Saint-Émilion Grand Cru Château La Grâce Dieu Les Menuts

SAINT-ÉMILION Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS

À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Propriété de 13,5 ha, qui s’étend entre les croupes graveleuses de Pomerol et le plateau calcaire de Saint-Émilion. Ici, on recherche l’expression des différents terroirs de la propriété et le respect de leur typicité (taille raisonnée, vendange en vert, vendanges manuelles, double système de tri, grappes entières sur table vibrante et graine par graine après éraflage et avant foulage, vinification en cuves béton thermorégulées, élevage en fûts durant 12 mois). Vendanges manuelles, très longues macérations (20 à 30 jours), élevage en fûts de chêne, renouvelés par tiers, collage au blanc d’œuf, dans cette propriété dont certaines parcelles de vignes sont plus que cinquantenaires et composées des meilleurs cépages dont 65 % de Merlot, 30 % de Cabernet franc et 5 % de Cabernet-Sauvignon.

Très beau Saint-Émilion GC 2006, particulièrement savoureux, qui développe un nez de groseille et de fraise des bois très mûre, très élégant, d’une belle robe sombre, très bien équilibré, de bouche complexe aux nuances d’épices. Le 2005, charmeur et racé à la fois, est gras, complexe, de robe intense, de bouche persistante avec ces arômes d’épices, de cuir et de myrtilles, d’une belle subtilité, aux nuances de fumé caractéristiques, d’une grande harmonie, prometteur. Remarquable 2004, corsé, aux notes de violette, de pruneau et de sous-bois, un vin puissant, de très bonne bouche, de très bonne évolution. Le 2003, intense en couleur comme en arômes, fleure bon les fruits mûrs et les épices, tannique, auquel il faut laisser du temps pour s’exprimer au mieux. Le 2002 est de belle robe soutenue, de couleur profonde, complexe au nez comme en bouche (pruneau, épices), aux tanins très équilibrés. Le 2001 est corsé, aux tanins souples et bien équilibrés, au nez intense, de bouche harmonieuse et persistante, de très bonne garde. Superbe 2000, très savoureux en ce moment, dense, très riche et parfumé (griotte confite, sous-bois), coloré et bien charnu, aux tanins fermes et soyeux à la fois. Accueil chaleureux. Même propriétaire que le Château Haut-Troquart La Grâce-Dieu.

Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS

(SAINT-ÉMILION)
Vignobles Pilotte-Audier earl
Odile Audier

33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 24 73 10
Télécopie : 05 57 74 40 44
Email : chateau@lagracedieulesmenuts.com
Site : www.lagracedieulesmenuts.com


Château Trotte Vieille, au sommet, incontestablement

SAINT-ÉMILION Château TROTTE VIEILLE

Superbe Saint-Émilion 1er GCC 2006, avec des notes de cassis, de poivre et de sous-bois, aux tanins riches, d’un bon équilibre, qui allie une charpente réelle à un joli fondu en bouche, de garde. Le 2005 est un bel exemple des grands vins de terroir (le sien se situe sur un rocher avec seulement 30 cm de terre), de couleur pourpre, racé, un beau vin concentré, au nez intense, tout en nuances aromatiques (fraise, cerise, myrtille), où dominent la réglisse et les épices, de bouche riche, un vin où toute la puissance de ce très grand millésime joue à plein, de garde. Le 2004 est concentré mais très fin, très équilibré, aux tanins riches et soyeux, au rouge profond, de belle évolution. Remarquable 2003, aux senteurs de fruits rouges mûrs (griotte, framboise), de cuir et d’épices, mêlant distinction et richesse, d’évolution prometteuse. Goûtez le Pessac-Léognan Château Baret rouge 2005, au nez de petits fruits cuits, qui allie puissance et souplesse, de robe grenat soutenu, très réussi comme le Pessac-Léognan Château Baret blanc 2006, suave en bouche, harmonieux, aux arômes de fruits blancs et de lys, d’une grande richesse aromatique en finale. Beau Pomerol Domaine du Clos de l’Église 2005, finement boisé, issu du plateau de l’appellation, puissant et coloré, aux notes de cassis et de cannelle, un vin subtil, dense, aux tanins riches et veloutés. Château BATAILLEY : À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Propriétaire de la maison Borie-Manoux, Philippe Castéja est surtout propriétaire de plusieurs crus remarquables qui bénéficient de prix sages. Très beau Pauillac 2005, au charnu bien caractéristique, avec cette pointe d’épices et cette charpente à la fois puissante et souple, bien corsé comme il se doit, d’une belle palette aromatique (fruits mûrs, sous-bois, épices), un vin qui devrait tenir toutes ses promesses. Le 2004 est de belle robe profonde, aux arômes persistants de petits fruits rouges mûrs avec des notes épicées, un vin d’une grande structure, avec des tanins riches. Voir le Château Trottevieille à Saint-Émilion.

Château TROTTE VIEILLE

(SAINT-ÉMILION)
Philippe Castéja

33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 24 71 34
Télécopie : 05 57 87 60 30
Email : domaines@borie-manoux.fr
Site : www.borie-manoux.com

Les nouveaux producteurs sélectionnés cette année

ALSACE
Bestheim
Domaine Fabien Blum
Louis Hauller
Domaine Damien Kelhetter
Kirschner
Domaine Step Jacques Maetz
Vins Julien Schaal

ANJOU-SAUMUR
La Coulée d’Ambrosia
Vignobles Laffourcade
Domaine aux Moines

BEAUJOLAIS
Domaine du Barvy
Domaine Chevalier-Métrat

BORDEAUX
Château Beauséjour
Château Berlière
Château Closiot
Château Doms
Château Gessan
Le Grand Cormier
Château Grand-Maison
Baronne Guichard
Château Haut-Piquat
Château Lamartine
Château de Landiras
Château Laulan-Ducos
Château de Malleprat
Château Petit-Gravet
Château Prieuré-Marquet
Château Raymond-Lafon
Château Richelieu
Château du Rocher
Château Rocher-Gardat
Château Roquetaillade La Grange
Château Saint-Robert
Château Sarrail La Guillaumière
Château Tour Grand Faurie
Château Tronquoy Lalande
Château Vieux Landat

BOURGOGNE
Domaine Bertagna
Domaine François Bertheau
Domaine Albert Boilot
Domaine René Cacheux & Fils
Domaine Château de Melin
Domaine Ellevin
Domaine Feuillat-Juillot
Domaine Garnier et Fils
Domaine Jean Girard
Domaine Patrick Miolane
Domaine des Niales
Domaine Trouillet
Domaine Alain Vignot
Domaine Vrignaud

CHAMPAGNE
Jil Acariès
Brigitte Baroni
Bourgeois-Diaz
Lacourte-Gobillon
Veuce J. Lanaud
Paul Laurent
Lucien Leblond
Mercier
Éric Rodez

LANGUEDOC
Bergerie du Capucin
Domaine Canet-Valette
Domaine de Clarmon
Mas de Cynanque
Domaine Grand Guilhem
Château La Grave
Domaine de l’Herbe Sainte
Château de Mattes-Sabran
Château Mourviels
Domaine de Pech-Ménels
Domaine du Sacré Cœur
Château Saint-Jacques d’Albas
Domaine des Sauvaire
Château Tourril

PAYS NANTAIS
Domaine Henri Poiron et Fils

PAYS NIVERNAIS
Domaine Lecomte
Domaine Daniel Reverdy et Fils
Domaine de Villallin

PÉRIGORD
Château Laroque
Château Moulin-Garreau

PROVENCE
Domaine Olivier d’Auge
Château La Calisse
Domaine de Cantarelle
Château de Foncreuse
Domaine du Grand Fontanille
Domaine Jas des Oliviers
Château Nestuby
Château d’Ollières
Domaine Saint-Louis
Château de Saint-Martin
Domaine Sainte-Lucie
Domaine La Tourraque

ROUSSILLON
Mas Baux
Domaine Saint-Sébastien

SAVOIE
Domaine de Lorbert

SUD-OUEST
Château Croze de Pys
Mas del Périé
Château Plat-Faisant
Domaine Sarrabelle
Domaine de Vinssou

TOURAINE
Domaine Brocourt
Domaine Drussé
Domaine de la Roche Honneur

VALLÉE DU RHÔNE
Domaine Belle
Château Bellefontaine
Château Bizard
Domaine La Cabotte
Domaine du Grand Bourjassot
Domaine Michelas-Saint-Jemms
Château de Nages
Domazine de L’Obrieu
Jas des Papes
Château Pesquié
Domaine Terres de Solences
Château Trois Colombes

Le Top Beaujolais

Les vins de Valérie et Pascal Dalais

Grande valeur sûre avec leur Beaujolais blanc Fleur Blanche Chardonnay 2006, une réussite, de jolie robe claire, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de noisette, d’abricot et de bruyère, un vin harmonieux, riche et fin à la fois avec juste ce qu’il faut d’acidité. Goûtez le Régnié Les Deux Clochers, aux arômes de fruits macérés et d’épices, riche, de belle teinte grenat, dense au nez comme en …

Georges et Franck Dubœuf

Toujours au sommet, naturellement. Georges Dubœuf et son fils, Franck, peuvent être fiers de leur réussite, jalousée, bien sûr, mais on sait que l’on n’a rien sans rien. La maison, créée en 1964 par Georges, est toujours la référence vraiment incontournable dans le Beaujolais (120 pays à l’export, 12 000 clients en France dont 100 grossistes et représentants servant la restauration, 1200 clients …

Domaine de la Combe au Loup


(CHIROUBLES)
Earl Méziat Père et Fils
Au Bourg
69115 Chiroubles
Téléphone :04 74 04 24 02
Télécopie : 04 74 69 14 07
Email : david.meziat@libertysurf.fr
Ou : www.meziat.com

Un domaine de 13 ha, où les vins sont issus pour majorité de très vieilles vignes (plus de 40 ans) plantées sur des coteaux granitiques, ce qui leur …

Au sommet, Gérard Brisson

Gérard BRISSON (MORGON)
M.Brisson
Domaine des Pillets Chemin des Romains
69910 Villié-Morgon
Téléphone :04 74 04 21 60
Télécopie : 04 74 69 15 28
Email : vin.brisson@wanadoo.fr
Site : www.gerard-brisson.com

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Gérard Brisson élève ce superbe Morgon Les Charmes La Louve 2006, de …

Coup de cœur pour le Brouilly des Michaud


Alain MICHAUD (BROUILLY)
Alain Michaud
Beauvoir
69220 Saint-Lager
Téléphone :04 74 66 84 29
Télécopie : 04 74 66 71 91
Email : alain.michaud17@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/alainmichaud
Site : www.alain-michaud.fr

Au sommet. Domaine de 13 ha dont 9 en appellation Brouilly, constitué pour 70 % par des vignes de …

Le beau Fleurie du Château du Chatelard


Château du CHATELARD (FLEURIE)
Isabelle et Sylvain Rosier

69220 Lancié
Téléphone :04 74 04 12 99
Télécopie : 04 74 69 86 17
Email : vinduchato@aol.com
Ou : www.vins-du-beaujolais.com/chateauduchatelard

Un domaine de 22 ha. Remarquable Fleurie Les Vieux Granits 2007 (vignes de 30 à 75 ans et élevage sur lies de 8 mois), une cuvée …

Saint-Amour Domaine des Duc


Domaine des DUC (SAINT-AMOUR)
Laurent et Pascal Duc
La Piat
71570 Saint-Amour Bellevue
Téléphone :03 85 37 10 08
Télécopie : 03 85 36 55 75
Email : domainedesduc@free.fr

Des terroirs aux sols caillouteux et schisteux donnent ce Saint-Amour 2006, coloré, avec des connotations de fraise des bois et d’épices, tout en bouche, un …

Un Chiroubles de haute volée


Domaine Émile CHEYSSON (CHIROUBLES)
Régisseur : Jean-Pierre Large
Clos Les Farges
69115 Chiroubles
Téléphone :04 74 04 22 02
Télécopie : 04 74 69 14 16
Email : dcheysson@terre-net.fr

Un domaine familial de 26 ha fondé en 1870. Coup de cœur pour ce Chiroubles cuvée Traditionnelle 2006, issu en majorité de vignes de coteaux …

Un Beaujolais pour le plaisir

Maison Jean BARONNAT
Jean-Jacques Baronnat
491, route de Lacenas 69400 Gleizé
Tél. 04 74 68 59 20
Fax. 04 74 62 19 21
Incontestablement au sommet. Ici, on a pour devise “Le respect du vin”. Jean-Jacques Baronnat dirige cette maison familiale de négoce, créée il y a plus de 100 ans par son grand-père, alors producteur en Beaujolais. Il signe un Beaujolais 2006 comme on les aime, franc, fruité, souple et …

Domaine Champagnon


Domaine familial dirigé par les deux frères, Patrick et Jean-Yves qui représentent la troisième génération (le père est toujours présent pour recevoir les clients). Le domaine compte 16 ha, la récolte se fait manuellement et la vinification de façon traditionnelle. Beau Chénas 2007, issu d’une vinification traditionnelle de 6 à 8 jours (élevage en foudres de bois), racé, de robe violacée, parfumé (cassis, poivre et …

* À lire « Le Monde », on ne se trompe pas…

Cela fait du bien (même si on a l’habitude de savoir où l’on pose nos pieds) d’être conforté dans notre éthique et nos réalisations.

On ne s’est pas trompé sur nos investissements dans le Net

Cela fait plus de 10 ans que j’ai investi beaucoup de temps et d’argent, sur Internet. On sait que le résultat est au-delà de nos espérances tant on ne peut aujourd’hui se passer de nous sur le net.

Bref, partout, du Japon au Canada, de la Belgique aux Etats-Unis, tous ceux qui ont un peu de vision et pas mal de jugeotte, vont dans le même sens : il n’y a que par le Net que le livre se développera ! Personne, ni les consommateurs, ni les éditeurs « classiques » (j’en connais pas mal qui n’ont rien compris) ne pourront l’éviter. On le voit avec les initiatives de numérisation d’une bibliothèque mondiale développée par Google, qui n’est pas le premier venu… et propose un « accord à l’amiable, qui autoriserait Google à scanner et à vendre sous forme numérique tous les livres épuisés en librairie, sauf opposition expresse de l’auteur ou de l’éditeur. Le géant de l’Internet toucherait 37 % des bénéfices, les 63 % restants revenant aux ayants droit. » Voir l’article.

Au grand dam de certains de ces éditeurs, qui sont encore en train de nous prendre pour des pigeons en mettant en vente un livre « papier » (vendu à 25 €) proposé en version numérique (pdf) à 17 ou 19 € !!! C’est beaucoup trop cher (cela devrait valoir pas plus de 9 ou 10 € puisque on se passe des coûts d’impression et de diffusion) et cette politique de « fuite en arrière » ne fait que cacher leur peur de la réalité de demain.

Eh bien , je vous l’avoue : je marche avec Google sans hésiter. En tant qu’éditeur certes, mais surtout en tant qu’auteur. Pour info, il faut savoir que la plupart des droits d’auteur sont rémunérés par leur éditeur sur les ventes des livres, moyennant 5 à 15 %. Je ne suis pas à plaindre puisque les miens évoluent depuis des années entre 12 et 15%. Mais ce qui compte dans un livre, c’est bien son contenu. Et 95 à 85% pour les éditeurs-distributeurs, ce n’est franchement pas rien, et, proportionnellement au contenu, bien trop. Passons.

Tout se met en place. Un exemple déjà avec le livre Level 26, un “livre multimédia” par Anthony Zuiker qui combine les trois médias: le livre, le film et le web. « Autour de ce livre, un site web a été crée, pour permettre aux lecteurs d’intéragir, mais pas seulement. Le site web sert aussi de support pour des mini-films écrits et dirigés par Zuiker. » Voir le site.

Vraiment novateur, et on est pas loin de ce que l’on prépare pour le Guide.

Un autre exemple avec Le sens des choses, de Jacques Attali: le premier hyperlivre, le livre (décevant par son contenu éditorial), à une démarche très originale (remarquable en cela) et se veut un « hyperlivre » : « dans de nombreux articles, on trouve un code, appelé Flashcode, qui permet à tous ceux qui ont un lecteur Flashcode sur leur téléphone portable, d’accéder directement à une page web, où ils pourront lire une vidéo, du texte, ou encore écouter de la musique, pour compléter leur lecture du livre »

Tout cela n’est pas mal, et on étudie aussi cette piste.

Les projets deviennent réalité

Découlant de cela, j’ai déjà écrit (c’est l’édito de mon Guide) ce que je pensais de l’avenir du livre et… des guides (dont le mien). Pour mémoire : « L’édition est entrée dans une phase irréversible : le support “papier” devient le complément de l’édition électronique, rien de plus. Si les magazines luxueux comme MILLÉSIMES et les romans ont toujours une raison d’être -ce qui n’empêche pas de les “coupler” au Net, éditer un guide (de vin, de tourisme ou de cuisine) de façon traditionnelle n’est plus suffisant, presque obsolèteRendez-vous compte : on va avoir accès au contenu du GUIDE sur son ordinateur ou son téléphone portable, entrer directement en contact, d’un simple clic, avec les propriétaires sélectionnés, accèder à leur site, recevoir une Newsletter,, etc, etc… Sans oublier les traductions ! Si le site de MILLÉSIMES est déjà traduit en plusieurs langues (Anglais, Espagnol et Allemand), si nous avons de nombreux autres sites et blogs dans ces mêmes langues, il ne manquait plus que ce soit au tour du livre que vous avez entre les mains. C’est une vraie révolution dans la manière de réaliser un guide. Je connais aussi la force des “e-paper” (livres électroniques) qui permettent de télécharger, gratuitement ou pour quelques euros, tout ou partie d’un livre.”

La première étape de notre projet se concrétise : nous venons de finaliser un script (programme) informatique unique dans le monde du vin, qui est opérationnel, donc en ligne, et annonce (pour sa part) le schéma éditorial et structurel que je vais mettre en place dans les sites de MILLESIMES, puis, surtout, pour mon prochain GUIDE DES VINS. En deux mots, aucun autre guide n’apportera autant d’informations, consultables gratuitement, avec une telle spontanéité.

Une véritable encyclopédie mondiale du vin, gratuite, accessible immédiatement et interactive. Elle est © Patrick Dussert-Gerber, puisque tirée principalement de ma propre Encyclopédie des Vins et Vignerons du monde. Pour exemples : une page Alsace et une de Bordeaux. D’un seul clic sur le mot (en couleur bordeaux en l’occurence, pour s’adapter aux tons de la maquette), on accède et on associe des milliers (milliers : vous lisez bien !) d’entrées sur le web, sous forme de « pages », qui seront autant de sources pour les moteurs de recherche, Google en tête, naturellement.

Autrement dit, dorénavant, quand on tapera un simple mot comme « cépages » ou « médoc » ou « merlot », on tombera sur ces pages et on aura donc accès à nos sites. De quoi sacrément booster le nombre de nos visiteurs et faire prendre un sacré « coup de vieux » aux autres bouquins de vin… Ce principe sera progressivement étendu à nous autres sites.

La nouvelle « consommation » du livre

Si certains doutent encore de notre avance sur le Net, et, dès 2010, dans celle d’éditer un Guide des Vins digne de ce nom, moderne, interactif et visible mondialement, il semble que je ne sois pas réellement à contre-courant puisque cet article du Monde est très explicite. Quelques extraits:

1/. « Le CD a transformé la musique, le numérique l’a révolutionnée. Le livre connaît à son tour le même bouleversement« , analyse Laurent Rabatel, cofondateur de Robert ne veut pas lire. Lancée il y a dix-huit mois, cette maison d’édition québécoise fait le pari de la dématérialisation et ne publie que des œuvres pensées et écrites pour être lues sur des écrans. « Les modes de consommation changent. La musique, la vidéo se consomment autrement, pourquoi pas le livre« , interroge le jeune éditeur.

A l’heure où Google accélère son projet pharaonique et controversé de numérisation de la production littéraire mondiale, une nouvelle génération d’éditeurs investissent le champ des ebooks, ou livres numériques. « Jusque-là, on cherchait essentiellement à numériser ce qui existait déjà. On entre aujourd’hui dans une nouvelle phase : une production dédié au numérique« , explique Clément Monjou, rédacteur en chef du site Internet eBouquin.fr. »

2/. « Cette révolution littéraire est déjà digérée au Japon, royaume de la technologie. « Difficile de trouver dans l’Archipel une Japonaise de 15-24 ans qui n’ait pas lu « Koizora », ni vu le film ou la série TV du même nom« , écrivait Karyn Poupée, correspondante du Monde à Tokyo, il y a tout juste un an. En effet, ce roman numérique avait déjà été lu par 25 millions de Japonais avant que des éditeurs se décident à en imprimer une version papier. Mika, une jeune auteure inconnue, l’avait simplement déposé sur un site de téléchargement d’ebooks. »

3/. « On a tous la même image du livre en tête : 200-300 pages avec un début, un milieu et une fin, cependant le numérique offre d’autres possibilités », insiste Gautier Renault. L’éditeur veut garder le principe de série, un moyen facile de fidéliser le lecteur. Il réfléchit cependant à en enrichir le contenu, en proposant par exemple une bande son originale, comme dans les films. Une étape déjà franchie par Enhanced Editions.« En plusieurs centaines d’années, peu de choses ont changé dans notre manière de lire un livre. Jusqu’à maintenant ! », prévient sur une vidéo, la start-up anglaise. Elle propose une interface qui se veut « l’évolution naturelle du livre ». Présentée sur un iPhone, elle permet au lecteur de basculer librement du texte à une lecture audio ou à un player vidéo. Le livre est mis en scène pour devenir un véritable produit multimédia. »

4/. « Du côté des grands éditeurs, c’est « la politique du sous-marin« , observe Clément Monjou, rédacteur en chef du site Internet eBouquin.fr. La plupart d’entre-eux ont développé des pôles technologiques, mais le marché est encore trop restreint pour qu’ils décident de réaliser de véritables investissements. Les éditions numériques accompagnent de plus en plus souvent les versions papier, mais il ne s’agit, la plupart du temps, que d’une transposition pure et simple de textes écrits pour le papier. Pourtant, pour Marin Dacos, directeur du centre pour l’édition électronique ouverte (CLEO), il faut penser aujourd’hui le livre numérique comme une application à part entière. Le chercheur du CNRS anticipe son entrée dans l’ère du Web 2.0. Avec la géolocalisation pour recentrer l’information sur le lieu où le lecteur se trouve, avec un enrichissement contextuel ou encore de la traduction à la volée… L’ebook a le pouvoir de rompre la linéarité du livre. « C’est un peu comme les livres dont vous êtes le héros, on peut créer une interaction avec le lecteur et le rendre actif dans sa lecture », anticipe le chercheur. »

On n’a pas dévié de notre éthique : la défense du terroir

Inutile que je rabâche ce que je dis depuis 30 ans : cet autre article du Monde de Jean-Robert Pitte (je ne regrette pas de m’y être abonné) le fait tout aussi bien. De nouveaux extraits, donc :

1/. « Aujourd’hui, on ne boit plus du vin pour se nourrir, mais pour rêver. C’est pourquoi la tendance des vins de cépage qui domine le marché anglo-saxon et que certains grands groupes de spiritueux, voire enseignes de luxe, y compris de France, estiment très prometteuse est nécessairement vouée à l’échec à plus ou moins long terme. Comment vibrer en consommant des vins technologiques, même bien faits, aux bouquets et saveurs si reconnaissables, qu’on en a vite fait le tour et qu’au lieu d’en tourner et retourner une petite lampée en bouche, on ne songe qu’à les avaler pour éprouver vite la pauvre sensation euphorique que procure toute boisson alcoolisée, avec en prime les dangers de l’addiction ? »

2/. « Dans l’univers du vin, rien de plus facile que de s’occuper avec intelligence et délectation : il suffit de piocher dans la famille de ceux qui ont une origine, qui ont comme aime à le dire le bon maître de l’oenologie du plaisir, Jacques Puisais, « la gueule de l’endroit et la tripe du vigneron ». En un mot, ce sont les vins géographiques, ceux qui jouent la vie, la franchise et la subtilité, même lorsqu’ils sont de petite naissance, un peu comme les « vraies gens ». Il existe de merveilleux vins de Loire, du Sud-Ouest, y compris de Bordeaux, d’Alsace ou d’ailleurs dans le monde pour quelques euros, parfois même moins de cinq. A côté de certaines cuvées passe-partout, aussi tapageuses qu’onéreuses, et qui ne varient pas d’un iota d’une année sur l’autre, il n’y a vraiment pas photo et bien fol est celui qui se refuse à exercer son imagination. »

3/. « Conduisez au contraire un groupe d’étudiants par un petit matin frais dans les vignes de Pouilly, face à la Loire qui sort de la brume et promène ses méandres argentés. Expliquez-leur ce qu’est un terroir, faites parler un vigneron du cru qui expliquera pourquoi le sauvignon se plaît tant ici et comment il le traite pour qu’il donne le meilleur de lui-même. Puis, donnez à chacun un verre de ce pouilly-fumé qui a vu le jour ici, faites-leur admirer le soleil levant au travers du vin qui passe du jaune pâle à l’or, faites-leur humer les effluves mêlées de silex, d’agrumes, d’aubépine et de ciboulette, puis invitez-les à caresser une gorgée du bon vin entre langue et palais en l’aérant pour en reconnaître à la fois la vivacité, le charnu, le fruit mûr et le miel, le mélange d’arêtes vives et de rondeurs. »

4/. « Tout aliment peut procurer la même émotion. On peut dépenser beaucoup d’argent en faisant ses courses et en choisissant les produits les plus stéréotypés de l’industrie agroalimentaire mondialisée, souvent peu diététiques de surcroît. Au contraire d’humbles racines et légumes verts, bas morceaux de boeuf, merlans, sardines et oeufs fermiers achetés au marché et géographiquement renseignés sont légers pour le porte-monnaie et peuvent conduire à d’intenses plaisirs, à condition d’avoir été choisis avec soin et un peu cuisinés. C’est cela la gastronomie, et c’est ce plaisir de bien manger pour mieux être que les Français et tous les habitants de la planète peuvent cultiver, maintenir ou retrouver. »

Superbe, non ?

Vendanges 2009 : un excellent millésime en perspective à La Cave Les Coteaux de Visan



« Des raisins d’excellente qualité, de petits rendements, un temps idéal, toutes les conditions sont requises pour l’élaboration de grands vins.

Les vendanges 2009 se déroulent très favorablement, avec une semaine d’avance par rapport à la normale, en raison des conditions météorologiques idéales de cet été (rares précipitations en juillet-août), les raisins sont d’excellente qualité et présentent une belle maturité.

Sur la photo : Catherine Thomas (technicienne du vignoble de la cave) et Pascal Bertrand (vigneron coopérateur spécialiste de la classe A et des 20/20).

Sur la photo : Sylvie Vial, vigneronne coopératrice, et des raisins au top.

La teneur élevée en polyphénols et en antocyanes présage d’un millésime exceptionnel. Les excellentes notes attribuées aux raisins, lors de leur arrivée aux quais de réception témoignent de la qualité de ce millésime. (classe A et 20/20 sont légion, ce qui constitue la preuve incontestable de la qualité de ce millésime).

Il faut rappeler que la Cave Les Coteaux de Visan pratique la classification et le tri de la vendange, ainsi que la rémunération des apports à la qualité depuis de nombreuses années.
Après avoir instauré la sélection parcellaire en 1992, elle y a associé la classification et le tri de la vendange par cépage et terroir, ainsi que la vendange manuelle obligatoire pour les apports classés en appellation village Visan et le suivi du vignoble par un technicien viticole qui est également chargé des sélections parcellaires.

En outre, depuis 1968, une unité de vinification bien distincte destinée uniquement aux Villages, Visan Villages et Côtes du Rhône supérieurs permet une sélection rigoureuse des apports.
Chaque terroir est vinifié séparément ce qui suppose une organisation importante pour les dates de récolte, guidées par les contrôles de maturité et la cuverie disponible ; ces sélections permettent de faire ressortir la typicité de chaque terroir.

La technicienne viticole de la Cave Les Coteaux de Visan assure le suivi du vignoble durant toute l’année et conseille les vignerons sur la conduite culturale à adopter afin de tendre vers une agriculture raisonnée. De plus, la mise en place d’une agriculture biologique constitue la suite logique de la politique de culture raisonnée et de respect de l’environnement entreprise depuis de nombreuses années par la Cave Les Coteaux de Visan. Un groupe d’une dizaine de viticulteurs, amoureux de l’authentique et proches de la nature, s’est engagé dans cette voie et met tout en œuvre pour apporter le maximum de satisfaction aux consommateurs qui partagent leurs convictions et leur passion du naturel.

En raison de toutes ses qualités et des quantités très inférieures à la moyenne, le millésime 2009 de la Cave Les Coteaux de Visan sera précieux et rare. »

CAVE les COTEAUX de VISAN

(VISAN)
Christiane et Théo Théodosiou
BP 22
84820 Visan
Téléphone :04 90 28 50 80
Télécopie : 04 90 28 50 81
Email : cave@coteaux-de-visan.fr
Site : www.coteau-de-visan.fr

Belles récompenses pour Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck

On le savait déjà (et vous aussi, confer notre article) puisque ces deux maisons sont au sommet dans notre Classement, notamment cette envoûtante Cuvée des Millénaires, mais cela ne peut que nous conforter :

« Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck sont élus meilleurs champagnes de l’année cette semaine à Londres. Deux jurys indépendants anglais viennent d’annoncer leur prix des meilleurs vins effervescents. Decanter l’a décerné à Piper-Heidsieck Rare 1999 et International Wine Challenge à Charles Heidsieck Blanc des Millénaires 1995.

Régis Camus, chef de cave de ces Maisons, a lui été élu meilleur chef de cave pour les vins effervescents. C’est la 4ème fois en 7 ans qu’il reçoit ce titre, dont 3 fois consécutives. Ces trophées confortent Régis dans sa mission : garantir un style constant et distinct pour chacune de ces deux gammes. Régis met toute son expertise d’assembleur dans Charles Heidsieck, parfaite illustration des nuances subtiles du terroir champenois. Par sa rigueur et la justesse de ses choix, il a mené les vins Piper-Heidsieck à un véritable niveau d’excellence.

Homme de passion et de détail, Régis Camus ne laisse rien au hasard. Chaque étape est importante. Il a un profond respect du terroir et entretien une relation toute particulière avec le vignoble et ses acteurs. »

PIPER-HEIDSIECK :
Présidente : Anne-Charlotte Amory
12, allée du Vignoble
51100 Reims
Téléphone :03 26 84 43 00
Télécopie : 03 26 84 43 49
Email : piper@piper-heidsieck.com
Site : www.piper-heidsieck.com

CHARLES HEIDSIECK :

Présidente : Anne-Charlotte Amory
12, allée du Vignoble
51100 Reims
Téléphone :03 26 84 43 00
Télécopie : 03 26 84 43 49
Email : champagne@charlesheidsieck.com
Site : www.CharlesHeidsieck.com


Margaux Château Pontac-Lynch

Château PONTAC-LYNCH

Bien classé, et c’est mérité. Cette propriétaire sympathique élève ce Margaux 2006, au nez subtil et intense à la fois, un vin généreux et persistant, avec ces notes de myrtille et d’épices, riche en couleur, qui allie finesse et structure, aux tanins soyeux, de bouche succulente et délicate. Le 2005, de couleur grenat intense, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, ample et parfumé en bouche, avec ces notes subtiles de pruneau confit, allie structure et velouté au palais. Excellent 2004, d’un beau rouge profond, dense, où domine l’élégance, aux notes de truffe et de fraise des bois, ample et structuré en bouche, d’une belle finale. Le 2003 est corsé, aux tanins bien présents, harmonieux, un vin ferme et soyeux à la fois, avec une finale puissante et persistante. Le 2002, bien élevé, au bouquet subtil et intense à la fois, aux nuances de sous-bois et de cassis mûr, est de bouche bien fondue, de très bonne garde. Le 2001 poursuit son évolution, tout en couleur, très aromatique, avec ces senteurs complexes d’humus et de fruits rouges surmûris. Excellent Haut-Médoc Château Pontac-Phénix.

Château PONTAC-LYNCH

(MARGAUX)
Marie-Christine Bondon

33460 Margaux
Téléphone :05 57 88 30 04
Télécopie : 05 57 88 32 63
Email : chateau-pontac-lynch@orange.fr
Site : www.chateau-pontaclynch.com

Champagne Maurice Vesselle

Maurice VESSELLE

Une exploitation familiale de 9 ha de vignes, où l’on vinifie les cuvées sans fermentation malolactique. Un remarquable Champagne brut Grand Cru rosé, 100% Pinot noir, obtenu par macération courte, médailles d’Or Challenge international et aux Vinalies internationales, tout en fruits, tout en rondeur, ample, bien séduisant, qui convient à un navarin. Beau brut Millésimé Grand Cru 2002, médaille d’Or au Challenge International du vin, de bouche délicate dominée par des nuances d’agrumes et de fruits secs, de belle structure, une belle cuvée de mousse crémeuse et persistante, idéale au cours d’un repas. Le Champagne cuvée Réserve Grand Cru, médaille de Bronze Challenge international, est rond et généreux, alliant la puissance à la finesse, aux notes de coing et d’amande fraîche, d’une jolie finesse, très réussi, rond et vivace en bouche. Beau Bouzy rouge 2000, mise effectuée il y a quelques semaines provenant d’une vendange non éraflée, de jolie robe grenat soutenu, dense, parfumé (notes de myrtille et de sous-bois caractéristiques).

Maurice VESSELLE

Didier et Thierry Vesselle
2, rue Yvonnet
51150 Bouzy
Téléphone :03 26 57 00 81
Télécopie : 03 26 57 83 08
Email : champagne.vesselle@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/champagne.vesselle


Touraine Domaine de la Renaudie

Des vignerons de père en fils depuis trois générations; c’est en effet, l’arrière grand-père, Albert Denis le premier de la lignée, qui s’est installé sur le Domaine de la Renaudie en 1928. Depuis 1982, Bruno Denis est à la tête du domaine. Il est perfectionniste et passionné par son métier, et depuis qu’il vinifie, la qualité des vins n’a cessé de progresser. Sa femme Patricia Denis a une formation d’onologue, mais elle s’occupe principalement de la commercialisation. L’âge des vignes (35 ans en moyenne) et les sols pauvres et peu profonds (argiles-sableuses), leur permettent d’élaborer des vins de garde. La cave est constituée d’un ensemble de bâtiments ayant chacun un rôle spécifique dans les différents étapes du travail des vins. Le grand chai de vinification entièrement isolé et de construction récente est équipé de cuves inox et de tout le matériel nécessaire à la transformation des raisins en vin et à la maîtrise des températures. La cave de stockage et de vieillissement enterrée peut contenir 120000 bouteilles et sert également à la préparation des commandes, tandis qu’une ancienne cave restaurée en local de réception de la clientèle peut accueillir 50 personnes. Plusieurs cuvées sont régulièrement réussies comme le Touraine-les-Guinetières, très fruité, le Touraine-Cabernet, un vin coloré et riche, aux tanins soyeux, qui fleure les framboises et les sous-bois, tout en bouche comme la cuvée Tradition, riche et parfumée, au nez puissant et persistant, où dominent les fruits rouges et les épices, alliant rondeur et structure, de bouche fondue, d’excellente évolution. Excellent Touraine blanc, bien typique du Sauvignon, frais et fruité, aux notes caractéristiques de tilleul et de fruits secs, alliant rondeur et fraîcheur aromatique en bouche comme le rosé, Perle de Rosée

COORDONNEES
Nom du propriétaire : Patricia et Bruno Denis
Nom du responsable : Patricia et Bruno Denis
Adresse : 115, route de Saint-Aignan 41110 Mareuil-sur-Cher
Téléphone : 02 54 75 18 72
Télécopie : 02 54 75 27 65
E-Mail : domainerenaudie@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/domainerenaudie
Site personnel : www.domainerenaudie.com

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* Avoir un geste citoyen

Je viens de regarder un reportage émouvant sur France 2 (journal de 20h, « le drame du lait ») sur un jeune agriculteur de 27 ans, forcé de se séparer de son cheptel de vaches laitières pour survivre, et se contenter, encore heureux qu’il en ait trouvé un, d’un emploi de salarié dans un lycée agricole. Il était triste, désorienté, perdu. Et ce n’est pas normal.

Je n’écris pas cet article pour vous donner la larme à l’œil. Il est instinctif, voilà tout, et il y a bien 2 ou 3 choses à relever.

Pour ce processus de démantèlement agricole, que l’on ne s’y méprenne donc pas : ce n’est pas un problème de crise actuelle, ce n’est pas la faute de l’Europe (dont s’abreuvent à souhait les altermondialistes gauchistes les plus extrémistes, Besancenot en tête, pour capter des voix), de Sarkozy ou des Socialistes : c’est tout simplement l’exploitation d’hommes par d’autres hommes, un problème de non-rémunération de ces producteurs par des groupes et/ou grandes surfaces, qui, profits obligent, les « saignent » littéralement. J’exagère, certes, mais pas tant que cela.

On connaît aussi ces pratiques dans mon milieu. Nombreux sont les « petits » viticulteurs, de Bordeaux, de Loire ou du Rhône, qui sont pieds et mains liés à des négociants ou des acheteurs de groupes de distribution qui ne dépareilleraient pas dans les milieux mafieux. D’autres sont estimables, bien sûr, mais le profit prime.

C’est pareil pour les producteurs de lait, éleveurs de viandes, les fermiers, ceux qui produisent des fruits, etc… On parle toujours des grèves et grévistes de la Poste, de la Sncf, de la Ratp, des enseignants… mais les autres, ceux du monde rural notamment, n’ayant pas la chance d’être fonctionnaires, n’ont aucun moyen de faire pression : il ne leur reste qu’à murer la porte d’une préfecture ou à jeter (ou donner) des légumes…

La spirale des « promotions » sans fin

D’ailleurs, on voit que, pour la première fois de leur histoire, des grandes surfaces sont prises à leur propre piège : à force de multuplier les « promotions », le consommateur, vous, moi, nous réalisons vraiment que, si elles peuvent se permettre de casser les prix durant des mois, cela veut dire qu’en temps normal, leurs marges sont considérables. Ce qui les attend, c’est que nous n’allons plus aller pousser leurs portes en période hors promotions. Les distributeurs le savent et sont aux abois : ils ne parviennent plus à sortir de cette spirale de « prix cassés » et s’arrachent les cheveux pour trouver les solutions : multiplier leurs propres marques (client des Nouvelles Galeries -entre autres, on ne voit sur les rayons que la marque « monoprix », sur les sardines comme sur le jambon).

Plus le temps passe, plus ces groupes (dans un autre secteur, on appellerait cela des multinationales) « broient » notre patrimoine humain. Un patrimoine, cela va du château de Versailles à nos produits du terroir, ne l’oublions pas. À force d’acheter à bas prix, non seulement le consommateur ne bénéficie pas forcément de ces baisses, mais on lui propose de plus en plus des produits aseptisés. Bien sûr, on en trouvera toujours qui nous jugera que c’est pour le bien des consommateurs, un autre qui nous prouvera que c’est le « bon samaritain » des producteurs…

Un poulet de Bresse fermier, et même un poulet standard, ce n’est pas un « truc qui ressemble à du poulet » empaqueté par je ne sais qui et provenant d’on ne sait où. Idem pour vos tranches de « jambon » sous vide gorgées d’eau ou de phosphates, pour vos crevettes (lisez les étiquettes » provenant de la mer de Chine) ou -on y revient, de vos bouteilles de rouges fortement matraquées par des prouesses œnologiques et gorgées d’enzymes ou de levures artificiels. Pour mémoire, cet article.

Chacun de nous peut agir

Nous sommes donc responsables. Qui n’a pas eu la nausée récemment de voir des producteurs désemparés, humiliés, être forcés de déverser dans des champs leurs milliers d’hectolitres de lait quand la faim dans le monde est une souffrance réelle ? Comment peut-on empêcher cela ? Bien sûr, il y a des quotas européens, voire mondiaux, mais, quand même, on voit bien que leur travail n’est pas rémunéré, en France, par des acheteurs français. La Chine, l’Argentine ou je ne sais qui, ont bon dos..

En fait, tout reste cohérent. Plus l’on défend les marques du terroir, plus l’on combat les vins aseptisés, plus l’on dénonce la cherté de nombreuses bouteilles dont les proprios se moquent de nous… plus l’on se rend compte que c’est la même chose pour son entrecôte, ses huîtres ou son pain : on se fait vite avoir, avouons-le par une pub alléchante, l’ignorance ou la facilité de pousser un caddie. Pourtant, il suffit de s’assumer, d’agir, de prendre un peu de temps, de frapper à la bonne porte… pour défendre une éthique, avoir un geste citoyen.

C’est quoi, un geste citoyen ? Soyons bref :

– Défendre la production française. Comme le développement durable, mieux vaut donner nos sous directement à un producteur plutôt qu’à un marchand, et encore moins à la grande distribution. Plus cette dernière s’enrichit, plus nos agriculteurs s’appauvrissent. Je passe sur le fait d’être traité comme des gogos avec des linéaires et têtes de gondoles savamment travaillés (et chers payés par les marques, ce qui renforcent les marges des GS) qui nous incitent inconsciemment à faire le tour des rayons dans un manège où l’on nous amène où l’on veut, si nous n’y faisons pas attention. On nous prend pour des bestiaux, des niais, et, trop, c’est trop.

Car proposer le prix le plus bas (ce qui, en soi, est louable), ce ne doit pas être l’occasion pour acheter de moins en moins cher aux producteurs, sans répercuter cela sur le prix affiché aux consommateurs.

Et la qualité n’en pâtirait popurtant pas. Les enseignes à « bas prix » proposent des produits tout-à-fait honorables qualitativement, non ?

Personne d’autre que nous ne pourra aider nos producteurs. C’est pourtant simple, facile, pratique : chacun a un marché (ou un petit commerçant) près de chez lui, etc. Les prix sont sages et rémunérateurs pour nos paysans, tout le monde est content.

Que certains ne me disent pas « c’est pas pratique » !!! Il n’y a rien de plus simple aujourd’hui : Internet permet d’acheter directement sa viande ou ses volailles, ses produits frais comme ses poissons, il suffit de chercher et de cliquer (je vous ferai prochainement un article sur les produits alimentaires accessibles en ligne), à des prix « directs », c’est-à-dire particulièrement intéressants.

Et remédier, à notre niveau, au chômage, c’est aussi permettre à nos paysans (comme à nos pme) de rester en place et d »embaucher !

Inutile de s’étendre également sur le bien-fondé d’acheter « sain ». Chez un producteur, on a une véritable traçabilité, non ?

– Soutenir les hommes et les femmes. Être paysan, c’est noble, c’est beau. Faut bosser, être passionné, aimer et défendre la nature, la diversité… Je suis attaché aux vignerons dignes de ce nom depuis 30 ans, il faut faire la même chose avec tous nos autre producteurs, de celui qui est amoureux de sa « charolaise » comme de celle qui concocte ses fromages au fin fond du Berry. Ils valent le coup, ceux-là.

Bon appétit (et bonnes courses) !

P. S. Au fait, notre Newsletter de VINOVOX, adressée gratuitement le Jeudi (et dans laquelle est repris ce billet), atteint actuellement les quelque 20.000 abonné(e)s. Pas mal pour un site et une « lettre » qui a débuté en Janvier 2008 et draine désormais en flux direct le contenu de plus de 150 blogs cuisine, vins, voyages… !

Les Classements de l’année

Lorsque, en 1985, j’ai été le premier à remettre en cause le « fameux » Classement des vins du Médoc, qui datait de 1855, cela avait créé quelques sautes d’humeur et de nombreux soutiens. Il m’a semblé ensuite logique de développer des classements pour toutes les régions de France, pour la grande majorité des appellations. En revanche, et c’est contraire à la mode, je me suis toujours refusé à « noter » un vin. La raison en est simple : c’est pour moi une négation de ce « Sang de la Terre et du Ciel » que de l’affubler d’une note. Ce serait oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. C’est une facilité pour attirer le chaland, qu’il me serait simple d’appliquer si je ne respectais pas autant les vignerons, que j’aime rencontrer car ils ont aussi leur importance (convivialité, passion…).

Les Classements évaluent les meilleurs rapports qualité-prix-plaisir. Ils tiennent compte de tous les producteurs : vignerons, négociants et caves coopératives. Ils sont ouverts à tous.

Pour mes Classements, trois points sont à retenir :
1 – Mes Classements ne sont pas figés et contiennent une hiérarchie interne. 2 – L’évaluation d’un cru se fait sur de nombreux millésimes. 3 – Chaque Classement est propre à une région.

Mes Classements ne sont pas figés et ont une hiérarchie interne

– Les 1ers grands vins classés
Le sommet, même il s’agit de « comparer » non plus uniquement l’image de marque mais une réelle et très grande régularité qualitative. Aux côtés de crus incontournables, quelques autres atteignent des sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et un rapport qualité-prix indéniable. Il est impératif de suivre la hiérarchie interne de chaque classement, les premiers des Premiers Grands Vins classés étant supérieurs aux autres Premiers. On l’aura compris, ce sont de grands “coups de cœur”.

Les 2es grands vins classés
À Bordeaux (Médoc, Graves et Saint-Émilion, précisément), en Bourgogne et surtout en Champagne notamment, c’est la catégorie qui réserve le plus de surprises, et les coups de cœur y sont également nombreux. À elle seule, cette catégorie est une véritable hiérarchie, et de nombreux producteurs y évoluent selon les derniers millésimes ou cuvées dégustées. Aux côtés de certains « grands » crus (ou marques) historiques qui parviennent à se maintenir au plus haut niveau, plusieurs vins moins connus y figurent, grâce à leur régularité qualitative et un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Certains vins de cette catégorie peuvent d’ailleurs prétendre atteindre des sommets (ils ont alors un *), et d’autres méritent largement leur place grâce à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel, même s’il faut savoir aussi respecter la hiérarchie interne de cette catégorie, qui bouge régulièrement. En tout cas, de grandes valeurs sûres, et l’on peut noter que certains domaines, dont la notoriété n’existait pas il y a quelques décennies, parviennent, chacun dans sa catégorie, à s’imposer et à devenir incontournables.

– Les 3es grands vins classés
C’est une position « d’attente » où l’on trouve des vignerons qui élèvent des crus qui n’ont pas été suffisamment dégustés et qui peuvent détrôner des vins plus connus dans les dégustations à l’aveugle. Ces producteurs peuvent donc monter en grade, bénéficiant d’un *.

D’une manière générale, le fait même d’être dans ces Classements implique une haute tenue qualitative. Les vins ne sont intrinsèquement pas comparables, le Classement ne fait donc que les situer les uns par rapport aux autres, selon l’évolution des millésimes. Les « premiers » des Deuxièmes Grands Vins classés, par exemple, sont très proches de la catégorie Premiers Grands Vins classés. Il faut donc bien sûr tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand cru, sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre cru, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix est excellent. Cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Dans tous les cas de figures, certains vins classés peuvent mériter mieux dans des millésimes précis (ils sont indiqués alors par un *).

L’évaluation d’un cru se fait sur de nombreux millésimes

Un « grand » vin, ou plutôt un vin digne de ce nom, se mesure uniquement sur son potentiel d’évolution, sa régularité qualitative, même dans des millésimes délicats comme 97 ou 92, ou difficiles à maîtriser comme 2007, 2003, 2002, ou 94. Ces critères sont la base même de ces Classements, remaniés chaque année, qui tiennent compte de l’évolution des millésimes précédents et peuvent être remis en cause par la qualité des prochaines cuvées et des prix.
La plupart des producteurs retenus ont été suivis depuis 30 ans, ce qui permet de se faire une véritable idée de la régularité qualitative. C’est la seule chose qui compte pour pouvoir juger tel ou tel cru, et ne pas se laisser prendre par une cuvée spécialement « arrangée ». Quelques châteaux repris récemment sont classés en tenant seulement compte des deux ou trois derniers millésimes, et leur évolution viendra conforter ou non leur place actuelle. Ils sont indiqués entre parenthèses pour l’instant, tout comme les propriétés qui viennent d’être reprises. Les Classements ne sont donc pas statiques : ils se veulent le reflet d’une situation globale dans une appellation, qui tient compte de paramètres fondamentaux : typicité des crus, caractéristiques propres, qualité des vinifications et de l’élevage, homogénéité et régularité qualitative des cuvées, évolution des millésimes, politique qualitative des propriétaires, rapport qualité-prix… Les absents le sont principalement quand les dégustations effectuées n’ont pas été suffisantes pour pouvoir situer le vin, le but n’étant pas d’en oublier volontairement.

Chaque Classement est propre à une région

Intrinsèquement, les vins ne sont pas les mêmes. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire de véritable comparaison avec tel ou tel autre. Aucun Classement n’est donc à comparer avec un autre, et il ne doit pas y avoir de rapprochement entre une région ou une autre. On se doute bien qu’un Premier Grand Vin Classé de Chinon n’est pas au même niveau qualitatif qu’un Premier Grand Vin Classé du Médoc. C’est au sein d’une même région ou appellation qu’il faut comparer les vins. Un Deuxième Grand Vin Classé du Languedoc ne joue évidemment pas non plus dans la même catégorie qu’un Deuxième Grand Vin Classé de Bourgogne. On peut décliner les exemples et on aura compris qu’un Beaujolais Classé n’est pas à rapprocher d’un Pomerol au même niveau dans son Classement propre, idem pour un Sancerre et un Pessac-Léognan, un Bandol et un Vosne-Romanée, un Minervois d’un Pauillac, etc. Ainsi, dans les Classements de Bordeaux et de Champagne, j’ai également classé les vins en deux catégories, « puissance » et « élégance », pour mieux prendre en compte justement le caractère propre de chaque vin et éviter des comparaisons hasardeuses.

Les Classements sont © Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Le Classement Provence-Corse

Encore pas mal d’éliminés tant de vins rouges m’ont déçu cette année, de moins en moins typés, de plus en plus “barriqués”, trop concentrés. À leurs côtés, un bon nombre de cuvées garantes d’un mal de crâne, en blancs, et aussi en rosés pour lesquels c’est la fuite en avant, tant ces vins semblent devenir l’eldorado. Et certains rapports qualité-prix sont tout bonnement inexcusables, dans les trois couleurs. C’est pourtant lui qui doit compter, associé à une typicité réelle, sans se laisser prendre au jeu des cuvées spéciales, où les raisins spécifiques à la région sont ridiculement remplacés par le Cabernet-Sauvignon par exemple (les bonnes exceptions sont rares).

Misez donc sur ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle ou Ugni blanc, dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux, élèvant des vins formidables dans toutes les appellations provençales. Ils sont dans les Classements 2010.

Mais, cette année, j’ai décidé, en-dehors de mes Classements habituels qui distinguent la qualité des vins, de récompenser -aussi- le vigneron (ou ses enfants), sa fidélité, sa passion, son enthousiasme, sa joie de vivre, sa simplicité, au travers de ce “Top Vins” exceptionnel. Tous les propriétaires du Guide n’y sont pas, bien sûr, et chaque année, ce Palmarès évoluera, d’autres entreront, quelques-uns sortiront, certains changeront de “Prix”, ou de hiérarchie… mais les places sont rares. 

Ces hommes et ces femmes savent ce qu’ils ont à faire, se passent d’un magicien pour fabriquer une cuvée (très) spéciale, et ne perdent pas leur temps à frimer ou en jonglant avec leurs tarifs… Respectant les anciens, ils travaillent, connaissent la force de leur sol, se servent à bon escient des techniques les plus modernes, sans perdre leur âme. Ils ont des valeurs, aiment leur vin, comme moi, comme vous. Et c’est tout ce qui compte.

Les Prix d’Honneur
Je les connais depuis quelque 20 à 30 ans (eux et/ou ceux qui les ont précédé, en ce qui concerne les marques et certains crus), certains ont été retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement. Pour preuves, des milliers d’autres, à raison de 300 à 400 par an, ont été éliminés… Eux, associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes… tout ce que l’on aime. Pas mal sont des amis.

Les Prix d’Excellence
D’autres grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis très longtemps. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour certains, 3 ou 4 ans, et ils atteindront le Prix d’Honneur.

Les Satisfecits
Les grandes satisfactions, ceux qui se distinguent depuis une dizaine d’années et dont le talent est confirmé. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence.

Les Lauréats
Les coups de cœurs de l’année (ou des dernières années). Ils élèvent des vins typés, qui atteignent bien souvent le haut de leurs Classements respectifs. Du solide, qui peuvent également “monter” en Satisfecits.

Les Espoirs
Les coups de pouce, ceux qui méritent d’être soutenus, qui sont depuis peu dans le Guide. Ne pas confondre avec les nouveaux sélectionnés de l’année, qui doivent faire leurs preuves.

Prix d’Honneur
Michel Bronzo (Bastide Blanche)
Famille Bunan
Jean-Louis Charmolüe (Romanin, ex Montrose)
Georges Delille (Terrebrune)
Jean-Luc Dumoutier (Olivette)
Mireille Ferrari (Malherbe)
Claude Jouve-Ferec (Lafran-Veyrolles)
Guy Tyrel de Poix (Peraldi)

Prix d’Excellence
Gérard Biancone (Rasque)
Alain Combard (Saint-André Figuières)
Jean-Louis Monzat (Cabran)
Michel Raoust (Maestracci)
José Salinas (Sauveuse)
Famille De Wulf (Jas d’Esclans)

Satisfecits
Gérald Lattugoni (Celliers Ramatuelle)
Baronne de Montrémy (Fontlade)
James de Roany (Beaulieu)
Famille Sumeire
Famille de Victor (Sanglière)

Lauréats
Laurent Bologna (Tournels)
Famille Di Placido (Loou)
Jean-Louis Masurel (Trians)
Sophie Moquet (Crémade)

Espoirs
Magali Laget (Rouillère)
Éléonore de Sabran-Pontevès (Lansac)

Le Top de l’année

58-5.jpgNOUVEAU : le Top Palmarès Vignerons 2010, Région Champagne

– Prix d’Honneur : 21
– Prix d’Excellence : 22
– Satisfecits : 29
– Lauréats : 24
– Espoirs : 5

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante.

54-3.jpgEt puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

2004.jpgComme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Veux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

Mon Classement 2010 (en ligne dans les prochains jours, voici le 2009) est entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.943.jpg

56.jpgLes Premiers Grands Vins Classés
Il y a 23 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour Roederer ou Pol-Roger de rester au “top” depuis longtemps, d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige” à 200 ou 300 €, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles que nous mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile.

61.jpgAux côtés de maisons incontournables (Charles Heidsieck, Gosset…), quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa, Veuve A. Devaux, Philipponnat). Deux nouveaux venus cette année : Bara et Pierre Arnould, où la force des terroirs de Grands Crus joue à plein, à des prix défiant toute concurrence. Bollinger et Laurent-Perrier sont mis entre parenthèses, surtout pour les prix, la qualité n’étant pas réellement mise en cause.

69.jpgChaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de ce Classement, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses, exceptions obligent : Krug, par exemple, atteint les sommets qualitatifs et des prix tout aussi majestueux (130 € environ pour la cuvée Réserve et 500 € pour le Clos du Mesnil) et je le mets pourtant en tête. C’est le meilleur (le rosé est formidable), selon moi, en faisant abstraction du prix, comme Petrus.

De Telmont, lui, bénéficie avec la cuvée O.R. 1735 d’un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel (55 €). Ils sont tous les deux au sommet, et l’un comme l’autre le méritent bien sans être “comparables”. Tout aussi méritante, la savoureuse cuvée des Caudalies de De Sousa (60 €), et l’extraordinaire cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck n’est “qu’à” 70 €. Le prix intervient donc logiquement dans cette hiérarchie, et cela explique que des maisons moins connues côtoient des marques plus réputées mais que des marques très réputées sont aussi à des prix très attractifs. C’est le plaisir qui compte, la régularité et… l’accessibilité.62-4.jpg

64-2.jpgCar les prix, cela compte, avec leurs différences : la très belle cuvée D de Devaux est beaucoup plus accessible en effet (50 €) que l’exquise cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier à 170 €… Ce sont pourtant deux grandes cuvées, procurant chacune un plaisir réel, et il y a donc bien une notion de prix qui doit entrer en compte pour “classer” l’une et l’autre. Faut-il donc payer parfois 2, 3, 5 fois plus cher ? Vous seul pouvez être juge.964-2.jpg

Les Deuxièmes Grands Vins Classés
C’est vraiment une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. 

Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un *), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables (Gonet-Sulcova, Charles Mignon, Delaunois, Bonnaire, De Lozey, Lombard, Prin, Pascal Leclerc-Briant, Gaston Chiquet, Vergnon, Rutat..), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage. Pierre Mignon, Jacques Busin, Legras et Haas et Maurice Vesselle atteignent également la tête de cette hiérarchie, ce qui les place à un haut niveau, très mérité.

À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Ralle, Drappier, Perseval-Farge, Gimonnet, Bourgeois, Laurent-Gabriel, René Jolly, Michel Lenique, Bardoux, Pierre Gobillard, Lancelot-Royer, Vautrain-Paulet, Prévoteau-Perrier, Bourdaire-Gallois, Philippe Dumont, Charpentier…).

690.jpgQuelques coopératives travaillent remarquablement (De Castelnau, Vincent d’Astrée, Beaumont des Crayères, Clérambault…) et peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste raison, des marques plus connues qui ne sont qu’une façade sur l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées sophistiquées… À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30 ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux…151.jpg

Les Troisièmes Grands Vins Classés
La plupart peuvent monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, d’autres, parfois, ont proposé des cuvées plus décevantes en dégustation, sur le plan de la qualité-régularité-prix.

Au top, le Chignin-Bergeron du Domaine Jean Vullien et Fils

Jean Vullien, fondateur du Domaine familial, est fils et petit-fils de vignerons savoyards. En 1973, avec Jeannine son épouse, il crée sa propre exploitation qui compte à ce jour 30 hectares de vignes en production, situés plein sud en coteaux, au pied du contrefort du Massif de Bauges, entre Fréterive et Chignin au cœur de la Combe de Savoie. En 1998 et 1999, leurs deux fils, David et Olivier diplômés de l’Ecole de Viticulture de Beaune, les rejoignent avec autant de promesses pour l’avenir en gardant la richesse du passé. Les vignes sont plantées sur un sol d’éboulis calcaire, un terroir de prédilection pour nos différents cépages. La diversité des cépages de notre domaine permet de satisfaire les plus fins palais. Notre fleuron, le Chignin-Bergeron, 100% Roussane, vin blanc vendangé à la main par trois tris successifs. Robe couleur or intense à reflets ambrés, nez à l’expression fleurie et gourmande : jasmin, narcisse et figue. Bouche franche, généreuse et élégante soutenue par sa matière qui se prolonge laissant une rondeur agréable. Vin blanc très apprécié par les gourmets et sur les grandes tables savoyardes. Servir à l’apéritif ou avec de noix de Saint-Jacques poêlées, un poisson au beurre blanc, des viandes blanches en sauves crémeuses, tarte tatin.

COORDONNEES
Nom du propriétaire : David et Olivier Vullien
Nom du responsable : David et Olivier Vullien
Adresse : La Grande Roue 73250 Fréterive
Téléphone : 04 79 28 61 58
Télécopie : 04 79 28 69 37
E-Mail : jeanvullien@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/jeanvullien
Site personnel : www.jeannvullien.com

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Au sommet, le Savennières du Domaine aux Moines

Le domaine Aux Moines est situé à La Roche aux Moines, superficie de 8 ha en Chenin et 0.80 ha en Cabernet pour notre Anjou village. Du moyen âge à la révolution ce domaine viticole a appartenu aux moines de Saint-Nicolas d’Angers, puis revendu comme bien national. Il connut divers propriétaires dont M. Benz des automobiles en 1926. Nous en sommes propriétaires depuis 1981, elle ne comptait alors plus que 4 ha de vignes. Nous avons apporté la parcelle que nous possédions sur la Roche aux Moines et nous avons acquis petit à petit d’autres parcelles toujours situées à La Roche aux Moines. Dès 1982 nous avons planté certaines parcelles, en gardant les vieilles vignes, et nous avons toujours pratiqué une culture raisonnée en enherbant tous les rangs de vigne. Nous avons rénové le chai en l’équipant de cuves Inox thermorégulées. Le parc à fûts de 400 litres est renouvelé tous les ans, mais notre objectif est plus de faire ressortir le terroir schisteux et le fruit du Chenin que le bois. C’est Tessa, ma fille, œnologue, qui vinifie seule à la cave dans la continuité de l’esprit maison : un vrai vin au féminin. Le Savennières 2006, au nez subtil, d’une belle persistance aromatique, à dominante de fruits frais (abricot) et d’amande, est un vin d’une belle persistance en finale.

COORDONNEES
Nom du propriétaire : Monique Laroche
Nom du responsable : Tessa Laroche
Adresse : La Roche aux Moines 49170 Savenières
Téléphone : 02 41 72 21 33
Télécopie : 02 41 72 86 55
E-Mail : domaineauxmoines@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/domaineauxmoines
Site personnel : www.domaine-aux-moines.com

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Le Pernand-Vergelesses du Domaine Marey Père et Fils

Domaine Pierre MAREY et Fils

Au sommet. Pierre et Éric Marey veillent avec amour sur leur joli vignoble de 10 ha. Les vins sont élevés en fûts de chêne et sont suivis par un laboratoire durant toute leur évolution. Les vins sont majoritairement vendus au domaine auprès d’une clientèle fidèle de particuliers, et le reste est expédié à la restauration, à des caves à vin, en France comme à l’étranger. Envoûtant Corton-Charlemagne 2006, où la suavité s’allie à une fraîcheur d’une grande intensité, avec des senteurs minérales et florales complexes, de belle évolution, un vin qui s’accorde aussi bien avec les crustacés que sur une escalope de veau à la crème. Le Corton Grand Cru 2006, aux arômes de cuir, d’épices et de framboise, avec des tanins souples mais très équilibrés, est de bouche onctueuse, à la fois fine et puissante, de fort belle évolution. Le 2005 est un grand vin aux tanins soyeux, solide et gras, d’une belle harmonie, complet, tout en bouche. Beau Pernand-Vergelesses Les Fichots Premier Cru rouge 2006, de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, épices…), associant gras et intensité, de bonne garde. Le 2005, une grande réussite dans ce millésime exceptionnel, est un vin épicé, riche et complexe, tout en bouche, agréablement corsé, de garde bien sûr comme cet autre Pernand-Vergelesses rouge Les Belles Filles 2006, aux tanins présents, riche et parfumé, bien marqué par son terroir, avec ces notes subtiles de pruneau confit, alliant structure et velouté en bouche, ample et gras, de garde. Goûtez aussi le Pernand-Vergelesses Sous Frétille blanc Premier Cru 2006, avec des arômes de fougère et de fruits frais, riche, savoureux et plein, bien typé.

Domaine Pierre MAREY et Fils

(PERNAND-VERGELESSES)
Pierre et Éric Marey
rue Jacques Copeau
21420 Pernand-Vergelesses
Téléphone :03 80 21 51 71
Télécopie : 03 80 26 10 48
Email : erichristine.marey@orange.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/domaine-pierremarey


LES VINS SELECTIONNES PAR REGION

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Listrac Château Fourcas-Dumont

Château FOURCAS-DUMONT

Un vignoble de 30 ha (sol argilo-calcaire avec majoritairement du Merlot, âge moyen du vignoble se situant autour de 30 ans). Remarquable Listrac 2005, au nez concentré, dense, typé, aux tanins souples, tout en bouche, aux connotations de groseille, de sous-bois et de cannelle, un vin puissant, de garde. Excellent 2004, associant structure et élégance, parfumé, dense, bien tannique, bien corsé, finement épicé, classique de son appellation, un vin riche et complet. Le 2003, avec des arômes de pruneau, de violette et de griotte fraîche, est un vin équilibré, de bonne bouche avec des tanins fondus, élégant et complexe. Le 2002, de robe soutenue, au nez subtil et intense, avec ces notes de cerise mûre, est de bouche fondue et puissante à la fois. À la suite, le 2001, qui réunit puissance et distinction, gras, charnu, d’une grande finesse, au nez subtil où dominent le cuir, la cerise et les épices, aux tanins denses et puissants, ample en bouche, d’une très jolie finale. Goûtez leur autre Listrac Château Moulin du Bourg, bien corsé, aux tanins souples, au nez complexe où se mêlent la griotte bien mûre et les sous-bois, de bonne garde.

Château FOURCAS-DUMONT

(LISTRAC)
SCA Château Fourcas-Dumont et Associés Lescoutra, Miquau
12, rue Odilon-Redon
33480 Listrac-Médoc
Téléphone :05 56 58 03 84
Télécopie : 05 56 58 01 20
Email : info@chateau-fourcas-dumont.com
Site : www.vinsdusiecle.com/chateaufourcasdumont
Site : www.chateau-fourcas-dumont.com