Joli, non ?
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J’ai rarement débouché une bouteille de ce type : au moment de mon dîner, pour coller à l’osso-bucco qui m’attendait, je farfouille dans ma cave, tombe sur un Clos de Vougeot 1998, un Grand Cru (cher) de Drouhin-Laroze (un domaine que je note très bien depuis des années), repart enthousiaste et… me retrouve face à un vin complètement passé, tuilé, imbuvable. Direct évier. Cela fait plaisir.
J’aime les vins de Montrose depuis très longtemps et mon amitié envers les Charmolüe s’associe à ma fidélité pour ce cru magique. Aujourd’hui, c’est la famille Bouygues qui en est propriétaire, poursuivant cette longue tradition qualitative. Voir le Classement 2008 et Millésimes.
Les atouts de Montrose reposent essentiellement sur les qualités extraordinaires et rares de son terroir, au sens le plus général, c’est-à-dire à la fois ses aspects pédologiques et ses aspects climatologiques. En effet, les sols de la propriété sont majoritairement composés de graves pyrénéennes liées par des sables ferrugineux, posés sur un socle argileux. Les graves assurant à la fois un rayonnement solaire, qui autorise une bonne maturation des baies, et permettant un bon drainage des eaux de pluie vers les argiles ; celles-ci se gonflent d’eau et la diffusent de manière régulière et mesurée, assurant une bonne alimentation hydrique de la vigne. On observe ces caractéristiques de façon très homogène sur l’ensemble des vignes de la propriété.
Nous investissons encore dans Internet. Après l’ouverture de dizaines de Blogs (on doit en être à 70 !), à la mise en place de sites thématiques (31, pour être précis) optimisés pour des mises à jour hebdomadaires et des référencements aujourd’hui exceptionnels – qui font des jaloux – notre stratégie s’oriente vers une complémentarité complète entre les flux de nos blogs et sites. Pour exemple, en tapant simplement « Vins » sur Google (90% du marché mondial), nous sommes en 5e position sur 35 MILLIONS… Je passe sur les milliers de mots-clés qui renvoient à l’un de nos liens…
Cet article vient d’être publié chez AgoraVox, ce qui vous permet d’en débattre.
J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.
Les fidèles de mes sites et Guides savent que je défends toujours le rapport qualité-prix-plaisir allié à une typicité réelle marquée par les terroirs (quand il y en a un…). Je vous renvoie à mon Classement et à une certaine éthique. Hélas, 3 fois hélas, il y a des surcotations incautionnables dans les prix de certains vins.
Prenons l’appellation Margaux que je connais particulièrement bien (voir : Twenga et le comparatif des prix des châteaux pour le millésime 2003, une page que vous devriez mettre en mémoire), et précisons d’abord 3 points :
- Dans cette appellation, 1 seul vin est mythique, c’est bien sûr le Château Margaux. C’est incontestablement l’un des plus grands vins rouges du monde et la démence du prix peut être admise si l’on s’en réfère au monde du luxe. Passons, donc, même s’il est regrettable d’avoir eu des hausses aussi importantes sur ce vin, et notamment sur le second vin, qui était beaucoup plus accessible autrefois. Ce qui est indécent, ce sont les différences de prix. On se contenterait largement (c’est un hasard mais ce sont les sites de mon ami Jean-François Moueix) des 950 € la bouteille demandés chez ChateauNet (la demi-bouteille est à 742,85 € chez 1855, totalement unjustifié), mais pourquoi mettre 80 € de plus chez Lavinia (1.029 €) ou même 1.055 € chez Primeurs Bordeaux.