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Soyons clair : tout le monde se rappelle du temps exécrable de Juin à mi-aout 2007. Concernant la qualité du millésime, on pouvait s’attendre à une année très médiocre, qualitativement et quantitativement. Évidemment, quelques « devins », par mauvaise foi et/ou par ignorance, des « confrères »… se sont empressés de déniger le millésime. Pourtant, le mois de septembre a été déterminant. Voici ce qu’il faut donc retenir, succinctement, dans toute la France, en tenant compte que les rendements seront plus faibles :
1/. Les régions qui feront un grand millésime sans problème sont la Provence, le Rhône et le Languedoc, grâce au beau temps et surtout au mistral.
2/. Les vins blancs secs, partout (peut-être avec une exception, : l’Alsace, où il faudra frapper à la bonne porte), ont toutes les chances d’êtres superbes, à Chablis comme à Sancerre, en Bourgogne comme à Bordeaux.
3/. Les liquoreux, Sauternes en tête, mais aussi les vins de Loire, d’Alsace et du Sud-Ouest, seront exceptionnels, tant les vendanges tardives l’ont effectivement été, par la force des choses.
4/. Les vins rouges des régions où la qualité globale sera la plus « délicate » sont globalement ceux de la Loire, du Beaujolais, de la Bourgogne, du Sud-Ouest et de Bordeaux. Là, seuls les meilleurs vignerons, dans le strict sens du terme, c’est-à-dire ceux qui surveillent la vigne de près, ont réussi des prodiges, que cela plaise ou non. À Bordeaux, c’est vrai dans l’ensemble des appellations, car Merlot et Cabernets, se sont respectivement bien développés, et il serait naïf de dire que l’un s’est mieux comporté que l’autre. Il fallait aussi avoir de beaux terroirs pour espérer faire de bons vins, maîtriser ses traitements, travailler ses effeuillages, etc… les années plus difficiles faisant toujours la différence entre les territoires, et accordant une plus-value essentielle à la main de l’homme.
Pour Bordeaux, j’y vis, donc j’ai suivi toutes les étapes du 20 août à la fin octobre, à l’inverse de quelques idiots qui parlent d’un salon parisien ou de New-York… J’ai déjà goûté à Saint-émilion, dans les Graves… Eh bien, le 2007 sera un millésime où il y aura de tout. Pour les hommes et les femmes les plus rigoureux, ce millésime est vraiment savoureux, un vin de plaisir, un vin de vigneron, un vin de talent. Je ne résiste pas à vous passer l’interview par mon épouse, Brigitte, de mon ami Olivier Bernard, du prestigieux Domaine de Chevalier (sur la photo, dans ses vignes), qui sait de quoi il parle :
“C’est indéniable, c’est cette belle arrière-saison qui a fait le millésime. Tout a progressé doucement, nous donnant le temps d’attendre. Au Domaine de Chevalier, nous avons vendangé, les premiers Merlots début octobre et les derniers Cabernets-Sauvignons (superbes) le 17 octobre, ce qui est très tard. Nous avons assisté en 2007 à un cycle végétatif très long de 7 mois, du début avril à fin octobre. C’est ce long développement qui a été très positif pour le raisin. Dans les vignobles de l’hémisphère sud il fait parfois trop chaud, le cycle est très court, le raisin est rapidement “cuit ” et les baies sont souvent ramassées à des degrés trop élevés. Pour que les peaux s’affinent et que les tanins s’adoucissent, il faut un cycle long, une progression douce, constante, sans excès. Nous avons la chance, ici, d’avoir les conditions climatiques idéales pour faire de grands vins. Il faut un parfait équilibre naturel entre fraîcheur nocturne et ensoleillement le jour, brouillard le matin et sécheresse au zénith.

Autant, il faut de grands années chaudes pour faire de grands rouges, autant pour les blancs, les années trop chaudes ne sont pas favorables. Le 2007 sera l’un des plus grands Domaine de Chevalier Blanc. Une très bonne acidité, beaucoup de fraîcheur, un équilibre magnifique qui promet de la complexité et de l’élégance, une explosion de fruits (pamplemousse, rose, citron, coing, ananas), un vin très complet, une grande expression du millésime.”

Château BARRÉJAT
Superbe Madiran cuvée des Vieux Ceps élevé en fûts de chêne 2003, puissant et coloré, aux arômes très caractéristiques où dominent les fruits cuits et les sous-bois, allie structure et élégance en bouche, velouté, et poursuit sa très bonne évolution.
CAVE DE CROUSEILLES
Coup de cœur pour ce Madiran Château de Crouseilles 2003, coloré, très harmonieux, très équilibré, avec des arômes de cassis mûr, d’épices, dense, puissant et structuré, très savoureux, de très bonne garde.
Cru du PARADIS
Propriété familiale sur des sols argilo-calcaires et gravettes. Beau Madiran Prestige 2003, un vin qui allie puissance et souplesse, riche et fin, bien structuré, complet et très parfumé, réussi, de bouche harmonieuse et bien persistante.
Château de PEYROS
Les vignes (26 ha), bénéficient de la situation orientée face aux Pyrénées, sur le sol très caractéristique du terroir de l’appellation. L’encépagement a été réalisé en fonction des sols : Tannat et Cabernet franc. Savoureux, ce Château Peyros 2003, marqué par des notes de fruits noirs et des touches finement épicées, de bouche riche et ample, aux tanins fondus, alliant structure et fondu. Puissant,
Domaine PICHARD
Un domaine au sol maigre, silico-argileux, très caillouteux où l’exposition plein sud à mi-coteau, permet d’obtenir des vins de très grande qualité. On élève ici des vins de tradition, proposant une gamme de millésimes sur 10 ans et plus, ce qui est très rare. Un beau Madiran 2003, très coloré, bien charnu, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de cuir et de mûre, fondu, intense, à la fois riche et fin, prometteur.
Une référence avec leur Côtes-de-Provence rouge cuvée de la Vigne Haute 2005 (60% Mourvèdre et 40% Cabernet-Sauvignon), très bien élevé 16 mois en cuves et en barriques de chêne neuves pendant 6 mois, un vin de bouche charnue, de belle robe grenat, riche et structuré, au nez persistant où dominent des notes de cassis et de griotte, d’excellente évolution, à ouvir sur une daube. Leur autre Côtes-de-Provence rouge cuvée de la Muraille allie rondeur et structure. Très joli rosé cuvée du Pont Romain 2006 (40% Grenache, 25% Syrah, 25% Mourvèdre et 10% Cinsault), de belle teinte, tout en bouche, fruité, aux notes de framboise et de rose, à déguster sur des sardines grillées. Le blanc cuvée des Restanques, provenant d’une fermentation en fûts de chêne, est très charmeur, richement bouqueté, élégant, de bouche persistante.
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Jean-Jacques Vincent a passé sa vie à développer et à valoriser les 30 ha de vignes, et a créé avec son fils, Antoine, une maison de négoce “Jean-Jacques Vincent et Fils”. Ce sont maintenant ses enfants, Antoine et Bénédicte, représentant la cinquième génération, qui prennent la suite, Jean-Jacques Vincent restant pour les conseiller.
“Nous sommes très satisfaits des derniers millésimes produits sur la propriété, précise Antoine Vincent, la nature a été clémente, nous offrant de beaux étés et des vendanges sous le soleil, que demander de mieux ! Les raisins avaient un tel potentiel que ce fut un bonheur de les vinifier dans notre superbe chai qui bénéficie d’un équipement technique très perfectionné et nous permet de maîtriser parfaitement la qualité de la production. Je rends hommage à mon père qui a toujours su investir au service de la qualité, c’est d’ailleurs notre mentalité familiale, notre état d’esprit. Nous avons su donner une impulsion nouvelle à la maison de négoce “Jean-Jacques Vincent et Fils” en adjoignant aux vins des domaines familiaux, d’autres vins sélectionnés dans les vignobles voisins. Un métier où il faut avoir un certain savoir-faire, une expérience, un recul, une connaissance que mon père a su intelligemment transmettre à ses enfants pour assurer la bonne continuité de l’entreprise.”
“Mon père est toujours présent, poursuit Bénédicte Vincent-Tuimder, il a un rôle de conseil et participe aux dégustations, sélections, assemblages, mais, depuis 2003 c’est mon frère Antoine qui vinifie. Il a reçu la même formation que mon père et a étudié dans une école d’ingénieurs agronomes puis a intégré Purpan à Toulouse, où il a préparé un diplôme national d’œnologie. Il a vinifié dans tous les vignobles français et même aux États-Unis, à Long Island, où il vinifiait du Chardonnay. Pour ma part, je m’occupe surtout des particuliers, de la communication et des relations avec la presse. Nous accueillons au Domaine beaucoup de visiteurs, des amateurs et des groupes. Mon mari, Philip Tuimder, travaille avec nous depuis 2004, comme directeur commercial en France et à l’export.
La force de Château-Fuissé ce sont nos trois monopoles : “Le Clos”, “Les Combettes”, “Les Brûlés”, trois parcelles individuelles reconnues par l’INAO pourr l’excellence de leur terroir argilo-calcaire, leur bonne exposition et la production de vins très qualitatifs, une distinction un peu équivalente à celle de “Premier Cru” de Bourgogne. Nous sommes les seuls propriétaires de ces trois parcelles qui représentent 10% de notre surface totale. Ces trois terroirs ont l’avantage d’avoir des caractéristiques très différentes. “Les Brûlés” est un terroir exposé au sud sur des sols argileux produisant des vins riches, volumineux. “Les Combettes”, avec un terrain plus calcaire donnent des vins avec plus de minéralité. “Le Clos”, la parcelle juste derrière la maison, close de murs, a beaucoup de complexité due aux 50% d’argile et 50% de calcaire. Nous vinifions et vendons ces trois monopoles Pouilly-Fuissé séparément. Nous avons aussi nos cuvées d’assemblage de parcelles Château-Fuissé Tête de Cru et Château-Fuissé Vieilles Vignes. Si on définissait le style des vins du Château-Fuissé, on pourrait dire que l’on est tout de suite séduit par la complexité et la minéralité des vins, la fraîcheur naturelle et la finesse, c’est “l’effet terroir”. Plutôt que les vins volumineux, on privilégie les vins plus purs, et pour cela, on vinifie en bloquant les fermentations malolactiques pour préserver cet équilibre acide naturel. Ce qui nous caractérise aussi, c’est la production de vins de garde d’une grande complexité qui évoluent merveilleusement bien.”
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Toujours au sommet. Un vignoble familial de 10 ha qui existe depuis plusieurs générations. Monique et Roger Jaffelin s’installèrent en 1950 et agrandirent le vignoble. Yves et Pierre, leurs 2 fils, perpétuent la tradition avec ce Corton-Charlemagne 2004, un grand vin racé où s’entremêlent les fruits frais, les épices, le pain grillé et la vanille, vraiment exceptionnel, qui demande du caviar ou une viande blanche à la crème et aux morilles, un vin qu’il faut savoir attendre pour profiter de son potentiel réel. Le Pernand-Vergelesses Premier Cru Les Fichots rouge 2004, au nez complexe avec des notes de fruits rouges bien mûrs, de jolie bouche, idéal sur une viande rôtie. Excellent Pernand-Vergelesses Premier Cru Creux de La Net rouge, un beau vin concentré, au parfum de cerise et de sous-bois, d’une grande finesse. Le Pernand-Vergelesses Premier Cru blanc Creux de la Net 2004 est de couleur jaune clair, aux arômes de fruits frais, parfumé, tout en nuances, qui emplit bien la bouche. Goûtez aussi leur Beaune Premier Cru Bélissand 2003, une réussite comme ce Savigny-lès-Beaune Les Pimentiers, un vin très équilibré avec des arômes persistants de fruits mûrs et de sous-bois. Très charnu en bouche.
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Coup de cœur pour ce Brouilly 2005, d’une robe rouge cerise limpide, un nez de griotte mais aussi avec des arômes de cassis et de pivoine et une bouche fraîche aux tanins biens fondus, un vin qui demande une cuisine riche. Le 2004 est un vin de couleur profonde, bien typé, aux notes de mûre et de violette, de charpente équilibrée, très charmeur, de bouche charnue et persistante, d’excellente évolution.
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Superbe Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Baron 2005 (50% Grenache, 45% Syrah, 5% Mourvèdre). Robe rouge rubis intense. Reflets violine. Nez expressif sur des notes de fruits noirs (cassis, cerise bigarreau), de bâton de réglisse et de plantes aromatiques (muscade, laurier sauce). Belle complexité. Équilibre en bouche riche et dense, avec de la chair et de la consistance. Agréables sensations de sucrosité. Très gourmand malgré une structure tannique étoffée. On retrouve les notes de fruits noirs ainsi que la composante réglissée qui s’oriente vers le zan à la violette, un vin complexe et complet. Cuvée du Baron 2004 (45% Grenache, 40% Syrah et 15% Mourvèdre) : très belle robe dense et profonde rouge bigarreau à reflets violines, nez très expressif de fruits noirs (cerise, cassis, mûre sauvage), belle sucrosité, touches légèrement épicées et balsamiques, bouche charnue et riche. Tanins remarquablement fondus et soyeux d’une forte concentration. Vin très fruité, avec des notes de réglisse et de zan à la violette. Très belle longueur avec une finale onctueuse. Château Fortia Blanc 2005 : (60% Clairette, 30% Roussane, 10% Grenache blanc). Robe brillante, jaune pâle à reflets or et vert. Nez expressif au fruité complexe : ananas au sirop, fruits exotiques mûrs (litchis). Bouche charnue. Beaucoup de gras et d’onctuosité. Finale minérale et délicatement réglissée. Mérite une légère aération avant le service afin d’exprimer au mieux son fruit. Le Château Fortia Tradition 2005 (75% Grenache, 25% Syrah, 5% Mourvèdre), de robe rouge rubis à reflets bleutés, au nez intense à dominante de confiture de fruits rouges (fraise), légèrement épicé, est de bouche généreuse. Finale sur des tanins fondus et enrobés. Sensations aromatiques plus mûres, fruits à l’eau-de-vie, poivre vert, réglisse. Le Tradition 2004 (95% Grenache, 5% Syrah) est typé, associe couleur et matière, au nez à dominante de fruits frais et d’humus, riche et subtil, de bouche dense.
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Faites-vous plaisir avec leur Saumur rouge 2005 (95% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon issu d’un sol argilo-calcaire, passage en barriques de chêne pour 30% avant assemblage), un vin corsé et gras, aux tanins puissants, très équilibré, bien persistant, au nez où dominent les épices. Beau Saumur blanc 2005, au nez ample (fleurs blanches, pêche), tout en persistance, avec une note de fraîcheur caractéristique, tout en finesse. Leur Clos de l’Etoile rouge 2005 est très réussi, au nez puissant et subtil à la fois, de belle charpente, tout en bouche, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire…), dense, complexe comme il se doit. Savourez aussi Le Clos de la Rue Blanc sec 2005, marqué par son terroir, au nez subtil (fleurs blanches, pêche…), tout en rondeur et persistance, avec une note de fraîcheur séduisante. À la suite, ce remarquable Saumur cuvée Spéciale Comte de Colbert brut Méthode Traditionnelle (60% Chenin, 20% Cabernet franc et 20% Chardonnay, vendanges manuelles, rendements réduits, pressurage traditionnel, extraction des premiers jus, seconde fermentation en bouteilles pendant un an), une cuvée ample et généreuse, une valeur sûre où l’on retrouve des nuances d’agrumes mûrs, de mousse friande. À la tête des Premiers Grands Vins Classés, donc.
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Au sommet. Domaine de 9 ha exploité par les frères et sœur Philippe, Christophe et Catherine Jomain. Pratique de la lutte raisonnée, vendanges manuelles, vins élevés en fûts de chêne et vinifiés de manière traditionnelle… Vous aimerez comme nous leur Puligny-Montrachet Premier Cru Les Combettes 2004, encore jeune, aux arômes de noisette et d’amande grillée, de robe jaune pâle aux reflets d’or, puissant et élégant à la fois, idéal sur une langouste (beau 2002, qui se goûte parfaitement aujourd’hui). Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Pucelles 2004 est remarquable, aux arômes de fruits frais, tout en nuances, avec des notes de chèvrefeuille, un vin ample qui emplit bien la bouche, très bien équilibré, parfumé et souple. Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Referts est dans la lignée, riche au nez, avec des notes de rose et d’aubépine, intense, à la fois charpenté et distingué, d’une belle onctuosité et d’une finale intense. Goûtez aussi l’Auxey-Duresses rouge 2002, ample et distingué, aux notes de cerise confite et de sous-bois, de très bonne garde, et le Saint-Aubin Premier Cru blanc Les Frionnes, très parfumé, aux arômes de fleurs d’acacia, typé, au nez subtil, de bouche harmonieuse, vraiment charmeur.
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Classé 1er Grand Vin, tant la qualité de ce cru s’associe à une gamme de prix vraiment très attractifs, ce qui est de plus en plus rare ici. Les enfants de Paul Quié, Anne-Françoise et Jean-Philippe, se passionnent comme lui pour ce superbe Margaux 2005, coloré, très réussi, structuré, élégant, avec des tanins veloutés, qui allie distinction et richesse, de belle garde, naturellement. Le 2004, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, allie finesse et structure, ample et persistant en bouche, un vin d’une grande distinction, vraiment très prometteur. Le 2003 est de belle robe pourpre, au nez puissant et subtil, aux connotations de cassis mûr et de truffe, fondu mais puissant, avec des tanins riches et veloutés à la fois, tout en charpente. Le 2002, riche, charmeur, bien marqué par son terroir, est parfumé, aux notes complexes où dominent les épices et l’humus, encore bien jeune, naturellement. Très beau 2001, au nez de griotte et de truffe, bien charpenté, ample en bouche, aux tanins savoureux et puissants à la fois, avec une finale de cassis mûr, un vin racé, de garde. Le 2000 est dans la lignée, de couleur pourpre, alliant souplesse et richesse, aux notes de fruits mûrs avec des nuances de cuir et de cannelle en bouche, un vin racé et puissant, également prometteur. Le 99, intense, est harmonieux, aux notes de sous-bois et de griotte mûre, de bouche ample et fondue, classique de ce millésime, de très bonne évolution comme ce 96, dominé par les fruits rouges surmûris et les sous-bois, un vin au nez intense, de bouche savoureuse.
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Une place toujours très enviable dans le Classement 2008 pour ce domaine de 25 ha (moitié Cabernet, moitié Merlot), entièrement restructuré (construction d’une cuverie moderne, d’un chai à barriques…). Beau Haut-Médoc 2004, un vin dense où domine l’élégance et la finesse, aux notes de truffe et de fraise des bois, prometteur. Le 2003, velouté, souple avec une attaque fruitée de petits fruits rouges, est un vin gras, équilibré, aux tanins amples. Le 2002, riche en couleur, où se mêlent la griotte et l’humus, dense, aux tanins soyeux, de très bonne charpente. Remarquable 2001, très aromatique, d’une belle structure, avec beaucoup d’élégance, aux notes de fruits, de cannelle et d’humus, très équilibré au nez comme en bouche. On se fait aussi plaisir avec le 2000, qui commence à s’ouvrir, gras et complexe, intense et charmeur, bien marqué par son terroir, riche en couleur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits mûrs et les sous-bois, de bouche puissante comme ce 98, très classique. Le 99 est très réussi, tout en charme, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé à la fois, gras, complexe, de bonne évolution comme ce 96, aux notes giboyeuses, d’un beau rouge profond, riche en bouche, ample et structuré, d’une belle finale.
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Pascal Leclerc peut être fier de sa politique qualitative, alliée à un dynamisme indéniable. On le voit avec son Champagne Les Crayères, une réussite, au nez minéral dominé par les agrumes frais, ample et bouqueté, de mousse abondante, tout en rondeur, de bouche fruitée et persistante, idéal au cours d’un repas, tout en harmonie. Beau Clos des Champions, qui associe la vivacité du Chardonnay à la longueur du Pinot noir, de robe dorée, d’une grande finesse, au nez de fleurs, très harmonieux en bouche, à privilégier à l’apéritif. Le Champagne Les Chèvres Pierreuses dégage des nuances de fleurs blanches et de miel, d’une belle couleur or, avec des arômes bien présents de fruits mûrs, des notes de tilleul et de miel, finement bouqueté et parfaitement charpenté, d’une grande élégance. Le Champagne Blanc de blancs La Croisette Collection Les Authentiques est une cuvée ample et parfumée, de bouche fruitée, légère et ronde à la fois, tout en charpente, au fruité complexe, un vin généreux, très rond, de mousse persistante, vraiment charmeur.
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Dégusté sur place, ce Saint-Émilion GCC 2004, vraiment exceptionnel, d’une belle robe pourpre et limipide, au nez de fruits noirs, de réglisse, un vin long, rond, plein, généreux et élégant, très fin et très prometteur. Le 2003 est très représentatif de ce grand millésime. richesse et complexité le caractérisent. Couleur pourpre, nez confit, tanins harmonieux, un grand vin typé, au nez dominé par les petits fruits noirs (cassis), le cuir et la truffe, de grande évolution. Le 2002 est très classique. Beau vin ample et dense, aux tanins puissants et fins à la fois, gras, un vin très parfumé (notes de fruits frais, de sous-bois, d’épices…), alliant finesse et charpente, d’excellente évolution. Le 2001 où puissance, distinction et densité s’entremêlent dans ce vin complexe. D’une belle robe de couleur intense et soutenue, d’un très bel équilibre en bouche, un vin très riche et très charmeur, aux nuances de myrtille une remarquable réussite où l’on retrouve toute l’élégance de La Marzelle, très bien élevé (50% de barriques neuves). Très beau 2000, un grand vin charnu, épicé, de bouche soyeuse, riche et corsé, concentré, aux tanins fermes et ronds à la fois, avec une très jolie finale légèrement poivrée, de très bonne évolution. Le 99 est l’une des plus belles bouteilles de l’appellation dans ce millésime. Typé, parfumé (griotte), fondu, d’une grande harmonie en bouche, avec ses notes fumées et réglissées, des tanins mûrs et suaves, tout en onctuosité, superbe actuellement. Très beau rapport qualité-prix-typicité.
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Le Château de Lgagnac s’efforce depuis plus de trente ans d’offrir à ses clients des vins de qualité à des prix accessibles… Francois-Thomas Bon, responsable des vinifications, a su tirer profit d’un terroir bien spécifique marqué par la présence de calcaire fossilifère (il est fréquent de trouver des fossiles du quaternaire), sur lequel des porte-greffes soigneusement choisis, des sélections parcellaires et des rendements de production très limités, lui permettent d’extraire des qualités optimums et de produire des cuvées, comme Eos, qui surprennent par leur potentiel. Une ouverture de la gamme de production s’est concrétisée par la création d’une marque, Tricépage, déclinée en Rouge, Blanc et Rosé. Un assemblage des trois cépages traditionnels à pourcentage égal et la présentation ludique de la bouteille sont de nature à apporter à une clientèle moins traditionnelle des plaisirs et une découverte.
Très belle cuvée Eos 2003, intense, aux notes de cassis mûr et d’épices, un vin puissant et harmonieux, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche complexe et persistante. La cuvée Eos blanc est l’une des plus jolies bouteilles de l’appellation dégustées cette année, finement bouquetée avec des notes de noisette, un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité, d’une finale longue aux nuances délicates d’agrumes mûrs.

L’Alsace est l’exemple caractéristique des grandes régions vinicoles et gastronomiques françaises où le mariage des vins et des mets peut surprendre le plus. Bien sûr, on connaît les spécialités du pays, les choucroutes, les fromages, les charcuteries ou le kouglof, et l’intensité aromatique des grands crus, alliant finesse et richesse en bouche. On se doute bien qu’un vin d’Alsace se déguste aussi avec des crustacés ou des fruits de mer mais on oublie parfois l’extraordinaire osmose d’un Muscat avec des asperges, par exemple. Les vins peuvent se boire pratiquement tout au cours d’un repas. Sur la choucroute (Riesling), avec une sole meunière (l’Alsace est riche également de poissons de rivière), avec des crustacés. Plus original, le fameux “poulet au Riesling”, une blanquette de veau à l’ancienne. La puissance de son bouquet et sa persistance aromatique en bouche place le Gewurztraminer comme un apéritif idéal. Il est superbe (comme le Tokay Pinot Gris) avec un pâté en croûte ou une terrine de foies blonds, ainsi que sur la tarte flambée. Les Vendanges Tardives se savourent sur un foie gras d’oie d’Alsace, au naturel ou en brioche, et sur des fromages forts comme le maroilles, le munster ou le roquefort.



Le domaine s’étend sur 50 ha de vignobles dans les grands climats de la Côte Chalonnaise et 10 ha de Premiers Crus. Remarquable Mercurey Premier Cru Clos l’Évêque rouge 2003, de robe rubis intense, avec des arômes de fruits surmûris et d’épices, complexe, d’une très belle charpente, aux tanins riches et soyeux à la fois, un vin bien corsé, tout en bouche, de très bonne garde comme cet autre Mercurey Clos des Corvées rouge 2003, de couleur grenat, charnu et typé comme nous les aimons, associant finesse et structure en bouche, un vin gras, intense, très équilibré, idéal sur une cuisine assez riche. Goûtez aussi le Mercurey rouge cuvée Vieilles Vignes 2003, assemblage des meilleures parcelles de vieilles vignes, vendanges manuelles et élevage en fûts dont 20% de neufs, de couleur rubis, ample et parfumé (fraise des bois, épices), corsé, aux tanins équilibrés, ferme et persistant, de très bonne évolution. Excellent Rully La Chatalienne blanc 2004, avec ces notes de fleurs et de noisette bien caractéristiques, de jolie teinte, intense au nez comme en bouche, ample, distingué, associant vivacité et suavité, très bien élevé. Beau Mercurey blanc cuvée Les Vieilles Vignes des Ormeaux 2004, issu de vignes plantées en 1939 et d’une vinification en fûts dont 15% de neufs, fondu en bouche, au nez intense où dominent le musc et l’aubépine, tout en harmonie, de bouche persistante, idéal sur un bar au beurre blanc. Remarquable rapport qualité-prix-typicité.


Un vrai vin, c’est tout ce que l’on demande. Un vin vraiment marqué par son terroir, sans fioritures, un vin aux arômes naturels de fruits ou de fleurs, pas un produit qui “pue” le bois, un vin distingué, tout en rondeur, pas un vin confituré, concentré à outrance, etc. Vous l’avez compris, il s’agit de savoir choisir désormais entre un vin digne de ce nom et un autre, tant on peut déboucher des bouteilles chères et décevantes, d’un cru renommé comme d’un vin de pays. La mode, la facilité, l’aseptisation du goût sont monnaie courante dans tous les vignobles et nous devons, aujourd’hui plus qu’hier, soutenir les vignerons qui pensent comme nous.
Globalement -vous lirez tout cela en détail dans le Guide- un bon nombre de vins rouges (bordelais certes, où le phénomène est exacerbé, mais pas seulement, le Languedoc, et même la Bourgogne suivent) sont en effet “sans âme ni vertu”, flatteurs mais inintéressants, “putassiers” étant le mot juste. Pour les blancs, on va vers une exagération de la rondeur au détriment de l’acidité (en Alsace comme dans la Loire) et, là aussi, la typicité est “gommée”. Ceux qui élèvent ces vins jouent le jeu de la mondialisation du goût, face à laquelle, faute d’originalité, nous ne pouvons que perdre si l’on se met en concurrence avec des vins australiens, chiliens ou autres, qui n’attendent que cela.
Franchement, c’est quand même mieux de déboucher un Sancerre qui développe ces nuances de “silex”, un Bandol où le Mourvèdre s’épanouit, un Saint-Julien marqué par l’élégance, un Pomerol par son sous-sol de “crasse de fer” ou un Gevrey-Chambertin aux notes giboyeuses…
Voilà pourquoi nous devons continuer à combattre les vins sans originalité, standardisés, au même titre que le poulet ou le pain sans saveurs. Notre force, c’est d’avoir notre originalité, cette spécificité rare, qui, du plus grand des grands crus au vin le plus modeste, signe un vin original, artisanal, dans son sens le plus noble. On est loin de l’arrogance, de la frime des chais flambants neufs, de l’épaisseur d’un dossier de presse ou de ceux qui ne pensent qu’à engranger des sous.
Propriété de 37,92 ha. Vous apprécierez comme nous ce Sauternes 2004, séduisant par son nez de fruits confits, ample et riche en finale, bien persistant, de bouche complexe (noix, fruits macérés), harmonieux, onctueux. Le 2003, qui possède un style qui lui est propre, est un vin savoureux, au bouquet fleuri, avec ces notes caractéritiques de noisette et de miel, alliant souplesse et structure, riche et puissant, de très belle garde. Beau 2002, tout en bouquet, fin et savoureux, dense et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes de pain grillé, un vin qui s’accorde très bien sur une viande blanche ou des ris de veau. Superbe 2001, très parfumé (rose, musc, amande grillée…), frais et onctueux à la fois, très bien équilibré, de bouche pleine, un vin qui poursuit sa belle évolution.
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Le Champagne Pierre Arnould, est une maison familiale située à Verzenay, Grand Cru classé 100%. Le vignoble, basé sur Verzenay, est principalement planté en Pinot noir, qui confère aux cuvées des notes fruitées et leur apporte du corps. Remarquable cuvée Aurore, puissante et savoureuse, un Champagne tout en finesse, de belle complexité aromatique où se décèlent des nuances de citronnelle, de brioche et d’abricot frais, équilibré, de mousse fine et persistante, d’une belle harmonie, tout en fruit et distinction, ample, de mousse soyeuse. Beau brut Millésime 98, d’une belle couleur or, avec des arômes bien présents de fruits mûrs, des notes de tilleul et de miel, souple et bouqueté, toujours très charmeur au nez comme en bouche. Le brut Grand Cru Sélection (75% Pinot noir et 25% Chardonnay, vieillissement en cave durant 2,5 à 3 ans) est une cuvée alliant finesse et structure, une bonne rondeur et un bouquet très aromatique aux connotations de fleurs blanches fraîches et de citronnelle, le tout à des prix vraiment très abordables.
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Un domaine constitué d’une vingtaine d’hectares où le sympathique Nicolas Brock s’attache à élever des vins racés, respectueux de la nature, ce qui ne peut que nous séduire. On le voit bien avec son superbe Sancerre Vieilles Vignes La Montagne Noire 2004, de bouche puissante, aux connotations complexes où dominent les fleurs (aubépine, genêt), un vin riche et très harmonieux, qui mérite une cuisine élaborée comme un bar. Son Sancerre rouge est coloré, aux tanins mûrs, aux arômes de framboise et d’épices, à la fois intense et souple. À la suite, ce Sancerre blanc 2005, typé, complexe, tout en persistance aromatique, alliant finesse et suavité, aux notes persistantes d’amande fraîche et de pêche blanche. Remarquable Sancerre Domaine de Sarry 2005, de bouche puissante et distinguée, ample, bien marqué par son terroir, alliant finesse et persistance, une réussite.
Ce domaine a été racheté par Pierre et Nicole Guénant en 2002. Depuis, ils ont tout mis en œuvre avec efficacité pour propulser ce vignoble et ses vins au plus haut niveau. Pour cela, ils ont investi 3 millions d’euros dans les caves et la vigne, et se sont adjoints les conseils d’éminents spécialistes pour tirer le meilleur potentiel de ce terroir basaltique très particulier.
Avec ses 130 ha de vignes plantées au cœur de l’immense cratère éteint de la Trévaresse, à 350 m d’altitude, Château Beaulieu est l’un des plus vastes domaines des Coteaux-d’Aix-en-Provence.
Ces vignes, comme celles du Château des Gavelles, sont les premières à avoir été certifiées “Agriculture raisonnée” dans les Bouches-du-Rhône (9 septembre 2005).
Le travail dans les chais fait l’objet d’une traçabilité détaillée suivie au jour le jour par un contrôleur qualité et un œnologue-vinificateur maison.
Château Beaulieu Cuvée Bérengère rouge et rosé. Cette cuvée, issue des meilleurs terroirs, bénéficie dans les deux couleurs, d’un élevage bois de 12 mois.
Château Beaulieu rouge, rosé et blanc, le cœur de la gamme, propose des vins d’expression classique du terroir et du savoir-faire du domaine.
Goûtez aussi “La Provençale”, rosé et blanc, des vins tout en fraîcheur provenant de raisins issus des terroirs de terre volcanique.
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J’avoue une attirance toute particulière pour la Sicile. Sauvage, à la fois magique et austère, l’île possède ce charme indéfinissable qui crée les légendes. En réalité, la force de la Sicile a toujours été intimement liée à celle de ses habitants même si l’influence de chaque peuple a su marquer une empreinte particulière, des Grecs aux Arabes.
Déjà au VIIIe siècle avant J.-C., la production, la consommation et le commerce du vin rapprochaient la civilisation punique installée en Sicile occidentale et la civilisation grecque installée en Sicile orientale. Les amphores à vin puniques et monnaies grecques sur lesquelles sont gravées des grappes de raisin en témoignent. Un cépage de qualité, présent encore aujourd’hui dans l’île, le Grecanico, fut introduit par les colons grecs. Les vins de l’Etna, célébrés par Homère, Tucidide, Virgile et Tacite, étaient déjà considérés comme le “nec plus ultra” des produits de la vigne, cinq siècles avant notre ère. Au IIIe siècle avant J.-C., la Sicile devint romaine, et l’empire permit aux vins d’arriver jusqu’en Gaule. On a d’ailleurs retrouvé à Pompéi, la ville ensevelie par l’éruption du Vésuve, des jarres de vin sicilien qui faisaient concurrence aux vins locaux de Campanie. Pendant les siècles suivants, les premiers de la période chrétienne, la structure du latifondium permit une nouvelle expansion. Lorsqu’au IXe siècle les Arabes arrivèrent en Sicile, la vigne ne fut plus cultivée pour produire du vin, mais la viticulture fit cependant un nouveau pas en avant : en effet, les Arabes cultivèrent beaucoup de raisin de table, créant l’industrie des raisins secs et introduisant le cépage Zibibbo (dont l’origine vient de zibib, nom d’un chef arabe).
La viticulture et la production du vin revivent sous l’impulsion des Normands, puis des Souabes, s’accentuant encore sous les dominations aragonaise et espagnole, c’est-à-dire jusqu’au XVIIIe siècle. Sous les Bourbons, le vin sicilien franchit réellement les frontières de l’île (confer texte sur le Marsala). Ensuite, phylloxéra oblige, il faut attendre les années 1960 pour pouvoir parler d’une relance réelle de la viticulture sicilienne, qui a reconverti ses structures pour obtenir des vins nouveaux (s’il en est), comme en Sardaigne. Oublié l’arbrisseau à régime sec, ce système mycénien remontant à plus de 30 siècles, et remplacé ipso facto par des systèmes de plus vaste extension comme les espaliers et les baches pour diminuer la chaleur du terrain due au soleil et pour mieux conserver l’arôme du raisin que le climat ensoleilllé a une fâcheuse tendance à dégrader. Bien sûr, l’irrigation des vignobles, qui supprime les aléas climatiques et la sécheresse, a enlevé à la viticulture de l’île ses angulosités, certains diront sa spécificité, et a ravi aux zones tempérées le secret de la maturation graduelle, subtile, permettant une production œnologique de qualité. C’est vrai que sous l’impulsion de son efficace Istituto Regionale della Vite e del Bino (Institut Régional de la vigne et du vin), créé en 1950, la Sicile adapte depuis une dizaine d’années son patrimoine de raisins, choisissant attentivement les vignes, sélectionnant parmi les cépages ceux qui s’adapteront le mieux au soleil sicilien, comme les Inzolia, Catarratto, Malvasia de Lipar, Grappato de Vittoria ou Nera d’Avola, rejoints depuis peu par des cépages extérieurs. Toute la région se mobilise pour trouver de nouveaux débouchés et pour optimiser la distribution. Aujourd’hui, en dehors d’une production importante de vins de table, le pays produit 9 vins à appellation d’origine contrôlée et 11 bénéficiant d’une indication géographique. Les provinces vinicoles les plus importantes sont Trapani, Agrigente et Palerme.
- Les vins blancs
Parmi les vins blancs (11° à 11,5°), les appellations sont l’Etna Blanc (cépage Carricante), produit comme son nom peut l’indiquer aux pieds de l’Etna, et le Vin Blanc d’Alcamo, produit sur le territoire d’Alcamo et dans les communes situées entre les provinces de Palerme et de Trapani (prédominance du cépage Caratto Lucido).
- Les vins rouges
Trois appellations à découvrir : le Faro, produit dans le territoire de la commune de Messine, utilisant des raisins de Nerello Mascalese et de Nerello Mantellato , le Cerasuolo di Vittoria, produit surtout dans le territoire classique de Vittoria, Acate, Chiaramonte, Comiso et utilisant des mélanges de variétés composées de Frappato di Vittoria et de Calabrese, avec une tolérance allant jusqu’à 10 % maximum de Nero Grosso et Nerello Mascalese. A noter, le bon Etna rosé, connu déjà au temps d’Ulysse.
- Les vins de dessert
Vous l’aurez deviné, l’île est surtout connue pour son Marsala qui mérite une place à part (voir plus loin), produit en Sicile occidentale. Les autres DOC sont le Moscato di Noto, le Moscato di Siracusa, le Moscato di Pantelleria et la bonne Malvasia des îles Lipari. A part le Moscato di Pantelleria, obtenu avec le raisin Zibibbo, un beau vin exceptionnel en demi-doux ou doux, tous les autres vins sont obtenus avec leur raisin homonyme.
Le Marsala
Le Marsala est produit dans la province de Trapani avec des raisins de Catarratto, Grillo et Inzolia.
Historiquement, vers 1770, les commerçants anglais avaient des contacts très intenses avec la Sicile ; l’un d’eux, John Woodhouse, de Liverpool, avait probablement dans ses projets de trouver un vin capable de soutenir la comparaison avec les vins portugais et espagnols déjà assez connus en Angleterre. En 1773, son navire, l’“Elizabeth”, embarqua une cinquantaine de fûts (les pipes, de 412 litres chacune) destinés au marché anglais. Woodhouse, de peur que le produit ne s’altérât pendant le long voyage, ajouta de l’eau-de-vie de vin pour le fortifier, composant ainsi la formule définitive du Marsala, dont la fabrication requiert l’adjonction d’alcool de vin au moût en fermentation. L’amiral Nelson le qualifia de “vin digne de la table de tous les gentilhommes”, et au mois de mars 1800, il en commanda 500 pipes pour sa propre flotte méditerranéenne. Pendant un demi-siècle, les producteurs furent donc anglais. Puis en 1831, de grands entrepreneurs, les Florio, bâtirent le premier établissement de production du Marsala et l’exportèrent dans le monde entier ; pour mémoire, c’est précisément dans l’établissement des Florio qu’en 1862 l’illustre général Garibaldi apprécia l’une de ses cuvées, qui porte son nom : Marsala G.D. (ou Garibaldi Doux). Dès 1931, le territoire de production du Marsala fut délimité, puis la réglementation renouvelée en 1984 et 1986. Son élaboration consiste à ajouter de l’alcool de vin au moût en fermentation. Selon ses caractéristiques de production, de degré d’alcool et de durée du vieillissement, la loi distingue les types suivants : le Marsala Fin, avec un élevage d’un an minimum; le Marsala Supérieur (minimum de deux ans), le Marsala Réserve Supérieure (minimum de quatre ans), et le Marsala vierge et/ou Solera, c’est-à-dire très vieux et/ou de Réserve, qui demande un élevage de dix ans minimum. Le vieillissement est toujours fait dans du bois de valeur, le rouvre, et sa couleur passe de l’ambre clair à l’or et au rouge rubis intense. Goûtez-le à l’apéritif comme sur les desserts, voire sur un fromage bleu.
Si l’on est roi chez soi, le Marsala ne trahit pas l’adage : sa production annuelle est pratiquement monopolisée par les Italiens eux-mêmes.

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés de leur appellation. Monique et son époux, conviviaux et chaleureux, sont les véritables fers de lance de l’appellation. Le Cru Lamouroux a été acheté en 1895 par l’arrière-grand-père de l’actuelle propriétaire. Ce très joli vignoble est situé sur des coteaux de terrain argilo-siliceux assez profonds avec des pentes exposées sud-sud-ouest. Certaines vignes sont plantées sur des terrasses disposées en amphithéâtre. Les vendanges se font par tris successifs. La vinification fait l’objet de soins très attentifs (la pressée se fait à faible pression, contrôle des moûts en fermentation, grande maîtrise des températures…). Les vins sont ensuite élevés en cuves inox pour les vins secs ou en barriques de chêne pour les autres vins. Certaines cuvées resteront entre 2 ans (cuvée Amélie-Jean) et 4 ans (cuvée Nathalie) en vieux fûts. On comprend mieux ce Jurançon moelleux cuvée Amélie-Jean 2000, en hommage à leurs parents, pur Petit Manseng, issu de vignes sans désherbage, sans foulage, un vin puissant où s’entremêlent des nuances de miel, de fruits confits et de brioche, d’une douce onctuosité, avec ces notes en bouche caractéristiques de noisette et de miel, alliant souplesse et structure, dense, qu’il faut, bien sûr, attendre. Remarquable Jurançon cuvée Nathalie 2000 (100% Petit Manseng), aux connotations de petits fruits secs, de bouche puissante et distinguée à la fois. Goûtez aussi le Jurançon sec (90% Gros Manseng, 10% Petit Manseng), avec cette finale suave, très aromatique, qui s’harmonise avec tous les poissons, coquillages, charcuteries. Le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel.
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Richard, Monique et Pierre-Yves Ziemek-Chigé
La Chapelle-de-Rousse
64110 Jurançon
Téléphone :05 59 21 74 41
Télécopie : 05 59 21 74 41
Au sommet avec ce Vin de Pays de la Cité de Carcassonne rouge Siléo 2004 issu pour 50% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 20% Carignan, très bien élevé en fûts de chêne 12 mois (neufs, un et deux vins), un vin structuré, riche et bien dense, aux notes d’humus et de cassis mûr, de bouche charnue et parfumée (myrtille, épices…), qu’il faut laisser se fondre pour profiter de son potentiel. Dans la lignée, ce Vin de Pays de la Cité de Carcassonne rouge Excelleo 2004 (50% Merlot et 50% Syrah) élevé 18 mois en fûts de chêne, au nez puissant, tout en nuances aromatiques où dominent la groseille, la réglisse et les épices, de bouche riche, de garde, bien entendu. Beau Vin de Pays Éole 2003, Merlot majoritaire, élevage en fûts de chêne neufs, un et de 2 vins 12 mois, provenant de terres limono-graveleuses de plaine et de boulbènes-calcaires sur coteau, légèrement épicé, de bouche mûre, de très bonne base tannique, classique, de robe intense, à ouvrir sur un gibier. Le rosé est tout en fruité, associant nervosité et ampleur, finement épicé, parfait sur les terrines de la région. Les prix sont particulièrement abordables.
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Nous sommes fidèles depuis longtemps à cette exploitation familiale de 8 ha (vendanges manuelles), de père en fils depuis plusieurs générations. Beau Régnié 2005, issu de vieilles vignes (45 ans) plantées sur un terroir caractéristique de granite rose, riche en minéraux, de robe pourpre, au nez concentré où dominent la violette et le cassis, aux tanins fondus, d’excellente évolution. Le Régnié cuvée du Grand-Père Vieilles Vignes, élevé en fûts de chêne, est savoureux et corsé, aux arômes de violette et de mûre, tout en bouche.
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René et Joëlle Martin
69430 Régnié-Durette
Téléphone :04 74 69 91 53
Télécopie : 04 74 69 92 10
Email : rene.martin12@wanadoo.fr