Patrick Dussert-Gerber

Défendre une éthique, sinon rien
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Les vins changent

J’ai toujours un faible pour cette région, origines alsaciennes obligent, et c’est un réel plaisir de suivre cette route des vins qui serpente à travers les collines du vignoble, au pied des pentes boisées des Vosges. Le vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève des vins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle. Abrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, du granite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès… On ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, le Riesling, là, le Gewurztraminer ou le Tokay. Attention à la complexité des crus et lieux-dits et lisez bien les étiquettes, pour ne pas confondre les clos, les Grands Crus ou les ­communes.
Attention à la dépersonnalisation de quelques vins, notamment en Riesling, qui commencent à être bien trop ronds et loin d’une typicité réelle, où la nervosité devrait être de mise.
Appréciez en tout cas l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et les vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des prix sages.

Le Classement 2008 vous aide à choisir les incontournables.

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 21:54.

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Revenir sur terre

Franchement, quand je déguste certaines cuvées de la région, je me demande qui les achète. Très (trop) concentrés, on trouve en effet des rouges proposés en plus à des prix déments, incautionnables. Cela devrait pourtant s’assainir. À suivre.
On va se contenter des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Trois cas de figure définissent la région :
v Il y a les vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. Daumas-Gassac en est le fer de lance, suivi par des Corbières (la famille Gualco, Grand-Caumont, Vieux-Moulin…), puis des Minervois (Blomac, Villerambert-Moureau…), et aussi d’autres appellations (Antech…). C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau.
v Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. On retrouve ici les grandes valeurs sûres comme Fabas, Vaugelas, Oustric, Barrubio… et quelques caves. On les retrouve tout naturellement dans le haut du Classement.
v Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables (6 à 12 e). Attention à ceux qui pourraient se laisser piéger à développer des vins de vinification plutôt que de terroir.
Et puis, il y a donc quelques producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.

Le Classement 2008 vient donc récompenser ceux qui le méritent.

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 21:07.

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La joie du vin prime

Les vins qui comptent bénéficient d’une typicité réelle exacerbée par des terroirs spécifiques où l’on retrouve aussi bien des roches volcaniques que des argiles siliceux. À cela s’ajoute une complexité aromatique réelle, toujours dominée par les petits fruits rouges mûrs, qui vient s’associer en bouche à une saveur bien particulière où la finesse retrouve le charnu, la fraîcheur le velouté, le tout donnant des vins qui en surprendraient plus d’un par leur potentiel d’évolution. Les hommes de la région font des vins à leur image, et le beau niveau qualitatif des meilleurs vins est incontestable, que ce soient des crus ou non, notamment ceux que je soutiens depuis le premier Guide.
La force du terroir et la structure des vins de Chénas, de Juliénas, de Régnié ou de Moulin-à-Vent, l’élégance d’un Saint-Amour, d’un Brouilly ou d’un Chiroubles… tout concourt à prendre au sérieux les meilleurs vins de la région et à ne pas s’arrêter à la production des “primeurs”, pour lesquels j’avoue néanmoins un faible, pour situer leur véritable niveau qualitatif. Les derniers millésimes, de 2006 à 2001 (le 2003 très mûr, atypique, moins séduisant), sont savoureux ici, dans cette belle région. On ne peut non plus douter de la qualité réelle de ces vins, et certains “confrères” feraient bien de promouvoir la région au lieu de s’en tenir aux crus à la mode de Bordeaux, ignorant cette région et ces vignerons qui ont besoin d’être soutenus, comme nous le faisons régulièrement.

Mon Classement 2008 salue les incontournables.

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 20:49.

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Charles Heidsieck et Piper au sommet

Je soutiens depuis longtemps ces 2 maisons (classées en 1ers Grands Vins, toutes les 2, ce qui est très rare dans mon Classement), dont les prix sont particulièrement raisonnables, même pour les cuvées de prestige, et ce n’est pas rien. Il suffit de lire mon article, Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

Voir aussi le reportage de MILLESIMES

“Les principales forces des deux maisons, Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck, sont confirmées, me précise Anne-Charlotte Amory : Piper-Heidsieck, une marque premium internationale, n° 3 à l’export, sera développé dans tous les principaux marchés du Champagne et dans ceux en développement, au travers d’un déploiement renforcé de son positionnement premium “on-going extravaganza since 1785…”. Charles Heidsieck, l’une des maisons de Champagne les plus premiums, va voir son positionnement de vin d’exception confirmé et sa distribution adaptée pour convenir davantage au style et à la qualité internationalement reconnue du vin.”

Depuis la fusion des 2 maisons, en 1988, au sein du Groupe Rémy Cointreau, les vins Charles Heidsieck et Piper-Heidsieck bénéficient du même savoir-faire. L’équipe œnologique sélectionne les raisins, les moûts sont vinifiés cépage par cépage, cru par cru. La cuverie fait appel aux technologies les plus récentes pour une fiabilité optimale. C’est au moment des premières dégustations que les décisions sont prises : les vins clairs sont attribués à Piper-Heidsieck ou à Charles Heidsieck
en fonction de leurs caractéristiques. C’est un travail de haute précision, car les 2 styles sont presque à l’opposé l’un de l’autre. Les résultats montrent à quel point Régis Camus et son équipe maîtrisent l’art de l’assemblage.

“Je fais partie des chefs de caves multi-spécialistes, précise Régis Camus, qui travaillent sur l’œnologie pure mais aussi sur l’ensemble du processus d’élaboration. Nous raisonnons de la même façon : tout a son importance. Le style et la qualité sont le résultat de partis pris multiples, depuis les vendanges jusqu’au moment de l’expédition. Il faut donc être très polyvalent, savoir ce que l’on veut et n’accepter aucun compromis sur la qualité. En ce qui me concerne, j’attache une importance fondamentale à l’amont, à la relation avec le vignoble. C’est là que la qualité commence. Je passe beaucoup de temps dans le vignoble. Étant né dans une famille d’agriculteurs, j’ai la chance de connaître la terre. Ensuite, en février, nous dégustons les vins clairs avec les vignerons. Ils peuvent ainsi apprécier la façon dont nous travaillons à partir de la matière première qu’ils nous apportent et comprendre notre exigence. Ensemble, nous dégustons les nouveaux millésimes et les nouvelles cuvées, juste avant leur mise sur le marché. Ces rencontres vont dans le sens de la qualité et de l’affinité : les vignerons connaissent de mieux en mieux nos exigences et le style de nos maisons. Charles Heidsieck et Piper-Heidsieck ont des vies parallèles, avec des styles différents. Le style Charles Heidseck a atteint un tel niveau d’équilibre et d’harmonie qu’il a été qualifié de perle rare de la Champagne. Il s’adresse aux vrais amateurs de Champagne qui aiment déguster et comparer. Piper-Heidsieck joue sur un autre registre, avec des vins où dominent la fraîcheur, la spontanéité, la délicatesse du fruité. Ils ont du charme et de la finesse. Pour nous, le travail est aussi complexe pour l’un que pour l’autre, il s’agit toujours de faire les bons choix.”

Charnus, vineux, amples, chaleureux… les vins Charles Heidsieck ont un profil complexe. Leur typicité vient de l’équilibre entre puissance et finesse. La palette d’assemblage est riche et complexe : plus de 100 crus qui reflètent toutes les nuances du vignoble champenois. L’assemblage se fait avec environ un tiers de chacun des 3 cépages, selon les années. La proportion des vins de réserve est supérieure à 1/3, ce qui est rare en Champagne, et ils peuvent avoir jusqu’à 8 ans de maturation. Le vieillissement de 4 ans minimum donne une remarquable complexité aromatique.

Splendide Blanc des Millénaires 95, l’une des plus belles cuvées champenoises actuelles, un assemblage de raisins de 5 crus de la Côte des Blancs, un grand vin vieilli pendant un minimum de 10 ans avant d’être mis sur le marché, suave et onctueux, d’une grande subtilité d’arômes (pain grillé, pomme…), d’une longue finale, à déboucher sur des crustacés (70 e).

Très savoureux (c’est le terme) Champagne Charlie 1985, une grande cuvée où l’intensité se marie à la distinction, avec des nuances de fruits, de fleurs, de brioche, le tout avec des notes épicées très fines, d’évolution rare tant la fraîcheur est encore présente, même si ce Champagne mérite une cuisine relevée (113,40 e).

Beau Mis en Cave 2001, au nez subtil et persistant à dominante de pain grillé, de jolie mousse, souple et bouqueté, toujours très charmeur au nez comme en bouche (27 e).

Le brut Réserve Mis en Cave 2003 est dans la lignée, de belle robe, au nez de petits fruits, ferme et suave en bouche (28 e). 

À la suite, ce brut rosé Vintage 96, aux arômes de petits fruits rouges frais, de belle robe, classique et distingué, de bouche ample.

Pour PIPER :

Superbe cuvée Rare, majoritaire en Pinots, au nez minéral, raffinée et complexe, aux nuances de beurre frais, d’amande et de céréales, avec une finale intense et très persistante, subtilement épicée, vraiment idéale à l’apéritif grâce à cette fraîcheur très caractéristique (83,20 e la bouteille sérigraphiée). Excellent brut Millésimé 2000, d’une belle complexité aromatique, un Champagne bien équilibré, richement bouqueté, très fin, très persistant, alliant puissance et élégance (34,30 e). On se fait aussi plaisir avec le rosé Sauvage, “au nom et au goût à la fois doux et charmeur qui se veut révélateur de notre personnalité sauvage”. Une cuvée de charme, aux accents délicats et raffinés, née de l’assemblage d’une soixantaine de crus différents révélés par un vin rouge, offrant une robe à la teinte intense, d’un rose franc et profond, lui donnant une spécificité et un caractère uniques. Un vin fougueux, ample et vif, aux notes de fruits rouges, d’orange sanguine, de prunelle, avec une finale enthousiaste (31,20 e). La cuvée Sublime est une vraie gourmandise, un Champagne moelleux et unique, au goût doux et subtil, un demi-sec exceptionnel et croustillant, avec ses notes miellées, qui s’accorde parfaitement sur un foie gras ou les desserts (29,10 e, elle les vaut largement). Remarquable brut Divin, un Blanc de blancs, classique et bien équilibré, de bouche ronde à dominante de pêche et d’amande, harmonieux, puissant, d’une jolie fraîcheur en finale. À la suite, le brut, de robe séduisante, tendre et corsé à la fois, de bouche florale, un Champagne classique, très agréable, alliant saveur et distinction, d’une belle régularité qualitative (23,90 e). 
Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 11:54.

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Pol-Roger : à tête des Premiers Grands Vins Classés

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés (voir le Classement). Une très grande maison familiale champenoise, dirigée par Patrice Noyelle et Hubert de Billy (sur la photo) qui a su traverser le temps sans se laisser prendre au jeu de la mode, et en s’offrant le luxe d’une régularité qualitative exemplaire.

Pas si facile de rester au “top” depuis longtemps (ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela), d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige”. Voir mon important article, Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

À noter que Pol-Roger obtient le certificat de fournisseur de Champagne “Royal Warrant” de Sa Majesté la reine Élisabeth II. Cette distinction permet à Pol-Roger de faire figurer, selon des règles strictes, les armes royales de la cour d’Angleterre. La tradition de l’agrément royal remonte aux tout premiers temps de la monarchie britannique. Pour y prétendre, les fournisseurs candidats doivent livrer à un membre qualifié de la famille royale produits et services en quantité significative sur une période d’au moins 5 ans.

Rappelons que le Champagne Pol-Roger était le préféré de sir Winston Churchill qui qualifiait la maison Pol-Roger de “The world’s most drinkable address”. C’est en son honneur que la maison Pol-Roger a créé en 1984 la première cuvée de prestige Sir Winston Churchill millésimée 1975, en magnum. D’autres se sont succédé, toujours les meilleures années : 1979, 1982, 1986, 1988, 1990, 1993 et 1995.

Évidemment, ce Champagne cuvée Sir Winston Churchill 96 est un très grand vin dense, charpenté et harmonieux, de jolie robe dorée, au nez complexe (abricot), tout en finesse aromatique, alliant richesse et persistance, qu’il faut déboucher sur un homard (140 e, il les vaut, lui).

Exceptionnel Champagne Extra cuvée de Réserve 98, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et d’amande, dense et distingué à la fois, une cuvée très séduisante, très persistante, tout en élégance.

Il y a aussi ce Champagne Extra cuvée de Réserve rosé 99, un Champagne issu de 20 Grands et Premiers Crus de la Montagne de Reims et de la Côte des Blancs. Sa teinte or rose, sa robe délicate et les arômes subtils sont obtenus grâce au 15% de Pinot noir de même millésime vinifié en rouge, provenant de la Montagne de Reims. Cette cuvée a mûri 7 ans dans les caves d’Épernay, avant d’être commercialisée. Le vin, au nez de petits fruits mûrs, ferme et suave en bouche, est vineux et très fin à la fois, tout en harmonie et en fruité, tout en bouche, à savourer sur du saumon fumé comme sur un dessert aux fruits, certainement l’un des plus grands rosés champenois qui s’exprime à plein dans ce millésime, comme il le faisait dans les 96 et 95. Un champagne pour la table, à associer avec des mets tels un foie gras juste poêlé, des jambons secs aux notes fruitées, des tagines, sur une tarte fine aux pommes ou un crumble aux fruits rouges (60 e).

Le Champagne Extra cuvée de Réserve Rich est vraiment splendide, envoûtant, dense au nez comme en bouche, ample, alliant élégance et structure, un Champagne riche et parfumé, d’excellente évolution. Le Chardonnay 98, avec ces notes de miel et d’amande, est un Champagne riche et parfumé, d’excellente évolution, très fruité et corsé à la fois, à la bouche dominée par des notes caractéristiques de noisette et de pomme mûre. Remarquable rapport qualité-prix (vous lisez bien).

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 11:15.

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Taittinger au sommet

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Avec talent et ténacité, Pierre-Emmanuel Taittinger a sauvé l’entreprise éponyme en la reprenant à des investisseurs, lui conservant une “âme” familiale de plus en plus rare en Champagne. Bravo, donc.

Pas si facile de rester au “top” depuis longtemps (ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela), d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige”. Voir mon important article, Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

Voir aussi le reportage dans MILLESIMES

Bien sûr, il y a ce formidable cuvée Comtes de Champagne Blanc de blancs 98, qui symbolise parfaitement ce que doit être une très grande cuvée champenoise, à la fois très dense et très fine, issue exclusivement de raisins blancs Chardonnay en provenance de la Côte des Blancs et de vignobles classés à 100 %. C’est un très grand Champagne de connaisseur, tout en harmonie. Le bouquet fin, discrètement citronné et épicé, exhale des senteurs légères végétales et fleuries de tabac blond et de feuilles de thé. En bouche, ce vin est très frais, acidulé et élégant, présente des saveurs dominées par les agrumes frais de citron vert, une très grande cuvée classique, ample et distinguée, très séduisante (140 e).

Le Comtes de Champagne rosé Millésimé 2002 est dans la lignée, 70 % de Pinot noir classé à 100 % dans l’échelle des crus, dont une partie (13 %) est vinifiée en rouge et provient des vignobles de Bousy, 30 % de Chardonnay, issu des vignobles de la Côte des Blancs (classés à 100 %) complètent cet assemblage en lui apportant finesse et fraîcheur. Seuls les vins de première presse sont utilisés. Un séjour de 5 ans en caves a permis d’affiner les arômes fruités de ce millésime et d’assouplir son acidité généreuse. La robe est de couleur rose ambré. Les bulles sont fines et abondantes et forment un cordon de mousse dense. Le bouquet intense et très riche possède des arômes fortement fruités et confits de coing, de groseille et de griotte. En bouche, le vin est tout d’abord vif et acidulé puis sa charpente, sa force et sa vinosité s’expriment pleinement avec des saveurs fruitées de cerise à l’eau-de-vie. La finale est puissante et persistante (160 e).

Le Taittinger Prélude Grands Crus, uniquement composé des vins de cuvée (première presse), est un très bel assemblage de 50 % de Chardonnay et de 50 % de Pinot noir. La robe est brillante, de couleur jaune pâle avec des reflets argentés, signe d’une forte présence de Chardonnay. Les premiers arômes sont minéraux et deviennent rapidement végétaux puis fleuris avec des senteurs de fleurs de sureau mêlées à des touches épicées de cannelle. L’attaque en bouche est vive et dominée par des notes d’agrumes très frais. Puis elle devient beaucoup plus ample, ronde et soyeuse accompagnée de saveurs de pêche blanche au sirop. La finale est longue, riche et très expressive (37 e, il les vaut bien).

Le Taittinger brut Réserve, 60 % Pinot et 40 % Chardonnay, très fruité, ample et souple en bouche, tout en finesse, à la mousse intense, un Champagne vineux et velouté, avec cette pointe de fraîcheur et de fruité caractéristique, persistant en bouche, est régulièrement réussi (31 e).

Le brut Prestige rosé est une référence dans sa gamme, de couleur rose vive, très équilibré, richement bouqueté, une cuvée très fine, très persistante, alliant puissance et élégance, qui sent la framboise très mûre, idéal sur les desserts à base de fruits (39 e, c’est très abordable pour une régularité qualitative exemplaire).

Remarquable Millésimé 99, 50 % Chardonnay et 50 % Pinot noir, qui allie structure et nervosité, tout en arômes en bouche, très savoureux. Remarquable brut Millésimé 2000, provenant d’un assemblage à parts égales de Chardonnay et de Pinot noir, un vin où l’on retrouve des nuances de raisin mûr et de noix, de bouche vive, fine et complexe avec des saveurs d’agrumes frais, à déboucher aussi bien à l’apéritif que sur une dorade (40 e).

Goûtez Les Folies de la Marquetterie, 55 % Chardonnay et 45 % Pinot noir, une grande cuvée produite exclusivement à partir des raisins du vignoble des Folies récoltés après une première vendange en vert, un Champagne de bouche ample, riche en bouquet, très harmonieux, un vin d’une belle maturité, aux notes de fruits secs, légèrement épicé en finale (39 e). 

Le Taittinger Nocturne sec, 60 % Pinots noir et meunier, 40 % Chardonnay, associe distinction et fermeté, tout en arômes, aux nuances de miel et d’abricot, de bouche veloutée (35 e). Très beau rapport qualité-prix-typicité.

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 10:56.

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Champagne Gosset au sommet

Au sommet. J’apprécie et soutiens depuis longtemps cette maison familiale dont les grandes cuvées sont à des prix qui devraient faire réfléchir (et gêner) un bon nombre d’autres marques. Voir mon important article, Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

Faites-vous donc plaisir avec ce Gosset Grand Millésime 99, issu d’une sélection des crus les plus prestigieux et d’un assemblage respectueux du style de la Maison, élaboré lentement dans la tradition Gosset, selon un savoir-faire préservé depuis 1584. Élaboré par Jean-Pierre Mareignier, chef de cave de la Maison Gosset, le Grand Millésime 1999 constitue une superbe évocation de l’authenticité du terroir et du style Gosset, portée par les meilleurs vins distingués pour ce millésime. Composée de 56 % de Chardonnay Grands Crus et de 44 % de Pinot noir Grands et Premiers Crus, la cuvée Grand Millésime présente une personnalité élégante et racée, riche et épanouie, prête à séduire les connaisseurs. À la dégustation, son charme agit dès le premier regard… une apparence brillante et cristalline, tourbillonnante de fines bulles. Au nez, s’expriment des arômes de fruits du verger et de fleurs blanches, d’agrumes et de pâtisserie, couronnés de sensuelles notes d’épices. En bouche, la richesse des saveurs fait une entrée en scène remarquable, s’avançant avec équilibre et franchise dans une structure charnue et fruitée, poursuivant avec fraîcheur et légèreté sur de délicates flaveurs de pâtisseries et d’épices et, dans une note de fruits secs et de miel, offre un final accompli et persistant.

Superbe Grand Rosé Célébris brut 98, issu du Chardonnay (61 %) et du Pinot noir (39 %) auxquels on ajoute un vin des Coteaux champenois rouge (Bouzy et Ambonnay), un grand vin avec ces connotations subtiles où s’entremêlent les fruits blancs mûrs, les épices et les fleurs fraîches, de bouche intense et raffinée à la fois, à déboucher sur des mets épicés comme sur les crustacés (80 e environ).

Splendide cuvée Célébris 95 (54 % Pinot noir et 46 % Chardonnay), distinguée, tout en persistance aromatique, dense en bouche, très élégante, au nez complexe et persistant (65 e environ).

À la suite, ce Célébris Gosset Blanc de blancs Extra brut cuvée l’Extra Pure, sélection du meilleur Chardonnay en réalisant l’assemblage de quatre années, et de onze crus, de plusieurs méthodes de vinification, l’acide malique naturel a été préservé afin de restituer fraîcheur et puissance aromatique du Chardonnay.

Le Gosset Grand Rosé (56 % Chardonnay, et 35 % Pinot noir Grands et Premiers crus, 9 % de vin rouge de Bouzy et Ambonnay, dont 10 % de vins de réserve), est un vin de couleur profonde, charnu en bouche, bien charpenté, qui sent bon la violette et le cassis, tout en fruit, tout en charme, de bouche fine et florale, l’un des meilleurs de l’appellation, idéal sur du saumon fumé.

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 9:59.

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Champagne De Telmont au sommet

Classé 1er Grand Vin. Je soutiens avec plaisir cette maison familiale, dont la place enviée dans le Classement s’explique naturellement par une exemplaire régularité qualitative, à des prix qui devraient faire réfléchir quelques marques plus réputées. Je vous renvoie à mon important article, Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

Le sympathique Bertrand Lhopital est le digne héritier de cette maison de purs vignerons champenois. Tous les membres de la famille Lhopital le sont de père en fils depuis l’origine du vignoble. Mais c’est en 1920, aussitôt après la guerre de 1914-1918, qu’Henri Lhopital, père d’André et grand-père de Serge, les propriétaires actuels, décide alors de commercialiser sa production. À partir de 1945, la demande s’amplifiant, André Lhopital procède à des achats de terre et à des plantations de vignes et crée, en 1952 la marque J. de Telmont. Propriétaire-exploitant d’un vignoble de 30 ha sur 3 crus, dont 22 en production plantés en Chardonnay, Pinot noir et Pinot meunier, la famille Lhopital n’a cessé de créer depuis 1968 des installations de tout premier ordre, des stocks importants permettant un vieillissement idéal en caves profondes, et un salon de réception pour la clientèle…

Il y a bien sûr ce Champagne cuvée O.R. 1735 (Millésime 97), une vraie réussite, pour le contenu comme pour le contenant. “La cuvée O.R. 1735 est une cuvée qui n’était pas destinée à être commercialisée, me précise Bertrand Lhopital. J’avais juste envie d’essayer une ancienne méthode de vinification, le “tiré-bouché-liège”. De nos jours, les bouteilles sont bouchées avec une capsule, alors qu’auparavant, on bouchait les bouteilles avec un bouchon de liège. C’est plus délicat parce que interviennent des échanges d’air passés par le liège et le vin, on obtient donc un vin qui évolue. Cet élevage était fait du temps de Dom Perignon jusqu’à l’arrivée de la capsule il y a 70 ans. On pensait obtenir des vins plus vineux, eh bien pas du tout ! À notre grande surprise, les vins ont beaucoup plus de finesse, de fraîcheur, avec des notes aromatiques tout en complexité. On retrouve les caractéristiques du Chardonnay bien sûr, des nuances de brioché, de grillé, de toasté avec des notes boisées qui viennent de l’élevage sous bois de cette cuvée. Mais c’est bien la finesse qui caractérise le plus cette grande cuvée. Nous l’avons commercialisée pour les fêtes de fin d’année 2005, et, devant le très grand succès rencontré, nous avons décidé de poursuivre. Nous voulions montrer un Champagne différent, qui sorte des sentiers battus, qui montre aussi notre savoir-faire car son élaboration est plus délicate et fait l’objet de soins méticuleux. Notre bouchage ficelle rencontre d’ailleurs un franc succès. Le millésime 1997 est une grande promesse de plaisir en dégustation, il peut être bu maintenant ou être conservé en cave. C’est un champagne fantastique, nous sommes nous-mêmes surpris d’une telle qualité.” C’est un Champagne rare, d’une grande complexité, de mousse très fine et veloutée, un grand vin (55 e environ, il les vaut bien).

Savoureux Champagne cuvée Grand Couronnement brut 99, issu exclusivement du Chardonnay sélectionné dans les meilleurs crus et lieux-dits de la fameuse Côte des Blancs, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, une excellente cuvée, puissante et bouquetée, avec cette suavité en bouche caractéristique (55 e environ).

À ses côtés, cette cuvée Consécration 97, pure Chardonnay encore, issue d’un vieillissement de 8 à 10 ans plusieurs années en cave, fermentation et élevage en fûts pour 20 % de l’assemblage, une vinification particulière où le chêne s’harmonise avec le vin, un Champagne rare, très fin, intense au nez comme en bouche (35 e environ).

Remarquable Champagne Grand Vintage brut 2001, tout en bouche, fin, parfumé, à la mousse élégante, avec des connotations de fruits frais, très charmeur (30 e environ).

Le Blanc de blancs brut 2002 est un subtil assemblage de Chardonnay exclusivement, de belle robe or pâle, tout en fruits, très rond en bouche, tout en structure et parfums, au nez subtil, ample et persistant, racé et charmeur (28 e environ).

Remarquable Grand rosé brut, Chardonnay majoritaire élaboré à partir d’une sélection minutieuse de 15 % Pinot noir, de belle robe, un vin classique et distingué, de bouche très fruitée, régulièrement très réussi (23 e environ).

Voir aussi MILLESIMES

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 9:47.

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Ne pas se tromper en achetant son Champagne

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Dans le temps, il n’y avait que les « grandes » marques (certaines ne sont plus qu’un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux… Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d’autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n’en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu’un grand cru rouge, décider s’il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d’être exhaustive.

Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz… en comparaison, l’extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu’à mettre ce prix-là, c’est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m’a jamais déçu, associant complexité d’arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j’y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s’entend, merci…), ce dernier étant certainement l’une des plus belles bouteilles qui soient, je l’avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu’est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon « S » 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne – c’est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : « Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928″ : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique « on en rit ou on en pleure ». Cela me rappelle l’inadmissible « 1 Bollinger, 1 smic »… Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s’entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c’est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c’est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €…

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l’une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge… et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l’on trouve une multitude de petits propriétaires et d’excellentes coopératives (Devaux, Vincent d’Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les « affaires » sont inexistantes dans les marques « connues » tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s’attarder (regardez vous-même avant d’acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c’est quand même pas mal, non, pour une « simple » cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l’exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l’un des meilleures cuvées de ce type, d’une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin… des maisons de propriétaires qui élèvent d’étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la « notoriété » de leur maison… Pas de raison de s’en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 23:05.

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Champagne : choisir au mieux

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Dans le temps, il n’y avait que les « grandes » marques (certaines ne sont plus qu’un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux… Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d’autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n’en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu’un grand cru rouge, décider s’il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d’être exhaustive.

Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz… en comparaison, l’extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu’à mettre ce prix-là, c’est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m’a jamais déçu, associant complexité d’arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j’y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s’entend, merci…), ce dernier étant certainement l’une des plus belles bouteilles qui soient, je l’avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu’est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon « S » 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne – c’est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : « Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928″ : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique « on en rit ou on en pleure ». Cela me rappelle l’inadmissible « 1 Bollinger, 1 smic »… Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s’entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c’est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c’est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €…

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l’une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge… et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l’on trouve une multitude de petits propriétaires et d’excellentes coopératives (Devaux, Vincent d’Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les « affaires » sont inexistantes dans les marques « connues » tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s’attarder (regardez vous-même avant d’acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c’est quand même pas mal, non, pour une « simple » cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l’exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l’un des meilleures cuvées de ce type, d’une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin… des maisons de propriétaires qui élèvent d’étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la « notoriété » de leur maison… Pas de raison de s’en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

Le 1er Webvin
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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 23:04.

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Champagne : acheter en connaissance de cause

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Dans le temps, il n’y avait que les « grandes » marques (certaines ne sont plus qu’un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux… Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d’autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n’en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu’un grand cru rouge, décider s’il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d’être exhaustive.

Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz… en comparaison, l’extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu’à mettre ce prix-là, c’est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m’a jamais déçu, associant complexité d’arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j’y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s’entend, merci…), ce dernier étant certainement l’une des plus belles bouteilles qui soient, je l’avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu’est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon « S » 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne – c’est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : « Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928″ : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique « on en rit ou on en pleure ». Cela me rappelle l’inadmissible « 1 Bollinger, 1 smic »… Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s’entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c’est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c’est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €…

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l’une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge… et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l’on trouve une multitude de petits propriétaires et d’excellentes coopératives (Devaux, Vincent d’Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les « affaires » sont inexistantes dans les marques « connues » tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s’attarder (regardez vous-même avant d’acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c’est quand même pas mal, non, pour une « simple » cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l’exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l’un des meilleures cuvées de ce type, d’une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin… des maisons de propriétaires qui élèvent d’étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la « notoriété » de leur maison… Pas de raison de s’en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 22:55.

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Champagne : nouvelle donne pour bien acheter

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Dans le temps, il n’y avait que les « grandes » marques (certaines ne sont plus qu’un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux… Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d’autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n’en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu’un grand cru rouge, décider s’il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d’être exhaustive.

Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz… en comparaison, l’extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu’à mettre ce prix-là, c’est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m’a jamais déçu, associant complexité d’arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j’y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s’entend, merci…), ce dernier étant certainement l’une des plus belles bouteilles qui soient, je l’avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu’est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon « S » 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne – c’est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : « Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928″ : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique « on en rit ou on en pleure ». Cela me rappelle l’inadmissible « 1 Bollinger, 1 smic »… Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s’entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c’est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c’est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €…

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l’une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge… et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l’on trouve une multitude de petits propriétaires et d’excellentes coopératives (Devaux, Vincent d’Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les « affaires » sont inexistantes dans les marques « connues » tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s’attarder (regardez vous-même avant d’acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c’est quand même pas mal, non, pour une « simple » cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l’exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l’un des meilleures cuvées de ce type, d’une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin… des maisons de propriétaires qui élèvent d’étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la « notoriété » de leur maison… Pas de raison de s’en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 22:51.

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Champagne : acheter en connaissance de cause

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Dans le temps, il n’y avait que les « grandes » marques (certaines ne sont plus qu’un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux… Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d’autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n’en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu’un grand cru rouge, décider s’il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d’être exhaustive.

Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz… en comparaison, l’extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu’à mettre ce prix-là, c’est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m’a jamais déçu, associant complexité d’arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j’y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s’entend, merci…), ce dernier étant certainement l’une des plus belles bouteilles qui soient, je l’avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu’est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon « S » 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne – c’est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : « Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928″ : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique « on en rit ou on en pleure ». Cela me rappelle l’inadmissible « 1 Bollinger, 1 smic »… Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s’entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c’est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c’est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €…

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l’une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge… et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l’on trouve une multitude de petits propriétaires et d’excellentes coopératives (Devaux, Vincent d’Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les « affaires » sont inexistantes dans les marques « connues » tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s’attarder (regardez vous-même avant d’acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c’est quand même pas mal, non, pour une « simple » cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l’exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l’un des meilleures cuvées de ce type, d’une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin… des maisons de propriétaires qui élèvent d’étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la « notoriété » de leur maison… Pas de raison de s’en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 22:51.

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Champagne : acheter en connaissance de cause

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Dans le temps, il n’y avait que les « grandes » marques (certaines ne sont plus qu’un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux… Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d’autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n’en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu’un grand cru rouge, décider s’il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d’être exhaustive.

Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz… en comparaison, l’extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu’à mettre ce prix-là, c’est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m’a jamais déçu, associant complexité d’arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j’y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s’entend, merci…), ce dernier étant certainement l’une des plus belles bouteilles qui soient, je l’avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu’est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon « S » 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne – c’est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : « Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928″ : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique « on en rit ou on en pleure ». Cela me rappelle l’inadmissible « 1 Bollinger, 1 smic »… Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s’entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c’est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c’est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €…

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l’une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge… et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l’on trouve une multitude de petits propriétaires et d’excellentes coopératives (Devaux, Vincent d’Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les « affaires » sont inexistantes dans les marques « connues » tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s’attarder (regardez vous-même avant d’acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c’est quand même pas mal, non, pour une « simple » cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l’exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l’un des meilleures cuvées de ce type, d’une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin… des maisons de propriétaires qui élèvent d’étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la « notoriété » de leur maison… Pas de raison de s’en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 22:46.

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Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause

Cet article vient d’être publié chez AgoraVox, ce qui vous permet d’en débattre.

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 22:16.

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 10:28.

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AgoraVox : Ne plus se faire avoir sur les prix des grands vins

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 10:27.

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Ecrit il y a 4 years, 6 months à 10:26.

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