20 ans de mariage

Le 20 Décembre, Brigitte et moi fêtons notre anniversaire de mariage. Hier, c’était le 20e (eh oui) et il faut dire que nous avons fait du chemin, humainement, personnellement comme professionnellement. On avait eu à l’époque de notre mariage une belle double page dans Télé 7 Jours, Brigitte quittait Antenne 2, on lançait L’Amour du Vin, on reprenait Millésimes à Albin Michel, on s’est installé à Auros et le reste a suivi.

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Déjeûner avec Jean-François Moueix

Journée chargée (en cadeaux) ce matin à Bordeaux, puis déjeûner habituel (chez Gravelier, comme d’hab aussi, le lundi) avec mon cher ami Jean-François Moueix (Petrus, Duclot, Cash & Carry, L’Intendant, Chateaunet…), avec qui je partage depuis 27 ans humour et complicité. On discute de tout sur un bon Croix de Beaucaillou 2002, des élections présidentielles comme de mon prochain roman (m’a offert un joli livre sur les peintres et Bordeaux, compulsé ce soir), du net comme de la Chine (j’y pars dans quelques jours), des amis (Charmolüe) et pas trop de vin, ce qui nous change… Le tout fait du bien.

Du vin ou du soda ?

PDG-BD.jpgBrigitte Dussert : Vous dénoncez les vins « aseptisés », beaucoup plus marqués par des vinifications sophistiquées que par un véritable terroir.

Patrick Dussert-Gerber : Cessons de vouloir tout uniformiser. Ce qui fait la force des choses (et de chacun d’entre nous), c’est l’originalité, notre spécificité, notre indépendance. La mondialisation est incontournable, nous devons en faire bien entendu partie mais pas par un nivellement par le bas, alors qu’il faut, bien au contraire, que chaque pays, même s’il fait partie d’une entité obligatoire (Europe, Asie…), développe son propre savoir-faire.

A-t-on vraiment envie de manger tous le même sandwich, de boire le même « truc », d’avoir les mêmes lèvres au botox, le même look, la même « culture » ? Dans le domaine du vin, quel intérêt de boire un rouge comme un soda, une bibine neutre qui aurait le même goût (est-ce le bon mot ?) à Bordeaux comme au Chili, en Bourgogne comme en Australie, en Champagne comme en Espagne ?

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La nostalgie des Seigneurs

Passé ma journée à papoter au téléphone avec quelques amis du vin, dont Aimé Guibert. Je l’ai rencontré il y a plus de 25 ans quand il créait Daumas-Gassac avec une « pointure » comme Emile Peynaud (qui m’a appris ce qu’il fallait m’apprendre), qui renverrait aujourd’hui à un jardin d’enfants les pseudo œnologues actuels et médiatiques qui se prennent pour des stars. Avec Aimé, depuis le début, j’ai trouvé formidable cette aventure, ce besoin d’être « hors-normes », cette foi en soi et en son terroir. Cela m’a plu, instantanément. Jamais décu (son Daumas-Gassac 82 est une œuvre d’art), ce qui est encore plus rare.
Je lui dis, qu’en-dehors de son Daumas, il y a ce Guilhem qui est une vraie réussite (quelque 2 millions de bouteilles, chapeau !), un vin de soif, de plaisir, « comme autrefois », que je débouche dans mon refuge d’Ibiza (j’y pars quelque temps prochainement pour écrire mon premier roman, signé chez Albin Michel). Ibiza me rappelle l’Algérie, ses vieilles femmes vêtues de noir, ces églises et fincas blanches, cette nonchalance de la vie qui est rassérénante, ce calme dans les criques en bateau loin du cosmopolite.

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Les Crus Artisans en forme

On sait ce que je pense du « fameux » Classement de 1855 (on est quand même en 2006), toujours valide pour certains (marchands ?) qui avait classé à l’époque des crus dont un bon nombre n’ont plus rien à voir aujourd’hui en superficie, par exemple. Je crois d’ailleurs qu’il n’y a que 2 de ces crus qui appartiennent aujourd’hui encore à la même famille (Barton et Mouton).

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