvon Mau, instauré par Jean-François Mau et aujourd’hui par son fils. Je suis donc très heureux de donner de l’ampleur à ce développement dans une structure capable de répondre à une demande mondiale.”

Voir aussi

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 8:46.

Ajouter un commentaire

* Les prix sur le Net, Lafite, le smic, bling, bling…

Attention aux prix sur Internet, où il s’agit de faire des comparaisons avant de commander si on ne veut pas se faire avoir. Quelques exemples glanés ce jour, pour des vins que je connais par cœur, et je vous laisse juge :

- Pour l’excellent Margaux Château Martinens 2004 de Jean-Pierre Seynat-Dulos, une différence de taille : 17,65 € la bouteille chez 75 cl contre 16€ chez Eyquard et surtout 25,95 € chez 20survin !!!, ce qui fait quand même une différence de quelque 35%

- Pour le Lalande-de-Pomerol Château Siaurac 2004, les prix tournent autour de 17 € la bouteille (16,80 € chez 20survin, 16,90 € à la cavedelacrosse), tombe à 12,79 € chez 75cl, jusqu’à Millésimes où le vin est proposé à 10,76 €, ce qui me semble plus justifié.

- Le Champagne Laurent-Perrier brut (cuvée de base, sans plus) est proposée à 24,70 € chez 20survin, 33 € chez Vinatis (pour info – on croit rêver- on peut lire sur ce site comme accroche : Les meilleurs prix du marché garantis ! , remboursement de la différence), 31,50 € chez vinsmoinschers (ah bon ?), 30,50 € chez 1855, une « promo » à 26,24 € chez Cdiscount. Pour mémoire, une bonne trentaine de « petites » maisons et propriétaires proposent des cuvées remarquables à 15 € (voir notre sélection 2008)… et on préfère de toute manière les cuvées de base de Taittinger, Pol Roger ou Roederer !

- Le Champagne Taittinger Comtes de Champagne 1998, l’un des plus grands et séduisants Blanc de blancs est à un prix cohérent sur différents sites, c’est-à-dire à 135 € chez ChateauNet de mon cher ami Jean-François Moueix.

- Le Champagne Dom Pérignon 2000, un vin superbe, régulier, rien à dire. Il est 120 € chez ChateauNet, 129 € chez enviedechampagne (inconnu au bataillon, impossible de savoir qui c’est -pas de mention sur la société- slogan : « Le Spécialiste de la vente de Champagne sur internet à des prix très compétitifs », sans blague ?), à 130 € chez Millesima mais à 109 € chez Cdiscount
- Pour le fun, si j’ose dire, on ira voir le prix d’1 bouteille de Lafite 2000 (au hasard, idem pour les vins similaires) chez 1855 (1.794 €), chez 75cl (2.239,45 €, près de 450 € de plus, super !), aux enchères sur e-bay à 945 € à ce jour… Pour comparaison, le Lafite 2004 est à 425,20 € chez 1855 (408 € chez jean-merlaut et 704 € chez Lavinia, 300 € de plus, incroyable !!!), et je vous soumets la question que pourrait se poser tout consommateur : le Lafite 2000 est-il 4 fois meilleur que le 2004… où est-ce le 2004 qui est 4 fois moins bon (vous connaissez, c’est le truc de l’œuf et de la poule).

Un truc qui n’a rien à voir, mais quand même : on peut préciser qu’il y a des producteurs de Bordeaux (on les soutient) qui rament en ce moment pour vendre leur très bon vin à moins de 7 € et que le smic est à environ 1.000 € nets… je vous avais prévenu, vaut mieux en rire, mais, franchement, ceci est de plus en plus choquant…

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 19:58.

Ajouter un commentaire

Château Laroque, référence à Saint-Émilion

Bruno Sainson, le Directeur, partage la même passion que nous pour les vins typés, ceux qui méritent le statut de grands vins (à des prix très sages). Cette superbe demeure féodale du XIIe, reconstruite sous Louis XIV, lui vaut le surnom de “Petit Versailles”. Le vignoble s’étend sur 58 ha de vignes (seuls 27 ha sont retenus pour la production du Château Laroque), situé sur un superbe terroir constitué de plusieurs coteaux argilo-calcaires sur les hauts de Saint-Émilion, et profitant d’un excellent ensoleillement. La vinification, pratiquée en petites cuves, permet d’isoler chaque lot de raisins et d’affiner la complémentarité des terroirs. Les cuvaisons sont longues et très surveillées, et le vin vieillit en barriques durant 12 mois.
Ici, pas d’esbroufe ni de cuves à concours : on sait qu’un vin de qualité s’obtient avec des raisins sains et mûrs, les techniques culturales les mieux adaptées sont adoptées (engazonnement, taille sévère, suppression des contre-bourgeons, tri des raisins…). Les vendanges manuelles sont effectuées parcelle après parcelle, après dégustation des grappes pour vérifier la parfaite maturité.
On est donc au sommet, avec un rapport qualité-prix-typicité indéniable.

Pour s’en assurer, ce beau Saint-Émilion GCC 2003, de bouche étoffée, associant ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées, un vin puissant, de très bonne garde. Le 2002, de belle robe grenat, aux notes d’épices, de truffe et de mûre, aux tanins puissants et soyeux à la fois, fondu en bouche et prometteur. Remarquable 2001, dense, gras, alliant puissance et distinction, bien charnu, d’une grande finesse, où dominent les fruits cuits et les épices, tout en bouche avec des nuances de cerise et de truffe, d’excellente évolution. Le 2000 est coloré et intense au nez comme en bouche (griotte, cannelle, sous-bois…), volumineux et ample, avec beaucoup de matière, aux tanins riches. Le 99 est tout en bouche, avec cette belle robe aux légers reflets pourpres, un nez profond de fruits rouges et noirs mûrs avec des notes épicées, un vin plein de finesse à la matière tendre, bien structuré. Remarquable 98, de belle structure tannique, puissante et fondue à la fois, de couleur grenat, d’une belle concentration, aux notes de fruits rouges macérés et d’épices (muscade), alliant distinction et richesse, un vin très représentatif de ce grand millésime classique.

Lire la suite

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 8:44.

Ajouter un commentaire

Le Champagne Gosset au sommet

Splendide Champagne cuvée Célébris 95, un Champagne racé, distingué, tout en complexité d’arômes, dense en bouche, très élégante, au nez complexe et persistant. La Grande Réserve (46% Chardonnay, 39% Pinot noir et 15% Pinot meunier dont 12% de vins de réserve), d’une grande harmonie au nez comme en bouche, est un Champagne puissant, très charpenté mais très délicat à la fois, qui demande une cuisine riche. Le Grand Rosé Célébris brut 98 développe un nez complexe où la mûre s’associe à la framboise, une bouche intense et raffinée à la fois, à déboucher sur des mets épicés ou des crustacés. Remarquable, le Gosset Grand Millésime 99, issu d’un assemblage des meilleurs Crus (56% Chardonnay, 44% Pinot noir, Grands et Premiers Crus), de belle robe d’or pâle, limpide et douce, un superbe Champagne de belle vinosité mais avec cette nervosité caractéristique, très harmonieux, fin et riche, complet. Exceptionnel Champagne Célébris Gosset Blanc de blancs Extra brut cuvée l’Extra Pure, sélection du meilleur Chardonnay, en réalisant l’assemblage de quatre années, et de onze crus, de plusieurs méthodes de vinification, l’acide malique naturel a été préservé afin de restituer fraîcheur et puissance aromatique du Chardonnay.Un grand vin, de jolie robe dorée, une cuvée raffinée, très élégante, à l’attaque vive, très typée avec des arômes délicats de rose, de genêt et d’amande, ample et distinguée, avec des bulles très fines au cordon persistant, de bouche suave aux nuances de fruits frais et de biscuits légers en finale.

Voir le Classement 2008

Voir le reportage

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 8:23.

Ajouter un commentaire

Château Haut-Selve

“Non nove sed novi” (non pas des choses nouvelles mais des choses faites de manière nouvelle), telle est la devise du Château Haut Selve. Jean-Jacques Lesgourgues aime créer ou rénover des vignobles, que ce soit dans les Graves, en Madiran, en Armagnac ou même à l’étranger. Amoureux de la nature et de l’art contemporain, c’est aussi un novateur dans la façon d’appréhender les propriétés. Il s’est fixé comme objectif prioritaire, avec son fils, Arnaud, et toute son équipe, de faire des grands vins.
On retrouve trois types de terroirs de l’appellation des Graves au Château Haut Selve. L’encépagement est à parts égales de Merlot et de Cabernet-Sauvignon. Un programme de traçabilité est établi de la vigne au superbe chai dessiné par Sylvain Dubuisson. L’élevage du vin se fait en petits lots qui sont suivis et soutirés individuellement. L’élevage dure 12 mois en barriques dont 1/3 de bois neuf. Quant aux blancs, ils sont vinifiés en barriques durant 12 mois et bâtonnés régulièrement afin de remettre en suspension les lies fines pour enrichir le vin en arômes. Les techniques modernes sont mises au service du vin pour l’aider à s’épanouir dans les meilleures conditions.

Voir aussi

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 8:17.

Ajouter un commentaire

Premières-Côtes-de-Bordeaux Château Mille Anges

Le vignoble de 27 ha est situé sur les collines qui surplombent la vallée de la Garonne. Beau Premières-Côtes-de-Bordeaux 2004, un vin à dominante de Merlot, bien élevé en barriques de chêne dont 1/3 est renouvelé chaque année, charnu, riche en couleur, aux tanins savoureux, au nez intense de fruits cuits (fraise des bois, mûre) et d’humus, tout en bouche, de très bonne garde. Beau 2003, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, est chaleureux, corsé, de très bonne évolution, à déboucher sur un confit.

Lire la suite

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 8:05.

Ajouter un commentaire

Bordeaux Supérieur Domaine de Cantemerle

Au sommet de son appellation. Une propriété de 45 ha sur une croupe argilo-calcaire (exposition du vignoble plein sud, moyenne d’âge des vignes plus de 30 ans, 83% Merlot, 12% Cabernet-Sauvignon, 3% Cabernet franc, 1% Malbec et 1% Petit Verdot). Excellent Bordeaux Supérieur Château Cru Cantemerle de Cantemerle 2005 (qualification au titre de l’agriculture raisonnée), avec des nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices, un vin tannique, bien équilibré, charnu. Leur 2004 est savoureux, de robe profonde, avec ces nuances de fruits noirs très mûrs et de notes épicées, de bouche classique, associant couleur et matière, très équilibré, un vin d’excellente évolution comme le prouve ce 2002, complexe et savoureux, idéal sur un magret. Goûtez le Côtes-de-Bourg Domaine de Cantemerle 2005, issu des Merlot, Cabernet-Sauvignon et Malbec à parts égales, élevé sur lies fines pendant 18 mois en barriques, aux notes de fraise des bois, d’humus et d’épices, un vin charpenté, avec des tanins riches et veloutés à la fois.

Voir aussi

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 8:00.

Ajouter un commentaire

Coteaux-du-Languedoc L’Estabel Cabrières

Goûtez leur Coteaux-du-Languedoc rouge cuvée Maestro 2003, de bouche mûre, de très bonne base tannique, un vin charnu, coloré, au nez à la fois intense et subtil où s’entremêlent la griotte et une touche épicée, qui poursuit une belle évolution. Leur Château Cabrières 2004 est très classique, aux nuances d’épices, de fruits noirs, intense en couleur et en arômes, associant puissance et finesse, gras et intensité. Très agréable Clairette-du-Languedoc Cabrières blanc Prestige 2006, frais et dense en bouche, tout en finesse, au nez de noisette et de pêche blanche.

L’ESTABEL CABRIÈRES
(COTEAUX-DU-LANGUEDOC)
34800 Cabrières
Téléphone :04 67 88 91 60
Télécopie : 04 67 88 00 15
Email : sca.cabrieres@wanadoo.fr
Ou : www.cabrieres.com

Voir le Classement 2008

Voir aussi

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:56.

Ajouter un commentaire

Haut-Montravel Château La Ressaudie

Beaucoup aimé ce Haut-Montravel Moelleux 2006, 80% Sémillon et 20% Sauvignon (sol argilo-sableux et roche mère calcaire), issu de vendange surmûrie, au nez complexe où s’entremêlent des nuances d’acacia, de fruits confits et de fleurs blanches, un vin ample, complexe, tout en suavité, qui mérite un foie gras de canard ou une lamproie. Le 2005 est superbe, onctueux et d’une belle finale en bouche, aux nuances de pain brioché, le tout à des prix fort sages.

Château La RESSAUDIE
(HAUT-MONTRAVEL)
Jean et Évelyne Rebeyrolle
33220 Port-Sainte-Foy
Téléphone :05 53 24 71 48
Télécopie : 05 53 58 52 29
Email : vinlaressaudie@aol.com
Ou : www.laressaudie.com

Voir le Classement 2008

Voir aussi

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:50.

Ajouter un commentaire

Coteaux Varois Domaine de Trians

Un beau Coteaux Varois en Provence Château Trians rouge 2003, issu de petits rendements (30 hl/ha) des cépages Grenache et Syrah, élevé durant 18 mois en foudres de chêne, un vin charnu, de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges mûrs et d’humus. Le blanc 2006 (Sémillon, Rolle, Ugni blanc et Clairette, élevage sur lies fines), associe finesse et suavité.

Domaine de TRIANS
(COTEAUX VAROIS)
Jean-louis Masurel
Chemin des Rudelles
83136 Néoules
Téléphone :04 94 04 08 22 et 01 42 96 01 96
Télécopie : 04 94 04 84 39 et 01 42 15 16 70
Email : trians@wanadoo.fr
Ou : www.trians.com

Voir aussi

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:45.

Ajouter un commentaire

Cairanne Domaine Les Grands Bois

Coup de cœur pour ce CDR-Village cuvée Éloïse 2005 (50% Grenache, 40% Mourvèdre, 5% Syrah, 5% Carignan, récolte manuelle avec tri à la vigne), de bouche structurée, d’une belle harmonie, un vin aux arômes d’épices et de fruits noirs, très équilibré et généreux. Très joli CDR Village blanc cuvée Les 3 Sœurs 2005, de belle teinte, un vin ample, qui sent le tilleul, de bouche suave.

Lire la suite

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:40.

Ajouter un commentaire

Saumur-Champigny Domaine des Varinelles

Un vrai coup de cœur pour ce Saumur-Champigny cuvée Vieilles Vignes 2005, un pur Cabernet franc issu d’un clos planté en 1900, un vin puissant et très harmonieux, typé, avec des arômes très persistants de fruits rouges (cassis, groseille), complexe et très élégant. Beau Saumur-Champigny Laurientale 2005, très aromatique, avec ces notes de griotte et de framboise, de belle teinte, dense et puissant au nez comme en bouche. Excellent Saumur-Champigny 2006, de couleur grenat, au nez de cerise confite. Le Crémant de Loire brut est fin, floral, vif, de mousse soyeuse.

Lire la suite

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:35.

Ajouter un commentaire

Domaine Christian Miolane

Remarquable Beaujolais-Villages Coteau de la Folie 2006, de robe grenat, un vin de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse. Excellent Beaujolais-Villages cuvée de la Côtabras 2005, issu de parcelles très pentues dont tous les travaux ne peuvent se faire qu’à la main ou à bras, de belle couleur grenat, aux notes de mûre et de violette, de bouche persistante. Le Beaujolais-Villages Cru de l’Armurier 2006 est de belle matière, un vin de couleur soutenue, au nez de cassis et de sous-bois, dense, aux tanins soyeux. Goûtez le Beaujolais blanc “l’Atypique” (Chardonnay), aux connotations de noix et de genêt, d’une belle persistance aromatique. Profitez de votre halte pour visiter leur minimusée du Vin.

Lire la suite

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:30.

Ajouter un commentaire

Pomerol Château Enclos Haut-Mazeyres

Les générations familiales se sont transmises les 8,5 ha d’un seul tenant de l’exception, géologique qu’est Pomerol. Les vignes prospèrent sur les douces pentes ensoleillées des terrasses de graves mêlées d’argile humectante et de crasse de fer, issues des dernières glaciations du quaternaire (80% Merlot, 15% Cabernet franc et 5% Pressac, avec des vignes de 30 à 40 ans en moyenne). Le tout explique ce Pomerol 2005, tout en bouche, au nez où dominent les groseilles et l’humus, associant puissance et finesse, charnu, un vin très harmonieux et très équilibré, de bonne garde. Excellent 2004, de couleur grenat, aux tanins bien présents, riche en arômes, intense au nez comme en bouche, bien concentré mais très élégant, de garde comme le prouve ce 96, aux nuances fruitées et giboyeuses.

Lire la suite

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:21.

Ajouter un commentaire

Pomerol Le Clos du Pélerin

Non loin de passer à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, avec un rapport qualité-prix remarquable. Ce vignoble de 3,5 ha est dans la famille depuis 3 générations, essentiellement planté de Merlot (80%), le Cabernet franc et le Cabernet-Sauvignon se partageant à parts égales les 20% restants. Josette et Norbert conservent toutes les traditions bordelaises et élaborent leur vin avec talent et enthousiasme. Leur Pomerol 2005, typé, est un vin riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, très charnu, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de cuir et de cassis confit. Le 2004, de couleur rubis, est très équilibré, aux tanins fermes, au nez dominé par les fruits cuits et les sous-bois, de bouche ample. Le 2003 est corsé, puissant, tout en arômes. Goûtez leur excellent Lalande-de-Pomerol Château de La Maréchaude.

Voir aussi

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:15.

Ajouter un commentaire

Domaine de Cantaussels

Un savoureux Vin de Pays des Côtes de Tongue Merlot 2006 médaille d’Argent au Concours Général Agricole Paris 2007, charnu comme on les aime, velouté, très parfumé, avec ces notes de sous-bois et de fruits mûrs (fraise, myrtille), d’une belle ampleur en bouche, de très bonne évolution. Excellent Cabernet-Sauvignon 2006, qui commence à peine à s’ouvrir, qui fleure bon les fruits mûrs et la réglisse, alliant finesse et structure, parfumé, un vin d’excellente évolution. Voir le Domaine de Sainte-Marth

Domaine de CANTAUSSELS
(VINS DE PAYS)
34290 Servian
Téléphone :04 67 93 10 10
Télécopie : 04 67 93 10 05
Email : domainesbonfils@wanadoo.fr

Voir le Classement 2008

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 6:17.

Ajouter un commentaire

Graves Château Brondelle

Toujours à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. “Notre volonté est d’élaborer un produit noble de haute qualité, précise Jean-Noël Belloc, notre unique but depuis quelques années a été de faire progresser notre niveau de qualité pour optimiser notre terroir. Nous avons mis en place un suivi parcellaire et installé un cuvier ultra-moderne, cela nous a permis de faire de grands progrès en vinification pour parvenir aujourd’hui à une certaine excellence dans nos vins.” Son Château Brondelle rouge 2005 est intense en couleur comme en arômes, aux tanins présents, avec ces notes de mûre et de griotte, riche et généreux, de bonne garde. Le Brondelle blanc 2006 est au nez subtil (acacia, noisette), tout en finesse et persistance en bouche, avec cette fraîcheur caractéristique du millésime, un vin tout en suavité, avec ces nuances de fleurs blanches et de pêche jaune en finale. Excellent Bordeaux Supérieur Bras d’Argent, d’une belle expression aromatique, avec une attaque soyeuse, une bouche riche et charnue, très fruité et rond. Le Clairet de Bras d’Argent est issu de saignées de Cabernet-Sauvignon et Merlot, tout en bouche, aux arômes de fraises mûres, un vin très friand. Savoureux Graves rouge cuvée Damien (60% Cabernet-Sauvignon et 40 % Merlot, un vin issu des meilleures parcelles), riche en couleur, charnu, aux notes de cassis, de sous-bois et de réglisse, bien charpenté. Excellent rapport qualité-prix.

Voir le reportage

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 9:37.

Ajouter un commentaire

Ce qu’il faut absolument savoir

Le milieu du vin possède une éthique. Nous aussi, nous avons une éthique : elle s’exprime au travers de notre respect pour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour les jeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l’apprentissage des vins, l’infor­mation, demandent du temps, de l’argent, de la patience, de la passion, de l’intérêt. Cette éthique s’exprime aussi en défendant les vignerons passionnés et passionnants. On comprend qu’il y a aujourd’hui deux mondes du vin, deux options : l’une où l’éthique prime, ­l’autre purement commerciale. D’un côté donc, il y a des marchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou “putassiers” en prenant les consommateurs pour des idiots. En face, n’importe quel vigneron digne de ce nom, comme un autre artisan, un fromager, un boulanger ou un artiste vous le dira : même si l’on doit en vivre, et donc le vendre le mieux possible, on ne peint pas un tableau pour plaire, on n’écrit pas un roman ou on ne compose pas une œuvre musicale uniquement pour vendre, mais parce que l’on est inspiré et que l’on a des idées et des convictions. Il faut savoir choisir entre le fait d’encenser les vins “dopés” et celui d’aimer les vrais vins, tout simplement, ceux dans lesquels on retrouve aussi bien la force du terroir que la main de l’homme.
Lutter contre la mondialisation du goût
On se bat contre la mondialisation de la “malbouffe”, et pour le vin c’est encore plus fonda­mental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d’une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l’occa­sion de dépersonnaliser les crus, de “lisser” les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel “critique” du moment. Un vin digne de ce nom, c’est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l’esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philo­sophique, humaine ou sportive.
Le respect des autres en rejetant l’indécence
En parallèle, on est loin du temps de l’arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu’il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l’on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c’est tout à leur honneur) comprenant que l’on ne peut plus, aujourd’hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l’exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ?) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n’est plus le simple révélateur de qualité. L’époque n’est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c’est-à-dire de “mouiller la chemise” pour vendre leurs produits. Terminés les acquits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire des soucis.
Je connais plus de 3 000 vignerons, dont un bon nombre que je respecte, même s’ils sont absents du Guide. Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à récolter une bonne note en maquillant leur vin, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt. À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la “gonflette” et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se “dope” ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.
Défendre la typicité en rejetant le dopage
Les vins “putassiers” existent toujours car il y a des acheteurs qui se font “bluffer”, mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène “vin de garage” se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance. La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 e. Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurrence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ?) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui a un goût uniforme, où on se contente de mettre parti­culièrement le cépage en avant, et c’est bien la preuve que l’on veut escamoter le terroir, ou tout simplement que l’on n’en a pas ! À ce jeu, on ne peut d’ailleurs pas lutter contre les multinationales du vin. Raison de plus pour ne pas le faire.
À quoi bon surconcentrer les vins, ajouter des levures aromatiques à outrance, un élevage 100 % (voire 200 %) en barriques neuves quand l’élevage ne doit être qu’un apport, ajouter des copeaux de bois, pratiquer démesurément l’osmose inverse, le micro-bullage ou la micro-oxygénisation, filtrer de plus en plus… Tout cela dépersonnalise les vins et les « aseptise », ces vins encensés par certains, vendus à des prix inadmissibles grâce à cela, ne valent plus tripette au bout de 3 ans quand on les sert dans un verre. Il y a donc de quoi sourire sur ce phénomène de « vins de mode ». Comme les OGM, il y a donc ces « VVM » (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle.
On a donc fait des vins de dopage, un point c’est tout. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque ­millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne… Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n’a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre « minéral », un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L’usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser.
La mascarade des concours ou des primeurs
Donner son avis sur un grand cru 2006 de Bordeaux trois mois après les vendanges, ce n’est que de l’esbroufe. On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des “étoiles”, des notes de “95 sur 100” ou “17 sur 20” (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?
C’est une mascarade, à laquelle certains critiques qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2020. Certains propriétaires feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose. On ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des “primeurs”, par exemple. Idem pour les “concours” qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.
L’évolution des vins depuis le premier guide
Le paradoxe (ou plutôt, le fait que le hasard n’existe pas), et c’est une évidence que quelques “dégustateurs” ne peuvent pas assimiler, faute de recul, c’est que les très grands vins, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir. C’est la différence inimitable entre les très grands vins racés et les autres bons vins que ce soit en Bourgogne, à Bordeaux, dans la Loire, en Champagne ou ailleurs. Est-ce les vins ou nous-mêmes qui changeons ? J’ai commencé dans le Val de Loire et il y avait déjà autant de bons vins de Chinon ou de Saumur-Champigny, et les meilleurs producteurs sont souvent les mêmes. Il n’y a plus de mauvais goût, souvent dûs à des mauvaises barriques ou à des raisins peu mûrs, et voilà tout. Le nombre de “marques”, de châteaux, de domaines, a explosé dans ce laps de temps, puisque, auparavant peu de propriétaires vendaient réellement leur production directement. Il ne faut pas faire d’amalgame. La première chose à comprendre, c’est que la consommation a évidemment changé mais, contrairement à ce que l’on peut ­prétendre, on ne boit pas réellement moins de vin, mais on ne boit plus les vins de bas de gamme, on s’intéresse aux appellations contrôlées, notamment, aux vrais bons vins, à ceux qui ont une “âme”. Les vins sont devenus plus intéressants, on s’informe plus, les consommateurs sont devenus plus matures et s’intéressent plus à ce qu’ils ont dans leur verre (ou dans leur assiette).
Les viticulteurs – j’aime mieux le terme de vignerons – ont évolué eux aussi. Ils l’ont fait comme d’autres professionnels dans différents secteurs, commerciaux, tertiaires ou industriels, tout naturellement, en mettant à profit les nouvelles connaissances mises à leur disposition. Les producteurs n’ont pas modifié leur façon de vinifier ou d’élever leurs vins pour faire plaisir aux consommateurs comme le prétendent certains, notamment ceux qui tentent d’imposer un vin standardisé. Il est inexact de dire que l’on produit des vins adaptés au goût des consommateurs. La typicité est au contraire revendiquée.
Le goût du vin
Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Si l’on a soif, il y a l’eau. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.
Aller sur le terrain, partout
Ma sévérité pour sélectionner des crus se passe sur le terrain. Ma force, c’est ma passion. Je suis autant à l’aise av,ec un grand “seigneur” médocain qu’avec un viticulteur alsacien qui apporte son vin à la coopérative. Je prends autant de plaisir en débouchant un Cahors qu’un Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, je partage autant d’affinités avec un vigneron du Beaujolais qu’avec une grande “figure” champenoise. Il y a des vins et des vignerons formidables dans tous les coins de France, et il y a les autres, un point c’est tout. Pour moi, en effet, le choix est vite fait.
Je revendique à la fois la subjectivité (qui n’en a pas ?) et l’objectivité (qui peut l’être totalement ?). C’est l’essence même de la nature humaine. On ne voit pas souvent non plus de “dégustateurs” au fin fond de la vallée du Rhône, de la Loire ou de l’Alsace, de la Provence ou de la Bourgogne, un bon nombre se précipitant par contre lors des dégustations de “grands vins”. À croire que, pour eux, les 99 % du vignoble restant n’ont aucun intérêt. Ce n’est pas notre manière d’agir, nous, nous y allons, par respect, pour l’information, pour la curiosité, pour soutenir, pour écouter. Il suffit de questionner les vignerons pour en avoir la preuve. On me voit sur le terrain, et pas seulement dans les grands crus. Qui d’autre va saluer sur place chaque année, un vigneron au fin fond du Béarn ou de Visan ? Qui d’autre se passionne autant pour un Chinon que pour un grand Pomerol, pour un “simple” Bordeaux Supérieur comme pour l’un des plus beaux Meursault ?
J’ai la chance d’apprécier sincèrement chaque style de vin, du plus simple au plus grand, sans faire de parallèle ni de comparaison. Je ne suis pas blasé. Pas mon genre de perdre le temps d’un déjeuner avec un propriétaire orgueilleux, mais je suis prêt à m’enthousiasmer pour un vigneron qui a la foi, pour soutenir un autre qui en a besoin, pour prendre le temps de rencontrer ceux qui m’inspirent ou pour “boire un canon” en toute convivialité. À mes débuts, Émile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblème d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de “crasse de fer” dans le Libournais…
Un vin, un vrai
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est donc aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier. Ces vignerons, on aime bien partager un moment avec eux. Ce qui compte, c’est la durée, le respect et la fidélité. Le temps, la continuité, la régularité qualitative sont les seuls critères de jugement auxquels on peut se fier. Il ne reste donc pas de place pour l’arro­gance ou l’envie, ni pour les vins standardisés.

Millesimes

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 9:11.

Ajouter un commentaire

Touraine Domaine de La Charmoise

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Remarquable Touraine Sauvignon 2006, tout en fraîcheur, très bien vinifié, ample et charpenté, sentant les agrumes et les fleurs fraîches, alliant finesse et structure, parfait sur des fruits de mer. Savoureux Touraine cuvée Les Cépages Oubliés Gamay de Bouze 2005, de couleur rubis, au nez où dominent la mûre, la fraise et l’humus, corsé et d’une belle élégance à la fois, avec des notes de violette et des tanins mûrs. Le Gamay cuvée Première Vendange 2006, de couleur rubis profond, développe un nez puissant dominé par la cannelle et la cerise noire. Le Touraine Vinifera Cot 2006 (non greffé), bien charpenté comme il se doit, au nez subtil et intense à la fois, avec ces nuances de cerise mûre, est un vin de bouche fondue et dense à la fois, d’excellente évolution.

Domaine de la CHARMOISE
(TOURAINE)
Henry Marionnet
41230 Soings-en-Sologne
Téléphone :02 54 98 70 73
Télécopie : 02 54 98 75 66
Email : henry@henry-marionnet.com
Ou : www.henry-marionnet.com

Voir le Classement 2008

Bookmark and Share




Ecrit il y a 2 years, 3 months à 7:44.

Ajouter un commentaire

Tapez votre adresse email :