– EN DIRECT DE LA PROPRIETE, LES DEGUSTATIONS EN VIDEO

* EN DIRECT DE LA PROPRIETE, LES DEGUSTATIONS EN VIDEO

* SIX GRANDS COUPS DE CŒUR EN SAINT-ESTEPHE

Château CLAUZETSAINT-ESTÈPHE Château CLAUZET

Château CLAUZET 

(SAINT-ESTÈPHE)
Baron Velge – Directeur : José Bueno
Leyssac
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 34 16
Télécopie : 05 56 59 37 11
Email : clauzet@chateauclauzet.com
Site : www.chateauclauzet.com

 

On est bien au sommet quand on fait une verticale de ce cru, très typé Saint-Estèphe, alliant puissance et souplesse, velouté et distinction, et garant d’un beau potentiel d’évolution.
“Le 2016 est le meilleur millésime que j’ai produit ici, avec le 2003, nous dit Maurice Velge. En 2016, nous avons récolté des raisins parfaitement mûrs avec des peaux épaisses, un peu moins de jus, donc plus concentrés, les rendementsétaient un peu inférieurs à la moyenne. C’est un millésime merveilleux aux arômes de fruits rouges et fruits noirs avec des notes d’épices et de chocolat, d’une belle rondeur, avec beaucoup de gras, énormément d’élégance et une longueur en bouche surprenante pour un vin jeune, il a aussi un très bon potentiel de garde, vraiment un très grand vin, une superbe bouteille. Comme tous les grands millésimes, ils sont déjà très agréables à boire dans leurs jeunesse, les vins sont chatoyants, séduisants. Le 2015 est un millésime excellent, légèrement inférieur au 2016. On retrouve la richesse et la plénitude.”
Superbe verticale sur place cette année, avec, en effet, ce grand Saint-Estèphe 2005, 30% de fûts neufs, dense, parfumé (cassis, sous-bois), aux taninsmûrs, riches et chaleureux, de robe rubis intense, avec, en bouche, des nuances de fruits surmûris, de cuir et de poivre, complexe, d’une très belle charpente, un grand vin, élégant et puissant à la fois, très typé, de garde.
Le 2014, alliant fermeté et rondeur, aux tanins riches, de robe intense, au nez persistant avec des nuances de fruits à noyau, est un grand vin chaleureux et complexe, tout en charme, déjà séducteur mais très représentatif de ce beau millésime bordelais, de garde, bien sûr. “Le 2014 est une année très classique du Médoc, un vin très élégant, bien typé Saint-Estèphe, de grande classe, avec à la fois, ce caractère horizontal et vertical que vous avez dans les grands vins du Médoc. Un assemblage de 58 % de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot et 2% de Petit Verdot. L’épine dorsale du vin ici, c’est le Cabernet-Sauvignon. Château Clauzet est un vin plus puissant, de grande garde, il symbolise l’expression du Saint-Estèphe.”
Le 2013, au nez gourmand, avec ces senteurs de cerise et de framboise, légèrement poivré, est un vin de bouche harmonieuse.
Remarquable 2012, de couleur intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d’épices, aux tanins enveloppés, un vin puissant, de belle matière, de bouche riche et pleine. Le 2011 est vraiment savoureux, de couleur rouge foncé, avec des arômes de fruits macérés (mûre, fraise…) et d’épices, soyeux et dense, harmonieux et puissant, un vin où le velouté se mêle à la structure.
Exceptionnel 2010, de couleur pourpre, intense, au nez complexe, très racé : cerise, mûre, cassis, vanille, très léger toasté, nuance chocolatée. Les arômes sont persistants et très expressifs. La bouche, pleine et charnue, est onctueuse avec des notes de fruits rouges et noirs. Les tanins sont riches, soyeux et fondus avec un très bel équilibre. La complexité de ce vin est digne des plus grands millésimes où se mêlent l’élégance, la rondeur, la puissance et le fruité avec un bonheur inégalé. Finale longue, persistante, complexe, intense et raffinée. Un grand millésime, riche et complet avec une capacité de très bonne garde.
Le 2009 est l’une des plus belles réussites de la région, à l’expression aromatique très prononcée (prune cuite, griotte) alliant finesse et structure, de bouche pleine, aux tanins bien fermes, de belle matière, dense en finale. Le 2008 est un vin puissant et corsé, aux notes de pruneau et de sous-bois, de très bonne bouche, bien typé, d’une belle concentration de parfums, un cru qui allie distinction et richesse, parfait sur un agneau aux pommes de terrenouvelles ou une daube de bœuf aux raisins. Le 2007, de couleur rubis intense, où dominent la groseille et les épices, est tout en complexité, avec des tanins ronds et harmonieux, très séducteur. Beau 2006, mêlant richesse et velouté, de belle couleur grenat, intense, corsé, très parfumé, un vin qui sent bon la griotte et les sous-bois, et se marie avec un foie gras chaud poêlé comme avec un lièvre à la broche.
Le 2005, superbe, de belle base tannique importante et très équilibrée, un vin complexe et dense, de robe soutenue, charnu, avec ces notes persistantes de fumé et de fruits macérés, de garde. Le 2004, distingué, développe des nuances de fruits mûrs et d’épices, un vin de très belle bouche, gras et corsé, aux tanins harmonieux, d’excellente évolution.

Château de CÔMESAINT-ESTÈPHE Château de CÔME

Château de CÔME 

(SAINT-ESTÈPHE)
Baron Velge – Directeur : José Bueno
Leyssac
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 34 16
Télécopie : 05 56 59 37 11
Email : clauzet@chateauclauzet.com
Site : www.chateauclauzet.com

 

“Si Château Clauzet est un grand Saint-Estèphe, nous dit Maurice Velge, un vin qui a une énorme plénitude, un superbe volume en bouche, une très grande longueur, Château de Côme possède sa spécificité propre. Les deux vins sont complémentaires, je bois très souvent du Côme sur du poisson, des ris de veau, de la cuisine orientale ou avec un steack de bœuf.”
Ce Saint-Estèphe Château de Côme 2014 (15 à 20% de fûts neufs) est de robe grenat, sent le cassis et l’humus, c’est un vin tout en élégance, mêlant structure et finesse, bien charpenté, de bouche parfumée (fraise des bois, épices). Le 2013, très fin, développe un nez tout en charme (fraise des bois, violette, humus), de couleur pourpre intense, aux tanins souples, très élégant.
Savoureux 2012, de couleur intense, rond, aux connotations de cassis et d’humus, un vin bien charnuferme et persistant en bouche, élégant, de très bonne évolution. Le 2011, comme celui de son grand frère, est à dominante de souplesse, de parfums et de finesse, sent les épices, vraiment très séduisant aujourd’hui. “Ce 2011 est le premier millésime certifié Bio du Château de Côme, nous précise José Bueno. Nous avions à l’esprit de ne pas utiliser de produit chimique mais nous ne voulions pas que la qualité baisse. Cela demande plus d’exigence, de suivi… nous labourons les sols, Le but est que la vigne arrive à mieux se défendre. Pour que le vignoble s’adapte à la culture en Bio, il faut compter de 4 à 5 ans.”
Le 2010, dense, au nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, est de robe profonde, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime riche, de garde. Le 2009 est très classique, puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez de griotte mûre et de sous-bois, exhalant des notes sauvages au palais.

Château HAUT-MARBUZETSAINT-ESTÈPHE Château HAUT-MARBUZET

Château HAUT-MARBUZET 

(SAINT-ESTÈPHE)
Henri, Hugues et Bruno Duboscq
1, rue Saint-Vincent
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 30 54
Télécopie : 05 56 59 70 87
Email : infos@haut-marbuzet.net

 

Au sommet, incontestablement, et cela vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-plaisir. En effet, ce cru, marqué par la “patte” et la passion d’Henri Duboscq, renvoie à un jardin d’enfants un bon nombre de crus surbarriqués et beaucoup plus chers. Il faut dire qu’Henri, secondé par ses fils Bruno et Hugues, est particulièrement chaleureux et sait de quoi il parle quand on aborde le sujet de l’élevage en barriques ou du terroir.
Un vignoble de 66 ha, complanté à 50% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 5% de Cabernet franc et 5% de Petit Verdot. L’âge moyen des vignesest de 30 ans. Les vendanges sont manuelles avec recherche de surmaturité. Les vins sont élevés en barriques neuves pour chaque millésime, mais avec une maîtrise exceptionnelle pour choisir l’origine du bois et ne pas “abrutir” le vin, avec les essences à grain fin adaptées à son cru. Il faut dire qu’une expérience de quelque cinquante années, cela aide…

Formidable verticale sur place, des derniers millésimes à l’extravagant 1970. Vous allez donc exciter vos papilles, avec ce Saint-Estèphe 2015, de couleurgrenat intense, bien charnu comme nous les aimons, aux notes de pruneau, un vin marqué par son équilibre et son harmonie, qui associe puissance et distinction, de garde, naturellement. Le 2014 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatiqueen bouche, aux tanins très équilibrés, classique et prometteur. Le 2013, bien corsé et savoureux, aux tanins riches, souples et très bien équilibrés, au nezintense (mûre, groseille, épices…), en bouche très parfumée, avec des notes de cerise mûre et de truffe, fondue et intense à la fois. Superbe 2012, “chatoyant”, dirait Henri Duboscq, d’une puissance en bouche, un grand vin, charmeur, très parfumé (griotte, humus…), mêlant exubérance au palais et finesse tannique avec une très jolie finale grillée, le style parfait de Haut-Marbuzet dans sa jeunesse.
Le 2011, est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Très grand 2010, qui dégage un très beau nez intense, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, dense au palais, où dominent la fraise des bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu, de grande garde.
Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse. Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, d’une complexité certaine, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois, puissant, avec des tanins très bien équilibrés, qui mérite d’être conservé pour profiter de son potentiel.
Le 2004 est exceptionnel. Très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruits cuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé.
On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée.
Le 1986 est superbe, robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable.
Le 1978 est très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des tanins raffinés, un vin qui emplit le palais. Voir également le Médoc Château Layauga-Duboscq.


Château MONTROSESAINT-ESTÈPHE Château MONTROSE

Château MONTROSE 

(SAINT-ESTÈPHE)
Famille Bouygues – Gérant : Hervé Berland
3, avenue des Vignolles
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 30 12
Télécopie : 05 56 59 71 86
Email : chateau@chateau-montrose.com
Site : www.chateau-montrose.com

 

Au sommet. Montrose appartient à la famille Bouygues, qui s’attache à poursuivre une politique qualitative exemplaire.
Un vignoble de 95 ha d’un seul tenant, ce qui est extrêmement rare en Médoc, implanté sur une croupe graveleuse très bien exposée, sur les bords de la Gironde.
“Notre terroir composé d’une couche de deux à trois mètres de grosses graves et de graves plus légères sur sous-sol argileux, truffé de fossiles, est un véritable “poumon” pour le vignoble, nous explique Hervé Berland, car cette argile va garder l’eau et la restituer au fur et à mesure des besoins de la vigne. Dans une année de sécheresse comme 2016, c’est un énorme avantage, la vigne n’a jamais souffert. À Montrose, nous bénéficions d’un micro-climat en bordure de l’Estuaire, cette masse d’eau a pour effet de modérer les températures. Par exemple en 2016, où la climatologie était particulièrement élevée, nous avions des températures légèrement plus fraîches, trois ou quatre degrés de moins qu’à l’intérieur des terres.
Cette proximité de l’estuaire, associée aux vignes plantées sur des pentes douces et les vents du nord-est qui permettent une excellente ventilation, sont des atouts formidables. Que ce soit en 2003, 2005, 2009, 2016, le grand terroir de Montrose a fait la différence. Nous ramassons les raisins à parfaite maturité mais pas en surmaturité, c’est un énorme avantage qualitatif pour le devenir du vin. C’est un terroir historique qui a gardé la même configuration de terroir classé en 1855. Nous avons su garder ici une authenticité gustative des vins.
Grâce à ce terroir extraordinaire, nous retrouvons dans les vins du Château Montrose beaucoup de puissance, des tanins bien maîtrisés mais bien présents, l’expression parfaite des Cabernets Sauvignons 70% complétés par 20 à 25 % de Merlots avec un complément de Petit Verdot et de Cabernet franc, le pourcentage varie selon les millésimes. Nous avons à cœur d’amener les 4 cépages à maturité avant qu’ils intègrent l’assemblage du grand vin. Nous sommes fiers de cela car c’est respecter la plus pure tradition médocaine. Nous essayons de garder la complexité du vin apportée par le sol mais aussi par l’assemblage des différents cépages, ce n’est pas toujours évident, cela dépend des lots, mais nous nous y employons.
La vinification s’effectue de façon classique, dorénavant, nous avons le souci de moins extraire, nous avons raccourci la durée de cuvaison 21 jours au lieu de 28, nous gardons les vins à des températures plus fraîches aux alentours de 26°.
L’idée est de moins concentrer, de ne plus extraire tous les tanins mais seulement les meilleurs, d’obtenir des presses de grande qualité que nous classons jusqu’à 7 niveaux de qualité. Grâce à ce travail précis et pointu, nous obtenons des vins d’une expression tannique la plus fine et la plus expressive possible, complétée par un fruité mûr.
En 2016, justement l’expression du fruit mûr et des tanins bien fondus apporte une touche suave au vin.
Le 2014 une splendide réussite saluée par l’unanimité des dégustateurs, Château Montrose est classé parmi les 10 meilleurs vins. Nous avons eu un profil climatique favorable mais nous avons eu une approche encore plus précise grâce à la nouvelle équipe en place. Notre nouveau maître de chai a travaillé l’ultra parcellaire de façon très pointue, impliquant parfois plusieurs passages à la parcelle, dans la recherche d’une maturité optimale. C’est la première année, où nous avons fait survoler les vignes par des drones à infrarouge pour déceler les parcelles les plus vigoureuses. Cela a permis d’organiser les vendanges “à la carte”.
Au chai, travail de précision aussi avec 3 tables de tri sur grappes qui précède un double tri sur baies, optique puis manuel. Le travail est plus complexe qu’avant. Par le passé, nous identifions 25 lots, pour le 2014, nous en avons classé plus de 40, et en 2015 et 2016, près de 55. Cela démontre que nous sommes plus soucieux du détail. La palette aromatique de Montrose est l’une des plus complexes que je connaisse.
arômes de fruits rouges, fruits noirs, un toasté très fin et léger, nous n’utilisons pas de barriques trop chauffées, le but étant qu’aucune composante aromatique ne s’impose, nous privilégions l’harmonie, l’équilibre.
La Dame de Montrose est notre seconde sélection. Le vin est moins puissant, complexe, un peu moins de longueur. Nous retrouvons l’ADN de ChâteauMontrose car les raisins proviennent du même terroir.
Le vin rappelle le grand vin, peut-être avec un peu moins de concentration, de densité mais vraiment du même style de Montrose. Le Dame de Montrose se révèle plus rapidement avec un peu moins de garde que le grand vin.
Nous entamons très progressivement une démarche de culture en Bio. Nos propriétaires, la famille Bouygues, est très soucieuse de l’environnement, toute la restauration des bâtiments a été effectuée dans un souci d’énergie renouvelable, géothermie et photovoltaïque. Le Bio s’inscrit dans cette volonté.”
Dégusté sur place, ce Saint-Estèphe 2015, aux arômes de fruits rouges cuits, de truffe, d’épices et de sous-bois, est un vin ample, d’un remarquable équilibre en bouche, avec beaucoup de matière, très racé. Le 2014 est vraiment remarquable, développe un nez puissant où s’entremêlent le poivre et les fruits noirs, une matière dense, intense, savoureuse, un grand vin, très prometteur.
Le 2013, aux tanins serrés mais soyeux, est un vin classique, ample, solide, grâce à des conditions sélectives extrêmes et… son terroir, qui fait la différence dans ces millésimes difficiles. Le 2012, souple mais intense, riche en couleur, au nez de cassis et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, tout en finesse mais corsé, intense, harmonieux aux papilles, est un vin d’excellente évolution et long en bouche. Le 2011, d’une grande typicité, puissant, savoureux et très parfumé (fruits rouges surmûris, cannelle, cuir), est riche en couleur, aux tanins amples et fins, grascorsé, tout en bouche, de belle garde. “Montrose 2011, précise Hervé Berland : neige, canicule, sécheresse et grêle… rien n’a épargné le vignoble médocain en 2011. Les rendements étaient un peu plus restreints qu’à l’accoutumée, mais les vins sont très concentrés et les Cabernets superbes ! Montrose 2011 est de la lignée des très bons millésimes de la propriété: mûr, équilibréfrais et soyeux.”
Le 2010 est l’un des plus jolis vins de la région, où couleur, concentration d’arômes, structure et finesse sont associées dans ce superbe millésime encore fermé, de robe profonde, aux tanins très fermes et savoureux à la fois, un vin racé où s’entremêlent les nuances de violette, de groseille, de cacao, de garde. “Montrose 2010 : 1989 ou 1990 ? 2009 ou 2010 ? Il est des dilemmes plus cruels… Si 2009 nous a offert un millésime riche, opulent, complet et suave, Montrose 2010 est un vin plein, droit, ample et présente un bel équilibre. Sa complexité s’exprime tout au long de la dégustation. On note des arômes de moka, cassis, tabac et violette. Sa finale très longue est sous-tendue par une trame tannique serrée, tendue et précise. Ce vin, d’un grand classicisme, a un potentiel de garde infini.”
Formidable 2009, en effet, où la distinction se conjugue avec la matière, la fraîcheur à la structure, au nez complexe à dominante de fruits noirs et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois, de garde, le 2009 est vraiment un millésime exceptionnel. À la dégustation, il y a l’élégance, la fraîcheur, l’équilibre, la structure du vin emplit la bouche sans aucune aspérité, c’est un vin qui conserve à la fois de la finesse et de la souplesse, les tanins sont onctueuxsoyeux, le vin est très présent, très persistant, d’une belle longueur en bouche qui laisse une impression exceptionnelle. Un très grand vin qui symbolise le travail effectué à Montrose : des vins de longue garde mais qu’on aura plaisir à déguster sans attendre de trop nombreuses années.”
Le 2008 est un millésime droit, ample, puissant, précis, d’un parfait équilibre entre onctuosité et fruité, un vin riche et complexe, d’une belle trame qui confère au vin du soyeux en finale, de garde, l’un des très grands vins de la propriété. Beau 2007, gras, avec des arômes persistants et puissants, un vin structuré et charpenté avec beaucoup d’élégance, aux connotations de violette, de cuir et de sous-bois, intense, ample et corsé à la fois.
On poursuit avec le Second Vin, La Dame de Montrose 2015, de belle robe soutenue, de bonne base tannique, aux connotations de fruits frais et de sous-bois, très bien équilibré, riche, aux notes de fruits mûrs, aux tanins ronds mais présents. Savoureux 2014, ample, riche, structuré et puissamment parfumé (fraise des bois, épices) au nez comme au palais, un vin précis, typé et tout en bouche.

Château PLANTIER ROSE

Château PLANTIER ROSE 

(SAINT-ESTÈPHE)
Michel Conte
Leyssac – 51, route du Médoc
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 36 16
Télécopie : 05 56 96 06 42
Email : chateauplantierrose@hotmail.com
Site : www.chateauplantierrose.com

 

Vignoble de 9,5 ha, sur un terroir de graves et de sables, avec une moyenne d’âge des vignes de 30 à 35 ans. L’encépagement se compose majoritairement de Cabernet-Sauvignon, puis de Merlot et d’un peu de Petit Verdot.
Son Saint-Estèphe Cru Bourgeois 2014, est un vin de bouche puissante, avec des arômes de framboise mûre, très fin mais charpenté, bien charnu, très parfumé en bouche, d’un bel équilibre pour ce millésime classique. Le 2013 est tout en charme, tout en rondeur, avec une charpente harmonieuse, ferme en bouche, de robe grenat, aux notes discrètes de sous-bois et de mûre au palais, tout en distinction. Beau 2012, fort bien élevé en fûts de chêne durant 18 mois, alliant puissance et distinction, grascharnu, un vin typé, où dominent les fruitsmûrs et les épices, intense au nez comme en bouche avec des nuances de truffe en finale. Le 2011 est délicieux, tout en arômescorsé et gras, au nezcomplexe, corsé et charpenté, avec des senteurs de framboise et de mûre, de très bonne garde.
Le 2010, de belle couleur, aux tanins amples et bien équilibrés, charnu comme il se doit, charpenté, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et persistants, poursuit son évolution. Le 2009, de robe brillante et soutenue, dégage des senteurs de fruits rouges cuits, avec une bouche riche qui dévoile des tanins fondus mais bien présents, d’une belle longueur.

Château Saint EstèpheSAINT-ESTÈPHE Château Saint Estèphe

Château Saint Estèphe 

(SAINT-ESTÈPHE)
Arnaud SA
Leyssac
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 32 26
Télécopie : 05 56 59 35 24
Email : vignobles.arnaud@orange.fr
Site : www.chateaustestephe.com

 

Coup de cœur pour ce Saint-Estèphe Château Saint-Estèphe 2014, qui développe un bouquetcomplexe où s’entremêlent des notes de cassis et de cannelleharmonieux, riche et parfumé, un vin très équilibré et de belle matière, à savourer sur un coq au vin ou un filet d’agneau aux échalotes confites. Le 2013, souple et charnu à la fois, est un vin bien typé comme il se doit, aux notes de pruneau et de truffe, de couleur soutenue, avec des nuances de fruits cuits en bouche. Le 2012, typé, fin et corsé à la fois, finement épicé, est un vin harmonieux et puissant, savoureux en finale, où dominent des senteurs de cassis, de griotte et d’épices.
Le 2011, avec ces notes très caractéristiques de fumé et de pruneau, aux tanins harmonieux, est élégant au palais, charpenté, de bouche dense, bien fondue, où s’entremêlent des notes de fruits rouges mûrs et de réglisse en finale. On propose également les millésimes 2013 et 2014 du Saint-Estèphe Château Pomys.
Le 2014 est tout en couleur et en matière, avec ces petites notes de poivre, de groseille et d’humus, aux tanins équilibrés et savoureux à la fois, un vin d’excellente évolution. Le 2013, de bouche fine mais charnue, de robe rubis, au nez concentré (violette et cassis), aux taninsfondus, bien persistant.

– COMMUNE PAR COMMUNE, LES TENORS DU CHAMPAGNE

Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve.

 

CHAMPAGNE LAURENT-GABRIEL
AVENAY

EARL Laurent-Gabriel

En 1982, Daniel Laurent reprend l’exploitation familiale de ses parents. Son père ne produisait qu’une infime partie de sa récolte en champagne qu’il réservait à quelques amis et clients, le reste était vendu au négoce champenois, à la vendange en raisins. Dès l’automne 1982, il décide de produire son propre Champagne, avec l’aide de son épouse, et déposent leur marque actuelle « Champagne Laurent-Gabriel ». Depuis 2001, Marie-Marjorie, leur fille les a rejoints. L’exploitation est très modeste, …

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CHAMPAGNE GOSSET
AY

Jean-Pierre Cointreau

La continuité familiale prime ici. Aujourd’hui, Jean-Pierre Cointreau, par ailleurs président du Syndicat national des producteurs de liqueurs, assume ses fonctions au sein des différentes entités du Groupe familial et entend mener un développement pérenne de ces deux sociétés, Champagne Gosset et Cognac Frapin. Pour l’histoire, le Champagne Gosset, la plus ancienne Maison des Vins de la Champagne : Ay 1584, a été acquise par le groupe familial Renaud-Cointreau (Domaine Frapin, à Cognac) en …

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CHAMPAGNE MAURICE VESSELLE
BOUZY

Didier et Thierry Vesselle

Une exploitation familiale de 9 ha de vignes, où l’on vinifie les cuvées sans fermentation malolactique.
Cette maison vous propose ce superbe Champagne Grand Cru Millésimé 2000, tout en bouche, riche et complexe, puissant et persistant, très fruité au nez comme en bouche, avec des notes confites, fort bien dosé, parfait sur une volaille rôtie. Le Millésimé Grand Cru 2004, riche au nez, est d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, une belle …

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CHAMPAGNE ETIENNE OUDART
BRUGNY

Jacques Oudart

Un village à quelques kilomètres d’Épernay, berceau de la maison Oudart depuis 1958. La passion du terroir a engagé depuis longtemps déjà, cette famille à préserver son vignoble en privilégiant le maintien d’une biodiversité, le choix de produits et de techniques naturels. Cette démarche de viticulture « raisonnée » est un véritable état d’esprit. Membre du réseau Magister, l’exploitation est engagée dans une démarche viticole durable et efficace : suppression totale de l’utilisation …

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CHAMPAGNE CHARPENTIER
CHARLY-SUR-MARNE

Jean-Marc et Céline Charpentier

C’est aujourd’hui la huitième génération de vignerons qui dirige cette maison fondée en 1855.Le vignoble compte 20 ha sous lutte raisonnée. L’encépagement est unique et atypique pour la région de la vallée de la marne : 45% de Chardonnay, 40% de Pinot Meunier et 15% de Pinot noir. La calèche, emblème de la maison représentée sur l’étiquette de la cuvée Terre d’Emotion, symbolise le devoir de perpétuer le savoir-faire et les valeurs, reçus en héritage. Les parcelles de vieilles vignes destinées …

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CHAMPAGNE LEGRAS ET HAAS
CHOUILLY

Brigitte Legras

Notre maison fut fondée en 1991 par François Legras-Haas. Le vignoble appartient à la famille : 15 ha à Chouilly (Chardonnay Grand Cru), 10 ha à Vitry (Chardonnay), 6 ha à Les Riceys (Pinot noir). Rémi et Olivier ont pris en main l’entreprise familiale et sont aidés maintenant par Jérôme. La maison poursuit une progression raisonnable tant en France qu’à l’export. Le Grand Cru Chouilly offre un potentiel de garde tout en présentant lorsqu’il est jeune, un caractère frais et léger, apprécié à …

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EARL CHAMPAGNE P. LANCELOT-ROYER
CRAMANT

Monsieur Chauvet

Un vignoble de 5 ha et une exploitation créée en 1960 par Pierre Lancelot, et reprise en 1996 par sa fille Sylvie et son gendre Michel Chauvet. Les caves sont creusées dans la butte de craie juste derrière la maison. Le pressoir se trouve au sommet de la butte, le moût est acheminé dans les cuves par gravité.
Vous allez aimer ce Champagne brut cuvée des Chevaliers Grand Cru, base de 2010 avec 32% des vins de réserve vieillis en foudres, 100% Grands Crus, au nez dominé par les fruits …

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CHAMPAGNE ELLNER SAS
EPERNAY

Jean-Pierre Ellner

Fondée au début 1900, la Maison Charles Ellner, est aujourd’hui gérée par la 3ème génération alors que la 4ème y a déjà pris une part très active depuis plusieurs années. Elle a su évoluer et grandir en préservant son identité et son savoir faire familial. Pour mémoire, Charles-Émile Ellner créa, au début du siècle, sa propre maison. Et, parmi ses successeurs, son fils Pierre, qui a été la véritable “locomotive” de la maison, a su transmettre à ses enfants cette passion pour la terre et le vin. …

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CHAMPAGNE PIERRE MIGNON
LE BREUIL

Pierre Mignon

Pierre et Yveline Mignon dirigent le domaine familial et leurs deux enfants participent au développement : Céline, chargée des relations commerciales et de l’export, Jean-Charles, responsable du vignoble et des vins. La typicité et la diversité des terroirs permettent d’élaborer de Grands Champagnes de Caractère. Le vignoble de 14 hectares est réparti dans toute la Champagne : Vallée de la Marne, Côte des Blancs et région d’Epernay. L’encépagement à majorité de Pinot Meunier (60%) est complété …

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CHAMPAGNE BOURDAIRE-GALLOIS
POUILLON

David et Véronique Bourdaire-Gallois

Exploitation familiale de 5.36 ha, dont 4,60 ha de vigne à dominante de Pinot meunier. C’est Robert Massonnot, le grand-père de David Bourdaire, qui commença l’activité agri-viticole grâce à quelques terrains familiaux. En 1951, il fonde avec trois autres vignerons la coopérative de Pouillon et commercialise ses premières bouteilles en 1956. A cette époque, la coopérative n’est qu’un lieu de collecte et de pressurage, qui vend la récolte des adhérents sous forme de moûts aux négociants …

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CHAMPAGNE ANDRE DELAUNOIS
RILLY-LA-MONTAGNE

Eric Chanez et Alain Toullec

D’abord vigneron, l’arrière-grand-père Edmond choisit de devenir manipulant dans les années 1920. Sa fille Anne-Marie, puis son petit-fils André (qui fit d’importants travaux en bâtiments, cuverie, caves dans les années 1970) secondé aujourd’hui par, ses deux filles, ses gendres ont modernisé l’outil de travail (pressoir, foudres, carrelage …) et son petit-fils, perpétuent la tradition familiale.
Vous pourrez découvrir ce Champagne Dame Palmyre Blanc de noirs Millésime 2006, une cuvée …

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CHAMPAGNE LOUIS HUOT
SAINT-MARTIN-D’ABLOIS

Virginie et Olivier Huot

Des Récoltants-Manipulants depuis quatre générations. Virginie Huot exploite avec son frère Olivier, le domaine familial fondé dans les années 1950, soit 7 ha de vignes. Orientation en viticulture raisonnée, et association de l’expérience ancestrale et des techniques œnologiques modernes.
Beau Champagne brut cuvée Carte Noire, 50% Meunier, 25% Chardonnay, 25% Pinot noir, vendanges manuelles, pressurage traditionnel, élevé 3 ans de vieillissement sur lattes, remuage …

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CHAMPAGNE JEAUNAUX-ROBIN
TALUS-SAINT-PRIX

Cyril Jeaunaux

Michel Jeaunaux commence le métier de vigneron, en 1965. A cette date, le raisin est apporté à la coopérative du village. En 1973, il se marie avec Marie-Claude, et ils installent le premier pressoir (traditionnel) de la maison. Commencent alors les premières vinifications. Depuis, la cuverie et la cave ont été construites. En 1999, Cyril, leur fils, les rejoint, et en 2003, un deuxième pressoir traditionnel est installé. De 500 bouteilles produites au départ, la maison s’applique désormais à …

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SCEV CHAMPAGNE MICHEL ARNOULD ET FILS
VERZENAY

Les origines vigneronnes de la famille Arnould remontent à la fin du siècle dernier. A l’époque, les aïeuls Lefevre exploitent des vignes situées sur le terroir Grand Cru de Verzenay, les raisins étant vendus aux grosses Maisons de Champagne. Les premières bouteilles ont été commercialisées dans les années 30. Au début des années 60, la petite fille de la famille Lefevre se marie avec Michel Arnould et créent ensemble leur propre marque « Michel Arnould ». En 1972, ils commencent l’exportation …

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– CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR POUR CHOISIR LES MEILLEURS VINS DE BORDEAUX

En Saint-Julien, en Margaux, en Pessac-Léognan ou à Saint-Emilion, certains propriétaires (ou directeurs) parlent beaucoup trop d’argent, de prix, de “super” notes, de vinifications toujours plus sophistiquées, de chais flambants neufs, d’installations inutiles, etc… Cette minorité, snobe, imbue d’elle-même, n’est ni passionnante, ni représentative, faisant traîner une image négative auprès des amateurs et des professionnels, alors que des centaines d’autres producteurs, de très grands crus ou de vins plus modestes, savent que la frime n’est pas la clé du succès, ni d’un grand vin… Ils font des vins qui n’ont pas d’âme, sans vice ni vertu, et qui atteignent des prix incautionnables. Ceux-là ne nous intéressent pas.

* CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES MEILLEURS VINS DE BOURGOGNE

 

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La force des sols est omniprésente, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.

En blancs, on le sait, c’est ici que l’on excite ses papilles avec quelques-uns des plus grands vins du monde, de Meursault à Chablis, de Puligny à Corton. Les rouges sont tout aussi formidables, dans une série de millésimes particulièrement savoureux, pratiquement sans discontinuer depuis les années 2000, même si, le gel et la grêle n’ont pas facilité la tâche des vignerons.270.jpg

Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Du grand art.

Les terroirs bourguignons

Le vignoble s’étale sur les reliefs de la bordure ouest du fossé tectonique de la Bresse, occupant les premières pentes bien exposées à l’est, à une altitude modérée de 200 à 400 m sur les terrains sédimentaires de la couverture mésozoïque souvent faillés et basculés comme le Mâconnais, le Chalonnais et la Côte jusqu’à Dijon, la Côte représentant le sommet de la hiérarchie des Grands Crus.

L’architecture et la morphologie de la Côte sont bien spécifiques pour deux raisons principales : la structure, jusqu’ici monoclinale, devient tabulaire, et la limite ­Jurassique-Tertiaire bressan est toujours un contact de faille à fort rejet vertical. Les chaînons ont disparu, et sont remplacés par des gradins de failles. Une côte ayant valeur d’abrupt de faille domine systématiquement la plaine bressane. Cette morphologie va influencer la disposition du vignoble : il sera souvent restreint au talus de pied de Côte. Le changement structural s’effectue au passage de la Dheune axée sur la bordure tectonique septentrionale du fossé de Blanzy. Les plateaux situés à l’ouest d’une ligne Dijon-Chagny forment deux gradins tectoniques.

À l’ouest, le compartiment de “La Montagne” est le plus élevé (600 m) ; il est structurellement abaissé par rapport au Morvan et à la dépression marneuse liasique périphérique.

À l’est, le compartiment de “l’Arrière-Côte” (400 m) est à son tour effondré par rapport au précédent. Sur la transversale de St-Romain-Meursault, les rejets verticaux sont de 120 m et 300 m. Le rejet de la bordure du fossé est plus difficile à apprécier. Cependant, à Meursault, les calcaires à faciès Rauracien, qui ont leur toit à 400 m sur le rebord du plateau, sont abaissés à 200 m dans le village. Encore ne s’agit-il que de l’une des fractures de bordures. Mais le rejet total peut atteindre sous la Bresse 1 700 m.

La tranche du plateau occidental qui constitue la “Côte” peut être subdivisée en trois parties du sud au nord : la “Côte de Beaune”, la “Côte des Pierres”, la “Côte de Nuits”. Aux processus qui interviennent normalement dans la formation des sols de pente : altération de la roche mère, érosion, culluvionnement, dépôt d’éboulis, s’ajoutent les perturbations liées à l’action de l’homme : défrichement, défoncement, remontées de terre, apports allochtones.

Il en résulte une grande variabilité des caractéristiques telles que profondeur, pierrosité, texture.

L’implantation du vignoble répond à une nécessité d’ensoleillement maximum qui se trouve réalisée sur ce versant de direction générale N.N.E. – S.S.W. Quant à sa position sur le versant, elle s’échelonne souvent entre 220 et 320 m, parfois 370 m.

Le cru se définit comme un produit émanant du sol, caractérisé par un bouquet original se maintenant à travers les vicissitudes climatiques. Au début du xviie siècle, la différenciation des vins est liée, non plus à la seule personnalité des propriétaires, princes ou moines, mais à l’origine géographique : c’est ainsi que les meilleurs vins étaient localisés près de Beaune en vue d’une consommation rapide et de Nuits pour leur aptitude à la garde. La notion de “climat” apparaît au milieu du XVIIIe siècle.

À l’origine du cru se trouve l’association d’un sol, d’un micro-climat et d’une plante qui définissent des facteurs naturels. La pierrosité (pourcentage de cailloux et graviers) donne lieu à des observations de même type : très faible pour les appellations Bourgogne, elle présente deux phases distinctes pour les Grands Crus : 10 à 20 % par exemple à Corton et autour d’une moyenne de 35 % pour les autres. Le calcaire est toujours en quantité très faible dans les appellations Bourgogne, avec une exception pour un profil sableux, et présente deux phases pour les Grands Crus : 40 à 50 % essentiellement pour Corton, 10 à 20 % pour les autres. Ce sont les sols bruns ou bruns calcaires hydromorphes sur argiles ou cailloutis plio-quaternaires pour les appellations Bourgogne, les sols bruns calcaires sur marne ou calcaire marneux pour une partie des Grands Crus, les rendzines sur calcaires fissurés pour les autres. Dans la grande majorité, les profils en appellation “Grands Crus” et “Premiers Crus” se situent dans les unités de sols de versant sur matériaux en place.

 

LES VIGNERONS DE L’ANNEE

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BADER MIMEUR
Clos BELLEFOND
Domaine BERTAGNA
Domaine BERTHAUT-GERBET
Domaine Guy BOCARD
Domaine Albert BOILLOT
Domaine René CACHEUX et Fils
Domaine Jacques CARILLON
Domaine du CHARDONNAY
Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
Domaine COUDRAY-BIZOT
Bruno DANGIN
Eric DARLES
Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
Domaine DENUZILLER
Gérard DOREAU
Frédéric ESMONIN
Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
Domaine Pierre GELIN
Domaine Alain GEOFFROY
Domaine Jean GIRARD
Domaine Jean-Jacques GIRARD
GLANTENET Père & Fils
Domaine Antonin GUYON
Domaine Pascal HENRY
Château de L’HESTRANGE
Domaine Albert JOLY
Domaine JOMAIN
Clos des LAMBRAYS
Domaine Pierre MAREY et Fils
Domaine des MEIX
Domaine des MONTS LUISANTS
Sylvain MOSNIER
Jean-Marie NAULIN
Domaine NINOT
NORMAND Sylvaine et Alain
Domaine Manuel OLIVIER
Domaine Gérard et Laurent PARIZE
Domaine de PISSE-LOUP
Domaine de la POULETTE
Domaine Michel PRUNIER et Fille
Domaine Guy ROBIN
Domaine SANGOUARD-GUYOT
Gérard TREMBLAY
Domaine Alain VIGNOT
Domaine VIRELY-ROUGEOT

 

Les vins et leurs appellations

 

945.jpgLa région de chablis

Ce territoire (4 850 ha) résulte d’une délimitation de l’Institut national des appellations d’origine (Inao). Mais en fait, il résulte d’une longue sélection des terrains aptes à produire les meilleurs vins, faite par les moines au xiie siècle et poursuivie par les générations des vignerons qui ont suivi. On peut observer que ce territoire est situé sur un ensemble de terrains formés à une époque bien précise dans l’histoire de la formation de la terre, il y a plusieurs millions d’années. Les géologues lui ont donné le nom de Kimméridgien, par référence aux terrains de la baie de Kimmeridge en Angleterre.49.jpg

182.jpg– Les Grands Crus de Chablis sont au nombre de sept et s’étendent sur une centaine d’hectares : les Clos (26 ha 04,75), Vaudésir (14 ha 71,36), Valmur (13 ha 19,59), Blanchot (12 ha 71,53), Preuses (11 ha 44,26), Grenouilles (9 ha 37,75), et Bougros (12 ha 66,77). Les territoires de ces Grands Crus sont presque entièrement plantés en vigne, et situés les uns à côté des autres, sur la rive droite de la rivière Le Serein ; leurs coteaux dominent la ville.136.jpg1885.jpg

135.jpg– Les Chablis Premiers Crus et certains de ces Premiers Crus sont beaucoup plus connus que d’autres. Les principaux Chablis Premiers Crus sont : Mont de Milieu, Montée de Tonnerre, Chapelot, Pied d’Aloue, Côte de Bréchain, Fourchaume, Vaupulent, Côte de Fontenay, l’Homme mort, Vaulorent, Vaillons, Châtains, Séchet, Beugnons, Les Lys, Les Épinottes, Montmains, Forêt, Butteaux, Côte de Léchet, Beauroy, Troesne, Côte de Savant, Vau Ligneau, Vau de Vey, Chaume de Talvat, Côte de Jouan, les Beauregards, Côte de Cuissy…

 

269.jpgL’homogénéité qualitative est exceptionnelle et confirme que les vignerons savent maîtriser les vinifications, tout en conservant ce qui nous tient à cœur : la typicité de leur terroir, de leurs parcelles.285.jpg

 

Les vignobles auxerrois

Le vignoble de l’Yonne est constitué par le vignoble auxerrois (coteaux vallée de l’Yonne) et le vignoble chablisien (coteaux vallée du Serein). Le vignoble auxerrois regroupe une dizaine de communes qui récoltent une production d’appellations régionales rouges, rosés, blancs et crémants. L’altitude moyenne s’étage de 180 à 250 m. Sols : calcaires jurassiques kimméridgien et portlandien. L’Auxerrois produit en moyenne : 20 à 25 000 hl de Bourgogne rouges (375 ha), 19 à 20 000 hl de Bourgogne blancs (280 ha), 10 à 12 000 hl de vins de base Crémant (153 ha). Les quatre cépages traditionnels de base de la Bourgogne (Chardonnay et Aligoté pour les blancs ; Pinot noir et Gamay pour les vins rouges) sont complétés par des productions de plants locaux (César appelé aussi Romain, Sacy) qui donnent à certains vins une typicité originale.

 

LA CÔTE DE NUITS

Du nord au sud, des terrains à dominante de silice, de calcaire, de marnes et d’argile en sous-sol. Depuis près de deux mille ans, les grands vignobles qui font la réputation de la Bourgogne occupent une étroite bande de coteaux qui s’étire sur 20 km de long et parfois deux à trois cents mètres de large seulement, entre Dijon et Corgoloin. C’est ici que l’on trouve tous les grands crus rouges de Bourgogne (à l’exception du Corton). L’origine de la vigne y est très ancienne. Le véritable essor des crus de la Côte est lié à l’activité des grandes abbayes à partir du xie siècle. Les moines de l’abbaye de Cîteaux, en particulier, dont le Clos de Vougeot est le chef-d’œuvre le plus remarquable, se consacraient exclusivement à leur vignoble. Sur les 2 500 ha que compte le vignoble, on récolte environ quinze millions de bouteilles, essentiellement de rouges (92 %).

2868.jpg– Marsannay. Créée en 1987, l’appellation Marsannay ouvre ­au nord les portes de la Côte-de-Nuits. Répartie sur les villages de Marsannay-la-Côte, Chenôve et Couchey. Les rouges sentent les fruits mûrs et les sous-bois, les blancs, le miel et les fruits secs, et les rosés, très fruités, allient charpente et suavité. Les bonnes vignes sont issues de sols calcaires et marneux, et les meilleurs crus sont à mi-pente.

 

3341.jpg– Fixin. Sur une centaine d’hectares, la production de Fixin (prononcer : Fissin) est issue d’un vignoble très ramassé, groupé autour de Fixin et de son hameau Fixey. Son altitude varie de 270 à 360 m. Ses pentes douces sont exposées plein est. Les sols sont calcaires et comportent quelques traces de marnes. Pas de Grands Crus, mais de remarquables climats classés en Premier Crus (18,5 ha) et, notamment, Le Clos-Napoléon, La Perrière, Le Clos-du-Chapitre ou Les Arvelets. De solides vins rouges dont le bouquet se développe avec l’âge, alliant puissance et richesse aromatique.

 

176.jpg– Gevrey-Chambertin. Ici, les sols sont calcaires avec une bonne proportion de marnes argileuses, donnant puissance et rondeur. Vignobles de pente, Gevrey produit ses communales entre 240 et 280 m, et ses Premiers et Grands Crus entre 260 et 320 m. Le vignoble recouvre 380 ha sur les villages de Gevrey-Chambertin et Brochon. Les Grands Crus, dont la spécificité propre à chacun est un bon exemple de l’extrême complexité des terroirs bourguignons. Les Grands Crus sont le Chambertin, le Chambertin Clos de Bèze, Chapelle-Chambertin, Charmes-Chambertin, Mazoyères-Chambertin, Griotte-Chambertin, Latricières-Chambertin, Mazis-Chambertin, Ruchottes-Chambertin. Le Chambertin est l’un des plus beaux crus de la région, très caractéristique d’un terroir situé sur une pente douce, au sol calcaire enrichi de marnes rouges ferrugineuses. Aux côtés du Chambertin, trois “cousins” restent très proches qualitativement et tiennent la tête des autres très grands vins de cette commune : Mazis et Latricières-Chambertin, puis Charmes-Chambertin, et de beaux Premiers Crus comme Les Cazetiers, Le Clos Saint-Jacques, Aux Échezeaux, La Combe aux Moines. Suit l’appellation Gevrey-Chambertin (environ 20 % classés en Premiers Crus).272.jpg

 

274.jpg– Morey-Saint-Denis. Situé en partie centrale de la Côte-de-Nuits, le vignoble de Morey-Saint-Denis a pour vocation de produire surtout des vins rouges. La surface du vignoble est assez faible, avec une grande proportion de Premiers Crus (28 %) et de Grands Crus (27 %). Les Grands Crus sont le Clos Saint-Denis, le Clos de la Roche, le Clos des Lambrays, le Clos de Tart et le Bonnes-Mares. Ils sont groupés à l’aine du coteau, entre 270 et 300 m, et 17 Premiers Crus sont situés immédiatement en dessous et 3 en dessus. Les Premiers Crus peuvent être superbes (Les Millandes, Les Ruchots, Monts-Luisants surtout). L’AOC communale est produite de part et d’autre des Premiers Crus. Les sols sont calcaires et comportent des roches, des marnes, des sables, des limons rouges et des cailloutis. Les vins de Morey sont assez colorés et libèrent des arômes puissants de petits fruits rouges et noirs (cerise, cassis). Les crus sont plus complexes : les arômes s’enrichissent de nuances boisées, épicées ou animales. De grands vins charnus et persistants, d’excellente évolution.947.jpg275.jpg

 

2017.jpg– Chambolle-Musigny. Installé sur les éboulis calcaires provenant en partie de la combe de Chambœuf, Chambolle-Musigny expose son vignoble est-sud-est, à une altitude variant entre 250 à 350 m. Le vignoble occupe environ 170 ha et produit environ 5 700 hl dont un quart est premier cru. Les deux Grands Crus, le Musigny et les Bonnes-Mares, représentent une production voisine de 700 hl. La totalité de la production est rouge, à l’exception de quelques pièces de Musigny blanc. Une partie du Bonnes-Mares (15 ha) est située sur Morey-Saint-Denis, la majorité sur Chambolle-Musigny.

 

554.jpg– Échezeaux. Si la plupart des vins de la commune de Flagey-Échezeaux, qui jouxte celles de Vougeot et de Vosne-Romanée, ont droit à l’appellation Vosne-Romanée, on y trouve uniquement deux Grands Crus : l’Échezeaux et le Grand-Échezeaux (36 et 9 ha). Les vins de Grand-Échezeaux, plus prestigieux, sont marqués par un terroir contigu à la meilleure partie du Clos-de-Vougeot, d’où ressortent une sève et une charpente particulières, une grande richesse au nez comme en bouche. Ceux d’Échezeaux sont plus souples, solides certes mais plus faciles à attendre.

 

– Vougeot. Au cœur de la Côte de Nuits, ce village dont le terroir viticole est l’un des plus petits de France (70 ha) possède depuis le XIIe siècle le château du Clos-Vougeot, chef-d’œuvre des moines cisterciens, que chacun peut visiter.

 

2875.jpg– Vosne-Romanée. Le vignoble de Vosne-Romanée s’étend sur Vosne-Romanée et Flagey-Échezeaux. La situation du vignoble, l’unité des sols et des expositions y sont tout à fait remarquables. Les sols argilo-calcaires conviennent particulièrement à la production des grands vins rouges. Les Grands Crus sont prestigieux : La Romanée, Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant, Richebourg, La Tâche, La Grand’Rue, Échezeaux, Grands Échezeaux. Les Premiers Crus les plus renommés sont Aux Malconsorts, Les Suchots… On pourrait en les goûtant évoquer le toucher du velours. Des vins charnus, où le moelleux domine, avec des tanins très fins et une acidité équilibrée. Leur bouquet complexe met en relief des arômes de cerise, de fraise, de violette et de sous-bois.2018.jpg

 

278.jpg– Nuits-Saint-Georges. Réparti sur les communes de Nuits-Saint-Georges et Premeaux-Prissey, le vignoble de Nuits-Saint-Georges est installé sur des sols bruns calcaires plus ou moins mêlés d’argile provenant de la dégradation du sous-sol d’origine jurassique. La superficie du vignoble couvre environ 300 ha pour une production de 7 500 hl de Nuits-Saint-Georges et 5 700 hl de Nuits-Saint-Georges Premiers Crus, remarquables comme Les Saint-Georges, Les Vaucrains, Les Cailles… D’une couleur soutenue, ils révèlent des arômes riches et puissants de mûres, de myrtilles, d’épices et de fourrure, des vins corpulents et solides. De grands vins puissants et colorés, d’excellente garde.

 

– Côtes-de-Nuits-Villages. Cette appellation est commune à plusieurs villages : Brochon, Fixin, Premeaux-­Prissey, Comblanchien et Corgoloin. La dispersion des différentes communes ­produisant le Côte de Nuits-Villages procure à cette appellation une certaine variété, allant de vins assez souples et gras dans le sud de la zone de production jusqu’à des vins plus tanniques et de forte charpente dans le nord. Souvent bien colorés, ces vins présentent des arômes de fruits rouges et noirs, souvent de réglisse, presque toujours des arômes animaux.

 

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LA CÔTE DE BEAUNE

Sur une vingtaine de kilomètres seulement, entre Ladoix-Serrigny et le coteau des Maranges, les plus grands vins blancs secs du monde côtoient les vins rouges de grande réputation. Dès le début du xiie siècle, les abbés de Cîteaux créèrent des celliers à Meursault et à Aloxe-Corton. Plus tard, les évêques et les chanoines, puis les ducs de Bourgogne ont joué un rôle décisif grâce notamment aux relations diplomatiques qu’ils entretenaient avec la chrétienté et avec les princes d’Occident. Sur les 4 800 ha que compte le vignoble, on récolte 25 millions de bouteilles répartis en deux tiers de vins rouges et un tiers de vins blancs. Des terrains de silice et argilo-calcaires pour les rouges, de calcaire marneux ou de marnes calcaires pour les blancs.

– Ladoix. Ladoix-Serrigny (50 ha) se trouve au nord de la Côte de Beaune, le vignoble se poursuivant par la Côte de Nuits. Le village est situé au pied de la montagne de Corton. D’une altitude comprise entre 220 et 360 m, le vignoble de Ladoix est exposé est-sud-est. Il est implanté sur sol calcaire-marneux, légèrement argileux pour les vignes blanches. Les vins rouges sont assez souples et comportent des tanins fins et discrets. Les Premiers Crus sont plus tanniques et plus complets. Les Ladoix blancs sont assez fermes ; leur moelleux se révèle après une nécessaire période de maturation, assorti d’arômes de pomme mûre, de figue fraîche, de noix. Les Aloxe-Corton (et Corton) Premiers Crus récoltés sur Ladoix sont fermes et corsés.

 

– Corton et Corton-Charlemagne. Les “simples” Aloxe-Corton (prononcez “alose”) sont agréables et parfumés, plus souples que les Premiers Crus (La Maréchaude, Les Chaillots, les Valozières…) et surtout que les Grands Crus que sont le Corton et le Corton-­Charlemagne (63 ha), ce dernier étant un vin gras, séveux, qu’il faut absolument conserver quelques années pour pouvoir profiter pleinement de ses qualités, aux connotations subtiles de fleurs blanches fraîches, de fruits, un rien exotiques, savoureux et onctueux en bouche, très harmonieux, de grande garde. Corton est le plus étendu des Grands Crus. C’est vers les vignes des sommets, à l’exception de Corton-Bressandes, que sont les vins les plus riches. Il est donc difficile de trouver une qualité homogène, même si, d’une manière générale, les vins de Corton sont intrinsèquement supérieurs à ceux d’Aloxe-Corton.

 

551.jpg– Pernand-Vergelesses. Le vignoble voisine avec Aloxe-Corton et Savigny-lès-Beaune. De part et d’autre d’une combe, il est réparti sous des expositions est, sud et ouest. Son altitude est comprise entre 260 et 380 m. Les vins blancs sont secs, vifs, assez légers. Nez fin de fruits frais (pomme), légèrement épicé. Les vins rouges sont assez secs et tanniques. Leurs arômes sont frais (cassis, groseille), animaux (musc) et puissants. Corton rouge et Corton-Charlemagne révèlent de grands arômes complexes : cassis, truffe, cerise, cuir, pour le premier ; cannelle, noix, poivre, ambre, pour le second.561.jpg

 

– Beaune. Le vignoble de Beaune est presque totalement situé en pleine pente, et bénéficie de ce fait d’un large classement de ses climats en Premiers Crus (39, pour une surface de 322 ha). Les vins rouges récoltés au centre et du côté sud du territoire de Beaune sont tanniques et puissants ; leur couleur est généralement foncée, et leurs arômes sont à la fois animaux et fruités. Ceux récoltés au nord sont d’une robe moins intense et présentent une belle souplesse.

 

679.jpg– Savigny-lès-Beaune. Le vignoble compte 17 climats classés en Premiers Crus. Les sols calcaires sont graveleux ou pierreux, légers et peu fertiles. Les Savigny rouges ont un bouquet élégant, assez puissant, marqué par une dominante griotte-cassis-framboise, évoluant vers la fraise et le sous-bois après quelques années ; les crus sont plus charpentés. Les vins blancs de Savigny sont assez vifs ; leur moelleux apparaît au cours de leur évolution pour donner des vins harmonieux et solides. Leurs arômes s’apparentent aux fruits exotiques (ananas, banane), à la pomme, aux fleurs d’aubépine, à la noisette.

 

– Chorey-les-Beaune. Chorey est situé au nord immédiat de Beaune, et au niveau de Savigny, de part et d’autre de l’axe de Dijon-Beaune. Le vignoble occupe une surface de 170 ha dans l’appellation Chorey et une partie moins importante en appellations régionales. Le Chorey est un vin léger, souple, très modérément tannique. Ces vins sont plus élégants que puissants.

 

– Côtes-de-Beaune-Villages. L’appellation Côtes-de-Beaune-Villages peut être revendiquée pour toutes les AOC communales de ce secteur, sauf quatre : Aloxe-Vorton, Beaune, Pommard, Volnay. Cette appellation est une équivalence. Le viticulteur a la possibilité d’utiliser l’appellation communale ou l’appellation Côtes-de-Beaune-Villages. Les vins de la partie nord présentent une grande finesse, une robe légère, une bonne souplesse et des tanins légers. La partie sud produit des vins souvent de couleur soutenue et marqués par des saveurs puissantes : tanins abondants, bon moelleux, supportés par une bonne acidité.

 

562-2.jpg– Pommard. Le village est situé en pleine pente, au milieu de son vignoble très groupé, lui-même étagé entre 240 et 380 m et orienté à l’est ou au sud-est. Les terrains calcaires, assez argileux, donnent au Pommard des qualités assez originales : beaucoup de couleur, rouge-noir profond ; un bouquet intense et violent de cassis, de musc et de gibier. Ce vin est l’un des plus tanniques et solides des crus de Bourgogne. Une trentaine de Premiers Crus (Les Argilières, Les Chaponnières, Les Épenots, Les Perrières, Les Argelets, Les Bertins, Les Boucherottes, Les Pézerolles…) qui deviennent alors les archétypes des grands vins rouges, riches et veloutés, alliant charpente et rondeur, souples et fermes à la fois, délicatement parfumés, des vins d’excellente garde.

 

– Volnay. Couronné par un plateau calcaire de type rauracien, le vignoble de Volnay est appuyé sur un sous-sol composé de marnes calcaires argoviennes et sur des éboulis argilo-calcaires du Bathonien. Le versant de Volnay, dont la dénivellation atteint 140 m, offre une succession de calcaires qui assurent la perméabilité et la richesse en éléments assimilables déterminée par le pourcentage d’argile. Volnay produit une appellation communale et des Premiers Crus. En Volnay, 100 ha ; en Volnay Premier Cru, 115 ha. S’ajoutent 29 ha de vignes situés sur la commune de Meursault qui ont droit à l’appellation Volnay Premier Cru lorsque la vigne est plantée en Pinot noir. Les vins allient la race, la noblesse et la finesse. Leur robe, du tendre vermeil au rubis le plus profond, leur délicat bouquet de baies rouges (framboise, mûre), de violette, leurs tanins des plus doux aux plus robustes les placent parmi les plus grands vins de la côte de Beaune. Les Premiers Crus peuvent se révéler fantastiques dans le temps (Le Clos des Ducs, Le Clos des Chênes, Taillepieds, Les Santenots, En Caillerets, Frémiets, En Champans…).

 

279.jpg– Monthélie. Le vignoble est planté à des altitudes comprises entre 230 et 370 m. Les sols sont calcaires, mêlés à des argiles en proportions irrégulières. Les vins rouges sont colorés et développent des arômes puissants (cerise, myrtille, humus). Leurs saveurs laissent apparaître un moelleux qui leur confère un charme élégant. Les Premiers Crus sont corsés, dotés d’un bouquet prononcé. Les blancs, au nez d’amande fraîche, allient moelleux en bouche et une nécessaire acidité qui signe les grands vins.

 

542-2.jpg– Auxey-Duresses. Auxey-Duresses (prononcer Aussé), au centre de la côte de Beaune, est à la charnière de la production des vins rouges (Volnay et Monthélie au nord) et des vins blancs (Meursault au sud). Cette commune produit d’ailleurs, sous cette appellation, les 2 couleurs. Le vignoble est orienté sud et sud-est. Altitude comprise entre 260 et 300 m. Les sols sont constitués de calcaires marneux, propices aux vins blancs, et de calcaires argileux pour les rouges. Les vins blancs : très limpides, or vert, les Auxey expriment la pomme reinette, l’amande fraîche. Leur souplesse est dominante, juste relevée par une acidité plutôt discrète. Bonne persistance. Les vins rouges : d’une intensité colorante moyenne, libèrent un bouquet très fin, surtout fruité (cassis, framboise) avec une nuance animale en vins vieux (musc, fumé). Ils sont souples, dotés de bons tanins. Quelques Premiers Crus étonnants comme le Clos du Val.281.jpg

 

– Saint-Aubin. Le vignoble de Saint-Aubin est orienté sur différentes croupes sud, sud-est, sud-ouest ou nord-est. Ses pentes sont assez sévères, notamment celles qui jouxtent le vignoble de Puligny-Montrachet. Les terroirs à vins rouges sont calcaires, caillouteux, de couleur brune ou rouge. Les terres blanches, plus argileuses, acceptent mieux le cépage Chardonnay. Elles influent nettement sur la souplesse des vins. Les blancs appartiennent véritablement à la famille des très grands vins de Bourgogne : or pâle légèrement vert ; bouquet associant l’amande verte, le marzipan (ou pâte d’amandes), la cire d’abeille, évoluant pour les vins mûrs vers la cannelle, l’ambre et une touche de poivre. Les vins rouges, souvent bien colorés, ont cette typicité révélant un nez de crème de cassis et de cerise noire, se complétant ensuite d’un léger arôme de cuir. En bouche, les vins offrent un ensemble charnu.

 

– Saint-Romain. À l’abri de falaises spectaculaires, les vignes de Saint-Romain occupent les versants sud-sud-est et nord-nord-est d’un passage assez encaissé taillé dans la Côte. Saint-Romain ne produit pas de Premiers Crus. En vins rouges, le Saint-Romain peut s’adjoindre la mention Côtes-de-Beaune, ou s’appeler aussi Côtes-de-Beaune-Villages. Ses sols sont constitués de marnes calcaires, dans lesquelles se retrouvent des bancs d’argile favorables aux blancs.

 

132.jpg– Meursault. Le vignoble est étalé en pentes douces, entre 230 et 360 m d’altitude. L’orientation est très favorable par son ensoleillement maximal. L’abondance de marnes blanches en milieu calcaire explique la prédominance de la production de vins blancs, car elles sont plus compatibles à l’acclimatation du Chardonnay. Le Meursault blanc a un bouquet très capiteux, typé amande amère ou sèche, feuillage, croûte de pain chaude, pomme reinette ; ils sont, en bouche, très consistants, avec un moelleux abondant qui touche à l’onctuosité. Leur persistance est sensationnelle. Certains Premiers Crus comme Aux Perrières, Le Poruzot, Les Bouchottes, Les Caillerets, Les Genevrières ou Les Charmes, provenant de propriétaires hors pair, sont alors exceptionnels, envoûtants, riches, moelleux, très typés, puissamment mais subtilement bouquetés (fleurs blanches et fruits secs), d’excellente évolution. Avec eux, nous entrons dans la catégorie des plus grands vins du monde. Les (rares) vins rouges sont fins et de charpente souple.555.jpg

 

3368.jpg– Puligny-Montrachet. En Puligny-Montrachet, cinq Grands Crus : Chevalier-Montrachet, Bâtard-Montrachet, Bienvenues-Bâtard-Montrachet, Criots-Bâtard-Montrachet et Montrachet, parmi lesquels un bon nombre des plus grands vins blancs secs du monde, intenses, d’une grande structure aro­matique, de belle garde. Ici, on continue dans un territoire extraordinaire où l’osmose entre le Chardonnay et chaque type de terroir, sur la partie moyenne du coteau, devient parfaite. Le vignoble est établi sur Puligny et une partie du hameau de Blagny. Il court en pente douce, face à l’est, à une altitude comprise entre 230 et 390 m. Les sols sont argilo-calcaires, riches en cailloux, bien drainés, faciles à s’échauffer. Les blancs offrent un ensemble d’arômes très racés : pâte d’amande, fougère, ambre, fleurs blanches. En bouche, leur acidité est plutôt discrète, laissant s’exprimer un moelleux et une persistance impressionnants. Les vins rouges sont fruités (arômes de fraise et de cassis), assez souples en Puligny, plus charpentés en Blagny.283.jpg134.jpg

 

– Chassagne-Montrachet. Une petite partie de l’appellation Chassagne-Montrachet est produite sur Remigny, village limitrophe de Chassagne. Les sols convenant à la production des vins blancs sont essentiellement des calcaires bruns argileux. L’altitude du vignoble est comprise entre 220 et 340 m. Les vins blancs sont corsés, puissants, gras, aux arômes d’amande, de pomme mûre, de fleurs blanches, de miel. Leur persistance est remarquable. Les vins rouges sont très colorés, corsés, souvent très charnus. Leurs arômes sont marqués par des nuances cerise-kirsch et cassis.

 

1887.jpg– Maranges. L’appellation Maranges est née le 23 mai 1989, succédant à une production plus dispersée des villages de Cheilly-les-Maranges, Dezize-les-Maranges et Sampigny-les-Maranges. Maranges est la première appellation communale de la Côte de Beaune lorsqu’on arrive par le sud. Elle est limitrophe de Santenay. Les vins sont puissants, toujours très colorés, ils expriment des arômes de petits fruits rouges et de sous-bois. Ces vins solides ont un beau potentiel de vieillissement (au moins 10 ans). Les blancs sont gras, équilibrés, parfumés (arômes d’amande et fruits exotiques).

 

178.jpg– Santenay. Au sud de la Côte de Beaune. Les vins rouges représentent la quasi-totalité de la production. Les sols sont faits de calcaires durs renforcés de marnes. Les terres profondes imposent une taille spécifique (cordon de Royat) pour discipliner les rendements. Selon leur position, les coteaux sont orientés au sud ou à l’est. Les vins blancs sont secs et corsés. Les vins rouges sont tanniques, bien charpentés. Ils ont des parfums de fruits (amande et fraise), et pour les Premiers Crus, les arômes sont plus floraux (violette).

 

 

LES AUTRES APPELLATIONS DE BOURGOGNE

 

Bourgogne Hautes-Côtes-de Beaune

Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits

Le vignoble, situé en parallèle de la Côte de Beaune et de la Côte de Nuits, garnit les pentes bien exposées des collines dominant la côte à une altitude moyenne (300 à 400 m) d’environ 100 à 150 m. Les vins rouges présentent souvent une robe sombre, des arômes de fruits rouges frais dans leur jeunesse, de fruits confits et parfois d’arômes animaux lorsqu’ils sont plus mûrs. Leur saveur est ferme, relevée par une bonne acidité et des tanins très présents. Les vins blancs ont une fermeté toujours atténuée par le moelleux du Chardonnay. Leur structure est à la fois élégante et solide.

 

Les vins de Côte chalonnaise et du Couchois

Situé entre la Côte de Beaune et le Mâconnais, le vignoble de la Côte chalonnaise recouvre 3 350 ha dont 2 100 ha d’appellations communales, et produit 110 000 hl d’appellations contrôlées régionales, et 56 000 hl d’appellations contrôlées communales. Les sols sont souvent argilo-calcaires “bruns” avec des proportions variables d’argile, déterminant de place en place la vocation des terrains pour les vins rouges ou les vins blancs. Les expositions varient de sud à est-nord-est. L’altitude s’étage entre 220 et 380 m. Les appellations sont produites sur l’ensemble du territoire de la Côte chalonnaise et du Couchois : Bourgogne Aligoté, Bourgogne Passetoutgrain et Bourgogne (blanc, rouge, rosé). Les appellations communales sont produites sur les communes de Bouzeron, Rully, Mercurey, Givry et Montagny.

 

– Givry. Petit vignoble reconnu du roi Henri IV, il s’étend exclusivement sur la commune de Givry et sur les trois hameaux de Poncey, Cortiambles et Russily. Les sols sont bruns calcaires ou calciques issus de l’altération des calcaires du jurassique. Givry blanc : légèrement doré, sa finesse et sa subtilité font toute sa distinction. Il évolue favorablement au cours du vieillissement. Givry rouge : franc, riche et fin, il se distingue par sa chaleur, sa vivacité et sa générosité.

 

– Mercurey. Des rouges solidement constitués, bien bouquetés, fins et fermes à la fois, de bonne évolution. Quelques blancs parfumés et élégants, de bonne bouche.

 

– Rully. À la partie nord de la Côte châlonnaise, prolongement de la Côte de Beaune, s’étend le vignoble de Rully. Les terrains sont des marnes ou des argiles à dominante calcaire. Ce vignoble d’appellation communale présente des lieux-dits en Premier Cru. Le Rully rouge, d’un rubis pourpre, est d’une distinction particulière, tout en finesse et en élégance. Il sent bon le lilas, la violette, la framboise et la cerise. Le Rully blanc, robe d’or, d’une grande finesse, a une subtilité d’arômes allant de la noisette à la violette. Suivant les climats et leurs terroirs, il est tendre et fin, ou plus sec.

 

– Bourgogne Aligoté. Le Bourgogne Aligoté est une AOC régionale, produite dans toute la Bourgogne. En réalité, elle est surtout produite dans le vignoble auxerrois, dans les Hautes-Côtes de Beaune et de Nuits, et en Côte chalonnaise, ses terres de prédilection, qui lui assurent la typicité la plus régulière. Elle couvre à peu près 1 250 ha, pour une production de 50 à 70 000 hl en moyenne. Le Bourgogne Aligoté est un vin blanc léger, de couleur or blanc à forts reflets verts.

 

– Bourgogne Aligoté Bouzeron. Bouzeron donne son nom à un petit vignoble de 50 ha créé en 1979 reconnaissant les caractères particuliers des vins de cette région, et lui conférant le titre d’appellation communale.

 

– Bourgogne rouge et Bourgogne Passetoutgrain. Trois départements : Yonne, Côte-d’Or et Saône-et-Loire. Le Pinot noir est le cépage de Bourgogne. Associé au Gamay à la mise en cuve (1/3 minimum de Pinot), il participe à l’élaboration du Bourgogne Passetoutgrain.

 

 

LE MÂCONNAIS

 

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Poully-Fuissé, à la robe dorée, tout en finesse et en distinction. Les arômes puissants évoquent la noisette et les amandes grillées. Des vins de bonne garde, riches et savoureux, à la fois secs et gras.

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– Pouilly-Loché

Situé au sud-est de Mâcon, il est, avec ses 25 ha, le plus petit vignoble de la Bourgogne du Sud. L’appellation s’étend exclusivement sur la commune de Loché.

 

– Pouilly-Vinzelles

Sur un terrain d’une grande homogénéité, exposé pour l’essentiel à l’est et au sud, le vignoble s’étend sur les communes de Vinzelles et de Loché.

 

– Mâcon blanc

L’aire géographique recouvre tout l’arrondissement de Mâcon, mais on distingue une quarantaine de communes sur lesquelles une délimitation particulière définit les appellations Mâcon-Villages et Mâcon et le nom de la commune. Vins secs et gouleyants, fruités et floraux, développant des nuances particulières aux différents terroirs et parfois muscatées.

 

– Mâcon rouge

Deux types de sols se distinguent particulièrement : les terrains argilo-siliceux ou argileux, qui produisent des vins riches, rustiques ; et les terrains siliceux ou granitiques, regroupés vers le sud du vignoble, qui produisent des vins plus fruités et plus légers. Les rouges (Gamay noir à jus blanc) peuvent adjoindre à l’appellation le nom de la commune dont ils sont issus, si certaines conditions sont respectées.

– LES GRANDS PRINCIPES DES ACCORDS METS ET VINS

Vins et Apéritifs

L’apéritif est un bon moyen d’éveiller son appétit avant un bon repas mais il faut veiller à ne pas trop surcharger son palais en préparation de la suite !

Qu’il soit fait d’olives, de frites de légumes, de tapas, de fruits secs, de petits fours, de petites charcuteries ou autres amuses gueules salés comme les chips ou les biscuits salés, l’apéritif appelle un grand nombre d’idées d’alliances de vins. On pourra les choisir secs, doux voire même effervescents !

Apéritifs et Champagne

Impossible d’évoquer le mot apéritif sans le traditionnel Champagne qui rentre dans l’élaboration du célèbre Kir royal (Mousseux et liqueur de cassis), Porto ou autre Pineau des Charente. Sortez des sentiers battus, avec vos tapas ou vos assortiments d’olives salées ou pimentées ainsi que les fruits secs, proposez des vins de Xérès très secs et spiritueux aux arômes prononcés d’amande et de fruits secs qui iront à merveille. Pour changer du Champagne, goûtez aussi d’autres vins effervescents tels qu’un Crémant d’Alsace fruité et aromatique ou encore une Clairette de Die légère et au fruité délicat.

Apéritifs et vins blancs

Si vous optez pour des vins blancs, choisissez des vins blancs secs et fruités dotés d’une bonne acidité qui nettoie le palais avec quelques sucres résiduels comme un vin de Pays des Côtes de Gascogne ou encore un Chardonnay du Languedoc. En ce qui concerne les vins doux, même raisonnement, il faut des vins suffisamment frais en bouche, optez pour des vins d’appellations du Sud-Ouest tels que le Pacherenc du Vic-Bihl ou le Jurançon. Ces vins s’accorderont parfaitement avec des préparations à base de fromage (de préférence des Bleus).

Apéritifs et vins rosés

Le vin rosé peut-être une bonne alternative mème en dehors des périodes estivales, il plaît aux femmes et se marie parfaitement avec un plateau de charcuteries. Optez pour des vins rosés tels qu’un Rosé de Provence ou un Cabernet d’Anjou par exemple.

 

 

 

Vins et Entrées 

Extension de l’apéritif en quantité plus importante ou véritable plat au menu, on retrouvera des préparations chaudes ou froides, salées, sucrées, les deux à la fois…Les vins blancs et rosés seront à l’honneur sur la majorité des entrées telles que les tartes, cakes, mini-pizzas, beignets et autres feuilletés.

  

Vins et Salades

On distingue deux types de salades ; les cuites et les crues. Elles mettent en œuvre divers légumes, condiments et sauces vinaigrées ou huileuses. Il en existe à base de tomates, salades vertes, avocats, haricots, concombres, poivrons, choux rouges, betteraves, carottes, salades de terres cuites, Olives, œuf etc…Du fait de la présence de vinaigre dans la préparation d’assaisonnement, les salades seront accompagnées d’eau. Vous pouvez cependant créer vos salades à l’aide d’une sauce non vinaigrée mais plutôt à base de citron qui permettra d’accorder un vin.

Sur des salades à base de pâtes ou de pommes de terres cuites, servies avec des sauces plus ou moins grasses comme une mayonnaise, pensez à des vins simples et ronds comme des vins rouges à base du cépage Gamay comme un Beaujolais, on pense tout de suite aux appellations Juliénas ou Saint-Amour. Coté vin blanc, choisissez-le assez opulent et expressif comme un Pinot gris d’Alsace ou encore un Chardonnay du Sud.

 

Vins et Soupes / Potages

Les soupes et potages, compte tenu de leur consistance, ne nécessitent à priori pas de vins. On distinguera tout de même les différents types de soupes et potages : à base de légumes, de poissons, de légumes secs ou encore de viandes. Si vous désirez marier un vin à votre soupe ou potage, il convient de respecter certaines règles.

Quel vin avec une soupe de légumes frais ?

Les soupes de légumes frais où dominent les odeurs de légumes n’appellent aucun vin. La verdeur des légumes exacerberait les tanins des vins rouges et donnerait un goût métallique aux vins blancs. Le meilleur accord restera encore et toujours un bon verre d’eau.

Quel vin avec une soupe de légumes secs ?

Les soupes de légumes secs où dominent la sensation onctueuse des farineux et leurs odeurs particulières permettent des accords mets vins si le potage est épais. On servira alors des vins rouges légers comme des appellations du Val de Loire tels qu’un Anjou, un Sancerre ou bien des vins de Bourgogne tels que Mâcon-Villages, Bourgogne Grand Ordinaire ou tout simplement un Beaujolais nouveau. Pensez aussi aux vins de Pays comme ceux de L’Ardèche, du Centre Loire ou encore de l’Hérault.

Quel vin avec une soupe de poisson ?

Les soupes de poisson où domine le parfum de la mer appellent des vins blancs secs ou des vins rosés aromatiques. Pour les vins rosés, choisissez des vins de L’appellation Marsannay en Bourgogne, un Côte de Toul ou encore d’Anjou. Pour des vins blancs, orientez-vous vers des appellations provençales telles que Côtes de Provence, vin de Corse Blanc ou bien Picpoul.

Quel vin avec une soupe de viande ?

Les soupes de viandes où domine le parfum de la viande salée et grasse demandent des vins rouges jeunes tanniques. Le choix des appellations est vaste, on pense à des vins du Bordelais tels que des Médocs comme un Saint-Estèphe ou un Pauillac ou des vins plus rustiques du Sud-ouest comme des irouléguy, Tursan, Madiran et Cahors dans leur jeunesse.

 

Vins et Charcuterie

La France propose de nombreuses spécialités de charcuterie. Concernant le choix des vins avec ce type de plats, il n’y a pas vraiment de règles, laissez libre court à vos envies, vous pouvez proposez des vins blancs aussi bien que des vins rouges ou rosés mais de style plutôt léger.

Quel vin avec la charcuterie crue ?

Quand on parle de charcuteries crues donc salées, on pense tout de suite aux saucissons et aux jambons crus. Les vins qui iront le mieux avec ces produits du terroir sont des vins rouges légers, gouleyants et peu alcoolisés tels qu’un vin d’Anjou, un Pinot noir d’Alsace savoureux à souhait et d’autres vins comme ceux du Beaujolais. Les vins primeurs tels que Beaujolais, Gamay de Touraine ou encore un vin de la Côte-Roannaise se marieront parfaitement avec un morceau de saucisson sec. Essayez aussi un vin rosé de Tavel avec une tranche de jambon sec. Pour plus d’originalité, goûtez aussi les vins rouges du Jura issus des cépages Poulsard et Trousseau.

Quel vin avec la charcuterie cuite ?

Par rapport à la charcuterie crue, la charcuterie cuite est plus aromatisée et grasse. On s’orientera sur des vins rouges plus charpentés, c’est à dire avec plus de corps et de tannins. Sur des rillettes ou des pâtés, proposez un vin rouge comme un Saumur Champigny légèrement tannique, à base de Cabernet franc, qui saura parfaitement balancer l’excédent de gras des rillettes. Un Cru du Beaujolais comme un Juliénas, un Moulin-à-Vent ou bien un Beaujolais Village plus structuré qu’un vin primeur conviendra très bien sur ce type de charcuterie.

 

Vins et Foie gras

Un seul conseil, prenez grand soin dans le choix de votre foie gras, il devra être de couleur rose ou beige pâle, ferme au toucher et sans tâches brunes. Optez pour un foie gras de canard plus goûteux et moins cher que le foie d’oie. Le foie gras est bien évidemment le produit des fêtes de fins d’années mais on peut le déguster tout au long de l’année avec grand plaisir. On le trouve cuisiné de différentes manières et accorder un vin n’est pas toujours chose simple ! Vous penserez sans doute aux vins naturellement doux tels que les vins de Sauternes ou de Jurançon, mais soyez original, proposez des vins rouges.

Quel vin avec le foie gras en bocal ?

Moins fondant qu’un foie gras mi-cuit, le foie gras en bocal sera favorisé par des accords privilégiant le gras avec des vins blancs moelleux ou liquoreux. Toutefois, veillez à ne pas trop abuser des sucres en début de repas ! Servez un verre d’accompagnement et réservez vous pour la suite du repas.

Quel vin avec le foie gras mi-cuit ?

Eviter les accords avec les vins trop pâteux comme certains Sauternes, visez plutôt des vins plus frais comme un Jurançon doux, un Coteaux-du-Layon dont le cépage le chenin blanc apporte fraîcheur et même certains mousseux comme un Moscato d’Asti qui iront à merveille avec un foie gras. Amusez-vous avec un vin rouge pour un accord balancé entre tannins et fondant du foie gras. Servez tout naturellement un Madiran, un Corbières ou encore un vin du médoc comme un Saint-Julien dans leurs premières années.

Quel vin avec un foie gras poêlé ?

Le foie doit-être saisi sur une face et caramélisé. Il doit rester onctueux à cœur. Le vin choisi devra donc être d’une certaine complexité aromatique pour contre balancer le gras impliqué par la cuisson. Sur ce type d’accord met vin, amusez-vous en présentant aussi bien un vin effervescent qu’un vin tranquille. Misez sur un accord tonique entre les bulles d’une blanquette de Limoux et le gras du foie gras. Les vins rouges tanniques ont aussi leur place, on aura alors un accord par contraste tanins/gras. Optez pour des vins rouges comme une Côte-Rôtie, un Saint-Joseph ou un Faugères.

 

Vins et Fruits de mer

Il n’est souvent pas si simple d’accorder les fruits de mer. Le goût iodé puissant des coquillages et des crustacés peut gâcher un vin. Il faudra choisir des vins blancs suffisamment nerveux donc assez puissants et dotés d’une belle acidité.

Quel vin avec les coquillages : coquilles Saint-Jacques, huîtres, moules, oursins ?

– Sur des huîtres : Les huîtres crues ont un goût très fin qu’il ne faudra surtout pas masquer par des vins blancs trop boisés ou puissants. Les vins blancs choisis devront être secs, aromatiques et d’une certaine minéralité en bouche. Sélectionnez des appellations comme Muscadet, Chablis ou encore Riesling voire même un Champagne extra-brut.

– Sur des moules marinières, proposez des vins blancs légers et expressif au nez tels qu’un Pinot Blanc d’Alsace ou un Edelzwicker fruité et aromatique ainsi que des vins blancs de Provence comme un Coteaux d’Aix en Provence ou un Coteaux Varois.

– Avec des coquilles Saint-Jacques à la chair plus sucrée et moelleuse, on s’orientera sur des vins blancs plus amples et complexes tels qu’un Condrieu, un Puligny-Montrachet, une Palette ou encore un Meursault.

 

– Avec des oursins : Le caractère iodé prononcé des oursins appelle des vins blancs secs et dotés d’une bonne acidité et d’une certaine minéralité en bouche, on pense à des vins blancs du Val de Loire qui iront parfaitement tels que les appellations Savennières, Chinon, Sancerre ou encore Pouilly-Fumé.

Quel vin avec les crustacés : tourteaux, langoustines, crevettes, homards, langoustes, écrevisses ?

Les crustacés à la chair fine, plus ou moins dense, permettent de nombreux mariages avec le vin. On pourra accorder des vins rouges légers comme un Irancy, un Pinot noir d’Alsace ou encore un vin d’Anjou, avec des crustacés accompagnés de sauces. L’idéal reste encore les vins blancs à la fois puissants et délicats. Vous choisirez votre vin en fonction du type de préparation à savoir cru ou cuit. On retiendra les accords suivants : Pacherenc-du-Vic-Bilh sec et écrevisses à la gasconne, Langouste et Châteauneuf-du-Pape Blanc ou encore Homard à l’Américaine et Alsace blanc en vendanges tardives.

 

Vins et Poissons

Les alliances mets vins autour du poisson se feront majoritairement avec un vin blanc. En effet, le poisson est riche en protéines qui fondent l’acidité des vins blancs. A la différence des protéines de la viande, celles du poisson ne peuvent adoucir les tanins du vin rouge. Dans le choix du vin, on tiendra compte de l’origine du poisson, s’il est d’eau douce ou de mer et bien sûr du type de préparation (cru, fumé, frit, poêlé, rôti ou encore bien grillé). On réservera les vins rouges pour des poissons cuisinés en sauce à base de vin comme un Cabillaud sauce vigneronne avec un vin rouge de Loire comme un Chinon.

Quel vin avec le poisson cru et le poisson fumé ?

Le poisson cru (sushi et sashimi) appelle des vins primaires aux notes d’agrumes. L’acidité franche du vin apportera de la légèreté à l’accord. Optez pour des vins blancs de Loire comme des sauvignons de Touraine, des vins de Bourgogne comme des chablis 1er cru ou encore de jeunes Rieslings alsaciens. Le poisson fumé quant à lui, demandera des vins au bouquet expressif et assez goûteux comme un Gewürztraminer Alsacien.

Quel vin avec les poissons cuisinés ?

Le poisson peut-être cuisiné de différentes manières. Le nombre d’accords mets vins est presque illimité.

Sur des grillades ou des poissons frits, on servira des vins blancs suffisamment aromatiques et suaves tels que les vins de Provence comme Cassis ou Côtes de Provence ou encore des vins blancs de la rive gauche à Bordeaux comme des Graves. Un merlan frit à la chair fondante et à la peau craquante se mariera bien avec un vin blanc du Languedoc, assez fringuant, comme un Picpoul-du-Pinet, pour un accord par complémentarité acidité/gras.

Sur des poissons en sauce, Il est préférable de servir des vins suffisamment gras pour faire écho à la douceur du plat. On s’orientera vers des vins de Bourgogne tels que Meursault ou encore Beaune 1er cru ou des vins blancs du Bordelais légèrement boisés tels qu’un Bordeaux Supérieur, un vin de Pessac-Léognan ou de Graves.

Sur les poissons d’eau douce, à la chair plus délicate et à la saveur plus fine, le choix du vin est particulièrement important. Privilégiez des vins blancs droits et typés qui rehausseront le goût du plat. Optez pour des appellations comme Savennières et Anjou blanc Vieilles vignes en Val de Loire ou Chassagne-Montrachet et Corton-Charlemagne en Bourgogne.

 

Vins et Viandes

La manière de présenter et préparer la viande va influencer la texture du tissu animal, l’odeur, la couleur et la teneur en graisse. Les types et le degré de cuisson de même que la nature de la coupe, fine ou épaisse vont également générer une palette de sensations tactiles, thermiques et aromatiques. Ces critères de préparation sont déterminants dans le choix des vins. Ce choix devra aussi tenir compte des sauces d’accompagnement : un vin charpenté ou un vin fin fruité n’accompagnera pas une même sauce (épicée ou légère et acidulée).

Quel vin avec la viande de bœuf ?

Les viandes juteuses nécessitent des vins rouges fruités aux tanins assez puissants comme de jeunes Médocs. Les viandes cuites longuement appellent des vins un peu plus vieux et patinés, c’est à dire avec des tanins soyeux en bouche comme certains Hermitage ou un Châteauneuf-du-Pape . Plus le morceau de viande est épais et plus le fait de devoir mâcher longtemps appelle un vin de bonne structure tannique tel que des appellations comme Corton ou Pommard en Bourgogne.

Sur un tartare de boeuf, servez des vins rouges de texture souples et fruité tels qu’un Côtes du Vivarais, un Saint Nicolas de Bourgueil ou un vin d’Anjou village Brissac.

Sur de la viande grillée, préférez des vins rouges à la structure dense et veloutée comme des Beaujolais Village, un Crozes-Hermitage et encore un Chinon.

Sur un rôti, privilégié les vins rouges charnus et épicés comme des vins de Bordeaux : Pauillac, Fronsac ou encore des vins de la vallée du Rhône tel un Saint-Joseph.

Sur des plats mijotés comme un bœuf Bourguignon, présentez des vins séduisants aux tanins fondus comme un Mercurey, un Fitou ou encore un vin de Saint-Emilion.

Dans le choix du vin, tenez compte de l’accompagnement et en particulier de la sauce qui apporte plus ou moins d’onctuosité ou de force au plat. Les sauces d’aujourd’hui ne doivent ni masquer, ni dominer le produit, elles doivent le sublimer en étant un révélateur : légèreté et subtilité du mariage des ingrédients avec le met principal.

Quel vin avec le veau ?

Le veau a une chair plus fondante en bouche que le bœuf. Pour s’accorder sur cette viande, le vin s’il est blanc devra être gras, rond et riche comme un Fixin, un Graves ou encore un Viognier de la vallée du Rhône. N’hésitez pas à présentez des vins rosés puissants et aromatiques tels que le Tavel ou un Cabernet D’Anjou. Si vous optez pour des vins rouges, ils devront être légers, aromatiques et fins mais pas tanniques ! Des vins tels que le Pinot noir d’Alsace, un Moulis-en-Médoc ou bien des vins rouges de Provence sur des appellations comme un Coteaux-Varois-en-Provence ou un Côtes-de-Provence sont les bienvenus. Essayer une blanquette de veau avec un Alsace Pinot gris. Accompagner des escalopes de veau panées avec un vin de la vallée du Rhône méridionale comme un Lirac.

Quel vin avec le porc ?

La viande de porc se prête à de multiples préparations en passant par la charcuterie jusqu’au plats cuisinés les plus savoureux. Elle épouse sauces et garnitures et s’en imprègne ! Le porc n’est pas difficile, tous les types de vins iront avec et même certains blancs. Servez un Savennières blanc ou un Bourgogne Aligoté qui sont des vins légers et fruités sur des filets mignons à la crème. Sur des côtes de porc grillées, proposez des vins rouges simples du type Bordeaux supérieur sur des tanins charnus pour balancer la sécheresse de la viande. Avec un rôti de porc froid, optez pour des vins fruités et tendres comme les vins du Beaujolais tels que Fleurie, Chiroubles ou encore Saint-Amour. Pour marier un vin avec un petit salé aux lentilles dont le salé et le goût des lentilles sont assez fort, il conviendra d’accorder des vins suffisamment riches avec une certaine matière tels que Bourgueil ou bien Morgon.

Quel vin avec le lapin ?

La viande de lapin a plutôt une chair fade mais tendre. Le lapin se prête à de nombreuses préparations comme les pâtés, les grillades ou encore des recettes accompagnées de sauce. On privilégiera des vins rouges assez ronds et veloutés pour balancer la fadeur du lapin, la sauce jouera aussi un grand rôle dans l’accord mets-vins. Le choix des vins est large, Bourgogne, Val de Loire, Sud-Ouest ou Provence. Sur un lapin au pruneau, optez pour un vin rouge suffisamment évolué et puissant pour accompagner les pruneaux à la saveur prononcée comme un Côte du Roussillon ou un vin des Baux de Provence. Sur un lapin à la moutarde, servez des vins rouges comme un Bourgueil ou encore un Montagny, vins fruités et friands qui équilibreront la note acidulée de la moutarde tout en dévoilant leur fruité.

  

Vins et Volailles

Poulets, pintades, pigeons, canard, et dindes, appellent une multitude d’accords mets et vins. La volaille est véritablement le trait d’union entre les vins rouges et les vins blancs. En plus du jeu des textures et des goûts, on peut s’intéresser au jeu des couleurs entre la chair de la viande et la robe des vins. Cependant, on évitera de servir des vins rouges trop tanniques ou des blancs très boisés qui risquent de trop s’imposer face au plat servi.

Quel vin avec les volailles rôties ?

Avec les volailles rôties, présentez des vins rouges élégants et souples. On pense tout de suite à des vins faits à partir du cépage Pinot noir tels que le Pinot d’Alsace. Optez pour des grands vins de Bourgogne comme des Mercurey, Marsannay ou autre Passetoutgrain issus des cépages Gamay et Pinot noir mais aussi aux vins du Beaujolais. Le poulet rôti, à la chair fondante en bouche et légèrement sèche, accompagné de ses pommes de terres à la peau craquante, ira très bien avec un vin gouleyant comme un Chiroubles. On raisonnera de même pour la dinde qui est plus une volaille réservée pour les fêtes. Avec un pigeon rôti à la viande délicate et juteuse, on pourra accorder des vins rouges jeunes sur le fruit et aux tanins peu marqués comme les vins rouges de Sancerre ou de Chinon mais aussi un Givry de Bourgogne.

Quel vin avec les volailles braisées ?

Une pintade au chou a un goût envahissant. On choisira des vins rouges souples en bouche et pouvant développer des notes évoluées de sous-bois mais aussi sauvages avec l’âge comme un Saumur-Champigny en Val de Loire, un Lirac dans la vallée du Rhône ou encore un Côtes de Castillon dans le Bordelais. Il faut suffisamment de puissance pour équilibrer l’odeur du chou de la pintade par exemple. On retiendra comme accord mets et vins agréable, la dinde braisée et un Côte-du-Rhône Village Cairanne.

Quel vin avec les volailles mijotées ?

Souvent ces plats sont accompagnés de sauces crémeuses grasses et odorantes ou bien des sauces au vin. Les recettes les plus connues sont le poulet à la crème et le coq au vin jaune. Libre à vous de choisir un vin blanc ou un vin rouge. Les vins blancs choisis devront être suffisamment gras et aromatiques au caractère bien trempé élevés en fûts de chênes tels un Minervois, un vin de Chardonnay du Languedoc ou un grand blanc de la Côte de Beaune comme un Meursault ou encore un vin blanc du Jura issu du cépage blanc Chardonnay. Si vous optez pour des vins rouges, choisissez-les aux tanins patinés pour un accord voluptueux avec la viande. Certains vins rouges de Bordeaux comme des Côtes de Bordeaux iront très bien ainsi que des vins de Pessac Léognan de quelques années.

Quel vin avec le canard ?

Le canard qu’il soit confit, servi en cassoulet ou en magrets, peut privilégier l’accord plutôt régional. Des vins du Sud-ouest conviendront à merveille comme un Madiran ou un Cahors aux tanins accrocheurs dans leur jeunesse. Ils équilibreront le gras du confit ou la graisse du canard pour un accord par complémentarité gras/tanins. Si vous préférez un accord ton sur ton, optez pour des appellations comme Fronton, Gaillac ou encore Bergerac qui sont des vins rouges moelleux en bouche. Les recettes originales ; les aiguillettes de Canard sauce cassis avec un Fronton rouge, le magret de canard aux poires, miel et gingembre avec un vin blanc liquoreux comme un Sauternes.

 

Vins et Gibiers

Les gibiers qu’ils soient à plumes comme le canard, le faisan, la bécasse ou la caille ou à poils comme un chevreuil, une biche, un sanglier ou encore le lièvre annoncent les repas d’automne et les fêtes de fin d’années. Leur goût est fort. Il faut donc les accompagner dignement de vins puissants et d’un certain âge. Ils appellent de grands vins rouges de garde.

Quel vin avec le gibier à poil : chevreuil, sanglier

En ce qui concerne le gros gibier à poil, il faut les servir avec des vins encore vifs et d’une belle structure tannique comme des vins rouges de Bordeaux rive droite tels que Fronsac, des grands vins rouges de la Côte de Nuits tels que Gevrey-Chambertin, Richebourg ou encore certains vins rouges du Sud structurés et capiteux comme ceux de Provence ou de Corse, un Coteaux Varois, un Bandol ou encore un Patrimonio.

Quel vin avec le lièvre ?

La viande de lièvre est délicate et parfumée, il faudra l’accompagner de vins fins et racés. Pensez à des appellations comme Banyuls en Languedoc-Roussillon, Châteauneuf-du-Pape dans la vallée du Rhône méridionale ou encore Croze-Hermitage en Vallée du Rhône septentrionale. Les accords à découvrir : Le lièvre à la broche avec un Patrimonio rouge, le lièvre à la Royale et un Corton.

Quel vin avec le gibier à plumes peu goûteux : faisan, caille, bécasse ?

Sur des gibiers à plumes peu goûteux comme le faisan ou la caille, optez pour des vins rouges fins, aux tanins déjà bien fondus comme ceux de Vosne-Romanée ou de Châteauneuf-du-Pape. On aimera le faisan Souvaroff (faisan rôti fourré d’une farce aux truffes et au foie gras) avec un Côte-rôtie, la puissance aromatique du vin faisant résonnance avec celle du plat. On aimera les cailles rôties aux petits pois et aux lardons accompagnées d’un vin rouge de la vallée du Rhône méridionale tel un Gigondas de quelques années.

Quel vin avec le gibier à plumes très odorants : perdreau, canard ?

A l’inverse sur du gibier à plumes comme un perdreau qui sera plus odorant, accompagnez-le de vins rouges charpentés, puissants et riches en arômes tels que Hermitage, Minervois et Madiran ou pourquoi pas un Pommard de Bourgogne à base de cépage Pinot noir. Sur du canard, servez des vins rouges de caractère du Languedoc tels que Pic-Saint-Loup ou encore un savoureux Médoc comme des Saint-Julien ou des Margaux.

 

Vins et Fromages

La France compte beaucoup de fromages de différentes sortes. Le plateau de fromage fait donc partie des rituels de la table, pourtant beaucoup d’idées reçues s’effondrent à la dégustation. L’alliance des vins et des fromages en est l’exemple le plus frappant. Dans tous les cas : éviter les vins rouges puissants et tanniques sur les fromages, ces vins rouges font ressortir de l’amertume. Facilitez vous le choix en présentant des fromages de la même famille ; pâtes fraîches, pâtes molles à croûte fleurie, pâtes molles à croûtes lavées ou encore pâtes pressées cuites ou non cuites et pâtes persillées. Le choix du vin sera alors plus simple.

Quel vin avec les fromages à pâtes fraîches : faisselle, broccio Corse, crémets d’Anjou… ?

On les connaît plus sous le nom de fromages blancs. Ce sont des fromages qui ont peu de personnalité et qui sont acides. Ils accompagnent souvent des plats salés ou sucrés. Sur le salé, servez un vin blanc simple, avec de la vivacité et sur le fruit comme des vins du Val de Loire tel que Reuilly, Quincy et si l’accompagnement est sucré, servez plutôt un vin blanc moelleux sur des notes de coings, fruits exotiques, miel comme un Montlouis ou un Côtes-de-Bergerac.

Quel vin avec les fromages à pâtes molles à croute fleurie : Chaource, Brie, Camembert… ?

Avec ce type de fromages onctueux et crémeux révélant des notes lactées voire légèrement champignonnées au gout en bouche de notes de beurres et de noisette fraîche. Sur un camembert, privilégiez un cidre brut mais si vous voulez vraiment servir un vin, alors choisissez un vin rouge peu tannique, léger et souple, voire gouleyant : un Beaujolais, un Gamay de la Loire ou bien un Bouzy. Avec le Chaource, fromage onctueux, préférez un Champagne brut, un Crémant ou un rosé des Riceys qui apporteront fraîcheur à l’accord.

Quel vin avec les fromages à pâtes molles à croûtes lavées : époisses, Munster, maroilles, Pont l’évêque… ?

Ce sont des fromages très odorants. Facilement reconnaissables à l’humidité de leur croûte et à leur couleur orangée. Leur pâte est d’une couleur beige claire. Leur odeur rappelle la ferme mais le goût est totalement différent. Sur ce type de fromage, on favorisera des vins blancs typés et aromatiques dotés d’une belle vivacité comme un Gewürztraminer, un Châteauneuf-du-Pape blanc ou un vin d’Arbois qui équilibreront la force du fromage, dont la puissance aromatique répondra aux arômes du vin. Pensez aussi aux bières de caractère et pourquoi pas à une eau-de-vie de type marc de Bourgogne.

Quel vin aves les fromages à pâtes pressées non cuites : Cantal, Saint-Nectaire, Tomme de Savoie… ?

Les fromages à pâtes pressées non cuites sont souples et moelleux. Les seuls qui peuvent véritablement s’accorder avec les vins rouges charnus et épicés : Côtes-du-Rhône Villages, Gaillac, Fronton, ou encore des rouges de Provence. A essayer les vins blancs ronds et expressifs qui donneront un accord très délicat révélant le caractère fruité du fromage. Ils apporteront légèreté à l’ensemble vin-fromage. Pour un accord parfait, faites attention à l’affinage du fromage, plus il est affiné, plus le vin devra être évolué c’est à dire de quelques années.

Quel vin avec les fromages à pâtes pressées cuites : Emmental, Gruyère, Comté… ?

Tous issus du lait de vache, Ils font partie de la famille des « gruyères ». Ce sont des fromages excellents et fins qui développent des notes fruitées et de noisette. Ces fromages se marient très bien avec des vins blancs gras à la finale sur des notes beurrées, légèrement boisées et même de fruits secs. Les grands vins blancs de Bourgogne tels que Meursault, Corton Charlemagne répondent bien à ces critères. Un vin jaune du Jura donnera un accord intéressant avec un vieux Comté. L’élevage sous voile c’est à dire en contact avec l’oxygène apporte des arômes complexes qui va sublimer les notes de fruits secs du fromage.

Quel vin avec les fromages à pâtes persillées : Bleu des Causses, Bleu de Bresse, Fourmes d’Ambert, Roquefort…?

La dégustation d’un vin de Sauternes sur des fromages bleus est magique, le vin sort toujours flatté du mariage, épuré par cette alliance entre deux moisissures nobles. Mais le Sauternes n’est pas unique sur la planète des liquoreux. Loupiac, Sainte Croix-du-Mont, Monbazillac s’accordent avec le Roquefort ou la Fourme d’Ambert. Les vins doux de Jurançon sont parfaits sur un bleu de Bresse ou d’Auvergne ; le Quart de Chaume ou le Bonnezeaux se marient avec toute la gamme des fromages persillés. Un grand fromage bleu trouvera son allié dans un Maury ou un Banyuls âgés d’une dizaine d’années. Ces vins mutés très sucrés résistent à la fois au sel et aux arômes puissants du fromage ; les vins gagnent en finesse et la sensation de chaleur en bouche est estompée. Un Muscat de Lunel ou encore un Muscat de Beaume de Venise avec un Roquefort jeune est aussi envisageable. Quant aux vins rouges, oublions-les : ils ne sauraient résister devant la force du pénicilium.

Quel vin avec les fromages de chèvre ?

Les fromages de chèvres sont légion : du plus frais au plus affiné, du simple broccio au plus sec des fromages Corses. Préférez les vins blancs plutôt que les rouges car les arômes des vins rouges sont masqués. N’oubliez pas de choisir le vin en fonction du degré d’affinage du fromage qui peut être très crémeux ou bien sec.

Avec le fromage de chèvre frais, on choisira des vins blancs vifs et fruités comme un Quincy, un coteau–du-Giennois, un Sauvignon blanc de Touraine ou encore un Mâcon. L’accord mets vins doit être tonique et la bouche rester fraîche.

Lorsque le fromage est affiné sec, l’idéal est un vin doux, assez léger et plein d’agrément comme un Muscat de Saint-Jean-de-Minervois ou un Vouvray demi-sec dont le cépage chenin blanc apporte fraîcheur.

 

Vins et Desserts

Les types de desserts sont nombreux ; glaces, tartes aux fruits, desserts chocolatés, aux cafés, crèmes et autres mousses… Ils appellent généralement des vins rouges ou blancs d’évolution différente. Les desserts sont sucrés par nature, un accord par similitude est à rechercher et une certaine harmonie peut être obtenue avec des vins moelleux. Ne perdons pas de vue que pour un équilibre parfait, les accords par complémentarité acidité/sucre fonctionnent aussi à merveille !

Quel vin avec les desserts à base de fruits frais ?

Sur des salades de fruits frais, les vins doux naturels à base du cépage Muscat sont privilégiés car ils apportent une vaste palette aromatique de fruits en passant des fruits exotiques aux notes d’abricots ou encore de raisins frais. Ce type de vin apportera une sensation de douceur à la fraîcheur acidulée de la salade de fruits. Pensez aux Muscats du Cap Corse ou encore aux Muscats de Beaumes de Venise. Le Champagne sera parfait, également.

Les tartes à pâte feuilletée ou brisée, sorties du four sont toujours croustillantes et goûteuses. Les tartes aux fruits rouges, telles que framboise, fraise ou encore celles aux petites baies noires comme les myrtilles demandent surtout des vins rouges sucrés c’est à dire que leur fermentation a été stoppée soit par le froid ou par un ajout massif de SO2. Les vins sont alors enrichis en arômes proches du fruit, on parle alors d’arômes primaires. On peut citer des vins d’appellations comme Maury ou Banyuls. On favorisera les vins élevés en milieu réducteur c’est à dire à l’abri de l’air pour une meilleure restitution des petits arômes de fruits rouges pour un accord ton sur ton magique. Le Champagne rosé a également toute sa place.

Quel vin avec les tartes à base de fruits jaunes ou blancs ?

Pour les tartes aux fruits jaunes ou blancs, telles qu’abricot, pommes ou encore mirabelle, on choisira plutôt des vins blancs moelleux du Val de Loire tels que le Coteaux du Layon ou le Bonnezeaux, un Champgne Grand CRu ou Premier CRu, des vendanges tardives alsaciennes ou encore du Sud-ouest comme un Bergerac moelleux ou encore un Saussignac.

Quel vin avec un dessert chocolaté et un dessert au café ?

L’amertume du chocolat pose un problème, tout en étant voulue, et ne doit pas s’imposer !

Un grand Champagne rosé fera merveille. Les vins devront être suffisamment puissants et riches. Les vins doux naturels rouges seront aussi es plus adaptés. Optez donc pour un Maury, un Banyuls et un Rasteau. Sur des desserts au café, servez des vins doux naturels élevés sous milieu oxydatif, qui évoluent vers des notes fruitées, puis miel, torréfaction, café et rancio (noix).

Quel vin avec les glaces ?

Pour choisir le vin, on se basera sur les parfums du dessert glacé. Sur une glace ou un sorbet aux fruits rouges on servira un vin doux naturel rouge comme un Maury. Sur des glaces aux parfums plus exotiques tels que mangue ou abricot, on pensera à des vins liquoreux comme un Sauternes ou encore une Sélection de Grains Nobles d’Alsace.

Vous l’aurez bien compris, la variété des desserts est importante mais vous proposerez presque toujours des accords mets vins intéressants avec des vins doux naturels ou des vins liquoreux.

– TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LES MEILLEURES CUVEES DE CHAMPAGNE…

Le vignoble champenois

Le vignoble champenois (34 500 ha) comporte quatre zones : la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la Côte des blancs et les vignobles de l’Aube. Les trois premières, correspondant aux arrondissements de Reims et d’Épernay, au cœur même de la région champenoise, en forment la partie essentielle, celle où se situent les crus les plus réputés. Les vignes y serpentent à flanc de coteau en un long ruban de 120 km, sur une largeur de 300 m à 2 km.

– La montagne de Reims fait partie de la falaise de l’Île-de-France. Elle constitue le versant méridional de la vallée de la Vesle, et s’étend jusqu’à la vallée de la Marne qu’elle surplombe à hauteur d’Épernay. C’est un vaste plateau, à faible relief, d’une longueur variant de 20 à 25 km et d’une largeur variant de 6 à 10 km. Parmi ses meilleurs crus on peut citer Ambonnay, Beaumont-sur-Vesle, Bouzy, Louvois, Mailly-Champagne, Sillery, Verzenais et Verzy.

– Dans la vallée de la Marne les vignobles sont établis principalement entre Tours-sur-Marne et Dormans, et se prolongent jusqu’à Château-Thierry et au-delà, c’est-à-dire jusque dans l’Aisne. On y trouve des crus renommés tels que Ay et Mareuil-sur-Ay.

– La Côte des Blancs, ou côte d’Avize, ainsi appelée parce qu’elle produit presque exclusivement des raisins blancs, est orientée face à l’est. C’est une seconde falaise perpendiculaire à la montagne de Reims, moins élevée, qui, au sud d’Épernay et de la Marne, s’étend sur environ 20 km nord-sud. Les meilleurs crus en sont Avize, Cramant, Oger et Le-Mesnil-sur-Oger. Elle se prolonge par la Côte de Vertus, la région de Congy et la Côte de Sézanne.

– Séparé de l’ensemble marnais par la plaine de Champagne, le vignoble de l’Aube est établi dans la région de Bar-sur-Seine et de Bar-sur-Aube.

 

Le climat champenois

Hivers assez doux, printemps incertains, étés chauds, automnes relativement beaux. Cependant une influence septentrionale et continentale s’exerce déjà, dont l’âpreté et la rigueur sont adoucies par celles des effluves maritimes provenant de la Normandie, de la Picardie et de l’Île-de-France voisines. La température moyenne annuelle est de 10 °C. Les forêts et les bois qui couvrent les plateaux environnants entretiennent une certaine humidité et tendent à stabiliser les températures. C’est un rôle modérateur essentiel car la vigne doit sa vigueur à cette humidité constante. Le vignoble est planté à une altitude qui varie entre 130 et 180 mètres, ce qui la préserve dans une certaine mesure des gelées de printemps associées aux brumes matinales qui s’attardent dans les vallées.

 

Le sol champenois

Le vignoble champenois est établi sur le calcaire. Les grands crus reposent, en général à mi-coteau, sur une mince couche d’éboulis provenant des pentes tertiaires, où affleure la craie du crétacé supérieur avec ses fossiles caractéristiques (bélemnites), en un bloc atteignant 200 m d’épaisseur et parfois davantage. Cette assise est recouverte par une couche de terre meuble et fertile, d’une épaisseur variant entre 20 et 50 cm. La craie en sous-sol assure un drainage parfait permettant l’infiltration des eaux en excès, tout en conservant au sol une humidité suffisante. De plus, elle a la faculté d’emmagasiner et de restituer la chaleur solaire, jouant ainsi un rôle régulateur extrêmement bénéfique à la maturité, complémentaire de l’action stabilisatrice des bois et forêts déjà notée. C’est enfin à la craie, avant tout, que les vins de Champagne doivent leur finesse et leur légèreté. Sur les coteaux orientés au midi ou au sud-est qui l’abritent de leurs épaulements, la vigne prospère, protégée des vents du nord, généreusement offerte au soleil. La lumière, d’une exceptionnelle intensité, est réverbérée par cette terre claire qui réfléchit la chaleur du soleil : les grappes mûrissent entre les rayons et leurs reflets.

 

La culture en Champagne

Au sein d’une zone délimitée par la loi française du 27 juillet 1927 (35 000 ha d’appellation dont seulement 31 000 plantés en 1995), les plantations nouvelles comme les replantations sont réglementées : le droit de plantation nouvelle résulte d’une autorisation ministérielle accordée très parcimonieusement ; le droit de replantation nécessite d’avoir préalablement arraché, à l’intérieur d’une même exploitation, une vigne d’une surface égale. Au sein d’une même commune ayant droit à l’appellation Champagne, les plantations ne peuvent s’effectuer que dans les parcelles expressément délimitées et non pas sur tout le territoire de la commune comme tel est le cas dans la plupart des autres régions vinicoles.

Une réglementation des plantations favorise une meilleure maturité du raisin et donc une amélioration de la qualité : un écartement inférieur ou égal à 1,50 m entre les rangs de vigne ; une distance de 0,90 m à 1,50 m entre les pieds de vigne d’un même rang ; la somme des écartements et des distances doit être inférieure à 2,50 m. Ces dispositions ont pour but de limiter la vigueur de chaque pied ainsi que sa charge, de sorte que la récolte totale soit répartie sur un plus grand nombre de souches. Une hauteur maximale, par rapport au sol, des bourgeons situés à l’extrémité des prolongements et ce, en fonction du système de taille adopté : taille courte en Chablis et en Cordon : 0,60 m ; taille Guyot et taille de la vallée de la Marne : 0,50 m. Ces dispositions ont pour but de maintenir les raisins assez près du sol pour favoriser leur maturation grâce aux effets bénéfiques de la craie belemnite (rétrocession de la chaleur et de l’humidité emmagasinées).

Une réglementation de la taille qui doit être courte et en fonction du terroir et du cépage :

– La taille Guyot et la taille vallée de la Marne sont interdites pour les grands crus (100 %) et les premiers crus (99 à 90 %) ; seules les tailles en Chablis et en Cordon de Royat sont admises pour ces crus car elles donnent des raisins de plus grande qualité.

– La taille du Chardonnay et du Pinot noir doit être impérativement effectuée en Chablis, Cordon de Royat ou Guyot. La taille de la vallée de la Marne est seulement autorisée pour le Pinot meunier.

 

La méthode champenoise

La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de Dom Pérignon, génie gustatif du xviiie siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteilles épaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est définie selon le type de produit que l’on désire, et d’un levain de levures sélectionnées. Le vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12 °C. Une seconde fermentation alcoolique va s’effectuer. Elle durera des mois, et maintiendra le gaz carbonique sous pression dans les bouteilles qui sont alors posées sur des “pupitres” qui permettent de varier à l’infini la position des bouteilles. C’est l’opération de remuage qui consiste à incliner et à tourner les bouteilles. Certains spécialistes “manipulaient” 30 000 à 40 000 bouteilles par jour (aujourd’hui, ce sont surtout des gyropalettes automatiques qui le font) ! Quand le dépôt est rassemblé vers le goulot, il est expulsé à basse température. À la place des centilitres de liquide dégorgés (de 4 à 8), on rajoute une liqueur de complément, la liqueur d’expédition, constituée de vins vieux et de sucre dont la dose varie selon le type de mousseux recherché : brut, sec… Cette vinification ne ressemble à aucune autre puisque les opérations de coupage et de chaptalisation sont les déterminants d’une production de qualité.

 

La liqueur de tirage

La dose de la liqueur de tirage varie selon le type de “vin de mousse” recherché. Liqueur de tirage : il faut 4 g/l de sucre pour faire 1 kg de pression durant la seconde fermentation.

– Pour un Champagne : 6 kg de pression, ou 6 “atmosphères”, soit 24 g/l de sucre.

– Pour les autres mousseux : 4 kg de pression, soit 16 g/l.

– Pour les pétillants : de 1 à 2 kg de pression, soit de 4 à 8 g/l de sucre.

 

Les raisins du Champagne

Le champagne provient de l’utilisation exclusive de trois cépages :

– Le Pinot noir qui apporte au vin corps et longévité. Le roi bourguignon et champenois. Richesse aromatique, intensité et suavité en bouche. Des vins de très belle évolution. Difficile d’en attendre autant quand on essaie de le planter ailleurs.

– Le Pinot meunier (noir également).

– Le Chardonnay (blanc) qui lui confère finesse et légèreté. Le cépage de référence bourguignon et champenois, abusivement planté un peu partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et climats de la Bourgogne, qui produit les plus grands vins blancs secs du monde.

 

L’étiquette du Champagne

En plus de l’appellation Champagne, le nom du producteur et éventuellement l’indication du millésime, de la teneur en sucre (brut, sec…) et l’adresse de la marque ou du lieu de production, vous lirez sur les étiquettes de Champagne les initiales suivantes : N. M. (marque principale appartenant à un négociant-manipulant), M. A. (marque “secondaire” appartenant à un négociant-manipulant ou à un négociant qui commercialise le Champagne d’un autre négociant ou d’un vigneron, ce qui leur permet d’écouler leurs bas de gamme), R. M. (récoltant-manipulant. Champagne vinifié et vendu par un propriétaire ), C. M. (coopérative de manipulation. Champagne de coopérative).

 

Le Champagne à table

Pour le Champagne, s’il est bien sec, à l’apéritif ; s’il est demi-sec ou doux, au cours d’un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries). Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne, délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier. Un vin idéal avec des crustacés, ou, s’il est plus charpenté (une cuvée de Prestige), sur un poisson en sauce ou un feuilleté de turbot. Le Champagne rosé s’apprécie sur une viande blanche ou sur un gâteau au chocolat (pas trop sucré).

 

L’histoire du Champagne

L’existence de la vigne en Champagne remonte aux temps les plus anciens. Déjà les légions du grand César contribuèrent à en développer la culture. Au Moyen Âge, le vignoble fut illustré par saint Rémi, apôtre des Francs et évêque de Reims, grand précurseur de la renommée du vin “de rivière”, définissant à l’époque les vignobles des versants qui dominent les berges de la Marne aux environs d’Épernay et d’Hautvillers, et servi aussi bien, selon Roger Dion, dans son Histoire de la vigne et du vin en France, à un festin que décrit le Tournoi de Chauvency, qu’aux côtés du vin de Beaune “sur les tables d’apparat qu’on dresse à Reims en 1321 pour le sacre de Charles IV, en 1328 pour le sacre de Philippe VI”. On y distinguait d’ailleurs les autres crus d’Ay, de Cumières et de Damery (voir les poèmes d’Eustache Deschamps).

La montagne de Reims, quant à elle, ne connaîtra la gloire que plus tard, vers la fin du xvie siècle. Il n’était pas question alors de vin de mousse, ni de vin de “Champagne”, mais d’un vin tranquille dénommé “vin de France”, appartenant à une province viticole dont l’étendue correspondait à la partie du massif tertiaire parisien qui se déploie au nord de la Beauce, de Mantes à la montagne de Reims, en passant par les coteaux du Laonnois et du Soissonnais. Déjà, l’on se rendait compte des bienfaits des relations publiques pour aider les heureuses dispositions de la nature, en faisant appel (au grand dam des Bourguignons qui monopolisaient le marché des vins de qualité) à la faveur des puissants.

Du pape Léon X à François Ier, d’Henri VIII d’Angleterre au bon roi Henri, sire d’Ay et de Gonesse, Boileau et Louis-Roger Brûlart, marquis de Villery, plus tard, les grands du royaume se mirent à promouvoir (objectivement ou non) le vin de Champagne, rouge surtout. Le médecin Le Paulmier se plut à décrire cet engouement en précisant que les vins issus du Pinot noir (les “clairets”) “tiennent le premier rang en bonté et perfection sur tous les autres vins…”. Prenant la vedette aux modèles bourguignons, celui de Beaune était dès le xve siècle le vin rouge et noble par excellence. La renommée du vin de Champagne acquiert ses lettres de noblesse au Grand Siècle (XVIIe siècle).

Aux historiens de l’époque le soin de s’engager en disant que le vin rouge de Champagne fut supérieur à celui de Beaune. Pas sûr que le climat moins indulgent du premier ait pu réellement gêner la qualité du second. Qu’importe ! La destinée de la région de Champagne en profita pour s’affermir, et l’on sait aujourd’hui que le pays ne s’orientait que vers la production d’un tout autre vin, propre à lui-même et non concurrent des seigneurs rouges de la Bourgogne. Passons sur les efforts et l’habileté des vinificateurs du moment qui parvinrent peu à peu à “faire” du vin gris, presque blanc, tant au château de Sillery qu’à l’abbaye d’Hautvillers. Passons encore sur les hautes recommandations dont bénéficièrent les crus champenois. Même Chaptal laisse entendre qu’ils n’en ont point manqué quand il écrit que les vins sont largement redevables de leur célébrité aux grands seigneurs qui accompagnèrent Louis XIV à son sacre. Ce qui prouve aussi que leur qualité était bien réelle. “En outre, on remarque bien vite, poursuit Roger Dion, qu’en dépit de la précaution qu’on prenait de loger les vins gris dans des futailles neuves, le contact du bois, à la longue, ne leur était pas bon (…) et que le moyen le plus sûr de préserver leurs arômes était de les conserver en des flacons de verre, soigneusement bouchés.” En parallèle, on s’aperçut que dans son récipient de verre, le vin, de lui-même, devenait mousseux. Intervint le légendaire mais réel Dom Pérignon, procureur de l’abbaye d’Hautvillers, à qui revient surtout le mérite d’avoir amélioré la culture de la vigne, créé les assemblages de différents raisins, et sans doute maîtrisé humainement et régulièrement cette effervescence (voir “la méthode champenoise”)

C’est l’avènement du vrai vin de Champagne tel que nous le connaissons, dont Voltaire témoigne en 1736 et Alfred de Vigny en 1853 (“dans la mousse d’Aï luit l’éclair d’un bonheur”). Les vins tranquilles sont devenus vins de joie, et l’effet réjouissant de leur pétulance les fit rapidement adopter.

Une dernière chose qui nous permettra d’enchaîner : durant toute cette belle histoire, le sens commercial des négociants de la région de Champagne, qui déployèrent toute leur énergie à maintenir ou développer leurs ventes en France et à l’étranger, fut bien sûr l’autre facteur d’importance qui contribua – avec le caractère distinctif du vin à mousser – à porter la bonne parole.

 

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L’ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions…

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
KRUG (Grande Cuvée) (Hors classe) (r)

DEUTZ (William Deutz)
ELLNER (Réserve) (r)
LAURENT-PERRIER (Grand Siècle) (r)
CHARLES HEIDSIECK (Millénaires) (r)
PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)
ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)
MUMM (R. Lalou)

VINCENT D’ASTRÉE (Novæ)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
GOSSET (Grand millésime) (r)
ROEDERER (Cristal) (r)
DE SOUSA (Caudalies) (r)
DE TELMONT (O.R.1735)

PAUL BARA (Réserve) (r)
LEGRAS et HAAS (Blanc de Blancs) (r)
TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)
LOMBARD (Grand Cru) (r)
DE VENOGE (Les Princes) (r)

DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
GOUTORBE (Blanc de noirs)
JEAUNAUX-ROBIN (Eclats de Meulière)
LEJEUNE-DIRVANG (Noir et Blanc)
Michel LITTIERE (Grande Cuvée)
René RUTAT (Millésimé)
Jacques DEFRANCE (Excellence)
Michel ARNOULD (Grande Cuvée)
De CASTELNAU (Millésimé) (r)
CHARPENTIER (Terre d’Émotion)
GATINOIS (Grand Cru)
COLLET (Esprit Couture)
LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)*
LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
Maurice VESSELLE (Millésimé)*
MORIZE (Sélection) (r)
Laurent LEQUART (Blanc de Blancs)
Etienne OUDART (Référence)
Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r)

BRUN DE NEUVILLE (Extra Brut)
CAMIAT (Prestige)
CARLINI (Réserve)*
CASTELGER (Eugène)
Charles COLLIN (Blanc de noirs)
Christian BOURMAULT (Grand Éloge)*
COQUARD-BOUR (Vintage)*
CUPERLY (Grande Réserve)*
Daniel PERRIN (Millésime)
DAUPHIN (Instant Intégral)*
Diogène TISSIER et Fils (Vintage)
DOUSSOT (Ernestine)*
Élise DECHANNE (Essentielle)*
FORGET-BRIMONT (Blanc de blancs)
François LECOMPTE (Céleste)
GALICHET (Réserve)
Ghislain PAYER (Réserve)*
GUYARD-LAMOUREUX (Séduction)
Hubert FAVIER (Réserve)
JACQUINOT (Blanc de noirs)
MOREL Père et Fils (Cuvée Gabriel)
MOUSSE-GALOTEAU (Réserve)
PERRIER JOUËT (Belle Epoque)*
VAZART-COQUART (Grand Bouquet)
VRAIN-AUGÉ (Prestige)*
Xavier LORIOT (Fragment)*
BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r)*
BARDOUX (Millésimé)
BARON ALBERT (La Préférence) (r)*
GARDET (Selected)
Franck DEBUT (Blanc de blancs)
FRANÇOIS BROSSOLETTE (Réserve)*
J. CHARPENTIER (Pierre-Henri)*
MALETREZ (Premier Cru)*
BRIXON-COQUILLARD (Prestige)
HAMM (Signature) (r)*
ROGGE-CERESER (Excellence)*
CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
HUGUENOT-TASSIN (Les Fioles)
Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)
HUOT (Carte Noire)*
THÉVENET-DELOUVIN (Prestige)*
Rémy MASSIN (Prestige)
André TIXIER et Fils (Millésime)
VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)

BAILLETTE-PRUDHOMME (Réserve)
BAUCHET (Signature)*
BOUCHÉ (Millésimé)*
BRIAUX-LENIQUE (Les Semons)*
Camille MARCEL (Adage)*
Charles LEGEND (Royal)*
FARFELAN (Millésime)*
Guy CHARBAUT (Millésimé)*
Jean Pol HAUTBOIS (Grande Réserve)*
MAÎTRE (Sélection)
MARINETTE RACLOT (Millésime)*
MATHELIN (L’Orée des Chênes)*
Olivier HORIOT (Blanc de noirs)*
Paul LAURENT (L’Essentiel)*
PÉLISSOT Père et Fils (Réserve)*
PHLIPAUX Père et Fils (Blanc de noirs)*
Pierre GOBILLARD (Florence)
Thierry MASSIN (SéLection)*
AUTRÉAU-LASNOT (Prestige)*
Christian BRIARD (Ambre)
Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé)
OLIVIER Père et Fils (Aparté)

DELOT (Légende)*
VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)*
BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)
Lionel CARREAU (Préembulles)
SIMART-MOREAU (Grande Réserve)

Hervé LECLERE (Reflet Sélection)
(LAFORGE-TESTA (Millésime))
DEVAUX (D)
GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)

CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
BOUTILLEZ MARCHAND (Millésimé)
DEVAVRY (Achille)
Jean-Bernard BOURGEOIS (Millésime)
MOYAT-JAURY-GUILBAUD (Prestige)
TAILLET (Extra)
BEAUMONT DES CRAYERES (Grande Réserve)
Edouard BRUN (L’Élégante)
Pierre ARNOULD (Aurore) (r)
BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)
BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)
COUTIER (Blanc de Blancs)
DRAPPIER (Grande Sendrée)
Pierre MIGNON (Madame)*
PIPER-HEIDSIECK (Rare)*
FLEURY-GILLE (Pierre-Louis)
Michel TURGY (Blanc de blancs)
Eric LEGRAND (Prestige)
Charles MIGNON (Grande Cuvée)*

Alain LITTIÈRE (Cuvée Alain)*
Alfred TRITANT (Extra brut)*
B. GIRARDIN (Appoggiature)
BEAUDOUIN-LATROMPETTE (Blanc de blancs)
BERTHELOT PIOT (Prestige)*
BRICE (Vintage)*
COLLET (René Collet)
CORDEUIL (Nature)*
COSNARD (Blanc de blancs)*
DAVIAUX (Extra brut)
DEKEYNE (Blanc de blancs)*
Didier GOUSSARD (Tentation)
DILIGENT (Millésime)*
EGROT (Extra)*
Emmanuel DRAVIGNY (L’Esprit Meunier)*
FANIEL-FILAINE (Millésime)*
Florent VIARD (Absolu)
FOURRIER (L’Exception)
François DUBOIS (Pure)
Gérard LORIOT (Sélection)*
GRATIOT (Millésimé)
LEBLOND-LENOIR (Héritage)
MALINGRE (Symphonie)*
MANNOURY (Réserve)
PÉHU-GUIARDEL (Emotion)*
POINSOT Frères (Prestige)
PRÉLAT (Les Reines)
Roger BARNIER (Millésimé)
RUFFIN (Roséanne)
BRIGITTE BARONI*
BLONDEL (Blanc de blancs)*
Albert de MILLY (Prestige)*
BOIZEL (Grand Vintage)*
Xavier LECONTE (Scellés de Terroirs)*
Nathalie FALMET (Nature)*
RENAUDIN (Réserve)*
Guy LARMANDIER (Grand Cru)*
Michel LABBÉ (Prestige)*
Yvon MOUSSY (Prestige)*
Hubert PAULET (Millésime)*
MARGAINE (Spécial Club)*
MÉDOT (Blanc de blancs)
VIGNON Père et Fils (Réserve Marquises)
JEAUNEAUX ROBIN (Extra)
ROYER (Grande Réserve)*

Adrien SIMON (Millésime)*
Alain BAILLY (Prestige)*
BARBIER-ROZE (Réserve)
Cédric GUYOT (Nature)*
CHASSENAY d’ARCE (Extra brut)
CLERGEOT Père et Fils (Grande Réserve)*
DÉROT-DELUGNY (Coiffe d’Or)*
DESMOULINS (Blanc de blancs)
DEVILLIERS (RB)
Fernand LEMAIRE Millésimé)*
GRUET (3 Blancs)*
Jean VALENTIN et Fils (Saint-Avertin)*
LACUISSE Frères (Cuvée Cosson)*
LUTUN (Invitation)*
Marc BILLIARD (Sélection)*
SADI-MALOT (Cuvée SM)
Vincent RENOIR (Zéro)*
GRASSET-STERN (Millésimé)*
GALLIMARD Père et Fils (Réserve)
VERRIER (Raymond Verrier)*

BEAUGRAND (Nature)*
Bernard LONCLAS (Prestige)
DANGIN (Prestige)
J.M TISSIER (Apollon)*

Robert JACOB (Collection Privée)*
(DELAUNOIS (Sublime)*)
(GIMONNET Pierre (Fleuron))

PERSEVAL-FARGE (Millésimé)

MARY SESSILE (L’Innatendue)
RIGOLLOT (Grande Réserve)
VANZELLA (Millésime)
BOREL LUCAS (Art Divin)*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
Germar BRETON (Blanc de Blancs)*
GREMILLET (Evidence)*
(PANNIER (Réserve)*)
Paul GOERG (Millésime)
PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
ASPASIE (Brut de Fût)
Prestige des SACRES (Privilège)*
Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)
CATEGORIE B
Priorité à l’élégance
NAPOLEON (Millésimé)*
(ROBERT-ALLAIT (Prestige)*)
(RUELLE (Grande Réserve))
(COLIN (Grand Cru)*)
A. ROBERT (Sablon)*
WIRTH et MICHEL (3 Cépages)
(André ROBERT (Mesnil)*)

* CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES MEILLEURS VINS DE BORDEAUX

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En Saint-Julien, en Margaux, en Pessac-Léognan ou à Saint-Emilion, certains propriétaires (ou directeurs) parlent beaucoup trop d’argent, de prix, de “super” notes, de vinifications toujours plus sophistiquées, de chais flambants neufs, d’installations inutiles, etc… Cette minorité, snobe, imbue d’elle-même, n’est ni passionnante, ni représentative, faisant traîner une image négative auprès des amateurs et des professionnels, alors que des centaines d’autres producteurs, de très grands crus ou de vins plus modestes, savent que la frime n’est pas la clé du succès, ni d’un grand vin… Ils font des vins qui n’ont pas d’âme, sans vice ni vertu, et qui atteignent des prix incautionnables. Ceux-là ne nous intéressent pas.